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soldats de l'ombre | Ethan

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Connor Sainclair
Archéomage
Âge du personnage : 40 ans
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Mar 7 Fév - 18:09

Connor & Ethan
« You think a man is what he says ? A man is what he fights for. »
- Citizen X




Dans toute guerre, l’Humanité avait tôt ou tard finit par réagir, en réponse à la violence, la tyrannie, l’injustice et l’oppression, en engendrant des résistants, des âmes suffisamment courageuses et combattives pour ne craindre ni la mort ni les représailles, ni même d’être avalés par l’oubli, lorsque le Bien triompherait à nouveau, mais que leurs noms, par les despotes, aurait été effacé de la surface du monde. Héros qui méritaient la canonisation et les honneurs pour les uns, ou dangereux criminels juste bons à pourrir dans leur maquis pour les autres, ils entraient dans la légende par la puissance de l’adoration ou de la haine qu’ils intriguaient dans le cœur d’autrui… En demeurant pourtant drastiquement peu nombreux, par rapport à leurs détracteurs, et plus encore qu’à la masse indifférente, écrasée par le régime alors en place, mais restant silencieuse.

À l’opposé de tous les rêves des jeunes générations, et de la vision fantasmée de toute Résistance, le second conflit mondial ayant agité aussi bien la société moldue que le monde magique avait été sans équivoque : l’attentisme recueillait le plus de membres, n’en déplaise aux âmes les plus chevaleresques, et les plus éprises de justices. Bien évidemment, cela ne signifiait pas que des valeurs telles que la fraternité, l’Etat de droit, ou tout simplement le fait de ne pas vivre constamment dans la peur ne leur tenait pas à cœur. Comment, cependant, prendre les armes lorsque votre famille risquait de payer le prix fort si vous veniez à être percé à jour, ou capturé ? Mettre en jeu tout ce qui constituait votre vie ne constituait pas un choix facile à faire loin de là, et il n’y avait bien que les utopistes pour s’imaginer qu’aucun moment d’hésitation ne venait perturber l’élan justicier soufflant sur la nature humaine, lorsque celle-ci était témoin d’atrocités ; ni que dans la majorité des cas, ces doutes prenaient le pas, prolixes en instinct de survie et en considérations personnelles. Partir en croisade, c’était sans doute plus que jamais faire ami-ami avec l’idée de mourir, puisque les risques se trouvaient loin d’être minces, et apprendre à se contenter de la récompense d’avoir œuvré, à la hauteur de ses moyens, à la lutte pour la liberté, trésor à la fois doux et immatériel, qui pourtant ne nourrissait pas vos proches, et ne les mettaient à l’abri ni du froid ni du bourreau. Quiconque connaissait Connor l’aurait sans doute placé parmi les pardonnables lâches, celles et ceux baissant la tête en attendant que l’orage passe : ce n’était pas méchant, simplement une déduction pour le moins logique, qui n’impliquait pas de mésestimer le mage, ou de ne pas l’apprécier pour ses autres qualités qui, néanmoins, ne faisait pas de lui l’archétype-même d’un combattant de l’ombre. Malgré l’unanimité du sens commun, Sainclair allait bel et bien s’élever contre le règne nouveau-né de Voldemort.

Sa décision, qui n’aurait pas perdu en panache en étant prise sur un coup de tête, avait été le résultat de profondes réflexions, n’ayant pas manqué de le faire balancer entre audace et rétrogression durant de longues heures, muées en nuits interminables, puis en semaines d’examen de conscience quasiment ininterrompu. La question cruciale demeurait pourtant intacte : que faire, à son humble échelle, et en exposant le moins possible les êtres lui étant chers ? Siméon et lui étaient fiancés, une vie enfin apaisée et heureuse leur tendait les bras, enfin expurgée de ses mensonges, de ses missions top-secrètes et de ses dangers de mort encourus par l’espion en chef des Anarchistes… Tant d’années avaient été sacrifiées, et la lumière était enfin apparue au bout du tunnel, juste avant que le Mage Noir de jette sur la Grande-Bretagne son ombre néfaste, et de contrarie sérieusement leurs chances d’enfin vivre heureux, sans se soucier d’autre chose que de profiter autant que possible de chaque nouvelle journée. En un sens, fuir aurait été tout à fait possible –aussi moralement qu’éthiquement abject, mais tout de même possible- : le monde était vaste, les autres gouvernements auraient certainement assez de moyens pour endiguer l’hémorragie avant que tout la planète ne soit touchée. Sur l’un des cinq continents, ils trouveraient bien une retraite confortable et sûre, perdue au milieu de nulle part, où attendre que la crise se résolve lors qu’eux-mêmes, pour une fois, ne chercheraient nullement à s’en mêler, privilégiant leur propre félicité au détriment d’une Humanité qui se débrouillerait sans eux, pour changer. Oublier toute la violence alentour dans un écrin de nature intacte, juste eux deux, et leur histoire ne demandant qu’à prendre son envol… La Boîte de Pandore ne devait pas avoir distillé plus d’attrait qu’un tel plan, dans lequel la capacité, toute humaine, à vivre avec des œillères, tenait une place essentielle.

Ils s’étaient dit qu’ils n’avaient besoin que l’un de l’autre, mais Connor savait bien que ce n’était pas le cas, pas complètement. Quels monstres auraient-ils été, s’ils avaient abandonné Arthur, prisonnier à Poudlard, Aliénor dont le poste au Ministère la plaçait en porte-à-faux compte-tenu de son nom de famille, sans compter tous les amis de Siméon chez les Anarchistes, qui eux ne reculeraient pas devant l’imminence de la guerre ? L’archéomage avait la nette intuition que son fiancé n’aurait pas accepté de laisser d’autres que lui porter secours à sa propre famille –à la chair de sa chair, son précieux enfant-, et lui-même n’aurait pas eu l’esprit pleinement tranquille, alors que oui, définitivement, il se trouvait en mesure de contrecarrer, du moins en une mince partie, les plans de Jedusor.
Ce serait au Muséum de Londres que son entrée dans la rébellion se ferait, sans que MacFly a été mis au courant : Connor ne s’exposait pas vraiment, et ne comptait pas de toute façon entrer dans les forces actives, baguette au poing et prêt à en découdre ; il en s’agissait que de sabotage, réalisé de sa propre initiative et sans lien avec les autres résistants, car même si le sorcier l’avait souhaité, il n’aurait su vers qui se tourner pour être « incorporé », n’ayant aucun contact auprès des fidèles d’Hellson ou de Margot Woosley mis à part son cher et tendre. De ses mains, du moins l’espérait-il, Connor comptait mettre en sûreté autant de pièces que possible afin que les Mages Noirs n’utilisent pas leurs propriétés magiques ancestrales à des fins atroces : un vase par-ci, un parchemin antique par-là, un tour aux réserves discrètement dans le dos de la direction, tout cela devait rester aussi secret que possible. De nature à savoir ne pas attirer l’attention, et surtout doté de la confiance du conservateur du musée, son cher ami Philéas Granville, les disparitions suspectes d’idoles et autres raretés seraient maquillées dans les registres, et accompagnées de silencieuses prières pour qu’aucun partisan du Lord ne découvre le pot-aux-roses avant la victoire des forces alliées. Qui sait, après avoir pendant un temps entassé le résultat de ses rapines ans un endroit sûr, Sainclair pourrait peut-être tenter le Diable, et essayer de les faire sortir de la ville, en direction de camarades en territoire non conquis, avec lesquels créer une filière d’extraction illégale afin de placer hors de portée de ces illuminés de précieuses et dangereuses reliques ?

Le courageux archéomage n’en était cependant pas encore là ; pour le moment, dans les sous-sols déserts et poussiéreux du muséum, il attendait presque fébrilement un ancien collègue, dont il n’était nullement assuré de la venue. En partant du principe qu’Ethan McCallum surveillait encore leurs vieux canaux de communication, rien n’affirmait qu’il accepterait cette entrevue dont le motif n’avait pas été révélé, ni même esquissé, dans le cas où leurs boîtes-aux-lettres mortes aurait déjà été mise sous surveillance… Il y avait tant de temps depuis leur dernière rencontre. Malgré tout, Connor se voulait un brin optimiste : s’il avait une chance d’être épaulé dans cette aventureuse entreprise, autant la saisir, et ainsi accroître ses autres chances de réussir, et d’échapper au peloton d’exécution.






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