RSS
RSS



 


 :: LONDRES :: ♣ Les Grands Bureaux de Londres :: Institutions :: Université Magique de Londres Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Un enfant sans père est semblable à une maison sans toiture

avatar
Remus Lupin
Langue de Plomb
Âge du personnage : En pleine crise de la quarantaine...
Nombre de messages : 203
Célébrité sur l'avatar : Ewan McGregor
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 6 Déc - 16:56
"Un papa, c'est le premier héros de son fils, le premier amour de sa fille."
- Nina Lupin & Remus Lupin - Mai 2000

Un enfant sans père est semblable à une maison sans toiture
« Tu es certaine de ton choix ? »

Je ne remettais pas en doute l’intelligence de ma fille et encore moins sa détermination à reprendre des études, mais était-ce seulement le bon moment ? Nous étions à la fin d’année scolaire pratiquement, ne pouvait-elle pas attendre Septembre prochain pour retourner sur les bancs de l’école ? C’était là de l’égoïsme pur et dur, je dois l’admettre. Lorsqu’elle a quitté la maison et abandonnée Poudlard, c’était quelque chose qui m’avait réellement fait souffrir. Mais je n’ai rien dit. Je ne voulais pas l’incomber de mes sentiments contradictoires. J’étais aussi blessé dans mon amour-propre, ayant toujours donné le meilleur de moi-même pour m’occuper de mes enfants. Pour moi, c’était comme si ma propre fille ne me faisait pas confiance et qu’elle estimait que son grand-père saurait mieux la protéger que moi. Déchirant. Mais je ne pouvais l’empêcher de faire ce qu’elle voulait et une fois encore, je me retrouvais pratiquement devant le fait accompli.

L’Université Magique. Voilà qui la propulsait d’un seul coup dans la cour des grands. Voilà qui m’ouvrait réellement les yeux sur le fait que ma petite fille était maintenant adulte. Il m’est difficile de me faire à tous ces changements, sûrement parce qu’à présent, je suis un père célibataire et qu’en dehors de mes enfants, je n’ai plus rien d’autre.

Si seulement, elle pouvait reconsidérer la question. Repousser le délai à quelques mois, ce ne serait pas bien grave. Me laisser le temps de me faire à ce nouveau changement qui me tombait dessus. Et des changements impromptus, il n’y a que cela dans ma vie. Sans compter que ce n’est jamais réellement positif. Je n’ai eu que des malheurs pratiquement, sans relâche. Ma mère décéda peu de temps après l’obtention de mes ASPIC. Ma femme perdit la vie, me laissant seul et démuni avec mes trois enfants. J’étais incapable de trouver comment apaiser leur peine, alors que moi-même j’étais au fond du trou. Me voilà maintenant mordant mon propre fils et devant me rendre à l’évidence que ma petite-fille devenait une femme. Bientôt elle me remmènera un petit-ami à la maison ou m’avouera être enceinte. Parfois, je donnerais n’importe quoi pour seulement arrêter le temps et profiter de l’instant présent, éternellement. Mais je n’ai pas le droit de m’imposer ainsi dans la vie de mes enfants. Je n’aurais pas accepté que mon père le fasse dans la mienne. Je peux juste faire ma tête de loup triste pour appuyer sur leur conscience. Ce qui fonctionne relativement bien en général.

J’haussais seulement les épaules, me persuadant que je vivais un cauchemar qui prendrait bientôt fin. Au moins, ma Nina désirait que je l’accompagne pour son inscription à l’Université Magique. Je ne l’avais donc pas forcément déjà perdu. J’espérais seulement que malgré les études, elle reste à la maison et ne cherche pas à tout prix un appartement en colocation. Je suis un colocataire plutôt sympa, elle ne peut pas dire le contraire. Je ne suis pas envahissant et je ne braille pas contre mes gosses à longueur de journée. Elle ne pourra pas trouver mieux que moi pour partager un logement.

Tout en marchant dans la rue, à ses côtés, je gardais le sourire, pour ne pas lui donner mauvaise conscience tout de suite. Mais dans le fond, je prévoyais déjà de payer John pour qu’il pourrisse le futur garçon qui tentera de me voler mon unique fille. Il est doué dans le domaine, je l’ai moi-même vu à l’oeuvre et j’en ai fait les frais aussi. Est-ce si mal que cela de vouloir préserver les choses telles qu’elles le sont ? Jusqu’à maintenant, j’ai toujours été l’unique homme de la vie de Nina, j’aurais énormément de mal à accepter qu’un autre me vole cette place privilégiée dans son coeur.

« Nous y sommes. Tu es vraiment certaine qu’arriver en court d’année ne va pas tout chambouler ? »

Je peux comprendre qu’elle n’ait pas envie de perdre une année de plus et qu’elle aimerait rester avec des élèves de son âge. Mais d’ici quelques semaines, il en sera terminé de cette année scolaire. Ne pouvant pas prendre sur moi de lui interdire ce qui me semblait être une erreur, j’ouvris la porte pour la laisser entrer en premier. A mon tour, je pénétrais dans l’établissement. C’était une université qui pourrait largement être confondue avec celles que les Moldus fréquentes. Très loin de l’ambiance vieux château, comme Poudlard peut l’être, c’était même plutôt moderne.

Dans un premier temps, il nous faudrait sûrement remplir tout un tas de parchemins aussi pénibles soient-ils. Mais je pouvais bien faire ça pour ma petite Nina. J’avançais en même temps qu’elle. C’était la première fois qu’elle y mettait les pieds. Elle devait ressentir cette appréhension qui noue l’estomac, d’autant plus que voilà bien des mois qu’elle était sortie du circuit scolaire. Les habitudes s’installent très vite, tandis que d’autres s’oublient quasiment en un claquement de doigts.

« Prête à te noyer dans la paperasse ? »

Je souriais pour essayer de la rassurer, même si c’était moi qui aurai grand besoin de l’être à ce moment-là.


©Pando
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Nina Lupin
Étudiante en communication
Âge du personnage : 18 ans
Nombre de messages : 125
Célébrité sur l'avatar : Danielle Campbell
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 23 Déc - 11:03
Un enfant sans père est semblable à une maison sans toiture.
Remus & Nina Lupin
Lorsque Nina avait été mise au courant de la morsure de son père sur son frère, elle n’avait pas trainé pour revenir à la maison. Sa conscience bien lourde, la jeune Lupin ne cessait de se demander si c’était de sa faute. Peut-être que si elle était restée à la maison, rien ne serait arrivé et Tom n’aurait pas rejoint les Loups-Garous. Elle savait qu’il était inutile de refaire le monde avec des si, mais c’était bien plus fort qu’elle.

Ayant causée la mort d’un élève, lors de la Nuit Rouge, Nina ne pouvait que savoir ce que son père ressentait. Certainement que les choses devaient être encore pire pour lui. Il n’avait pas tué sa victime, mais cette dernière n’était autre que son propre fils. Sachant qu’il s’en voulait d’avoir transmis le gène à sa fille, alors qu’il n’en était pas responsable, là c’était encore pire.

Mais en revenant à la maison, la petite Nina voulait aussi reprendre une nouvelle vie. Travails et études allaient donc devoir se trouver une place dans son emploi du temps, ce qui n’était pas fait pour réjouir Remus apparemment.

« J’en suis sûre papa. Arrête de te faire du soucis pour moi, je suis grande maintenant. Et je te promet que je serais sage. Les fêtes d’étudiants, je les éviterais le plus possible. Je n’aurais pas de petit-ami, tant que tu ne leur auras pas fait passer un interrogatoire digne d’un Auror. »

La jeune louve tentait de détendre l’atmosphère et de changer les idées à son père. Elle lui avait demandé de venir avec elle, pour l’inscription à l’Université, faisant de son mieux pour le sortir et lui éviter de broyer du noir dans son coin. Et là, dans la rue à ses côtés, c’était son petit moment privilégié. Elle regrettait tellement d’avoir prit la décision de partir, alors que finalement sa place était ici. Mais libre à eux de rattraper le temps perdu. Nina passa son bras sous celui de son père, pour se rapprocher de lui. Cette journée allait à jamais changer sa vie et l’angoisse montait au point, qu’elle en ressente cette boule lui nouer l’estomac. Quand enfin, ils s’arrêtaient de marcher, elle ne pouvait qu’observer l’Université où elle n’avait encore jamais mise les pieds. C’était immense, beaucoup moins impressionnant que Poudlard, mais quand même. Sûrement qu’ici, elle retrouverait d’anciens amis et s’en ferait peut-être de nouveau aussi.

« Tu crois que Kaysa fait des études ? »

Sa meilleure amie, sa soeur de coeur, sa confidente, qu’est-ce qu’elle pouvait lui manquer. Ces longs mois sans s’adresser la parole, ont suffi à faire naître un immense vide dans la vie de la jeune Lupin. Mais Remus reprit lui aussi la parole, pour s’assurer qu’elle ne faisait pas une terrible erreur.

« Qui ne tente rien, n’a rien. Si je réussis cette année, ça m’évitera d’en perdre une en attendant que l’été passe. Je sais que tu t’inquiète pour moi, mais je te promet que si j’échoue, je ne dévorais pas mes manuels scolaires. Une indigestion de papier pourrait sûrement être fatale à la petite louve que je suis. »

Elle se détacha de son bras, non sans lui mettre un petit coup de coude complice. Après un moment d’hésitation, Nina entra dans l’Université Magique, suivie de son père. La pauvre avait surtout envie de prendre ses jambes à son cou pour s’enfuir, dés lors que les autres étudiants présents posaient le regard sur elle. Mais heureusement, Remus était là. Ce qui ne pouvait que la rassurer.

« Plus que jamais prête. »

Ce n’était pas le cas, mais alors pas du tout. Pourtant, elle luttait pour ne pas faire demi-tour.

Père et fille progressaient dans les couloirs, suivant les panneaux indiquant les bureaux. Mais une fois face à la porte, au moment de frapper contre celle-ci, Nina se retourna d’un seul coup pour regarder son père, plantant son regard dans le sien. Son sourire était un peu forcé, prise de panique, d’angoisse aussi. Elle n’a jamais aimé être le centre d’intérêt et en arrivant en cours d’année, elle risquait surtout de le devenir pendant quelques jours, voir semaines. Rien que d’y penser et elle s’en taperait une crise d’urticaire.

« Papa, si jamais je deviens complètement folle, que j’étudie jour et nuit, et que j’oublie d’être simplement une adolescente. Tu dois me promettre que tu n’hésiteras pas à me retourner un seau d’eau glacée sur la tête. »
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Sujets similaires
-
» Phrases phylosophiques sans queue ni tête pour vos signatures
» Nul bien sans peine | Râ
» [Conquête] « La justice sans la force est impuissante, la force sans la justice est tyrannique. » [PV Tengoku]
» [TERMINE] [Miami, FLORIDE] You have a hollowed out heart, but it's heavy in your chest
» SOS ADOPTION SS FRONTIERE FA/ADOPTANTS POUR CES PETITS

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: LONDRES :: ♣ Les Grands Bureaux de Londres :: Institutions :: Université Magique de Londres-
Sauter vers: