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Mar 20 Déc - 11:36





Lorsque l'on est gamin, notre seul rêve c'est de devenir grand pour faire ce que l'on veut. Et on sait le claquer dans les dents de nos parents, que l'on trouve toujours trop injuste. Mais une fois que l'âge adulte est atteint, on donnerait n'importe quoi pour retomber en enfance rien qu'une journée. L'insouciance, les bêtises, les aventures vécues à travers nos jeux enfantins, mais surtout bien trop jeunes pour les soucis. C'était le bon temps. A présent, plus rien n'est comme avant. Chacun a pris des directions opposées et nos chemins se sont séparés. Je ne sais même plus à quand remonte la dernière fois que j'ai vu Harry ou encore Sarah. Sommes-nous devenus des étrangers les uns pour les autres ?

Auparavant, quand l'un avait des problèmes, les autres se précipitaient pour l'en sortir ou juste pour lui remonter le moral. Il me semble que cette époque est désormais révolue. Seule ma famille a pris de mes nouvelles lorsque je me suis malencontreusement retrouvé face à mon père, lors de la pleine lune de Mai. Il n'y avait non plus personne quand à mon tour, j'ai été contraint de me transformer. Personne d'autre que ma petite soeur. Ne venez pas me parler de grande famille bien unie, quand aucun animagus n'a trouvé bon de venir voir si nous allions bien. Personne. Ils se disent cousins et oncles, mais personne n'était là. Pour le pauvre Sirius, c'est totalement excusable. Il est sous l'emprise de Voldemort. Mais les autres ? Peter et sa fille détruisent leur famille à chercher une vengeance qu'ils ne pourront jamais avoir. Ne devraient-ils pas seulement être heureux que le garçon soit encore en vie ? James, dans son égoïsme à toute épreuve et sa vanité légendaire, n'ouvre les yeux que trop tard, sur ce qu'il est en train de perdre : ses enfants. Ses enfants et ses amis. Mon père n'est pas prêt de lui pardonner son absence lors de la pleine lune qui m'a couté une morsure. Et moi-même, je ne suis pas prêt à leur pardonner le désintérêt qu'ils portent aux Lupin.

Après une première pleine lune désastreuse au mois de Juin, je m'étais cru tranquille durant un petit moment. Mais la vérité en était autrement. Devant mon calendrier, je remarquais avec effroi que la pleine lune de Juillet arrivait à grands pas. C'était même à la porte. Encore quelques nuits et ça serait bon. Ma première fois, j'ai réussi à défoncer des portes et à me balader dans Londres. Un remue-ménage dont les Moldus ne sont pas prêt d'oublier. Même si le Ministère de la Magie est intervenu et qu'au lieu d'un Loup-Garou, les sans pouvoirs s'imaginent que c'était un énorme loup sauvage maintenant. Je me suis bien gardé de dire que nous étions deux, puisque Nina me tenait compagnie. Je ne peux pas prendre le risque de me refaire une virée nocturne en mode monstre sanguinaire. Et je dois aussi souligner que je n'ai pas franchement eu le temps de préparer quoi que ce soit pour la prochaine fois. J'ai rejoint la rébellion contre le "gouvernement" des Mangemorts et ayant quitté mon poste d'Auror, je me retrouve dans la ligne de mire. Avec tout ça, il faut encore trouvé le moyen de ne pas finir complètement dingue.

Ma tasse de café à la main, je partais dans la cuisine. Il était encore bien tôt ce matin-là et je portais toujours un pantalon de jogging, me servant de pyjama et un tee-shirt. La journée serait longue et je ne m'en rendais pas encore compte. C'est un bruit, dans l'escalier de l'immeuble où se trouve mon appartement, qui me laissa sur mes gardes. En temps normal, je n'y aurais pas prêté plus attention, mais ça n'a pas forcément plu à tout le monde que je quitte ainsi la brigade d'Aurors. Et maintenant que les autres sont sous les ordres de l'autre sale traitre d'Alicia, je suis l'un des premiers à mettre sur la touche. Dire que j'ai soutenu cette sale bonne-femme quand Sirius et James se montraient trop blessants à son encontre. J'aurais mieux fait de me casser une jambe. Elle n'a pas hésité à se plier aux nouvelles règles et maintenant elle traque ses anciens collègues. Cette femme n'a aucun honneur. Peut-elle seulement continuer à se regarder dans le miroir sans se faire honte toute seule ?

D'un geste de ma baguette, mon vieux jogging et mon tee-shirt déformé, laissent place à un jean, mes rangers et une chemise noire. J'attrape ma veste en cuir sur le bras et j'attend que la porte s'ouvre.

"Dentesaugmento !"

Le premier "Auror" a entrer se mangea ce sortilège embarrassant. Il va sûrement avoir grand besoin d'aller se limer les dents de toute urgence. Et avant de leur laisser le temps de m'attraper, je n'ai pas hésité à lancer un :

"Incendio !"

Mettant moi-même le feu à mon appartement, afin de détruire tout ce que je ne pourrais emporter dans ma fuite, je transplane en brisant la fenêtre sur mon passage. Ainsi, les Aurors ne pourront se servir d'aucune preuve pouvant accabler ma famille, dans une éventuelle - imminente - révolte contre les Mangemorts. Le premier endroit auquel j'ai pensé pour atterrir, c'était bien sûr la maison de mon enfance. Mais tragiquement, je découvrais que celle-ci avait été ravagée. Les fenêtres et portes étaient cassées. J'enfilais rapidement ma veste, pour avoir les mains de libre et baguette au poing, j'entrais prudemment à l'intérieur. La marque des Ténèbres ne planait pas dans le ciel, c'était déjà bon signe. Personne n'avait été tué.

A l'intérieur, les meubles étaient renversés, les coussins du canapé et fauteuils, totalement lacérés. J'entendais ma propre respiration et même les battements de mon coeur, qui faisait des bonds craignant le pire. Aucun bruit. Aucun gémissement, mais du sang dans l'escalier. Je décidais de monter à l'étage, les marches grinçaient sous mon poids. Un pied après l'autre, j'avais l'impression d'avancer au ralenti, craignant le pire. A l'étage, mon regard ne quittait pas la porte du fond qui renfermait la chambre de mon père. Et une fois à proximité, la main tremblante, j'actionnais la clenche priant intérieurement n'importe quels grands sorciers, dieux ou que sais-je - moi qui n'ai jamais été croyant - dans l'espoir qu'il n'y aurait aucune découverte macabre de l'autre côté. Quelqu'un m'avait-il entendu ? Car une fois dans la chambre de mes parents, je ne vis aucune trace de sang, seulement un bordel sans nom.

"Papa ? Nina ?"

Bien plus rapidement qu'à mon arrivée, je visitais toutes les autres pièces, à la recherche de mon père et de ma soeur.


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Nina Lupin
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Ven 23 Déc - 11:46
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Tom & Nina Lupin
Contrairement à Poudlard, les élèves de l’Université Magique de Londres étaient en vacances. Nina attendait avec impatience les résultats de ses examens, pour savoir si elle les avait réussi. Si elle a toujours été très bonne élève, cette fois elle avait prise une année scolaire non pas en cours de route, mais carrément sur la fin. C’était sérieuse et motivée que la petite louve avait tenté de rattraper son retard et là, elle ignorait vraiment quels pourraient être ses résultats.

Trépignante d’impatience, elle ne tenait pas en place dans la maison de son père. Lui, il était présent pour le moment. Ayant quitté son emploi au Ministère de la Magie, pour combattre aux côtés d’Albus Dumbledore, il semblait plus stressé que généralement. Nina voulait le rejoindre. Plus que jamais, elle voulait se battre à ses côtés, mais cette fois c’était sans elle qu’il devait s’en aller. De toute façon, elle était tellement hystérique en l’attente de ses résultats, qu’elle ne serait pas de bonnes compagnies. Alors quand Remus se dirigea vers l’entrée de la maison, Nina était déjà sur ses pas.

« Tu vas voir le Professeur Dumbledore ? »

Un magnifique sourire illuminait le visage de la jeune Lupin. Albus était de loin son professeur préféré, mais aussi un sorcier qu’elle admirait réellement.

« Tu lui feras un bisou de ma part. Promets-le. »

A force de casser les bonbons à son père, il avait fini par lui promettre qu’il le ferait. Et là, Nina donnerait n’importe quoi pour voir la scène de ce pauvre Remus, tout penaud à devoir embrasser le vieux mage sur la joue. Qui lui-même ne serait que très étonné par ce geste de la part du Loup-Garou. Et pour le peu que ça se déroule devant le restant de l’Inquisition. Dommage qu’elle ne puisse voir tout ça de ses propres yeux.

Elle attendait un hibou avec impatience. S’il n’était pas arrivé la veille, c’était forcément ce jour-là. Elle ne pourrait attendre jusqu’au lendemain de toute façon. Ils finiront par la rendre folle à force de la faire poireauter. Nerveusement, ses doigts tapotaient l’accoudoir du fauteuil dans lequel elle se trouvait. Les yeux collés à la fenêtre, elle attendait le piaf. Mais le bruit qu’elle entendit contre la porte, n’avait rien de l’atterrissage d’un oiseau. Quelqu’un frappa et si elle venait de se lever, s’apprêtant à se rendre dans l’entrée pour ouvrir, elle s’arrêta net dans son élan. Une voix menaçante ordonnait à Remus d’ouvrir. Les problèmes arrivaient.

La jeune femme attrapa vite fait sa baguette et partit à l’étage pour se cacher. Depuis que son père avait quitté le Ministère de la Magie, tout le monde leur cherchait des noises, comme pour les faire plonger à tout prix, afin de les punir. Nina ne pouvait pas régler le problème toute seule, elle ne devait pas aller à la confrontation. Même si elle ne comptait pas se laisser faire.

Elle utilisa un sortilège pour se dissimuler directement dans le mur et passer ainsi inaperçue. Ce qui venait à ses oreilles, lui faisait peur c’est une certitude. Les meubles qui s’écrasaient sur le sol, leurs affaires étaient lamentablement fouillées. Des voix également, parlant de trouver n’importe quoi pour envoyer Lupin à Azkaban. S’en était trop. Quand l’un d’eux passa dans le couloir, Nina sortit de sa cachette dans son dos. Sa baguette à la main, elle attendit que le sorcier se retourne et lui envoya un sort, le balançant à travers la fenêtre, brisant les vitres sur son passage. Les autres grimpaient au plus vite voir ce qu’il se passait. Là, encore la jeune étudiante, envoya le premier rouler les escaliers, pour prendre la fuite et se cacher cette fois dans sa chambre.

Intelligente comme elle est, elle n’eut pas de mal à se dissimuler à nouveau. C’était long, trop. Mais quand enfin, plus aucun bruit ne se faisait entendre, Nina commença à ressortir, jusqu’à ce qu’une porte s’ouvre dans le couloir. Cherchant à se cacher de nouveau, c’est la voix rassurante de Tom qui vint jusqu’à elle. Se ruant vers la porte qu’elle ouvrit à la volée, elle sauta au cou de son frère. Les larmes aux yeux, prise totalement de panique, elle ravala difficilement un sanglot.

« C’était des Aurors, Tom. Je les ai reconnu…. Ils veulent envoyer papa à Azkaban. »

Son père n’a jamais fait de mal à qui que ce soit, elle ne pouvait se résigner à rester en dehors de tout ça. Déjà qu’elle n’avait plus de mère, personne ne lui prendrait son père et Nina était prête à tout, même au pire, pour empêcher que ça arrive.

« Papa n’était pas là, mais ils vont revenir. Il faut le prévenir. »
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Jeu 1 Juin - 20:26






En voyant tout ce bordel dans la maison familiale, je compris ce qu'il s'était déroulé. Mais ma plus grande crainte était évidemment de retrouver des corps inertes, dénués de toute vie. J'ouvrais toutes les portes que je pouvais, je grimpais toutes les marches de l'escalier, sans m'en rendre compte. C'était non pas machinalement, mais plutôt que l'adrénaline faisait que mon corps fonctionnait sans que je n'ai à réfléchir. Pris par des sortes d'impulsion de crainte, c'était un sentiment vraiment étrange. Puis quand une porte s'ouvrit sans que je n'ai actionné la clenche de celle-ci, je manquais de lancer un sort pour me défendre. Parce que ceux qui avaient foutu tout ce bordel, n'étaient sûrement pas des enfants de chœurs.

Mais, par chance, je n'eus pas le temps de lancer l'offensive. Heureusement, puisqu'il s'agissait de ma petite sœur, se ruant dans mes bras. Je compris aussitôt que quoiqu'il se soit passé dans la maison de notre enfance, Nina en avait été témoin. Elle semblait apeurée, au point que ses mots avaient une intonation tremblante. En bon grand frère que je tente d'être, mes bras se resserrèrent autour de ma cadette, pour la réconforter pendant qu'elle m'expliquait, comme elle le pouvait, le problème.

« Bande d'enfoirés. »

Des Aurors avaient fait ça. Ils avaient osé, après tout ce que notre père a pu faire pour le monde de la magie, alors que son statut de Loup-Garou lui fermait les portes. Malgré ça, il a continué à aider, à se battre. Et aujourd'hui, ces fourbes de lèches-culs du Ministre, venaient mettre tout sans dessus dessous, pour le balancer en prison, tel un criminel qu'il n'a jamais été. Par chance, papa ne semblait pas avoir été présent, si je m'en fiais au propos de ma sœur.

« Où est-il ? »

Je voulais toutefois m'assurer de ne pas avoir mal compris. Je repoussais doucement ma sœur, me reculant d'elle et déposant mes mains sur ses épaules, pour attirer son attention. Elle semblait si choquée, que je ne pouvais pas la laisser seule.

« Nina, réponds-moi. Où se trouve papa ? Tu étais seule quand c'est arrivé ? »

J'osais espérer qu'il n'ait pas été embarquer par les Aurors. Mais pour en avoir le cœur net, ma sœur devait me parler. Enfin, peut-être pas ici, tout compte fait. Nos ennemis avaient assez fait de grabuge comme ça et ils risquaient de revenir d'un instant à l'autre.

« Écoutes-moi, emportes le plus d'affaires possibles. Je vais me charger de celles de papa. Il ne faut pas que l'on s'éternise ici, ils risquent de revenir. »

En m'assurant qu'elle partait bien dans la direction de sa chambre, je me dépêchais d'entrer dans celle de notre père. Attrapant un sac, sur lequel je lançais un sort de fond extensible, je le chargeais de tout ce que je pouvais. Ce n'était pas la place qu'il manquait dans le bagage, mais plutôt le temps qui jouait en notre défaveur.

Les meubles, je ne pourrais les emmener, mais les affaires, c'était déjà réglé. Le zip du sac marqua la fin du déménagement d'urgences. Le faisant voler, j'enfilais la lanière sur mon épaule, quittant aussitôt la chambre parentale pour rejoindre Nina dans la sienne.

« Tu t'en sors ? Je vais me charger des affaires de John. Rejoins-moi dans sa chambre quand tu auras terminé. »

Dans tout ça, je ne devais pas oublier mon petit frère. La plupart de ses affaires, il les avait emporté avec lui à Poudlard, mais il y en avait encore un peu. Peut-être ne rentrerons-nous jamais dans cette maison, qui a été témoin de nos premiers cris à tous les trois. C'était étrange de se le dire, mais je ne pouvais pas prendre le temps de m'apitoyer davantage. La survie de ma famille était entre mes mains.

J'entendis des pas venant du couloir et sentis ensuite une présence. Sans relever la tête, je pouvais me douter que c'était Nina qui me rejoignait enfin. La pauvre, elle n'a de cesse de se retrouver dans des histoires pas possible. Victime de la Nuit Rouge, elle a elle-même tué un élève, sans le vouloir. Et maintenant qu'elle est de retour, pour m'aider, la voilà confrontait à une guerre sans merci.

« Je suis prêt, on peut y aller. »

Je me retournais, emportant les affaires de mon frère dans le même sac que celles de notre père. Dans l'état de choc dans lequel ma sœur se trouvait, je ne pouvais la laisser transplaner seul, de peur qu'il ne lui arrive quelque chose. Alors sans attendre qu'elle se sente mieux, puisque nous n'en avions clairement pas le temps, je passais à ses côtés, en l'attrapant par le bras, pour qu'elle me suive. C'est dehors, sur l'arrière de la maison, à l'abri de tous les regards Moldus, que je l'agrippais un peu mieux, transplanant pour quitter cet endroit qui nous a vu grandir. Je ne pouvais pas non plus retourner dans mon appartement, mis également à sac, je devais simplement faire au plus rapide. C'est un souvenir d'enfance que mon esprit agrippa et c'est donc dans un petit coin de Londres que nous venions de réapparaître. Au cœur d'un vieux bâtiment Moldu, abandonné puis bien longtemps. Autrefois, la famille de ma mère y avait des bureaux. Et il n'était pas rare que nous nous y rendions avec elle, lorsqu'elle était encore en vie. Je sais que ce n'est pas l'endroit rêvé, mais je n'ai rien trouvé de mieux. Puis, je réfléchissais en deux fois, avant de laisser Nina seule ici. Peut-être que les souvenirs ne feront qu'aggraver ses blessures enfouies.


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Nina Lupin
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Dim 11 Juin - 17:13
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Tom & Nina Lupin
Dans les bras de son grand frère, elle se remettait, peu-à-peu, de ses émotions. Il semblait aussi remonté qu'elle pouvait l'être, même si Nina avait également eu peur. Voir autant d'Aurors débarquer dans sa maison, alors que sa famille n'a jamais rien fait qui puisse leur porter préjudice, ne pouvait qu'être effrayant. Elle était bien heureuse que Tom soit là. D'ailleurs, son frère aîné a même été un Auror. Jusqu'à il y a peu de temps, il l'était encore. Et elle ne comprend pas comment ses collègues en sont venus à faire une telle chose. D'autant plus que deux des meilleurs amis de Remus, étaient également des Aurors. Dieu merci, aucun d'eux ne s'y trouvait aujourd'hui présent. Le contraire n'aurait fait qu'attiser davantage la rancœur naissante entre leurs familles.

Nina revint vraiment à elle quand son frère lui demanda où était leur père. C'est vrai qu'ils ont eu beaucoup de chance qu'il ne soit pas à la maison lorsque l'attaque a été lancée. S'écartant de lui, elle dût lever la tête pour le regarder dans les yeux. Son regard encore embrouillé par les larmes, elle pouvait tout de même se rendre compte que Tom se trouvait contrarié.

« Il est sorti voir Dumbledore. »

Au moins, avec ce dernier, Nina était certaine que son père ne risquait rien. Les Aurors pourraient débarquer, qu'Albus trouverait le moyen de les tirer de là. Lui-même a déjà malheureusement été dans de telles circonstances, il y a longtemps. Et personne n'a jamais réussi à l'emprisonner. Mais Tom venait de réussir une fois de plus, à la sortir de ses pensées, en lui demandant d'aller faire ses affaires au plus vite.

« Tu crois qu'ils vont revenir ? Mais qu'est-ce qu'ils cherchent ? Papa n'a rien fait. »

Elle s'exécuta après qu'il lui ait donné une réponse qu'elle aurait aimé ne pas entendre. Direction sa propre chambre, elle plia les genoux pour venir chercher une valise roulante se trouvant sous son lit. Cette dernière n'était pas bien énorme, mais ensorcelée, elle pourrait contenir quasiment toute la maison, sans aucune soucis. Le temps leur manquait pour pouvoir tout emmener, alors elle se contenta du plus urgent, à savoir les vêtements et le maquillage. Même si ce n'est pas la plus coquette des demoiselles, il lui faut ce qui fait d'elle une fille. Elle n'oublia pas d'emporter le restant de ses produits et de son matériel. Un fer à lisser, une brosse à cheveux et une autre à dents, en sommes, rien n'était laissé au hasard, même si elle pourrait largement racheter ce qu'elle oubliait. Mais ainsi, c'était une façon de ne pas penser à ce qu'il venait de se passer. Se vidant de ce fait la tête, la jeune louve y fourrait tout ce qui lui passait sous la main. Elle prit même grand soin d'y glisser ses livres de cours et de quoi écrire.

Quand Tom arriva pour voir où elle en était, elle ne tourna qu'un instant la tête dans sa direction, essayant de sourire faiblement pour le rassurer.

« J'ai bientôt fini. »

Agitant sa baguette, elle mit la vitesse supérieure pour tout ranger comme elle le pouvait. Puis une fois la fermeture bien fermée, Nina partit rejoindre son frère dans la chambre de John. Tom ne lui laissa pas le temps de parler, qu'il la tira par le bras. Elle n'omit aucune résistance, le suivant avec les valises jusque dans le jardin. Ne connaissant pas l'endroit où ils devaient se rendre, elle laissait son aîné transplaner en sa compagnie. Et une fois arrivés tous deux, à destination, elle ne mit pas longtemps pour reconnaître l'endroit. Une boule se glissa aussitôt dans sa gorge, ses yeux piquants légèrement. Elle connaissait que trop bien ce vieux bâtiment dans lequel leur mère les emmenait lorsqu'ils étaient plus jeunes. Mais prenant sur elle, elle ravala les larmes qui voulaient se pointer, pour se retourner vers Tom.

« On doit rester ici pendant combien de temps ? »

Sa voix tremblante trahissait les sentiments et la tristesse qu'elle ressentait. Nina a toujours eu beaucoup de mal à parler de la mort de sa mère. C'est une chose qui l'a énormément détruite et si elle s'est toujours montrée forte sur tout, là c'est bien son grand point faible.
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