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 :: POUDLARD, ÉCOLE DE SORCELLERIE :: ♣ Poudlard Intérieur :: Les Etages :: 1er étage :: L'infirmerie Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

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Gregory Greyback
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Gregory Funestar
Une journée de merde de plus à Poudlard. Je venais de vivre de longues heures et je m’étais juré que ce serait les dernières. Je m’étais également juré que je passerais mon anniversaire hors de ce château. J’en étais tellement persuadé, que la veille de la pleine lune, j’avais monté un plan pour me barrer. Mais ne voulant pas entraîner les autres tout de suite dans une galère, je préférais d’abord tester mon petit truc en solo. Et si c’était bon, le lendemain, peu de temps avant la pleine lune, nous serions loin. Ce n’était pas mal comme plan.

Après le dîner, j’étais partie comme tous les autres, en salle commune de Serpentard. J’avais attendu de longues heures, avant que la pièce ne se vide, bercée par la fatigue de mes camarades, qui disparaissaient les uns après les autres. Et enfin lorsque je fus seul, je me décidais de tester mon plan. Tout semblait coller, j’étais parvenu à sortir des cachots pas trop difficilement. Sans doute que mon père devait encore picoler avec le Prof’ de Potions. Ce qui me facilitait la tâche, je dois bien le dire.

En prenant soin de ne pas me faire attraper par un surveillant, je remontais lentement les escaliers. Rusard se trouvait près de la grande porte, ayant terminé de fermer les nombreux verrous qui s’y trouvent. Je me grouillais de me ruer dans les étages, pour qu’il ne me voit pas. Ni lui, ni son connard de chat. Mais ce n’était peut-être pas une bonne idée, Rogue se trouvait aussi dans les parages quelques étages plus haut. Je me retrouvais donc coincé au second.

Pourtant, j’étais tellement bercé d’illusions et d’espoirs, que je croyais encore réussir. J’entrais dans la première salle de cours que je croisais. Si dans un premier temps, je pensais attendre qu’il n’y ait personne dans le coin, je suis vite devenu impatient. Et mon impatience m’a vite fait devenir complètement con au passage.

Je me dirigeais vers la fenêtre la plus proche, que j’ouvrais doucement, pour ne pas faire de bruit. Si j’avais su, j’aurais emporté mon balai, ce qui m’aurait largement simplifié la tâche. Mais je pouvais bien faire sans. Me penchant, j’observais le sol que je ne jugeais pas bien loin. Abruti que je suis devenu, je ne pensais pas être en train de littéralement me suicider. Bon ok, j’exagère peut-être un petit peu.

Je venais d’enjamber le bord de la fenêtre, bien déterminé dans ma connerie. Et enfin debout sur la corniche, je sautais les quelques mètres jusqu’en bas. En fait, la distance devait avoir doublée d’un seul coup, mais ce n’était pas le pire. Le pire, j’allais bientôt le vivre. En touchant le sol, un craquement sourd me glaça le sang. La douleur était intenable et terminant couché au sol, c’était complètement dépité, affolé que je voyais l’angle étrange que mon genou avait pris. D’ailleurs, je ne sais pas ce qu’il me prit en premier lieu, l’envie de vomir ou bien la tête qui tourne. Peut-être sûrement les deux à la fois. Et j’étais comme un con, en train de me tordre de douleur, évitant de regarder la blessure par crainte de voir un morceau d’os dépasser.

Quelques pas arrivaient dans ma direction et je pouvais voir des surveillants, ainsi que quelques élèves sûrement pris en train de fumer pas bien loin. Ils baragouinaient des trucs que je ne pigeais pas. Enfin, je crois que j’étais à moitié dans les vapes et que c’est pour ça que je ne comprenais pas ce qu’ils disaient. Puis d’un coup, ils se retournaient pour partir. Et là, je n’en revenais pas.

« Surtout vous en faites pas pour moi bande d’enculés et si vous voulez courir vous gênez pas. »

Puis ensuite, il y a eu ce moment où j’ai perdu connaissance et où je ne sais pas ce qu’il s’est passé. En fait, je peux le deviner. Ces cons étaient partis chercher de l’aide, puisque c’est à l’infirmerie que je me suis réveillé. La douleur s’était un peu endormie, sûrement qu’on m’avait filé des trucs pour que j’ai moins mal. Je remarquais assez vite que j’avais la jambe bandée ou plâtrée. Sous la couverture, je ne saurais dire, je sentais juste un gros truc autour.

Je tournais la tête d’un côté et de l’autre, cherchant quelqu’un. Les autres lits étaient vides et quand enfin Lestrange arriva, je déglutis difficilement.

« Ne dites rien à mon père. Ne le prévenez pas, s’il vous plait. »

J’en étais presque à le supplier, parce que je sais que si mon père se radine, il viendra seulement pour se foutre de ma gueule et me rabaisser. Même pas qu’il compatirait à ma douleur ou se comporterait simplement comme un père inquiet.


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Bryan H. Levinson
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Dim 5 Fév - 20:42
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La dernière fois que Bryan avait mis les pieds à Poudlard, c’était pour massacrer de pauvres gamins innocents (y compris les siens, mais eux étaient coupables d’être venus au monde avec du sang-mêlé dans les veines). Après la Nuit Rouge, il n’avait pas une seule fois songé à revenir au château. Encore moins depuis que les mangemorts y régnaient d’une main de maître, et que lui avait fui, se faisant passer pour mort. Maintenant qu’il avait rejoint les rangs de l’Inquisition, cela relevait du suicide que de se rendre à Poudlard, au milieu de tous ses anciens camarades, qui devaient alors tous le considérer comme la pire raclure qui soit. Et pour être honnête, Bryan était véritablement la pire raclure qui soit. Mais la question n’était pas là. C’est bien connu, il avait toujours pris un malin plaisir à se fourrer dans des situations toutes plus rocambolesques les unes que les autres (avoir conçu des gamins un peu partout sur terre n’était qu’un léger détail dans le vaste monde des conneries commises par Bryan). Oui, il adorait s’attirer des ennuis, c’était plus fort que lui. Aussi se pointer à Poudlard alors qu’il était l’ennemi numéro 1, lui paraissait être un acte tout à fait raisonnable.

Bon d’accord, il ne faisait pas cela uniquement par masochisme. En réalité, il avait un plan bien précis en tête… Plus les semaines avaient passé, plus il avait repensé à Anton. La façon dont s’était fini leur rencontre, l’avait profondément marqué, à tel point qu’il avait fini par en rêver la nuit. La nature du sang de son fils l’obsédait tellement qu’il lui avait même envoyé un hibou. Auquel Anton avait répondu, de la manière la plus glaçante qui soit. Oui, il avait encore conçu un foutu sang-mêlé ! La malédiction cesserait-elle un jour ? Devait-il scrupuleusement interroger toutes les femmes qu’il rencontrait ? Ce serait certainement la meilleure solution. Enfin bref, à la suite de cette fracassante révélation, Bryan s’était rendu compte qu’il avait merdé sur toute la ligne, et qu’il était grand temps de réparer cette erreur qu’il avait commise il y a dix-huit ou dix-neuf ans (à vrai dire, il avait déjà oublié l’âge d’Anton). Mais retrouver la trace de son fils s’était avéré mission impossible. Bryan avait essayé de suivre sa trace, de le chercher à l’université, de le trouver en train de faire le larbin chez Barjow et Beurk. Mais rien n’y avait fait, c’était à croire que le gosse avait disparu ! Néanmoins, n’étant pas du genre à baisser les bras aussi aisément, il s’était souvenu d’un détail qu’Anton avait laissé échapper lors de leur rencontre. L’un de ses demi-frères se trouvait encore à Poudlard. Et celui-là était véritablement le fils de Munter… Si Bryan voulait parvenir à ses fins en éradiquant Anton de la surface de la Terre, il devrait d’abord trouver son demi-frère. Demi-frère, dont il ne connaissait absolument rien.

En arrivant à Poudlard ce soir-là, Bryan avait d’abord fait un petit tour dans le parc. Il s’était imaginé que le fils de Munter serait forcément à Serpentard. Et il avait également songé que les vert et argent avaient toujours pris un malin plaisir à accomplir de sombres méfaits au crépuscule. Il avait surpris des élèves en train de fumer dans un coin. Cela l’aurait fortement étonné que le fils de l’illustre directeur de Durmstrang se mette à la mode moldue. Mais alors qu’il essayait d’écouter leur conversation et d’en apprendre plus sur eux, tout en se dissimulant du mieux qu’il pouvait, un bruit sourd retentit et le fit instantanément tourner la tête. Un élève portant la robe des Serpentard venait de s’écraser au sol comme un vulgaire sac à patates. Voyant les autres élèves partir en courant pour chercher de l’aide, Bryan attendit patiemment que quelqu’un emporte le garçon à l’infirmerie. Une fois l’obstacle dégagé, il fit apparaître une échelle d’un coup de baguette magique et entreprit de pénétrer dans le château par la fenêtre du haut de laquelle le gamin s’était effondré.

A cette heure-ci, les couloirs étaient sombres, vides. Rusard avait déjà dû commencer à patrouiller et les élèves devaient se terrer bien sagement dans leurs dortoirs, de peur que les mangemorts ne leur infligent quelques sortilèges punitifs. Bryan se fraya un chemin jusqu’à l’infirmerie. Il ouvrit prudemment la porte et jeta un rapide coup d’œil à l’horizon. Rien à signaler, si ce n’est la présence du patapouf qui pouvait être susceptible de l’aider dans sa quête. S’avançant vers lui, il vit le gamin ouvrir les yeux et afficher un regard anxieux.

« Tu as fait une sacrée chute, mon garçon. Et ton genou n’est vraiment pas beau à voir, mais ça guérira plus rapidement que tu ne le crois. J’ai eu la même blessure à ton âge, un cognard m’avait fracassé la jambe. »

Aux premiers abords, Bryan se montrait toujours sous son meilleur jour. Sorcier avenant et chaleureux, qui faisait mine de compatir pour mieux manipuler.

« Où comptais-tu aller comme ça ? Il me semble que le couvre-feu avait déjà commencé depuis un petit bout de temps. D’ailleurs, tu n’étais pas le seul à manquer à l’appel. Munter n’était pas dans son dortoir. Sais-tu où il est ? Il ne faudrait pas qu’il tombe sur le mauvais mangemort. »

Accompagnant ses paroles d’un sourire se voulant rassurant, Bryan attrapa la carafe posée sur la table de chevet et tendit un verre d’eau au jeune homme. Non, il ne comptait pas débuter une formation de médicomage (quoi que… cela lui aurait permis d’approcher Kat’), mais il espérait que ce simple geste lui donne des airs de bon samaritain.

© GASMASK
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Gregory Greyback
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Mar 14 Fév - 17:27
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Gregory Funestar
Eh bien, je crois que je ne m’étais pas loupé sur ce coup-là. Tellement, que le toubib de l’école m’avait sûrement shooté comme pas possible, à la potion anti-douleur. Encore un peu et j’en verrais des chaudrons voler autour de moi. Soit, il est vraiment consciencieux, soit il a voulu m’assommer assez longtemps pour pouvoir aller chercher mon père, sans risque que je ne me casse. Franchement, je pense que c’est pour la seconde option. Et je n’ai pas vraiment envie de savoir ce que mon père va me faire, en apprenant que je cherchais à me barrer en douce, la veille de la pleine lune qui plus est. Je crois bien que là, je risque d’apprendre à voler. A moins, que ça réveille sa fibre paternelle, qui sait. … Non, non, en fait, je vais apprendre à voler… Cela ne fait aucun doute.

N’empêche que la potion fonctionnait à merveille. J’étais tellement dans le coltard que la première personne qui se présenta à moi, je la pris pour l’infirmier. Pourtant, ce n’était pas la même voix. En clignant des yeux, j’étais parvenu à voir un peu plus clair. Mais comment avais-je fait pour prendre un vieux pour Rabastan Lestrange ?! Sérieux quoi.

Je regardais le Mangemort –enfin je crois- et je l’écoutais me raconter qu’il s’était également brisé le genou une fois. C’était étonnant, enfin ce qu’il me racontait, l’était.

« Les cognards existaient déjà quand vous étiez jeune ? »

Sérieux, il me prend pour une bille celui-là, il a bien dix ou vingt ans de plus que mon père. A moins que papa soit plutôt bien conservé pour son âge. Privilège de loup-garou sans doute. Enfin là d’un coup, je me rendais compte que cette potion brouillait aussi ma façon de penser, si bien que je n’avais pas pesé mes mots avant de les balancer.

Je m’appuyais sur le matelas du lit pour me redresser un peu, jetant un coup d’œil vers la porte. Bon non, je ne cherchais pas encore à me barrer, de toute façon, si c’est pour tomber face-à-face avec mon père ou mon oncle, le résultat sera le même : je me prendrais probablement une baffe dans la gueule dans un premier temps. Mais je reportais mon regard sur le Mangemort à mon chevet, quand il commença à me poser des questions.

« Un pari débile qui a mal tourné. Parait que les ados sont cons, je ne fais pas exception à la règle. »

Si mon père et même ma mère m’entendaient, ils me féliciteraient de le reconnaitre. Mais c’était bien sûr dit sur le ton de l’ironie, même si pour le coup, j’admets avoir agi comme un gland. Bref, je n’allais pas lui dire joyeusement que j’essayais de me faire la belle, parce que j’en ai plein le cul de cette école de malheur. Tout de même. Mais malgré tout. Je veux dire, malgré ma blessure et la potion, je n’étais pas devenu complètement débile pour autant. Je tiquais même lorsqu’il se mit à parler de Munter. N’importe quel élève je m’en balance, mais pas quand ça touche un Serpentard ou encore un loup-garou. Là, en l’occurrence, je ne comptais sûrement pas balancer mon pote de Serdaigle. C’était assez bizarre d’ailleurs, que ce mec me pose des questions sur lui.

« Soit il est avec Greyback un, parce qu’il l’aide après les cours. Soit il est avec Greyback deux, parce que c’est un loup-garou et que la pleine lune approche. »

Ni l’un, ni l’autre en fait, je sais parfaitement bien que Nikolaï est avec le restant de la bande. Mais je suis un fin menteur et je compte bien ne pas l’orienter dans la bonne direction.

Je fis un léger geste négatif de la tête, lorsque l’homme présent me tendit un verre d’eau. Je présume qu’il est empoisonné, c’est bien le genre de choses que font tous ces tarés de Mangemorts. Faut pas me prendre pour un débile non plus.

« Non merci… les veilles de pleine lune c’est risqué de me donner à boire ou même à manger. Je suis sûr que vous ne voudriez pas que je vous vomisse dessus. »

J’avais un semblant de sourire qui se dessinait petit-à-petit sur mes lèvres, comme si j’étais sincère. Franchement, contrairement à tous les autres jeunes loups de l’école, je n’en suis plus à vomir tout ce que je mange. Privilège d’être un loup-garou de naissance sans doute. Mais les autres ne le savent pas et rien que de le dire, généralement ça aide à écarter les gens de moi.

« Vous savez où est passé le doc ? »



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Burdock Mulciber
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Mer 15 Fév - 11:17
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Mini Greyback, Bryan & Burdock
A peine rentré d’un énième procès, Burdock était épuisé. Mais pourtant, son passage dans son manoir n’était qu’éphémère. Rien que le temps de prendre une douche et de revêtir des vêtements un peu plus confortables, que ceux qu’il portait pour ses plaidoyers. Un petit arrêt pour se requinquer avec un Whisky Pur-Feu de sa cave personnelle, et le célèbre avocat était prêt à partir.

Il avait prévu de rendre visite à son fils pour arrondir les angles du mieux qu’il le pourrait. Pour le moment, toutes ses tentatives visant à ramener Wulfric à la maison ont échoué. Passant de l’engueulade aux vivres coupés, il n’y avait rien à faire. Et Burdock sait bien que son fils n’est pas le dernier pour se foutre dans le pétrin. Il ne voulait pas prendre le risque de perdre son unique héritier pour des sottises. Chez les Mangemorts, il vaut mieux veiller consciencieusement sur ses gosses, au risque de les voir se faire tuer par d’autres Mages Noirs. Ce qui a bien failli être le cas, il y a de ça quelques mois. Burdock n’est pas homme à croire que le pire arrive toujours aux autres, mais il ne pensait pas que son vieux pote Fenrir, manquerait de massacrer ce pauvre Wulfric.

N’ayant pas eu de nouvelles de son garçon depuis quelques temps, le père Mulciber ignorait que le fiston se trouvait à Poudlard. Donc, dans un premier temps, c’est à l’appartement qu’il s’était pointé. Il connait bien l’endroit où il crèche, puisqu’il s’y est déjà rendu pour jeter un œil, et quelques mots, sur le contrat de location. Le tout pour protéger les arrières de son gamin. S’il n’est pas un bon père après ça.

Mais le Mangemort s’était retrouvé face à la petite Rogue, qui lui annonçait que Wulfric faisait partie des Mages Noirs devant sillonner les alentours de l’école de magie. Il était plus que surpris de l’apprendre. Lui qui a toujours pensé que son fils faisait tout pour s’écarter du mouvement de Lord Voldemort. Finalement, peut-être qu’il n’était pas si crétin que ça le gamin.

Transplanant sans demander son reste, la fumée noire traversa tout le pays d’une rapidité sans pareille, pour s’arrêter face à Poudlard. Le château qui l’a, un jour, abrité durant pas moins de sept années. C’était comme un retour dans le passé, rien n’avait changé, si ce n’est les habitants, professeurs et même le grand directeur. L’été battait son plein et pourtant, il n’y avait pas âme qui vive dehors. Les élèves sont soumis à un couvre-feu que Burdock trouve absurde. C’est bien connu que les gamins coopèrent plus lorsqu’ils ont l’impression d’avoir plus de libertés. Mais allez faire rentrer cette information intéressante dans la caboche de Severus. Il faudrait un marteau-piqueur pour y parvenir et encore. Et Mulciber n’aurait pas la patience nécessaire, que de tenter de lui ouvrir les yeux. Tant pis pour les gosses. Après tout, ce n’est pas son problème.

Il entra facilement dans l’enceinte du château, arpentant ses allées sans aucun souci. Il y avait bien des détraqueurs, mais ce n’était pas ces immondices qui seraient capables de lui faire peur. Entrant facilement dans l’école, par l’un des passages de derrière, le Mangemort cherchait déjà du côté des cachots. Tout comme son fils, Burdock est un ancien Serpentard. Il sait que s’il devait se coltiner la surveillance de l’école, il préférerait cet endroit. Mais manque de chance, aucune trace de Wulfric. Il n’y en avait pas plus de Fenrir non plus. Mais il aurait été étonné de trouver le loup-garou solitaire, tranquillement le cul derrière un bureau, pour conseiller les élèves dont il a la charge.

Il lui restait la carte Rabastan Lestrange à jouer. Le Mangemort occupe le poste de médecin scolaire, comme il l’a toujours voulu. Sans doute, se trouve-t-il à l’infirmerie et peut-être qu’également, il aurait pu croiser Wulfric. Prenant le chemin pour s’y rendre, Burdock s’étonna du calme qui régnait dans les étages. Ce n’était tellement pas naturel à Poudlard. Il n’y a que dans le couloir menant à l’infirmerie, que des brides de conversation venaient à lui. Plus, il s’en approchait et plus les voix se faisaient plus claires. L’une d’entre elles, appartenait sans doute à un adolescent et l’autre, il la connaissait assez bien pour déjà dégainer sa baguette. Bryan n’était-il pas censé être mort et enterré, sur ordre du Lord ?

Pour en avoir le cœur net, il entra dans la pièce, écoutant la conversation. Certaines paroles du jeune homme étiraient ses lèvres en un sourire. C’était le fils Greyback, ça ne faisait aucun doute. Si peu de retenue, tout comme son père. Ce n’est plus un secret, la nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre, concernant la paternité de Fenrir. Burdock avait cru à une blague au départ, mais finalement, forcé de constaté que le loup-garou s’est bien reproduit, Mulciber s’en amuse. Au moins maintenant, il sait qu’il y a plus nul que lui en tant que père.

« Laisses donc ce gamin tranquille. Si tu cherches réellement à te suicider, je suis certain que le Seigneur des Ténèbres te tuera plus rapidement que ne le ferait Fenrir, s’il apprend que tu t’amuses à tourner autour de son rejeton. »

Aussi loin que Burdock s’en souvienne, il s’est toujours plus ou moins entendu avec Bryan. Même s’il faut avouer que l’amitié qui unissait ce dernier à Wulfric, a toujours cordialement emmerdé le père Mulciber.
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Jezabel Slate
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Lun 20 Fév - 11:35
HJ : j'ai pensé que ce serait drôle de venir accoucher dans ton topic Gregory Désolée Bryan et Burdock, vous allez être témoins d'un moment horrible



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Dans la Salle Commune des Serpentards, je m’étais laissée tomber dans un fauteuil. Le ventre sur le point d’éclater, j’avais l’impression d’être un convoi exceptionnel, comme le dit notre cher Directeur de maison. Entre lui et Calvin, je suis bien entourée…

Depuis le début du jour, je me sentais mal. J’avais envie de vomir, mais ça ce n’est pas nouveau. On parle de nausées matinales, mais moi je les ai à n’importe quel moment de la journée. Le pire, c’est que j’assommerais bien toutes les bonnes-femmes qui osent raconter que c’est ainsi seulement durant les trois premiers mois de la grossesse. J’en suis bientôt au terme et je n’ai jamais eu de pause de ce côté-là.

Je me sentais tellement mal depuis le matin, que je n’avais rien avalé et la fatigue venait se rajouter au reste. Mon ventre était douloureux et étrangement dur. Je savais que bientôt, l’accouchement aurait lieu, mais chaque jour de passé était comme une petite victoire. Je ne voulais pas prendre le risque d’accoucher dans cette école, et je me voilais la face en m’imaginant que ça n’arriverait pas. Pourtant, je devais me rendre à l’évidence, c’était perdu d’avance de ce côté-là.

J’étouffais un gémissement entre mes lèvres, la main sur mon ventre tendu qui devenait de plus en plus douloureux. Je ne voyais pas vraiment de meilleur moment pour rejoindre mon dortoir. Au moins, une fois dans les bras de Morphée, la douleur je ne la sentirais plus. M’armant de patience et de courage pour me lever du fauteuil, je m’appuyais sur les deux accoudoirs, le bide en avant et manquant de retomber en arrière. Ce qui amusait parfois mes camarades. Mais là, si certains d’entre eux ont eu de bonnes blagues et des sourires en coin, ça ne dura pas. Un bruit ressemblant à un splash me laissa un moment interdite. Il n’y avait plus aucun bruit dans la Salle Commune, si ce n’est ma respiration qui se faisait de plus en plus rapide. Puis d’un coup, une énorme douleur s’empara du bas de mon ventre et de mon dos. Je n’étais peut-être pas habituée à couver et à pondre non plus, mais là je venais de perdre les eaux et je le savais très bien. Je le savais aussi bien que mes camarades qui se ruaient vers moi pour me soutenir et tenter de me faire sortir de la Salle Commune. Ils me parlaient, je les entendais, mais je ne comprenais pas ce qu’ils me disaient. C’était comme si leurs paroles venaient de bien trop loin. J’étais tellement stressée et pire encore, apeurée, que je n’étais même plus en mesure de réfléchir correctement.

J’étais même incapable de savoir qui se trouvait auprès de moi. J’étais prête à m’évanouir, mais on ne m’en laissa pas l’occasion. En quelques pas, je me retrouvais dans les couloirs, des camarades me soutenant toujours. Je ressentais le froid des cachots, encore pire qu’en temps normal.

Les douleurs me clouaient sur place, me tirant des gémissements et m’empêchant d’avancer plus, alors que les autres élèves m’entraînaient presque de force. J’en entendais qui frappaient à une porte, cherchant sûrement de l’aide auprès de l’un de nos Professeurs dont le bureau se trouve à ce même étage. Je jurais même avoir entendu la voix de Greyback venant de loin, enfin je la percevais de loin même si je ne le voyais pas. Peut-être que je me trompais, mais je n’en avais rien à faire, tout ce que je voulais c’était sortir de cette école.

« On va à Sainte Mangouste ? »

J’avais attrapé le bras de l’élève le plus proche de moi, l’implorant presque de m’emmener à l’hôpital. Je ne voulais pas donner la vie à mon enfant, dans ce château, avec autant de Magie Noire dans le coin. Pourtant, je crois qu’on ne m’en laissera pas décider autrement.

Au bord du malaise, la douleur me prenant aux tripes, j’avais l’impression que gravir les escaliers était une terrible épreuve. Pourtant, je les ai montés tant de fois lors de ces dernières années. Et même ces derniers jours.

D’un coup, mon périple s’arrêta sur un lit. On venait de me traîner, sans vraiment que je sache comment, à l’Infirmerie. Il y avait du bruit partout, des voix que je ne connaissais pas ou que je ne reconnaissais pas. Tout ce que je savais, c’est que la douleur devenait de plus en plus insupportable, mais aussi bien plus présente que précédemment.

Je tournais difficilement la tête vers les élèves qui prenaient de mes nouvelles. Leur air inquiet ne me rassurait pas sur la destination suivante. Je resterais là. J’accoucherais là. Et pire encore, il n’y aurait personne de mon côté. Les larmes aux yeux, je tenais mon ventre douloureux, comme si je pouvais retenir la naissance imminente de mon enfant.

« Je ne veux pas accoucher là… »

Mes mots sortaient à peine de mes lèvres et ma voix mourrait dans ma gorge. C’était comme si mes paroles n’étaient qu’un vulgaire chuchotement. J’espérais que le Professeur Rogue ferait au moins un geste envers moi, qui porte son petit-enfant. Puisse-t-il prévenir Calvin.

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Fenrir Greyback
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Mar 21 Fév - 17:35
Fenrir & cie
Juillet 2000 ▽ Help me

Fenrir était de sale humeur. Comme d’habitude, en fait, mais là c’était une veille de pleine lune alors c’était encore pire. Vu sa tête, les élèves avaient tendance à s’écarter sur son passage dans les couloirs. Et puis il avait entendu ces gamins parler de Gregory en se foutant de sa gueule, parce que visiblement, selon leurs dires, il aurait cherché à se tuer en se défenestrant. Ce qui était forcément une blague ou un mensonge. Gregory avait beau être un sale gosse ingrat et relativement perché, il n’était certainement pas du genre à vouloir se suicider, même pour emmerder le monde. Non, il avait bien d’autres méthodes pour faire la gueule et montrer sa désapprobation, Fenrir en faisait les frais depuis leur conversation catastrophique le jour du discours de Rogue. Donc soit les gamins dans le couloir mentaient totalement, soit ils ne mentaient qu’en partie, mais dans tous les cas pour s’être foutus de la gueule de Gregory ils méritèrent amplement les coups. L’un des garçons se prit une gifle et Fenrir cogna la tête des deux autres l’une contre l’autre, suffisamment fort pour qu’ils hurlent et tombent au sol. Après ça, il continua son chemin dans les cachots.

Il vit des élèves taper comme des fous à la porte de Macpherson. Sans s’en intéresser une seule seconde, Fenrir leur gueula de se calmer et tailla la route sans les écouter, alors qu’ils venaient chercher de l’aide pour Jezabel Slate. Il alla directement à l’infirmerie. Après tout, si Gregory avait fait une connerie, ce serait là qu’il se trouverait. Et s’il ne s’y trouvait pas, alors c’est que les abrutis du couloir avaient raconté de la merde. Dans ce cas, ils feraient bien de savoir se cacher.

Fenrir s’attendait à tomber sur Rabastan. Mais non, il n’était visiblement pas là pour le moment. Par contre, il y avait trois personnes à l’infirmerie. Gregory, tout d’abord, allongé dans un lit. Bon sang mais c’est qu’il avait vraiment du faire une connerie, alors. Il avait cru quoi, qu’il pouvait voler ? Ou que sa nature de loup garou lui permettrait de mieux supporter la douleur d’une chute ? Ou que tout simplement il arriverait à fuir du château comme un kamikaze ? Ce serait bien son genre.

« Je rêve, tu as vraiment sauté d’une fenêtre ? Ou quelqu’un t’as poussé ? »

Vu son humeur, il serait capable de tuer l’élève en question s’il s’agissait de la deuxième option. Et tant pis si Rogue venait l’engueuler pour ça. Rien à foutre.

Puis il bloqua en reconnaissant les deux autres hommes présents dans la pièce. Bon, Mulciber encore, c’était plutôt logique. Il venait sûrement rendre visite à son fils. Qui était devenu un loup garou depuis que Fenrir l’avait attaqué d’ailleurs, bon par inadvertance ceci dit. Mais Levinson ?! Cette raclure qui était censée être morte. Des rumeurs couraient à son sujet, comme quoi il aurait déserté les mangemorts pour se terrer comme un lâche au sein de l’Inquisition. Si c’était vrai, alors Levinson ne méritait qu’une chose : que Mulciber et lui se chargent de lui, là, tout de suite.

Sauf que Fenrir n’eut le temps d’esquisser qu’un pas en direction de Bryan, que des élèves débarquèrent en trombe dans un état de panique. Ils portaient le camion-citerne de Serpentard comme l’appelait Fenrir, à savoir Jezabel Slate, une petite rousse enceinte jusqu’au cou. Visiblement, il y avait un problème. Et quand Fenrir comprit de quoi il était question, il se figea littéralement sur place. Ah non. Ah non, non, non. Si le camion-citerne voulait accoucher maintenant, grand bien lui fasse, mais lui ne voulait clairement pas assister à ça. Ah non, tout mais pas ça.

Totalement insensible à la détresse de la jeune élève qui baragouinait qu’elle ne voulait pas accoucher ici, Greyback croisa le regard de son fils. Ils ne devaient probablement jamais autant se ressembler qu’à cet instant, avec exactement le même regard qui signifiait qu’ils voulaient clairement se barrer d’ici.

« Bon, on s’en va. »

Il incluait naturellement son fils dans le lot, mais ne percutant pas qu’il avait une jambe dans le plâtre, Fenrir tourna les talons en pensant que Gregory allait le suivre. Que les autres fassent ce qu’ils veulent. Enfin, concernant Levinson, il n’allait pas s’en sortir si facilement. Mais hors de question de rester une seule minute de plus ici.

(c) AMIANTE


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Bryan H. Levinson
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Sam 11 Mar - 18:53
Help Me


Pour une fois que Bryan tentait de se montrer aimable plus de cinq secondes, il fallait que ce sale gosse lui tape sur les nerfs. Tous les mêmes, tous des gamins ingrats et irrespectueux. Bryan n’avait pas l’habitude qu’on lui parle ainsi, et surtout pas qu’on le prenne pour une antiquité née au temps de la préhistoire. D’habitude, les jeunes gens étaient fascinés par son incroyable personnalité. Enfin, disons qu’il était persuadé que la fille Lestrange représentait l’ensemble des sorciers de moins de vingt ans. Bref, ce petit con commençait vraiment à abuser de sa patience et en plus il lui était parfaitement inutile, puisqu’il n’avait aucune information de grande valeur à lui distiller sur le demi-frère d’Anton. Il était à deux doigts de lui briser plus qu’un genou, mais c’était sans compter sur l’intervention de ce cher Burdock… A l’époque où il était encore un mangemort (bon d’accord, c’était il n’y a pas si longtemps, un mois ou deux tout au plus), Bryan s’entendait plutôt bien avec le père Mulciber, qui était l’un des rares mangemorts à comprendre que la jeune génération ne valait absolument rien. Et en plus de cela, Burdock était avocat, ce qui aurait été bien utile à Bryan si jamais il avait eu la malchance de se retrouver une nouvelle fois devant le Magenmagot. Mais maintenant qu’il avait déserté les rangs du Lord, l’entente cordiale entre lui et Burdock s’était quelque peu évaporée. Comment avait-il su que Bryan comptait s’en prendre à ce gosse, alors qu’il venait à peine d’entrer dans l’infirmerie ? Faut croire que sa réputation de sorcier perfide le suivait même jusque dans les rangs des mangemorts. Qu’importe, Mulciber venait de lâcher une information particulièrement intéressante. Ainsi donc l’abruti qui s’était fracassé le genou en sautant par la fenêtre était le fils de Fenrir…

« Tu es le gamin de Greyback ? Voilà qui explique bien des choses. »

Tel père tel fils après tout. Pas étonnant que cet enfant soit dérangé au point de se jeter dans le vide sans raison apparente. Enfin, inutile de fanfaronner, il n’avait lui-même pas de quoi être fier de ses propres enfants. Tous des sangs-mêlés, à l’exception d’Heather, qui elle, était complètement folle. Se souvenant subitement de la présence de Burdock, Bryan reporta son attention sur lui. Il ne faudrait pas qu’il se mette à l’attaquer sans crier garde. Mais au lieu de chercher à dédramatiser la situation, Bryan préféra répondre puérilement à la provocation de Mulciber.

« Au lieu de t’inquiéter pour l’autre idiot qui a sauté par la fenêtre, tu ferais mieux d’essayer de communiquer avec ton propre fils. La dernière fois que je l’ai croisé, il avait encore l’air particulièrement remonté contre toi. Mais tu me connais, j’ai quand même tenté d’apaiser la situation et de le convaincre que tu n’étais pas le vieux con qu’il s’imaginait. »

Bryan accompagna ses paroles d’un léger sourire, histoire de donner à Burdock une plus grande envie de lui casser la figure. Allez quoi, ce serait franchement pas une mauvaise idée de créer un peu d’animation au sein de l’infirmerie. Bryan avait toujours trouvé ce lieu ennuyant à mourir. Mais il allait vite finir par regretter ses dernières pensées…

Fenrir Greyback venait de faire son apparition et il ne paraissait pas particulièrement ravi de voir Bryan se tenir aux côtés de son fils. Malheureusement pour lui, impossible de faire une grande entrée retentissante… Un flot d’élèves fit brutalement irruption dans l’infirmerie, entraînant cris et agitation dans la foulée. C’était quoi le problème cette fois ? Un autre adolescent pré pubère s’était tordu la cheville en franchissant l’entrée de sa salle commune ? Alors que Bryan faisait tout pour ne pas perdre Burdock et Fenrir de son champ de vision, une rouquine fut déposée sur un lit et tout le monde s’attroupa autour d’elle. Bryan soupçonnait Greyback d’avoir mordu la gamine et de venir admirer son œuvre. La pauvre fille avait l’air complètement perturbée. Mais en réalité, Levinson avait tout faux. Il était bien loin d’imaginer ce à quoi il allait assister. Ou plutôt ce à quoi il avait failli assister. Car dès l’instant où il entendit la rouquine dire qu’elle ne voulait pas accoucher ici, il se dit qu’il était grand temps pour lui de dégager de là. Les visions d’horreur, il en avait assez eu durant sa vie de mangemort. Inutile d’en rajouter. Profitant de l’agitation qui régnait dans l’infirmerie, Bryan se fraya discrètement un chemin vers la sortie, et disparut en direction de Pré-au-Lard. Il aurait bien assez tôt l’occasion d’échanger quelques mots avec Fenrir. Inutile de rester dans les parages plus longtemps et de risquer d’assister à la naissance d’un morveux.


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Calvin Rogue
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Sam 8 Avr - 16:50
Help MeCalvin &
co'
Calvin n'est pas le fils rêvé, il n'est même pas le frère qu'on voudrait avoir et encore moins le petit-copain attentionné, que toutes les demoiselles seraient en droit d'attendre. Pire, il n'écoute rien de rien, n'obéit à personne, se montre désagréable, chiant et cynique à la moindre occasion. On lui prête parfois un caractère pire que celui de son père et généralement, autant ce dernier que sa mère, Calvin fait toujours exprès de les faire poireauter lorsqu'ils font appel à lui. Pour vous rafraîchir la mémoire, je vous invite à revoir l'épisode de l'annonce de la grossesse de Jezabel dans le bureau des Aurors, au cœur même du Ministère de la Magie de Londres. Enfin bref, il était encore question de Jezabel justement, mais cette fois, Calvin n'avait pas fait attendre son père. Effectivement, il était tard lorsqu'un hibou est venu comme une flèche, pour lui livrer une lettre. Quelques mots l'invitant expressément à rejoindre Poudlard, pour cause de naissance imminente de son gamin. Il ne manquait vraiment plus que ça pour achever le moral du musicien. Depuis qu'il a foutu la brioche dans le four de la rouquine, plus rien ne va. Il a appris l'existence d'un neveu de cinq ans, propre fils de son frère jumeau. Les Mangemorts ont pris la tête de ce côté du monde et pour prouver à quel point ils sont tordus et pas du tout soudés, ils ont envoyé Greyback s'attaquer à Selena. Jusque là, c'était encore pratiquement gérable tout ça, mais avec les gosses coincés à Poudlard, il n'est plus question que Jezabel vienne pondre dans son appartement. Pourtant, Calvin avait nourri l'espoir secret que son père arrive à faire sortir l'élève de Serpentard, pour qu'elle puisse accoucher en dehors du château. Visiblement, là encore, il y avait une couille dans le bouillon.

Peu importe qu'il soit connu comme étant un Anarchiste, il ne pouvait pas rester une nouvelle fois en retrait. Son frère est enfermé à Azkaban et tout ce qui lui reste au monde, c'est ce gosse qui va bientôt pousser son premier cri. Rien à foutre, il sortit de son appartement, verrouillant simplement d'un coup de baguette, sous le nez d'une voisine totalement Moldue. Il se grouilla à descendre les escaliers et aussitôt dans la rue, sans même prendre le temps de se cacher, il transplana en plein milieu de la foule. Direction Pré-Au-Lard et plus précisément Poudlard. Il n'avait d'ailleurs jamais transplané aussi vite à sa connaissance. Il se doute que les Mangemorts tenteront de mettre la main sur son bébé et là, il ne laissera pas faire. Calvin est bien décidé par crever ce soir-même s'il le faut, mais personne ne lui prendra le gamin.

Face à la grande grille, il eut une chance de cocu, puisque Wulfric n'était pas bien loin et qu'il s'activa pour lui ouvrir le passage. Sans vraiment se soucier de savoir si son futur beau-frère le suivait ou non, le fils Rogue pressa le pas pour arriver dans le château. Il connaissait évidemment les lieux comme sa poche et ne comptait pas emprunter des passages secrets pour passer inaperçu. Il n'a pas de temps à perdre, alors s'il doit buter des Mangemorts pour avoir le passage de libre, il le fera et sans aucun regret. D'ailleurs, arrivé aux abords de l'infirmerie, il ne s'attendait pas à ce qu'il y ait autant de monde là-dedans. Forcément pressé de voir où l'accouchement en était, Calvin poussa un élève qui se trouvait sur son chemin, avant de se cogner dans une autre personne. 'Fin celui-là, il aurait plus de mal à le déloger cela-dit, puisqu'il s'agissait du plus jeune des frères Greyback, qui est bien plus du gabarit d'Edwin que du sien. Et s'il s'apprêtait à dire une connerie, en remarquant la présence de son père, le guitariste se ravisa.

« Où elle en est ? »

A présent, il ne pouvait plus reculer. Jusqu'à maintenant, ça n'avait jamais été aussi près du but. D'ici peu, il sera papa soit d'un petit gars – ce qui reste son rêve – soit d'une petite gonzesse, qu'il finira quand même par accepter. Mais également d'ici peu, la personne qu'il s'apprête à aimer bien plus que lui-même, risque d'avoir à affronter ses premiers gros problèmes, sans le savoir. Ce qui reste de loin, le plus inquiétant du moment.
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Gregory Greyback
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Mar 18 Avr - 18:12
ft.
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Gregory Funestar
D'ordinaire, l'infirmerie est un lieu très peu fréquenté et pas seulement dans notre école. Ce n'est pas le genre d'endroit que l'on visite juste par le plaisir, enfin surtout pour ma part. Moins j'y passe et mieux je me porte. Généralement, nous autres, les élèves de Poudlard, lorsqu'on s'y rend, c'est surtout par obligation et quand on ne nous en laisse pas le choix. Sinon, je ne serais pas dans ce lit, à attendre je ne sais pas trop quoi au juste. Alors voir autant de débarquement d'un seul coup, c'était assez surprenant. Frustrant aussi, puisque j'aurais aimé être partout sauf dans cette pièce.

Je regardais les gens qui entraient les uns après les autres, sans vraiment comprendre ce qu'il se passait, me contentant de répondre de façon plus que modeste, aux questions du mec qui se tenait au pied de mon lit. Mais une fois qu'un Mangemort entra dans la pièce et lui fit comprendre que si mon père débarquait, il allait lui faire la peau, je me terrais dans le silence. Ce n'était pas tant que je redoutais quoi que ce soit de la part du fossile qui se montrait hargneux envers l'avocat des mages noirs, mais plus l'arrivée probable de mon géniteur qui me fit l'effet d'une douche froide. Moi qui espérais qu'il ne soit pas mis au courant, je commençais à regretter d'être venu au monde, sans qu'il n'ait encore eu le temps de me faire passer un nouveau sale quart d'heure. Si l'échéance pouvait être remis à plus tard, je ne m'en porterais pas plus mal. Mais vue comme les adultes parlaient de lui, forcément qu'il allait se radiner. Son prénom a été prononcé et grâce à moi, il sait quand quelqu'un parle de lui.

Et ça ne tarda pas. D'un coup, comme sortie de nul part, ou plutôt entré de nul part, mon père débarqua, s'occupant déjà de ma petite personne en s'agitant. Alors là, je ne m'étais pas attendu à ce qu'il débarque à l'infirmerie. Je l'imaginais être le genre de type à fuir ces endroits comme la peste. Si je ne le connaissais pas, je pourrais croire qu'il s'inquiétait pour moi...

Devenant aussi blanc qu'un médoc Moldu, je m'en étais pratiquement étouffé en déglutissant. C'est vrai que je ne la menais pas large du tout. Cette fois, je ne pourrais pas fuir s'il désire m'en décrocher une. Mais au moins, son intervention avait suffi à faire fuir l'autre vieux sénile. Encore un qui pisse dans son froc quand mon daron fait irruption. C'est assez drôle de voir l'impact qu'il a sur les autres. Enfin moi, je peux parler. Même en étant son propre fils, je ferais n'importe quoi pour disparaître d'un seul coup de sa vue.

J'entendais pourtant du bruit et ça interpella visiblement mon père, aussi. Mais je n'étais pas sorti d'affaire pour autant. En plus, bon nombre de mes camarades se radinaient tous dans l'infirmerie. Ma parole, il y a un buffet gratos quelque part ? Ils faisaient tous un tel remue-ménage, que je ne compris pas tout de suite ce qu'il se passait. Ce n'est qu'en voyant Jezabel que les choses devenaient plus claires. Déjà neuf mois ? Il fallait vraiment qu'elle vienne accoucher aujourd'hui ? Comme si elle ne pouvait pas serrer les cuisses. Apparemment non et c'est un regard paniqué que je posais sur mon père, qui me renvoya exactement le même avant de tourner les talons pour s'en aller. Vraisemblablement, dans sa fuite, il semblait croire que j'étais en mesure de le suivre. Ce n'était pas que je ne le voulais pas, mais disons que dans mon état, c'était bien plus compliqué. Entre nous, je préférais autant me retrouver dans le bureau de mon père, à me faire engueuler comme une merde, plutôt que d'être témoin d'un accouchement. C'est le genre de trucs qui peut rendre un mec homo ou impuissant ça.

« Papa, attends-moi. »

Une fois n'est pas coutume, je flippais complet et ça devait bien s'entendre au son de ma voix. Heureusement pour moi, les autres arrivées qui se succédaient, l'empêchaient de quitter la pièce. Quant à moi, je tentais de me lever comme je le pouvais pour fuir. Les Rogue étaient même présents, maintenant. En plus d'avoir mon père sur le dos, je vais avoir le Directeur de l'école. Génial quoi.


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Severus Rogue
Directeur de Poudlard
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Mer 19 Juil - 12:18
Help Me
Severus & les participants
Il était partie faire un tour à Pré-au-Lard quand un surveillant était venu le prévenir qu'un élève se trouvait être grièvement blessé à l'Infirmerie. Severus prévoyait de finir ce qu'il avait commencé, jusqu'à ce qu'il apprenne qu'il s'agissait d'un Serpentard. Forcément, l'un de ses anciens élèves qui se retrouve blessé, ce n'était pas bien réjouissant et faisant toujours autant de différences, l'ancien maître des Potions s'était hâté de regagner le château. Sa cape volait derrière lui, à chacun de ses pas. Il grimpait les escaliers, jusqu'à parvenir dans la salle recherchée. Mais là, ce n'est pas un Serpentard qu'il trouvait, mais tout un groupe de verts et argents, ainsi que leur Directeur. Tout ça pour une jambe cassée ? Il en doutait particulièrement. Et la réponse à sa question arriva d'elle-même, quand un cri, typique d'une femme en plein milieu d'un accouchement, arriva jusqu'à lui. Alors ça, il le redoutait depuis que Hikkins n'était plus là. Ayant déjà très mal vécu les naissances de ses propres enfants, il ne se sentait pas d'être présent lors de l'accouchement de son élève. Cette scène ne pouvait que lui remémorer de très mauvais souvenirs. Du sang, des cris et même des doigts qui ont manqué d'être cassés, c'était tout ce qu'il en avait gardé à l'esprit. A l'époque, sa femme était parvenue à maîtriser en lui tordant les doigts et en lui gueulant dessus toute sorte de noms d'oiseau, tout en l'accusant d'être le responsable de sa tragédie. Il ne faut pas s'imaginer que la naissance d'un enfant c'est tout beau. Si la mère souffre physiquement, le père -lorsqu'il ne se fait pas casser les doigts- souffre mentalement. Voir son épouse comme une espèce d'hystérique violente et insultante, c'est toujours déroutant.

Alors cette fois, Severus ordonna que Calvin soit prévenu sur le champ. C'est lui le responsable de tout ça, qu'il assume, parce que son père ne compte pas le faire à sa place. Et pour une fois, le jeune homme n'avait pas mis quinze ans avant d'arriver. Ce qui est une grande première, lui qui aime tant faire poireauter ses parents. Sûrement toujours en pleine crise d'adolescence, alors qu'il est majeur depuis trois ans et des citrouilles. Puis, pour bien prouver à son père qu'il était toujours aussi gamin dans sa tête, il demanda naïvement où elle en était. Qu'est-ce qu'il croit lui ? Que son bébé va naître en quelques minutes, sortant tout beau, tout neuf ? L'accouchement c'est bien pire qu'une constipation de plusieurs jours. Et le gosse va sortir en étant tout sale et tout fripé. Loin des belles histoires que les gens peuvent raconter. Severus lui-même en a vu trois comme ça. Et la première fois, il a bien eu peur que ses fils restent avec une tête toute fripée comme des grands-pères. Hors aujourd'hui, c'était lui qui allait devenir grand-père, pour la seconde fois, et ça ne le réjouissait pas du tout.

« Ce n'est pas parce que la procréation ne t'a pris que cinq minutes, que la naissance sera aussi rapide Calvin. »

Le jeune homme est exaspérant, pas étonnant que parfois son père ne puisse pas se retenir de lui balancer un bon pique. Et voyant que son fils ne comptait pas se rapprocher plus, Severus le poussa dans le dos pour le faire avancer.

« Va donc prendre ta place. Et que tous ceux qui n'ont pas une jambe cassée et ne sont pas en train d'accoucher, déguerpissent. Le couvre-feu a eu lieu depuis un bon moment. »

Qu'est-ce qu'il aimerait pouvoir lui-même déguerpir. Mais son rôle de Grand Directeur ne lui permettait pas de fuir. A la rigueur, il pourrait attendre dans le couloir, ce serait moins dérangeant pour lui et moins humiliant pour la jeune élève de Serpentard.



   
Half-Blood Prince
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