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Comme au temps de Poudlard, mon pote !

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Harry J. Potter
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Mer 12 Oct - 20:48
Comme au temps de Poudlard, mon pote !
Seamus Finnigan
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Harry J. Potter








L'ami doit être passé maître dans l'art de deviner et dans l'art de se taire Δ Friedrich Nietzsche

Avril était arrivé, et avec ça, l’arrivée des beaux jours. Harry en profitait le plus possible pour sortir et ne plus rester cloîtrer chez lui à cause du froid. Il y avait longtemps qu’il avait vu un certain camarade de Gryffondor. En effet, Seamus et lui n’avaient pas eu réellement d’occasion de se revoir depuis leur sortie de Poudlard. Il se rappelait encore les soirées dans les dortoirs à discuter tous entre eux, à rigoler. Il se rappelait aussi sa bonne humeur, les parties d’échec version Sorcier, les blagues, les conneries. Vraiment de très bon souvenir était rattaché Seamus, et Dean, son meilleur ami. Aussi, lorsqu’il avait croisé l’Irlandais, il y a peu, sur le Chemin de Traverse, il fut heureux de retrouver son ancien pote de Gryffondor avec qui il s’était toujours bien entendu. Ils avaient discuté succinctement, l’Attrapeur était pressé, mais il lui avait proposé de se donner rendez-vous quelques jours plus tard afin de pouvoir parler plus longuement. Il avait eut du mal à faire concorder leur emplois du temps. Harry avait appris que Seamus était de retour à Poudlard, en tant que Surveillant. Il était donc loin de tout, loin de Londres et il était suffisamment occupé pour ne pas quitter le château tous les quatres matins. Il avait également fallu s’adapter à l’emploi du temps d’Harry, entre ses entraînements, les matchs et l’Ordre. Mais ils avaient trouvé un créneau.

C’est pourquoi Harry se rendit au Starbucks, ce matin-là. Vêtu d’un simple jean, d’un tee-shirt et d’une veste, il avait glissé sa baguette dans la poche droite, spécifiquement agrandie par la magie pour cette utilisation. Il aurait dû quitter l’appartement qu’il partageait avec Nath pour 9h, il était 9h20 quand il passa le pas de la porte. Comme à son habitude, il était encore à la bourre. Manquant d’oublier de verrouiller la porte, il lança un sort pour remédier aux problèmes tout en descendent les escaliers en courant, les cheveux dans tous les sens puisqu’il n’avait pas prit le temps de les coiffer, bien entendu. Il se rendit dans le Centre-Ville au pas de course. Il avait choisit un commerce moldu, endroits qu’il fréquentait de plus en plus. Les commerces Sorcier étaient sympa, mais, en prenant son indépendance, Harry avait appris à découvrir le Londres moldu et les bonnes adresses qui allaient avec. Il avait donc donné rendez-vous à l’Irlandais pour un café. Il pénétra dans l’établissement quinze minutes plus tard, passablement essoufflé mais enthousiaste. Il espérait juste que Seamus ne lui en voudrait pas même si, en sept ans de scolarité à Poudlard, il avait sûrement apprit à connaître ce défaut chez son ami. Il repéra le Surveillant dans un coin, assis à une table dans le fond du commerce, il lui fit signe qu’il prenait sa boisson et qu’il venait ensuite. La serveuse était mignonne, il lui sourit gentiment en commandant un caffé Verona, son préféré. Puis, il se rendit auprès de son ami, qui avait déjà assez attendu.

« Hey Seamus, salut ! Ça fait plaisir de se revoir. Merci de t’être libéré !» le salua-t-il en lui serrant la main, « Excuses, je suis à la bourre. J’ai fais sonner trois fois mon réveil ce matin, impossible de me réveiller ! »

Il ne précisa pas que ce dernier -son réveil- avait finit par se mettre à hurler dans les mêmes proportions qu’une beuglante, le faisant bondir comme un malade, et qu’il avait sûrement réveillé Nath au passage. Son colocataire ne manquerait pas de se venger en faisant le plus de bruit possible lors de sa prochaine soirée, lorsqu’il rentrerait au beau milieu de la nuit. Il en aurait sûrement le droit, en tout cas. Bref, parfois, les objets sorciers étaient étonnants. Ce réveil, lui, avait tendance à se montrer de plus en plus malpoli avec les années surtout depuis qu'Harry ne vivait plus chez ses parents. C'est comme le miroir dans la salle de bain de Godric's Hollow qui n’arrêtaient pas de lui hurler de se coiffer et de rentrer ses chemises dans son pantalon. Ceci expliquant cela, Seamus devait avoir remarqué sa tête mal réveillée et les épis qui parsemaient son crâne. Il déposa sa veste sur le dossier avant de s’asseoir face à lui.

« Tu as déjà commandé ? » simple question rhétorique afin de s’assurer qu’il n’était pas le seul gland avec son gobelet, « Alors, il s’en est passé du temps depuis Poudlard. Qu’est-ce que tu deviens ? Pas trop difficile de bosser pour Hikkins ? »

La dernière fois qu’il avait entendu parler de Seamus, il était hospitalisé à Sainte-Mangouste suite à la Coupe du Monde. C’était sa mère, médicomage à Sainte-Mangouste, qui le lui avait appris. Il n’en savait pas plus car elle avait refusé de dévoiler plus d’informations. Secret médical oblige. Par contre, il savait que cela avait duré longtemps, plusieurs mois, et qu’il était sortie depuis quelques semaines. Ils n’avaient pas eu l’occasion de lui rendre visite, et à vrai dire, il n’était pas sur que son ancien camarade aurait apprécié. Ils n’étaient pas proche à ce point. Harry ne savait pas ce qu’il avait vécu durant la Coupe du Monde pour nécessité une hospitalisation si longue, mais il pouvait aisément faire des suppositions. Lui-même avait été confronté aux mangemorts à plusieurs reprises : la Nuit-Rouge, leur enlèvement avec Ron, les missions de l’Ordre, la Coupe du Monde, etc. Il connaissait les ravages que ces fanatiques pouvaient causer chez quelqu’un. Il s’imaginait le pire même si il était loin de se douter de ce qui lui était arrivé. Il se garda bien d'en parler, en tout cas. Libre à Seamus de dévoiler cette partie de sa vie, ou pas.
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Ven 14 Oct - 17:56
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    La seule raison pour laquelle les gens s’accrochent si fort à leurs souvenirs depuis si longtemps, c’est parce que c’est la seule chose qui ne change pas, même si les gens eux changent ♥



    Seamus hésitait encore. Il n’était pas certain que revoir ses anciens camarades de Poudlard soit une bonne idée. Si Seamus avait accepté de se socialiser de nouveau, c’était en grande partie pour pouvoir laisser imaginer à ses psychiatres qu’il se sentait mieux et quitter l’hôpital. En vérité, il estimait que discuter autour d’un verre était une pure perte de temps. Un temps qu’il aurait pu employer à étudier les derniers livres qu’il s’était procuré sur l’allée des embrumes. C’était d’ailleurs ce jour-là qu’il avait croisé Harry, juste à la sortie de la rue la plus mal famée du Londres sorciers, son bouquin de magie noire sous le bras. Fort heureusement, l’ancien Gryffondor était pressé et n’avait pas remarqué l’étrange lecture de son camarade. Ils avaient à peine échangé trois mots et Harry avait proposé à Seamus qu’ils se retrouvent plus tard, pour boire un verre. Il avait accepté. En partie parce que, sur le moment, l’idée ne lui avait pas paru si mauvaise. En partie aussi parce que c’était le moyen le plus simple de se débarrasser de Harry avant qu’il n’ait le temps de jeter un coup d’œil sur son dernier achat. Plusieurs fois, il avait failli annuler. Ça aurait été simple. Il n’avait qu’à envoyer un hibou à Harry, et lui dire qu’il avait un contre-temps, que Hikkins avait modifié son planning, qu’il était de surveillance cette après-midi-là. Pourtant, il ne l’avait pas fait. Après tout, sortir du château quelques heures ne pouvait pas lui faire de mal. Depuis qu’il était entré à Poudlard, il n’avait presque pas mis le nez dehors, si ce n’est pour voir Dean ou pour faire quelques achats. Il avait un peu l’impression d’être à nouveau enfermé. Certes, il avait une plus grande liberté de mouvement que dans sa chambre d’isolement à Sainte Mangouste, mais être sans cesse dans cette ambiance de tyrannie imposée par Hikkins n’avait pas vraiment des allures de liberté.

    Seamus transplana dans une ruelle de Londres qu’il connaissait bien. Elle était tout le temps déserte ou au pire, fréquentée par quelques toxicos qui planaient tellement que voir un mec apparaitre de nulle part ne leur faisait ni chaud ni froid. Ce jour-là, il n’y avait personne. Seamus rejoignit tranquillement la route principale. Il connaissait plutôt bien le Londres moldu, pour s’y être régulièrement promené avec son père. Il était à peu près sûr de se souvenir de l’endroit où se trouvait le Starbucks. A peu près. Résultat, alors qu’il était partit bien en avance, il entra dans le café avec dix bonnes minutes de retard et après avoir tourné dans toutes les rues alentour. Mais il est une chose agréable avec les retardataires compulsifs, c’est que quelle que soit l’heure à laquelle vous arrivez, ils se débrouillent toujours pour être encore plus en retard que vous. Harry était de ceux-ci et c’est sans réelle surprise que Seamus, balayant la salle du regard, ne le trouva nulle part. Il avait souvent été confronté à ce défaut chez son camarade, du temps de Poudlard. Ainsi, certaines choses n’avaient pas changé. C’était plutôt rassurant à vrai dire.

    Seamus alla s’installer au fond de la salle. Il commanda un café un peu au hasard. N’ayant rien d’intéressant à faire en attendant que son camarade le rejoigne, il se surprit à laisser ses idées vagabonder. Et comme chaque fois qu’il laissait cela se produire, ce furent les images de la coupe du monde qui s’imposèrent à lui. Elles perdaient de leur violence. Au début, elles apparaissaient comme des flashs, l’aveuglant, lui faisant oublier tout ce qui l’entourait, le rendant complètement fou. Désormais, elles se contentaient d’être toujours là, comme un arrière-plan, prêtes à s’imposer lorsque sa concentration flanchait. En revanche, elles n’avaient jamais perdu de leur netteté. Il revoyait tout avec une clarté et une précision terrifiante. Mais fort heureusement, il n’eut pas à attendre trop longtemps. L’entrée de Harry dans le café balaya les souvenirs douloureux, Seamus secoua la tête, comme pour se débarrasser des dernières réminiscences d’un mauvais rêve. Si seulement il n’avait été question que d’un cauchemar. Mais malheureusement, tout était bien trop réel. Harry lui signala qu’il allait passer commande et, quelques minutes plus tard, s’approcha enfin, son café brulant à la main. Seamus lui rendit sa poignée de main et sourit devant les excuses de son ami. Il voulait bien le croire sur parole, vu ses cheveux mal peignés et son visage encore marqués par les stigmates du sommeil.

    « Salut Harry. Ne t’inquiète pas, j’étais pas très en avance non plus, je ne connais pas aussi bien le Londres moldu que je le pensais. »

    Harry s’installa face à lui. Merlin, qu’il était étrange de le voir ainsi calmement attablé. La présence d’Harry renvoya Seamus des années plus tôt. Les souvenirs de leur vie à Poudlard lui revinrent aussitôt, souvenirs d’une vie insouciante et légère.

    « Oui, j’ai commandé, répondit-il à Harry, ça ne devrait pas tarder à arriver d’ailleurs. »

    Et puis, Harry lui demanda ce qu’il devenait, depuis leurs études à Poudlard. Ce qu’il devenait ? Un mec torturé par la culpabilité, un mec qui avait eu la malchance de tomber sur un enfoiré de mangemort, un mec qui avait lancé un doloris sur sa petite amie et failli tuer son meilleur ami. Un ancien patient du service psychiatrique de Sainte Mangouste. Un gars qui allait mieux. Un futur mage noir peut-être.

    « Et bien, tu vois, je suis de retour à Poudlard. A croire que ce bon vieux château me manquait. C’est clair que c’est pas une partie de plaisir, avec cette cinglée aux commandes. Mais bon, ce qu’il y a de bien, en tant que surveillant, c’est que je peux enfin prendre ma revanche sur tous ces sang-purs de Serpentard qui se prennent pour Merlin. C’est assez … jouissif. »

    Il osa un rire. Un rire qui sonnait faux. Ça faisait des mois qu’il n’avait pas eu un vrai rire, un de ceux qui sortent des tripes, qui font monter les larmes aux yeux, qui respirent la joie.

    « Et toi alors ? Toujours chez les Tornades ? Comment se passe la saison ? »

    Autrefois, il aurait été bien plus au fait des derniers rebondissements du monde du Quidditch mais il n’avait pas eu réellement l’occasion de s’y intéresser depuis l’année précédente. Et à vrai dire, le quidditch avait désormais un arrière-goût amer.



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Harry J. Potter
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Sam 5 Nov - 16:54
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L'ami doit être passé maître dans l'art de deviner et dans l'art de se taire Δ Friedrich Nietzsche

Sans savoir pourquoi, plus Harry observait Seamus, plus il lui trouvait quelque chose de changer. C’était comme ce rire qui ne lui ressemblait pas du tout. Pourtant, certaines choses ne changeaient pas. Sa rancœur contre les Serpentards, par exemple. Harry eut un sourire. A une époque, il aurait renchérit plus que jamais à ces mots. Harry avait la rancune tenace, surtout contre Malefoy et tous ses amis. A présent, il avait vécu trop de choses avec certains d’entre eux -Jesse, Pansy et Alice, notamment- pour qu’il puisse réellement faire preuve d’autant de mauvaise foi à leur égard. Il se contenta donc de ricaner en imaginant son ami faire la fête à de petits cons arrogants de chez Serpentard. A cette âge, ils avaient quand même une net tendance à se comporter comme de véritables petits crétins. Heureusement, quand on creusait, on découvrait souvent que tout ça n’était qu’une carapace. Il ricana de nouveau en se faisant la réflexion qu’il était totalement improbable qu’il pense une chose pareil quelques mois auparavant. Harry James Potter devenait tolérant envers les verts-et-argents. C’était drôle et même lui s’en rendait compte.

La conversation tourna vite court à ce sujet. Seamus ne semblait pas vouloir s’étendre. Harry pour sa part, trouva là une parfaite excuse pour changer de sujet. Il ne se voyait pas débattre avec son ancien camarade sur tout ça. Poudlard, les maisons. Tout ça était derrière eux. En tout cas, derrière l’Attrapeur qui avait avancé depuis bien longtemps. Poudlard lui manquait parfois mais il avait tourné la page sitôt la fin de la Nuit-Rouge. Ces heures sanglantes avaient marquées à jamais la fin de ses années de scolarité insouciantes. Une autre vie, plus dure, s’offrait à lui. Et il s’était jeté dedans à corps perdu !
Ils se mirent donc à parler Quidditch. Comme à chaque fois, l’enthousiasme d’Harry fut réveillé à la simple évocation de cette passion qui était maintenant son gagne-pain. Ses yeux se mirent à pétiller tandis qu’il s’empressa de lui répondre. Les deux jeunes hommes avaient cette passion en commun et ils en avaient parlé à de nombreuses reprises durant leurs études. C’était une situation qui lui paraissait familière.

« Oui, pour la deuxième année consécutive. J’ai vraiment de la chance de jouer pour les Tornades. C’est juste un truc de fou ! Je n’aurais jamais pu imaginé ça. Qui l’aurait pu, d’ailleurs ? A Poudlard, c’était avant tout pour le plaisir. Mais quand j’ai envisagé une carrière -j’osais à peine y penser tellement je trouvais ça ridiculement arrogant-, je me suis rendu compte que j’en avais envie. Vraiment envie, tu vois ? Alors, je me suis lancé. Et j’ai été prit ! » il rit légèrement en se souvenant de ses sélections complètement truqué, il avait eut de la chance que Jesse tienne à sa présence, « Enfin bref, depuis c’est juste génial. L’équipe est super. Elle est jeune mais avec des talents de malade. C’est super stimulant même si notre entraîneur est un peu notre Hikkins à nous. Peter est un putain de psychopathe de l’entraînement ! »

Harry ne pouvait pas blairer Peter, humainement parlant. C’était un homme froid, calculateur, profondément méchant et arrogant. Mais c’était un entraîneur de génie. Il savait trouver la faiblesse de ses joueurs et jouer sur leur personnalité intrinsèque pour les faire progresser. Chez Harry, il savait très bien que sa fierté et sa témérité le poussait à se surpasser. Il suffisait juste d’appuyer là où il fallait, avec les mots. Harry détestait ça. Mais c’était plus fort que lui. Il voulait prouver à ce con qu’il valait plus qu’il ne voulait bien le dire. Cela fonctionnait très bien et il avait fait des progrès phénoménal en seulement un an et demi.

« Mais ça paye. A mon arrivée, les Tornades étaient une jeune équipe avec pas mal de nouveaux joueurs. On partait de très loin. On poussé au maximum nos capacités avec notre quatrième place au championnat. Cette année, on vise le podium. C’est ambitieux mais il ne nous laisse pas vraiment le choix. Et puis, il faut avouer que ça donne envie. On se surprend tous à en rêver ! On a remporté pas mal de matchs cette année, sauf celui contre les Harpies où on en a chié, à vrai dire. Notre prochain match est contre les Pie. Je suis super stressé ... » pour cause, il supportait cette équipe depuis toujours, « ... mais j’ai hâte, c’est hallucinant ! Enfin voilà quoi ... »

Il arrêta soudain de parler, conscient qu’il se laissait emporter. Pas sur que son camarade allait aimer le voir se vanter de son emploi de rêve, à tord et à travers. Et puis, la part la plus humble de sa personnalité le ramenait toujours à la réalité dans ce genre de cas. Il exécrait les personnes arrogantes et il ne pouvait ne serait-ce qu’imaginer devenir comme ça. Jamais de la vie ! Sa mère le tuerait. Sans parler de Kaysa qui lui ferait remarquer qu’il avait le melon qui enflait ! Et surtout, il ne pourrait plus se regarder dans un miroir tant il aurait honte. Il fit un sourire d’excuse à son ami :

« Désolé, je recommence. C’est plus fort que moi. »

Seamus comprendrait très bien de quoi il parlait. Il avait déjà l’habitude de s’emporter dans des récits passionnés concernant le Quidditch à Poudlard. Les matchs, les stratégies, les meilleurs équipes du championnat et les équipes nationales. Ils avaient déjà eut ce genre de conversation cent fois. Il prit une gorgée de son café, histoire de reprendre contenance. Puis, il reporta la conversation sur son ami. Il avait réellement envie d’en savoir plus. Ils ne s’étaient pas vu depuis si longtemps !

« Et toi, racontes-moi ! Tu as un projet particulier ? Tu veux te lancer dans l’enseignement pour être revenu à Poudlard ou c’est juste un boulot en attendant de trouver mieux ? » il imaginait mal Seamus en professeur mais à vrai dire, il était mal placé pour faire ce genre de pronostique, « J’essaie de t’imaginer bosser comme surveillant, j’ai du mal ! Pour moi tu resteras toujours Seam’, le Gryffondor qui aimait bien rigoler, faire des conneries et surtout, faire exploser son chaudron en cours de Potion ! »

Il le taquinait en lu rappelant ces pires humiliations en cours avec Rogue. Ils avaient tous les deux passés de sale quart d’heure durant les heures de cours avec le professeur « Chauve-Souris ». Harry en riait parce qu’au final, ça restait de bons souvenirs. Ce qui en soi, était assez drôle aussi, d’ailleurs.
Pourtant, derrière cette attitude décontracté, il y avait un sérieux questionnement. Il se demandait ce que projetait son ami pour son avenir. Qu’était-il advenu de sa relation avec Parvati ? Et Dean ? C’était des questions qui viendraient sûrement après. En attendant, il se comportait comme il l'avait toujours fais. Avec décontraction, pour ne pas se confronter à des conversations trop tendues, trop bizarre. Il imaginait Seamus comme une autorité de Poudlard et il avait du mal à retrouver l’ami qu’il connaissait dans ce choix. Il n’aurait su dire pourquoi, il avait l’impression que le Seamus qu’il avait toujours connu n’aurait jamais choisis cette voie. Pourtant, il savait qu’il n’était pas le meilleur dans le domaine des déductions. Il se faisait surement des films. Parfois, il aurait eut envie de prendre un peu plus de sa mère. Être plus intelligent, plus perspicace et réfléchit. Au lieu de foncer tête baissée sans pouvoir s’en empêcher. Un peu comme Cassy. Il se demandait si cette denière avait remarqué la présence de l’ami de son frère. Avait-elle déjà prit le temps d’étudier le surveillant à l’œuvre, elle qui était si observatrice ? Elle faudrait qu’il lui demande.
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© Gasmask

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Jeu 10 Nov - 17:49
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    La seule raison pour laquelle les gens s’accrochent si fort à leurs souvenirs depuis si longtemps, c’est parce que c’est la seule chose qui ne change pas, même si les gens eux changent ♥



    C’était assez étrange, comme sensation. D’un côté, Seamus avait l’impression que ces discussions futiles n’étaient plus pour lui, qu’il n’était pas vraiment à sa place dans ce bar, que sa vie avait pris un tournant trop sombre désormais pour qu’il s’autorise ce genre de distraction. Et d’un autre côté, il avait l’impression de revenir des mois plus tôt, lorsque sa vie était encore simple, lorsque rien n’était encore venu briser la carapace de bonheur qu’il s’était forgé. L’éternel sentiment d’être à cheval sur deux vies, de n’être plus le gamin insouciant de Poudlard mais pas encore l’homme qu’il deviendrait. Ce sentiment d’être sur un fil, prêt à basculer d’un côté ou de l’autre.

    Parler Quidditch était une excellente idée. Seamus craignait plus que tout les questions un peu trop personnelles que Harry ne tarderait pas à lui poser. Pourquoi Poudlard ? Pourquoi avoir arrêté sa formation à l’université ? Et Parvati ? Et Dean ? Et ses projets ? Il ne voulait répondre à aucune de ces questions et, à vrai dire, ne savait pas vraiment ce qu’il pourrait bien y répondre. Alors, parler Quidditch lui permettait de gagner un temps précieux, de garder cette atmosphère décontractée, de ne pas susciter trop d’interrogations chez son ami. Sans que cela ne soit réellement surprenant, Harry se lança dans une longue tirade sur cette passion qu’il vivait depuis deux ans maintenant. Seamus l’écouta avec attention. Oh bien sûr, entendre le discours enflammé de son ami était assez déstabilisant. Seamus aurait aimé pouvoir lui aussi perler avec autant de passion mais, à vrai dire, il n’avait jamais eu réellement l’occasion de le faire. Même lorsque la coupe du monde n’était pas encore passée par là, il ne s’était jamais passionné pour ce qu’il faisait. Des études de communication magique … Seamus n’avait jamais trouvé de réel intérêt à cette formation. Il enviait ces gens qui, d’une passion d’enfant, parvenaient à en faire un métier. Ces gens qui s’épanouissaient dans le rêve d’une vie. Lui n’avait pas cette chance. Aujourd’hui encore, ce n’était ni une passion, ni une vocation qui le poussait à faire ses choix d’avenir. C’était des préoccupations bien moins avouables et bien moins saines. Pourtant, il était heureux de contempler le bonheur que son ami lui exposait. C’était toujours rassurant, de voir que la terre ne s’était pas arrêtée de tourner pour tout le monde, que certains parvenaient à avancer, comme si de rien n’était. C’était un beau pied de nez à la guerre et au désespoir. Peu importait les évènements, ces gens-là poursuivraient leur rêve jusqu’au bout.

    Seamus avait suivi le championnat, l’année précédente, et particulièrement le parcours des tornades, fier qu’il était de connaitre personnellement l’attrapeur de l’équipe. Il se contenta cependant d’acquiescer silencieusement aux paroles de son ami, lui laissant le loisir de parler. Seamus eu un léger sourire face aux excuses de son ami. Comment lui en vouloir ? Lui qui avait toujours été si passionné de Quidditch avait enfin la chance de réaliser son rêve en jouant à un niveau professionnel. Le rêve de tant de jeunes sorciers … lui l’avait accompli. Personne ne pouvait lui reprocher d’en être fier et heureux. Et puis, Harry avait toujours été ainsi, plein d’entrain dès qu’il s’agissait de Quidditch. Seamus se souvenait des longues heures qu’ils avaient passé à débattre sur leurs équipes favorites, à parier sur les résultats des championnats et à réécrire les match en analysant les techniques de jeu.

    « Non non, au contraire, ça fait du bien d’entendre parler d’autre chose que de Poudlard, des cours, des préoccupations de gamins prépubères et des dernières lubies d’Hikkins. Ça fait plaisir de voir que tu t’épanoui autant, tu le mérite en tout cas, tu es un excellent attrapeur. Je suis sûr que vous l’atteindrez, ce podium ! »

    Mais déjà, Harry estimait qu’il avait suffisamment parlé de lui. Il avait du mal à imaginer Seamus en tant que surveillant. Pas étonnant. Lui-même avait encore du mal à se considérer comme un surveillant. Il fallait dire aussi qu’il ne faisait pas son travail avec un sérieux exemplaire. Il osa un sourire en se rappelant ses déboires en cours de potions. Désormais, il en avait terminé avec les chaudrons qui explosaient. Il s’était canalisé, s’était forcé à devenir meilleur. Ses chaudrons n’explosaient plus et fort heureusement, vu le genre de potions qu’il s’amusait à préparer dedans.

    « Oh non, l’enseignement c’est … pas mon truc. Nan mais sérieusement, tu m’imagines donner cours à une bande de gamins bruyants. Et puis, je ne compte pas rester à Poudlard toute ma vie. Disons que, je faisais des études de communication magique mais j’ai fais ça parce que … je sais pas vraiment pourquoi en fait. C’était plus par défaut surement. En tout cas, je me suis rendu compte que ça ne me plaisait pas. Mais je sais pas vraiment, je me cherche encore tu vois ? Alors en attendant, j’ai décidé de bosser un peu, ça permet d’économiser. Je pense reprendre des études l’an prochain. Peut-être en magie avancée. »

    Pa sûr que Harry l’imagine plus facilement en tant qu’étudiant en magie avancée qu’en tant que surveillant. Il faut dire que le cursus que visait Seamus était réputé comme étant le plus difficile. La pression était telle que beaucoup abandonnaient avant la fin. Seamus, à Poudlard, n’était pas réputé comme étant le plus grand travailleur de l’école. Elève dans la moyenne, il ne brillait pas par ses résultats même s’il arrivait à garder des résultats corrects. Il avait volontairement fait l’impasse sur les six mois passés à Sainte-Mangouste. Harry en avait peut-être entendu parler, c’était même fort probable d’ailleurs. Mais Seamus espérait que son ami ne pose pas trop de question à ce sujet. Comment expliquer une hospitalisation aussi longue ? Seamus pouvait toujours avancer une blessure qui s’était compliquée mais même ainsi … six mois d’enfermement à Sainte Mangouste, cela restait suspect. Désireux de ne pas trop parler de lui et de détourner le sujet au plus vite, Seamus lança la première question qui lui passa par la tête :

    « Et Ron, et Hermione ? Comment vont-ils ? Qu’est-ce qu’ils deviennent tous les deux ? »

    Seamus n’avait pas conscience qu’en mettant sur le tapis leurs anciens camarades de Gryffondor, Harry risquait le lui renvoyer la question à propos de Dean et surtout, de Parvati.




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Harry J. Potter
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Ven 18 Nov - 18:45
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Effectivement, Seamus ne se voyait pas en professeur, de la même façon qu’Harry avait trouvé cette idée bizarre. Visiblement, il n’était pas trop à côté de la plaque concernant son ami. Ça le rassura. Ces mois sans se voir n’avait pas atteint leur amitié. Ça aurait été dommage car Harry aimait beaucoup son ancien camarade et il aurait été triste de s’en être éloigné juste par une séparation prolongée. Il était loin de s’imaginer qu’il ne connaissait sûrement plus aussi bien son ami qu’il le pensait.
Cependant, il le comprenait en écoutant ses explications concernant ses anciennes études à l’Université. A vrai dire, si l’Attrapeur ne s’était pas lancé dans le Quidditch, il n’avait aucune idée de ce qu’il aurait fait. Dans quelles études se lancer ? Après la Nuit-Rouge, il avait été perdu. Comment envisager un avenir dans un Monde entre deux eaux ? Les Mangemorts devaient de reporter une bataille et leur survie avait un arrière goût amer. Comme-ci tout ne faisait que commencer. Comme-ci les Mages Noirs gagnaient de plus en plus de terrain. Pourquoi s’embêter un envisager une future carrière quand on était même pas sur de survivre à tout ça ? Seamus avait du ressentir quelque chose approchant. Pourtant, il semblait avoir réfléchit durant les mois qui suivaient. A présent, il avait cet emploi mais il envisageait des études plus poussées : la Magie Avancé.


« Ouah … Tu vises haut ! » commenta-t-il impressionné, « Ce n’est pas le genre d’études qu’on entreprend parce qu’on ne sait pas quoi faire d’autres … J’imagine que tu y as réfléchit sérieusement »

Bien sur, Harry se faisait aussi la réflexion qu’il fallait aussi avoir le niveau. C’était la branche universitaire la plus complexe et la plus difficile. Et sans vouloir vexer son ami, au temps de Poudlard, il était loin de l’avoir. Il était même plutôt maladroit quand il s’agissait de procédé magique plus poussé. Mais le temps était passé. Il avait affiné ses objectifs et peut-être s’en sentait-il capable. Avec de la volonté, peut-être le pourrait-il ? Son ami ne lui laissa pas le temps d’en parler plus que ça, cependant. Il changea rapidement de sujet pour lui demander des nouvelles des deux mailleurs amis d’Harry. Il eut l’impression que Seamus ne souhaitait pas vraiment parler de lui. Est-ce qu’il ne souhaitait pas justifier son choix ? Lui avait-on fait le même genre de réflexion qu’Harry ? Brusquement, le brun regretta ses mots. Il avait l’impression qu’il avait plus ou moins sous-entendu qu’il n’en serait pas capable. Pourtant, il n’en était rien. Mais honnêtement, il n’avait pu s’empêcher de le penser. Ce n’était pas digne d’un ami et il s’en voulut. Au final, ce n’était pas plus mal qu’il ait changé de sujet. Pourtant, Harry se demanda fugacement si ça n’avait pas plutôt un rapport avec les six mois passés à Sainte-Mangouste. Six mois qu’il avait passé sous silence, d’ailleurs.

Mais bien vite, ses pensées furent accaparées par les questions de son ami. Franchement, il ne savait que répondre à ça. Elles n’avaient rien de question pièges. Le problème c’est que, ni Hermione, ni Ron n’avaient entreprit d’études ou quoi que se soit s’en approchant. Ils s’étaient centrés sur l’Ordre et leur lutte contre Voldemort et sa clique. Ils mettaient, plus ou moins, leur avenir entre parenthèse. Il ne pouvait pas en parler à Seamus pour autant. L’Ordre du Phénix était une organisation secrète, aujourd’hui plus que jamais. Ils se devaient de se protéger car ils avaient repris le flambeau de Dumbledore récemment et encore tant de choses étaient à instaurer. Ils n’étaient pas prêt à subir les attaques des Mangemorts surtout qu’ils étaient tous très jeunes.


« Eh bien … Ils vont bien. Ils … En fait, je crois qu’ils en sont un peu au même point que toi » répondit-il incertain de ce qu’il allait pouvoir dire par la suite.

Seamus avait toujours été quelqu’un de bien. Et Harry en eut de nouveau la preuve devant sa gentillesse dont il faisait preuve en prenant des nouvelles de ses amis. C’était comme ses compliments, tout à l’heure, lorsqu’ils avaient abordés sa carrière. Ils lui étaient allé droit au cœur. Et même si la question le mettait dans l’embarras, il lui en était reconnaissant tout de même. Après tout, ils avaient aussi été de ses amis, à lui aussi. C’était normal après tout. Harry avait tendance à oublier les actes de gentillesse gratuites et spontanées. Il commençait à s’habituer à l’horreur auxquelles il était confronté au quotidien. Ce genre de conversation le rappelait parfois à la vraie vie. Enfin, ce qui devrait être la vraie vie.


« Avec tout ce que s’est passé depuis Poudlard : la Nuit-Rouge, la Coupe du Monde et toutes les attaques des mangemorts et des anarchistes. C’est difficile de se projeter dans le futur et … je pense qu’ils ont du mal à savoir ce qu’ils vont devenir. Un peu comme nous tous, tu crois pas ? » termina-t-il avec un pauvre sourire.

Il espérait qu’il serait satisfait de cette réponse parce qu’au final, il n’avait rien d’autre à dire. Oh bien sur, il pourrait lui raconter qu’Hermione et Ron se tournaient autour et que tout le monde le devinait, sauf eux. Mais ça ne regardait qu’eux justement et même si il avait toujours été curieux, Harry n’avait jamais été une commère avide de potins croustillants. Il respectait l’intimité des autres, et principalement de ses proches. Et puis, ils lui auraient arraché la tête ! Il pourrait aussi lui dire que ses deux amis s’impliquaient dans la lutte contre le Mal, sans trop en dire. Mais c’était s’exposer à trop de question délicates. Même si, au final, Seamus allait sûrement trouver ces explications bien maigre. Hermione qui restait inactive, sans études ? Impossible. Il retint une grimace devant cette pensée. Ok, ça allait être très compliqué.


« Et Dean ? Comment va-t-il ? » finit-il par demander, trouvant là le moyen d’échapper à son dilemme, « Lui aussi, ça fait longtemps que je l’ai vu ! »

Il se trouva très lâche de recourir à cette ruse. Mais au final, il n’avait fait que faire comme son vis-à-vis un peu plus tôt. Et puis, cette question, il en voulait vraiment la réponse. Il aimait bien Dean. C’était un mec sympa. Même si à une époque, il avait eu envie de lui arracher la tête à cause de Ginny. Mais bon, tout ça était du passé, s’entendit-il penser. Et puis, il n’éprouvait finalement rien pour la rousse alors … D’ailleurs, en parlant de ça, il se demandait si Seamus sortait toujours avec Parvati. Se serait sûrement sa prochaine question !
© Gasmask


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