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Un ordre est un ordre. || Harry

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Mar 16 Mai - 15:15

un ordre est un ordre.
Harry Potter & Jesse-Rose Greenwood


Jesse-Rose s’incline devant Lord Voldemort et se relève pour attacher sa longue cape. Un elfe de maison lui donne son masque et elle s’avance d’un pas décidé vers la sortie. Ses pas raisonnent dans le couloir puis dans le grand escalier qu’elle descend d’un pas noble et digne. Cette maison, celle qui l’avait vu grandir, n’était plus la sienne. Mais cela ne l’importait pas. Elle n’avait jamais aimé ces murs qui ont abrité ses cris et bien plus encore. Des souvenirs qu’elle avait tenté d’oublier ou plutôt qu’on avait essayé d’enlever de sa mémoire mais qui revenaient toujours hanter ses nuits. Son regard vide ne voyait pas les visages de ses ancêtres qui l’observaient dans les peintures accrochées aux murs. Le sortilège venait d’être renouvelé occultant tout ce qui faisait d’elle : Jesse-Rose. Elle n’était qu’un des quatre cavaliers de l’Apocalypse en cet instant. Pantins du Lord Voldemort dont la mission était de supprimer un individu. Une personne parmi tant d’autres que le Lord avait en tête d’éliminer depuis longtemps. Oh naturellement, ce jeune homme n’était pas le seul sur la liste, mais cette dernière se réduisait quotidiennement au fil des tâches ingrates que le Seigneur confiait à ses loyaux serviteurs. Et c’est à Jessie-Rose que Voldemort à donner ce nom.

Harry James Potter.

En passant les portes du manoir, elle se retourna quelques instants et croisa le regard de Drago. Elle le vit s’approcher mais elle n’attendit pas qu’il arrive à sa hauteur. Le fait est qu’elle le fuyait depuis qu’elle était sous l’emprise du Seigneur. Un cavalier pouvait-il avoir un fiancé ? Non. Probablement pas. Alors elle leva sa tête au ciel et transplana sans plus de cérémonie. Jesse-Rose savait où aller. Elle savait où Harry vivait, après tout… Ils avaient partagé un moment méconnu de tous, sauf de Voldemort qui s’est introduit dans son esprit : violant son intimité. Cette soirée où ils s’étaient embrassés, où la jolie blonde s’était sentie en vie : allongée contre le trottoir humide d’une rue de Londres. Tout était calculé, rien n’était laissé au hasard. C’était une épreuve, probablement pour voir jusqu’à quel point le sortilège change les gens.

La nuit était tombée, les Pubs étaient pleins et les jardins noirs de monde. Il faut dire qu’il faisait encore bon à cette heure-ci de la soirée. Jessie marche rapidement : ne s’occupant absolument pas de ce qui l’entourait. Comme Voldemort lui avait si bien appris ces derniers mois : ils étaient les maîtres. Les impurs sont inférieurs et doivent être supprimé. Certains moldus la regardent en rigolant : disant que le bal masqué ou mardi gras s'est passé. Elle les ignore. Jusqu’au moment où une bande de jeunes lui bloque le passage dans une ruelle. Elle s’arrête, sort sa baguette et en tue deux puis coud les lèvres du troisième et du quatrième avant de continuer son chemin. Elle arrive finalement devant l’immeuble d’Harry. Tout était calme, il n’y avait personne dehors. Tant mieux.
Le mangemort tente d’ouvrir la porte, mais cette dernière reste fermée. Elle souffle, fait le tour du bâtiment avant de se changer en fouine pour glisser à travers les grilles du sous-sol. Se faufilant facilement, elle se retransforme quand elle est devant la porte de celui qui a été son ami et camarade de Quidditch. Elle sort sa baguette pour déverrouiller la serrure et pénètre dans l’appartement. Elle referme la porte derrière elle et commence à se mouvoir entre les meubles, la chambre d’Harry est ouverte alors elle y pénètre mais remarque rapidement qu’elle est vide. Elle souffle longuement et retourne dans la pièce à vivre. Elle allume les lumières et se laisse tomber dans le canapé : laissant son regard courir sur les photos appartenant à Nathaniel et à Harry. Deux hommes qui ont été important pour elle et qu’elle était prête à tuer aujourd’hui. Ils avaient tous les deux une famille, des gens qui les aimaient. Elle en était jalouse et en cet instant cela était insoutenable.

« Bonsoir Harry James Potter. » Sa baguette se pointe vers celui qui venait de rentrer. Elle portait toujours son masque mais elle savait qu’Harry la reconnaitrait : « Tu devais te douter qu’il m’enverrait te supprimer non ? » Jesse-Rose complètement aveuglé par le sortilège possédait une voix plus mécanique, froide. « Il n’a pas été difficile de te trouver, il n’a eu qu’à chercher dans ma mémoire pour trouver où tu habites. Considère cela comme un honneur de tomber sous la main d’un de ses Cavaliers. »
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Harry J. Potter
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Lun 29 Mai - 23:52
Une ordre est un ordre
Jesse-Rose Greenwood
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Harry J. Potter








Le monde est rempli de possibilités, et du moment qu’il y a des possibilités, il y a de l’espoir. Nous pouvons seulement perdre espoir lorsque nous
refusons de voir les possibilités. Δ Leo Buscaglia


Un bip sonore résonne dans la pièce. Dans sa poche, plus précisément. Dans un sursaut, Harry se lève et sort l’objet responsable du bruit. Il se trouve au quartier général de l'Ordre mais il est seul. Au même moment, quelqu'un vient de pénétrer chez lui. Quelqu'un qui n'est pas sur la liste des visiteurs autorisés. Bien au contraire ... Il sort rapidement le bipper, qu'il a lui-même ensorcelé, pour l'éteindre. Mais alors qu'il s'apprête à appuyer sur le bouton d'arrêt, il remarque qu'un nom s'est inscrit sur l'écran miniature:

« Jesse … » murmure-t-il en se figeant, « Non, c’est impossible ! »

Que faisait-elle là-bas ?

En effet, il avait prit toute sorte de mesure depuis son entrée dans l'Ordre et tout particulièrement ces derniers mois, alors qu'il était plus que jamais au cœur de la lutte contre Voldemort et ses disciples. Elles consistaient à entourer son appartement de sortilège incartables, repousses-moldus et autre joyeuseté ! Mais il ne s'en était pas contenté. A l'aide d'Hermione et de Ron, il avait utilisé les connaissances moldue de l’une et les apprentissages en terme de sécurité de l’autre, pour utiliser la technologie moldu afin de se prémunir du danger. Ou plutôt, pour s'alerter.
Le seule problème, c’est qu’il avait lui-même fait entrer l’intruse chez lui, quelques mois plus tôt. C’est d’ailleurs de cette façon que le sortilège qu’il avait mis en place avait reconnu sa signature magique. Et avait pu l’en informer au travers du bipper ensorcelé. De cette façon, elle avait en quelque sorte reçu l’autorisation d’entrer. Il n’aurait jamais pensé qu’elle reviendrait. Mais à présent, Jesse-Rose Greenwood était une ennemie. Une ennemie qui n’avait plus le choix.

Cette situation le rendait fou. Son parrain, ainsi que la femme dont il était tombé très amoureux, étaient tous les deux des pantins à la solde du Sorcier le plus ignoble de tout les temps. Alors qu’il avait déjà du mal à accepter l’entrée de la Blonde au sein des mangemorts, ses fiançailles avec la personne qu’il haïssait le plus au Monde et ses échecs à la sortir de là, il devait la voir sombrer dans la folie. Et maintenant l’imaginer tuer et torturer n’importe qui, sans aucun remord et aucune conscience. Devant son incapacité à agir, il avait fuit la réalité dans le travail, dans l’Ordre. Mais aujourd’hui, son ancienne camarade se rappelait à son bon souvenir.

Alors que la prudence lui dictait d’alerter ses collègues de l’Ordre, une part de lui avait envie de se ruer sur place. Seul. Il n’avait pas vu son amie -l’était-elle seulement encore ?- depuis longtemps. Et il ne l’avait surtout pas vu depuis qu’elle avait été transformée en zombie par son Maitre. Les Cavaliers de l’Apocalypse, disait-on. Harry avait beau en connaître le fonctionnement et la mission, pour y avoir été confronté indirectement au travers de Sirius, il avait quand même du mal à croire que le sortilège pouvait être aussi efficace. Ils étaient dangereux, inhumains, sans émotions et implacables. Mais leurs recherches avaient sembler déduire qu’ils pouvaient aussi avoir des périodes de lucidité. Des périodes où les ordres qu’on leur donnait n’étaient plus exécutés avec autant de froideur et de facilité.
Si elle était chez lui aujourd’hui, il y avait donc deux options : soit on lui avait donné l’ordre de le capturer voir de le tuer, soit elle était venue d’elle-même. Et même si c’était parfaitement ridicule et qu’il le savait, il ne pouvait empêcher une part de lui d’espérer que cette dernière option soit la bonne. Cet espoir ridicule eut raison de sa prudence. Il sortit en trombe et une fois dehors, il transplana. Peu de choses pouvaient lui faire perdre son sang-froid ainsi, et elles se résumaient en un mot : l’amour.

Une fois atterrit sur le pas de la porte, il s’immobilisa quelques secondes pour retrouver son calme. Il ne devait pas se laisser dominer par ses émotions. Il devait être prudent, censé et surtout, déterminé. Il pouvait se passer n’importe quoi derrière cette porte. Heureusement, Nathaniel devait rentrer plus tard, Merlin soit loué. Il sortit sa baguette, puis il entra.
Elle était assise sur le canapé, son masque de mangemort sur le visage. Elle était sagement posée là comme-ci elle attendait simplement qu’il rentre du travail pour manger, si on omettait le fait qu'elle le menaçait de sa baguette. Cette idée, l’image d’elle assise là dans son environnement, le troubla un instant. La voix mécanique qui s’éleva de son être le ramena bien vite à la réalité, cependant. A présent, il savait. Si un doute quant à la raison de sa présence avait pu s’installer, il n’en était plus question.
Sa baguette également levée vers elle, il eut un rire sans joie :


« Un honneur, vraiment ? Je ne dirais pas ça », prendre conscience qu’elle n’était pas réellement là lui laissait un goût amère, « Disons plutôt qu’il se délecterait à l’idée que tu es pu être celle qui m’ait éliminé. J’imagine qu’il s’est repu des images qu’il a trouvé dans ton esprit. Ou alors, il en a été très contrarié ce qui pourrait être une autre explication à ta présence ! Mais me le diras-tu seulement ? Ou il ne te laisse même pas la liberté de répondre comme bon te semble à mes questions ? »

D’apparence, il semblait calme. Pourtant, la colère qu’il avait enfouie durant tout ce temps, ressurgissait sans qu’il ne puisse la contrôler. Comment pouvait-on infliger ça à qui que se soit ? Comment pouvait-on lui infliger ça à elle ?!
Malgré tout, ses sens restaient en alerte. Il se tenait prêt à parer toute attaque. Lui laisserait-elle seulement le temps de tenter quoi que se soit ? Il l’observait attentivement, captant son regard au travers des fentes de son masque. Son regard était-il vide ou y trouverait-il une part d’elle ? Il décida de la tester en tentant de faire resurgir des souvenirs. Des émotions peut-être.


« Est-ce qu’il t’a demandé de me tuer à l'endroit précis où nous nous sommes aimé, cette nuit-là ? Ou il a décidé de laisser ton imagination faire le travail toute seule ? »

Peut-être ses mots seraient-ils les derniers qu’il prononcerait. Il n’avait de toute façon pas d’autre choix. Ou si, mais aucun qui ne lui soit envisageable. Soit ils combattaient à mort, et il n’était honnêtement pas prêt à cette éventualité, soit il tentait de réveiller quelque chose en elle. Des images. Un doute. De l’espoir, en somme.
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Mar 30 Mai - 23:40

un ordre est un ordre.
Harry Potter & Jesse-Rose Greenwood


Assise dans le noir avec pour seule compagnie ses pensées : Jesse-Rose attendait. Ce soir, elle ferait à nouveau la besogne du Seigneur des Ténèbres. Pas de son plein gré cela allait de soit. Pourtant, il va sans dire que Drago serait heureux de cette nouvelle. Lui qui devait partager le cœur de la blonde avec Harry n’aurait plus à être jaloux après ce soir. Car le sortilège de prenait pas en compte ses sentiments. Si elle était répugnée par les tâches qu’elle faisait au nom de Voldemort : elle n’avait aucun libre-arbitre et tel un pantin bougeait au gré des ordres. On l’avait toujours cru sotte, plus idiote qu’elle ne l’est. Son père lui avait dit un jour qu’il serait facile de la manipuler. Il avait raison et la situation actuelle en était le parfait exemple. Dépossédée de sa vie : Jessie n’existait maintenant qu’au bon vouloir de son maître passant le reste de son temps enfermé sans aucun contact avec le monde extérieur. Le terme pantin était dès lors beaucoup trop luxueux. Elle n’était que le chien. Et si Bellatrix semblait aimait cette position : Jesse-Rose préférait mourir. Mais elle n’avait pas cette liberté non plus. Si elle devait rendre son dernier soupire cela serait avec un but précis. Pour l’instant, Voldemort devait encore la trouver utile. Après tout : ne respirait-elle pas ?
Quand la chevelure brune d’Harry apparut dans son champ de vision, elle leva automatiquement sa baguette. Elle ouvrit même la bouche pour lancer le sortilège impardonnable avant de se raviser. Au lieu de le tuer, elle lui parle. Jessie-Rose parlait avec un détachement qui ne lui ressemblait absolument pas. Marionnette articulée du Seigneur : elle était témoin sans pour autant être actrice de l’instant présent. Une situation qui la rendait folle et qui pourtant était inchangeable. Jamais encore elle n’avait failli à sa mission et si une part d’elle exultait de cette prouesse : il y avait l’autre moitié qui pleurait déjà de devoir tuer Harry. Un de ses seuls véritables amis et bien plus encore.

« Il se délecte déjà. Je ne suis pas comme les autres. Je ne désobéis pas. Le sortilège marche parfaitement bien sûr ma personne. J’ai été conditionnée pour servir corps et âmes le Seigneur et aujourd’hui c’est le cas. » Cela sonnait faux. La suite lui faire perdre son sourire arrogant. Elle dit alors avec un peu plus de passion : « Tu es un sombre idiot d’avoir pensé me sortir de leurs griffes. J’ai payé. Par votre faute. C’est justement parce que je t’ai côtoyé qu’ils m’ont torturé ! Qu’ils m’ont trainé plus bas que terre ! Pensant que j’avais le choix ! Mais on ne me l’a jamais laissé et tu fais partir de ces personnes. »

Jesse-Rose passa sa baguette devant son visage pour enlever son masque, elle se leva dignement. La question d’Harry la surprend. Elle fronce les sourcils. Semble réfléchir quelques instants tout en s’approchant de photos animées sur la cheminée.

« Si mes souvenirs sont bons nous n’avons pas fait l’amour qu’à un seul endroit. Tu n’es pas un chat à ce que je sache, tu n’as pas plusieurs vies. » Son regard se pose sur une photo de lui entourer de Ron et d’Hermione. « Pour répondre à ta question : je ne choisis pas. Le Seigneur a scellé ton destin il y a des heures de cela. Comme je disais. Tu es chanceux. Laisses-toi faire et tu ne souffriras pas. »

La mangemorte se retourne, elle repointe sa baguette sur lui. Elle devait le faire : son visage fermé, les lèvres pincées elle tente de parler mais elle ne peut pas. Son corps se refuse à l’enchantement et rapidement c’est une expression de souffrance qui prend la place de son visage inexpressif. Jesse-Rose gémit, tente de garder sa baguette levée mais abdique pour tomber à genoux en attrapant sa tête entre ses mains. La voix de Voldemort lui hurlait de le tuer. Mais elle ne pouvait pas. Sa conscience, ce qui restait de bon en elle se battait. Assassiner Harry reviendrait à la condamnée purement et simplement à cette vie pour toujours. Ce qui était né à Poudlard ne semblait pas être prêt à abandonner le combat.

« Va-t-en… » Bredouille-t-elle. « Pars… Maintenant… Ne me dis pas où tu vas… Ne reviens pas ici… Ils te retrouveront, tu dois… » Un hurlement l’arrête dans sa phrase et elle frappe sa tête contre le sol tant la torture psychologique exercée par le Lord est violente. « Harry… Tu… Tu dois partir je… Je ne vais pas tenir longtemps… »
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Harry J. Potter
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Mer 31 Mai - 19:31
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Le monde est rempli de possibilités, et du moment qu’il y a des possibilités, il y a de l’espoir. Nous pouvons seulement perdre espoir lorsque nous
refusons de voir les possibilités. Δ Leo Buscaglia

Elle pouvait quand même répondre par elle-même. Et si son ton était froid voire robotique, elle pouvait quand même dire ce qu’elle voulait. En tout cas, il en avait l’impression. C’était déjà une bonne chose. Un espoir à quoi se raccrocher.
Mais il était difficile de l’entendre énoncer une évidence à laquelle il essayait de ne pas penser. Cette tentative folle, infructueuse et pourtant chevaleresque, de la sauver en effaçant sa mémoire et en la cachant, avait été une raison de plus de la faire souffrir. De la mettre plus bas que terre, de la punir. Il le savait plus ou moins même si elle paraissait toujours forte devant lui. Et penser à son échec, à ses conséquences, lui était encore plus insoutenable qu’elle lui confirmait ce qu’il redoutait. Elle en avait plus baver encore que s’il n’avait rien tenté ...

Pourtant, l’entendre faire référence à cette nuit qui ne cessait de le hanter lui donnait l’espoir que quelque part, une part d’elle était encore avec eux. Ça n’en était pas plus facile pour autant. Surtout L’écouter en parler avec autant de détachement, était insoutenable. Lui qui gardait dans son esprit ce souvenir comme un précieux talisman. Il lui était inconcevable qu’elle ne put pas le chérir de la même façon. C’était impossible. Il ne pourrait le supporter.
L’idée que le Lord ait pu y avoir accès aussi était horrible. Cette nuit n’était qu’à eux. C’était leur moment. Leur complicité. Leur amour. Personne n’aurait du y avoir accès. Il avait l’impression qu’on salissait ce moment béni. Et à cet instant, il haït Voldemort plus qu’il ne l’avait jamais fait. Il faudrait qu’il meurt pour rétablir l’ordre des choses. Il faudrait qu’il disparaisse pour que ce moment redevienne le leur. Uniquement, le leur.

Et tandis qu’il l’écoutait lui répondre avec tant de froideur, il la regardait se mouvoir. Se déplacer, découvrir son visage. Elle le corrigea quant à la fréquence de leur rapport et si la situation était différente, il aurait pu en sourire. En temps normal, elle lui aurait dit cela avec amusement, un sourire en coin. Un sourire qui lui aurait tordu les entrailles. Elle l’aurait taquiné et il aurait fait de même. Il aurait adoré ça. Mais ce n’était que des mots. Aucune expression n’apparut sur son visage lorsqu’elle les prononça. Le Lord ne lui permettait visiblement pas ...
Il la regarda se diriger vers ses photos. Que ressentait-elle en observant ses souvenirs ? Ressentait-elle au moins quelque chose ? Et alors qu’il se posait la question, elle sembla y répondre. Elle ne choisit pas. D’accord, mais cela impliquait qu’elle n’était pas d’accord pour autant, lui semblait-il.
Il n’eut pas le temps de s’étendre sur ses suppositions qu’elle se retourne brusquement, la baguette pointé sur lui.

Son cœur manque un battement et alors qu’elle ouvre la bouche. D’un geste brusque, purement instinctif, il a le réflexe d’établir un bouclier entre eux, afin de parer la moindre attaque. Il va recevoir le sortilège de la mort dans l’instant, il le sait. Pourtant, alors qu’une fraction seconde s’est passé et qu’il attend la fin, trop rapide pour pouvoir agir, rien ne vient. A l’autre bout de la pièce, elle reste là, la bouche pincée sans qu’aucune formule ne sorte de ses lèvres. Qu’attend-t-elle ?


« Ne fait pas ça ... » prononce-t-il comme une supplique.

Il est très vite interrompu par un gémissement, cependant. Il la regarde se débattre avec il ne sait quoi. Rapidement, la souffrance se lit sur son visage. Alors qu’il ne comprend pas ce qui se passe, elle abaisse sa baguette et tombe à genou. Alors, il réalise soudainement : Elle lutte !
Alors-même qu’elle dit être la plus malléable des quatre cavaliers, elle lui prouve le contraire. Elle refuse. Et il la voit se débattre avec le sortilège, les mains crispés sur son crâne comme-ci on hurlait à l’intérieur. Un peu comme un sortilège Doloris sauf qu’on se rend vite compte que c’est nous qui hurlons. Et que plus on hurle, et plus on se fait souffrir avec ses propres cris, ajoutés aux multiples souffrances.

Il l’entend lui dire de partir. L’implorer de se sauver, de sauver sa vie. Mais Harry ne bouge pas, trop horrifié de la voir ainsi. Mais qu’est-ce donc que ce sortilège ?! Il hésite, fait un pas en arrière, prêt à ouvrir la porte et partir en courant. Transplaner dans les escaliers, sur le pas de la porte, peu importe. Tout son corps se tend vers la sortie, comme-ci la moindre de ses cellules comprenaient que c’était le seul moyen pour lui de survivre. Et alors que l’ancienne Serpentarde lui annonce que s’il ne part pas, elle ne pourra plus se retenir, il reste là. Il reste là à observer tour à tour, la porte puis elle, qui souffre au sol.
Il ne pense qu’à une chose, cependant. Elle lutte. Elle est là. Avec lui. Au fond de son esprit, la vraie Jesse, celle qu’il a apprit à aimer, est là. C’est ce qu’il cherchait à vérifier. Et même si il lui cause encore de la souffrance, c’est la meilleure issu qu’il pouvait espérer.

Finalement, il s’élance. Mais pas vers la porte, vers elle. Il se laisse tomber à genou alors qu’elle continue de se frapper la tête au sol. Il lui attrape les bras, l’obligeant à se redresser. Il la force à le regarder dans les yeux, ses mains autour de son visage. Elle paraît plus folle que jamais.


« Jesse, regardes-moi ! » lui ordonne-t-il avec urgence, « Tu vaux mieux que ça. Tu es plus forte que ça ! », elle ne veut pas le tuer et il s’accroche à cette idée, « Tu es plus forte que lui ! Toi, tu es capable d’aimer. Et de vouloir le bonheur des autres ! Tu as fais le mien. Tu as fais celui de tous nos amis communs. Rappelles-toi Kay’, Nath’ et Alex ! Et Sullivan ! Et Malefoy et tous ces gens qui tu seraient aussi incapable de tuer que moi. »

Sa voix est presque suppliante. Il faut qu’elle continue de lutter. Il est prêt à lui parler de n’importe qui, même Malefoy, pour qu’elle le fasse. Mais il se demande si il n’est pas en train de la tuer, au bout du compte. Le sortilège qui unit les quatre cavaliers peut-il être brisé ? Il n’en a aucune idée. Mais à ce moment précis, il n’a pas d’autres solutions que celle-ci. Il ne peut tout simplement pas la laisser là, seule, à s’infliger ça pour lui sauver la vie et fuir. Et fuir pour quoi ? Personne ne sait comment briser ce sortilège. Et surtout pas lui.

« Tu le sais très bien. Tu ne veux pas tuer. » insiste-t-il mais il a l’impression qu’elle n’entend rien alors il insiste encore, en parlant plus fort: « Regardes-moi ! Souviens-toi de nos moments. A Poudlard. Le Quidditch, les rencontres secrètes dans les salles désertes, le soir. Le Huis-Clos. La Nuit-Rouge quand tu m’as sauvé la vie. Les soirées avec l’équipe. Notre nuit. Rappelles-toi ... »

Si il voulait mourir, il ne pouvait pas mieux agir car à présent, il est aussi prêt d’elle que possible. Leur visage se touche presque et elle pourrait l’assassiner en aussi peu de temps qu’il ne faut pour le dire. Harry sait qu’elle est capable de tuer de bien des manières. Et pourtant, il s’approche encore.
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Jeu 1 Juin - 17:41

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Ses amis n’étaient que des idiots, dans quel monde vivaient-ils pour croire à un seul instant que le courroux des Mangemorts ne s’abattrait pas sur elle ? Jesse-Rose aurait pu survivre, partir même : elle avait un plan en tête. Tout était réglé comme du papier à musique. Des projets tombés à l’eau quand Harry et Alice l’ont arraché à son milieu naturel. Elle avait été élevée pour être un mage noir, de toute façon. Cela était une douce utopie de croire qu’elle trouverait sa place en dehors de ses congénères. La princesse de Durmstrang avait bien remarqué le regard méprisant et interrogateur sur elle quand elle a rencontré le reste de la famille Potter. Elle n’avait aucun droit à être parmi les rangs des « gentils ». Encore moins aujourd’hui quand sa baguette avant tué autant de personnes. Harry, ce soir, viendrait se rajouter à la longue liste des morts et son nom sera prononcé demain à la radio. C’était comme ça, le Lord en avait décidé ainsi et penser autrement n’était pas une possibilité. Le sort du sorcier devant elle était scellé. Qu’il le veuille ou non.
Le condamné parle de la fameuse nuit où ils se sont aimés, un moment que le Seigneur avait trouvé dégoûtant et pour lequel il avait punit la blonde. Elle avait fornicoter avec un Potter, un sang mêlé. Une abomination, une trahison ni plus, ni moins. Jesse-Rose savait que si elle se trouvait devant lui aujourd’hui ce n’était pas un hasard. Son regard parcours les photos tandis qu’elle corrige Harry en soulignant le fait que ce qu’il disait n’avait pas de sens. Il n’avait qu’une seule vie à lui offrir. Voldemort lui avait juste ordonné de le tuer. Il n’avait pas précisé comment ou bien ou. Par égard pour lui, elle avait décidé de le supprimer avec un simple sortilège. Quand elle se retourna, elle remarqua immédiatement le bouclier d’Harry. Peu importe, le sort serait assez puissant pour passer outre. Mais rien ne se passe.

Il semblerait qu’une partie d’elle-même n’était pas prête à abdiquer, pas tout de suite. Jesse-Rose n’arrivait pas à bouger, elle ne pouvait sentir la présence du Seigneur dans sa tête : la torturant sans merci. A sa façon. Elle lutte, elle se débat et arrive à articuler un ordre à Harry. Celui de partir. Il devait fuir. Maintenant avant qu’il ne soit trop tard, avant que Voldemort envois les autres cavaliers pour terminer le travail. Elle n’entend pas la porte se fermer. Elle imagine déjà qu’il est partit alors elle lâche prise : mais quand elle croise son regard elle se re saisit. Bon sang n’apprenait-il jamais ! Ses paroles n’atteignent pas sa raison. Jesse-Rose le voit ouvrir sa bouche, mais elle ne l’entend pas : comme si un océan les séparait. Elle ne comprend que des brides de son discours. De lourdes larmes dévalent ses joues pâles.

« Tu ne sais rien ! » Grogne-t-elle de rage. « Tu vis dans un monde qui n’existe pas ! » Elle le repousse, ses mâchoires serrés et son regard assassin tranchait avec les larmes qui continuaient de couler de ses yeux. « Tu ne me connais pas ! Tu ne sais pas de quoi je suis capable ! Je suis un Cavalier de l’Apocalypse ! Je suis le digne serviteur du Seigneur ! »

Cela sonne faux, mais elle continue de répéter ces paroles, de plus en plus bas, à la fin elles étaient clairement plus pour sa propre conscience que pour Harry qui continuait de se rapprocher dangereusement d’elle. Elle ne voulait pas se souvenir ! Jesse-Rose ne pouvait pas faire une telle chose. Parce que cela la condamnerait un peu plus, l’obligerait à vivre encore plus dans le péché. Elle devait oublier. Tout oublier. Faire une croix sur le passé pour embrasser le présent. Soudainement, elle se jette sur Harry et s'approche de son visage pour le plaquer au sol. Elle est sur le point de l'embrasser mais cela n'est qu'un doux leurre puisque rapidement elle enserre sa gorge avec ses mains. A califourchon sur lui, elle serre de toutes ses forces la peau de son ami pour l’étrangler.

« J’accomplirais ma mission ! Je ne décevrais pas mon Seigneur ! » Grogne-t-elle comme un chien enragé.

Son visage est maintenant déformé par la rage et par la douleur. Voldemort était dans son esprit, il était-elle. Rien de plus, rien de moins. Jesse-Rose avait tenté de résister, elle avait échoué et Harry n’était pas partit. Il serait le seul coupable de sa mort.

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Jeu 1 Juin - 23:50
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Perdu Harry ... Tu as voulu jouer et maintenant tu vas mourir. Voilà ce que son subconscient était en train de lui dire. Il avait fallu moins de deux secondes pour que la situation ne bascule -c’était le cas de le dire- d’un façon aussi terrible. Alors qu’il essayait de la sauver, sans même savoir ce qu’il faisait vraiment, il n’avait réussi qu’à se condamner. A les condamner tous les deux, en fait. A présent, soit elle le tuait et porterait sur sa conscience son décès durant toute son existence, soit il devrait la tuer lui, pour survivre. Pourtant, il en était incapable …

« Jesse ... » tenta-t-il de prononcer, seul un gargouillis réussi à s’échapper de ses lèvres.

Les mains de la Blonde autour de son cou le serraient de plus en plus fort. Il sentait l’air s’échapper de ses poumons. Il avait envie d’inspirer mais essayer ne faisait qu’empirer la situation. Il sentait la panique se démultiplier, encore plus. Frénétiquement, sans même s’en rendre compte, il remuait des jambes. Il n’avait même pas eu le réflexe de la repousser. Elle avait été si vite. Un instant même, il avait cru qu’ils allaient s’embrasser. Ils avaient basculés. Son visage s’était approché. Ses lèvres … Mais ça n’était pas arrivé.
Elle allait réellement le tuer. Les traits de son amie étaient déformés par la rage. La rage de quoi ? De tuer ? Ou celle de souffrir autant ? Car cette situation n’avait pas l’air plus facile pour elle, que celle de se retenir. En ruant, ses mains agrippées aux siennes essayant de les dénouer -sans succès - il la regardait droit dans les yeux. Ce qu’il y vit était plus terrifiant encore que ses cris et le fait même qu’elle essayait d’ôter toute vie de son être. Dans ses yeux, c’était le vide. Et plus, il les regardait, et plus il y voyait autre chose. Elle parlait en son nom propre. Mais ce n’était pas elle qui parlait. Au fond de ses yeux, il le voyait lui. Il était en train de mourir de la main même de Voldemort. Elle était lui. Il était elle. Harry ne savait plus. Il était juste en train de mourir …

Mais alors qu’il comprenait qu’elle ne s’arrêtera jamais car IL ne le permettrait pas, il sentit la rage enfler au fond de lui. Voldemort ne voulait pas la laisser se débrouiller seule ? Il ne voulait pas qu’elle entende ce qu’il lui disait ?! Il voulait sa mort ? Certainement pas !
Les bras en croix, ses mains tâtonnèrent. Il ne pouvait pas mourir. Pas maintenant. Pas comme ça. Il pensa à sa famille. Sa mère, son père. Kaysa. Cassy. Sarah. Tom …
Il sait qu’elle est toute prêt. Il pensa à ses amis. Hermione. Ron. Neville. Nath. Iris … Il la sent au bout de ses doigts. Il va l’atteindre. Il pensa à l’Ordre. Leur combat, leur missions, ceux qu’ils avaient perdu, ceux qu’ils avaient sauvé. Puis soudain, ses doigts se referment. Il la tient. Sa baguette ! Alors le sort fusa.

Immédiatement, sa trachée se libéra. Jesse-Rose, elle, vola à travers la pièce et s’écrasa contre le mur. Libéré, il inspira une grande goulée d’air. Puis, il se mit à tousser. Prit d’une quinte, il tenta de se relever. Il ne savait pas si elle n’allait pas revenir l’achever dans les secondes qui viendraient. Tandis qu’il s’étouffait toujours, il arriva à se remettre sur ses pieds. En signe de défense dérisoire alors qu’il se remettait encore de l’étranglement, il leva sa baguette pour se protéger. Puis, dans une dernière quinte de toux, il se met à hurler :


« ALLEZ VOUS FAIRE FOUTRE VOLDEMORT !! », la rage déforme les traits de son visage, « Vous pouvez essayer de me tuer, CA NE CHANGERA RIEN ! ELLE NE SERA JAMAIS TOTALEMENT DES VOTRES ! »

Il avait l’air d’un fou, ainsi. A hurler sur un être qui n’était même pas présent. Et pourtant, il le faisait. Il n’avait aucune idée de s’il pouvait l’entendre. Peut-être était-il dans l’esprit de sa disciple en permanence. Peut-être entendait-il ses pensées en direct. Peut-être entendait-il ses interlocuteurs lui parler. Au fond, il n’avait rien à faire d'être logique ou non. Il n’allait pas crever pour le plaisir de ce malade mental. Il n’allait pas perdre une personne qu’il aimait parce qu’il l’avait décidé ! C’était lui, Harry, qui décidait de sa vie ! Il était hors de question qu’il se laisse faire.

Il n’avait jamais entendu parlé de l’intervention de Voldemort en personne au travers des Cavaliers. Mais il n’était pas fou - ou peut-être que si-, il le savait. Il l’avait vu dans ses yeux. Il l’avait sentie ! Lui, Harry, avait réussi à le faire venir ici avec eux. Il n’avait jamais entendu parlé de ça avant. Il était sur que c’était lui qui avait déclenché ça. Ou alors peut-être qu’il hallucinait complètement. Mais au fond, si il s’était sentie obligé d’intervenir de la sorte, alors c’est qu’il y avait danger.
Peut-être était-il en train de réussir là ou les autres avaient échoués. Il ne le saurait qu’en allant jusqu’au bout ! Il ne vit pas d’autre alternative.

D’un pas vif, il se dirigea vers Jesse-Rose et sans même lui laisser le temps de réagir d’un façon ou d’une autre, il s’empara de ses lèvres. Brutalement. Mu par la colère. Et pourtant, ce geste qui n’a rien à voir avec celui qu’il avait déjà eu à son encontre, a quelque chose de familier. Même dans ses circonstances.
Il l’aime. Même folle. Même sur le point de le tuer. Même hantée par ce taré. Il l’aime. Et il lui montre. Il sent son souffle qui se mélange au sien. La chaleur de ses lèvres sur les siennes. Bien malgré lui, il sent le désir qui monte, comme à chaque fois qu’ils se sont embrassés par le passé. Il sent son cœur qui s’emballe. Dans un dernier geste désespérée, il l’embrasse avec fureur mais avec passion. Il essai de la récupérer. Il sait que la part d’elle qui avait tenté de lutter ressentirait la même chose que lui. Merlin, tout ça c’était eux ! Elle ne pouvait pas y rester insensible.
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Sam 3 Juin - 0:33

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La complexité de cet instant reflétait la bataille dans le cœur et l’esprit de Jesse-Rose. Il y avait cette limite à ne pas franchir au risque de se brûler les ailes. Ce point de non-retour qu’elle redoutait tant. Tout le monde avait ses limites, elle la première. Voldemort dans son esprit, son libre-arbitre arraché et violé purement et simplement : la jeune mangemorte apprenait à la dure les frontières de sa santé mentale. Jusqu’au jour où elle poussera plus loin. Comme celui où elle tuera une personne aimée. Pour l’instant, les sorciers tombés sous sa baguette sont des inconnus. Mais elle connaissait les traits qui se tenaient devant elle. C’était Harry. Son Harry. Leur amitié secrète à Poudlard ne l’était plus et au fond elle l’avait prévenu qu’ils ne pourraient plus se voir. Le Griffondor avait insisté et voilà le calvaire qu’il avait apporté. Tout aurait été plus simple si la même équipe de Quidditch ne les avait pas réunis, s’ils ne s’étaient pas embrassés ce soir-là : si elle n’avait pas trompé Drago avec son meilleur ennemi.
Jesse-Rose le dominait, ses mains autour de son cou bloquaient l’air. Il ne pouvait pas respirer et la sorcière était aveuglée par le sortilège. Elle ne le voyait pas se débattre pour respirer, pour tenter de lui faire lâcher prise. Voldemort aveuglait ses sens pour la rendre malléable et surtout imperméable à la réalité. Quand elle reprendrait conscience : le corps d’Harry serait sans vie. Pourtant, tout ne se passa comme prévu car elle fut rapidement éjecter. Jesse-Rose eut le souffle coupée et resta au sol plusieurs secondes pour reprendre ses esprits : grimaçant en tentant de bouger. Sa respiration était saccadée et elle sentait déjà un filet de sang couler le long de ses lèvres. Elle ferme les yeux et ne les rouvre que lorsqu’il hurle. Tel un automate, elle se redresse : droite comme un piquet et tourne sa tête lentement pour regarder Harry la menacer avec une baguette. Un sourire se dessine sur le coin de ses lèvres :

« Tue-moi Harry, vas-y. Je sais que tu en as envie. » Etait-ce Voldemort ou Jessie qui parle ? Difficile de savoir. « Qu’est-ce que tu attends ?! Laisse exprimer cette rage que je vois au fond de tes yeux. » La sorcière se redresse pour se mettre sur ses jambes dans une lenteur terrifiante. « Tu connais les deux mots. Tu connais le sortilège. »

Sure d’elle, confiante, elle fut pourtant arrêtée dans sa course et dans ses paroles quand Harry colla ses lèvres contre les siennes pour lui donner un baiser enflammé, langoureux, passionnel. Jesse-Rose ne répond, elle reste stoïque, les yeux ouverts. Elle le laisse faire sans répondre d’une quelconque façon.
Pourtant, quand Harry y met un peu de plus de fougue : elle ferme les yeux et savoure finalement cet instant. Elle fait tomber une à une les barrières. Ses mains trouvent les passants de ceinture du jeans d’Harry et elle répond finalement au baiser en collant son corps contre le sien. Cela est interdit. Complètement mais elle ne le regrette pas. Elle n’avait pas eu de contact charnel depuis des mois et cela lui manquait. Jessie ne partageait plus sa couche avec Drago puisqu’elle dormait enfermer dans une cellule avec les autres Cavaliers. Il serait mentir de dire qu’elle ne se sentait pas seule et abandonnée. Pourtant, à travers le baiser d’Harry elle revit. Lentement, elle remonte ses mains dans sa nuque, pas pour l’étrangler cette fois-ci mais pour accentuer le baiser avant de se détacher.

En rouvrant ses yeux, elle prend pleinement conscience de la situation. D’où elle se trouve. Ce qu’on lui a ordonné de faire et elle se recule. Ses doigts touchent ses lèvres comme si elle pouvait encore sentir celles d’Harry. Un rapide coup d’œil à la place lui signale les traces de luttes.

« Il m’a ordonné de te tuer… » Souffle-t-elle avant de reporter son attention sur lui : « Je dois partir… Maintenant. Avec un peu de chance : il ne me redemandera pas de faire ça. » Jessie s’approche vivement de sa baguette tombée pour la ranger dans son étui. « Je t’avais dit qu’on ne devrait pas se revoir en sortant de Poudlard. Tu n’as pas voulu me croire… » Jessie serre les dents, elle ravale ses larmes et se dirige déjà vers la sortie : « T’es plus en sécurité ici. Tu dois partir. Va te cacher quelque part. Un endroit dont je ne connais pas l’existence. Sinon il va te retrouver. » Elle s’arrête en posant la main sur la porte : « Il n’y aura pas de prochaines fois. »
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Harry J. Potter
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Dim 4 Juin - 17:58
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Le monde est rempli de possibilités, et du moment qu’il y a des possibilités, il y a de l’espoir. Nous pouvons seulement perdre espoir lorsque nous
refusons de voir les possibilités. Δ Leo Buscaglia

A force d’acharnement, il avait enfin eut la réaction qu’il attendait. Jesse-Rose, la vraie Jesse-Rose, était là avec lui. Il le sentit lorsqu’elle commençait à se détendre. Il le sentit encore plus lorsqu’il constata qu’elle n’était plus cette marionnette rigide et insensible, et qu’elle répondit carrément à son baiser. Depuis combien de temps était-il hanté par l’envie de renouveler cette expérience ? Trop longtemps! Et ses nombreuses tentatives, pour ne pas penser à la Blonde, aux moments qu’ils avaient partagés n’y avait rien fait. Ses pensées arrivaient même à ressurgir la nuit, dans ses rêves, alors qu’il fermait son esprit le jour à tous ses souvenirs insensés.
Il l’avait dans la peau et rien n’avait réussi à changer ça. Pas même lorsqu’il avait découvert qu’elle serait condamné à devenir mangemorte à cause de son serment inviolable avec Bellatrix. Pas même quand il avait apprit ses fiançailles avec Malefoy et qu’il ne pouvait s’empêcher de les imaginer ensemble jusqu’à s’en rendre fou. Pas même lorsqu’elle avait été son bourreau et qu’il avait entraperçu de quoi elle était capable. Et pas même lorsqu’il avait comprit qu’une partie d’elle n’était pas normale. Qu’elle sombrait peu à peu dans la folie et que quelque part, commettre toutes ses atrocités pouvait lui procurer du plaisir. Il en avait été écœuré, horrifié même. Mais ses sentiments demeuraient. Inéluctablement.
Ils se séparèrent enfin. Elle regarda autour d’eux, semblant perdu. Puis, elle porta sa main à ses lèvres, comme pour s’assurer qu’elle vivait bien ce qu’elle croyait vivre. Elle comprit alors que Voldemort lui avait demandé de le tuer. Qu’il s’était servit d’elle pour se débarrasser de lui.


« Oui, mais tu ne l’as pas fais ... » lui répondit-il lorsqu’elle l’énonça à haute voix.

C’était le plus important. Au fond, il n’arrivait à se défaire de cette volonté inébranlable de la sauver. Car elle devait être sauvé, n’est-ce pas ? D’elle-même ou des autres, peu lui importait. Ce qu’il savait c’est qu’elle avait un bon fond. Qu’elle était capable d’être une merveilleuse personne au point qu’il en était tombé amoureux. Aussi, lorsqu’elle exprima le désir de partir, il ne l’entendit pas de cette oreille.
Elle était revenue à la raison et, il avait l’impression qu’elle pouvait de nouveau agir comme elle le voulait. Sa désorientation montrait clairement et simplement qu’elle recouvrait l’ensemble de ses capacités. Et elle voulait quand même partir. Retourner là-bas … Était-elle inconsciente ?! Alors qu’il la regardait s’affairer, encore sonné de leur échange langoureux, il ne comprenait pas. Avait-il risqué sa vie, pour la voir se rendre de nouveau au pied de son Maître ? Pour être de nouveau soumise à ce sortilège absurde ? En était-elle au moins débarrassé ? Il n’en savait rien, finalement. Mais il refusait que cette rencontre chaotique se termine ainsi. Et pourquoi ? Sauver sa peau ? Elle venait de lui prouver qu’elle était capable de le faire pour lui.

« Non ! » s’exclama-t-il furieux, en la rattrapant par le poignet avant qu’elle ne quitte la pièce.

Il la force, d’une main sur son visage, à le regarder en face. Son regard est flamboyant mais il perd de sa rage en constatant qu’elle a les larmes aux yeux. Il réalise qu’elle sait ce qui l’attend. Pourtant, il ne peut concevoir qu’elle l’accepte sans rechigner. A chaque fois, il retombe de son nuage en constatant l’emprise qu’ils ont sur elle. Il redécouvre l’horreur de la situation comme-ci une part de son propre esprit préférait l’oublier. Tout ça ne fait pas partie de sa vie. Il ne comprend pas qu’elle puisse faire partie de la sienne sans qu’elle ne trouve rien à y redire. Parfois, il a l’impression qu’elle a abandonné la lutte depuis longtemps. Et parfois, comme il y a quelques instants, elle le surprend encore à refuser son sort.
Mais elle avait le droit à mieux que ça ! Elle avait le droit d’être libre. Et aimée, même si ce n’était pas par lui. Peu lui importait. Ou plutôt, il l’accepterait. Mais il ne pouvait la laisser accepter d’être soumise de la sorte. Ce n’était pas humain. Ce n’était pas acceptable, pour elle.


« Crois-tu vraiment ce que tu me dis ? Tu sais très bien qu’il te le demandera. Et peut-être pire ! »
, il planta son regard dans le sien, « Tu as peut-être la chance de t’en sortir. Ne me dis pas que tu veux la laisser passer pour y retourner ?! »

Il sait pertinemment qu’ils ont déjà essayé. Lorsqu’ils lui ont effacés la mémoire et qu’ils l’ont cachés. Ils avaient échoué. Mais la situation était encore autre. A ce jour, elle avait vécu le pire. Ou ce qu’il considérait être le pire. Voldemort l’avait utilisé comme un vulgaire cobaye. Il s’était emparé de sa conscience et de son être, pour en faire une marionnette incapable de se dépêtrer de son emprise. Il lui paraissait évident qu’avoir vécu ça changerait la donne, pas vrai ?
Il ne se battrait pas, contre elle, mais avec elle, cette fois-ci. Elle voudrait réellement être aidé. Non ? Sinon pourquoi aurait-elle répondu à son baiser ? N’aspirait-elle pas à un peu de bonheur ?

« Il te le fera payer. Mais tu vaux mieux que ça ! » lui dit-il, insistant, « Même sans te fier à moi … si tu penses que mes échecs à t’aider font de moi une personne à laquelle tu ne peux plus faire confiance.Il existe des personnes qui veulent ton bien ! Des gens qui te traiteront mieux que ça. Comme tu le mérites ! » insista-t-il encore, « Tu vaux tellement plus que ce à quoi il essai de te réduire ... »

Pourquoi devait-il constamment se battre contre elle ? Quelque part, il se le disait souvent, elle était un peu son propre ennemi. Et lui, un espèce d'anti-héros pathétique. Allait-il un jour vaincre plutôt que déchouer sans cesse ?

« N'y retournes pas. »
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Mar 6 Juin - 23:11

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Une douceur chaleur s’empare d’elle. Les lèvres d’Harry sur les siennes électrisent ses sens. Elle frissonne, elle soupire de plaisir tout en répondant au baiser. Ses mains se perdent dans les cheveux bruns du sorcier, son corps se colle au sien : cherchant avec désespoir sa chaleur. Un flot de souvenirs l’assaille et elle reste impotente sous les images de cette nuit où ils se sont aimés. Plusieurs fois sans jamais tarir leurs ébats. Jesse-Rose en avait savouré chaque instant et elle se sentait honteuse pour cette raison. Parce que Drago ne l’aimait pas comme Harry. Et cela était aussi grisant qu’exaltant. Jamais elle n’avait voulu les faire souffrir. Pourtant, par ses actions et parce qu’ils semblaient se la lancer comme si elle n’était un souaffle : Jesse-Rose ne savait plus qui elle aimait. C’était malheureux de voir les effets que pouvait faire le sortilège d’oubliette quand il est utilisé plusieurs fois sur la même personne. Elle finirait probablement dans l’aile psychiatrique de Saint-Mangouste un jour ou l’autre si ce n’était pas six pieds sous terre. Jessie savait qu’elle avait des séquelles, beaucoup de choses dont elle se souvenait n’avait plus vraiment de sens.

Le Cavalier se dirige d’un pas pressé vers la sortie une fois qu’elle a pleinement repris conscience. Que dire de plus ? Elle avait répondu au baiser. Elle avait échoué sa mission. Jesse-Rose allait peut-être mourir ce soir pour cet affront. Elle le savait. Plus tôt elle affrontait le Lord : mieux cela serait. Chaque minute alourdissait le châtiment.

C’était sans compter sur l’entêtement d’Harry qui ne mit pas de temps à la rattraper : lui arrachant un long soupire. Pourquoi ne pouvait-il pas la laisser partir ? Elle se retourne, son regard glisse sur la main de son ami autour de son poignet pour remonter le long de son bras avant de se plonger dans les yeux. Harry pose sa main sous son menton pour maintenir le contact visuel. Bon sang qu’il était beau. Ne peut s’empêcher de penser Jesse qui avale difficilement sa salive.

« Oui, mais plus je reste loin de lui : plus son châtiment sera terrible et s’il se déplace c’est la mort qui t’attends c’est quelque chose de bien pire. » Elle souffle. « Si je fuis : il me retrouvera et il tuera tout le monde. Ta famille passera la première et il fera attention à ce que tu sois au premier rang. Ne le sous-estime pas Harry. »

Jessie se défait de son emprise pour entrelacer ses doigts aux siens.

« Il n’est plus question de ce que je veux ou non. Même si je veux me libérer de lui je ne peux pas. Plus vite je l’accepte, mieux je peux vivre. » Les phrases qui sortent de la bouche d’Harry sont bien trop utopiques : « Qu’est-ce que tu sais de son pouvoir Harry ? Tu préfères me savoir en vie quelque part ou morte ? » La question était simple : « Parce que si je dis un mot plus haut que l’autre il va me tuer. C’est ça que tu veux ?! Ne penses-tu pas que j’ai envie de liberté ?! De pouvoir aimer qui je veux ?! Il ne me laisse même pas voir Drago. Ne crois-tu pas que j'aimerais pouvoir partir loin de tout ça ?! Loin de la souffrance, de la douleur et des souvenirs qui m’assaillent dès que je ferme les yeux ?! »

La mangemorte est agacée. Cela se voit.

« J’ai tourné et retourné encore et encore la question dans ma tête Harry : il n’y a pas d’échappatoire. » Elle s’approche de lui : « Je dois y retourner. » Elle pose son front contre le sien : « Un jour, si on est chanceux on pourra se côtoyer. Voir plus... Je ne peux pas te le promettre… Mais je l’espère. » Elle rouvre ses yeux et lui offre un sourire sincère. « Laisse-moi partir pour que je puisse te revenir. »
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Harry J. Potter
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Lun 26 Juin - 19:36
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Il ne voulait pas l’entendre parler de tout ça. S’imaginer Voldemort exterminer sa famille, en le forçant à regarder. Peut-être même en forçant Jesse à le faire elle-même. Ou l’un de ses lieutenant. Ou même lui ! Tout ça était trop atroce pour y penser. Imaginer ses sœurs … sa douce Cassy. Kaysa, si forte et pourtant si vulnérable face à lui. Penser à l’agonie de ses parents, l’un et l’autre spectateur des souffrances de l’autre. De leurs enfants … Les images, déjà imaginées cent fois, Harry se força à les faire disparaître de son esprit.
Et pourtant, Jesse-Rose avait raison. Il le savait très bien. Il connaissait la cruauté du mage noir. Il avait été spectateur de nombreuses décisions macabres. Il avait même été la victime et ça l’avait ébranlé bien plus qu’il ne voulait bien l’avouer. Mais de tout ça, il ne fallait pas y penser. Il en deviendrait fou. Fou d’angoisse, de rage. Il en avait déjà fait les frais lors des disparitions de Sirius et Cassandra. Aurait-il finit fou à Sainte-Magouste que ça ne l’aurait pas étonné. On en touchait pas à sa famille. A ses proches. C’était précisément ce qui le motivait à se battre. C’était pour eux et toutes les familles qu’il le faisait.

Il détourna pourtant le regard, agacé et triste, tandis qu’elle se défit de l’emprise de ses doigts sur son visages. Ses yeux verts cherchèrent où se poser pour ne pas se confronter à son expression. A ses mots, durs, mais exacts. Ils se concentrèrent finalement sur leur doigts qui s’entrelaçaient. Dans tout ça, c’était une belle vision. Il avait envie de sourire mais ses mots étaient trop durs pour ça.
Était-ce la dernière, cette fois-ci ? Leurs derniers contacts. Un nouveau sursis. Si nombreux à présent que c’était à se demander si ils n’étaient pas fait pour se retrouver un jour ou l’autre. Serait-elle morte demain ? Voldemort la tuerait peut-être de ses mains pour avoir échoué. L’Attrapeur eut la pensée furtive qu’il avait peut-être causé sa perte. En paierait-il le prix lui aussi ? La semaine prochaine, ou le mois prochain. Quelle serait les conséquences de cette rencontre … ? Il ne le savait pas.


« Bien sur que non, je te veux pas morte ! » s’insurgea-t-il, voulant ajouter qu’il fallait pourtant qu’ils tentent quelque chose pour que ça n’arrive pas, pour ne pas qu’elle meurt d’être restée, mais vainement car elle continuait de désillusionner le naïf qu’il était.

Au fond, elle avait raison. Il ne savait rien. Ni comment la libérer de cette magie noire, cette emprise tenace. Ni comment la libérer d’eux, plus largement. Elle-même en avait parfaitement conscience Ils n’avaient pas de possibilité d’agir efficacement. Elle le lui disait très clairement. Elle était même agacée. Sa tentative de la convaincre de rester était dérisoire. Idiote. Il le savait et elle aussi. C’était se faire du mal pour rien. Mais il ne pouvait pas la laisser partir. C’était dur à entendre de sa bouche.

Et le plus difficile restait de ne pas savoir si malgré ça -si elle était libre- c’était lui qu’elle choisirait. Et l’entendre parler de Malefoy, encore une fois lui fait se demander ce qu’il faisait. Que cherchait-t-il donc ? Elle ne lui était pas promise, elle l’était d’un autre. Et le pire, c’est qu’elle l’aimait. Mais alors pourquoi tout ça ? Qu’est-ce qu’elle faisait là, ses doigts unis avec les siens ? Pourquoi répondre à son baiser ? Par moment, il ne savait même plus qui de lui ou d’elle voulait vraiment de l’autre. Parfois, il se demandait si il ne s’imaginait pas quelque chose qui n’existait pas. Mais tout ce qu’ils avaient vécu, il ne l’avait pas imaginé. C’était des faits. Et elle l’avait voulu autant que lui. Et le pire, c’est qu’au fond, ce n’est même pas le plus important. Mais c’était ce qui était le plus susceptible de le blesser. Etre confronté elle, à ses sentiments, lui rappelait pourquoi il n’y pensait jamais ces dernières semaines. Cela faisait trop mal.
Et elle enfonça le clou un peu plus. Lui revenir ? Et comment ? Alors qu’elle lui offrit un sourire sincère, il ne put s’empêcher d’être agacé, à son tour :


« Me revenir ? Et pourquoi faire ? »
lâcha-t-il, malgré lui, « Tu sais très bien que c’est tout ce que je souhaites. Je n’espère rien d’autre et je suis là à essayer de te retenir. A essayer de te sauver. Encore une fois » continua-t-il, « Mais comment croire, espérer, que se puisse être possible quand tu me parles de Malefoy ? Qui me dit que le jour où ce choix sera possible, c’est vers moi que tu te tourneras ? »

C’était encore pire prononcé à haute voix. Il la regarda à nouveau dans les yeux. Elle était belle. Elle l’avait toujours été. Il avait de nouveau envie de l’embrasser. C’était si ridicule. Comment pouvait-on avoir envie de quelqu’un qui venait juste de placer son fiancé dans la conversation ?
Cette situation était tellement absurde ! Comme-ci parler de tout ça était une priorité ! Et pourtant, c’était bien l’amour que l’on portait aux autres qui motivaient nos décisions, pas vrai ?
Ses mots, néanmoins, trouvèrent écho dans son esprit. Quelque part, l’entendre le dire lui donnait l’espoir qu’elle le voulait, elle aussi. Il poussa un soupir.


« Écoute, je … ce n’est pas vraiment le moment de parler de ça. Je sais même pas si il y en aura vraiment un … Bref.», il serra ses doigts dans les siens, « Je sais juste que si je suis naïf, tu l’es aussi. Si tu crois qu’en décidant tout simplement de partir et d’y retourner, tu auras l’occasion de t’en échapper un jour ... Tu te trompes. Il ne te laissera jamais partir. Me dire ça en l’espérant, ça ne t’avancera pas pour autant. Même si un jour il te libère de ce sortilège, ou même si tu parviens à t’en libérer de toi-même, il trouvera autre chose. Il te soumettra à un autre sortilège. Ou il menacera de tuer Malefoy, pour te contraindre. Ou moi. Ou l’un de tes autres amis. », à son tour de la confronter à la vérité, « Se sera sans fin. Et tu te retrouveras de nouveau dans cette situation, à devoir suivre un ordre que tu ne veux pas suivre. Et que feras-tu à ce moment-là ? Tu ne pourras pas t’échapper à chaque fois … Pour le moment, tu ne peux pas fuir. Tu ne peux pas être libre. Mais un jour, tu en auras peut-être l’occasion. Et ce jour-là, il faudra que ta décision soit prise »

Il espérait que ça arriverait. Elle nourrissait ses espoirs avec ses pseudo-promesses. De son côté, il tenterait certainement de trouver une solution. Comme toujours. Mais tout ça serait vain si elle n’avait pas de volonté de sortir de tout ça. C’était à elle de se décider. En priant pour qu’elle se décide un jour et qu’il ne l’attende pas éternellement et surtout vainement.

« Et si tu prends la bonne, je serais là »

Il lâcha alors sa main. Il la laissait partir si elle le souhaitait. Ils n’avaient de toute façon pas grand choix … Pour le moment.
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Dim 2 Juil - 0:24

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Aucun autre choix ne se présentait devant elle, Jesse-Rose devait être celle qui faisait réaliser à Harry ce qu’il désirait ne pouvait jamais arriver. Non pas qu’elle n’en ait pas l’envie. Mais elle n’avait pas le choix. Plus il était loin d’elle, mieux il se porterait. La blonde en avait conscience et cela était douloureux. Affirmer le contraire serait un mensonge. Le plus ignoble d’entre tous parce qu’elle l’aimait. Il lui avait montré qu’elle n’était pas seulement condamnée à être une chose trimballée au gré du vent et des envies de ses supérieurs. Elle avait une âme, une voix. Jessie l’avait réalisé trop tard et à tort. Elle aurait aimé ne jamais se réveiller de l’endoctrinement appliqué par son père depuis sa naissance. Cela aurait causé bien moins de soucis. Rester avec son espèce ; elle comprenait aujourd’hui amèrement ce principe. Les mangemorts et leurs enfants ne pouvaient pas se mêler aux autres. La raison était simple : les personnes comme Harry représentaient un idéal que jamais ils ne pourront atteindre. Aimer et agir librement… Ce que Jesse-Rose donnerait pour avoir ce choix ! Ce n’était plus un secret pour personne : elle maudissait son père de l’avoir envoyé à Poudlard et de l’a condamné à rêver de ce qu’elle ne devrait pas.
Serrant sa main, entrelaçant ses doigts aux siens, elle tente d’apporter un peu de soutien tout en faisant tomber le couperet. Ils n’étaient plus dans les murs sécurisants de l’école magique. Ils étaient dans le monde des adultes et tous les deux acteurs de cette guerre qui finirait dans un bain de sang pour faire honneur aux traditions des nombreux conflits entre sorciers. Rien de bon ne sortira de cette ère et avec un peu de chance Jesse-Rose ne serait pas en vie pour voir la décadence de son époque. Si les mangemorts sont mis en déroute, si elle est encore en vie : elle recevra le baiser du détraqueurs ou si elle est chanceuse ils l’exécuteraient. Mais n’ayant jamais accordé sa pitié à quiconque : disons qu’elle ne se faisait pas d’illusions sur son avenir.

Harry monte sur ses grands cheveux et affirme clairement qu’il ne souhaite pas sa mort. Pourtant, Jesse-Rose ne savait pas si elle verrait un lendemain. Elle avait désobéi. Il vivait encore, il l’avait même embrassé. Elle n’avait pas fini d’en entendre parler et d’en souffrir. C’était certain. Voldemort non plus n’était pas connu pour pardonner. Il n’y avait qu’à voir la façon dont il traitait ses loyaux sujets pour comprendre le personnage. Le revers de son discours prônant la lucidité lui revient en pleine face et elle encaisse les paroles justifiées d’Harry. Il lui parle de choix. Il savait probablement ce que cela voulait dire. Pas elle. Elle en était venue à se demander si au final elle n’avait pas commencé à aimer Drago parce qu’ils étaient promis et que dans cet obscur futur : il était la seule lumière ? Cela était fort probable oui. Il était la seule alternative, la seule chose qui lui donnait encore envie de vivre car elle avait bien remarqué qu’il n’agissait de la sorte que pour elle. Jesse-Rose aimait cela, elle se sentait unique en un sens grâce à lui.

« Je ne sais pas prendre des décisions Harry. » Avoue-t-elle finalement : « On m’a toujours imposé les choix. Qu’importe mon âge : on m’a toujours dit quoi faire, quoi penser. Je n’ai jamais eu la liberté de vivre autrement et de penser différemment. » Jesse-Rose ne voulait pas le critiquer, mais son enfance avait dû être mille fois plus heureuse que la sienne. Et tant mieux.

« Mais je n’ai pas le choix. Que cela soit par l’artefact ou en envoyant ses Lieutenants pour probablement vous tuer : il me retrouvera. Plus j’attends, plus son jugement sera sévère. »
Elle n’espérait pas de la pitié de sa part. « Je sais. Il me renverra probablement pour tenter de te tuer. » Lui ou un autre. Personne de son entourage n’était en sécurité. « Probablement. »

C’était triste, mais elle acceptait en quelque sorte son funeste festin. Le jour où elle en aura assez de se battre pour des clopinettes : elle mettrait un terme à sa vie et ça sera mieux pour tout le monde. Jesse-Rose y avait souvent et sérieusement pensé, pour ne pas dire tous les jours. Mais elle ne le faisait pas. Parce que s’était lâche et qu’elle avait encore assez de forces dans ses veines pour pouvoir désirer vivre et affronter la chienne de vie. Sa main quitte la sienne et elle le regarde s’éloigner. Elle comprend alors qu’elle doit partir maintenant ou elle n’en sera jamais capable.

« Je suis désolée. D’être rentrée dans ta vie, de te faire souffrir comme ça. »
Elle est sincère : « Cela n’a jamais été mon but, jamais avec toi. Tu vaux mieux que ça, mieux que moi. » Jesse-Rose baisse la tête et s’approche de lui pour déposer un baiser sur sa joue : « Bloque-moi l’accès une fois que je suis partie. Aucun doute qu’on se reverra et j’espère cette fois-ci que ça ne sera pas dans ces conditions. » Elle rêverait d’avoir une entrevue normale avec ses amis et non relier à un possible meurtre. « Prends soin de ta famille Harry. » Et sur ces mots elle transplana.
AVENGEDINCHAINS


I'm the dark messiah


☠️ In the blackest moments of a dying world


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Le monde est rempli de possibilités, et du moment qu’il y a des possibilités, il y a de l’espoir. Nous pouvons seulement perdre espoir lorsque nous
refusons de voir les possibilités. Δ Leo Buscaglia

Se cacher derrière son éducation était, à son avis, trop facile. Oui, on ne lui avait jamais laissé de véritable choix. Pourtant, c’était sa vie, son existence. C’était à elle de la prendre en main et de décider pour elle-même. Elle l’avait d’ailleurs, déjà fait. Elle avait choisi de se lier à des personnes que son paternel disparu avait désapprouvé. Elle avait choisit de tuer ce dernier. Elle avait choisie de l’aimer lui, Harry un sang-mêlé du camp de la lumière, au moins un temps. Elle avait décidé de retourner chez les mangemorts en retrouvant la mémoire. Elle savait très bien faire des choix, même s’ils étaient parfois limités.

« Ne pas choisir est déjà un choix en soi ... » répondit-il alors, brusquement, ignorant volontairement sa dernière phrase concernant Voldemort.

Lui dire que Voldemort allait la forcer à revenir finir le travail ne le ferait pas douter là-dessus. Lui avait fait un choix la concernant. Il avait décidé de toute faire pour elle, pour un jour avoir le choix de partager sa vie ou non, s’il ne pouvait l’oublier. Il avait décidé qu’il ferait tout ce qu’il pourrait, quand il le pourra. A l’instar d’aujourd’hui où il avait tenté de la défaire du puissant sortilège et y était parvenu pour quelques instants. A elle de faire ses propres choix. Elle n’avait pas le droit de jouer sur tous les tableaux sans prendre de décision. Et comme il le disait si bien, ne pas choisir et se laisser porter revenait à les choisir eux. A choisir Malefoy. Était-ce qu’elle attendait de la vie ? Il le saurait bien assez tôt.

Il y avait dans ses mots, et dans sa voix, une sorte de tristesse. Mais aussi de la résignation. Pour un peu, il en aurait hurlé. Ne se laisserait-elle même pas l’occasion de faire le choix qu’elle aura elle-même décidé ? L’idée de mourir de sa main était horrible. Pourtant, il préférerait sûrement ça à autre chose. Périr sous sa baguette signifierait qu’il avait fait tout ce qu’il pouvait. Qu’il avait été au bout de ce qu’il lui était humainement possible de tenter. Mais on en revenait toujours au même problème. Lui avait déjà choisi. Il n’attendait plus qu’après elle.
Quelque part, lui non plus n’avait pas le choix. Il l’aimait. Il avait essayé de l’oublier. Vraiment. Mais même ces longs mois à ne pas penser à elle, à l’éviter et à l’ignorer, n’y faisait rien. Ses sentiments ne changeaient pas. Parfois, il doutait. Parfois, il était horrifié d’aimer une personne comme elle. Quelqu’un qui avait déjà tué de nombreuses fois. Qui y avait probablement déjà prit du plaisir. Et pourtant, toujours son cœur lui appartenait. Il en avait aimé d’autres. Ginny, par exemple. Mais Ginny lui paraissait encore plus inaccessible que Jesse. Il avait fait une croix dessus et il avait l’impression d’y parvenir bien mieux que pour Jesse. A cette heure, il aurait juré que Jesse était celle qu’il lui fallait. Même si tout lui disait l’inverse. Et pourtant …

L’entendre s’excuser d’être entrée dans sa vie lui était incompréhensible. S’excuser de quoi ? Le faire souffrir ? Foutaise. Il n’excusait rien car il n’y avait rien à pardonner. Il acceptait tout. Ou presque. Du bonheur, il en avait vécu à ses côtés. Tous ses moments où il n’y avait eu qu’eux, resteraient gravés dans son esprit. Il ne regrettait rien, si ce n’est d’être dépendant des autres pour choisir leur destiné.
Il aurait voulu lui répondre qu’il ne valait pas mieux que lui. Il aurait fallu lui donner la même enfance qu’elle pour le savoir. Mais elle ne lui en laissa pas le temps. Elle semblait certaine qu’ils se reverraient. Encore une fois elle nourrissait son propre espoir de la revoir libre. Tout juste put-il lui répondre :

« Ce jour-là, j’espère que tu auras fait un choix »


Elle transplana, le laissant seul sur le pas de la porte. Il regarda un instant l’endroit où elle se trouvait quelques secondes auparavant. Puis, il rentra rapidement dans son antre. Elle avait raison. Il devait remettre en place les sortilèges de protection. Il était tenté de ne pas le faire car il restait persuadé que si elle n’avait pu le tuer, aujourd’hui, elle ne le ferait jamais. Mai il ne vivait pas seul. Ne serait-ce que pour Nath, il se devait de lui condamner l’accès pour ne pas qu’elle puisse revenir. Et merlin savait qu’il en avait pourtant très envie.

Il se mit donc à faire le tour de chaque pièce, réinstaurant un à un, les sortilèges apprient par Ron, Hermione, et même Nath, qui étudiait la magie avancée. Il condamna l’accès à tous les moldus. A toutes les personnes aux intentions malveillantes. A tous les inconnus. A toutes les personnes dangereuses et menaçantes qu’il connaissait. A chaque personne qu’il avait personnellement rencontré et qui représentait une menace. Chaque aura magique était enregistrée, analysée, repoussée.
La cheminée eut le droit au même traitement. Elle n’était plus reliée qu’à certaines habitations, de ses amis et de ses alliés. L’un d’eux travaillait au ministère et en avait programmé le réseau. Il terminait les derniers sortilèges, notamment pour réparer les dégâts causés par leur lutte, quand son colocataire rentra. Il lui jeta un regard étonné auquel l'Attrapeur répondit d’un haussement d’épaule. On était jamais trop prudent, lui dit-il. Nathaniel s'en contenta, comme à son habitude.

Sur sa joue, Harry sentait encore la trace du baiser aérien que Jesse lui avait donné avant de partir. Il la toucha inconsciemment, en le gravant dans son esprit, comme rangé sur les étagères de leurs plus beaux souvenirs.
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