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Madalina Funestar
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Ven 9 Sep - 21:23
I hate you but I love you- Le coeur a ses raisons, que la raison ignore -

Fenrir Greyback

Madalina Funestar

Une seule semaine de vacances, c’est tout ce que les élèves de l’école de magie avaient eu. Ces quelques jours peuvent être si courts que peu d’enfants reprennent le train pour rentrer chez eux. Mais moi, j’étais à bout et bien heureuse que Gregory soit reparti pour Poudlard. Il est de plus en plus ingérable et il n’obéit à rien, ni personne. Parfois, j’en viens à me demander si c’est le lot de tous les parents d’adolescents ou bien si c’est parce qu’il est lycanthrope. Je ne saurais dire, c’est mon fils unique et je n’ai pas vraiment d’autres exemples dans la famille, étant moi aussi enfant unique. J’en viens à penser qu’il est plus en sécurité à Poudlard, même si Dumbledore n’y est plus le Directeur. Chez moi, il fait de plus en plus de bêtises. Il sort en cachette, il boit, il fume et je suis certaine qu’il n’y a pas que de simples cigarettes. Il y a quelques jours, il a fait le mur et l’état dans lequel il est rentré, était déplorable. Comme tous les parents du monde, je l’ai questionné, mais il a refusé de me dire ce qu’il lui était arrivé. Voilà que maintenant, il se met en danger tout seul.

Elever un enfant c’est compliqué, mais être mère célibataire c’est bien pire encore. Je songe des fois à engager quelqu’un pour faire la grosse voix, à défaut d’avoir moi-même une once d’autorité sur ce gamin.

Après m’être assurée qu’il était bien grimpé dans le Poudlard Express, j’avais quitté la gare de Londres pour faire les boutiques. Il me fallait de quoi me changer les idées. J’en avais grand besoin ne cessant de m’inquiéter. Ses blessures ne sont que le cadet de mes soucis. La médecine des Sorciers dépasse de loin celle des Moldus et Gregory étant un loup-garou, il guérit aussi plus vite qu'un Sorcier lambda. Mais j’ai parfois peur qu’il déraille et glisse du mauvais côté. Dernièrement, j’ai même envisagé de demander à Darren s’il ne pouvait pas le recruter parmi les Anarchistes. Je ne me suis pas encore lancée, mais ça ne saurait tarder, l'idée y est toujours.

Dans les rues de Londres, mon regard ne parvient pas à s’accrocher à la moindre vitrine. Les bras croisés, j’avance lentement sans réussir à me dégager des bêtises de mon fils. Je prend donc l’initiative de transplaner jusqu’à Cinderford après m’être dissimulée dans une ruelle, pour ne pas le faire en plein milieu de la foule. Il me manquait quelques bricoles pour la maison, principalement de la nourriture, alors je profitais que l’épicerie soit encore ouverte pour y faire mes petites courses. Rien de vraiment onéreux, juste de quoi tenir quelques jours. Dans le coin, les gens me connaissent pour être celle qui habite avec son délinquant de fils, à la sortie du village. Je ne fais maintenant plus vraiment attention aux regards qui me sont lancés. Mais je ne m’attendais pas à ce que le vendeur me tombe dessus en aboyant que Gregory lui avait volé deux bouteilles d’alcool il y a quelques soirs de ça. C’était sûrement le fameux soir. Fusillant l’homme du regard, je compris vite qu’il n’était pas l’auteur des coups, il n’était même pas parvenu à le rattraper. Je lui balançais limite mes quelques Livres-Sterling à la figure pour payer les conneries de mon crétin de fils, avant d’attraper mes provisions dans le sac en papier cartonné marron et de quitter la boutique. J’étais tellement en colère que je préférais rentrer chez moi à pieds plutôt que de transplaner. Il faut que je me calme. Quoi que je fasse, ça ne changera rien de toute façon.

Aux abords de ma maison, je soupirais tout en prenant l’allée de graviers menant à la porte. La nuit tombait déjà et je mis quelques instants avant de parvenir à enfoncer ma clé dans la serrure pour ouvrir l'accès. Je n’utilise pas la magie ici, je sais qu’il y a une vieille folle de l’autre côté de la rue, qui n’arrête pas de nous épier.

Je refermais la porte en la poussant avec le pied, laissant mes clés tomber sur le meuble de l’entrée et filant dans la direction de la cuisine. Les bras chargés de provisions, je n’allumais pas la lumière. Ce n’était pas bien utile, je connais parfaitement le chemin et il ne faisait pas entièrement noir. Dans la cuisine, je me dépêchais de me rapprocher de la table, pour laisser les paquets se renverser dessus. J’étais trop énervée et trop fatiguée en même temps pour tout ranger moi-même. Je lançais donc un sort pour que les courses partent toutes seules dans leurs placards et dans le réfrigérateur. Quant à moi, je laissais ma baguette sur le comptoir et je repartais déjà dans l’entrée pour retirer ma veste récalcitrante. Les manches, au niveau des poignets, sont toujours trop étroites, tellement qu’il faut s’y reprendre en plusieurs fois pour réussir à passer la main. Je ronchonnais entre mes dents, quand mon regard glissa dans le restant de la pièce. Mais d’un seul coup, plus un geste, je m’arrêtais net, retournant lentement la tête dans la direction du canapé. J’avais cru voir une masse dans l’ombre et en regardant à nouveau, elle y était toujours.

De ma main de libre, j’appuyais sur l’interrupteur pour allumer la lumière de la pièce. Mon coeur manqua un battement et même respirer me semblait d’un coup secondaire. Saucissonnée dans ma veste, je m’en débarrassais au plus vite, la laissant tomber sur le meuble sans même l’accrocher.

« Mais comment…qu’est-ce que… »

Je n’étais même plus capable de sortir une phrase entière. Je ne m’attendais pas à avoir de la visite encore moins celle de cet homme. Et d’un coup pourtant, tout devenait clair dans ma tête. Si Gregory n’avait rien voulu me dire sur ses blessures, c’est parce qu’elles venaient de son père. Je cherchais déjà ma baguette instinctivement, mais ne la trouvant pas à ma ceinture, je me rappelais aussitôt qu’elle était encore à la cuisine. Je me rapprochais d’un coup en faisant quelques pas, tout en restant à distance raisonnable, mais en le pointant du doigt.

« C’est donc toi l’espèce de taré qui t’en es pris à mon fils ! Ne t’approche plus jamais de lui. Tu n’as jamais été là, tu n’as aucun droit sur lui ! »

Je m’arrêtais dans mon élan me mordillant l’intérieur de la joue. Etait-il seulement au courant que Gregory était son fils ? Si ce n’était pas le cas, avec ce que je venais de lui dire, il allait sûrement très vite faire le rapprochement.
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Fenrir Greyback
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Lun 12 Sep - 1:16
Madalina & Fenrir
Avril 2000 ▽ I hate you but I love you
Fenrir avait parfaitement retenu l’adresse que le gosse lui avait fait voir sur sa carte d’identité, il y a de ça quelques jours, ce fameux soir où il était tombé dessus par hasard. Ce gosse, qui s’appelait Gregory Funestar, et qui assurait être son fils. Rien que ça. La blague de l’année. La blague du siècle, même.

Le loup-garou n’en avait encore parlé à personne pour le moment. Ni à Roldophus, ni à sa femme, ni à Rabastan chez qui il squattait le plus souvent, ni à aucun autre mangemort et encore moins au Lord. Il avait laissé la semaine s’écouler, au moins pour se donner le temps de réfléchir et aussi parce qu’il savait que c’était la reprise des cours à Poudlard. Ce qui signifiait que le gosse retournait au château, et que sa mère se retrouvait seule chez elle. C’était donc le moment parfait pour obtenir quelques explications.

Le soir tombait alors que Greyback s’introduisait dans la maison des Funestar. D’habitude, il était du genre à défoncer les portes et les fenêtres, mais là, il se contenta de crocheter la serrure pour pouvoir entrer sans se faire remarquer. Un petit talent dont il se servait parfois, quand il avait envie de rigoler un peu. La maison était plongée dans l’obscurité, mais Fenrir n’avait pas besoin d’allumer les lumières. De toute façon, il ne faisait pas complètement noir non plus. Il s’avança, le parquet grinçant sous ses pas. Il faut dire qu’avec son mètre 90 de muscles, il n’est pas un poids plume. Il entra dans le salon et en fit le tour en silence, s’arrêtant devant une photo encadrée où se trouvaient Gregory, un peu plus jeune, et sa mère dont il reconnaissait la tête grâce à la photo que le gosse lui avait montré l’autre soir. Etait-il vraiment possible qu’il ait mis cette fille enceinte et que ce gosse se trouve être son fils ? Oui, c’était possible, c’était ça le pire.

Il continua son exploration, se rendant bien vite compte que la maison était vide. En passant dans la cuisine, il en profita pour ouvrir le frigo et tira la gueule en voyant qu’il n’y avait pas grand-chose. Une bière solitaire l’attendait cependant. Il aurait préféré quelque chose de plus fort mais en même temps, il imaginait bien que la mère du gosse ne devait pas exposer du whisky non plus dans la cuisine. C’est pour ça d’ailleurs que Gregory devait se balader dans la rue avec son whisky et sa vodka, l’autre soir. Parce qu’il était obligé de se cacher. Ah, ces pauvres adolescents oppressés…

Fenrir décapsula sa bière puis continua son exploration. Finalement, il revint dans le salon pour s’assoir sur le canapé, patientant en buvant. Finalement, il entendit la clé tourner dans la serrure et la porte d’entrée s’ouvrir. La lumière ne s’alluma pas, mais une jeune femme blonde passa devant la porte du salon, les bras chargés de sacs de provisions. C’était bien elle. Amusé de la situation, comme à chaque fois qu’il faisait le coup à ses victimes d’ailleurs, Fenrir continua de descendre sa bière en se délectant par avance de la tête qu’elle allait faire en le découvrant. Ҫa prit encore un peu de temps, parce que visiblement cette gourde avait du mal à enlever sa veste toute seule. Mais finalement, elle bloqua, puis alluma l’interrupteur.

Ignorant son air choqué, Fenrir en profita plutôt pour la mater de haut en bas. Elle n’était clairement pas dégueulasse. En même temps, il avait toujours été regardant sur le physique. Quitte à s’envoyer une femme, autant ne pas prendre n’importe laquelle. Elle avait de la chance : comme elle était belle, il ne la tuerait pas tout de suite. Bon, en vrai, il ne comptait pas non plus la tuer sans avoir eu la moindre explication. Il n’était pas venu en expédition punitive. Du moins, pas de manière radicale.

L’arrachant à sa contemplation, la blonde se mit soudain à l’invectiver, le faisant hausser un sourcil. Cette petite tirade, digne d’un film moldu à l’eau de rose, le fit ricaner. Elle avait néanmoins compris que l’état déplorable de son fils, elle le lui devait à lui. Visiblement, Gregory ne lui en avait pas parlé. Bon point pour lui.

« Bonsoir quand même. »

Il se moquait clairement d’elle. S’affalant un peu plus dans le canapé pour bien montrer qu’il se sentait à l’aise, il prit le temps de boire une gorgée de bière tout en gardant les yeux fixés sur elle. Il aurait pu lui en coller une pour lui faire comprendre qu’elle n’avait même pas intérêt à lui parler comme ça, mais il n’en avait pas envie. Il continua de la fixer un moment, laissant un silence planer un instant, puis prit la parole pour s’expliquer :

« Je suis tombé sur ton fils complètement par hasard l’autre soir. J’étais prêt à lui briser la nuque, parce qu’il se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment, mais figure-toi qu’il m’a balancé un truc que je ne pensais vraiment pas entendre un jour. »

Il se doutait qu’elle savait très bien de quoi il parlait. Surjouant la surprise, il se désigna lui-même de sa main libre pour continuer sa petite histoire.

« Visiblement, d’après lui, je serais son père. Moi. Rien que ça. Son père. Tu y crois ça ? »

Il continuait de la fixer. Il finit la dernière gorgée de sa bière, puis observa distraitement la bouteille vide dans sa main.

« Forcément, j’ai eu un peu de mal à y croire. Alors il m’a montré une photo de toi, il m’a rappelé la nuit qu’on a passé ensemble – d’ailleurs tu ne trouves pas ça bizarre de parler de ta vie sexuelle à ton fils ? – et il m’a donné votre adresse. Pour que je puisse venir te rendre visite, histoire que tu m’expliques tout ça. »

Comme s’il était quelqu’un de parfaitement civilisé, bien sûr… Il arrondissait légèrement les angles.
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Madalina Funestar
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Lun 12 Sep - 15:53
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Fenrir Greyback

Madalina Funestar

Si ne j’étais déjà pas d’une très bonne humeur, les choses n’allaient pas aller en s’améliorant, puisque je ne m’étais pas attendue à trouver Fenrir Greyback dans mon salon. Je ne m’étais attendue à trouver personne du tout même, espérant une soirée tranquille. Alors la surprise était à son comble.

L’état de choc passé, je reprenais le dessus et l’engueulais pour ce qu’il avait fait à mon fils..notre fils oui. Ce n’est qu’un détail. Mais il n’en avait clairement rien à faire, me regardant avec un air si dégueulasse, que j’en avais envie de détourner les yeux de dégout. Je ne pouvais le faire, sinon je ne saurais pas ce qu’il me dirait, si jamais il s’évertuait à prendre la parole. Si je ne vois pas ses lèvres bouger, je ne comprendrais rien. Mais finalement ça n’aurait pas été plus mal. Il me laissa carrément sans voix en faisant preuve d’ironie et en se pavanant dans mon canapé. Rappelez-moi de le bruler ce canapé dés qu’il aura bougé son cul de dessus et quand j’aurais récupéré ma baguette à la cuisine. S’il n’était pas si grand et baraqué, je l’attraperais moi-même par la peau des fesses pour le virer de chez moi. Mais je suis sûre que même en y mettant toute ma force, je serais incapable de le faire bouger d’un simple millimètre et je me ferais sûrement mal toute seule.

J’haussais les sourcils en l’écoutant reprendre la parole. Il se paye ma tête là ? Il m’annonce comme ça, qu’il s’apprêtait à tuer notre fils, comme s’il racontait avoir été acheté du pain plus tôt dans la journée. Je sentais mon sang bouillir dans mes veines et je n’étais pas parvenue à m’empêcher de serrer les poings de colère. Comment je pouvais ressentir deux choses à la fois pour ce type ? Deux choses aussi différentes en plus.

Mais je commençais à comprendre que finalement, Gregory n’avait rien cherché aux problèmes cette fois et que c’était les problèmes qui lui étaient tombés dessus. Enfin un problème et un de taille qui a son cul dans mon canapé à l’heure actuelle. Pour une fois qu’il n’est responsable de rien. Et dans mon malheur, Fenrir devait être conscient de mon problème, puisqu’il articulait de façon à ce que je comprenne chacun de ses mots. Ou alors c’était une pure coïncidence. Je crois qu’il serait même du genre à faire l’inverse.

Je fermais les yeux un court instant en soupirant et en portant ma main à ma tempe. Cette journée n’allait donc pas en finir. Je commençais vraiment par croire que tout allait de travers en ce moment. Rouvrant les yeux, je lui faisais de nouveau face, bien qu’il se trouvait encore dans le canapé et moi légèrement plus loin.

« Et c’est pour ça que tu l’as cogné ? Parce qu’il t’a dit que tu étais son père ?..J’ai vraiment besoin d’un verre. »

Je tombais sur le cul avec ce qu’il me disait. Détournant les talons, j’avançais jusqu’au meuble dans le fond de la pièce. C’était là-dedans que je conservais les bonnes bouteilles et Gregory n’est jamais parvenu à l’ouvrir. Mais avant de déverrouiller les portes, je jetais un coup d’oeil vers le canapé et du coup vers Fenrir.

« Attention les oreilles, ça risque de faire du bruit. »

J’ai équipé ce meuble d’une alarme très désagréable, puisque c’est un peu près l’équivalent du cri de plusieurs Mandragores réunis. Quasiment sourde, ça ne me fait quasiment rien, juste une légère gêne à peine. Mais pour les personnes à l’ouïe fine, il vaut mieux les prévenir. Surtout là, qu’il ne s’imagine pas que j’essaye de lui jouer un sale tour. J’ouvrais assez vite les portes, faisant la grimace le temps d’attraper une bouteille de Scotch et de refermer aussitôt, pour faire cesser les cris. J’aurais pu prendre un verre, même deux, mais je préférais ouvrir le bouchon buvant une longue gorgée directement au goulot. Je ne tiens pas vraiment l’alcool, mais là j’ai besoin d’un remontant pour ne pas finir par devenir totalement cinglée.

Je me retournais à nouveau, le fixant pendant un instant avant de me faire violence pour traverser la pièce la bouteille à la main. Je me laissais tomber sur le canapé à ses côtés, complètement déboussolée, sans même le regarder. La colère s’était apaisée et j’étais plus perdue qu’autre chose à présent.

« Pour ton information, je n’ai pas parlé de ma vie sexuelle à mon…notre fils. Vodka ? Lui demandais-je en lui tendant la bouteille… Son grand-père l’a pris en grippe sous prétexte que tu es son père, te faisant passer pour un violeur. Gregory était en droit de savoir que tu ne l’es peut-être pas…. Tu t’en souviens toi, de cette nuit-là ? »

Je tournais enfin la tête vers lui sans vraiment attendre une réponse positive de sa part. Notre fils a maintenant quinze ans, il va sur seize. Sa conception remonte à si loin à présent que ça serait vraiment étrange qu’il parvienne à s’en rappeler. Je ne risque pas l’avoir à ce point marqué.

« Tu n’es pas fait pour être un père, ça se voit au premier regard. C’est pour ça que je ne t’ai jamais rien dit et que j’avais interdit à Gregory de te contacter. Mais ce que je n’arrive pas à comprendre, c’est que tout le monde raconte que tu transforme des gamins pour les rendre comme toi. Tu en avais un qui aurait tout fait pour que tu sois fier de lui et tu l’as démolis. »

Je me relevais en m’appuyant sur mes genoux. Qu’il la garde la bouteille s’il désire, l’alcool et moi nous ne sommes pas franchement de grands amis. Mais je me retournais, avant même d’avoir quitté les alentours de la table basse.

« Je dois te remercier. Ce que tu lui as fait m’a rendu service. Au moins, maintenant il sait réellement qui tu es et ne risque pas d’avoir envie de te revoir… Et maintenant que tu connais la vérité sur ta paternité, tu connais aussi le chemin pour repartir. Ne te sens obligé de rien du tout. Dis-toi que tu as eu le même rôle que la banque du sperme. »
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Fenrir Greyback
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Sam 17 Sep - 0:43
Madalina & Fenrir
Avril 2000 ▽ I hate you but I love you
La miss s’emballait un peu vite en déduisant que s’il avait frappé le môme, c’était parce qu’il avait appris qu’il était son fils. En vérité, c’était l’inverse. Il avait commencé à lui péter la gueule et c’est quand Gregory avait balancé la bombe que Fenrir s’était arrêté. Pourquoi toujours imaginer le pire de lui, tout de suite ? Non pas que ce soit moins pire de le frapper avant, certes…

Le mangemort observa la blonde alors qu’elle se dirigeait vers un meuble, où visiblement elle devait cacher des bouteilles d’alcool. Ne comprenant absolument pas pourquoi elle balançait quelque chose d’aussi incongru qu’un « attention aux oreilles » alors qu’elle allait simplement ouvrir un meuble, Greyback se contenta de lever les yeux au ciel en se faisant la réflexion qu’il avait mise enceinte une femme franchement perchée. Sauf que les cris surpuissants des mandragores, qui survinrent sans prévenir, lui donnèrent l’impression de lui percer les tympans. Une horreur. Il en lâcha sa bière, qui tomba au sol, pour se plaquer les mains sur les oreilles par réflexe. Cette blondasse tentait un coup contre lui, c’était sûr. Il glissa une main dans son dos pour vérifier qu’il avait bien sa baguette, mais déjà, les cris cessaient alors qu’elle refermait la porte pour simplement en sortir une bouteille de vodka. Fenrir la regarda d’un air assez ahuri. Putain mais c’était quoi cette alarme à la con ? Qui avait des alarmes pareilles, sérieusement ? Juste pour cacher des bouteilles d’alcool, en plus ? Et puis, elle avait quasiment à peine bronché, alors que lui avait l’impression que les cris continuaient de lui marteler les tempes. Non, franchement, il était tombé sur une perchée.

Il se mit à ricaner, alors qu’elle laissait entendre que la nuit qu’ils avaient passée il y a seize ans pouvait éventuellement être un viol. Il ne pouvait décemment pas en vouloir à un père de crier au viol quand il apprenait que sa fille avait couché avec Fenrir Greyback, mais que la blonde elle-même ait un doute, ça le faisait rigoler. Ca remontait à loin, c’était sûr, et il était probablement encore plus con à cette époque qu’aujourd’hui, mais il ne pensait pas se souvenir de l’avoir forcée à faire quoi que ce soit. Au contraire, c’était elle qui lui était tombé dessus et qui s’était jetée sur ses lèvres. Après, elle avait eu l’air d’aimer la suite du programme.

« Si tu étais trop bourrée pour te souvenir de la nuit incroyable que je t’ai fait passer, ce n’est pas mon problème. Ma parole vaut ce qu’elle vaut, mais sache que je n’ai pas eu besoin de te forcer à faire quoi que ce soit, ça c’est clair. »

Il ricana encore, et récupéra la bouteille de vodka qu’elle lui tendait pour pouvoir en boire une gorgée. Il se fichait de savoir si elle le croyait ou non, il ne pouvait pas la forcer à se rappeler de toute façon. Sa parole ne valait clairement pas de l’or, mais en tous cas, il ne mentait pas.

Elle continua ses explications, et tout avait l’air logique. Elle aurait été incroyablement naïve et idiote que de venir le trouver après tout ça pour lui apprendre sa grossesse. Elle en aurait même probablement perdu la vie, la sienne et celle de Gregory. Alors elle avait agit avec intelligence, et Greyback ne pouvait même pas lui en vouloir. Il ne se sentait pas profondément trahi d’avoir vécu plus de quinze ans sans connaître l’existence de son fils, de toute façon. C’est juste qu’il avait encore du mal à y croire, et surtout à assimiler l’idée. En vérité, il s’en serait complètement foutu de ce gosse s’il n’avait pas été loup-garou. C’était cette révélation là en particulier qui l’avait intéressé. D’autant plus que sa mère lâchait une autre information intéressante : visiblement, Gregory devait l’aduler avant même de l’avoir rencontré, vu qu’elle disait qu’il aurait tout fait pour qu’il soit fier de lui. Elle était marrante, elle : pourquoi elle l’accusait alors qu’il y a une semaine, il ignorait totalement être père ? Eh, il fallait le laisser débarquer. Et puis, elle était doublement marrante : elle pointait sa faute, mais en même temps, elle disait ne pas vouloir le voir débarquer dans la vie de son fils.

Elle se leva du canapé, et commença à faire sa maligne. La réflexion sur la banque de sperme fut l’élément de trop qui lui permis de se décider. Elle ne voulait pas que son fils noue contact avec son monstre de père ? Forcément qu’elle ne voulait pas. Qui le voudrait, en même temps. Eh bien, il le ferait quand même. Ne serait-ce que pour comprendre la position du gosse vis-à-vis de lui, et voir ce qu’il pourrait en tirer si jamais c’était vrai, cette histoire de môme qui cherche l’approbation du père qu’il n’a jamais connu. Ça ne lui coûtait rien, de se confronter à nouveau à Gregory, cette fois sans lui péter la tronche – d’ailleurs, il fallait qu’elle arrête de se plaindre à ce sujet, il ne l’avait pas démoli, il lui avait à peine tapé sur la gueule.

La bouteille de vodka encore en main, il se leva du canapé à son tour pour pouvoir faire face à la blonde, du haut de son mètre 90. Toute trace d’amusement ou de moquerie avait quitté son visage alors qu’il baissait les yeux sur elle, et qu’il affichait volontairement un air méprisant.

« Tu es qui pour me dire ce que je dois faire ? Je ne me souviens même pas de ton nom. »

Ça, c’était pour faire une petite mise au point. Et lui rappeler qui il était, ainsi que le fait qu’elle n’avait pas trop intérêt à faire sa maligne avec lui. La pique sur le fait qu’il ne se souvenait pas de son prénom était volontairement rabaissante pour qu’elle prenne conscience de sa condition. Il voulait bien se montrer aimable, entrer chez elle sans rien casser et ne pas lever la main sur elle, mais qu’elle ne prenne pas trop la confiance pour autant.

Il contourna Madalina en continuant de l’observer avec le même air, la frôlant au passage puisqu’il n’allait pas se soucier de son espace vital, puis s’éloigna d’un pas dans le salon et porta la bouteille de vodka à ses lèvres pour en boire une gorgée. Quand il eut fini, il se tourna vers elle.

« Dis-moi en plus sur Gregory. Comment il est, de manière générale. Son comportement, son caractère, ses déboires. Comment se passent ses transformations ? Et explique-moi pourquoi tu dis qu’il ferait tout pour que je sois fier de lui alors qu’il ne me connaît même pas. »

Il avait besoin d’en connaître davantage sur son fils pour savoir exactement quoi faire avec lui. Car après tout, elle avait soulevé un point intéressant en parlant de tous ces jeunes qu’il avait transformé. Et qu’il comptait bien former à la vraie vie de loup-garou un jour. Il pensait que l’un d’entre eux sortirait forcément du lot, qu’il y en aurait un qu’il pourrait moduler à sa façon plus que les autres, qui pourrait lui ressembler plus que les autres. Il n’avait jamais pensé avoir un fils un jour. Mais comme visiblement le destin en avait décidé autrement, peut-être que c’était une espèce de cadeau du ciel qui lui était offert pour mener à bien ses projets ? Car si son fils était un loup-garou de naissance comme lui, qu’il avait les gènes de Greyback en lui, il devenait une recrue particulièrement intéressante. Si du moins il en avait l’étoffe, et que le caractère suivait. C’est pourquoi Fenrir voulait en savoir davantage.

Pour se foutre de la gueule de Madalina, il écarta les bras en mimant un air faussement coupable.

« Tu comprends, je me sens quand même obligé de faire quelque chose, vu que je l’ai démolis un peu trop vite avant qu’il ne puisse s’exprimer. Même si je n’appellerais pas ça vraiment démolir, mais bref… »


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Madalina Funestar
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Sam 17 Sep - 9:26
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Fenrir Greyback

Madalina Funestar

En revenant vers le canapé pour prendre place à ses côtés, j’avais senti son regard. Je m’attendais à une remarque cinglante ou une moquerie, mais en tournant la tête, je voyais surtout un air complètement ahuri. Suite à quoi, j’haussais les sourcils. Qu’est-ce qu’il a à me regarder comme ça lui ? C’était bien la première chose qui me venait à l’esprit, avant que du coin de l’oeil j’aperçois le meuble, dans lequel j’avais pris ma bouteille. C’est vrai que peu de personnes -ou pas du tout- placent ce genre d’alarme chez elles. Ce qui doit être franchement suicidaire pour quelqu’un à l’audition normale.

« Tu ne vas pas tomber dans les pommes au moins ? Si tu le fais, tu peux tomber par-là bas ? »

Je lui montrais le côté de l’entrée d’un geste de la tête en esquissant un sourire taquin. Bien sûr j’imagine qu’il devait avoir mal au crâne et les oreilles qui bourdonnent, mais pas de malaise pour autant.

« J’aurais sûrement dû te donner un casque de protection. Je n’y ai pas pensé, désolée. Ce genre d’alarme, c’est la seule chose qui empêche Gregory de fouiller là-dedans pour piquer les bouteilles. Et ne me regarde pas comme ça, il n’a que quinze ans, il n’a pas l’âge pour l’alcool… Moi ça ne me fait quasiment rien, je suis presque entièrement sourde. »

C’est vrai en plus, je n’avais pas pensé à lui donner un casque, mais je l’avais au moins prévenu qu’il risquait d’avoir mal aux oreilles. Enfin, j’en venais par lui expliquer comment j’en étais venue à parler de lui à notre fils, tout en le questionnant discrètement sur notre nuit ensemble. Le terme « nuit incroyable » plus la suite de sa révélation ne laissaient donc plus place au doute. Le pire restait sûrement son ricanement qui en disait long sur ce qu’il s’était passé. En plus, s’il s’en souvenait encore après tout ce temps, c’est que j’avais vraiment dû le marquer. Je baissais les yeux un moment, mon regard atterrissant sur sa cuisse et mes joues s’enflammants sûrement d’un coup. Par Merlin, maintenant je ne peux plus faire autrement que me sentir gênée, surtout que je suis incapable de me souvenir de ce que j’ai fait ce soir-là.

« Pour que tu t’en souvienne encore, j’ai fait des choses embarrassantes ? Choquantes ?…Non ne dis rien, je préfère ne pas savoir… Et toi, t’as apprécié ?… En fait, on s’en moque ça n’a plus d’importance aujourd’hui. »

Quoique, je ne serais pas contre une réponse, surtout si elle s’avère positive. Ca m’éviterait de faire ou dire une autre bêtise. Dans un élan de stupidité, je suis totalement capable de lancer quelque chose comme « oh tu sais, je me suis améliorée, tu veux que je te montre ? ». A la place, je changeais de sujet de conversation en lui parlant de Gregory et du fait que je ne lui avais rien dit sur ma grossesse. Déjà, il était introuvable et en plus, je ne l’imagine pas en bon père de famille, s’occupant d’enfants. Même si je reste persuadée qu’il peut sûrement me surprendre sur ce point aussi, mais ça voudrait aussi dire que je risquais de le voir plus souvent. Une fois tous les seize ans, ça me convenait à moi. Je n’ai pas besoin de l’avoir constamment sous les yeux, avec mes sentiments qui sont contradictoires dés qu’il est dans la même pièce que moi. Alors le plus simple, c’était de lui interdire de voir Gregory.

Mais je croyais quoi en fait ? Il s’était aussitôt relevé, pratiquement à ma suite, pour me dominer de toute sa hauteur. C’est vrai qu’il est impressionnant, surtout de ce point de vue là, c’est-à-dire toute petite à côté. Mais je n’allais pas lui faire le plaisir de trembler ou de perdre pieds, d’autant plus que sa réplique venait de m’agacer. Et plus que sa réponse, son attitude m’énervait, surtout qu’il ne trouva rien de mieux que me frôler. Ce qui m’énervait le plus dans ce geste, ce n’était pas tellement qu’il me frôle, mais c’était bien mes stupides sentiments qui s’activaient, dés qu’il se rapprochait. Alors qu’il me touche, même sans le faire exprès, laissez-tomber, c’était pire que le feu d’artifices du quatorze juillet sur les Champs-Elysées en France. Une chance que je sache bien cacher ce que je ressens. D’ailleurs je crois que j’étais parvenue à faire passer ma réaction de fermer les yeux pendant un instant, pour de l’agacement. Enfin je l’espère.

Je rouvrais les yeux en soupirant de soulagement quand il repartit vers le salon. Mais la pause était de bien trop courte durée, que déjà il me refaisait face, pour reprendre la parole. Observant ses lèvres, pour comprendre ce qu’il disait, je comprenais aussi par-là que finalement je m’étais trompée à son sujet et qu’il semblait vouloir s’intéresser à notre fils. Enfin l’ironie suivante, m’exaspérait tellement que j’allais éviter d’y penser maintenant. Je faisais un geste nerveux du bras, en le montrant lui, de la tête aux pieds.

« Il est comme ça Gregory. Exactement le même comportement quand quelqu’un lui dit quelque chose. Il use de l’ironie et peut aussi se montrer blessant dans la seconde qui suit. »

Je lui révélais bêtement qu’il m’avait blessé, il me fallait reprendre la parole au plus vite, avant qu’il ne mette le doigt dessus.

« Je crois que je le perd. Je ne sais pas si c’est seulement l’adolescence qui fait ça, mais il ne respecte rien, ni personne. Enfin presque. Il y a bien son Directeur de Maison à Poudlard qui arrive encore à le maitriser, mais c’est parce que tous les Serpentards respectent Rogue. Sinon…je ne sais plus quoi faire. Tu veux connaitre ses déboires ? C’est un gosse perdu, qui ne demande qu’à se rattacher à quelqu’un pour avoir une direction à suivre. Et ce quelqu’un, il l’a choisi, c’est toi. Il n’en démordra pas, il est comme ça, buté. Tu me l’as envoyé à l’hôpital pendant la Nuit Rouge. Il n’a plus parlé de toi pendant quoi ? Deux semaines, le temps qu’il ne sente plus trop la douleur et ensuite c’était reparti. Oh ça, il serait parfait dans le rôle d’avocat, si tu avais besoin de quelqu’un pour te défendre. Il te trouve toujours des excuses. Là, c’était la pleine lune, tu pouvais pas savoir ce que tu faisais. Et il n’y a pas que ça. »

S’il veut jouer le rôle du père et du mentor à la fois, Fenrir doit savoir ce que trafique son cher fils. Même si je vois déjà d’ici un sourire à venir.

« Tu as lu la Gazette du Sorcier récemment ? La Prof accusée d’attouchements par le petit Rosier et d’autres premières années. Gregory est derrière tout ça. Il fait partie d’un petit groupe de Serpentards, qui a Zakaria Taylor à sa tête. Et en parallèle, Gregory est le chef de meute des élèves Loups-Garous de l’école. Enfin TA meute, c'est ce qu'il dit. Ils sont parvenus à la faire renvoyer bien sûr. Et avant ça, ton fils n’a rien trouvé de mieux que d’entrer dans les appartements de cette Prof avec l’un de ses amis, pour voler tout ce qu’il s’y trouvait. Ils ont ensuite accroché ses sous-vêtements partout dans l’école. »

Quoi que je fasse, il voudra le voir et ça ne sert à rien de priver Gregory de son père. Il finirait par partir définitivement avec lui, si jamais Fenrir le lui demandait. Et ainsi, je perdrais les deux d’un coup. Ce qui n’est pas envisageable.

« Les transformations maintenant. Depuis toujours c’est difficile plus pour moi que pour lui. A l’âge de six ans, il défonçait les portes et les fenêtres, on a passé une bonne partie de son enfance à déménager. Il n’a jamais pris la potion-tue-loup, de toute façon pour trouver quelqu’un qui sache bien la faire c’est difficile. A Poudlard, ils sont obligés de la prendre, mais ça s’arrête au moment où le Professeur lui donne le récipient. Gregory ne la boit pas, il s’en débarrasse et il pousse les autres à faire pareil. Du coup, plusieurs autres loups-garous de l’école ne la boivent pas. Encore quelque chose qui va sûrement te réjouir. Quand il a appris que la Prof avait été virée, il était déçu, lui qui voulait que les autres le détachent à la pleine lune, pour pouvoir la tuer… »

Et pourtant, malgré tout ça, je ne supporte pas la moindre critique sur mon fils. Ceux qui disent qu’il s’agit d’une bête ou d’un monstre, ont bien des ennuis en se prenant quelques sortilèges dans les dents. Mais j’avoue qu’en listant le cas Gregory, j’ai parfois du mal à y voir clair. Comment l’aider ? Le pire, c’est que la réponse est sous mes yeux.

« Si je te dis tout ça, c’est parce qu’il a besoin d’une figure paternelle… et lui, il ne veut que toi. Tu es visiblement une légende vivante pour les loups-garous qui s’acceptent. Je sais que ce que tu pourras lui dire toi, ça aura forcément un impact sur lui. T’es le seul à pouvoir le tenir… Et puis tu ose dire que tu ne l’as pas démoli ? C’est que tu ne l’as pas vu le lendemain, tout avait gonflé, son oeil prenait des teintes bizarres et cet idiot ne voulait même pas aller à Sainte Mangouste, prétextant que ça se soignerait tout seul. J’ai eu l’air maligne en le mettant dans le Poudlard Express, quand tout le monde me regardait comme si j’étais la responsable de son état. Oh et je ne le prend pas par la main pour l’emmener au train, c’est juste que je m’assure qu’il n’en descende pas avant d’être arrivé en Ecosse. »

Je finis par faire un pas en avant, l’attrapant par sa main de libre pour l’entrainer avec moi dans l’escalier. En haut, je l’emmenais directement dans la chambre de notre fils, lui ouvrant la porte en lui présentant la pièce d’un geste du bras.

« Tu ne t’attendais quand même pas à ce que je t’emmène dans ma chambre ?… Tu veux en savoir plus sur lui, vas-y. Fouille ses affaires si tu veux. Et si tu trouve une boite en bois, à l’intérieur il y a tout ce qu’il a trouvé à ton sujet, mais il la planque bien. »

Je restais près de la porte, le fixant un court instant, avant de reprendre la parole.

« Et c’est Madalina…mon prénom. »

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Fenrir Greyback
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Mer 5 Oct - 14:55
Madalina & Fenrir
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Mais à quoi est-ce qu’elle jouait au juste ? Non parce qu’elle venait vraiment de lui demander de se rappeler si elle avait fait des choses embarrassantes cette fameuse nuit, comme si elle s’en souciait encore après des années, et elle lui demandait s’il avait apprécié avant de changer brusquement de conversation. Elle lui fit penser à une adolescente gênée qui parlait beaucoup trop vite sans réfléchir, et s’il voulait bien admettre qu’il était un peu stressant dans son genre, il n’avait encore jamais eu affaire à une situation pareille. Il avait envie de rigoler, mais il se retint, surtout que la blonde avait déjà changé de sujet. Elle finit par se taire lorsqu’il passa à côté d’elle en la frôlant, mais il mit sa crispation sur le compte de la peur qu’elle devait ressentir et qu’elle devait tâcher de cacher. Quoi d’autre, sinon ?

Il se tourna vers elle lorsqu’elle entama ses explications, acceptant visiblement de répondre à toutes ses questions. Elle le désigna d’un geste de la main, et résuma la situation en disant que son fils était tout simplement comme lui. Fenrir esquissa un rictus amusé lorsqu’elle décrivit le môme comme quelqu’un d’ironique, de blessant, quelqu’un qui ne respecte rien ni personne. Exactement comme lui à son âge, si ce n’est que lui avait dépassé les limites en tuant une élève à Poudlard. Gregory, comme beaucoup de jeunes loups-garous probablement, était quelqu’un de perdu, qui ne demandait qu’à disposer d’un modèle à suivre. Et visiblement, il voulait que ce soit lui, Fenrir Greyback. Etait-ce seulement possible que le hasard place ce jeune sur sa route, pile dans une période où il réfléchissait à constituer sa propre meute ? Pour un peu, il se mettrait presque à croire en ces dieux que moldus et sorciers passaient leur temps à prier dans l’espoir de voir leur vie changer.

Distraitement, il but une nouvelle gorgée de vodka tout en continuant de l’écouter. Il n’était pas du tout au courant de toutes ces histoires relayées par la Gazette du Sorcier, mais il écouta la blonde d’une oreille attentive, intéressé par ce qu’il entendait. Que la maison Serpentard soit éternellement celle qui avait les couilles d’agir ne l’étonnait absolument pas, alors il ne fit aucun commentaire. Non, ce qui l’intéressait le plus là-dedans, c’était d’entendre Madalina dire que son fils était déçu de ne pas avoir pu tuer cette prof en question. Tiens donc. S’il avait cet état d’esprit là, alors oui, il y avait sûrement quelque chose de bon à en tirer.

Fenrir n’y croyait toujours pas alors que la blonde, là devant lui, droit dans les yeux, lui disait qu’il était le seul à pouvoir tenir son fils. Avait-elle seulement conscience de ce qu’elle disait ? Elle ne devait pas ignorer quel genre de personne il était ? En venant ici ce soir, il ne s’était absolument pas imaginé ça. Il pensait tomber sur une jeune mère catastrophée, effrayée, qui aurait littéralement pété un plomb en le voyant chez elle, qui aurait hurlé contre lui, contre ce qu’il avait fait à son fils, et qui lui aurait hurlé de partir, loin, très loin d’elle et son fils, pour que plus jamais il ne s’approche d’eux. Il avait même envisagé le scénario où il aurait dû la tuer, pour la faire taire, et ensuite avoir le champ libre avec Gregory. Mais finalement, ça ne se passait pas du tout comme ça. En ce sens, la jeune femme avait réussi à le surprendre.

Et ça continua lorsqu’elle le prit par la main pour le guider vers les escaliers. Sans pouvoir s’en empêcher, Fenrir haussa les sourcils, se demandant s’il était utile de lui faire remarquer qu’elle venait de prendre la main de Fenrir Greyback, alias l’un des pires démons que cette Terre n’ait jamais porté, pour le traîner derrière elle. Etait-ce de l’inconscience, de l’ignorance, ou alors un excès de confiance ? Ou alors peut-être qu’elle était juste un peu toquée, ce qui expliquerait notamment cette monstrueuse robe rose bonbon qu’elle portait cette fameuse nuit et dont il se souviendrait probablement toute sa vie tellement cette robe était moche. Peut-être même qu’elle était du genre à vouloir sauter sur les mecs sans leur demander leur consentement ? Bizarrement, elle en avait l’air. Non mais de toute façon, qu’est-ce qu’elle imaginait, s’il voulait juste s’arrêter au bas des escaliers, elle n’arriverait pas à le traîner de force. Pourtant elle avait l’air motivée, hein. Levant les yeux au ciel, Fenrir accepta néanmoins de la suivre dans les escaliers.

Elle guida à l’étage, jusqu’à la chambre du gosse. Lorsqu’elle lui demanda s’il ne s’attendait quand même pas à ce qu’elle l’emmène dans sa propre chambre, cette fois, il ne put s’empêcher de ricaner et posa la main sur l’encadrement de la porte juste au-dessus de la tête de la blonde.

« Franchement, j’ai eu un doute. »

Non parce qu’elle n’avait quand même pas un comportement très logique, depuis qu’il était entré ici. Ou alors elle était très sûre d’elle, et cette chambre d’adolescent était en fait un piège monstrueux qui déclencherait plusieurs sortilèges au moment où Fenrir y poserait un pied. Il n’avait pas vraiment envie de mourir de façon aussi conne, tout simplement pour ne pas s’être méfié suffisamment d’une petite blonde aux allures inoffensives. Il se redressa, puis entra dans la chambre du gosse.

« Madalina… »

Il répéta pensivement son prénom tout en avançant dans la chambre, à pas peut-être un peu trop prudents. Il n’avait pas exclu l’hypothèse des pièges, non.

Ce qu’il remarqua en premier, ce fut tous les posters affichés aux murs. A l’effigie de groupes divers et variés, tous du même style, des machins moldus qui s’appelaient Metallica ou Motorhead. Il y avait même un poster où Fenrir crut reconnaître la tronche des rejetons Rogue, avec leur air de déterré et avec tous leurs piercings et leurs tatouages à la con. En même temps, avec un père comme Severus, les gosses devaient forcément partir en vrille.

Une chambre d’adolescent normal, avec une petite prédisposition moldue quand même en vue de la télé qui se trouvait en face du lit avec une espèce d’engin à jeux vidéo comme Greyback avait déjà pu en voir une fois, même s’il ne comprenait pas trop l’intérêt. Ignorant les étagères pleines de BD, le mangemort s’avança jusqu’au lit de l’adolescent pour s’accroupir et jeter un coup d’œil en-dessous. Il y avait un sac à dos. Fenrir le tira jusqu’à lui et tout en l’ouvrant sans se gêner, il prit la parole pour s’adresser à Madalina avec le ton de celui qui vient de penser à une bonne blague :

« Je viens de repenser à ta question, quand tu m’as demandé si tu avais fait des choses bizarres cette nuit-là. Ça vient de me revenir, à un moment donné j’ai cru que tu allais carrément me vomir dessus. Ça a failli couper tout mon élan. C’est assez drôle d’y repenser parce que si tu l’avais fait, Gregory n’existerait même pas à l’heure actuelle. »

Charmant, c’est sûr. Il n’y avait rien d’intéressant dans ce sac à dos, si ce n’est quelques bijoux et affaires féminines qui vraisemblablement n’appartenaient pas à Gregory, à moins qu’il ait ce genre de délire caché. Ignorant qu’il venait de tomber sur des affaires que son fils avait volé à Mira Todd et qu’il comptait revendre, Fenrir fit glisser le sac jusqu’aux pieds de Madalina si elle voulait y jeter un coup d’œil. Peut-être que c’était ses bijoux à elle, et que son fils était un peu kleptomane.

Il se releva et continua sa fouille. Il finit par ouvrir les portes de l’armoire du garçon, et survola du regard les vêtements pendus aux cintres. Puis il vit le tas de fringues qui s’entassait au fond de l’armoire, et il eut un sourire en coin. Prévisible. Il dégagea deux pulls et un t-shirt, puis aperçut cette fameuse boîte en bois dont Madalina lui avait parlé.

« Tu disais quoi ? Qu'il la planque bien, c'est ça ? »

Il se foutait de sa gueule, oui. Bon, en même temps, ça prouvait juste qu'elle n'était pas le genre de mère à fouiller la chambre de son fils de fond en comble. Toujours sans se gêner, Fenrir s’empara de la boîte en question pour pouvoir la poser sur le bureau de l’adolescent et l’ouvrir. Il y avait effectivement tout un tas de liasses et de papiers, des articles de journaux découpés pour la plupart. Qui parlaient tous de lui. Et plus précisément de ses attaques et du nombre de ses victimes. En rassemblant tous ces articles de presse, Greyback pourrait probablement connaître le nombre exact de victimes qu’il avait fait depuis ses débuts. En-dessous de ces articles de presse, il y avait même un dossier qui fit hausser les sourcils à Fenrir. Son dossier scolaire enregistré du temps de Poudlard, rien que ça. Le gosse avait carrément du le dérober dans les archives de l’école. Eh bien. Si même après tout ça, il continuait de vénérer son père et d’y voir un modèle… C’est qu’il devait être un peu fêlé. C’était parfait.

Le dossier scolaire en main, Greyback se tourna vers Madalina tout en désignant la boîte du doigt.

« Tu as déjà lu tout ça ? »

Si elle avait lu tout ça, elle serait sûrement moins encline à accepter le fait qu’il soit le seul à pouvoir être un modèle pour Gregory. A moins qu’elle soit tout aussi fêlée que son fils, ou tout du moins qu’elle soit du genre à lui trouver des excuses. On n’avait tellement jamais cherché à trouver des excuses à Fenrir dans sa vie qu’il ne savait pas trop s’il devait en rire ou s’en méfier.


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Mer 5 Oct - 20:37
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Fenrir Greyback

Madalina Funestar

Bien sûr, que la situation l’amusait. C’était à prévoir. Lui dire que notre fils lui ressemblait à ce point, ça devait flatter son égo. Et heureusement pour moi, c’est peut-être ce qui l’avait décidé à se laisser faire lorsque je l’avais attrapé par la main. J’imagine que lors de la conception de notre fils, ses mains se sont baladées un peu partout sur mon corps dénudé, alors que je l’attrape ainsi ne me paraissait pas tellement osé. Et je ne me voyais pas lui demander la permission de le faire. Mais au moins, il m’avait suivi jusqu’à l’étage. Ma vision des choses commençait donc à changer. Ou tout du moins, mes doutes à son sujet, se confirmaient. Je ne peux dire que je me détendais, être en sa présence était toujours étrange. Après tout ce temps surtout et sans être alcoolisée, je me rendais vraiment compte de qui j’avais devant moi.

Pourtant, ça ne m’empêcha pas de m’amuser de la situation, en le taquinant à propos de notre destination. Je restais étonnée qu’il entre dans le jeu en me retournant l’ironie en ricanant. Ou bien mon léger sourire était dû à la proximité, lorsqu’il déposa sa main juste au-dessus de ma tête. Sans un mot, je le regardais progresser dans la chambre de notre fils. Il semblait pratiquement marcher sur des oeufs, comme s’il avait peur que le sol ne s’écroule sous ses pieds. J’haussais les sourcils en écarquillant les yeux et en me demandant s’il n’avait pas un petit grain lui. Je secouais même la tête en posant ma main sur mon front, d’un air désespéré et je m’apprêtais à m’en aller, quand son attitude m’attira à nouveau. Quand je lui disais de fouiller les affaires de Gregory, s’il en avait envie, ce n’était pas réellement pour qu’il le fasse. Alors le voir s’abaisser pour prendre ce qui avait sous le lit, me laissa sur le derrière. J’entrais à mon tour dans la pièce, en me rapprochant légèrement, restant quand même à bonne distance.

Mon regard s’accrocha à ses lèvres lorsqu’il reprit la parole. Je ne savais pas trop si je devais rire ou pleurer là. La honte. Et de ça, évidemment, il s’en souvenait.

« Oh… je vois… Tu peux éviter de raconter ce genre de choses à Gregory s’il te plait ? En contrepartie, je pourrais faire quelque chose pour toi, moi aussi. »

Je n’ai pas tellement envie que mon fils connaisse ces détails. C’est que Fenrir semble en parler comme s’il s’agissait de la dernière blague qu’il a entendu récemment. C’est surtout assez gênant pour moi. Je commençais à envisager de partir dans ma chambre oui, mais le sac qu’il lança devant moi, me stoppa dans mon élan. Je baissais la tête en fronçant les sourcils, avant de m’abaisser pour regarder ce qu’il contenait. Du bout des doigts, j’attrapais un bijou, avant d’en pousser un autre, pour regarder ce qu’il y avait en-dessous. Et d’un coup, je me redressais avec le sac dans les mains.

« J’y crois pas… Ce sont les objets disparus dans l’appartement de cette Prof, il y avait la liste dans la Gazette du Sorcier, pour prévenir la communauté si quelqu’un tentait de les vendre. »

J’avais dit ça d’un seul trait, revoyant mentalement la liste d’objets animés qui défilaient dans le journal, lorsque je l’avais eu entre les mains quelques temps plus tôt. Et étrangement, même si c’était sortie si naturellement de ma bouche, ça m’avait fait du bien de le dire à quelqu’un. Généralement, je suis seule à faire face aux bêtises de Gregory. Mais en parler, même si je me doute que Fenrir s’en fout, c’était comme si j’avais quelqu’un à qui me confier. Je m’étais rapprochée du lit, pour poser le sac dessus, quand mon invité surprise me parla de nouveau. Ou plutôt, se moqua de nouveau. Non mais oh, je ne fouille pas partout moi, alors oui je croyais que c’était bien caché. Et puis, il chiant à se foutre de moi comme ça. Si bien que j’attrapais l’oreiller pour lui balancer, ça lui apprendra.

Mais ce que je redoutais le plus, venait de se passer. Mes yeux étaient passés de ses lèvres, pour comprendre ce qu’il disait, à sa main qui désignait la boite de Gregory. Je restais silencieuse pendant un instant. Les gens qui sont au courant pour le père de mon fils, m’ont déjà demandé si je n’étais pas un peu tarée pour avoir couché avec Fenrir. Le pire sont ceux qui savent que je n’ai rien contre cet homme. C’est vrai, je n’ai rien contre lui. Je ne peux pas le détester. Il y a quelque chose. Je soupirais en reportant mon regard sur son visage.

« En partie oui… Ecoutes Fenrir, je sais ce que tu as fait. Je sais de quoi tu es capable. Je sais aussi que la presse a tendance à toujours tout noircir… Mais comme tu l’as souligné tout à l’heure, je n’aurais jamais eu Gregory sans toi. Je ne peux pas détester, ni repousser l’homme qui m’a donné la personne à qui je tiens le plus… Et te demander de ne pas interférer dans sa vie, serait complètement stupide. Tu donne l’impression de vouloir le connaitre et comme tu n’en fais qu’à ta tête… c’est peine perdue. Puis si je le faisais quand même, je perdrais Gregory qui finirait de toute façon par te suivre… Je ne peux qu’accepter l’évidence. »

Je reposais le regard sur la boite, sans réellement la regarder. J’étais surtout pensive à dire vrai. Etait-ce la vérité tout ça ? Je ne saurais dire et il ne me le dira sûrement pas non plus. Finalement, je décidais de me rapprocher de cette boire pour la fermer, avant de relever la tête vers Fenrir.

« Tu aurais pu me tuer plusieurs fois déjà : quand on a couché ensemble ou même tout à l’heure, dans le salon. Tu ne l’as pas fait. Et on est même capable de se parler presque normalement. Moi, tout ce que je veux c’est le bonheur de notre fils. Et ce qui ferait son bonheur, c’est de t’avoir dans sa vie… Alors tout ce que je te demande, c’est de ne pas lui faire de mal. »
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Mer 2 Nov - 23:08
Madalina & Fenrir
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Ainsi, les objets féminins trouvés dans le sac n’étaient autres que ceux volés au fameux professeur de Sortilèges qui avait été renvoyée. Bien, si Gregory comptait les vendre pour se faire de l’argent, ça prouvait qu’il avait le sens du commerce et qu’il ne laissait pas freiner par quelques conneries de sens moral. C’est bien, plus le temps avançait ce soir et plus l’image que se faisait Fenrir de son fils lui convenait. Il n’aurait pas perdu son temps en venant ici pour dénicher des informations, surtout que Madalina était conciliante et prête à le servir. Enfin, prête à le servir… Voilà que Fenrir se prenait un oreiller dans la gueule, et il resta tellement interdit qu’il fixa Madalina d’un œil noir sans trouver quoi dire à quelque chose d’aussi stupide. Elle venait vraiment de lui envoyer un oreiller dessus, comme deux adolescents feraient pour se chamailler ? Alors qu’il était Fenrir Greyback, le pire loup-garou que la Terre ait connu ? Elle était sérieuse ou quoi ? Non, elle devait juste être vraiment toquée dans son genre, voilà une preuve supplémentaire pour confirmer cette hypothèse. Comment avait-elle fait pour survivre toutes ces années ? Elle n’avait pas du croiser beaucoup de mangemorts dans sa vie parce que si elle les attaquait tous à coups d’oreillers… Enfin bref.

Préférant ignorer la folle qui se tenait sur le seuil de la chambre, Fenrir reprit ce qu’il était en train de faire. Il ne savait trop quoi penser de la boîte sur laquelle il était tombé. Comment un gosse pouvait-il continuer d’aduler quelqu’un tout en conservant autant de preuves du fait que ce dernier était un monstre ? Si encore Fenrir avait été présent dans la vie de Gregory depuis sa naissance, mais ce n’était même pas le cas. Alors l’adolescent n’avait aucune raison de le défendre, ni-même de l’aimer avec tout ce qu’il faisait. Il y avait quelque chose de profondément illogique mais aussi de particulièrement désarmant à l’idée de savoir que quelqu’un était prêt à l’admirer sincèrement quoi qu’il arrive.

Et puis, il y avait Madalina. En lui demandant si elle avait lu toutes les coupures de presse à son sujet, Fenrir voulait s’assurer qu’elle avait bien compris qui il était. Le fait qu’elle soit aussi conciliante le laissait encore perplexe. D’habitude, personne ne l’était avec lui, sauf quand il les menaçait d’une mort imminente. Malgré tout, l’explication qu’elle lui fournit était incroyablement logique. Et c’était intelligent, même. Fenrir émettait juste un doute sur le fait que la presse ait noirci les choses à son sujet, mais il ne préféra pas relever. Le plus important était que la mère du gosse se disait prête à accepter cette fatalité, qu’elle avait plutôt gentiment désignée par le terme « évidence ». Et puis, elle avait raison, il aurait déjà pu tuer et il ne l’avait pas fait. En même temps, elle ne lui donnait aucune raison de la tuer. Il aimait le meurtre et le sang, c’est sûr, mais il n’avait aucune raison de s’attaquer à elle. Au contraire, puisqu’elle acceptait qu’il débarque dans la vie de son fils. Elle allait même pouvoir l’aider, comme elle venait de le faire en lui fournissant toutes les explications dont elle avait besoin. Il était assez étrange de se dire que celle qu’il avait pensé être une victime allait en fait devenir une alliée.

Naturellement, elle restait une mère, alors elle finit en lui demandant de ne pas faire de mal au gosse. Fenrir eut un haussement d’épaules.

« Je lui ferais du mal seulement s’il a besoin d’une bonne rouste pour apprendre le respect. »

C’était ce que devait faire tous les pères, non ? Ça, c’était une chose qui lui paraissait assez logique dans le mystère complet qu’était pour lui l’éducation. Il ignorait tout de la paternité mais maintenant qu’il était décidé à occuper une place dans la vie de son fils, il le ferait à sa manière. C’est sûr qu’il n’était pas du genre à être doux ou gentil. Mais si Gregory se comportait bien avec lui, il n’y aurait évidemment aucun problème. Une insulte, une provocation ou un mot de travers, et une claque dans sa gueule le remettrait sur le droit chemin.

Greyback reposa le dossier médical dans la boîte, mais ne se donna pas la peine de la refermer et encore moins de la ranger. Ça, il laisserait Madalina le faire. Après tout, c’était elle la mère du gosse, donc c’était à elle de gérer le rangement de la chambre. Elle ramasserait l’oreiller qu’elle avait lancé, comme ça.

« Très bien. Le môme est retourné à Poudlard, c’est ça ? Je me rendrais du côté de Pré-au-Lard dès que je pourrais pour avoir une discussion avec lui. Qu’on mette les choses au clair maintenant que j’ai tous les éléments. »

Il pivota pour regarder Madalina d’un air pensif. Il ne savait pas ce que tout ça allait bien pouvoir donner. Il lui faudrait d’abord apprendre à connaître Gregory, puis ensuite lui apprendre à contrôler sa nature. Il lui faudrait aussi informer le Seigneur des Ténèbres à propos de tout ceci, et c’était la chose qui l’emmerdait le plus quand il repensait à la catastrophe des enfants Lestranges ou de cet abruti de Levinson qui s’était découvert père. Après, son cas à lui était différent. S’il décidait d’occuper une place dans la vie de Gregory, c’était pour l’élever de sorte à ce qu’il devienne irréprochable. Un loup-garou puissant, qui pourra être utile au camp de Voldemort tout comme il l’était. Son successeur, en d’autres termes. Non, Gregory n’aurait rien à voir avec la pute de fille et le couard de fils de Rodolphus et Bellatrix – Fenrir adorait ces derniers mais bordel, il fallait avouer que leurs gosses étaient de véritables cafards bons à écrabouiller. Non, son fils à lui n’aurait rien à voir avec tout ça. Il y veillerait.

« Avec tout ce que tu m’as dit, je n’ai aucune raison de me positionner contre toi. Je veux dire, si tu ne me combats pas, alors je n’ai aucune raison de le faire non plus. Mon but n’est pas d’enlever sa mère à Gregory, ni de te l’arracher puisque tu acceptes que je débarque dans votre vie. Il faut juste que tu aies bien conscience du fait que je ne vais pas lui apprendre à devenir un gentil petit toutou, parce que les loups-garous sont loin de l’être. Je vais lui apprendre à comprendre sa nature, à l’apprécier à sa juste valeur, mais aussi à la contrôler et à faire des choses qui t’échapperont sûrement. Mais ton fils te paraîtra probablement plus épanoui, et c’est parce qu’il le sera. Il deviendra fort aussi, bien plus que tu ne l’imagines, et ça c’est parce que j’y veillerais, quitte à lui botter le cul à chaque minute. S’il me suit, et il me suivra, tu n’es pas sans ignorer vers quel camp je me suis tourné. Je ne porte pas la Marque mais j’apporte ma contribution aux projets du Seigneur des Ténèbres, parce que j’ai foi en lui et en tout ce qu’il a fait depuis qu’il a accepté de me tendre la main là où personne ne l’avait fait avant. Être dans son camp, c’est être dans le camp des gagnants. Tu t’en rendras compte bien assez tôt. Alors Gregory sera protégé, et toi aussi par extension, si on fonctionne ensemble. »

Il espérait qu’elle accepterait mieux le message sous ces termes, même s’il ne voulait pas non plus dire explicitement que Gregory et elle devaient forcément devenir des mangemorts. Tout le monde ne devenait pas mangemort sur un claquement de doigts, après tout. Partisans du camp de Voldemort, ça, par contre, c’était inévitable. Ce serait la première chose dont voudrait s’assurer le Maître lorsqu’il serait au courant. Fenrir ignorait totalement si Madalina appartenait à un de ces mouvements stupides qui tentaient de s’attaquer au Seigneur des Ténèbres, il la supposait neutre et uniquement concentrée sur son rôle de mère. Si elle se tenait simplement à carreaux et qu’elle écoutait Fenrir, alors elle pourrait profiter d’une bonne place.

Puis une réflexion lui traversa l’esprit, qui n’avait strictement rien à voir avec le reste. Il venait de remarquer que Madalina ne le regardait pas dans les yeux quand il parlait. Quand elle parlait elle, oui, mais pas quand lui le faisait. Pourquoi ? Un problème de surdité ne lui traversa même pas l’esprit, puisque la blonde s’exprimait très bien.

« Pourquoi tu fixes tout le temps mes lèvres ? Je sais qu’elles donnent envie mais quand même. »

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Ven 4 Nov - 10:07
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Fenrir Greyback

Madalina Funestar

Je m’attendais à me reprendre l’oreiller dans la tronche, bien plus fort peut-être que ce que moi je l’avais envoyé. Mais rien. Non rien d’autre qu’un regard noir. Il sérieux là ? Mais quel gros coincé celui-ci, j’en levais les yeux au ciel certainement pour la énième fois depuis son arrivée chez moi. Par contre, je cachais difficilement un petit sourire en coin. Son côté gros dur sérieux m’amusait légèrement. En bonne chieuse que je suis, je savais maintenant comment l’emmerder.

Puis, j’étais curieuse de savoir ce que pouvait contenir cette boite. En gros, je le savais, j’avais déjà vu les articles de journaux par exemple. Mais je sais aussi que Gregory conserve sûrement d’autres choses sur son père, qu’il ne m’a jamais montré. Il y a encore quelques temps de ça -quelques heures mêmes, voir minutes-, Fenrir était un sujet tabou. Le pire, c’est que je commençais à croire que mon fils avait laissé tomber l’idée de le rencontrer. Et bien, je me suis prise pire qu’une torgnole dans la gueule en trouvant le grand méchant loup dans mon salon. J’ai au moins la chance de ne pas être totalement saine d’esprit. Quelqu’un de bien dans sa tête, aurait tenté de s’enfuir, de crier à l’aide ou de faire n’importe quoi qui l’aurait tout droit conduit à la mort. Moi, je me contentais de faire de mon mieux pour répondre à ses questions. Pas de peur, sans doute suis-je suicidaire, mais juste parce que ce bonhomme-là est le géniteur de mon fils. Et puis, peut-être qu’un peu parce qu’il ne me laisse pas indifférente dans le fond. Faut croire que j’ai toujours aimé le danger.

Je m’étais donc rapprochée de lui, cherchant à ne pas louper un seul mot de ses paroles. C’était assez compliqué lorsqu’il tournait la tête ou baragouinait dans sa barbe. Il y a des fois, où je lui attraperais bien le menton pour le forcer à me regarder. Mais il serait capable de prendre ça pour de la provocation et de m’assommer, cet idiot. Pourtant, je m’évertuais à lui faire comprendre que s’il n’avait pas l’intention de massacrer notre gamin, il était le bienvenu dans sa vie, ainsi que dans la mienne par extension. Je lui demandais seulement de ne pas faire de mal à Gregory. Sa réponse me laissa presque perplexe.

« S’il y a bien une personne qui ne risque pas d’avoir beaucoup de soucis de respect avec lui, c’est toi. »

Machinalement, en lui disant ça, j’avais posé ma main sur son bras, la retirant seulement en m’en rendant compte, après une petite fraction de seconde. Bon, je l’avais retiré comme si je venais de me faire électrocuter. Ce n’était pas le cas, mais ce dingue serait capable de tenter de ma casser les doigts, il ne faut pas trop s’approcher de lui.

Concernant ce que je venais de lui dire, c’était la réalité. Il n’en a pas encore conscience, parce que c’est sûrement bien difficile à comprendre lorsqu’on ne le voit pas de ses propres yeux. Mais pour Gregory, il est son père et bien plus encore. Là où les enfants se construisent via des héros inventés de toutes pièces par des Moldus imaginatifs, lui s’est construit uniquement à travers Fenrir.

Quand il reprit la parole, pour m’annoncer qu’il irait voir notre fils, là une vague de panique s’empara presque de moi. Je le regardais en me contentant d’acquiescer d’un geste de la tête, pour lui certifier que notre gamin était bien à Poudlard. Dans l’hypothèse qu’il n’ait pas encore fait une nouvelle connerie bien entendu, puisque je suis toujours la dernière au courant de ce qu’il fait.

Si mon regard s’était perdu sur la boite, je relevais aussitôt la tête quand il se tourna vers moi. Bien sûr, pour comprendre ce qu’il disait, je devais lire une fois de plus sur ses lèvres. Et je ne risquais pas de lui couper la parole, je devais me concentrer un minimum pour ne pas louper un seul mot. Parce qu’un tout petit mot, aussi infime qu’il peut l’être, a le pouvoir de modifier entièrement le sens d’une phrase. Et quand je parlais de petits mots qui peuvent tout changer, lorsqu’il m’annonça qu’il n’avait pas l’intention de me faire du mal, parce que je le laissais rentrer dans nos vies, mon coeur manqua pratiquement un battement. La suite impliquait pas mal de choses et j’avoue qu’il venait de me perdre. Enoncé de cette façon, c’était assez étrange ou peut-être que c’était moi qui prenais ses paroles dans un sens qui m’arrangeait ?

« Si on fonctionne ensemble… un peu comme une famille ? »

Quelque part, c’était bien ce qu’il venait de me faire comprendre non ? Je l’observais pendant un instant, je ne savais pas trop dans quoi j’étais en train de m’embarquer. Ou plutôt si et j’en avais peur. Les Mangemorts, Voldemort et tout le reste. C’était un aller-simple pour leur camp que Fenrir était en train de m’offrir. Et d’un autre côté, si ma conscience me disait que tout ça allait peut-être un peu vite en besogne, mon coeur me disait de foncer.

« Tu es le mieux placé pour assurer la protection de Gregory. Là-dessus, je te fais entièrement confiance. Je n’ai pas envie de te compliquer la tâche, ça ne servirait à rien. Je ne peux qu’accepter tout ce que tu viens de dire. Et puis, crois-le ou non, mais t’as un caractère de merde et du coup, je t’aime bien. »

Je souriais en lui disant ma dernière phrase. Elle pouvait passer pour une boutade, comme pour quelque chose de sincère. Mais c’est vrai que j’ai toujours eu le don pour apprécier les gens au fort tempérament. C’est que j’ai moi-même un caractère de merde et que j’ai tendance à écraser ceux qui sont trop doux malheureusement. Alors dés que j’ai l’occasion de rencontrer quelqu’un qui a un caractère pire que le mien, j’en suis ravie.

Mais il reprenait la parole avant même que je n'ai eu l’occasion d’assimiler ce que je venais d’accepter. Et en plus, je ne pouvais m’empêcher de sourire à nouveau face à sa question.

« Je me demandais si elles étaient aussi bonnes qu’elles en donnaient envies. »

Je laissais ma phrase en suspend pendant quelques petites secondes, avant de reprendre plus sérieusement :

« Je suis sourde à quatre-vingt pour-cent. Je ne suis pas née ainsi, ce n’est pas arrivé d’un coup non plus, c’est juste quelque chose qui s’est dégradé au fil du temps. J’ai donc appris à parler comme tout le monde enfant, c’est pour ça que je n’ai -normalement- aucun problème d’élocution. Mais pour réellement comprendre ce que dit une personne, il me faut lire sur ses lèvres. Je préfère ça à la langue des signes. Et c’est grâce à toi que notre fils n’a pas développé cette même pathologie. Le gène que tu lui as transmis, a contribué à le sauver de ça. »

J’étais touchée qu’il s’intéresse à ce détail. Les gens me le demandent rarement. Ou lorsqu’ils le font, ils fuient ensuite. Les personnes ayant un handicap ont toujours du mal à s’intégrer dans la société. Dans le fond, c’est un peu ce qui fait que j’ai toujours vu les loups-garous autrement. Parce qu’eux aussi souffrent de ce rejet. D’ailleurs, je n’étais pas étonnée que plus tôt, dans la conversation, Fenrir m’avoue qu’hormis le Seigneur des Ténèbres personne ne lui avait jamais tendu la main.

« Tu as posé plein de questions, je peux te demander quelque chose moi aussi ? Tu es le bienvenu ici. N’importe quand, à n’importe quelle heure, du jour comme de la nuit. Autant partir sur de bonnes bases, je pense. Mais quand tu viens, pourrais-tu ne pas toujours être affalé dans le canapé ? Quitte à supporter ta magnifique humeur à toute épreuve, autant que je puisse avoir un peu de positif aussi à ta présence chez moi… Parce que…je te regardais, tout à l’heure, quand tu es entré dans la chambre en premier, et t’as des fesses à tomber. »

J’ai toujours été franche, peut-être trop, puisque là je lui annonçais tout à fait naturellement, que j’ai eu le temps de reluquer son derrière.
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Dim 6 Nov - 13:50
Madalina & Fenrir
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Quand la blonde prononça le mot « famille », Fenrir se fit violence pour ne pas prendre un air dégoûté. Il se contenta de simplement lever les yeux au ciel, sans pour autant répondre. La miss s’emballait quand même un peu, est-ce qu’il avait la tête d’un bon père de famille sérieusement ? Il n’allait quand même pas venir s’installer dans cette maison et cuisiner des gaufres tous les dimanches. Non, le terme de famille ne lui effleurait même pas l’esprit, bien qu’il soit conscient que c’était probablement ça, techniquement parlant. Dans tous les cas, il comptait bien aller à la rencontre de son fils et monter ce projet d’en faire un loup-garou au moins presque aussi puissant que lui. Et en prenant cette place dans la vie de son fils, il en prenait forcément une dans la vie de Madalina. C’était là ce qu’il entendait en parlant de travailler ensemble, ou d’avancer ensemble, et il avait dû se montrer convainquant parce que la blonde semblait accepter tout ce qu’il venait de dire. D’ailleurs, elle le lui fit savoir. Quelque part, Fenrir n’en revenait toujours pas que tout soit aussi simple ce soir. A croire qu’il avait bu une potion de Chance sans le savoir avant de venir ici.

Quand elle avoua qu’elle se demandait si ses lèvres étaient aussi bonnes qu’elles en donnaient envie, Greyback eut un ricanement. Non mais elle le cherchait carrément là, non ? C’était la meilleure, ça. Il savait ce qu’il valait, mais il savait aussi qu’il avait tendance à provoquer davantage de peur que d’attirance chez les femmes. Ou alors la miss se sentait seule en ce moment, ou alors il lui avait un effet de dingue durant cette fameuse et unique nuit il y a plus de quinze ans. L’un comme l’autre, ça lui donnait une incroyable envie de se foutre de sa gueule. Tu m’étonne que tout paraisse si simple, il était probablement tombé sur une espèce de groupie peut-être un peu obsessionnelle et satanique. Si ça se trouve, s’il allait voir sa chambre, il découvrirait plein de photos de lui placardées aux murs. Il ne savait même pas s’il trouverait ça drôle ou inquiétant. Ouais, peut-être un peu inquiétant quand même en fin de compte, elle n’avait pas l’air très équilibrée comme fille.

Blague à part, il se concentra sur ce qu’elle se mit à lui expliquer, à savoir qu’elle était atteinte d’un mal qui lui faisait perdre son audition. Elle était donc à 80% sourde actuellement. Fenrir eut un léger haussement de sourcils étonné. Voilà qui devait expliquer cette alarme de malade mentale, dans le salon, qui l’avait à peine fait broncher alors que lui avait cru avoir les tympans explosés. En tous cas, si elle ne le lui avait pas dit, il n’aurait jamais pu le deviner.

« Et il n’existe aucun traitement ? »

Comme beaucoup de sorciers, il avait tendance à penser que la magie pouvait tout résoudre, mais en même temps il avait bien conscience que ce n’était pas vrai. Les sorciers planchaient désespérément sur un potentiel remède contre la lycanthropie, par exemple, une blague d’ailleurs, et pourtant ils n’y étaient pas arrivés. Peut-être qu’il n’existait pas encore de potion ou de sortilège permettant d’enrayer une perte de l’audition. Dommage pour elle, mais en même temps elle avait de très bien se débrouiller pour que son handicap passe inaperçu – la preuve, il n’aurait rien remarqué s’il n’avait pas capté qu’elle fixait ses lèvres à chaque fois qu’il parlait.

Elle enchaîna ensuite en demandant si elle pouvait lui poser une question elle aussi. Fenrir eut un simple haussement d’épaules pour signifier son accord. Il s’attendait à ce qu’elle lui demande quelque chose au sujet de Gregory, du style s’il-te-plaît ne lui brise pas son petit cœur d’adolescent. Mais non. Rien à voir. Sans pression, et sans aucun rapport avec tout le reste, et avec un naturel à faire peur, elle lui demanda carrément de ne pas attendre affalé sur le canapé la prochaine fois, mais debout. Et pas parce qu’elle était une maniaque de l’ordre ou de la propreté, mais parce qu’elle lui disait carrément que ce serait plus simple pour lui mater le cul. Lui mater le cul, oui. L’air choqué avec lequel le loup-garou la regarda n’était absolument pas feint. Non mais elle était sérieuse ou c’était une blague ? Une blague encore, à la limite, ça peut passer. Elle a bien l’air un peu bizarre et inconsciente du danger, cette blondasse. Mais là… Elle n’avait pas l’air de plaisanter en fait. C’était ça le pire. En fait, maintenant il en était sûr, elle devait probablement avoir dressé un autel dans sa chambre où elle le priait depuis la nuit qu’ils avaient passé ensemble il y a longtemps. Et c’était carrément flippant.

« Non mais attends. Que je comprenne. Tu es sérieusement en train de me demander d’attendre debout en plein milieu de chez toi la prochaine fois où j’aurais à débarquer ici ? Pour qu’en rentrant, tu puisses carrément me mater le cul ? »

Et puis ce fut plus fort que lui, il éclata de rire, d’un fou rire qui le fit se pencher en avant pour poser ses mains un peu au-dessus de ses genoux. Non mais il était tombé sur une folle. Il venait de se découvrir un fils, et la mère de ce dernier était une nympho. Sa vie était une blague, quand même. Il ne l’avait pas vu venir celle-là, c’est sûr. Au moins, ça aurait le mérite de bien l’avoir fait rire. Il se redressa à un moment donné, prêt à se calmer, mais rien que voir le visage de Madalina le fit repartir dans un fou rire tonitruant. Elle se rendait compte de l’énormité qu’elle venait de lâcher avec un grand naturel ? Ou alors elle allait encore trouver le moyen de se vexer qu’il rigole ? Si ça se trouve, elle allait même l’engueuler et lui expliquer qu’il n’y avait rien de plus naturel que de demander à un mangemort s’il acceptait d’être gentiment maté.

« Putain… Je me doutais bien t’avoir fait de l’effet à l’époque mais à ce point… »

Il riait encore, mais finit par se redresser. C’était ça en fait, il avait dû lui faire un effet de malade. Ou alors le fait de débarquer ici, ce soir, après tant d’années, avait dû lui rappeler ce qui lui avait plu chez lui. Au moins, c’était flatteur. Carrément zarbi, mais flatteur. Il s’avança pour sortir de la chambre et en passant à côté d’elle, il lui tapota l’épaule pour se foutre de sa gueule.

« Merci pour le fou rire, ça faisait longtemps. J’ai presque peur de te toucher, parce que je suis sûr que tu serais capable de me violer, mais merci quand même. »

Il disparut dans le couloir avec un dernier ricanement. Quand il allait raconter ça aux frères Lestranges… Un pied sur la première marche de l’escalier pour descendre, et conscient que Madalina avait dû probablement lui emboîter le pas ou du moins le suivre du regard, il mit ses mains en arrière sur ses fesses pour faire mine de les cacher.

« Arrête de mater. C’est privé. »

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Mar 8 Nov - 18:38
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Fenrir Greyback

Madalina Funestar

Je ne pensais pas que mon côté tête brulée se mettrait en action face à quelqu’un comme Fenrir Greyback. Il est plutôt imposant que ce soit par sa taille, son gabarit tout entier ou encore par son regard dans lequel, on ne décèle pas une seule étincelle bénéfique. Et pourtant, je ne pouvais m’empêcher de me montrer ironique, même devant lui. Je dois réellement avoir un sérieux problème finalement ou bien mon caractère imbuvable me force à lui montrer, que je n’ai pas peur de lui. Mais n’importe quelle femme normale serait tétanisée sur place, rien qu’à cause de sa présence, sa façon de s’exprimer ou même encore de bouger. Je reconnais, qu’il a un côté flippant dans le fond, pourtant ça ne m’effraye pas tant que ça.

Si j’avais répondu à sa boutade sur le même ton que lui, je ne le laissais toutefois, pas longtemps marcher, préférant lui dire la vérité sur ma façon de m’exprimer. Bien sûr, comme d’autres avant lui, il paraissait étonné par la réalité des faits. Et c’était presque effrayant qu’il me pose exactement la même question que Darren, il y a quelques temps de ça maintenant. J’essayais de ne pas paraitre surprise, par le fait qu’il relance la conversation sur ce sujet. Peut-être un peu trop curieux le grand méchant loup, c’était la seule hypothèse possible. Il n’en a rien à faire dans le fond, sûrement qu’il y a encore quelques jours, il ne se souvenait même pas de moi.

« Pas pour le moment. Mais s’il venait à y en avoir un, j’ignore si je le prendrais. J’ai développé cette faculté de lire sur les lèvres, même lorsque la personne est à plusieurs mètres et que quelqu’un bénéficiant d’une audition normale n’entendrait pas. Si je pouvais à nouveau entendre comme tout le monde, je crains de perdre cet avantage…. Tu n’aurais pas l’impression d’avoir perdu ce qui fait de toi quelqu’un d’hors norme, si on t’enlevait ta lycanthropie ? Dans le fond, c’est pareil pour moi. »

Je déviais sur une touche d’humour. J’avoue qu’il est bien fichu vu comme ça, mais je ne suis pas non plus une dingue prête à lui sauter dessus. Je n’oublis pas qui j’ai en face de moi, même si ce serait hypocrite de dire qu’il n’est pas plaisant à regarder. S’il n’était pas aussi dingue, il focaliserait - à lui seul - tout ce que je recherche chez un mec. Mais, il est malheureusement complètement taré.

Sa tête, au moment où il a compris ce que je disais, valait tout l’or du monde. Restant sérieuse, mes bras se croisaient de façon naturelle sur mon buste, le regardant me demander s’il avait bien compris ce que je venais de lui dire.

« Si c’est pour que tu débarque n’importe quand, ruinant ma vie sociale au passage, il faut bien que j’en tire un léger bénéfice de mon côté. »

Je n’avais pas imaginé que ça le ferait autant rire, ça c’est certain. Et, de plus, je dissimulais très mal un petit sourire qui naquit au coin de mes lèvres, en le voyant se bidonner comme ça. Quel grand nigaud celui-là, mais au moins le côté effrayant du personnage venait de disparaitre. Et je me maudissais d’avoir créée cette situation, qui venait même de le rendre presque attachant d’un coup. Par Merlin, j’aurais mieux faite de me taire. Enfin attachant, c’est vite dite… ou tout du moins, durant le temps de son fou-rire.

Je le laissais faire, jusqu’à ce qu’il reprenne en parlant de notre première et unique fois ensemble.

« Oh arrêtes, je ne m’en souviens même pas…. Tout ce que je sais, c’est que tu m’as mis enceinte et que tu m’as mordu… »

C’était la réalité en plus, je n’en ai gardé aucun souvenir, en-dehors de la trace de sa dentition pendant quelques jours - même semaine je crois -, puisque ce dingue m’avait mordu. D’ailleurs par sa faute, j’ai un petit soucis au niveau de la cuisson de la viande, à présent.

J’attendais qu’il finisse par reprendre ses esprits. Pendant ce temps, je tentais de rester aussi sérieuse que je le pouvais, même si c’était bien difficile. Mon but n’est pas de le garder à la maison, mais de le diriger vers la sortie. C’est certainement le plus sage et ma conscience me crie de tout faire pour qu’il parte. C’est le reste qui ne suit pas. Pourtant, en dehors d’un fils, nous n’avons strictement rien en commun.

Je le suivais du regard quand il s’approcha de moi, pour me tapoter l’épaule. Regard plaqué sur ses lèvres lorsqu’il parla - et pas pour y gouter mais pour comprendre ce qu’il disait -, cette fois, je ne pouvais pas m’empêcher de réellement sourire.

« Tant mieux, je n’aime pas qu’on me touche… Mais si tu veux crier au viol, tu ne seras pas crédible. Regarde ton gabarit à côté de moi… »

Je le regardais partir vers la sortie de la pièce, lui emboitant le pas pour m’assurer qu’il quittait bien les lieux.

« Tu vois, c’est de ce déhanché là que je parlais. Mais évidemment, il ne trouva rien de mieux que de cacher son derrière avec ses mains. Mais t’as pas le droit. »

C’est que je venais de lui découvrir un petit côté taquin, comme celui que je possède. Ce n’était pas fait pour me plaire psychologique, de nous trouver des points en commun. Il pourrait finir par m’intéresser de trop. Je tentais de repenser à tout le mal qu’il avait fait et que la Gazette du Sorcier avait relégué, pour éviter de le trouver trop sympathique.

Puis, je descendais l’escalier derrière lui. Pas juste derrière, parce que je ne veux pas qu’il m’écrase s’il venait par tomber, mais quelques marches plus haut. Mon regard glissa jusqu’à la porte d’entrée, pas bien loin en bas et je me mordillais la lèvre en me demandant s’il allait ou non s’en aller.

« La sortie c’est en bas à droite Fenrir. A droite, pas à gauche. »

Lançais-je le plus naturellement du monde, quand à mon tour j’arrivais au rez-de-chaussée de ma maison. D’ailleurs, je pensais à quelque chose que j’avais oublié de lui souligner et qu’il serait bon qu’il sache.

« J’y pense, j’ai oublié de te préciser quelques petites choses. Gregory t’adore, c’est un fait. Il pourrait sûrement te pardonner les coups de l’autre fois. Mais il te vénère autant qu’il est possessif…. Et tant que j’y suis, tu as quinze ans de pension en retard. J’espère que t’as un bon boulot…. »

Ce n’est pas vrai, je ne vais pas lui réclamer une pension, mais faut bien que je continue à l’emmerder un peu. Par contre, pour ce qui est de la possessivité de Gregory, ce n’est pas une blague. Mais Fenrir l’apprendra sûrement à ses dépends. C’est aussi pour cette raison que j’ai accepté ses conditions aussi facilement. Je sais que ça ne durera pas. Le père Greyback finira par faire une connerie qui le grillera définitivement aux yeux de notre garçon. Mais au moins, je l’aurais prévenu.

Je passais à côté de lui, pour le contourner et ouvrir la porte. Me mettant de côté, je lui fais un petit signe du bras, lui présentant la sortie.

« Tu as eu ce que tu voulais, je ne te retiens donc pas. Et ça ne sert à rien que tu revienne en l’absence de Gregory, tu sais déjà tout ce qu’il y a à savoir. Puis ça ferait parler les voisins, dont la commère du coin, qui doit être derrière ses fenêtres avec sa paire de jumelle. »

Il a été clair, tout ce qu’il l’intéresse c’est Gregory. Nous deux, on se croisera sûrement de temps en temps, mais rien d’autre. Alors je n’ai pas envie de copiner avec lui, ce serait me faire du mal pour rien.
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Fenrir Greyback
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Jeu 10 Nov - 17:32
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Ven 11 Nov - 14:24
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Fenrir Greyback

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Ne pas me souvenir de ma nuit avec Fenrir, avait toujours été à mon avantage. Les gens à connaitre l’identité du père de Gregory, étaient peu nombreux. Mais quand ceux qui le savaient, me demandaient s’il m’avait forcé, ou s’il s’était montré brutal ou encore quand ils tiraient la grimace, ma défense c’était : je me souviens de rien, j’étais ivre. Jusque-là ça m’arrangeait bien parce qu’après cet épisode étrange de ma vie, je n’avais pas pris la peine de réellement m’intéresser à son cas. Bien sûr, dans l’ensemble, je savais à quoi il ressemblait, mais pour moi, il était à ranger dans la case « monstres à éviter à tout prix ». C’était plus facile que de se dire qu’il avait eu un rôle dans la procréation de mon enfant.

Mais ce soir, en le trouvant chez moi, j’ai réellement eu un choc. Déjà, j’ai eu le temps de me rendre compte de qui il était, enfin en ma compagnie. J’ai regardé alors plus en détail le bonhomme et j’étais pressée que sa visite prenne fin. Pas qu’il me faisait peur outre mesure et pas non plus parce qu’il était désagréable. Mais juste parce qu’il me convenait et que je ne pouvais décemment pas ressentir ce genre de trucs pour quelqu’un aussi dangereux que lui.

J’étais soulagée en le voyant prendre le chemin de la porte, même si je lui servais encore quelques paroles. Un petit sourire glissait furtivement sur mes lèvres face à sa réponse. S’il avait une tête à payer la pension pour un gamin ? Non, tout comme il n’a pas une tête à avoir un boulot. J’en venais même à me demander comment il parvenait à vivre. Rien que le blouson qu’il portait, devait valoir un bras. Et entre nous, son gabarit est exceptionnel, je doute qu’il trouve ses fringues dans les penderies de ses victimes. C’est forcément un Mangemort blindé de tunes qui lui fait la charité. Une telle pensée ne devrait pas être prononcée, sous risque de le vexer et qu’il décide de rester pour me punir. Punition…quoique…

Me retrouvant près de la porte, je ne m’étonnais même pas de sa réponse quand je lui dis de ne plus revenir en l’absence de Gregory. Il fallait bien qu’il se défende évidemment, à quoi je m’étais vraiment attendue. Dans un premier temps, j’avais haussé les sourcils de surprise en l’écoutant, avant d’esquiver un petit sourire en coin.

« Je vais donc devoir déménager maintenant. »

Ce n’était évidemment pas la première chose que je ferais. A quoi bon, il doit probablement savoir où je bosse en plus. Et puis, ce n’était pas comme s’il était si désagréable que ça… Au moment où je pensais à ça justement, je remarquais qu’il me regardais bizarrement. Et cette fois, je n’ai pas eu le temps de sortir la moindre des bêtises, qu’il m’attira d’un coup vers lui. Je m’écrasais totalement contre sa petite personne, ne pouvant esquiver son baiser sauvage. On ne peut pas non plus dire que je tentais de me débattre, même si j’étouffais un gémissement de douleur contre ses lèvres, quand il me plaqua contre l’embrasure de la porte. Bien contre mon gré, mon rythme cardiaque s’était emballé et Fenrir avec sa main contre ma gorge, devait bien l’avoir senti. Je ne pouvais même pas feindre de ne pas apprécier ce moment, s’était au-dessus de mes forces, bien que j’ai eu la crainte qu’il me morde à nouveau.

Comme si ça ne suffisait pas, il me plaquait directement contre lui, sa main devenant même baladeuse. Il m’était devenue difficile de cacher l’effet qu’il me faisait et puis d’un coup plus rien. Je rouvrais lentement les yeux, totalement frustrée, que déjà je voyais son sourire moqueur, avant qu’il ne sorte enfin. Il m’avait bien cloué le bec cette fois. J’étais incapable de dire quoi que ce soit, ni même faire le moindre geste, en dehors de laisser la porte se refermer. Dos à celle-ci, je devais bien admettre qu’il venait de remporter la partie. Je me mordillais la lèvre, avant de glisser un doigt dessus, laissant un petit sourire satisfait s’installer enfin. Puis, je finis par me décoller de l’entrée pour reprendre le chemin de la cuisine.
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