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Fight Fire With Fire

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Ragnar Greyback
Professeur de Sortilèges et Directeur de Serdaigle
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Mer 14 Sep - 9:12

Fight Fire With Fire
Au début tout est pur, tout est motivant. Ensuite, les erreurs commencent, les compromis. Nous créons nos propres démons. ••• La retraite n’aura été que de courte durée, mais Ragnar Greyback n’est pas fait pour rester inactif trop longtemps. Il est bien trop nerveux pour rester sagement chez lui à ne rien faire. Il finirait de toute manière par s’ennuyer, tourner en rond, devenir aigri. Et la retraite veut dire également l’âge de la vieillesse, ce qu’il aurait franchement du mal à accepter. Si le Doyen de l’Université Magique de Londres s’est permis de proposer sa candidature, au poste fraichement libéré à Poudlard, c’est parce qu’avec le temps, il a compris à qui il avait à faire. Et Ragnar ne s’est pas trop fait prier non plus pour se contraindre à cette longue liste de rendez-vous. Même s’il a laissé le Doyen lui courir après pendant quelques jours, sa décision était déjà prise. Se faire ainsi supplier, flatte quand même pas mal son égo faut avouer, c’est gratifiant.

Il était arrivé à Poudlard la veille de la dernière rentrée de l’année scolaire. Mi-Avril, le temps n’était pas trop merdique, même en Ecosse. Ce coin du monde où il flotte presque toujours. Il avait fuit cet endroit, pas vraiment à cause de l’humidité, mais parce que le château lui rappelait bien des mauvais souvenirs, tout comme le restant du pays. C’était là qu’il avait failli à son devoir bien des années plus tôt et qu’il s’en tenait toujours pour responsable.

Hikkins l’avait présenté avant le dîner de la veille, quand tous les enfants étaient de retour. L’évocation de son nom de famille avait fait mouche du côté des élèves, mais aussi des adultes, c’était prévisible. Il n’en était pas ébranlé pour autant, tout comme le vécu de la petite idiote qui occupait le poste quelques temps avant lui ne l’a pas non plus choqué. Dans la vie, il y a ceux qui s’imposent et ceux qui se laissent bouffer. Lui, il est de la première catégorie et il va le prouver au moindre écart de conduite durant ses cours. Il n’est pas venu à Poudlard pour se faire des amis. Les raisons sont certes multiples, mais elles lui appartiennent toutes. Cependant, en arrivant dans l’école où il a lui-même étudié lorsqu’il n’était qu’un jeune adolescent, il a imposé de ne pas se récupérer l’appartement qu’occupait Todd avant lui. Cette gourde vicieuse et imprudente doit avoir apporté sa touche de dévergondée à l’endroit. Et l’établissement démuni d’un Professeur de Sortilèges depuis quelques temps déjà, Greyback était en position de force pour négocier et il obtenait tout ce qu’il avait demandé. Opportuniste diriez-vous.

Le lendemain matin seulement, il prit connaissance de son emploi du temps. Un coup d’oeil d’à peine quelques millièmes de seconde au papier qui lui avait été donné la veille, que déjà ça l’emmerdait. S’il ne se trompait pas, ses premières heures de la matinée étaient libres, seul bon point. De quoi lui laisser le temps de prendre un petit déjeuner correct dans la Grande Salle.

Anti-tenues-ridicules-de-sorcier, il était simplement habillé d’un tee-shirt à manches courtes et d’un jean, accompagnés d’une paire de baskets, lorsqu’il quitta son appartement. Hikkins s’en accommodera, il refuse de porter des capes totalement stupides et moches. Et ce n’est pas à son âge que quelqu’un viendra lui dire comment s’habiller. Les deux portes s’ouvraient sur son passage, d’un seul geste du bras, sans même en toucher le bois. Il a prit l’habitude d’utiliser la magie avec ou sans baguette, peu importe. Les regards des personnes présentes se posaient sur lui, qui traversait déjà la salle avec quelques dossiers sous le bras. Il ne s’agissait ni de devoirs, ni de cours, ni rien d’autres de ce genre. Juste des dossiers d’élèves, qu’il avait subtilisé dans le bureau de la Directrice de l’école. Sans tellement faire attention à l’assemblé, Ragnar s’installa à la table des Professeurs, les yeux rivés sur ses dossiers contenant les informations concernant les gamins de la révolte. Comme il s’y attendait, il ne s’agissait que de gosses, mais ce n’était pas sa priorité pour le moment, partant du principe qu’il n’y a qu’en respectant un minimum les gosses, qu’ils vous renvoient l’ascenseur, sans pour autant devenir leur pote. Ce qu’il l’intéressait principalement, c’était le cas des loups-garous. Il connait assez bien son frère pour savoir qu’il ne laisse pas ses petits soldats se balader dans la nature sans tenter de les contacter. Garder à l’oeil tout ce beau monde, c’était remonter la piste jusqu’à Fenrir beaucoup plus facilement. Il ne tient pas vraiment à le revoir, mais voilà quelques temps qu’il a perdu sa trace.

Mais même s’il ne faisait pas tellement attention aux occupants de la Grande Salle, Ragnar sentait que quelqu’un le regardait avec insistance. Lentement, il releva les yeux de son dossier comme si de rien n’était, gardant sa tasse de café à la main. C’était, s’il ne se trompait pas, le petit Funestar qui semblait l’observer. Pour s’assurer de ne pas avoir omis quelques informations le concernant, il changea naturellement de dossier pour reprendre le sien en main. Lycanthrope de naissance et certainement le loup-garou qui donne le plus de mal à l’école. Intéressant. Agé de quinze ans. Encore plus intéressant. C’est un peu prêt à cet âge là que son petit frère a commencé à carrément péter les plombs. Et ne s’étant jamais pardonné de ne pas avoir fait assez pour l’aider, Ragnar a la mauvaise habitude de tenter de venir en aide aux causes désespérées. Plus elles ressemblent à son propre frère, plus il fonce tête baissée, malheureusement.

Sans aucun signe avant coureur, il se contentait de terminer son petit déjeuner, avalant le contenu de sa tasse avant de se lever de table pour la quitter. Il traversa toute la salle pour en sortir et attendre patiemment contre le mur, feuilletant le restant des dossiers. Ainsi, le nouveau Directeur de la Maison Serdaigle donnait l’impression de ne pas prêter d’attention aux gamins qui sortaient à leur tour, sauf lorsque le blondinet finit par apparaitre dans l’encadrement de la porte. Greyback se décolla du mur en fermant son dossier, amorçant déjà quelques pas vers l’escalier pour arriver à la hauteur de l’élève de Serpentard.

« Ah Gregory, t’as une seconde… Je n’attend pas de réponse, ce n’est pas une question. Suis-moi, je t’excuserai auprès de ton Professeur de… de quoi déjà ? »

Si sa tenue vestimentaire peut prêter à discussion pour un enseignant, sa façon de parler également. Il n’a pas l’intention de vouvoyer ses élèves, il aurait facilement l’âge d’être leur père.
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Gregory Funestar
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Lun 19 Sep - 17:43

Ragnar
Greyback

Gregory
Funestar

Fight fire with fire
Est-ce que je deviens totalement timbré ? C’était un peu la question que je m’étais posé lors du repas de retour des vacances d’Avril. Mon audition devait me jouer des tours. Sans doute que ma mère m’avait refilé ce léger problème ou bien, les coups que je me suis mangé m’ont amoché plus que je ne l’aurais cru. Je suspecte grandement les deux catapultages que j’ai subi ou la patate dans la tronche. Allez donc savoir. Mais, il faut croire que se prendre Greyback dans la gueule, ça fait des dégâts. Toutes ces questions, parce qu’un nouveau Professeur venait d’arriver à Poulard. Il faut bien remplacer l’autre débile de Todd, tout ce que j’espérais, c’est qu’il ne soit pas de la même trempe qu’elle. Mais Hikkins le présenta en l’appelant Monsieur Greyback, alors là, on ne risquait pas d’avoir une blonde écervelée face à nous, c’est certain. Le moment fut tout de même assez étrange. Il n’y avait plus aucun bruit dans la Grande Salle, en dehors de moi qui recrachais à moitié le contenu de mon verre dans mon assiette. J’ai vite fait mis ça sur l’état de ma mâchoire encore légèrement abimée. Mais j’avoue que si c’était une coïncidence, je ne m’y étais pas attendu du tout à celle-là. Je n’avais rien fait d’autre que d’observer cette personne. Physiquement, il lui ressemblait tant, que je ne pouvais douter qu’il soit de la même famille, mais il n’avait pas pris la parole. Etait-il seulement un loup-garou lui aussi ? Et était-ce seulement une coïncidence ou mon père se trouvait derrière tout ça ? Je dois dire que c’était tellement inattendu, que je m’attendais à tout.

La nuit fut écourtée par toutes mes pensées, si ce n’est les douleurs qui se font plus chiantes quand on tente de dormir. Enfin de ce côté-là, en dehors de la mâchoire qui me faisait encore un peu mal, le reste était rentré dans l’ordre, si ce n’est la couleur autour de mon oeil. Je crois que j’avais fini de faire l’arc-en-ciel, s’en était à présent à un violet foncé assez glauque, mais il n’y avait plus aucune trace de gonflement. Pourtant, ça attirait toujours autant les regards et les questionnements. Peut-être même les critiques, après tout, je ne fais pas l’unanimité à Poudlard, sûrement que certains devaient dire et/ou penser que c’était bien fait pour ma gueule. Enfin, personne n’avait encore osé venir me le dire en face. Tout allait toujours bien de ce côté.

Mais en me levant le matin, en dehors d’un mal de tête typique d’une nuit écourtée, j’avais fini par me trainer pour prendre ma douche et m’habiller. Le premier cours ne m’intéressait pas des masses, il s’agissait des soins aux créatures magiques. Comme si je n’ai que ça à faire que d’aller de si bon matin m’emmerder dans ce cours. Avec notre chance, ça se passera dans la forêt interdite sous une pluie battante.

Comme d’habitude, depuis bientôt deux ans, j’étais escorté jusqu’à la Grande Salle pour l’heure du petit déjeuner, devant lequel je pris l’initiative de trainer. Je ne pouvais pas non plus manger bien vite il faut dire, si j’ouvrais un peu trop la bouche, la douleur s’incrustait aussitôt pour se rappeler à mon bon souvenir. J’avais remarqué l’arrivée de notre nouveau Professeur. Je l’observais de temps en temps, me rendant compte qu’il lui ressemblait plus que je ne l’avais remarqué la veille. C’était déstabilisant. Mais je préférais reporter mon attention sur mon déjeuner, pour qu’il ne remarque pas les coups d’oeil que je jetais parfois dans sa direction.

La moitié de mes camarades de classe étaient déjà partis quand enfin, je me décidais à bouger à mon tour. J’attrapais mon sac, n’enfilant qu’une seule bretelle sur l’épaule, pour m’extraire de la salle, toujours le surveillant au cul. Je m’apprêtais à prendre l’escalier, quand quelqu’un arriva à mes côtés. Justement c’était ce Greyback qui me demandait de le suivre. J’allais prétexter être en retard pour mon cours, mais sûrement qu’il devait lire dans mes pensées, me laissant pas d’autre choix.

« Euh…oui Professeur… Soins aux créatures magiques… Vous pourriez virer mon escorte ? Il est capable de nous suivre jusque dans votre bureau. »


S’il pouvait m’en débarrasser, je pourrais espérer quitter ensuite le bureau de notre nouveau Professeur de Sortilèges de façon discrète et de ne plus être pisté à travers tout le château. Mais en attendant, je me contentais de suivre le nouveau Directeur de la Maison Serdaigle. S’il était venu vers moi, qui suis à Serpentard, c’était sûrement pour une bonne raison. Quelque part, je retrouvais l’espoir de ne pas avoir laissé mon père si indifférent que ça, pour qu’un autre Greyback débarque quelques jours seulement après les faits. C’était probablement un peu trop demandé, j’en suis pleinement conscient.
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Ragnar Greyback
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Jeu 13 Oct - 17:48

Fight Fire With Fire
Au début tout est pur, tout est motivant. Ensuite, les erreurs commencent, les compromis. Nous créons nos propres démons. ••• Ragnar n’a jamais été un élève modèle lorsque lui-même, il arpentait les couloirs de cette école de magie. Il brillait dans ses études, c’est une certitude. Il a toujours eu la chance d’avoir un esprit vif et il se montrait doué dans tout ce qui semblait l’intéresser. Mais en dehors des cours, ce n’était pas un adolescent facile. Constamment en train de contourner le règlement de Poudlard. Il n’était pas rare de le retrouver trainant dans les couloirs après le couvre-feu imposé par la hiérarchie de l’école. Il lui arrivait même de faire les devoirs de son frère, pour que le pauvre Fenrir ait de meilleures notes. Ah oui « le pauvre Fenrir ». Entre eux, c’est toute une histoire. Un amour fraternel qui ne va que dans un sens. Il est vrai que Ragnar aurait fait n’importe quoi pour son petit frère. Il trouvait toujours des excuses au comportement de son cadet. Ce n’était pas de sa faute après tout, il était né à moitié animal. Mettez un loup en cage et il deviendra dingue. Dans ce sens, Poudlard était la cage immense dans laquelle Fenrir avait été enfermé. Le premier né des Greyback ne changera jamais son opinion sur son petit frère. Il a même une explication concernant l’attaque contre sa propre fille. De la jalousie, purement et simplement. Il est certain que son frère était jaloux que Ragnar s’occupe d’un autre être que lui. Et quelque part, même s’il lui en a énormément voulu, il reste persuadé que Fenrir est incapable de montrer ses sentiments positifs autrement que de façon brusque. Certains disent que la jalousie est une preuve d’amour et l’aîné des deux frangins Greyback, s’accroche à cette idée, pour voir une once d’humanité dans le coeur de son cadet. Mais la vérité est peut-être toute autre.

La main glissant lentement le long de la rampe, il montait une à une les marches de l’escalier, tournant parfois la tête vers Gregory qui reprenait la parole. De froncement de sourcils en soupire, l’homme s’était arrêté pour regarder le surveillant qui suivait effectivement le jeune Serpentard.

« Vas donc faire un tour ailleurs. »

Même si son ton n’était pas agressif, il n’en restait pas moins qu’il s’agissait d’un ordre. Et Ragnar a de la bouteille, il sait comment se faire obéir. Le Surveillant s’arrêta de marcher, les regardant grimper un peu plus haut, avant de faire demi-tour pour repartir vers la Grande Salle. Une bien sage décision. Quant au Directeur de la Maison Serdaigle, il continuait d’avancer en compagnie de son neveu, sans pour autant être conscient de ce dernier petit détail.

« Les soins aux créatures magiques quelle plaie. Je n’ai jamais aimé ce cours, surtout quand il avait lieu dehors en plein coeur de l’hiver. A chaque fois, je m’attrapais une crève carabinée. »

Et la grimace de dégout, qu’il avait affiché en prononçant ces paroles, ne le contredirait sûrement pas. Pour que le petit se confie à lui, Ragnar devait se montrer plus sympathique que d’habitude. Ce qui ne serait pas simple, puisqu’il est généralement plus vaniteux et arrogant que les trois quarts des gens normalement constitués.

« Tu as eu un petit accident à ce que je vois. Tu t’es sans doute mangé une porte… une porte bien costaud et bien féroce. »

La porte c’est l’excuse qu’il est coutume de donner, lorsque les gens ne veulent pas avouer qu’ils se sont fait démolir le portrait. Mais le Professeur de Sortilèges montrait là qu’il n’était pas le dernier des idiots -son ex femme dirait sûrement que parfois il en est même le premier- et qu’il se doutait vaguement de ce qu’il s’était passé pour le jeune homme. Ce n’était pas difficile à comprendre en même temps et ceux qui ne disaient rien, n’en pensaient sûrement pas moins.

Que soit ! Ragnar respirait à fond dans son coin et le plus discrètement possible. Les escaliers auront sa peau. Déjà du temps où il était élève, à plusieurs reprises, il s’était imaginé en train de crever durant l’ascension de la Tour de Serdaigle. Alors là, avec la cinquantaine, il a beau être en forme, il commence à en avait plein le cul de monter et descendre sans arrêt. A quand le service à domicile pour les Professeurs, avec les Elfes qui viennent livrer les repas dans leurs appartements ou bureaux, au pire ? Parce qu’un jour, Ragnar va vraiment se retrouver au milieu du château, en train de suffoquer comme un con, à la limite du malaise. Ou il fera une crise cardiaque, au choix. Le seul bon côté de la chose, c’est qu’il peut se gaver autant qu’il le veut dans le bureau d’Ardal, avec les escaliers qu’il se tape plusieurs fois par jour, il ne risque pas de prendre un seul gramme de graisse. Et au moins, il garde ses fesses et ses cuisses en béton. Ne sait-on jamais, qu’il puisse rencontrer une charmante collègue désireuse de passer un bon moment entre adultes consentants.

Arrivé au niveau de l’étage du dessus, si le Professeur Greyback s’arrêta un moment, pour se tourner et se mettre dos à la rampe, c’était plus pour se reposer que pour papoter. Même s’il donnait l’air d’être en parfaite santé.

« Je vais t’épargner de monter jusqu’à mon bureau. »

Il va surtout se l’épargner à lui-même.
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Gregory Funestar
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Lun 31 Oct - 13:12

Ragnar
Greyback

Gregory
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Fight fire with fire
Cette rentrée était étonnante. De surprise en surprise et je me retrouvais toujours perdu, à ne plus savoir en quoi croire. Etrangement, ça ne semblait pas vouloir aller en s’améliorant, puisque l’arrivée du Professeur Greyback, me perdait davantage encore. Simple coïncidence ? C’était, semblerait-il le cas, non ? Pourtant, ce qui est certain, c’est que lorsque son nom a été prononcé par Hikkins, il ne s’est pas défendu d’être de la famille du Loup-Garou des Mangemorts. Il n’a même rien dit du tout. Et la ressemblance entre eux, est plus que frappante. D’autant plus qu’ils ont sûrement, à quelques années près, le même âge. Pour moi, c’était purement et simplement son frère. Ou bien, je tentais vainement de m’en convaincre.

Il y a encore quelques temps de ça, je n’étais pas vraiment gâté niveau famille. En dehors de ma mère, je veux dire. Parce qu’elle a toujours été géniale avec moi, malgré toutes les conneries que je peux faire. Mais sinon, je n’ai ni frère, ni soeur et mes grands-parents me détestent. Mon grand-père n’hésite pas à me le faire comprendre. Alors d’un coup, je me retrouvais avec un père, qui doit me haïr seulement parce que j’existe et maintenant, le Professeur Greyback, qui se trouve être, à tous les coups, mon oncle. Quelque part, je gardais l’espoir qu’il m’apporte une bonne nouvelle concernant son frère et je le suivais dans ce but.

Déjà, nous avions un point en commun, détestant tous les deux les soins aux créatures magiques. Mais je tiquais sur une de ses paroles, tournant la tête dans sa direction, tout en continuant de gravir les nombreuses marches de Poudlard.

« J’ai la chance d’être un loup-garou, je tombe rarement malade… Vous n’en êtes pas un comme mon… comme votre frère ? »

Si je me mets à faire des lapsus plus que révélateurs, ça va vraiment pas le faire. Heureusement que c’était devant cet homme, bien qu’intérieurement, dans le fond, ça ne me dérangerait pas que tout le monde soit au courant. Pour moi, à mes yeux, c’est une fierté que d’avoir Fenrir Greyback pour père. Même plus que ça encore.

« Vous viendriez avec moi, pour dire à la Prof des soins aux créatures magiques, à quel point son cours est une blague ? C’est le genre de trucs qui devraient être en option. Je n’ai pas l’intention d’avoir un animal un jour. Si c’est pour prendre le risque de m’y attacher et de l’étriper à la première pleine lune, c’est pas la peine. »

Je n’avais pas loupé sa grimace de dégout quand il parlait du cours. Ce qui avait fait naître un petit sourire en coin, sur mes lèvres. Grimpant encore, le silence manqua de peu de s’installer, que le nouveau Professeur de Sortilèges reprenait déjà la parole. Bien sûr, tout le monde a remarqué l’état dans lequel je me trouve en ce moment, même si peu de personnes m’ont posé la question. Il faut dire que si la mâchoire peut passer inaperçue, parce qu’elle commence déjà à aller mieux, l’oeil c’est autre chose. Il passe par des couleurs bizarres, dont je ne soupçonnais même pas l’existence, et le gonflement est toujours encore perceptible.

« Oui…une porte, c’est ça…. Mais ce n’était pas de sa faute à…cette porte. Je l’ai sans doute mérité. Et puis, elle a fini par arrêter ensuite…la porte en question. »

Bon, nous ne sommes pas cons tous les deux. La porte, c’est l’excuse que tout le monde balance. Je le sais et visiblement, il le sait aussi. Sans doute, qu’il avait même deviné qui se trouvait derrière les coups. Mais, dans le fond, je disais vrai. Ce n’était pas de sa faute à mon père, je n’avais qu’à pas me trouver-là. Et il a fini par arrêter, quand je lui ai dis que j’étais son fils. Il y a sans doute un petit espoir qu’il finisse par se manifester et qu’il finisse par m’apprécier, même juste un petit peu ?

Tout en grimpant, je ne me rendais pas compte que mon enseignant ne tenait pas le rythme. Quand on est élève à Poudlard, on a pas le choix que de prendre l’habitude des escaliers. Pire encore pour les Loups-Garous de Serpentard. On passe notre temps entre notre Salle Commune dans les cachots et la Tour des Lycans. D’ailleurs, il me stoppa dans mon élan, m’arrêtant sur la marche au-dessus de celle où il se trouvait.

« Moi ça va bien. »

Je n’avais laissé échapper aucun signe de fatigue à ma connaissance, alors la surprise devait se lire sur mon visage, jusqu’à ce que mon regard se pose sur le sien.

« …ah…oui, pour m’épargner, que c’est gentil... »

Je souriais bêtement, comprenant qu’il voulait surtout se l’épargner à lui-même. Mais il avait fait l’effort de venir me parler, je n’allais pas me moquer de lui, ça se fait pas. Enfin, me connaissant, j’allais avoir beaucoup de mal à me retenir de le faire, rien qu’un petit peu.

« Mais…vous êtes sûr que ça va vous ? Vous ne voulez pas aller à l’Infirmerie ? Parce que si vous crevez-là, Hikkins va me virer en me mettant votre mort sur le dos. »

Ok, il n’a pas l’air au bord de la crise cardiaque non plus, mais il semble vouloir tenter de cacher qu’il est essouffler.
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Ragnar Greyback
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Dim 6 Nov - 18:38

Fight Fire With Fire
Au début tout est pur, tout est motivant. Ensuite, les erreurs commencent, les compromis. Nous créons nos propres démons. ••• Ragnar est un mec calculateur, observateur et ayant appris à profiter du moindre des détails, pour en faire son avantage. C’est ce qui lui a toujours réussi en partie. Cela et son côté touche-à-tout. Alors, il est évident que les propos de Gregory n’était pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Que sa condition de loup-garou lui permette de ne pas tomber malade, ce n’était pas une nouvelle. Ragnar est au courant de ça, mais ce qui l’étonnait aussitôt, c’est que le gamin parle de Fenrir et que le petit mot « mon » lui ait échappé. Serait-il possible que l’aîné des frères Greyback se trouve face à une partie de son sang ? L’idée venait de lui effleurer l’esprit et si la question lui en brulait pratiquement les lèvres, il ne pouvait pas se permettre de la poser maintenant. Si généralement, il y va franco, là il fait face à un adolescent qui pourrait se fermer aussi vite qu’une huitre se sentant menacée. Le Directeur de la Maison Serdaigle décida donc, de faire comme s’il n’avait pas rebondi là-dessus, pour mieux s’en servir par la suite.

« Non, je n’ai pas hérité du gène. Seul Fenrir l’a eu. »

Il n’était pas arrivé depuis bien longtemps à Poudlard, en tant qu’enseignant, mais il n’avait pas démenti son lien avec le redoutable loup-garou. Pourquoi s’en cacherait-il ? Son frère n’est pas lui, ils peuvent bien avoir le même nom sans pour autant penser et faire les mêmes choses.

Sa tactique semblait porter ses fruits étant donné que le Serpentard commençait à relancer la conversation. Sa question n’était pas dénuée de sens et elle amusait même le Professeur, qui ne pouvait s’empêcher de sourire à cette idée. Lui qui vient de débarquer, il se voit bien ramener un gamin en cours pour dire à la Prof que ce qu’elle enseigne ne sert à rien. Il se voit si bien le faire, qu’il serait capable de le faire. La modestie ne l’a jamais étouffé, tout comme les bonnes manières. Et arrogant comme il est, il en aurait parfaitement le culot nécessaire.

« Tu es en quelle année ? Cinquième c’est ça ? Si mes souvenirs sont bons, après les BUSE, cette matière ne devient qu’optionnelle, comme beaucoup d’autres. Rogue ne vous en a pas encore parlé ? »

Avec toutes les conneries que les élèves de Serpentard semblent faire, il n’est pas étonnant que leur Directeur de Maison n’ait pas encore discuté de ça avec eux. Il doit déjà tout faire pour régler le plus urgent, dans l’espoir de ne pas voir tous ses élèves se faire renvoyer les uns après les autres.

En parlant de choses urgentes, la curiosité de Ragnar venait d’être assouvie en partie. Gregory confirmait l’histoire de la porte, tout en lui faisant comprendre que c’était peut-être de sa faute au final. Ah! Mais qu’est-ce que ça peut l’agacer ça. Les enfants victimes de mauvais traitements s’imaginent toujours que c’est de leur faute. Et ça puait le coup de poing paternel à plein nez tout ça. Bref, il préféra ne pas répondre continuant de grimper les marches, avant de finir par s’arrêter pour éviter au petit de grimper plus haut. Bon aussi et surtout pour se l’éviter à lui-même.

Il scrutait le Serpentard du regard. Ce gosse avait quelque chose d’intriguant, mais Ragnar ne saurait encore dire quoi. Il le regardait sans insistance, pour ne pas lui faire peur non plus et se contentait d’esquisser un sourire en coin lorsqu’il se montra ironique. Mais le restant de ses paroles aurait sûrement eu pour effet d’en vexer plus d’un. Sauf que Ragnar n’est pas de ceux-là. Il a quand même grandi avec l’autre nigaud de Fenrir, qui ne manquait jamais une seule occasion de lui casser les noix.

« De nous deux, celui qui a le plus besoin de soin, il me semble que c’est toi. »

Il pencha un peu la tête sur le côté, croisant les bras sur son buste. S’il y avait comme un temps de pause, l’esprit de Ragnar n’était pas au repos. Il réfléchissait et le petit mot « mon » revenait sans cesse dans sa mémoire. Il y avait un truc qui lui échappait, ça il en était certain. Il lui parlait de son frère et pourquoi se tromper à ce moment-là ? Un éclair de lucidité lui traversa pratiquement l’esprit, mais à part froncer les sourcils, il ne voulait pas trop regarder la vérité en face. Cet enfant est pourtant un loup-garou de naissance, il parle de Fenrir en faisant un lapsus énorme, mais Ragnar ne pouvait pas croire que son frère soit l’un de ces lâches qui fracassent la gueule à un gosse. Pourtant, il se décala de la rampe et décroisa les bras, alors que ses yeux ne quittaient pas le bleu autour de l’oeil de son élève. Sans prévenir, il posa sa main sur son front, pour le forcer à mettre la tête en arrière, afin de mieux voir les ecchymoses.

« Mon…tu as dit mon tout à l’heure en parlant de Fenrir. Ton quoi ?… Ton père ? »

Il laissa ses questions en suspend, plantant son regard dans le sien. Pouvait-il seulement se tromper sur les agissements de celui qui avait toujours eu tant d’importance à ses yeux, qu’il remettait tous ceux qui l’insultaient de monstre à leur place ?

« C’est lui qui t’a fait ça ? »

L’idée était douloureuse. Si c’était le cas, il ne l’avait pas vu venir. Jamais, il n’aurait pensé que son frère le détestait au point de lui cacher l’existence du petit.
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Gregory Funestar
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Ven 25 Nov - 15:06

Ragnar
Greyback

Gregory
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Fight fire with fire
Bien que je ne sois pas vraiment attentif d’ordinaire, je me trouvais intrigué par mon nouveau Professeur. Son nom de famille n’était pas innocent à tout ça, mais aussi son physique. Plus je l’entendais parler et plus j’avais l’impression de déjà le connaitre depuis longtemps. C’était assez étrange, mais en même temps, c’était un total inconnu, alors naturellement, je voulais en savoir plus. Jusqu’alors, j’ignorais comment pouvait bien fonctionner la génétique chez les loups-garous. Bien que je le sois de naissance, le peu que je sache sur notre condition, c’est ce qu’il se trouve dans les bouquins. Ma mère n’était pas plus calée que moi sur le sujet, il faut bien le dire. J’étais donc étonné d’apprendre que mon oncle n’avait pas hérité du gène. D’un seul coup, je ne pouvais pas m’empêcher de penser à ma propre situation. Si je n’avais pas été un loup-garou, sans doute que mon père m’aurait tué la dernière fois. S’il m’a laissé une chance, c’est pas parce que je suis son fils et que je possède ce gène.

Je réalisais que j’étais passé à côté de la mort, mais surtout je me rendais compte que mon existence n’avait d’importance que pour ma mère. Pour ne pas me renfermer d’un seul coup et attirer l’attention de mon oncle un peu plus, je relançais la conversation comme je le pouvais. Et comme je le peux, veut dire avec humour, pas toujours très drôle.

« C’est bon à savoir. Non, Rogue ne nous a rien dit là-dessus. Il y a d’autres choses que notre Directeur de Maison aurait dû nous dire ? »

On ne sait jamais, peut-être qu’on allait me dire que je pouvais partir en vacances avant l’heure ou une autre bonne nouvelle du genre. Il ne faut pas désespérer. Mais la conversation partit sur un terrain sinueux. C’est difficile de mentir dans ce genre de situation. Je restais donc sur son histoire de porte, tentant de me faufiler à travers de vagues explications, pour en finir au plus vite. Et je n’ai pas envie de m’attirer la pitié des Professeurs. Je devais me tirer de cette conversation, alors une fois encore j’utilisais l’humour. Le tacle que je venais de faire, me revenait directement en pleine tête.

« Je m’en sors très bien seul, mais merci. »

J’espérais me débarrasser des questions embarrassantes. Je n’aurais rien à dire de toute manière, j’ai l’impression de débarquer d’une autre planète ou de nager à contre courant. Je fixais la marche sur laquelle il se trouvait, cherchant à fuir son regard, pour ne pas avoir à dire des choses que je voudrais cacher. Ce mec a un truc, il parvient à me troubler rien qu’en me regardant dans les yeux, c’est franchement déstabilisant. Alors je ne l’avais pas vu venir et sans avoir le temps de réagir ou de dire quelque chose, je me suis retrouvé avec sa main sur le front, me poussant la tête vers l’arrière pour regarder mon oeil. Bêtement, j’étais incapable de bouger et ce n’était pas les paroles qui suivirent, qui allait m’aider à trouver un truc intelligent à faire. Comment pouvait-il avoir deviné que Fenrir était mon père ? Ma boulette n’était pas passée inaperçue.

« Non….c’est… »

Je n’avais pas le temps de lui répondre, qu’il renchérissait en me demandant si c’était son frère qui m’avait fait ça. Pourquoi le protéger après tout ? Le soir où il m’a éclaté la tronche, mon père m’a bien fait comprendre que je n’étais rien pour lui. Quand je l’ai questionné, il s’est simplement foutu de ma gueule. Le message est passé, je n’ai plus besoin de le protéger. Et là, visiblement, j’avais un oncle qui semblait vouloir se soucier de moi. Je serais vraiment le dernier des idiots de l’envoyer sur les roses. Je bougeais pour me défaire de son emprise, mais pas brusquement non plus. Et je me contentais de rester silencieux en baissant la tête. Je me sentais un peu con de ne pas savoir ce que je pouvais lui dire, alors j’allais tâcher d’improviser.

« Oui…mais il le savait pas. Quand je lui ai dit que j’étais son fils, il a arrêté de me cogner. »

C’était débile de croire qu’il avait été touché par quoi que ce soit. Mon père n’en a rien à foutre de moi, c’est d’une évidence à en crever les yeux. Mais le dire à voix haute était bien plus difficile que de tenter de m’en convaincre intérieurement.

« De toute façon, ça n’a pas d’importance… il ne veut pas de moi dans sa vie. Sans doute que je ne le reverrais jamais ou que la prochaine fois, il me tuera sans me laisser la moindre chance. »

Ce n’est pas génial comme plan d’avenir, je le conçois.
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Ragnar Greyback
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Ven 2 Déc - 18:21

Fight Fire With Fire
Au début tout est pur, tout est motivant. Ensuite, les erreurs commencent, les compromis. Nous créons nos propres démons. ••• Faire du social n’est pas dans les habitudes de Ragnar, mais quelque chose l’attirait chez ce gamin. Non rien de déplacé, n’ayez crainte. C’était un truc qui l’intriguait, quelque chose en lui qui ne pouvait que lui faire penser à un autre loup-garou de naissance. Dommage qu’il ne l’ait pas eu dans ses propres élèves, au moins il lui aurait été plus facile d’échanger avec lui. Mais ce n’était pas perdu pour autant, en informant Gregory qu’un cours devenait optionnel après les BUSE, le petit Serpentard se montrait un peu plus intéressé. Il s’en doutait, c’était d’un naturel chez les adolescents.

« Je crois que le Professeur Rogue a eu bien des choses à régler dernièrement, le forçant à passer quelques petits détails au second plan. »

La première chose que Hikkins lui a dit en arrivant, c’était que les Serpentards risquaient de lui mener la vie dure. Ce n’est pas vraiment ce qui lui fait peur. Il a géré des étudiants et des employés parfois mécontents. Il y en a toujours qui sont mécontents de toute façon. Personne ne fait jamais l’unanimité et Ragnar s’en fiche royalement. Il n’est pas là pour copiner avec les élèves. S’ils sont casse-couilles avec lui, il peut être encore pire avec eux. Donnant-donnant. Il ne se laissera sûrement pas dominer par une bande de gamins, peu importe le nombre qu’ils sont.

Mais le côté officiellement emmerdant de leur conversation tournait sur l’état lamentable de l’adolescent. S’il n’est pas bien compatissant, ce n’est pas pour autant qu’il cautionne ce genre de comportement envers un enfant. C’est lâche de frapper un gosse, tout comme de frapper une femme d’ailleurs. Et le pire, c’est qu’en quelques boulettes du Serpentard, Ragnar découvrait que l’auteur des coups n’était autre que son petit frère.

La défense du gamin était tellement prévisible que Greyback ôta sa main de sa tête et le regarda un moment dans les yeux, avant de se reculer jusqu’à la rampe derrière lui. Il se passa une main dépitée sur le visage, accusant le coup.

« Ne le défends pas. Que tu sois ou non son fils, n’excuse en rien les coups. Je me rend compte qu’il n’a pas pris assez de baffes dans la gueule quand il était petit. Dans le cas contraire, il ne se comporterait pas comme une grosse merde avec un gosse. »

Il faut bien dire que les parents Greyback n’étaient pas assez fermes avec le petit dernier. Le père s’en voulait de lui avoir transmis le gène de lycanthropie et la mère lui pardonnait trop vite ses gestes déplacés. Seul Ragnar avait une emprise sur lui. Et lorsqu’il était présent, Fenrir était un peu moins con. Mais c’est de leur faute. Ce n’est pas donné à tout le monde d’être de bons parents. Il n’y a pas de mode d’emploi collé sur le cul du bébé quand il vient au monde, ni même de piles, ça ne sert à rien de chercher. Etre trop dur c’est mauvais, mais ne pas l’être assez c’est la même chose. Il faut un juste milieu et visiblement, les parents Greyback avaient vraiment tout loupé sur l’éducation de leurs enfants.

Si les paroles de Ragnar étaient sorties ainsi, il resta un moment silencieux aux derniers mots du petit Serpentard. C’était assez difficile de s’imaginer Fenrir tuer son propre gosse. Il n’est quand même pas si mauvais.

Ses mains posées sur la rampe, le Directeur de Serdaigle fixait le petit Gregory. Il ne pensait pas se découvrir de la famille à Poudlard. Il ne pensait même pas son frère capable d’avoir eu un enfant. Point de vue technique, évidemment que si. Fenrir est loin d’être moche, il peut largement être en mesure d’intéresser une femme. Physiquement, il n’y a aucun problème et il n’est pas con, il sait sûrement que sa queue lui sert à autre chose qu’à pisser. Mais psychologiquement, il faut avoir les nerfs bien accrochés pour le supporter ou être totalement amoureuse. C’était peut-être bien le cas de la mère du blondinet.

« Nous avons un point en commun déjà. Il ne veut pas de moi non plus dans sa vie. Et je ne le laisserais pas te tuer, je te donne ma parole. »

Deux écorchés comme eux pourraient trouver à s’entendre. Après tout, ils ne sont pas si différents l’un de l’autre. Visiblement seuls à crever tous les deux. Au moins, ces quelques minutes de répit dans l’escalier, avaient suffi à Ragnar pour se remettre d’aplomb. Un petit geste de la tête vers le haut, pour lui donner le coup d’envoi afin de gravir le reste.

« Viens dans mon bureau, nous serons plus tranquille pour parler. Je ne pensais pas me trouver de la famille en venant ici. Je ne suis pas doué avec les gosses, j’ai fait fuir ma propre fille, alors si jamais t’as besoin de quelque chose, tu viens demander. Lire entre les lignes n’est pas ma spécialité. Je suis également plus doué pour le côté matériel que le côté sentimentale et je suis blindé de tune. »

Il montait les dernières marches menant à l’étage de son bureau. Finalement, il n’était pas mort en route, c’était déjà ça.
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Gregory Funestar
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Mar 6 Déc - 19:02

Ragnar
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Gregory
Funestar

Fight fire with fire
Je relevais les sourcils en l’écoutant reprendre la parole. Il venait tout juste d’arriver que déjà il connaissait une partie de l’histoire. J’imagine qu’on a dépeint tout ça comme étant purement et simplement de la faute des élèves de la Maison Serpentard. Ce qui n’était pas le cas du tout. Mais évidemment, Hikkins nous déteste tellement qu’elle l’a informé des petits problème qu’il y avait eu avec notre Maison. Sa réponse concernant le Professeur Rogue voulait tout dire. Mais je n’en ai rien à faire après tout, nous avions tous les droits de nous défendre contre face de rat. C’est elle qui a cherché la merde en entrant dans notre Salle Commune, sans jamais avoir étudié à Serpentard, brisant une règle ancestrale. Si encore, il s’agissait d’une ancienne élève de cette Maison, ça passerait, mais ce n’était pas le cas. Puis même sans ça, elle se la pétait un peu de trop, fallait bien la faire descendre de son piédestal cette connasse.

« Nos prouesses n’ont pas été vaine. C’est grâce à nous que vous avez le poste maintenant. On vous a rendu service quelque part. »

Je souriais naturellement, en me rappelant de bons moments durant nos expéditions punitives. Lorsque nous avons re-décoré la Grande Salle avec les sous-vêtements de l’autre conne, le matin au petit-déjeuner, c’était plutôt amusant. Il y avait eu un énorme silence à l’arrivée de tous les Professeurs et par chance, la première à entrer dans la salle, c’était cette débile de bâtarde de vélane. Sa tête quand elle a réalisé que ses affaires étaient accrochées partout. Et après les chuchotements des élèves et même des professeurs, il y a eu des fous-rires qui ont fini par la faire partir en chialant. Certainement, qu’elle s’était réfugiée dans le bureau de la vieille. Mais c’est la réalité, sans notre intervention, jamais face de rat n’aurait été renvoyée. Au pire, elle aurait eu une tape sur la main par la vieille et rien de plus.

Je ne m’attendais pas à ce que la conversation dévie sur mon père, tout comme je ne m’attendais pas à ce que son frère soit aussi perspicace. Une simple erreur de parole et bam, il m’avait grillé. Pourtant, il ne me rejetait pas, au contraire, il avait même l’air compatissant face à ce que j’avais vécu. Sa réaction me surprenait tout autant que ses paroles. J’esquissais même un petit sourire sans réellement le vouloir. C’est con mais j’ai tellement de mal à imaginer le grand Fenrir Greyback à l’époque de l’enfance. Mais quoiqu’il en soit, je le rassurais sur le fait que mon père n’en avait strictement rien à foutre de ma gueule. Ce qui semblait l’étonner ou bien je ne m’y connaissais pas.

Je le regardais se reculer et durant un moment qui me parut assez long, je m’étais mis à observer la marche sur laquelle il se tenait, jusqu’à ce qu’il brise de nouveau le silence. Lentement, je relevais la tête pour le regarder. Je ne pensais pas que mon père pouvait repousser son frère. Ils ont l’air si similaires tous les deux, que c’était étonnant. Mais plus surprenant encore, il me promettait de l’empêcher de me tuer, si l’envie lui venait de passer à l’acte.

« Je croyais que c’était pour cette raison que vous étiez là. Qu’est-ce que vous avez fait vous, pour qu’il vous rejette ? »

Quand il bougea, j’entrepris de le suivre dans l’escalier, écoutant tout ce qu’il me disait. Je prenais note mentalement qu’il avait une fille, ce qui rajoutait un membre à ma famille. Mais puisqu’elle l’avait fuit, ça serait pratiquement impossible de la rencontrer un jour. Puis le côté blindé de tune n’était pas sans me déplaire non plus, faut admettre que ça peut toujours servir.

« C’est noté. Je ne suis pas non plus habitué aux trucs de famille cela dit. »

Les dernières marches enfin derrière nous, que nous prenions la direction de son bureau dans lequel j’entrais juste après lui. C’était bizarre, jusque là j’avais toujours pensé que mon père était fils unique. Au moins, ça me faisait un oncle pour qui je finirais peut-être par compter un jour.

J’observais la salle qu’il avait déjà arrangé à son goût, tout en avançant vers le centre de la pièce pour mieux me retourner et lui faire face.

« Comment elle s’appelle votre fille ? »

J’aurais franchement aimé que ça se passe ainsi avec mon père. Qu’il me parle et ne me rejette pas en se foutant constamment de ma gueule. C’était quand même pas compliqué ? Je ne suis pas de si mauvaise compagnie que ça, la preuve sinon mon oncle ne m’aurait pas emmené jusqu’à son bureau pour relancer la conversation.

« Il était comment mon père quand il était petit ? »

J’étais plutôt intéressé d’en savoir plus sur lui, même si sûrement que je ne le reverrais jamais. C’est mon père après tout et je ne parviens pas à le détester, bien que je lui en veuille toutefois énormément. S’il avait été rejeté par ses parents ou tabasser encore, ça expliquerait beaucoup de choses. Pourtant, face aux paroles que le Professeur Greyback avaient eu dans les escaliers, quelques instants plus tôt, il n’en était rien. Il avait même laissé sous-entendre, que leurs parents étaient trop laxistes.
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