RSS
RSS



 


 :: POUDLARD, ÉCOLE DE SORCELLERIE :: ♣ Poudlard Intérieur :: Les Etages :: 2ème étage :: Bureau du Grand Directeur Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Qui sème le vent...

avatar
PNJ
La plume des scénarios
Nombre de messages : 70
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 8 Nov - 12:48


Qui sème le vent... récolte la tempête

Convocation de Zakaria et Doyle Taylor - Avril 2000



Tout avait failli déraper. Toute cette histoire autour de Mira Todd, la jeune professeur de Sortilèges qui avait fini par être renvoyée, qui s’était mis les Serpentards à dos en faisant l’erreur d’entrer dans leur Salle Commune pour engueuler un élève. L’étincelle qui avait provoqué l’incendie. Il y avait eu des choses graves, comme cette grosse rumeur d’attouchements sur mineurs qui avait circulé même jusqu’en dehors du château. Il y avait tous les cours de Sortilèges séchés par absolument tous les Serpentards, ces araignées lâchées dans le château et aussi les appartements du professeur qui avaient été cambriolés. Tant de choses auxquelles Cornélia Hikkins avait dû faire face, avec un agacement certain. Elle avait convoqué plusieurs Serpentards avant les vacances, un soir après les cours, dans la Grande Salle, pour les sanctionner et tâcher d’identifier les têtes à faire tomber. Les commanditaires. Et en l’occurrence, elle avait aujourd’hui un nom.

Celui de Zakaria Taylor.

Hikkins se fichait bien de Mira Todd. Elle aurait donc pu éviter l’exclusion aux Serpentards, et se contenter de leur retirer une masse de points pour les punir. Les forcer à parler, se dénoncer, avouer la vérité sur les rumeurs, mais au final en rester là. Car Mira Todd n’en valait pas la peine. Sauf que les choses avaient complètement dérapées le soir de la pleine lune d’avril. Et ça, c’était une chose que la Directrice de Poudlard ne pouvait pas laisser passer.

En cette heure matinale, Cornélia Hikkins attendait dans son bureau. Le fameux bureau du Directeur de Poudlard, qui avait appartenu à Albus Dumbledore avant elle. Elle n’avait quasiment touché à rien en terme de décoration, parce qu’elle n’était pas le genre de femme à personnaliser un bureau et encore moins à accrocher de stupides portraits de famille. Mais on sentait malgré tout que la présence en ces lieux n’était plus celle de Dumbledore, mais bel et bien la sienne.

Elle était occupée à rédiger une lettre, à l’aide d’une plume noire élégante, ses fines lunettes sur le nez. De temps en temps, elle relevait légèrement les yeux pour fixer l’aiguille de l’horloge posée sur son bureau. Elle avait toujours été à cheval sur la ponctualité. Elle espérait donc que le père de Zakaria Taylor, qu’elle avait convoqué quelques jours plus tôt par le biais d’une lettre officielle, arriverait pile à l’heure pour prouver que les agissements et l’avenir de son fils représentaient un sérieux intérêt à ses yeux.

Qu’allait-il bien pouvoir dire pour justifier le fait que son fils ait volontairement les loups-garous de l’école une nuit de pleine lune ? Qu’allait-il bien pouvoir trouver pour l’excuser ? Pour expliquer un tel acte ? Cornélia savait très bien que certains adolescents pouvaient se montrer particulièrement inconscients et cruels, mais là… En lâchant des bêtes assoiffées de sang dans une école ou des enfants de tout âge étaient en train de dormir, qu’espérait Zakaria Taylor ? Il espérait peut-être tuer le plus d’élèves possible ? Atteindre un plus haut score que le nombre de victimes de la Nuit Rouge ? Cet élève, qui par ailleurs avait mené ses camarades de Serpentard dans la guerre engagée contre Mira Todd, avait pourtant l’air de tenir à ses camarades verts-et-argents. Il en avait seulement l’air, en fin de compte. Sinon, il n’aurait pas lâché ces loups-garous qui croiseraient forcément le chemin des cachots en tout premier lieu de leur périple sanglant. Mais qu’est-ce qui avait bien lui passer par la tête ?! C’était bien là une question que Cornélia se posait régulièrement depuis plusieurs jours.

Heureusement pour tout le monde, les professeurs Rogue et Greyback (l’ironie…) étaient présents sur les lieux au moment du drame et avaient réussi à stopper les loups pour les enfermer dans leurs cellules respectives. Au final, plus de peur que de mal. Mais c’était une limite sérieusement franchie, un point de non-retour atteint. Si Hikkins avait convoqué Zakaria et son père en ce jour, c’était à la fois pour établir une sanction des plus logiques et aussi pour tenter d’obtenir des explications. Car personne ne peut fermer les yeux sur un tel acte. Et encore moins le Ministère. Même si Zakaria Taylor était renvoyé aujourd’hui, les autorités garderaient un œil sur lui. C’était certain. Elle y veillerait.

Dans le silence qui régnait dans la pièce, on n’entendait que les grattements secs de la plume qui courrait sur le parchemin. Puis des coups frappèrent enfin à la porte du bureau.

« Entrez. »

Cornélia prit le temps d’achever sa phrase, puis de rouler son parchemin, avant de se lever de son fauteuil pour contourner son fauteuil et venir accueillir ses deux invités. Taylor père et fils. Elle serra la main du père, non sans pincer légèrement les lèvres en constatant qu’il avait le visage tuméfié. Allons bon, un père loup-garou et dresseur de dragons qui s’était probablement battu la veille d’une convocation officielle à Poudlard, voilà qui annonçait forcément quelque chose de bon pour la suite n’est-ce pas...

« Cornélia Hikkins, enchantée. Asseyez-vous, je vous en prie. »

Elle désigna les deux chaises disposées devant son bureau, face à elle, avant de prendre place dans son fauteuil. Elle laissa les deux Taylor s’installer, puis croisa les mains sur son bureau. Elle regarda d’abord Zakaria, puis rapporta son attention sur son père.

« Monsieur Taylor, je vous parlais dans ma lettre d’une faute extrêmement grave commise par votre fils. Vous êtes même probablement déjà au courant. La nuit du 8 avril, qui était une nuit de pleine lune, votre fils Zakaria s’est rendu dans les cachots de Poudlard pour libérer les loups garous de l’école qui passent la nuit dans une cellule adaptée. Il a lâché pas moins de cinq élèves lycanthropes, dont son propre frère, Wolfgang. Un acte profondément irréfléchi et cruel, qui aurait pu finir de façon beaucoup plus funeste si les professeurs n’étaient pas intervenus à temps pour contrôler les loups et les empêcher de tuer. Zakaria a été surpris sur les lieux. C’est bien lui qui a commis cet acte insensé. »

Ҫa et d’autres choses, mais ce n’était pas encore le moment d’en parler.

« Je ne sais pas si tu te rends compte que si un élève avait été tué cette nuit-là - un ami peut-être, même ? - tu aurais fini à Azkaban, Zakaria. »

Seulement en janvier lorsqu’il aurait eu 17 ans, bien sûr, mais il serait aujourd’hui enfermé et surveillé dans un centre adapté aux cas de son âge en attendant la date fatidique. Mais peut-être s’en fichait-il ? Peut-être ne ressentait-il rien ? Peut-être n’avait-il tout simplement conscience de rien. Dans tous les cas, c'était extrêmement inquiétant.


Code by Sleepy
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Doyle Taylor
Dresseur de dragons
Âge du personnage : 41 ans
Nombre de messages : 455
Célébrité sur l'avatar : Colin O'Donoghue
Voir le profil de l'utilisateur
Mer 9 Nov - 18:13
Qui sème le ventCORNÉLIA, ZAKARIA & DOYLE Ce nouveau millénaire ne l’épargnait pas, comme si le destin en avait vraiment après lui. Il cumulait les situations merdiques qui manquaient de le laisser sur le carreau, pour finir six pieds sous terre. C’était pratiquement tous les mois qu’une nouvelle merde lui tombait sur le coin de la figure. Embroché par un dragon en Janvier, s’il n’avait pas été un loup-garou, sans doute serait-il déjà mort. Son métabolisme l’a fortement aidé à se remettre sur pieds. Février marquait l’anniversaire de la mort de sa femme. Cette tragédie dont il était en parti responsable, avec l’assassinat de l’amant de cette dernière. Mais le plus difficile à gérer, c’est sans doute le fait que Wolfgang se soit retrouvé au coeur de ce conflit, attaqué également par le loup-garou revanchard, bien décidé à le tuer. Si revanchard le bestiaux, qu’il n’est pas resté bien sagement en Irlande. Il l’a poursuivi jusqu’en Angleterre, avec sa meute, pour lui faire la peau, cela, courant Mars. La survie de Doyle est dût à l’intervention de Fenrir Greyback, qui est parvenu à terrasser les loups-garous adverses, en tuant certains et en mettant les autres en fuite. Et Avril commençait déjà sur les chapeaux de roues également, puisque des Mangemorts n’avaient rien trouvé de mieux que de l’enlever, après lui avoir balancés un sortilège qui lui a bien amoché la gueule. La raison ? C’était encore assez flou pour Doyle. Une connerie qu’Alicia aurait apparemment faite et Fenrir qui a accidentellement mordu le petit Mulciber. Mais à peine libre, qu’il venait d’être convoqué dans le bureau de Cornélia Hikkins. Comptez qu’il reste encore huit mois dans cette année deux mille, pour finir par l’enterrer définitivement.

Il venait de transplaner jusqu’en Ecosse, près du village de Pré-Au-Lard, terminant le chemin à pieds, jusqu’à la grille de Poudlard. Il sait que le château est protégé par bien des sortilèges, empêchant quiconque de s’introduire à l’intérieur, sans s’être présenté au préalable au concierge. Rusard se trouvait derrière la grosse grille, comme s’il avait été informé de la venue du dresseur de dragons. Ce dernier se glissa à l’intérieur, n’attendant pas le vieil homme qui lui courait pratiquement après. Il a lui-même étudié dans cette école et connait parfaitement le chemin qui mène au bureau du grand directeur. Il parvint bien vite dans le couloir où demeurait la pièce dans laquelle, il serait convié. Zakaria patientait déjà dans les coins, sans doute l’attendait-il avant de se présenter à la Directrice. On ne peut pas vraiment dire que Doyle ait du mal avec ses fils. En sa présence, autant Wolfgang que Zakaria, se tiennent toujours à carreau. Ils sont même serviables et bien élevés avec lui. C’est avec les autres que ça ne va pas, surtout concernant l’aîné de ses enfants.

Il ne prit pas le temps de tailler une bavette avec son gamin, prenant déjà le passage qui mène au bureau et frappant ensuite à la porte. L’attente ne fut pas longue avant qu’on ne le prit d’entrer dans la pièce, laissant passer le Serpentard avant lui et serrant la main à la Directrice.

« Pareillement. »

Répondit-il simplement en prenant place sur l’une des chaises qui lui avait été désignée, même s’il aurait pu se retenir de s’affaler à moitié de la sorte.

Il écoutait les paroles de Cornélia Hikkins, sans même la couper, se contentant de jeter quelques coups d’oeil à son fils, pour voir sa réaction. Le gamin n’intervenait pas non plus pour crier au complot, c’est donc qu’il avait quelque chose à se reprocher. Et Doyle ne peut pas exclure que son fils peut parfois être intenable. Mais c’est un père avant tout. Un père qui n’aime pas tellement que l’on s’adresse ainsi à sa progéniture, en proliférant des semblants de menace.

« Hum…. On crée toujours nos propres démons. »

Finit-il par lâcher, avant de laisser un silence éloquent s’installer, son regard quittant le profil de son fils pour se reposer sur la Directrice.

« N’est-il pas inconscient et totalement dangereux, de garder des loups-garous en pleine transformation dans une école ? La preuve en est que vos cellules ne sont pas si bien sécurisées que vous osez le prétendre. Si c’était le cas, mon fils ne serait pas parvenu à les approcher assez pour les libérer. C’est mettre en danger tous ces gamins amateurs de sensations fortes et désirant se payer une bonne dose d’adrénaline. Vous avez été jeune, vous savez ce que c’est que de se croire invincible et de s’imaginer que les accidents n’arrivent qu’aux autres, n’est-ce pas ? »

Il laissa ses paroles en suspend, juste le temps de s’humecter sa lèvre en partie tuméfiée, comme le quart de son visage pouvait l’être également.

« Le Ministère de la Magie peut critiquer Albus Dumbledore, mais de son temps, une telle tragédie ne serait pas arrivée. Il prenait au moins la peine de bouger de son bureau - malgré son âge bien plus avancé que le votre - pour emmener les élèves atteints de lycanthropie en-dehors du château. Il faut croire que la grande différence entre lui et vous, c’est que la vie de tous ces gamins lui tenait à coeur. »

Fourbe ? Il l’est. De mauvaise foi ? Ca n’a jamais été un secret. Doyle est également un ancien Serpentard et il faut croire que c’est de coutume dans cette maison d’étude.

Il se redressa dans son fauteuil, se penchant vers le bureau sur lequel, il déposa ses bras croisés, plongeant son regard dans celui de la femme se trouvant de l’autre côté.

« Croyez bien que si accident mortel il y aurait eu, Zakaria n’aurait pas été le seul à finir à Azkaban. C’est un manquement à votre devoir de protection envers tous ces enfants. Les gens vous confient ce qu’ils ont de plus cher au monde et vous n’êtes pas fichus de les mettre en sécurité. Remettez-vous un peu en question également. D’ailleurs, je tiens à souligner que je connais un très bon avocat, qui se fera un plaisir de mettre le nez dans cette affaire, si poursuites il devait y avoir à l’encontre de mon fils. »

Après tout, Mulciber lui doit bien ça. Il a laissé Lestrange lui péter la gueule sans rien dire. Il ne parle pas de l’avenir de Zakaria dans cette école, mais bien de l’après. Il sait que le Ministère de la Magie est pire qu’une dictature. Ils envoient n’importe qui à Azkaban pour tout et n’importe quoi, même des innocents. Il sait aussi qu’injustement, par le passé, certains Sorciers qui n’avaient rien à se reprocher, ont été privés de leur baguette. C’était le cas de cet inoffensif garde forestier, encore en poste à l’heure actuelle d’ailleurs. Mais pour bien enfoncer le clou et dénigrer l’autorité d’Hikkins, Doyle comptait aller encore plus loin.

« Mais dites-moi, c’est quoi la nouvelle politique de l’école ? Faire de Poudlard un bordel, en laissant certains professeurs mal intentionnés se promener dans les dortoirs des enfants ? Quel est donc le but ? Traumatiser les petits prépubères ? Dépuceler les adolescents ? Ou encore exercer les jeunes adultes ? Simple rumeur ou non, ça ne serait pas non plus arrivé du temps de Dumbledore. »

Il sentait le regard insistant et intéressé de certains portraits d’anciens Directeurs de l’école. Certains même semblaient apprécier qu’il remette à sa place, cette espèce de vieille harpie mal fagotée.
© 2981 12289 0
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Zakaria Taylor
Septième année
Âge du personnage : 16 ans
Nombre de messages : 457
Célébrité sur l'avatar : Cody Christian
Voir le profil de l'utilisateur
Mer 21 Déc - 19:22





Etre très bon élève visiblement, ça n’est pas assez à Poudlard. Il faut aussi avoir une conduite irréprochable, mais surtout se laisser dominer. C’était sur ce dernier point que jamais ça ne pourra fonctionner avec moi. Je n’ai pas envie d’être un mouton, je préfère être un berger. Si Hikkins ne faisait pas le boulot pour lequel elle était certainement gracieusement payée, je devais prendre les choses en main. Le château ne lui appartient pas. Une école sans élèves n’a pas lieu d’être. Mais elle ne semble pas l’avoir très bien assimilée la vieille.

Forcément, je n’ai pas apprécié que cette petite salope de Todd ne soit que renvoyée, limite en lui trouvant une place ailleurs. Après ce qu’elle avait fait ? Elle devait payer pour son intrusion. Alors évidemment, le lâché de loups-garous dans l’école, était ma façon de me venger. Il y en avait eu un remue-ménage dans tout Poudlard. Dommage cependant qu’il n’y ait pas eu de victimes, les Professeurs ayant très vite réagi. En même temps, Greyback et Rogue ont montré qu’ils avaient des couilles et qu’ils savaient ce qu’ils faisaient. Ce qui n’est pas le cas de la vieille qu’on a pas vu sortir de son foutu bureau.

Je ne voulais pas spécialement cacher mon acte. J’avais mis les Serpentards dans la merde. Mes fidèles camarades m’avaient suivi et je leur avais promis d’effacer leur ardoise en prenant tout à mon compte. Je leur étais redevable de ne pas m’avoir balancé, mais je ne pouvais concevoir qu’ils soient tout de même punis. C’était un peu fait exprès, si je ne me suis pas barré quand j’en avais encore le temps. Je voulais frapper fort en solitaire, pour que les autres ne soient plus incriminés. Et j’avais réussi.

Après des « adieux » plus ou moins difficiles, surtout du côté de Lydwine, je rejoignais enfin le château. La sentence allait avoir lieu et je ne me sentais pas du tout inquiet. Qu’est-ce que je risquais ? Etre renvoyé ? La belle affaire, ça me fera des vacances. Qu’on me retire mon permis de possession de baguette et la-dite baguette ? Je m’en procurais une autre de gré ou de force. Qu’on m’enferme jusqu’à ma majorité ? Mon père ne laissera jamais faire. Il déploierait tous ses dragons s’il le fallait, pour me faire libérer.

C’était les mains dans les poches de mon jean que je prenais la direction du bureau de la vieille. J’attendais le dos contre le mur que mon père arrive. Il est vraiment très rare que les parents soient convoqués à Poudlard, encore quelque chose que j’ai réussi à faire de mieux que les autres. Et à cette simple idée, un rictus amusé s’affichait sur mes lèvres. Il s’effaça aussitôt mon père arrivé dans le couloir. Je devais avant prendre la température de son humeur… Puis, la tête qu’il avait. Intrigué, je me décollais enfin du mur pour me diriger vers lui.

« Papa, ça va ? »

Visiblement pas d’humeur à discuter, il filait déjà vers la porte et moi, je n’avais plus qu’à lui emboiter le pas. Sans attendre l’invitation de la vieille, je me laissais tomber sur une chaise. Complètement affalé dessus, je soutenais son regard sans même tenter de baisser la tête.

Je n’intervenais nullement lorsqu’elle s’adressa à mon père, en lui faisant le récit de mes dernières prouesses. Quoi que je puisse faire, il sera toujours de mon côté. Enfin face aux autres déjà. Une fois seul à la maison, en sa compagnie, ça sera sûrement autre chose. Mais jamais il ne donnera satisfaction à un tiers, en m’engueulant devant lui.

Je soutenais de nouveau son regard quand elle s’adressa enfin à moi. Plissant un instant les yeux, mes lèvres s’étiraient lentement en un rictus arrogant.

« Vous pensez réellement que je suis le genre de Sorciers qui se laisserait bêtement attraper par des stupides Aurors ? »

Un haussement de sourcils moqueur, je reprenais de plus belle, sur le ton de la provocation, dissimulant une certaine haine.

« J’aurais dû le faire un mois plus tôt. Peut-être que votre chère Mira Todd se serait faite déchiqueter. C’est tout ce qu’elle méritait pour avoir tripoté des gamins en faisant le tour des dortoirs et non pas une tape sur la main, ainsi qu’un parchemin de licenciement. »

Je voulais sa mort, j’avais été clair. Je voulais sa tête. C’était tout ce qu’il comptait. Si j’avais pu la tuer avant qu’elle ne soit renvoyée dans le dos de tous les élèves, les loups-garous n’auraient jamais quitté leurs cellules. C’était, pour moi, un coup d’épée dans l’eau. Quoiqu’en me faisant renvoyer, j’aurais tout le temps qu’il me faudra pour la retrouver et lui faire moi-même la peau. Qu’à cela ne tienne.

Mon père prenait à son tour la parole, et me remettant bien au fond de ma chaise, je ne cachais ma satisfaction quand il prit largement ma défense, pointant du doigt une autorité défaillante de la part de cette pseudo directrice. Je n’imaginais pas qu’il réagirait autrement de toute façon. Au moins, à présent, mon sort était sûrement scellé, en ce qui concerne Poudlard. J’en ai terminé de cette école, j’ai autre chose en attente sur le feu.


Qui sème le vent...

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Sujets similaires
-
» Qui sème le vent, récolte la tempête [Fubuki]
» Qui sème le vent récolte la tempête.[Terminé]
» [Évent été 2016] Qui sème le vent récolte la tempête | Tonnerre
» Qui sème le vent récolte la tempète.
» Qui sème le vent, récolte la tempête.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: POUDLARD, ÉCOLE DE SORCELLERIE :: ♣ Poudlard Intérieur :: Les Etages :: 2ème étage :: Bureau du Grand Directeur-
Sauter vers: