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Dim 22 Jan - 10:29


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Enterrement de Gellert Grindelwald - Fin Mai 2000



En s'éveillant aujourd'hui, la communauté sorcière mettait un point final à un chapitre important de son histoire. À un volet qui avait marqué une génération entière de sorcier. En effet, toutes les gazettes du pays venaient d'annoncer le décès de Gellert Grindelwlad, retenu depuis de nombreuses années à Nurmengard. C'était par ces unes diverses qu'un des plus grands mages noir du siècle passé s'éteignait, emmenant avec lui son lot d'admiration et de reproche. Une dualité impressionnante qui régnait encore et toujours chez l'ancien directeur de Poudlard, Albus Dumbledore. Celui-ci avait évidemment eu vent de la nouvelle avant les médias, dès l'instant où les gardiens avaient retrouvé son corps, sans vie. Mais aujourd'hui, comme tout le monde, il laissait ses prunelles bleutées dérivées sur ses écrits, narrant son histoire. Une histoire intrinsèquement liée à la sienne. Car si le monde ne faisait que tourner une page, pour lui s'était bien plus que cela, plus qu'il ne l'avait sans doute jamais accepté, ni même avouer, c'était toute son adolescence. Un film qui repassait dans son esprit au rythme de ses dates accrocheuses. Le Gryffondor fut pourtant tiré de ses pensées par un doux hululement, Fumseck venait de quitter son perchoir, pour se poser sur le bureau qu'il occupait, dans une des cachettes de l'Inquisition.

Albus releva la tête, caressant doucement l'animal alors que derrière ces lunettes en demi-lune, il n'y avait plus cette lueur malicieuse, mais un mélange de peine et de fatalité. S'il n'avait jamais regretté ces actes, ni son sursaut de conscience, il ne pouvait pas renier tout ce que cet homme lui avait fait miroiter, ni même ressentir. Cependant, il y avait une différence notable entre le savoir vivant mais prisonnier quelques parts, plutôt que mort. Une nuance qui lui avait fait prendre sa décision, il irait à son enterrement! C'était son devoir d'y apparaître, de faire acte de présence et de l'accompagner jusqu'à cette dernière demeure. Le monde, lui aussi, l'y attendrait, c'était pratiquement une certitude. Mais y aurait-il seulement quelqu'un à son enterrement, outre les rares personnes l'ayant encore connue? Il ne pouvait le deviner. Après tout, l'histoire avait fait grand bruit et beaucoup de culture préférons sans doute s'arracher un petit bout de cet annonce plutôt que de vanter les mérites de leurs incompétences. Enfin, il verra. C'était difficile à prévoir mais une chose ne l'était pas, la sécurité serait présente. Les récents remoud avait bousculé tout le monde et le ministère ne permettrait pas de nouveaux éclats, surtout lors à la mise en bière d'un mage noir, ayant prôné la domination des moldus.

Le jour convenu et malgré les veines protestations de la dirigeante du clan Woosley, Dumbledore avait transplanté jusqu'aux abords du cimetière, peu avant l'heure de la cérémonie. Décrié mais toujours aussi impressionnant et imposant, le mage s'était avancée dans l'allée, son éternelle robe grisâtre sur le dos. Si sa présence paraissait en surprendre plus d'un, nombreux étaient ceux à encore lui esquisser un mouvement de tête en guise de salut, alors que tous se conformaient à une norme, peu importait leur sentiment à son égard, il lui cédait le passage. Que ce soi à Poudlard, au ministère ou n'importe où ailleurs la foule se fendait pour lui faire place et le laisser continuer sa lente progression. Contre toute attente, il y avait pas mal de monde qui s'était ressemblé autour de ce cercueil, des visages connus, comme d'autres l'étaient moins. Le visage grave, il préféra rester inexpressif, prenant une place dans les premières allées, sous un nouveau silence. Droit, immobile, il assumerait se rôle, comme tous les autres, mais quand son attention tomba sur cette boîte fermée, sa respiration mis quelques secondes à reprendre. C'était étrange, plus qu'étrange même...

Rivé à cette couleur nacrée, il ne percevait qu'à moitié les informations bouillonnantes à ses côtés. Jusqu'alors il avait évité tous ces paparazzi, collants, ne délivrant aucun message sur la mort de Gellert. Après tout pourquoi leur faire confiance quand ils préféreront toujours tournés tout selon leur croyance, ou se voiler la face? Cela ne servait à rien. Pourtant, il savait qu'ils allaient tous arriver un moment ou l'autre dans sa direction, auraient-ils au moins la politesse d'attendre la fin? Albus l'espérait.


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Gellert Grindelwald
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Dim 22 Jan - 16:57

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(Christian Bobin) ▽ “La mort tombe dans la vie comme une pierre dans un étang : d’abord, éclaboussures, affolements dans les buissons, battements d’ailes et fuites en tout sens. Ensuite, grands cercles sur l’eau, de plus en plus larges. Enfin le calme à nouveau, mais pas du tout le même silence qu’auparavant, un silence, comment dire : assourdissant.”
Participer à ses propres obsèques, tout en étant bien en vie, ce n’est pas donné à tout le monde. Sans doute même que Gellert est l’unique être s’apprêtant à vivre cette étrange expérience. Son enterrement n’aurait rien d’amusant, ni pour les invités endeuillés ou pas, ni même pour lui. Il en était parfaitement conscient. Mais il serait tout de même utile.

Debout dans la pièce, face à la fenêtre, il observait le soleil qui se levait tout juste sur le pays. Une impression bizarre s’emparait de lui. Il ne s’agissait ni d’inquiétude, ni même de tristesse. Le Mage n’allait pas pleurer sur son triste sort. Que joie ressentait-il à l’idée de pouvoir bouger comme un homme dans la fleur de l’âge, sans avoir à supporter les douleurs articulaires de sa vieille carcasse. Mais, il ne pouvait qu’en venir à la conclusion suivante : qu’importe qui meurt, le soleil finit toujours par se lever sur un autre jour, comme si, finalement, aucune vie n’avait d’importance. Une constatation qui ne vient titiller les esprits que lors des enterrements.

Sur la table, derrière lui, reposait un exemplaire de la Gazette du Sorcier. D’autres journaux étaient pliés juste à côté. Mais l’article de celui-ci l’avait plus marqué que tous les autres réunis. La personne l’ayant écrit, ne le décrivait pas comme un monstre dont la disparition était un réel soulagement pour toute la communauté. Cette femme, répondant aux initiales A.M, le définissait comme un puissant Mage, ayant marqué l’Histoire de son nom et même par-delà les frontières. C’était un hommage des plus gratifiants comparé à tout le reste de ce qu’il a lu.

Ce n’était pas tant la curiosité qui l’avait poussé à lire les lignes de ces nombreux torchons, mais seulement l’envie de connaitre sa position face au restant de la société magique. Gellert Grindelwald n’était autre que le plus grand mage noir de son époque. C’était souvent en ces termes, qu’il était décrit, à travers les nombreux articles reléguant son décès. Bien sûr, son nom était souvent suivi de celui d’Albus. Mais Gellert n’est pas si vaniteux que ça, il laisse à son vieil ami la réputation qui lui va comme un gant. Dumbledore est de loin le Sorcier le plus puissant de tous les temps.

S’ils savaient tous, qu’il ne compte pas faire partie du passé, mais bien continuer son ascension pour devenir le plus grand mage noir qui ait, un jour, foulé cette planète. Mais tout vient à point à qui sait attendre, comme il l’a, tant de fois, répété à son jeune poulain. Il ne faut surtout pas mettre la diligence avant les sombrals. En se précipitant, c’est droit dans le mur qu’il irait, pour la seconde fois. L’âge est souvent synonyme de sagesse et Gellert ne fait pas exception à cette règle. Sous les traits de feu son gardien de cellule, il va venir à ses propres obsèques, pour voir quels pourront être ses nouveaux fidèles. Les gens qui feront le déplacement pour lui rendre un dernier hommage, seront évidemment ceux qu’il tentera de garder à l’œil, pour les rallier à ses idées au moment opportun.

Son regard sombre quitta la fenêtre pour se poser sur le cadran de la grande horloge, dont le tic-tac était la seule attraction bruyante de la pièce. Tout de noir vêtu, comme il est de coutume de l’être pour les enterrements, il disparut de sa planque en transplanant jusqu’à un grand manoir. Zakaria serait de la partie. Son élève, fraichement renvoyé de Poudlard, lui serait d’une très grande aide, bien que Gellert garde ce morceau de son plan, totalement secret.

Patientant pendant un court instant, le jeune homme ne tarda pas à le rejoindre. Lorsqu’il fut assez proche, Grindelwald l’attrapa par le bras et transplana jusqu’aux abords du cimetière. Devant la grille, son regard se posa déjà en direction des visiteurs, venus prendre connaissance de sa dernière demeure. Mais sans même tourner la tête, il pouvait déjà deviner l’état dans lequel se trouvait Zakaria. Il le laissa seul, reprendre ses esprits, entrant le premier dans l’allée de gravillons. Il était étonné de voir autant de monde autour de ce trou, dans lequel sa carcasse finira très bientôt. Sûrement de simples badauds pour beaucoup, mais c’était l’occasion de garder leurs visages en mémoire.

Il remarqua assez vite la présence de son vieil ami dans les premiers rangs. S’il s’était imaginé s’amuser de le voir ainsi, à présent c’était une autre histoire. Albus avait vieilli, tout comme lui il y a quelques temps de ça encore, mais il dégageait toujours cette même impression et ce respect venant des autres Sorciers. Etait-il seulement venu pour s’assurer qu’il soit bien dans le cercueil ? Gellert préférait partir de cette hypothèse. Mais il ne pouvait s’empêcher de penser à quelles auraient été leurs existences, si cette stupide bagarre avec Abelforth n’avait pas éclaté et causée la mort de la jeune Dumbledore. Sûrement qu’à l’heure actuelle, Albus et lui-même domineraient ce monde.

Gellert s’avança. Sous les traits du gardien de la prison, sa place devait se trouver dans les premiers rangs justement. Il poussa même le vice à se mettre juste à côté de l’ancien Directeur de Poudlard, après l’avoir salué d’un geste respectueux de la tête. Sûrement comme toutes les autres personnes présentes, son regard se posa de façon pensive sur la boite, dans laquelle son ancienne enveloppe demeurait à présent. La prison lui avait volé bien des années, mais aussi tous ses moyens, que ce soit fortune et autre. Il était étonné de voir une si grande et belle pierre tombale, tout comme il l’était par la prestance de ce cercueil taillé dans un bois si onéreux qu’est le chêne. Qui d’autre qu’Albus aurait pu déployer les moyens nécessaires, pour lui offrir une dernière demeure de cette ampleur ?

(c) AMIANTE

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Anton Munter
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Mer 1 Fév - 11:03


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Enterrement de Gellert Grindelwald - Fin Mai 2000



Face à l’armoire vitrée de sa chambre, Anton fignolait les derniers ajustements sur son costume. Aujourd’hui, pas de bonnes blagues, de dragueries ou de taquineries entre frères. Un enterrement allait avoir lieu d’ici quelques instants. Pour le jeune Munter, c’était une légende vivante qui venait de s’éteindre, un bien grand monsieur, un mage comme il en existe très peu. Natif de Durmstrang, élevé par le Directeur de cette même école, il ne pouvait pas rester sagement chez lui. Le déplacement était de mise. C’était un dernier hommage au plus grand Sorcier de leur école. Il ne voulait pour rien au monde louper ça.

Jugeant son reflet impeccable, vêtu d’un costume sombre, il quitta sa chambre pour rejoindre Hengist dans la sienne. Ils n’ont pas eu besoin de se concerter pour savoir s’ils devaient ou non y aller. C’était une évidence pour les deux frères.

« On se retrouve au cimetière, je passe récupérer Nina avant. »

Les deux jeunes gens étaient devenus proches, se voyant assez souvent en-dehors des cours. Il savait que cette chère amie était atteinte de lycanthropie depuis sa venue au monde, mais ce n’était pas un problème pour lui. Frère d’un loup-garou, il n’a pas d’apriori sur ces gens. Il trouve même leur condition très intéressante.

Dévalant les escaliers, il descendit dans les rues de Pré-Au-Lard et transplana jusqu’à la maison des Lupin, à Godric’s Hollow. La jeune louve s’y trouvait déjà prête, l’attendant visiblement sur la petite marche devant la porte d’entrée. Il n’était encore jamais entré à l’intérieur de l’habitation, la demoiselle l’ayant prévenu qu’il risquait de faire les frais d’un interrogatoire digne d’Aurors venant de son père et de son frère aîné. Ce n’était pas vraiment ce qui lui faisait peur, en très bon menteur qu’il est, il parvient assez facilement à se sortir des ennuis quand ceux-ci se trouvent à sa porte.

Il franchit le petit portail, un sourire apparaissant enfin sur ses lèvres en s’avançant vers la jeune Nina.

« Prête ? »

Elle ne pouvait que l’être après tout. De sa bonne conduite presque légendaire, il tendit son bras vers l’étudiante, afin qu’elle s’y accroche pour transplaner ensemble. De cette façon, le trajet fut très court, qu’ils étaient déjà devant l’entrée du cimetière. Il y avait du monde mine de rien, ce qui n’était pas sans étonner Anton. Apparemment, il n’avait pas été le seul à penser que Grindelwald aurait pu être d’un grand secours contre les Mangemorts. Mais à présent, c’était perdu d’avance. Il ne reste plus que Neville. Compter sur une brèle maladroite pour botter le cul à Voldemort, c’est comme pisser dans un violon, ça ne sert à rien.

Il repéra assez vite son frère qui patientait. Partant le rejoindre avec Nina, il lui accorda un faible sourire qui s’effaça aussitôt que son regard se posa sur une silhouette trop bien connue.

« Ne te retourne pas, Harfang est à quelques mètres. »

Il fallait s’attendre à la venue du beau-père. Egalement Mage Noir mais aussi de Durmstrang, il devait aussi voir en Grindelwald un très grand Sorcier, à qui il fallait rendre un dernier hommage. Entrainant Nina avec lui, Anton fit en sorte de ne pas passer près de Munter père, avec le triste espoir qu’il ne le remarque pas.


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Riley N. Vongkham
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Sam 18 Fév - 10:41
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Riley & Les Participants

Retourner sur les bancs de l'école, même en étant de l'autre côté de la barrière, n'avait jamais été son intention. Jamais Riley n'aurait voulu en faire son métier, ni même son avenir. Oh que non, elle ne s'était jamais projetée dans un futur ou la nouvelle génération de sorciers était sa préoccupation première, pour une simple et bonne raison, c'était qu'elle s'en fichait. Elle n'avait pas l'âme altruiste, ni suffisamment sociable que pour réussir dans ce rôle de guide qui devait vous pousser à donner le meilleur de vous-même. Elle n'en avait tout simplement ni le tempérament, ni les moyens. Son caractère était bien trop froid et carré que pour y arriver. La brune avait ses méthodes, sa manière de voir et de vivre, force était de constater qu'elle ne pouvait pas coller pas à l'enseignement classique et paisible qu'on était en droit d'attendre pour ses rejetons. Mais c'était un fait, cela faisait cinq mois qu'elle avait rejoint Poudlard, pour enseigner un cours, sous l'impulsion du Seigneur des ténèbres. Si tous n'étaient pas négatifs dans cette mission sous couverture, certain élève valait largement le détour, la grande majorité, elle, l'était. Heureusement, certains de ses collègues sortaient du lot et sans la présence d'Archibald parmi eux, sans doute aurait-elle déjà fait un malheur, notamment à l'encontre de leur directrice, Cornelia Hikkins. Une anti-lycanthrope en puissance qui lui donnait littéralement envie de mordre. La louve, en sa présence, restait toujours aux aguets, prête à lui sauter à la gorge, malgré son engagement sensé apaiser les tensions, Riley n'avait jamais été dupe. Mais aujourd'hui, peu importaient les retors manipulations de la vieille, parce qu'elle avait décidé qu'elle quitterait ses murs écossais à l'avance et que rien ni personne ne l'y retiendrait, cours ou non!

Elle avait du trajet à faire et elle ne voulait pas être en retard, elle se devait d'honorer un évènement qui s'était passé récemment, aussi funeste soit-il vu qu'il s'agissait d'un enterrement. L'enterrement de Gellert Grindelwald, un des plus puissants mages noir que la terre ait porter, sans doute plus que le maitre, lui-même. D'ailleurs, en y repensant, la lycane ne serait dire le mélange de sentiments qu'elle avait ressentis quand elle avait perçu les quelques lignes annonçant la nouvelle, mais sa décision avait été rapidement prise. En tant qu'ancienne Durmstrang, la magie noire et la vie de ce mage, ne lui était pas inconnue. Bien au contraire, c'était un peu leur célébrité, leur modèle, la personne dont toutes les rumeurs vous parvenaient rapidement une fois votre entrée au collègue, alors il n'était pas question de le manquer. Évidemment, elle ne l'avait pas connu en tant que tel, mais les bouquins relatant son existence ou ses prouesses n'étaient pas rares, ni difficiles à trouver dans les recoins de bibliothèque, appartenant à l'école Slave. Si pendant quelques instants, elle trouva cette envie de venir lui rendre un dernier hommage, un peu trop propice à prouver son penchant des plus sombres, elle fut rassurée quand Archibald, lui fit part de son envie de s'y rendre lui aussi. Elle comprit même que son épouse l'y accompagnerait. Rien d'étonnant finalement quand on savait qu'Arabella était une des rédactrices de la gazette du sorcier, qui avait selon elle, le mieux résumé et mis à l'honneur ce qu'avait été la vie et la volonté de ce sorcier. Mieux que tous ces journaux le décrivant comme un fou furieux, dont on était enfin débarrassé. Que soit. Une bonne demi-heure avant la fin de son cours de simulation réelle, Riley avait renvoyé les élèves à leurs occupations, avant de se diriger vers son appartement pour se changer.

Les tenues en cuirs noirs faisait partie de sa garde-robe habituelle, mais elle se conforma pour une fois à la sobriété demandée par un tel évènement. Fin prête, la briseuse de sort était sortie de Poudlard pour aller retrouver Isleen. La sombral avait déjà compris ce qui l'attendait et ses longues ailes noires battaient le vent à tout rompre, trop heureuse de se dégourdir les pattes, de ressentir à nouveau cette incroyable sensation de vol, de quitter ces lieux. Habilement, d'une manière des plus séduisantes, trahissant l'habitude du geste, la cavalière grimpa sur son dos, tandis que l'animal décollait, s'élançant dans les airs. Habillement dressée pendant des années, il lui suffisait d'une pression de ces cuisses pour la faire changer de caps. Après de longues minutes de vol, elle arriva enfin au lieu ou se déroulerait la cérémonie. L'animal atterrit à distance raisonnable de cet attroupement, pendant que la louve sentait ses poils s'hérisser en baissant les oreilles, méfiante. Riley n'avait aucune idée de ce à quoi elle s'attendait en venant ici, mais une chose était sûre, c'était qu'elle n'avait jamais pensé croiser autant de monde. Il y en avait des sorciers et des sorcières, de tous horizons. Rapidement, sa première inspection, lui permit de reconnaitre, Albus Dumbledore, ainsi que le directeur de Durmstrang. En se rapprochant du cercueil, elle finit même par voir des silhouettes oubliées d'ancien camarade d'école, qui avait de toute évidence pensé comme elle. Néanmoins, trop de monde ne lui était pas propice, elle n'aimait pas forcément se mêler à la masse, dans ces circonstances et elle préféra se diriger vers les dernières allées, celle qui était les moins peuplée. Du regard, elle se mit à chercher son ami et sa femme, tandis qu'elle attendait le début de la cérémonie, en silence. Un calme des plus étrange pour l'animal déchainé qu'elle était la majeur partie du temps. Mais là au moins, elle avait tout de la personne civilisée, se confondant avec le commun des mortels et c'était exactement ce qu'elle voulait.
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Remus Lupin
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Lun 20 Fév - 8:23
Enterrement de Gellert Grindelwald
- Europe de l'Est - Cimetière - Fin Mai 2000 - Remus Lupin & les endeuillés

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Le monde de la magie vit des moments bien sombres et tristes. Remus Lupin a cette impression que les choses n’iront pas en s’améliorant. Pas de suite en tout cas. Et il déteste lorsque son instinct lui fait sentir ce genre de choses. Mais comme sûrement beaucoup d’autres Sorciers avertis, il sait que les Mages Noirs sont toujours dans l’ombre, prêt à bondir. Il haïssait ne pas se tromper sur ce genre de points. Récemment, la descente aux enfers des Maraudeurs, avait touché Sirius de plein fouet. Transformé en un pantin meurtrier, Remus ne l’avait pas recroisé depuis que les choses s’étaient gratinées. Il n’en avait pas eu l’occasion et comment l’y aider ? Mais Black n’était pas le seul de ses amis à être touché par une tragédie… Dumbledore n’échappait pas non plus au temps qui passe et à la mort qui guette.

Lupin ne pouvait se résoudre à abandonner Sirius à son triste sort. Pourtant, en ce jour funeste, il a tenu à se rendre aux obsèques de Gellert Grindelwald, pour ne pas laisser Albus seul. Dumbledore lui a tendu la main à de nombreuses reprises, depuis l’époque où le petit Remus n’était que pré pubère. Encore à l’heure actuelle, le vieux Mage est toujours présent quand le loup des Maraudeurs a le moral bien bas. Albus est toujours là. Comme il l’avait été lorsque la femme de Remus avait tragiquement perdu la vie. Comme il l’a été lorsque Tonks est partie. Pour une fois, le loup-garou pouvait lui renvoyer l’ascenseur et sa décision n’avait pas tardé à être prise.

En cette journée d’enterrement, il avait revêtu des vêtements de couleur noir, comme il est de coutume de porter lors de ces tristes réunions. Il ne connaissait pas personnellement Gellert Grindelwald, tout ce qu’il savait, c’était que cet homme avait énormément compté pour Albus. Il avait été son ami le plus précieux et qu’importe que les choses aient mal tourné, il avait le droit à un dernier hommage.

De grâce, l’enterrement ne se déroulerait pas dans le cimetière où sa défunte épouse repose en paix à présent. Mais malgré ça, devant son miroir, Remus avait l’impression de revivre ce moment déchirant, d’il y a des années. Il se rappelle encore de la boule dans sa gorge, quand il devait se montrer fort pour supporter la tristesse de ses enfants. Il se rappelle également de cette envie de tout briser, à chaque fois que quelqu’un venait à lui, pour présenter les condoléances. Sa grande maitrise de ses émotions l’avait aidé à garder la tête haute malgré tout. Une chance que la pleine lune n’avait pas été proche.

Nouant les plus hauts boutons de sa chemise noire, le loup-garou ne pouvait s’empêcher de soupirer, comme pour chasser ses tristes pensées. Il n’avait pas pris le temps de manger un morceau, transplanant à peine sortie de chez lui. Un épais nuage crachait de sa pluie au-dessus du cimetière, rendant l’atmosphère bien plus sombre qu’elle ne l’était déjà. Le Maraudeur entra dans l’allée, la gorge nouée par les flashs de son propre vécu. Mais cette fois, s’il devait encore se montrer fort, c’était pour Albus. Et pour y parvenir, il devait oublier momentanément les tristes événements qui ont amoché son existence.

D’un pas lent mais toutefois assuré, le loup-garou emprunta l’allée de gravillons, remarquant bien vite l’ancien Directeur de Poudlard. En slalomant entre les endeuillés, il parvint vite à trouver une place à côté de Dumbledore, posant une main qui se voulait rassurante sur son épaule, pour interpeller.

« Bonjour Albus, si vous avez besoin de parler après, je serais là. »

Il ne saurait quoi lui dire de plus, se rendant à présent compte, que les formules toutes établies que lui sortaient ses proches, lors des funérailles de sa femme, n’étaient que des banalités par crainte d’être maladroit.


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Nina Lupin
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Lun 20 Fév - 9:37
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- Intrigue enterrement de Gellert Grindelwald — Fin Mai 2000 -

"Nous ne faisons pas de nouvelles rencontres par accident. Elles sont destinées à croiser notre chemin pour une raison."

Nina ne s’était pas sentie proche de quelqu’un depuis si longtemps. C’est comme si tous ses anciens amis s’étaient volatilisés. L’avaient-ils oublié ? Kaysa, Alexander et Harry, où sont-ils tous passés ? Elle ne se faisait pas de faux espoirs en revenant dans la maison qui l’a vu grandir. Nina n’est pas le genre de filles à se bercer d’illusions, elle serait même tout le contraire. Alors, elle ne s’attendait pas à ce qu’ils viennent à elle, l’accueillant à bras ouverts, mais elle pensait quand même qu’elle finirait par les croiser. Au moins l’un d’entre eux. Mais rien. Personne. Comme si elle n’avait jamais existé à leurs yeux. Peut-être qu’ils avaient tous fini par se séparer et qu’elle n’était pas le problème du groupe.

La jeune louve se trouvait bien seule, jusqu’à ce que son chemin ne croise celui d’un garçon. Anton Munter, un Sorcier au tempérament bien trempé et à l’humour décalé. Un ami tout d’abord. Il n’avait pas compté aussitôt pour elle. Pas autant que ses amis d’enfance, mais en montrant qu’il était présent lui, Nina a fini par s’y attacher. Pourtant, elle n’a pas encore osé lui dévoiler sa lycanthropie, craignant qu’il prenne peur et finisse par lui tourner le dos également. Elle était loin de s’imaginer qu’il était déjà au courant de tout et qu’il demeurait quelqu’un sur qui elle pouvait compter. Mais c’est dangereusement que la fille des Lupin commence à s’attacher à ce garçon. Elle n’a jamais eu de petit-ami et n’en a jamais voulu, par crainte de le blesser. Et cette peur grandit en elle, en voyant que son ami devient peu-à-peu plus à ses yeux. Il y a toujours une part d’elle qui s’imagine le pire. Et si elle venait par le tuer un soir de pleine lune ? Ou par le transformer ? C’est arrivé à Remus avec Tom, alors qu’il a beaucoup plus d’expérience qu’elle. Nina ne se le pardonnerait pas. Mais elle s’est rendue compte, lors d’une sortie ensemble, qu’elle a ressenti une pointe de jalousie lorsqu’une jeune femme a échangé quelques paroles avec Anton. Elle en est sûre, elle est déjà prise au piège.

Refoulant ses sentiments grandissants pour le jeune homme, la louve se dépêchait de se vêtir. Elle avait attendu que son père s’en aille, pour commencer à se préparer, ignorant bien qu’ils se rendraient au même endroit. Lorsque le Bulgare lui avait proposé de l’accompagner aux funérailles de Gellert Grindelwald, Nina n’avait pas hésité dans sa réponse. Ce ne sera pas une sortie joyeuse, loin de là. Peu importe qui se fait enterrer, la mort d’une personne est toujours un événement triste.

Un pantalon en similicuir noir et un chemisier dans les mêmes tons, elle emportait sa veste en cuir sur le bras. Le mois de Mai touchait à sa fin et les températures commençaient à être bien plus agréables que celles des derniers mois. Nina s’assura d’avoir bien remis tous les sortilèges autour de la maison familiale et patienta sur le pas de la porte. Anton devait la rejoindre et plutôt ponctuel, elle n’eut pas le temps de regarder la montre accrochée à son poignet, qu’il passait déjà le portail.

« Prête. »

Les mots ne venaient pas. Ce n’était pas une sortie comme les autres, mais un enterrement. Dans le fond, Nina ne pouvait que se rappeler de celui de sa mère. Elle n’avait pas pleuré lors de la tirade du prêtre, ni même à la prise de parole de son père, et pas non plus après que le cercueil ne soit descendu dans l’énorme trou. Les larmes avaient mis des semaines à s’écouler, le temps de réaliser que c’était terminé et que plus jamais elle ne pourrait parler à sa mère. C’était le temps de se rendre compte qu’il ne s’agissait pas d’un cauchemar, ni même d’un mauvais moment à passer avant que les choses ne rentrent dans l’ordre. Non là, ça ne rentrera jamais dans l’ordre et c’était le deuil de son deuil qui avait fini par la mettre en larmes. Des souvenirs douloureux qui la ramenaient quelques années auparavant. Mais elle ne pouvait pas jeter la pierre à Anton, qui a également perdu sa mère il y a peu lui.

Se forçant à un sourire, pour tenter de détendre l’atmosphère, la jeune louve s’était accrochée au bras de Munter, pour transplaner ensemble vers le cimetière. Elle s’était faite silencieuse lorsqu’ils avaient rejoint le frère aîné de Anton et même lorsqu’ils avaient pris place dans l’assemblée. Laissant les garçons s’installer, Nina s’avança jusqu’au cercueil et sortant sa baguette, elle fit apparaître une couronne de fleurs sur celui-ci. Ce n’est qu’en se retournant, qu’elle croisa le regard de son père. Son cœur manqua un battement, tant la surprise était grande. Elle aurait voulu disparaître dans un trou de souris ou encore se cacher sous le cercueil, mais à présent, c’était trop tard. Même le Professeur Dumbledore semblait avoir poser les yeux sur elle. Prenant une grande inspiration et baissant la tête pour fuir les regards des deux mages, elle s’était dépêchée de rejoindre Anton et Hengist.


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Lun 27 Fév - 21:04


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Enterrement de Gellert Grindelwald - Mai 2000



La mort était inévitable. Nombreux étaient pourtant ceux à avoir essayé de la maitriser, de la faire reculer, ou de tout simplement l'anéantir pour pouvoir vivre éternellement. Pour gouter à la saveur délicieuse de l'immortalité. Mais force était de constater que ce n'était qu'une chimère informe. Seul son ami, Nicolas Flamel semblait avoir réussi l'incroyable défi de lutter contre la course du temps, en découvrant la pierre philosophale. Mais même eux, avaient finalement préféré plonger dans ce sommeil éternel, en réalisant les risques encourut si la pierre tombait dans de mauvaises mains. Evidemment, ces échecs constants n'empêchaient pas l'esprit humain d'agir, certains étaient près à tout pour y parvenir, comme à déchirer leurs âmes et vivre une vie maudite, mais aux yeux d'Albus, cela n'en valait pas le coup. La vie humaine était faite ainsi, elle avait un début et une fin. Eh malgré la tristesse qu'il ressentait à présent, il était heureux que Gellert aille enfin trouver la paix, et choisit de tenter l'aventure, sans s'y opposer. Après tout et comme il l'avait déjà répété à bon nombre de sorciers, pour un esprit équilibré, la mort n'était qu'une grande aventure de plus. Une aventure solitaire, peinant les vivants plus que les morts eux-mêmes.

Les enterrements d'ailleurs n'étaient fait que pour soulager l'esprit de ceux qui restaient, pour leur dire de ne pas avoir à ce point de pitié ou de peine pour une vie aussi richement remplie et fournie, peu importait comment avaient tourné les choses. C'était pourtant des conseils qui comme tous était beaucoup plus difficile à accepter qu'à distiller. L'ancien directeur de Poudlard avait assisté à un bon nombre d'évènements de ce genre, sans doute aussi triste à chaque fois, notamment à l'époque ou l'ombre de Voldemort s'accroissait menaçante dans le ciel, mais aujourd'hui, c'était différent. Cela restait l'enterrement de Grindelwald et en lui, c'était là où résidait toute la nuance. Pourtant, cela faisait des dizaines d'années qu'il ne l'avait plus vu, depuis leurs combats et son enfermement à Nurmengard, il ne lui avait plus jamais rendu visite, se contentant des nouvelles grappillées par quelques murmures ou gardiens amicaux. Son regard bleuté, étincelant malgré la grisaille extérieure, continuait de fixer ce cercueil en chêne, ou reposait le mage. Sa respiration avait finit par reprendre sa course normale et son expression n'avait pas changé. Le Gryffondor restait fidèle à lui-même, laissant cette aura l'entourant vibrant de cette volonté qui ne cessait de l'animer.

Du mouvement à sa droite finit par attirer son attention, il vit un homme se faufiler dans sa direction, un des gardiens de la prison, un de ceux qui avait annoncé son décès. L'homme brun de la quarantaine avait finit par le rejoindre et il plut clairement sentir son regard se poser vers lui. Par-delà ses lunettes en demi-lune, il finit par lui esquisser un léger mouvement de tête, répondant ainsi à son salut. Il prit place à ses côtés et son regard se posa vers les invités, croisant une délégation venu tout droit de Durmstrang. Pourtant, il sembla se retourner à nouveau vers son voisin, dans un calme parfaitement mesuré mais il détourna la tête au moment ou Lupin posa une main sur son épaule. La malice, ou en tout cas cette sagesse infantile, du directeur sembla reprendre vie. Lui-même sentit son visage s'étirer dans un doux sourire. Albus savait à quel point se retrouver ici, aujourd'hui, était dur pour son ami. La perte de sa femme avait été une épreuve terrible, dont il ne se remettrait sans doute jamais totalement, alors le retrouver ici dans des circonstances aussi similaires était plus qu'une marque de soutien. C'était beaucoup plus. Il ne s'attendait pas à voir des anciens membres de l'ordre venir et cela lui fit plus que plaisir.

-Bonjour Remus, merci d'être venue. J'apprécie ta sollicitude, mon ami, seulement je crains que dans ce cas précis, il n'y ait rien à en dire. Ce n'est qu'une aventure de plus.

Dit-il avec douceur. Si sa voix et sa posture n'avaient pas changé, parlant comme si à chaque fois il tenait ses conseils et parlait avec sagesse, il restait malgré tout un petit point de peine. Cela remontait à si longtemps pourtant, des décennies et d'affreuses choses étaient passées en dessous du pont et pourtant. Peut-être aurait-il pu le ramener à la raison, plutôt que de l'enfermer ? Il n'en serait jamais rien et il était inutile de vivre sur des et si. A l'époque, c'était la seule solution, une ritournelle qui ne l'empêchait pas de revoir sa sœur, Ariana, à chaque fois que son chemin croisait un épouventard. Son regard se retourna vers le cercueil tandis que les personnes en charge de son dernier hommage se préparait à débuter. Immédiatement, il croisa la jeune Nina. Au vu de la surprise qu'elle dégageait, il devinait que son père ne l'avait pas invité à venir et qu'elle l'avait décidé seule. Preuve en fut, le rouge empourpra ses joues et elle les fuit avec rapidité. Il ne voyait pas pourquoi mais il n'eut le temps de rassurer l'ancienne élève, la musique s'élèva dans les airs, lançant la cérémonie. Oscillante entre paroles et chants habituelles.

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Zakaria Taylor
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Dim 9 Avr - 15:38
Une page se tourne...RP libreViré de Poudlard, c'était prévisible, mais ça ne me dérangeait pas plus que cela. J'étais parvenu à aller au bout des choses. J'avais fait en sorte que cette garce de Todd reçoive le châtiment qu'elle méritait. Et je ne parle pas de son renvoi illico-presto après avoir été humiliée devant des centaines de paires de yeux. Hikkins m'a bien aidé en me chassant de l'école de magie. J'ai réussi à retrouver la trace de cette sombre idiote et ce que je peux dire, c'est que maintenant, où je l'ai envoyé, on ne risque plus jamais d'en entendre parler. Mais je n'allais pas m'arrêter en si bon chemin. J'étais parvenu à entrer en contact avec un grand mage noir. Je devrais dire, avec le plus grand mage noir de tous les temps. Gellert Grindelwald, du fin fond de sa prison, m'a répondu pour ensuite s'échapper. Je ne pensais pas parvenir à négocier de cette façon avec lui, mais maintenant nous faisons équipe tous les deux. Il est mon mentor et a déjà commencé à m'apprendre bon nombre de choses très intéressantes.

Pourtant, ce jour était différent de tous les autres. L'enterrement de l'enveloppe charnelle de Gellert, allait avoir lieu. Je suis le seul être vivant à savoir qu'il est encore en vie et qu'il a pris l'apparence d'un surveillant de la prison, dans laquelle il était retenu depuis plusieurs décennies. Le choix ne me revenait pas. Aujourd'hui, je me devais d'être présent. Et quelque part, ça ne m'ennuyait pas. Je savais que mon père ne serait pas à la maison de toute façon. Entre les dragons et le restant de ses problèmes, il est rare que j'ai l'occasion de le croiser. Ce qui m'arrange. Je n'ai pas envie qu'il découvre ce que je trafique dans son dos.

Je m'étais préparé pour l'occasion. Chez nous, les Sorciers, il est également de coutume de revêtir des vêtements sombres en cas d'enterrement. Je ne portais pas de cape évidemment, mais je me fondrais dans la masse des couleurs noirâtres. Gellert était passé me prendre et c'est en transplanant que nous étions arrivés au cimetière. Je restais en arrière, encore son le choc de ce déplacement. Ce n'était pas la première fois que l'on m'escortait de la sorte, mais avec Grindelwald, c'était toujours plus impressionnant. Certainement dû à sa puissance qui dépasse de loin, tous les autres. Il m'avait devancé, pour se rendre à destination, là où une masse de personnes s'étaient rendues.

Me remettant lentement de mes émotions, je m'avançais à mon tour dans l'allée de caillasses. En venant, et même en me préparant, je ne m'étais pas attendu à ce qu'il y ait autant de monde. Pire, il semblait y avoir pas mal de visages connus, à commencer par Dumbledore. J'aurais dû m'y attendre. Je savais bien qu'il fut un temps où il était très proche de Gellert. Même s'il a été la principale cause de sa perte, Dumbledore est connu pour ne voir que le bon en chaque être. Voilà encore une preuve de son côté trop altruiste. Mais je sais également, qu'il arrive toujours à savoir ce que les gens pensent, d'une façon ou d'une autre. Je ne voulais pas prendre le risque qu'il me questionne, alors je faisais de mon mieux pour l'éviter et évidemment, le second rang étant déjà occupé, je me mettais de l'autre côté de Gellert, faisant comme si je n'avais pas remarquer mon ancien Grand Directeur.

Silencieux, je regardais droit devant moi. Le regard rivé au cercueil, dans lequel, reposait la dépouille du mage noir, je regardais les aller et les retours, des gens qui passaient un à un, devant la boite en bois. Malheureusement, Dumbledore semblait tellement intéressé par la présence de notre voisin commun, qu'il devait m'avoir remarqué. Si je ne disais et ne faisais rien, je passerais sûrement inaperçu. De toute façon, je n'ai rien préparer pour me sortir du pétrin. Alors, dans l'éventualité où je subirais un interrogatoire, j'espère que Gellert viendra à mon secours. Même si ça risque d'être chaud pour parvenir à trouver un truc cohérent à raconter.
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Dim 7 Mai - 13:28

Une page se tourne

L'air frais n'était sûrement pas assortie à la saison, mais allait parfaitement de paire avec la triste journée qui s'annonçait. La perte de Gellert Grindelwald n'était pas sans faire parler les gens. Certains se disaient soulager, d'autres le regrettaient, alors qu'une infime partie de la population magique s'en fichait complètement. Arabella se trouvait être de ceux qui regrettaient cette perte tragique. Il fallait pourtant s'y attendre. Le Mage Noir des pays du Nord était déjà centenaire depuis pratiquement deux décennies. Et à cela, il fallait ajouter le peu de confort et de luminosité qui règnent dans le milieu fédéral magique. Le pauvre homme n'aura pas eu la même vie, pratiquement épanouie, de son ancien ami. Mais il n'y avait pas que cette raison qui poussait la femme d'Archibald, à montrer le bout de son nez. Gellert Grindelwald était une encyclopédie de magie noire à lui tout seul. Il était, pour la magie noire, aussi important et grand, que Dumbledore peut l'être pour la blanche. De plus, il est de coutume de dire qu'il a été maître des Reliques de la Mort et qu'il sait parfaitement où les trouver. Enfin...il le savait. Son secret est parti avec lui.

Et face à cette boite de bois majestueux, la jeune trentenaire ne pouvait qu'éprouver cette sensation étrange. Ce n'était pas tant de la tristesse, même si la mort d'un homme est toujours un événement des plus tristes. Mais c'était plus comme si une partie de l'histoire du monde auquel ils appartiennent tous, venait de partir en fumée.

Elle s'était préparée depuis la veille pour ce jour désagréable de funérailles. Sur un parchemin, elle avait annoté quelques questions, qu'elle pourrait peut-être avoir l'opportunité de poser à certains sorciers venus. Archibald l'accompagnait, lui aussi touché par cette perte tragique. Peut-être bien plus qu'elle, puisqu'il était natif de ces pays nordiques, ayant étudié dans le même collège magique que le défunt.

Tout comme les autres personnes présentes, sa tenue était aussi sombre que le moral de bien des gens. Une petite robe noire, qui est la base de toutes les penderies des femmes, agrémentée par une pochette de même couleur, tout comme pouvaient l'être ses chaussures à talons aiguilles également. Ce n'était nullement pour se mettre en valeur, mais comme les Moldus, les Sorciers ont cette coutume de se vêtir de teintes sombres en cas de funérailles.

Au bras de son époux, elle ne s'était pas attendue à ce qu'il y ait autant de monde ici-même. C'était impressionnant, mais aussi assez dérangeant. Ces gens venaient-ils tous pour un dernier hommage ou juste par curiosité ? Ses yeux balayaient le premier rang, pour s'arrêter sur le gardien de prison qui a trouvé le corps sans vie, mais aussi, aux côtés de ce dernier, Albus Dumbledore. Comment oublier ce mage, qui a un jour été son grand directeur à Poudlard ? Arabella ne pouvait pas le chasser de ses pensées. D'autant plus, qu'il avait été présent, lorsqu'elle a donné naissance à sa fille, au sein même de l'école de magie. Ses parents n'avaient pas voulu faire le déplacement et Archibald étudiait à Durmstrang. Le seul à avoir été présent pour elle, c'était cet homme. Pour qui n'a-il-jamais été présent ? Qu'importe la maison d'études, il était toujours là en cas de besoin. Et ce jour, il semblerait que les rôles se soient inversés.
@ pyphi(lia)

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