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All Hell Breaks Loose | Part 2 [PV Blaise Zabini]

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Eden Swan
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Sam 19 Nov - 22:52
11 mars 2000


Eden avait perdu la notion du temps. Les heures défilaient avec lenteur dans l'obscurité de la cave où elle était prisonnière, semblant s'étirer à l'infini. On lui avait donné à manger et à boire, mais elle se sentait toujours aussi faible. Elle sombrait parfois dans un sommeil agité, à même les dalles froides et humides qui lui servaient de paillasse, avant de se réveiller, le corps ankylosé.
On l'avait laissée tranquille depuis sa rencontre avec Alicia, même si elle ignorait ce que cela signifiait. Tout ce qu'elle savait, c'est qu'elle ne pourrait pas tenir ainsi très longtemps. Si quelqu'un ne venait pas bientôt la tirer de là...
Seule avec ses pensées, elle s'était rabattue sur sa liste de suspects comme un chien s'acharne sur son os. Réfléchir à ce problème lui permettait de ne pas perdre l'esprit, même si en fin de compte, elle se demandait si son incapacité à trouver la réponse à sa question ne finirait pas par la rendre encore plus folle.
Qui avait bien pu la trahir ? Révéler son allégeance à l'anarchie aux Mangemorts ? Et pourquoi ? Qui pouvait tant lui en vouloir ?
D'accord. Des gens qui pouvaient lui en vouloir, il en existait pas mal. Mais aucun, à sa connaissance, ne savait qu'elle était anarchiste. C'était ce qui la torturait le plus, à présent. Ne pas savoir. Rester plongée dans un doute atroce. Et penser que peut-être, la fuite ne venait pas de quelqu'un qui ne l'aimait pas ou qui n'avait que faire d'elle, mais d'un de ses proches. De quelqu'un qui savait qu'elle était anarchiste. Peut-être même que le délateur était un de ses amis, qui s'était retourné contre elle en apprenant où résidait sa loyauté.
Sa liste aurait sous doute vexé bien de ses amis qui y figuraient. Mais toutes les certitudes d'Eden avait été balayées comme un vulgaire fétu de paille à la seconde où elle avait vu Alicia entrer dans sa cellule. Elle avait compris que tous les piliers qui maintenaient ses croyances et son monde en place étaient fait d'argile, et ces dernières heures – jours – semaines – elle n'en savait rien – en avaient fait tomber quelques uns comme des quilles. Ils s'étaient écroulés sans signe avant coureur, pas le moindre signe d'effritement pour la prévenir de ce qui s'apprêtait à lui tomber dessus.

— Calvin, Selena, Blaise, Alexander, Kaysa, Iris, Seth... Jared ?

Elle n'avait pas le cœur à l'ajouter à cette liste déjà bien lourde. Contrairement à Calvin, Selena et Blaise, Jared n'entretenait aucun lien direct avec les Mangemorts. Et contrairement à Alexander, Kaysa et Iris, il ne détestait pas ouvertement les anarchistes. Il en faisait même partie, nom d'un chaudron ! Seth aussi, d'ailleurs, mais Eden savait que la relation entre Seth et Hellson était un peu tumultueuse. Jared n'avait aucun problème avec lui, pas vrai ? Aucun problème avec elle ?
Elle décida de le barrer de la liste. Si elle continuait sur sa lancée, elle finirait par y coller Hellson lui-même ou sa cousine Stacy, ce qui ne faisait aucun sens. Drôle de constater comme le doute pouvait remettre à ce point en question la confiance durement gagnée qu'elle portait aux gens.
Elle était parfois tentée de se dire que les Mangemorts avaient deviné tout seuls qu'elle était anarchiste pour rayer toute la liste, mais son instinct lui soufflait que quelqu'un l'avait bel et bien mise dans le viseur des partisans du Lord. Ils n'auraient pas pu la trouver aussi facilement, sinon...

— Calvin, Selena, Blaise, Alexander, Kaysa, Iris, Seth, répéta-t-elle.

Elle se creusa les méninges pour trouver qui d'autre elle pouvait ajouter, mais c'était comme si son esprit tournait dans de la mélasse. Sa « conversation » avec Alicia lui avait redonné un peu d'énergie – sans doute à cause de l'adrénaline – mais elle était retombée depuis. Les yeux fermés, elle continua d’égrener à répétition les noms de sa liste dans un murmure à peine audible, jusqu'à ce que la porte de sa prison s'ouvre de nouveau.

Calvin, Selena...

Blaise.
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Blaise J. Zabini
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Dim 20 Nov - 15:29
Spoiler:
 

All Hell Breaks Loose | Part 2
Eden Swan
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Blaise J. Zabini








Seul le corps peut aller en prison, l'esprit ne peut être prisonnier, on ne peut pas attraper le vent Δ Sahar Khalifa

Les premiers cris qu’elle avait poussé n’était pas si différent de ceux poussés dans ces cachots avant elle. Blaise les avait entendu, il avait rapidement su qu’ils étaient d’elle. Il l’avait apprit car il était au courant qu’elle était ici. A vrai dire, il avait sûrement été le premier anarchiste à le savoir grâce à son rôle d’espion. C’était lui qui avait prévenu les autres. Un mangemort lui avait balancé l’info, en voyant son interrogation concernant ces hurlements. Il avait sentit une partie de lui se glacer. Comment était-ce possible ? Que faisait-elle là ? Pourquoi elle ? C'était le dernier potin croustillant du monde désenchanté des psychopathe à la marque des Ténèbres.
C’était si drôle, à en croire les rires gras de tous ces maladees ! Une anarchiste dans les cachots des Greenwood. Une jeune femme qu’on pouvait torturer pour se défouler. On avait cru bon de l’en informer au cas où il voudrait participer au jeu. Le but était de la faire craquer, afin qu'elle parle. Blaise avait rit avec eux, jaune. Puis, il avait foncé annoncer la nouvelle, quand il avait été libre de quitter ses collègues mangemorts.

Eden ... Elle était ce qui pouvait s’approcher le plus d’une amie, sans doute. Il ne savait pas trop ce qu’elle était, en fait. Assez difficile de définir leur lien, à vrai dire. On s’était intéressé à ça, d’ailleurs. A lui et à d’autres. Il avait été à Poudlard avec elle, lui avait-on rappelé. On avait voulu savoir si il la côtoyait, à l’époque. Et il n’avait pas mentit. Pas vraiment. Il avouait avoir partagé des conversations, quelques banals moments, avec elle. Il avait passé sous silence le tournant de leur relation, durant le Huis-Clos. En fait, il s’était contenté de révéler quelques broutilles, rien de plus. Son statut de Serpentarde hors norme, un peu rejetée par certains. Plutôt solitaire. Les relations qu’ils avaient en commun durant leur études. Personne n’avait posé trop de question. Encore moins ne s’était intéressé à leur relation présente, car personne ne savait qu’ils étaient encore en contact. Et pour cause. Il avait veillé à les faire parvenir à cette conclusion dans son discourt. Ensuite, on s’en était désintéressé. Visiblement, il ne leur serait pas d’une grande utilité. Fort heureusement, il n’était pas sur d’avoir envie de participer aux interrogatoires.

C’était justement ça qui le hantait. Déjà, l’entendre hurler lorsqu’il s’approchait des cachots, où qu’il traversait le hall d’entré du Manoir pour prendre ses ordres, n’étaient pas pour le rendre serein. Il ne lui souhaitait pas de mal. Il l’appréciait même. Et savoir qu’elle souffrait ainsi le perturbait au plus haut point. Il aurait souhaité l’aider mais comment ?
Il n’avait trouvé qu’une solution -en dehors d’essayer de constituer un plan d’évasion avec les autres anarchistes- et elle n’était pas fameuse. En effet, il avait cherché à l’approcher de façon la moins suspecte possible. Il s’était donc arrangé pour hériter du travail dont tout le monde se fichait. Car elle avait beau être enfermée, elle avait avant tout besoin de se nourrir et de boire pour survivre, et ainsi, pouvoir répondre aux interrogations. Il s’était donc proposé de lui apporter ses repas, chaque jour. Devant les curieux, il avait avancé un argument : Après tout, la torture ne fonctionnait pas des masses, jusqu’ici, pas vrai ? Peut-être qu’une approche plus sournoise, plus « gentille » pourrait l’amener à parler ? Le mangemort qui s’en occupait jusque là avait été ravie de cette idée, et d’en être débarrassé surtout. Rien d’officiel n’avait vraiment été décidé. Ça s’était fait comme ça. L’info avait sûrement tourné, mais personne n’avait tiqué. Et c’était tant mieux. Ça avait très facile, au final. Il lui avait suffit de prétexter vouloir assister aux interrogatoires des prisonniers, vouloir y participer à sa façon. Pour apprendre, prétendait-il. Qui se souciait vraiment de lui et du sort des prisonnier, de toute façon ?
De cette façon, il pourrait entrer en contact avec elle. Car il devait savoir. Comment elle se portait, dans un premier temps. Et puis, ce qu’elle avait révélé, ensuite. On disait qu’elle était coriace, qu’elle ne lâchait rien. Mais on finissait toujours par parler de quelque chose. Pour tous les anarchistes, cette question était primordiale. Pour lui, encore plus.

Voilà plusieurs jours qu’il s’attelait à sa tâche et il n’avait encore tenté aucune approche. Il s’était contenté d’améliorer la qualité des plats servis, d’un coup de baguette, et d’ajouter plus d’eau. Il ne savait pas si la coïncidence était volontaire ou pas, mais les séances de tortures s’étaient taries. Avait-on voulu lui laisser l’occasion de faire son « travail » ? Il n’en savait rien mais il ne voulait pas éveiller les soupçons. Il ne posa pas de question.
Il trouva néanmoins l’occasion d’agir, ce soir-là. La surveillance des cachots avaient été confié à un mangemort peu scrupuleux. Un imbécile du nom de Tod Greggson avec qui Blaise avait déjà « travaillé ». Le genre qui ne fait du bon travail que lorsqu’il est sur d’obtenir de l’avancement ou des récompenses. Hors, la surveillance des prisonniers ne lui apporterait rien de plus qu’un profond ennui et une bonne migraine. Blaise avait sentit la chance tourner. Alors qu’il avait ouvert la trappe permettant de l’observer, il s’était composé un air inquiet. Bien qu’en réalité, l’inquiétude était réel, il le destinait à son potentiel observateur. Son cœur s’était arrêté un instant. Eden était immobile. Trop. Serait-ce possible qu’elle soit … ? Non !


« Greggson, je vais aller voir la fille du cachot n°3. Elle me parait bien calme. Je vais voir si elle a pas clamsé ! »
« Ouai … M’en fou ! »

Heureusement qu’ils foutaient des imbéciles aux surveillances des cachots. Pas sur qu’un mangemort expérimenté ne se serait pas montré plus curieux en voulant l’observer agir. Greggson avait visiblement peu d’intérêt pour les informations précieuses que cette fille pouvait leur apporter. Il n’était intéressé que par les combats et les châtiments des sang-impurs. L’espionnage n’était pas dans ces centres d’intérêt et encore moins dans ces compétences Tandis qu’il retournait à sa sieste, Blaise pénétra la cellule. Pour s’assurer le truc, même s’il savait que ça serait probablement inutile, il prononça tout de même haut et fort, d’un ton clairement moqueur :

« Allez Swan, debout ! Me dit pas que tu as rendu l’âme aussi facilement ? », il referma la porte derrière lui et activa sa baguette d’un lumos afin d’y voir plus clair, « Ah, on dirait que non ... » dit-il, plus pour lui-même qu’autre chose, malgré tout soulagé de la voir bel et bien vivante.

Cependant, elle était méconnaissable … Outre le fait qu’elle était crasseuse et clairement pas à son avantage, c’était avant tout ses blessures qui étaient choquantes. Des tuméfactions et même plusieurs blessures ouvertes s’étalaient sur son visage et les parties visibles de son corps. A savoir, à peu prêt toute, à vrai dire. Du sang avait coulé et coagulé. Ses vêtements n’étaient pas dans un meilleur état que leur propriétaire. Et si il n’avait pas su que c’était elle, il ne l’aurait peut-être pas reconnu.
Son plateau à la main, il resta interdit un moment. Puis, par un automatisme purement défensive et inconscient, il se composa un visage neutre. Froid. Lentement, il s’approcha d’elle comme d’un animal farouche. Il déposa la nourriture devant elle, et toujours sans un mot, il l’observa un moment jaugeant de son état. Il n’avait jamais été la cible de torture mais il se doutait qu’une chose pareille ne laissait pas entier. Il avait déjà observé des prisonniers sombrer dans la folie. Devenir hystérique. Ou au contraire apathique. Il s’attendait à peu prêt à toutes les réaction venant d’elle. Lui-même ne savait pas comment se comporter. Il avait un certain malaise à être là, devant elle, libre alors qu'elle était leur prisonnière. Sa prisonnière … Que faire ou plutôt que dire ? Une chose était certaine, elle se demanderait ce qu’il faisait là et à moins de connaître celui qui l’avait vendu, il était probable qu’elle le prenne pour responsable. Il était le seul anarchiste officiellement mangemort.

« Je sais ce que tu vas penser ... mais je ne suis pas à l'origine de tout ça. Je ne suis pas là pour te faire du mal » chuchota-t-il finalement, toujours agenouillé, son regard ancré dans le sien.

Il ne fallait pas attirer l'attention du geôlier même si Blaise savait pertinemment qu'il s'était déjà rendormi. Personne ne viendrait les déranger avant un moment. En tout cas, il l'espérait. En attendant, il avait peur de se rendre compte qu’il était trop tard. Qu’elle avait déjà sombré sans la folie. Qu’elle n’était plus que l’ombre de celle qu’il avait connu. Il guetta sa réaction attendant qu’elle réponde.
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Eden Swan
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Dim 15 Jan - 0:48
Elle ne pouvait pas dire qu'elle était surprise, cette fois.

Blaise avait infiltré les Mangemorts. C'était sa mission en tant qu'anarchiste. Elle le savait. Le voir ici était moins étonnant que voir Alicia. Et pourtant, une part d'elle-même avait l'impression d'halluciner à le voir entrer ainsi dans sa cellule, comme s'il ne faisait que franchir l'entrée de leur ancienne salle commune. Le décor n'aidait pas à différencier les deux scènes.

« Allez Swan, debout ! Me dis pas que tu as rendu l’âme aussi facilement ? »

Là encore, du Zabini classique. Railleur à souhait. Il alluma sa baguette pour y voir plus clair. Habituée à la pénombre, Eden plissa les yeux, blessée par la luminosité soudaine.

« Ah, on dirait que non... »

Était-ce du soulagement dans sa voix, ou Eden avait-elle complètement perdu la raison ?

Avant qu'elle ne s'accoutume à la lumière et qu'elle puisse discerner son expression, Blaise s'approcha d'elle avec lenteur et déposa un plateau à ses pieds. De la nourriture. Elle la sentit avant de la voir. Lorsqu'elle put enfin ouvrir les yeux sans être aveuglée, elle le dévisagea alors qu'il était toujours agenouillé. Là encore, du Blaise classique. Impassible à souhait.

« Je sais ce que tu vas penser... mais je ne suis pas à l'origine de tout ça. Je ne suis pas là pour te faire du mal. »

Eden se redressa péniblement et s'adossa au mur en crispant les mâchoires. La gorge sèche et enrouée, elle articula :

« Tu m'excuseras si je ne te crois pas sur parole. Je suis un peu à vif, en ce moment. Littéralement. »

Et voilà qu'elle se mettait à faire des blagues aussi sarcastiques que morbides. C'était peut-être sa manière à elle de perdre la boule. Elle lâcha un rire sans joie et grimaça immédiatement lorsque cela réveilla plusieurs douleurs à travers son corps.

« Je ne crois pas que tu puisses savoir ce que je vais penser, ajouta-t-elle en tâchant de rester le plus immobile possible. Je n'en ai moi-même aucune idée. Je ne sais pas... Je ne sais plus... »

Je ne sais plus à qui je peux faire confiance. Voilà ce qu'elle essayait de dire, même si les mots ne parvenaient pas à franchir la barrière de ses lèvres. Elle murmura ses prochains mots, comme sur le ton de la confidence :

« Peut-être que tu étais des leurs avant d'être des nôtres... On ne sait jamais, avec les agents doubles. Peut-être même que tu n'es du côté personne, sauf de ceux qui finiront par l'emporter. Un pied dans chaque chaudron en attendant de savoir où l'herbe est plus verte... Risqué, mais malin. Je n'arrive pas à déterminer si c'est lâche ou courageux, par contre. »

Parler était douloureux, mais s'adresser ainsi à haute voix à un visage familier avait quelque chose de cathartique. C'était moins frustrant que de se parler à elle-même dans sa tête, à tourner dans le vide et à brasser du vent, prisonnière de ses pensées infécondes.

« Nos conversations étaient plus réjouissantes, avant,dis donc. Enfin, ce n'était pas forcément des conversations... »

Il était rare qu'Eden fasse d'elle-même allusion à la relation qu'elle avait entretenue avec Blaise à l'époque du huis-clos. Non pas qu'elle en avait honte ; mais elle n'aimait pas l'idée que tout le monde connaisse des petits secrets. C'était pour cela qu'elle avait préféré gardé ça entre eux. Elle n'aurait pas supporté l'idée d'une bande d'élèves commentant sa vie privée ou songer qu'elle était facilement accessible parce qu'elle avait l'outrecuidance de faire ce qu'elle avait envie. Cela paraissait dérisoire, aujourd'hui. Cette manie qu'elle avait de vouloir exercer le plus de contrôle possible sur sa vie ne pouvait avoir cours ici. Ici, elle n'était pas libre.

Ici, elle n'était plus grand-chose.

Une larme lui perla au coin de l’œil. Eden en fut la première surprise. Ses pensées venaient de prendre un virage aussi brusque que sombre. Pour la première fois depuis qu'elle s'était réveillée dans ce cachot, elle ne pleurait pas à cause de la douleur.

La larme roula sur sa joue. Elle l'essuya d'un geste vif avant qu'elle finisse sa course au sol. Blaise ne pouvait pas la voir ainsi. Personne ne pouvait la voir ainsi. Ce n'était pas le moment de se montrer vulnérable.

Ce n'était jamais le moment de se sentir vulnérable.
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Blaise J. Zabini
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Ven 5 Mai - 0:35
All Hell Breaks Loose | Part 2
Eden Swan
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Blaise J. Zabini








Seul le corps peut aller en prison, l'esprit ne peut être prisonnier, on ne peut pas attraper le vent Δ Sahar Khalifa

Un soulagement, plus intense qu’il ne l’aurait pensé, s’empara de lui lorsqu’elle lui répondit. Elle n’était pas folle. Pas encore. Elle restait la fille qu’il avait apprit à connaître. L’ironie était sa façon de se protéger et elle agissait exactement comme il aurait pu l’imaginer. Si la situation n’était pas aussi dramatique, il aurait sourit. Il aimait son mordant. C’est ce qu’il l’avait attiré chez elle. Il n’eut pas la moindre envie de sourire, cependant. Même si elle-même se fit rire toute seule. Pas longtemps. La douleur semblait trop forte. Elle était dans l’état qu’elle décrivait, à vif. Visiblement, elle morflait et il lui était difficile de le cacher même avec du sarcasme.
A juste titre, elle le rembarra. Il n’avait aucune idée de ce qu’elle vivait. Il n’avait jamais connu la torture, la privation, l’humiliation. Comment aurait-il tenu dans ces circonstances ? Sûrement un peu comme elle. Ils ne s’entendaient pas pour rien. Ils étaient semblables sur certains points. Mais peut-être serait-il mort plus tôt qu’elle ? Plus habitué à l’aisance, le luxe et parfois même la démesure. Il aurait sûrement été plus arrogant aussi, provoquant ses geôliers pour s’en prendre encore plus, par fierté purement masculine. Prouver qu’il était un homme, un vrai ! Seule sa vengeance aurait été capable de le freiner dans des circonstances pareilles. Dans tous les cas, il n’était pas à sa place et il n’était pas dans sa tête. Pourtant, il imaginait aisément qu’elle puisse être soupçonneuse à son égard.

La vérité, c’est qu’elle l’était de tout le monde, à présent. Il l’écouta s’imaginer son rôle dans sa capture. Son rôle dans cette guerre. Ou son non-rôle, plutôt. Un lâche, c’est ainsi qu’elle semblait le voir. Ainsi donc, il n’avait pas réussi à la convaincre de sa véritable allégeance ? Pourtant, il était anarchiste depuis plus longtemps qu’elle, semble-t-il. De peu mais il l’était. Et puis, il était assidu. Il ne dissimulait pas ce qu’il apprenait. Jamais. Il révélait tout ce qui était bon à savoir. Tout ce qui pouvait aider. Il était entièrement dévouée à leur cause. Quelque part, il lui était difficile de la voir douter de lui. Mais n’était-on pas toujours un peu seul, au final ? Une fois de plus, Eden lui prouvait qu’il ne serait jamais vraiment compris, entièrement.
Mais il n’était pas question de lui, à cet instant. Et qu’elle doute de lui ne changeait rien à la mission qu’il s’était auto-confié. L’aider à supporter. Lui apporter tout ce qu’il pouvait pour la faire tenir. Et surtout, qu’elle ne révèle jamais rien.

Aussi, il resta impassible, comme il l’avait toujours été. Même ses larmes ne le firent pas plier, bien que son cœur -ce traître- se serra de la voir si vulnérable. La Eden qu’il connaissait n’aurait jamais pleuré devant quelqu’un comme lui. Au bout du compte, il se pourrait qu’ils aient réussi à la changer malgré tout. Il répondit plutôt à sa dernière remarque :

« Il t’arrivait de prononcer quelques mots … mais ce n’était pas nécessairement dans le but de discuter » l’insinuation était totalement en décalage avec la situation actuelle, pourtant, c’était elle qui avait abordé le sujet, « Tu étais plus séduisante aussi » termina-t-il.

Ce n’était pas nécessairement une vanne. Plutôt un compliment dissimulé. Il ne faisait que la rassurer. Elle serait toujours Eden Swan, à ses yeux. En outre, il était persuadé qu'elle n’aurait jamais accepté de paroles réconfortantes venant de lui. Pas dans l’état de faiblesse où elle était. Et il était incapable de le lui en fournir de mieux, à vrai dire. Il tombait rarement dans la sensiblerie.
Il décida de s’asseoir, là où il s’était accroupi, non loin d’elle. Elle s’était volontairement éloignée de lui et il ne comptait pas l’approcher plus sans son consentement. Dos au mur perpendiculaire au sien et les mains croisées sur ses genoux, il l’observait toujours. Elle était clairement sur la défensive. Et pourtant, il continua de lui parler. Peut-être qu’en constatant qu’il ne l’attaquait pas, elle se sentirait moins menacée ? Il se demandait ce qu’il pourrait bien lui dire qui lui fasse regagner sa confiance. Il lui semblait qu’il n’aurait aucun argument pouvant accomplir ce miracle. Au final, seule la sincérité lui paraissait être la meilleure solution. Ils avaient toujours été franc l’un envers l’autre. Et d’ailleurs, ne l’était-elle pas avec lui à cet instant ? Ne cachant rien de son ressentie. Sa fierté lui dictait de ne pas montrer sa faiblesse, mais elle l’avouait tout de même à demi-mot. Quelque part, il prit ça pour un encouragement. Il prit donc la décision de se livrer un peu à son tour :

« Je vais te dire quelque chose. Je me moque de figurer parmi les gagnants de cette guerre. Je n’aurais gagné que lorsque j’aurais retrouvé l’homme responsable de la mort de mon père et qu’il aura payé pour ses actes. »

Ce n’était pas vraiment un secret. Pas mal de mangemorts savait qu’il recherchait le responsable de l’assassinat de son paternel. Il les avait lui-même questionné à ce sujet. Même le Lord devait le savoir. Il ne risquait rien à le dire ici, en ce lieu, dans le cas ou des oreilles indiscrètes écouteraient. Et d’ailleurs, même sans ça, leur conversation en soi était déjà un aveu de son appartenance au anarchiste. Par contre, peu d’anarchiste connaissait cette motivation plus profonde qu’une simple volonté de lutter contre le mage noir. Eden était l’une des seuls à l’apprendre aujourd’hui. Il espérait que cette révélation la piquerait au vif et l’inciterait à s’ouvrir.
Il poursuivit tout de même tout en isolant la pièce d’un sortilège de mutisme :

« Ça ne signifie pas que je me moque du résultat du conflit, pour autant. Mais tu n’imagines pas les risques et les difficultés qu’impliquent un tel rôle. Pour rien au monde je ne subirais cette pression, constante, juste pour me sauver une place en cas de victoire de l’un et de l’autre. Crois-moi, ça n’en vaut pas la peine. »

Le croirait-elle ? Il en doutait, pourtant, il ne pourrait l’aider qu’en lui assurant de se sentir moins seule. Comprise. Soutenue. Il se présentait un peu comme une bouée de sauvetage à laquelle elle pourrait s’accrocher pour ne pas couler. En attendant la libération. Quelque part, il n’était pas le mieux placé pour ce rôle. Mais il était le seul disponible ...
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