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Un verre pour oublier

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Arabella Macpherson
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Mer 16 Nov - 11:11
Madalina Funestar & Arabella Macpherson

L'homme le plus important dans la vie d'une femme, ce n'est pas le premier. C'est celui qui ne laissera pas le prochain exister.



La roue tourne. Pour le remontage de moral également. Je vivais chez les Black depuis ma sortie de Sainte Mangouste et Kate m’avait beaucoup aidé, même lorsque j’étais au plus bas. A mon tour de remonter le moral à mon amie. C’est que son mari était devenu… con. Il l’a toujours été, c’est Sirius Black après tout, mais il l’était un peu plus qu’à la normale. Je lui conseillais de ne pas le croiser et de s’en aller au boulot. C’était encore là-bas qu’elle serait le plus en sécurité.

Moi, me concernant, j’étais sortie faire les boutiques. Il fallait que je trouve à remonter le moral à une autre de mes amies. La pauvre Madalina n’a pas répondu à mon hibou de la veille, l’informant malheureusement de la mort de ses parents. Ce matin, elle a sûrement vu une nouvelle fois l’information dans la Gazette du Sorcier. Je me devais de lui rendre visite et je sais où elle habite. Vivre chez sa supérieure ce n’est pas inutile. Mais avant de m’y rendre toute pimpante, j’étais passée acheter une bonne bouteille de Whisky Pur-Feu et deux boites de chocolat. Le chocolat aide à aller mieux, c’est prouvé je vous dis. Des études l’ont certifié et j’en ferais peut-être l’apologie dans un prochain article bientôt. Et dans l’édition suivante, je certifierais que pour ne pas prendre un seul gramme après avoir engloutie toute une boite de chocolats, il faut courir. Mais je laisserais ma chère Madalina tranquille à ce sujet. Je ne vais pas lui faire faire du sport dans son état. Et encore avant de m’y rendre, je fis un crochet par le glacier magique, pour emporter quelques pots de crème glacée.

Et en un petit transplanage, je me retrouvais dans sa ville. Sa maison se trouvait donc à la sortie, reculée des autres, si ce n’est la vieille bicoque avec une dame étrange qui me reluque comme si je m’étais perdue. Je n’y prêtais pas attention et j’espérais que Madalina ne vivait pas là-dedans. Heureusement, au même instant, mon regard se posa sur une bien jolie maison, en face. C’était bien plus à mon goût et sûrement à celui de ma chère Maddie.

Je me dépêchais déjà de m’engager dans l’allée, avec un sac de provision à la main. Toute rayonnante, je ne sais pas trop s’il faut que je souris ou que je tire une tête d’enterrement. Je n’ai pas souvent eu à remonter le moral de personnes endeuillées. Je frappais à la porte, mais ne voyant rien venir, je me souvenais qu’elle est sourde. Alors me retrouvée coincée dehors, je ne l’avais pas prévu. Actionnant la poignée, la porte était évidemment verrouillée. Et je ne vais pas m’imposer de la sorte. Je contournais la maison, sortant ma baguette discrètement afin de lancer quelques étincelles vers les fenêtres. Elle va bien me remarquer. Et bingo, après de longues minutes d’attente, une fenêtre s’ouvrait enfin. Faisant face à la propriétaire, un sourire forcé se glissait sur mes lèvres.

« Je vais être obligée d’enjamber ta fenêtre ou tu m’ouvre la porte ? J’ai de la crème glacée, des chocolats et du Whisky. »

Si avec ça, elle ne m’ouvre pas, je ne sais plus ce que je dois faire. Je retournais devant l’entrée, quand la porte se déverrouilla. Puis, en m’empressant d’entrer à l’intérieur, je remarquais bien que ça n’allait pas fort. Je tentais moi, de garder le sourire pour essayer de lui transmettre.

« Installe toi là, je vais mettre tout ça à la cuisine. »

Culottée comme je le suis, je prenais la direction de la pièce sans attendre qu’elle ne m’y autorise. Les pots de crème glacée se retrouvaient dans le congélateur et j’en profitais pour prendre deux verres que je remplissais de Whisky Pur-Feu, revenant sur mes pas, avec une boite de chocolats sous le bras.

« Un petit verre, des chocolats et tout va tout de suite mieux. »

Je m’installais à côté d’elle légèrement tournée pour la voir et discuter. La boite était posée sur la table basse et je tenais mon verre pensivement entre mes doigts. Je ne savais pas vraiment comment amener le sujet dans la conversation. C’était quelque chose sûrement très dur à avaler. Et je suis tellement curieuse que j’avais d’autres questions en tête.

« Tu es l’une de mes plus chères amies, tu le sais ? Et nous pouvons tout nous dire, pas vrai ? Pourquoi Fenrir Greyback était chez toi, il y a quelques soirs ? Il t’a menacé ? Il t’a fait du mal ? Il a abusé de toi ? »

C’est beaucoup trop de questions d’un seul coup, mais j’ai toujours été beaucoup trop curieuse. Sinon, je ne serais pas journaliste. Je plongeais mes lèvres dans mon verre, pour m’empêcher d’en rajouter une couche, me contentant de la regarder. J’attendais une réaction, n’importe laquelle. Mais comme elle ne fondait pas en larmes, c’est que j’étais loin de la vérité en supposant que Greyback l’avait violé.

« Ou alors vous êtes ensemble. »

Je me penchais pour poser mon verre sur la table et revenir avec la boite de chocolats à présent ouverte, lui présentant afin qu’elle se serve.

« C’est ça ? Tu peux me le dire à moi, je ne le répéterais pas. Alors, il est comment ? C’est un bon coup ? Sous la couette aussi, il est sauvage ? »

Si nous ne pouvions parler du meurtre de ses parents, orienter la conversation sur quelque chose qui lui changerait les idées, c’était sûrement le mieux que je pouvais faire. J’espérais seulement qu’il ne lui ait pas fait de mal. C’était un coup de poker là.
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Madalina Funestar
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Jeu 17 Nov - 17:25

ft. Arabella

ft. Madalina

「 Un verre pour oublier 」
La nouvelle m’avait littéralement assommé. Je ne m’étais sûrement pas attendue à recevoir un tel hibou de la parte d’Arabella. J’imaginais que nos têtes blondes avaient encore fait des bêtises à Poudlard et qu’elle tenait à m’en informer. Mais il en était totalement autrement. J’étais restée assise, avec le parchemin dans les mains pendant de très longues minutes, accusant le coup. C’est dans ce genre de circonstances qu’on se rend compte que la vie ne tient pas à grand chose.

La dernière fois que j’ai vu mes parents, ça remonte aux vacances d’Avril. Ils étaient venus à la maison pour passer Pâques en notre compagnie. Et ces quelques jours se sont très mal passés. Nous nous sommes séparés plus ou moins en mauvais terme et maintenant, ils sont morts. Je ne saurais dire ce que je dois faire, alors j’ai laissé tourner le monde. J’ai laissé le temps passer en restant au fin fond de ma maison. Je ne pouvais prendre l’initiative d’aller faire le tri dans leurs affaires, avant même qu’ils ne soient enterrés. Et puis, il fallait en plus que je m’occupe des obsèques, étant leur unique enfant. J’étais complètement perdue et en plus, un passage de ma vie me revenait en pleine tête. Un ou deux soirs avant qu’ils ne soient tués, j’avais trouvé Fenrir dans mon salon. Etait-ce une coïncidence ? Je ne pouvais pas croire qu’il m’ait fait un coup pareil, alors que j’avais accepté toutes ses conditions concernant notre fils. Ce n’était quand même pas son genre de faire un sale coup comme ça. Je peux bien ouvrir les yeux sur son compte, mais je ne peux me résoudre à l’imaginer aussi pourri. Qu’aurait-il à y gagner de toute façon ? Ce n’était pas lui. Non, c’est impossible. En plus, nous n’étions pas en mauvais terme tous les deux, lorsqu’il a quitté la maison.

Je m’étais faite la plus discrète du monde, ne mettant même pas le nez dehors. Portée pâle, j’étais restée cloitrer au fond de chez moi, ne voulant pas avoir à faire face aux condoléances et à la pitié des personnes qui connaissaient mes parents. Ils seraient capable de me faire nombre de louange au sujet de mon père, alors qu’ils sont loin du compte. Il a toujours été irréprochable dans son travail, mais pour le reste, on repassera. Pourrir un gamin juste parce que le nom de son père dérange, c’était un coup bas. Ce n’était pas une façon de se comporter avec un enfant. Je n’avais pas pris la peine d’écrire à Gregory, il l’a sûrement appris par la Gazette du Sorcier, comme quasiment tout le monde à l’heure qu’il était.

Assise dans un fauteuil, le regard rivé sur rien du tout, j’étais perdue dans mes pensées, une tasse de chocolat chaud dans les mains. Je ne savais pas quoi faire, j’avais même perdu goût à tout. Je ne savais vers qui me tourner et je n’avais envie de voir personne en même temps. Mais pourtant, quelqu’un s’évertuait à balancer des étincelles devant mes carreaux. Levant les yeux au ciel, je décollais de mon fauteuil, déposant ma tasse sur la petit table du salon, avant d’ouvrir la fenêtre. Je n’eus pas longtemps à attendre, avant de voir Arabella avec des sacs dans les mains. J’haussais les sourcils d’étonnement, observant ses lèvres lorsqu’elle prit enfin la parole. Il aurait été drôle de la faire escalader la fenêtre, mais je n’étais pas d’humeur à rire, alors je partis lui ouvrir la porte. Léthargique, je restais dans l’entrée, quand l’autre blonde était déjà passée pour prendre le chemin de la cuisine.

« Je t’en prie, fais comme chez toi…. »

Je refermais la porte pour partir m’écraser dans le canapé que déjà elle était de retour avec des chocolats et du whisky pur-feu. Je forçais un petit sourire pour la remercier, même si le coeur n’y était pas tellement. Puis, je n’étais pas prête à faire la conversation, m’enfermant dans le silence, juste le temps de prendre une gorgée. Arabella n’était pas décidée à me foutre la paix, pire encore, elle me parlait de Fenrir. Je m’attendais à tout sauf à cette conversation. Et comment pouvait-elle le savoir en plus ? Elle me surveillait ? Un instant de silence, la surprise se lisant sûrement très bien sur mon visage, je tentais de trouver de quoi lui répondre.

« Mais pourquoi tout le monde s’imagine toujours le pire quand il s’agit de lui ? Il ne m’a pas menacé, il ne m’a pas fait de mal et il ne m’a certainement pas abusé, que ce soit cette fois-là ou même la précédente. »

Fenrir n’est pas si méchant que ça. Avec moi, il est différent. C’est une grosse brute, mais si personne ne lui donne sa chance d’être autrement, pourquoi le serait-il ? Je me souviens encore de ce grand couillon littéralement mort de rire dans la chambre de notre fils. Bon certes, il est moqueur, il est parfois énervant - même souvent -, mais moi je serais prête à lui donner cette chance.

Et si je m’étais laissée aller durant ces quelques jours, ayant sûrement un teint livide à en faire peur, là je prenais un coup de sang, sentant mes joues chauffer bêtement quand mon amie reprit la parole. J’allais lui répondre négativement, quand elle demanda si nous étions ensemble, mais elle ne m’en laissa pas le temps, reprenant son interrogatoire. Au fur et à mesure de ses paroles, ma bouche s’ouvrait et se refermait. Je l’aurais bien stoppé, mais en bonne journaliste qu’elle est, c’était impossible.

« Je ne peux malheureusement pas encore te dire si c’est un bon coup sous la couette ou pas. Mais en tout cas, quand il embrasse, il l’est… sauvage, alors j’imagine que le reste suit. »

Je ne peux pas l’oublier ça, c’est certain. Le pire, c’est que ça ne m’a pas déplu, au contraire même. Arabella était parvenue à me faire sourire pour la première fois, depuis quelques jours. Je ne pouvais que lui en être reconnaissante, même si c’était pour parler de Fenrir. Et elle m’avait promis de ne rien dire à personne, je n’allais pas me faire prier pour lui faire part de mon ressenti du moment à l’égard du grand méchant loup.
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Arabella Macpherson
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Lun 12 Déc - 22:20
Madalina Funestar & Arabella Macpherson

L'homme le plus important dans la vie d'une femme, ce n'est pas le premier. C'est celui qui ne laissera pas le prochain exister.



Avec le temps, j’ai appris qu’il faut faire preuve de culot pour arriver à ses fins. Je n’allais pas attendre que ma chère amie m’invite à entrer pour prendre mes aises. Peut-être un peu sans gêne, oui mais seulement quand cela m’arrange.

Parler d’un décès ce n’est pas le plus évident. Je ne suis pas une amie en or quand il s’agit de remonter le moral à quelqu’un dans le deuil. Madalina était devenue orpheline de façon si soudaine, qu’elle devait encore accuser le coup. Ce n’était pas à moi de poser les questions donc. Cependant, pour ce qui est parler de trucs de filles, là je voulais bien me montrer forte curieuse. Bien que si on me l’avait un jour dit, jamais je n’aurais pensé trouver, en ce bas-monde, une personne qui s’apaise et sourit en parlant de Fenrir Greyback. Non, généralement la réaction des gens, c’est de se raidir d’un coup, comme s’il allait subitement débarquer de sous leur chaise, de derrière un cadre ou que sais-je. J’ai même souvent entendu des parents mettre en garde leurs enfants en leur racontant que s’ils ne sont pas sage, Fenrir viendra les manger.

Et face à Madalina, mes doutes étaient confirmés. Elle prenait sa défense, sans même s’en rendre compte sûrement.

« Autant pour moi. Il s’est donc comporté comme un gentleman ? »

Difficile à croire. Il est parfois si bourru, mais je ne pouvais qu’être intriguée par cette histoire que semble être la leur. Me mettant un peu plus à l’aise, je m’étais tournée dans sa direction, déposant mon coude contre le dossier du canapé et ma tête contre mon poing fermé. Mes lèvres s’étaient étendues en un sourire amusé en voyant la gêne que ma question occasionna chez mon amie.

« Et bien, qui l’eut cru ? Fenrir Greyback qui se contente d’embrasser la mère de son fils et qui part sans rien de plus. J’avais donc raison, il s’est comporté pratiquement en parfait gentleman alors… Quelque chose me dit que tu l’intéresse, sinon il t’aurait sans doute prise de tous les côtés, un peu partout dans ta maison. »

Mettre Madalina mal à l’aise, lui changerait les idées. J’en suis certaine. Il n’y a rien de tel pour lui faire oublier, l’espace de quelques instants, le meurtre de ses parents. Je portais mon verre à mes lèvres, continuant de la regarder avec insistance. Je m’attendais à quelques petits détails, mais j’allais donc devoir lui tirer les vers du nez pour qu’elle assouvisse ma curiosité.

« Et toi, tu es dingue de lui, ça se voit. Mais ne lui montre pas, laisse-le revenir te courir après. Les hommes aiment bien avoir l’impression de chasser. Lui sûrement plus que les autres. »

J’étendais mon bras pour déposer mon verre à nouveau sur la table du salon et me remettre dans la même position, pour grignoter un peu. Sur ce sujet, ce n’était pas les questions qui me manquaient, au contraire.

« Est-il resté longtemps ? Lorsqu’il t’a embrassé, en as-tu profité pour laisser tes mains se balader ? C’est vrai que son corps est couvert de cicatrices ? C’est sexy les cicatrices sur un homme. »

La pauvre, je ne lui laissais pas l’occasion de partir trop longtemps dans ses pensées. Je ne comptais pas lui faire prendre des couleurs, mais juste lui changer les idées pour la sortir de cette sombre période. J’avais même une question plus qu’horrible et déplacée sous le coude, pour terminer mon petit interrogatoire. Ce n’est pas quelque chose que l’on demande comme ça. C’est aussi gênant de l’entendre que de le dire. Mais voyant ma pauvre Madalina se plonger parfois dans ses idées sombres, je ne pouvais que venir à son secours.

« Vous n’avez pas couché ensemble donc. Il t’a juste embrassé et tu veux me faire croire que vous n’avez rien fait d’autre ? Soit tu lui fais de l’effet également, soit tu mens et il y a une gâterie que tu me cache. »

Voilà maintenant longtemps que j’ai compris le fonctionner des hommes. Un mec qui cherche à tout prix à se taper une fille juste comme ça, le fera dés le premier soir. Mais un mec qui est sincère dans son approche et qui est réellement intéressé, attendra le temps que sa conquête soit prête. Bien que je sois sûre que Madalina aurait été prête à se redonner à lui, sans qu’il n’ait longtemps à patienter. Ils ont un fils, ils ont un grain et ils ont un caractère très fort, tous les deux. Ils sont fait pour être ensemble.
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Madalina Funestar
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Mar 13 Déc - 15:46

ft. Arabella

ft. Madalina

「 Un verre pour oublier 」
Cette enquiquineuse d’Arabella venait de me piéger en insinuant que Fenrir avait pu me forcer. Et moi, j’étais tombée en plein dedans en prenant sa défense. J’allais avoir du mal à rattraper le coup. Je m’efforçais de me cacher pratiquement dans mon verre, priant pour finir par m’y plonger ou à défaut, m’y noyer. Mais en vain, puisque cette maudite journaliste revenait au galop. Je ne lui répondais pas tout de suite, tout simplement parce que je ne saurais trouver un terme pour décrire l’attitude de Fenrir lorsqu’il est venu me voir. Ce qui est certain, c’est que je ne peux pas lui coller l’étiquette de gentleman, mais pas non plus celle de violeur.

La gorgée que je venais de prendre en bouche, manqua de peu de ressortir aussitôt en voyant les lèvres de mon amie bouger. Je ne m’attendais pas à une telle conclusion et si les termes qu’elle employait, avaient failli me faire mourir par étouffement, une petite part de moi espérait qu’elle dise vraie.

« C’est pourtant ce qu’il s’est passé… Ou alors, peut-être qu’à l’inverse, je ne l’intéresse pas du tout. Ce qui expliquerait qu’il n’ait pas cherché à aller plus loin. »

J’en viens à me demander quelle aurait été ma réaction si justement, il avait cherché. Sûrement que dans un premier temps, je l’aurais repoussé, mais je lui aurais probablement très vite cédé. Mais ça, je ne pourrais jamais le savoir.

Un certain sentiment désagréable s’emparait de moi. Je me sentais tellement mal à l’aise, mais aussi acculée contre un mur invisible quasiment. Jusqu’alors, je n’avais pas osé faire face à mes propres émotions vis-à-vis de Fenrir, mais maintenant qu’Arabella en parlait, je ne pouvais pas le nier. Pourtant, je n’étais pas prête à le confirmer réellement. Enfin pas à voix haute déjà.

« Et s’il ne revenait pas ? T’es peut-être carrément dans l’erreur. Il est à Poudlard, il a son fils à portée de main, que veux-tu qu’il veuille de plus ? »

Même si je n’en ai pas l’air, j’ai toujours manqué d’assurance. Et c’est tellement difficile de cerner quelqu’un comme Fenrir. Mais Arabella ne me laissait pas me perdre dans mes pensées. Je l’observais parler et j’avais l’impression d’être en train de mourir au fond de mon canapé.

« Je n’ai pas vraiment chronométré sa visite à vrai dire… Je n’en ai pas profité pour le tripoter si c’est ce que tu veux savoir. Mais oui, il a des cicatrices. Enfin, il en avait déjà lors de la conception de Gregory. »

Je ne pouvais m’empêcher de sourire, relevant les yeux dans la direction de mon enquiquineuse d’amie. Il était peut-être temps que j’en vienne à ce petit détail.

« D’accord j’avoue que je n’ai pas toujours été très honnête au sujet de cette nuit-là. J’ai souvent dit que je n’avais aucun souvenir de ce qu’il s’était passé, mais ce n’est pas tout à fait vrai. Je me souviens de quelques petites choses, mais pas de tout. Par exemple, je ne me rappelais plus que j’avais manqué de lui vomir dessus… Mais ça l’emmerde quand je lui dis que j’ai tout oublié, alors c’est mieux qu’il ne sache rien. Il est déjà pas mal prétentieux, s’il connaissait la vérité, il irait s’imaginer qu’il est tellement bon au lit, que même après tout ce temps, je ne l’ai pas oublié… Même si j’avoue qu’il était génial sous la couette… »

Je ne comptais pas en dire plus tout de suite. Et puis, c’est vrai qu’avec le temps, il devait avoir changé, autant physiquement que dans sa façon de faire. Puis certains éléments sont flous à présent, d’autant plus qu’à l’époque j’étais ivre et que je lui avais sauté dessus en plein milieu de la rue, le tout vêtue d’une robe affreusement rose. Robe qu’il a à moitié déchirée et tachée, pour preuve, elle est quelque part dans un carton à la cave.

Si je croyais qu’elle allait se contenter de ça, mais même pas. Cette peste revenait à la charge et c’était horrible, puisqu’elle ravivait l’espoir. Je ne voulais pas y croire, pour ne pas être déçue, mais si elle me le rabâche sans arrêt, je crois que le mal va vite être fait. Je terminais de boire, reposant à mon tour mon verre sur la table et prenant tout mon temps pour reposer mon regard sur Arabella.

« Non, il n’y a pas eu de gâterie… pas cette fois-ci… Ni la première fois..enfin je ne crois pas… »

Là je dois dire que j’avais un doute, puisqu’en parlant de ça, j’avais la sensation qu’un certain souvenir essayait de remonter à la surface. Et le silence que je laissais planer, était sans équivoque. Comme un petit flash qui me revenait.

« Ah…peut-être que si en fait… »

J’aurais préféré ne pas me souvenir de tels détails, puisque lui, je suis certaine qu’il ne les a pas oublié. Je comprend mieux son regard de gros dégoutant quand il m’a reluqué de haut en bas.

« On peut aussi arrêter de parler de lui ? Je ne risque pas de le revoir de toute façon. »

A mon grand regret cela-dit.
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Arabella Macpherson
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Jeu 15 Déc - 20:11
Madalina Funestar & Arabella Macpherson

L'homme le plus important dans la vie d'une femme, ce n'est pas le premier. C'est celui qui ne laissera pas le prochain exister.



Je le savais que Madalina était dingue de Fenrir. Dans le cas contraire, pourquoi douterait-elle de ce qu’il peut bien penser à son égard ? J’en souriais d’amusement sans pour autant me moquer d’elle. C’était surtout assez mignon comme situation.

« Il faudrait vraiment qu’il soit aveugle pour ne pas avoir envie d’aller plus loin avec toi. Ce n’est pas une bête, il est civilisé, c’est pour ça qu’il doit te faire attendre. Ou bien, de son côté, il se pose autant de questions que toi et se demande pourquoi toi, tu ne lui as pas sauté dessus. Ce qui serait compréhensible, c’est ce qu’il s’est passé la première fois. »

Les hommes sont parfois plus réservés qu’on ne peut le croire à ce sujet. Puis, Fenrir a de la maitrise, après tout il n’a plus vingt ans et ce n’est donc plus son entrejambe qui dirige sa vie. Je réfléchissais à mes propres paroles et mon sourire s’agrandissait un peu plus.

Dans un raclement de gorge, je me réinstallais un peu mieux, plongeant mon regard dans le sien. Ce n’était pas une question qu’elle devait souvent entendre et si elle ne me prenait pas pour une folle, j’aurais de la chance.

« En parlant de bête…, beaucoup disent que Fenrir sait se contrôler lors de la pleine lune et qu’il reste en partie conscient. Tu n’as jamais pensé à ça ? »

Un loup-garou ce n’est pas tout à fait un animal, c’est un…garou. Et avant toute chose, Greyback est un homme. Si personne n’en parle, je suis certaine que beaucoup se posent la question quand ils comprennent ce que ma chère amie ressent pour le Mangemort.

Elle était marrante avec ses questions elle. Qu’est-ce que je pourrais lui dire pour lui remonter le moral et la persuader que Fenrir aussi, aimerait bien passer en position allongée avec elle ? Je l’observais en plissant les yeux, lorsqu’une idée germa pratiquement d’un seul coup.

« Ce qu’il pourrait vouloir de plus que Poudlard et son fils ? Attends, laisse-moi réfléchir…mmh pourquoi pas toi ? Tu n’es pas à Poudlard et si tu voyais les tronches des femmes là-bas, il n’y a vraiment rien de potable qui puisse faire grimper la sauce ? Qui puisse faire monter son excitation ? Tu as compris l’idée ? »

Autant ma fille que mon époux m’ont peint un tableau très peu gratifiant concernant toutes les enseignantes de Poudlard. Leurs critiques datent de l’époque d’Hikkins, mais c’est encore très récent.

Mes questions venaient de réveiller les confidences. Et j’en apprenais de belles. Je ne m’étais pas attendue à autant. Alors comme ça, elle se souvenait de cette fameuse nuit ou en partie. La petite cachotière. J’avais beaucoup de mal à ne pas sourire face à ce qu’elle me confiait, même si elle me fit comprendre que je ne devais rien dire à Fenrir.

« Il n’y a pas d’homme à l’horizon alors que tu es un véritable canon. Permets-moi de te dire qu’il a quand même dû marquer ton esprit et son territoire en même temps. »

Je me devais de lui ouvrir les yeux puisqu’elle se voilait volontairement la face, sur les sentiments qu’elle pouvait avoir à son égard. Mais pourtant, Madalina me stoppa net dans mon élan en me demandant d’arrêter de parler de lui, parce qu’il ne reviendrait pas de toute façon. Mon coeur s’était serré pour elle. La pauvre, elle n’avait vraiment pas confiance en elle pour mesurer ce qu’elle était réellement.

« S’il pouvait t’entendre, c’est certain qu’il reviendrait. Dis-lui ce genre de choses. Tu sais, j’ai tellement entendu d’histoires horribles à son sujet. Des moqueries immondes également, que quelqu’un qui le voit comme un homme et non comme un monstre, ça ne court pas les rues. Beaucoup disent qu’il vit à la rue, comme un chien. Qu’il ne sait ni lire, ni écrire. Qu’il est complètement débile, idiot et que son hygiène corporelle laisse à désirer. Certains vont même jusqu’à le détester parce qu’il est un loup-garou, le voyant comme une abomination de la nature. Tu es l’une des rares personnes qui le voit réellement comme il est. Toi, tu sais que tout ce qui est dit à son sujet c’est totalement faux. »

Je marquais un temps de pause en espérant parvenir à la faire réagir. Madalina est une personne forte, courageuse, drôle, parfois irritable, mais géniale en tout points. Si elle se dégonfle ou cache ses sentiments devant lui, elle ne parviendra jamais à le retenir.

« Alors fonce nom d’un Troll. Le laisse pas passer. C’est ton homme, il est fait pour toi. Ne laisse pas une pétasse comme l’autre pimbêche qui tourne autour de mon mari, te le piquer. »

Oui ma chère petite fille m’a avertie de ce qu’il se passait dans les cachots de Poudlard, avec cette maudite Prof vaniteuse. Il ne tient d’ailleurs qu’à une visite d’Archibald pour que je lui remette les points sur les i. Traduction, il va prendre cher le maître des potions. Il va se faire engueuler comme jamais. Je vais lui rappeler qui je suis à cet espèce de crétin, puisqu’il a l’air d’avoir des trous de mémoire.
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Madalina Funestar
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Mar 27 Déc - 7:54

ft. Arabella

ft. Madalina

「 Un verre pour oublier 」
Comment me rappeler mon comportement très peu catholique en quelques phrases. Je levais les yeux au ciel, avant de fixer à nouveau mon regard à ses lèvres. Lorsqu’il m’a sauvagement embrassé, avant de partir, il ne semblait pas si réservé que ça le grand loup-garou.

« Va pas me dire que Fenrir est timide, là je ne te croirais pas. »

J’avais dit cela en souriant parce que j’ai bien du mal à le croire gêné par quoi que ce soit. Il est même plutôt sans gêne, que ce soit quand il m’a tripoté ou encore quand il s’est servi une bière en attendant bien sagement chez moi. Je me demande toujours comment il est parvenu à entrer en plus. Mais je dois dire qu’elle n’a pas tord sur une chose, c’est qu’il est civilisé et largement capable de tenir une conversation. Ce n’est pas une bête. Mais je ne m’attendais pas à la suite.

« T’es sérieusement en train de me demander, si je pourrais avoir envie de lui tenir compagnie d’une certaine façon, quand il est en pleine transformation ? Il m’a déjà mordu sans être transformé, tu veux qu’il me tue ? »

Je ne répondrais pas de manière plus explicite. Il n’y aura donc pas de oui ou de non. Et j’allais tâcher de tout faire pour qu’elle ne repose pas cette question très embarrassante. Pour ça, j’ai ma petite idée.

« Je ne te dirais qu’une chose sur ce sujet, c’est qu’il n’y a pas Fenrir d’un côté et le loup-garou de l’autre. Transformé ou non, à mes yeux, il reste lui-même. »

Vite fait, je reprenais un verre, cherchant à m’extirper de ce moment plus que gênant. Mais Arabella avait l’art d’en rajouter, pour pimenter un peu plus la conversation, insinuant qu’il pourrait me vouloir moi en plus du reste. Je manquais de mourir au fond de mon verre quand elle parla de sauce et d’excitation.

« C’est vraiment fin ça… Mais c’est bon, c’est bon, j’ai compris où tu veux en venir. »

Pourquoi fallait-il que je me lie d’amitié avec une rédactrice de la Gazette du Sorcier déjà ? Elle sait comment tourner les choses pour obtenir les réponses qu’elle souhaite avoir. Et le plus effrayant, c’est que ça marche à tous les coup. Je ne peux pas dire qu’elle se trompe sur quoi que ce soit. Rien que sur le fait que je n’ai jamais réussi à refaire ma vie depuis son passage éclair dedans.

« Tu sais que t’es chiante ? »

Je ne pouvais pas me dépatouiller autrement de tout ça. Elle était parvenue à cerner mon histoire en si peu de temps. Mais le pire restait à venir. Arabella me poussait réellement à parler de tout ça à Fenrir ? Non mais elle est tombée sur la tête ou quoi ?

« Les gens tentent toujours de rabaisser ce qui leur fait peur et Fenrir fait peur à beaucoup de monde. Mais la plupart des rumeurs sont simplement créées par des personnes qui ne l’ont même jamais croisé. Il est beaucoup plus intelligent que le commun de la population… Et ne compte pas sur moi pour lui dire tout ça. Il passe son temps à se foutre de ma gueule, je vais pas lui donner plus de raisons de se moquer encore. »

Mais rien que l’évocation de quelqu’un qui pourrait me le piquer, mon sourire s’était aussitôt dissipé. Je ne répondis toutefois pas, me contentant d'hausser les épaules pour ne pas révéler ma jalousie. Et puis de toute façon, il n'y a pas grand chose entre nous pour le moment, même rien du tout à vrai dire. Ce n'était pas utile que je ressente un tel sentiment de possession à son égard, si c'était pour tomber de haut d'ici quelques temps. Au lieu de m’attarder sur le sujet, qui avait beaucoup trop duré à mon goût déjà, je me redressais d’un seul coup.

« On sort ? »
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