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[hot] love conquers all | Siméon

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Connor Sainclair
Archéomage
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Ven 19 Mai - 13:50

Connor & Siméon
« And I’d choose you; in a hundred lifetimes, in a hundred worlds,
in any version of reality, I’d find you and I’d choose you. »
- Kiersten White, The Chaos of Stars




L'obscurité avait avalé la lande, avec l'étouffante toute-puissance que les romans britanniques, tels Les Hauts de Hurlevent ou Les Chiens des Baskerville avaient si bien su dépeindre. Pressant le pas, Connor ne quittait pas des yeux la masse sombre du manoir MacFly, là-bas au bout du chemin. Dans son dos, son paquet, porté en bandoulière, frappait doucement ses omoplates, au rythme de sa marche énergique, née de l’élan à la fois vital et rassérénant de rentrer chez lui. Dans quelques instants, il retrouverait le cadre rassurant de son foyer, à l’abri du reste du monde derrière sa porte et ses murs, et à l’inverse des cauchemars largement répandus, il parviendrait à ce havre de paix sans difficulté, et sans que ce dernier, inexorablement, ne semble s’éloigner de lui à chaque nouvelle enjambée.

L’archéomage aurait pu utiliser le transplanage, puisque les sorts protégeant la maison avaient depuis longtemps -depuis toujours, pour être exact- laissé libre cours à ses allées et venues, en digne membre de cœur de la famille MacFly, mais ce qu’il transportait s’avérait trop précieux, trop repérable et trop dangereux pour ne pas mettre toutes les chances de son côté, et user de la plus intense des précautions. À d’innombrables reprises, le Britannique avait vérifié qu’il n’avait pas été suivi, n’utilisant portoloins et transplanage que sur des petites portions de son trajet, car malgré ses talents pour passer inaperçu et sa maîtrise indéniable des techniques visant à déjouer toute filature dont il aurait fait l’objet, Sainclair désirait plus que tout s’assurer que ses actes ne feraient peser aucun risque sur ceux qu’il chérissait plus que sa propre vie. Ainsi, tel un conspirateur revenant d’un conciliabule nocturne aux allures de messe noire, ce serait à la Moldue que le sorcier regagnerait sa tanière, vu qu’ironiquement, dans un monde défini par la magie, le meilleur moyen de se montrer intraçable était encore de ne pas se servir de celle-ci, sous aucune de ses formes.

Le fond de l’air était frais, bien que le mois de juillet fut bien avancé, car l’heure était plus que tardive, et alors qu’un léger vent du Nord venait faire frémir les arbres du parc, onduler l’herbe à la manière d’une onde à la surface d’un lac, ainsi que légèrement glacer le mage, Connor resserra de la main droite le col de son manteau, tout en repensant à comment l’Univers, qui adorait bouleverser à l’envi l’ordre des choses, l’avait amené à se trouver là, à cet instant précis.

Tout avait commencé, comme l’on pouvait s’en douter, avec l’arrivée au pouvoir de Voldemort, aussi preste, violente et totalitaire que celle d’Adolf Hitler en son temps. Une épaisse chape de plomb s’était abattue sur Londres, où le Ministère était tombé aux mains des Mangemorts en moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire, les sbires du Lord se trouvant favorisés par les précieux renseignements de Sirius Black, auror « recruté » tout comme Darren Hellson, Hannah Abbott et Jesse-Rose Greenwood en tant que Cavalier de la Mort. Poudlard, seconde cible prioritaire des mages noirs, avait suivi, devenant une véritable prison où les élèves, deux ans après la Nuit Rouge, se retrouvaient de nouveau enfermés, sous la garde des adeptes de Jedusor, malheureux otages contraints de se plier à la discipline de meurtriers, au joug de leurs camarades favorables au nouveau régime, et d’en subir la doctrine chaque jour durant. Les nouvelles envoyées par Arthur, depuis le pensionnant bouclé à double tour, étaient sporadiques, et bien que le jeune Serdaigle ne semblât pas perdre espoir, ses rares lettres envoyées comme des pièces de contrebande ne suffisait pas à rassurer pleinement quant à sa situation précaire. Le Muséum magique de Londres n’avait pas échappé à l’avidité des Partisans, quoi que leur main-mise sur l’établissement ait encore de quoi s’affermir, et faire de la vie de celles et ceux y travaillant un pur enfer. Le musée semblait représenter à leurs yeux cupides une manne d’objets ensorcelés à utiliser à leurs propres fins, en tant qu’armes, menaces, ou moyens d’asservissement, mais occupés ailleurs, ils n’avaient pas encore vraiment commencé à répertorier les artefacts dignes d’intérêts, et ceux jugés inutiles. Leur emprise se limitait pour l’instant aux services de direction, gelant ainsi toutes les missions des archéomages sur le départ, alors que leurs collègues, à l’étranger lors du putsch, suivaient anxieusement la situation politique de leur pays où jusqu’à nouvel ordre ils se refusaient à rentrer avec leurs précieuses trouvailles, pour ne pas avoir à les restituer aux sbires d’un sociopathe d’ampleur encore inégalée. Philéas Granville, conservateur à présent les mains liées et contraint de jouer les responsables fantoches de collections se faisant peu à peu piller par la pire engeance de l’Humanité, n’avait d’autre choix que de se plier aux exigences de leurs nouveaux dirigeants. L’exposition en cours, dont le clou aurait dû être la Bague de Salomon, avait été le cadre tout trouvé pour les premières vagues de razzia : les vitrines avaient été vidées, laissées béantes et à l’abandon, privées de leurs trésors avec la même détresse qu’une mère à qui on aurait retiré son enfant ; les salles annexes, les unes après les autres, attiraient l’attention des pilleurs comme l’avaient fait jadis les œuvres d’art réquisitionnées par les forces nazies. Malheureusement, le musée renfermait de quoi causer bien plus de dégâts qu’une toile de Rembrandt…

Avec l’approbation tacite de Philéas, avec lequel Connor se comprenait sur le bout des doigts pour avoir partagé de longues années de fructueuse collaboration ainsi qu’un respect quasi religieux pour les pièces rassemblées sous l’égide du musée, Sainclair avait laissé s’exprimer son refus courageux de faciliter la tâche à leurs geôliers : dans les caves du bâtiment se trouvaient quantité de biens n’ayant jamais été exposés, et dont la seule existence ne se trouvait prouvée que par les épais registres gorgés de poussière, entassés dans leurs archives… Qui, le temps d’un mouvement de baguette, pouvaient être falsifiés sans que personne ne se doute de rien. Certes, des années de scrupuleux classement allaient être balayées, ligne après ligne, mais tant que l’envie d’aller inspecter de leurs propres yeux les moindres recoins du muséum ne prenait pas les Mangemorts, il s’avérait possible de faire « disparaître » des objets magiques, et de la sorte les soustraire à la vigilance des nouveaux maîtres des lieux, qui pour le moment ne s’étaient même pas encore plongés assidûment dans les catalogues de collection. Ils priaient ainsi sans mot dire pour que, sans mention écrite de la présence de certaines reliques aux propriétés funestes, leurs ennemis ne penseraient pas à aller chercher ces dernières dans les plus noirs recoins… L’espoir faisait vivre, d’après l’adage, malgré la fragilité de leur système, caché tant bien que mal derrière une attitude neutralement soumise, destinée à tromper Voldemort et ses affidés, rien de moins.

Et puis Connor avait commencé à dérober des objets ensorcelés.

Les sous-sols du musée, dont certains pans ressemblaient à s’y méprendre à des souterrains entrelacés sous les fondations de l’impressionnant temple de la culture sorcière, avaient bien des mérites, mais il aurait été illusoire de les croire capables de tenir hors de portée des mages noirs une telle quantité de trésors jusqu’à ce que le Seigneur des Ténèbres soit renversé. Leur stratagème, pansement éperdu sur une jambe de bois, ne durerait qu’un temps, et risquait de leur attirer de gros ennuis une fois découvert ; ils avaient viscéralement besoin d’une solution plus solide, quitte à prendre un pari plus osé encore que la contrefaçon de documents officiels. L’archéomage n’en discuta pas avec Philéas, pour ne pas le mettre en péril s’il venait à être percé à jour, mais Granville n’eut pas besoin de cela pour saisir la folle entreprise que comptait lancer son courageux collègue, et l’approuver, à la manière des résistants appuyant les lèvres closes les petites actions de leurs frères d’armes, piqûres d’insecte infligées au cuir épais d’un monstre à mille têtes.

La méthode était dramatiquement simple : faire sortir en catimini, une à une et trop peu fréquemment pour que cela devienne suspect, des reliques du musée, en profitant de l’apparente –quoi que chétive- probité qu’on lui prêtait encore, grâce au profil bas qu’il arborait sans céder à la colère ou à la rébellion, et les faire passer illégalement à ses contacts, d’abord en République d’Irlande, de façon transitoire, avant que d’autres que lui ne les transfèrent vers des destinations plus sûres ; ou en parvenant à les envoyer directement vers des puissances alliées, au premier rang desquelles les Etats-Unis et le MACUSA. Enfreindre une des règles majeures de sa corporation ne lui plaisait pas franchement, mais à situation désespérée, solution désespérée : en tant que chevalier du Mérite Magique, il lui incombait de ne pas rester les bras croisés, et d’à son niveau mettre autant de bâtons que possible dans les roues de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom, tout en tâchant de rester en vie afin de mener à bien cette mission aussi longtemps que possible. Son sens de l’honneur, sans tâches, devrait se plier à son sens du devoir, qui primait.

Ce jour-là, Sainclair était arrivé sur son lieu de travail avec un de ces rouleaux en carton creux doté d’une bandoulière, utilisé entre autres par les architectes pour transporter leurs plans ; à l’intérieur, rien de plus qu’une grande carte d’un intérêt plus que limité, qu’il présenta lors de la fouille comme un document de travail pour d’éventuelles futures recherches archéologiques. Les gardes l’avaient laissé passer sans protester, et ç’avait alors été que près de la moitié de l’ouvrage avait été réalisé, puisque l’Ecossais venait de faire entrer dans la place le contenant qui, d’après son plan, lui permettrait d’exfiltrer en cachette le trésor qu’il comptait sauver des griffes des Mangemorts. Celui-ci avait été glissé dans le conduit permettant au bureau de Connor de transmettre et recevoir des pneumatiques à travers tout le muséum, dans l’attente que son gardien vienne le chercher après l’avoir, la veille, exhumé des tréfonds des entrailles de la bâtisse. Emballé dans une couverture, nul n’aurait pu vraiment deviner de quoi il s’agissait, simple forme oblongue on-ne-peut plus banale, inoffensive. L’archéomage avait laissé la journée se dérouler tranquillement, s’attachant à réaliser de menues tâches sans réelle importance, comme chaque jour depuis que l’institution avait sombré dans la quasi-catatonie inhérente au règne de Voldemort. Courber l’échine, se faire oublier, juguler l’adrénaline qui ne demandait qu’à inonder ses veines, à la pensée de ce qu’il allait entreprendre le soir venu… Maître de lui, affichant un calme olympien, Connor se savait capable de donner le change et de tromper les sentinelles en poste : après tout, n’avait-il pas déjà mené à bien des missions tout aussi difficiles, voire plus encore, comme en Corée du Nord ou en Russie ? Avoir confiance en ses talents, s’en remettre totalement à eux comme il l’aurait fait à une personne tangible, voilà la clé d’une tromperie qui tiendrait la route. Ce mantra, apte à apaiser ses embryons d’inquiétude, l’avait aidé à ne pas laisser son cœur s’emballer lorsque, à 17 heures, il était redescendu jusqu’au poste de garde installé à l’entrée du musée, et qui filtrait les entrées comme les sorties du personnel, son précieux chargement bien calé dans le tube. ç’avait été l’instant crucial, le moment ou jamais… Si on lui demandait de présenter à nouveau le contenu de son sac, il était perdu. La chance, comme bien souvent, s’avérait plus utile encore que le don pour le mensonge, et seule maîtresse de son destin ; le garde, les reconnaissant lui et son paquetage, lui intima de continuer sa route, s’évitant ainsi le fastidieux examen d’un bagage dont il croyait déjà connaître le contenu. Une fois le coin de la rue passé, et hors de vue, le justicier cambrioleur s’était autorisé une longue expiration, afin de relâcher la pression, et de se concentrer pleinement sur la suite des opérations.

Et le voilà donc, qui après plus de deux heures de tours et de détours, arrivait sur le perron du manoir l’ayant vu grandir, et où il espérait encore pouvoir vieillir en paix aux côtés de l’homme de sa vie, malgré la crise actuelle. Hors de question pour lui de songer à entreposer ici ce qu’il rapportait incognito du muséum : ne serait-ce que faire entrer entre ces murs des artefacts volés faisait déjà courir un risque inacceptable à son fiancé et à sa sœur adoptive, que n’aurait qu’aggraver le fait de se servir de la maison comme cache. Le lendemain, il entrerait en contact avec une collègue de longue date, en France, afin de déterminer comment lui transmettre le fruit de son présent larcin. En attendant, il se contenta de monter les marches du grand escalier central quatre à quatre, sans prendre la peine d’ôter son manteau ; ce ne serait que dans la bibliothèque, sanctuaire partagé avec Siméon, que l’archéomage se permit de déposer son fardeau, et de se départir de son pardessus ainsi que de sa veste de costume, pliés puis abandonnés sur le dossier de la chaise la plus proche. Manches relevées jusque sous le coude, Sainclair entreprit alors de déballer l’inestimable objet de son trafic, avec le doigté d’un chirurgien en pleine opération.

Sur la table de bois noble, les pans de la couverture, séparés avec une douceur précautionneuse, dévoilèrent enfin ce pour quoi Connor avait risqué sa vie : une épée de style japonais, sagement rangée dans son fourreau, et qui ressemblait à s’y méprendre à n’importe quel sabre traditionnel moldu que les amoureux du pays du Soleil-Levant affectionnaient tant. Le regard bleuté de l’historien caressa avec tendresse l’arme, heureux d’avoir réussi l’impossible et mis en sûreté un tel joyau, qui méritait d’être admiré et non utilisé par des barbares à des fins plus qu’amorales. Naïvement peut-être, il avait la sensation que si l’épée avait pu parler, elle aurait exprimé sa joie d’avoir échappé à un avenir funeste, et il en ressentait un noble contentement, pareil à celui des soldats de l’ombre ayant apporté une petite pierre à l’édifice, et participé à la chute d’une tyrannie.

Un sourire se dessina sur ses lèvres, alors que l’Ecossais se retournait vers la porte de la bibliothèque :

-Hé… salua-t-il son fiancé, dont il avait reconnu le pas dans le couloir, malgré le tapis qui en absorbait pour une bonne part les échos.

Sauver un joyau de l’histoire magique et retrouver la compagnie de son grand amour dans la même soirée, que demander de plus ? La tendresse dans ses yeux, née tantôt devant le spectacle du sabre, était devenue plus chaleureuse encore.

-ça s’est bien passé ?

Le « ça » faisait référence à l’évènement d’importance auquel avait participé MacFly, et dont Connor ignorait tout, sauf le fait qu’il était survenu il y a peu : depuis quelques jours, la mine sérieuse de son fiancé, qu’il avait notée aisément même si l’espion demeurait toujours aussi affectueux avec lui -que voulez-vous, vivre avec une personne pendant des années et l’aimer de tout son coeur vous rendait particulièrement perspicace-, lui avait mis la puce à l’oreille. Avec l’enlèvement de Darren, Sim se retrouvait pour ainsi dire le leader tout désigné de l’Anarchie, malgré son déplaisir à côtoyer l’ensemble des membres du mouvement, par volonté de conserver intact le mystère l’entourant. Une réunion de crise, ou tout du moins une assemblée extraordinaire pour annoncer la passation de pouvoir temporaire, avait certainement dû se tenir il y a peu, peut-être même la veille, qui sait ; ce qui était certain, c’était que le métamorphomage avait l’air plus détendu -la ligne de ses épaules, notamment, avait perdu la légère crispation que son amant savait remarquer-, signe que le fameux et énigmatique moment clé était derrière lui. Connaissant la discrétion de Siméon, il n’avait pas posé de questions, et ne comptait pas en poser : si l’Anarchiste désirait s’ouvrir à lui, ou le tenir informé, il le ferait. Le plus important, et ce que intéressait Sainclair bien au-delà du résultat du rassemblement supposé entre soutiens d’Hellson, restait comment son aimé se sentait, et ce depuis qu’ils se connaissaient, donc depuis toujours.






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Siméon MacFly
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Sam 20 Mai - 19:53

say I do.
Connor Sainclair & Siméon MacFly


Le monde magique connaissait à nouveau des heures ombres. Le cul entre deux chaises : l'espion savait qu'il ne pouvait pas rester les bras croisés alors que Darren était le larbin du psychopathe à la tête des Mangemorts. Il en était hors de questions. Mais ses pieds et ses mains étaient liés : Arthur était prisonnier des mages noirs à Poudlard. Les hiboux qui allaient et venaient -trop rarement à son goût- n'était pas pour le rassurer. Siméon avait appris depuis longtemps à son fils à parler d'une façon codé. Ses lettres ne sont que des messages d'alerte. Il n'était pas le père parfait mais il assumait pleinement sa paternité et aimait par-dessus tout son fils. Alors il se faisait un sang d'encre bien qu'il n'en dise rien à Connor. Le mariage était sans cesse repoussé, ce n'était pas le moment et ils avaient d'autres chats à fouetter. Surtout l'archéomage qui semblait prendre beaucoup de risques pour mettre en sécurité des objets magiques. Pour ne pas qu'ils tombent aux mains des mangemorts et mettent un peu plus les sorciers à la merci de Voldemort. Siméon avait découvert que son aimé avait mis à jour l'artefact qui semblait contrôler d'une façon malsaine les cavaliers. Lui en voulait-il ? Absolument pas. Connor était un homme de science, croire qu'il avait sciemment découvert cet objet pour l'utiliser contre ses compères serait fou et faux. La contrebande qu'il fait en est la preuve. Le métamorphe s'était créé une énième personnalité juste pour lui. Pour le surveiller et le protéger. Prenant l'apparence d'une femme aux formes généreuses : il en ressortait toujours drainé et épuisé mais pour rien au monde il arrêterait cette surveillance. Siméon avait perdu Arthur : il ne pouvait pas perdre Connor. Il deviendrait fou sans lui. Plus qu'il ne l'est tout du moins.

En rentrant chez lui, le silence l'accueillait. Siméon resta quelques instants dans le hall d'entrée à savourer cette atmosphère qui était devenu sienne avec les années. Il n'y avait presque plus de traces de l'austérité imposée par ses parents. Il avait fait de ce manoir une vraie demeure familiale. Encore plus depuis que Connor et lui étaient promis. Il voulait qu'ici ils puissent construire quelque chose de fort. Ce manoir devait être le leur. Leur nid douillet. Siméon avait eu le projet insensé de restaurer le manoir Sainclair, en cadeau de mariage. Il pourrait l'ensorceler pour que seuls eux y aient accès. Avec un peu de recherche il pourrait même faire un passage pour lier les deux demeures. Ce genre de projets le calmait pour dire vrai. Cela lui rappelait que s'il le voulait il pouvait avoir une vie normale. L'espion n'avait jamais espéré un jour avoir cette chance, mais il ne fallait jamais dire jamais n'est-ce pas ? Connor lui donnait envie de ranger les armes et de se concentrer à sa famille, à son fiancé et à ses quelques amis. Pourtant, le contexte actuel n'était pas propice à cette vie qui aspirait à la paix. Alors travailler et penser à autre chose que la guerre lui permettait de voir plus clair dans la situation actuelle. L'Anarchisme devait rester fort même en l'absence de Darren et l'espion avait fait comprendre à tous que les proches du chef allaient diriger ensemble le mouvement. Dès lors, entre toutes ces occupations : il ne voyait que rarement son homme. Mais ce soir il avait décidé de bien faire les choses.

Sa veste accrochée aux croches à l'entrée, il essuie ses pieds et s'avance d'un pas décidé vers la cuisine où il entreprit de cuisiner le repas. Le monde pouvait s'arrêter de tourner à tous moment, mais il ne fallait pas oublier de vivre. En attendant que le bœuf bourguignon soit prêt : il monta dans son bureau pour se pencher sur des plans visant à sauver les Anarchistes. Siméon ne laisserait pas l'Inquisition prendre part aux décisions. Il en était hors de question : il ne faisait pas confiance aux hommes de Margot. D'autant plus lorsqu'il avait vu que d'anciens mangemorts faisaient partis de ses rangs. Certes, sa famille avait juré sur l'honneur de servir l'Inquisiteur en chef : mais l'espion s'était rapidement éclipsé en profitant de la situation actuelle pour redevenir à cent pour-cent Anarchiste. Quand il entendit la porte s'ouvrir, il releva sa tête : Aliénor ne rentrait pas ce soir. Elle était rentrée dans la résistance et faisait maintenant profil bas en ne donnant que quelques nouvelles à son frère adoré. Siméon replia soigneusement les lettres et aux parchemins pour les cacher avant de se lever et aller rejoindre Connor. Cela ne pouvait être que lui. Ses elfes de maisons se seraient jetés sur un inconnu en braillant.
La bibliothèque ouverte, il se met dans l'encadrement de la porte pour admirer son fiancé qui avait ramené une autre pièce d'Histoire. Cela le fait sourire et il croise ses bras tout en le couvant du regard. A la question de Connor, il se contente d'hocher la tête :

« Pour toi aussi apparemment... » Dit-il d'une voix faussement moralisatrice.

Il se détache du bois pour s'approcher de l'archéomage et glisser sa main dans sa nuque pour l'attirer à lui et l'embrasser tendrement. Son corps se colla au sien et il rompit le contact entre eux non sans embrasser rapidement son front avant de s'éloigner pour faire le tour de la table et admirer l'arme. Il se penche pour l'inspecter.

« Tu m'en dis plus sur cet objet ? » Demande-t-il en relevant ses yeux vers Connor avant d'aller servir deux verres de whiskey. « Tu veux l'accrocher quelque part ? » Il savait la réponse à cette question, mais il voulait faire celui qui ne savait rien des agissements de son aimé. Revenant près de lui, Siméon tends le verre à l'archéomage : « Tu sais que si tu veux, tu peux cacher des objets ici hein ? Le manoir est sécurisé et je peux te montrer des cachettes imprenables. » Siméon était sincère.

L'espion alla s'asseoir dans le fauteuil en cuir avant de croiser ses jambes :

« J'ai reçu un hibou de Poudlard. » Finit-il par dire en perdant son regard dans le liquide ambré. « Arthur va bien, il résiste et a décidé de se battre. Je lui ai répondu naturellement de faire attention mais ça doit être dans ces gênes. » Il sourit à cette idée et le cristal trouve ses lèvres. Siméon boit quelques gorgées : « J'espère que tu n'as rien prévu ce soir. »
AVENGEDINCHAINS
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Connor Sainclair
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Dim 4 Juin - 22:31


I'm more me when I'm with you
I want to be your favorite place to go
when you had a bad day or a good day.



Les remontrances de Siméon, même feintes, n’étaient pas si exagérées que cela, au contraire, et Connor le reconnaissait sans mal. Il n’avait rien d’un guerrier, d’un Auror ou seulement d’un duelliste magique capable de rivaliser avec un Mangemort, ne serait-ce que parce qu’en son âme n’avait pas grandi la rage et la haine de l’ennemi nécessaires pour devenir réellement dangereux une fois sa baguette en main. Les duels obligatoires à Durmstrang n’avaient laissé que peu de doutes quant à ses capacités de combattant : rapide, le sorcier n’avait cependant pas la fibre d’un stratège aussi implacable que carnassier, ce qui limitait autant ses chances de survie lors d’un affrontement que son potentiel en tant qu’agent de terrain. Entre MacFly et lui, l’archéomage avait, de facto, réellement moins de chances de s’en tirer sans peine, si jamais ses petites manigances, qui enfreignaient la nouvelle « loi » tout en déposant sur sa tête les lauriers invisibles de l’héroïsme, devaient un jour être découvertes.

Que voulez-vous, pourtant, on ne se refaisait pas… Et rien au monde, à part Siméon, n’aurait été capable de l’empêcher d’écouter son cœur et de se rebeller, à sa façon, contre tout ce qu’il avait toujours honni, y compris durant son adolescence, où l’on avait tenté avec tellement de force de lui faire accepter les principes de haine et de supériorité du sang qu’affichaient avec morgue les Mangemorts. Pour son pays, pour l’avenir du monde magique, pour la préservation de leur héritage commun et pour sa famille, Sainclair se sentait prêt à devenir le fedayin que nul n’aurait cru trouver en lui, et à faire taire jusqu’au silence le plus absolu cette droiture qui le caractérisait si profondément, et qui lui avait valu le plus grand des trésors, l’amour de Sim. Dans l’adversité, quand le pire frappait pour vous plonger dans le chaos et étouffer le moindre de vos rêves, l’âme humaine se dissolvait volontiers au profit d’une force aussi froide que la pierre, aussi tranchante que la lame de la faucheuse. Connor n’avait peut-être pas l’étoffe d’un guerroyeur d’exception, mais l’on pouvait croire, sans l’ombre d’un doute ou d’une hésitation, que l’espace d’un souffle il saurait faire tout ce qui serait en son pouvoir pour protéger ce qui était cher à son cœur, son fiancé le rendant prêt à tout, absolument tout, même le pire.

Avec un demi-sourire mi-amusé, mi faussement désolé, l’Ecossais haussa une épaule, comme pour assumer que son comportement n’avait rien de raisonnable ; le trait d’esprit commençant à peine à se pré-dessiner dans son esprit, et qu’il aurait pu opposer au « déplaisir » de son amant, ne vit jamais le jour, alors que le mage se trouvait délicieusement bâillonné par les lèvres de MacFly. Par réflexe, ses paumes s’apposèrent contre le torse de l’espion, alors qu’il s’abandonnait comme à chaque fois à Siméon, à sa poigne et à son irrésistible charme. Il n’existait de mot pour décrire avec exactitude à quel point l’historien adorait la tension qui naissait entre eux à chaque contact, la façon qu’avait son fiancé de le clamer comme sien par le geste, même si personne ne se trouvait là pour que le métamorphe ait besoin de le rappeler… À quel point il se sentait en sécurité dans ses bras, riche de sa présence, existant enfin pleinement pour quelqu’un qui en valait la peine. Yeux clos, il reçut en souriant doucement son baiser sur son front, avec le sentiment que pour préserver de pareils moments, avoir à entreprendre mille et une imprudences était un prix à payer plus que raisonnable. Lorsque l’Ecossais rouvrit les paupières ce fut pour couver du regard son fiancé, la première personne à l’avoir fait se sentir entier, et pour qui il aurait décroché les étoiles sans hésiter.

-Il s’agit de l’épée légendaire du général Hishihara, expliqua l’archéomage. Son mythe remonte à la période Edo, et raconte que les plaies qu’elle ouvre ne se referment jamais. Son créateur a mêlé à son acier un ventricule de dragon chinois, préalablement broyé pour en extraire le suc. Le processus, en plus de nécessiter de grandes quantités de ressources de grande valeur, a dû à l’époque prendre plusieurs semaines, compte-tenu du caractère corrosif des extraits de ventricule, mais le forgeron réussit l’impossible, en parvenant à faire coexister le métal et ces composés instables ; l’arme fut offerte au général par son épouse avant que ce dernier ne parte au front, avec le souhait que ce dernier, grâce à cette épée d’exception, lui revienne en vie.

Son regard se perdit dans le vague, alors que les souvenirs remontaient à la surface. Sa voix, quoi que posée, paraissait lointaine, comme lors de tout récit n’ayant que peu de choses à voir avec un joli conte pour enfants, un peu fatiguée aussi peut-être, parce qu’aussi idéale que paraissait une situation, tout pouvait basculer si vite.

-Lorsque nous sommes allés exhumer le sabre, sur Hokkaido, dans la sépulture d’Hishihara, un de mes collègues a voulu l’extraire de son fourreau, et en admirer la lame. Nous avons dû lui amputer le bras un peu en dessous de l’épaule dans les instants qui ont suivi : il s’était entaillé l’index par inadvertance sur le tranchant, et la blessure avait atteint son coude, pour commencer à attaquer le biceps.

Tant qu’il y avait de la chair intacte, la déchirure continuait son horrible progression à une vitesse vertigineuse, jusqu’à ne plus rencontrer de tissu vivant à ouvrir tel Moïse séparant en deux la mer Rouge… Dans la panique, les cris, le sang, il avait fallu agir vite, prendre des décisions en une fraction de seconde, alors qu’une vie se trouvait en jeu : vu l’expression songeuse de Connor, et sa propension connue à garder la tête froide quoi qu’il arrive, l’on devinait sans trop de peine qui avait pris les choses en main, et pratiqué l’opération avec les moyens du bord, lèvres serrées, visage d’une pâleur mortelle mais résolu au-delà de toute expression. Comme quoi, être archéomage ne vous faisait pas que potasser des grimoires plein de poussière, gratter des cailloux ou remuer le sable de déserts absolument vides… Et autant dire que voir cet outil de torture tomber sous la coupe des Mangemorts relevait de l'inacceptable le plus catégorique.

Avec gratitude, Sainclair accepta le verre que lui apporta son fiancé, mettant ainsi fin à cette réminiscence pour le moins déplaisante, dont une bonne lampée repoussa au loin les échos des cris de souffrance de son collègue, et l’impression qu’avait laissé la peur tangible des autres membres de son équipe sur sa peau, pareille à un poisseux goudron. L’idée-même de cacher sa mission à MacFly paraissait illusoire : il le connaissait par cœur, et lui avait d’ailleurs déjà assuré qu’il mentait très mal, ce qui rendait inutile toute tentative de détromper l’espion sur des faits dont il avait parfaitement connaissance. De plus, Connor ne voulait avoir aucun secret pour lui, et la période où il avait ôté sa chevalière ensorcelée pour mieux protéger l’homme de sa vie des éventuelles représailles de Margot n’avait été que la première et dernière fois où son honnêteté n’avait pas été pleinement acquise à Sim –une fois de trop, à l’avis du chercheur.

-Merci pour ta généreuse proposition. Je refuse cependant de vous mettre tous, et toi en premier lieu, en danger à cause de ce que je rapporte avec moi. Même si la maison est protégée par des sortilèges, et pourrait encaisser la magie contenue dans chacun des artefacts pris séparément, leur accumulation risque de multiplier leurs effets, et d’avoir des conséquences dramatiques. Lorsque le muséum a été construit, de puissantes incantations ont été gravées dans ses pierres, des fondations jusqu’au toit, spécifiquement pour contenir une puissance aussi colossale, et aussi agitée. Sans parler du fait que, si d’aventure quiconque de mal intentionné se mettrait en tête de venir je ne sais comment fouiner chez nous, il n’aurait rien à se mettre sous la dent.

Le voir s’installer dans son fauteuil, à la même place depuis des dizaines d’années, lui donna envie tout simplement de s’asseoir en travers du siège, recroquevillé contre lui, visage blotti contre son cou, pour faire passer cette sensation amère d’avoir en permanence besoin de porter une armure autour de soi pour ne pas tout simplement s’écrouler, écrasé par leur présent si désespérant. Etroitement enlacés, comme ces corps de plusieurs millénaires retrouvés dans la glace parfaitement conservés dans une étreinte éternelle, ils n’auraient plus qu’à se replier sur eux-mêmes et la flamme de leur amour, en attendant que le monde cesse d’être aussi fou…

Malheureusement, les choses n’avaient pas le droit de se montrer aussi simples, sans compter que tous deux tenaient des verres, ce qui n’aurait pas été très pratique il fallait l’avouer ; aussi éreintant que cela puisse être Connor se devait de tenir le coup, pour son promis, pour son neveu, pour tous ceux qui luttaient et ceux qui dépendaient de leur combattivité. Il se permit malgré tout de se caler sur un des accoudoirs du fauteuil, un bras passé autour du dossier et dans la main duquel se trouvait son whisky, parce qu’un moment passé avec Siméon méritait d’être savouré autant que possible, tant ils passaient vite, beaucoup trop vite.

-Il a de qui tenir… fit remarquer le Britannique avec un léger sourire de connivence, faisant bien évidemment référence à l’intrépidité du père du jeune homme, qui contribuait de façon indéniable à rendre l’Anarchiste extrèmement séduisant.

Ils avaient toutes les raisons du monde d’être fiers d’Arthur, de même que d’Aliénor, compte-tenu de leur attitude exemplaire en pleine tourmente. Comprenant avec une acuité perçante à quel point Sim s’inquiétait pour son garçon, même s’il n’en montrait rien, il posa avec tendresse sa main libre sur son genou, serrant doucement ce dernier en signe de compassion.

-C’est un jeune homme brillant ; s’il y a bien quelqu’un qui peut s’en sortir à Poudlard en ce moment, c’est bien lui. Tu lui as parfaitement inculqué tout ce qu’il a besoin de savoir. On va le ramener à la maison, je te le promets.

Ah, pourtant, Connor savait qu’il ne fallait jamais faire de promesses que l’on n’était pas certain de réussir à tenir… Pourtant, pour les beaux yeux du changeur de forme, il se serait engagé à l’impossible, non pas pour lui plaire par effet de manche, mais bien parce qu’aucun effort n’était trop beau pour lui rendre la vie plus douce, ou en tout cas supportable, ce qui allait de pair avec son souhait sincère de protéger Arthur.

Si l’atmosphère aurait pu gagner encore en gravité, la question énigmatique de MacFly en écarta pour le moment toute éventualité : intrigué, Connor fronça les sourcils, à la fois amusé et curieux.

-Rien du tout… Mais dis-moi, qu’as-tu donc en tête… ? Un dîner aux chandelles… ?

Une odeur alléchante commençait à leur parvenir, montant depuis la cuisine, ce qui avait motivé la supposition du magicien, loin de soupçonner ce à quoi son cher et tendre songeait.






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Siméon MacFly
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Mar 6 Juin - 23:02

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Connor Sainclair & Siméon MacFly


Il serait mentir d’affirmer que Siméon n’était pas inquiet pour son aimé. Il était terrifié à l’idée de le perdre mais une part de sa personnalité était encore bien trop faible pour l’admettre pleinement. L’espion préférait se contenter de paroles soufflées à demi-mots, de toute façon : il gardait un œil sur lui. Qu’il le veuille ou non même si sa tête était encore mise à prix. Peu lui importait : tant que l’amour de sa vie respirait toujours. Connor était sa priorité, il l’avait toujours été officieusement mais probablement encore plus. Pouvait-il le blâmer de faire ce qui lui semblait juste à ses yeux ? Absolument pas. En était-il fier ? Très certainement. Même si cela mettait ses jours en danger : Siméon était satisfait de voir que son aimé prenait part au conflit à sa façon. Il n’y avait pas de petits gestes en temps de guerre : au moins il essayait d’affaiblir le mal en évitant à ce dernier d’avoir la main mise sur des artefacts puissants pouvant mener à une domination encore plus rapide du monde magique. Siméon sent son cœur se serrer en pensant à cela : Darren était victime d’un de ses objets alors les actions de Connor lui donnait espoir. Qu’un jour ils allaient le libérer de cette emprise, qu’il reviendrait à la tête de l’Anarchisme et donnerait le loisir au métamorphe de retourner dans l’ombre. Avoir les regards sur lui n’était franchement pas ce qu’il aimait le plus. Il exécrait être sous le feu des projecteurs. C’était un homme de l’ombre et non-prêt à endosser les responsabilités comme celles que pouvaient avoir Oswald.
Siméon chassa ses pensées en attrapant les lèvres de Connor : savourant cet instant comme si cela faisait des années qu’ils ne s’étaient pas vus, touchés. C’était le cas au fond. Il caresse de ses lèvres le front de son promis et s’éloigne rapidement en lui posant de nouvelles questions tout en servant un verre de whisky. Il ne faut pas longtemps avant que la langue de Connor se délie pour faire rêver Siméon qui boit chacun de ses paroles alors que son corps épouse le confortable siège. Ses jambes croisées, il porte la boisson à ses lèvres pour la savourer doucement gorgée par gorger. Un sourire tendre persistait à rester sur son visage. Il était subjugué par les connaissances de cet homme qui était un véritable puits de savoir. Siméon qui pourtant aimait penser qu’il savait plus que tout et tout le monde : s’avouait volontiers vaincus face au savoir de son homme. Aucune grimace de dégoût ne chassa cette risette alors que Connor expliquait la plaie. :

« Je savais bien que tu faisais un métier dangereux. » Il fait tourner le liquide ambré dans le verre.

Connor refuse son offre et il comprend parfaitement sa position. Même si Siméon se pensait parfaitement capable de se défendre ou bien de prendre soin du manoir. Il met de l’eau dans son vin cependant et se contente de sourire tendrement. L’espion le regarde s’approcher et passe son bras libre autour de lui pour le serrer tendrement contre lui. Sa tête contre son torse, il écoute son cœur battre.

« J’espère qu’il sera plus en mesure de réfléchir avec sa tête et non avec son cœur ou ses couilles. » Souffle Siméon. « Je ne lui souhaite pas de me ressembler sur tous les plans. Cela ne lui causerait que des soucis. » L’espion ferme les yeux : « Mais je sais que c’est peine perdu : un seul regard dans ses yeux et je me vois. »

Oui, ils allaient le ramener à la maison et Siméon allait prendre soin de tuer tous ceux qui lui ont fait du mal ! Personne ne touchait à sa progéniture. Personne. Il saurait montrer les crocs et être sans merci au moment venu. Homme de l’ombre, il accepterait de se dévoiler juste pour tuer les mangemorts qui ont gravités autour d’Arthur. Changeant de sujet, il laissa derrière eux les soucis. Siméon termina son verre pour le poser au sol et se redresser. Il embrassa tendrement Connor :

« J’ai cuisiné oui, je me suis dit que tu le valais bien. » Il se redresse : « Mais avant ça… » Siméon cherche dans la bibliothèque et sort un livre. « Je ne sais pas quand la guerre va se finir et je n’ai pas envie d’attendre plus longtemps. » Parce que l’avenir était incertain. Il montre le livre et va le poser sur son bureau : « Durant la chasse aux sorcières au XVème siècle, les mages ne pouvaient pas se marier comme tu le sais, alors ils ont trouvé un super fudge. Quelques manuscrits ont été ensorcelés pour faire les cérémonies à l’abri des regards. Ma famille se trouvait être assez influente pour avoir la protection de gardes. Mieux encore, le manoir où on vit aujourd'hui était l'un des endroits les mieux protégés grâce aux sortilèges : ils étaient donc les détenteurs d’un de ces livres. Pas besoin de témoins, ou d'officiel : si les sentiments ne sont pas sincères le livre le sait et les signatures s'effaçeront. » Il prend une plume et ouvre l’encrier : « Chaque mots ajoutés ici, y compris les signatures, sont retranscrites sur le manuscrit officiel du Ministère de la Magie. » Il regarde Connor : « J’aurai dû le donner au musée il y a des années, mais je n’ai jamais voulu m’en séparer. C’est la plus vieille trace que j’ai de mes ancêtres. »

Siméon lui ouvrit et inscrit son nom, prénom, date de naissance ainsi que le lieu où il se trouvait. Il signe rapidement et tend la plume à Connor :

« Si tu veux toujours m'épouser naturellement. »
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Connor Sainclair
Archéomage
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Mer 28 Juin - 18:58


Forever and always
I want you forever, forever and always. Through the good and the bad and the ugly, we'll grow old together, and always remember. Whether happy or sad or whatever, we'll still love each other, forever and always. Forever and always, forever and always.




Malgré son pragmatisme naturel, Connor ne pouvait s'empêcher d'espérer, et plus encore de croire que le temps parviendrait à leur faire oublier à tous la morsure des moments si difficiles qu'ils avaient eu à endurer, tant bien que mal. La peur, la douleur, les regrets, tous ces maux finiraient gommés par la fuite des jours devenus semaines puis années et enfin décennies, pas invisibles mais suffisamment polis par les bons moments qui leur succéderaient pour ne plus couper lorsque leur mémoire viendrait à s’en rappeler ; du moins le souhaitait-il avec espoir. Ce vieil adage, bien souvent décrié, et voulant que le temps parvienne à faire cicatriser plus ou moins bien toutes les blessures, le sorcier avait eu l’occasion d’en douter, pour ensuite être amené à le voir s’appliquer, lentement mais sûrement, à sa propre âme, lorsque celle-ci avait été frappée par la tourmente.

La disparition de ses parents, grands absents devant l’Éternel dont le manque avait marqué toute l’enfance de l’Ecossais, et qui avait fait de lui un orphelin ? Une pierre de son parcours comme une autre, pleinement intégrée à l’homme qu’il était, et qui le constituait, tout simplement, au lieu de l’appesantir à la manière d’une amarre encombrante.

La terrible dispute ayant opposé Sainclair, lors de ses années d’études à Durmstrang, à son frère de coeur, son meilleur ami, sa moitié ? Laissée loin derrière eux, libre de doucement prendre la poussière et de vieillir avec les autres réminiscences de son passé, pour mieux laisser leur histoire déployer pleinement ses ailes. Ils étaient fiancés, et les disputes qui les avaient opposés, les regards acérés et les reproches paraissaient appartenir à une autre vie.

Arthur, dont la conception avait constitué la première et pire infidélité que Siméon lui infligerait ? Un jeune homme formidable, que Connor et son fiancé adoraient sincèrement, et dont l’archéomage ne regrettait nullement la venue au monde. Le jeune Serdaigle aurait pu devenir l’incarnation de cette faute, le rappel constant de ce qu’Adèle avait pu représenter pour l’espion, la quintessence de toutes les errances de celui-ci et de la peine qu’elles avaient causée, comme trop d’enfants nés d’aventures d’un soir ; à l’inverse, il avait intégré leur famille avec facilité, famille de toute manière recomposée depuis toujours de par la présence de Connor, et il ne serait venu à l’idée de personne, à part peut-être quelques cousins proches de l’idéologie mangemorte, de remettre en cause la tendresse que tous éprouvaient pour lui.

Les coups durs plus récents, par la force des choses, n’avaient d’autre choix que de demeurer en sourdine ; quand le temps serait venu, Connor s’autoriserait à repenser à tous ses derniers échecs, le vol de l’Anneau de Salomon et la malédiction des Cavaliers, aux conséquences de décisions prises dans le feu de l’action, alors que quelques secondes seulement lui avaient été allouées pour décider quoi faire. La sensation de n’être que fétu de paille emporté dans la tempête, faible, fragile, sans emprise sur l’enchaînement épileptique des évènements ne devait pas le ralentir, ni amoindrir sa volonté : ç’aurait été perdre de vue ses qualités, son savoir, tous ces points forts pour la Résistance que de l’apitoiement sur lui-même aurait rendus invisibles, et donc inutilisables dans la défense de leur cause. Avec un peu de chance, une fois tirés d’affaire, l’historien se sentirait peut-être un peu moins mortifié par l’idée d’avoir choisi d’épargner son équipe, plutôt que de refuser de livrer aux Mangemorts la relique qui, par la suite, avait permis au plus grand des Mages noirs de faire son retour… Ne plus penser à quelque chose rendait-il à la longue cette chose moins réelle ? Après tout, le déni était une arme si puissante…

Pensivement, Connor haussa l’épaule droite, en réponse au diagnostic plus que sensé de son fiancé quant à la teneur réelle des missions sur le terrain, qui émaillaient sa carrière depuis des années, très régulièrement :

-Pas tant que ça. Il suffit de bien préparer le travail en amont, pour savoir dans quoi je vais mettre les pieds, rassembler autant d’informations que possible avant le départ, et une fois sur place, s’en tenir au protocole sans perdre son calme. Si le plan est suivi, il n’y a pas de raison que ça se passe mal.

Ce qui avait fait virer leur expédition au drame au Japon avait été leur collègue qui, l’espace d’un bref instant, avait voulu sortir à peine des clous en tirant le sabre de son fourreau, alors que rien ne le requérait : s’il s’en était tenu aux consignes -pénétrer dans la sépulture, lever les protections du lieu, trouver l’épée, repartir avec- strictement, il n’aurait pas eu besoin d’attendre un quasi miracle de la part de la médecine magique, et de voir son membre éventuellement repousser sous l’effet douloureux de potions de soin.

Il y avait pourtant de fortes raisons de croire que cette préparation méticuleuse, doublée d’une exécution rigoureuse, n’était pas capable de parer à tous les imprévus possibles et imaginables, une attaque de Mangemorts en tête ; tout comme une mission d’espion, avoir un plan, c’était bien beau, mais l’adversité avait largement tendance à ne pas se montrer aussi coopérative que prévu -ce ne serait pas à l’Anarchiste que nous apprendrions cela.

Il était si agréable de sentir l’estime de MacFly pour lui, alors qu’il narrait ce qui, à ses yeux, n’avait rien de bien extraordinaire, un boulot comme un autre qu’il avait fallu mener à bien dans une longue liste de voyages constituant son quotidien… Malgré tout, Connor n’était pas homme à se rengorger dès qu’il remarquait l’éclat d’intérêt suscité par ses histoires dans le regard de quiconque, même de son promis : il se jugeait simplement professionnel, sans plus, et en tout cas certainement pas plus passionnant qu’un métamorphe devenu tour à tour auror, professeur d’Histoire de la Magie à Poudlard, et enseignant infiltré à Durmstrang. On ne devenait important que par le regard des autres, et sans que cela ne doive, à la longue, devenir vital ; le magicien adorait bien plus la tendresse dans le regard de son amant à son égard que tous les lauriers qu’on aurait pu vouloir poser sur sa tête, et ne voulait vraiment pas que ses récits amènent Sim à se faire un sang d’encre à son sujet.

Le savoir en paix, le coeur tranquille et l’esprit reposé, voilà qui valait plus que toutes les médailles qu’on pourrait jamais lui remettre ; s’il lui avait fallu choisir un endroit où il aspirait le plus à se tenir, toutes les destinations exotiques auraient eu l’air fades à mourir en comparaison de ce bras de fauteuil, où il pouvait tenir contre lui l’amour de sa vie.

Sainclair ne put s’empêcher de pouffer discrètement. Le point auquel il aimait le sorcier dépassait toute commune mesure.

-Et pourtant, je peux t’assurer que c’est loin d’être un défaut, de te ressembler… lui assura-t-il avant de déposer un baiser au sommet de son crâne, parmi ses courtes mèches brunes, laissant au passage son subconscient s’enivrer de son odeur.

On ne pouvait pas dire que l’impulsivité ou les passions du change-forme avaient toujours été faciles à vivre, ou même simplement supportables ; néanmoins, l’archéomage estimait qu’il n’avait vraiment pas à se plaindre : pensez, une fois toute cette folie terminée, ils allaient se marier, et enfin vivre autant que possible leur idylle au grand jour ! Un tel bonheur valait bien une bonne poignée d’années d’errances, de doutes, d’hésitations, de non-dits et de nuits interminables passées à se demander s’il représentait seulement quelque chose pour Siméon…

-Ta lignée est assurée : la relève sera plus qu’à la hauteur, et ton nom perdurera avec autant de noblesse que par le passé. Le pire qui puisse arriver, ce serait qu’Arthur devienne si éblouissant que tu en viennes à ne pas te sentir assez bien pour lui… Et si jamais ça se produit, crois bien que je serai là pour te rappeler à quel point tu es quelqu’un d’exceptionnel.

Et sur l’échelle du « formidable », Sim allait bientôt inscrire un nouveau record. L’Ecossais était touché par le soin que son promis avait apporté à leur concocté un bon dîner, sensible au fait que, dans le monde magique, faire quelque chose avec ses dix doigts plutôt qu’à l’aide de sa baguette, mais il n’imaginait pas une seule seconde que leur mariage, sous une forme inédite, allait se tenir dans les instants qui suivraient.

Ses yeux suivirent le maître des lieux, une fois leurs lèvres à nouveau séparées -comme leurs êtres semblaient aimantés depuis le premier jour ; comme cet effet semblait ne jamais être voué à s'estomper, même après des millénaires-, lorsque celui-ci se leva et partit en direction d’une des imposantes étagères de livres peuplant leur pièce fétiche, et sa mine devint grave lorsque l’Anarchiste lui présenta l’ouvrage centenaire, véritable joyau de la collection de la famille MacFly. Dans le regard bleu ciel du mage, on sentait à quel point l’instant était important, et qu’en même temps, une partie de lui, infime, se désolait des sous-entendus d’une pareille « cérémonie ».

Si Sim proposait qu’ils se marient, ici et maintenant, plutôt que d’atteindre la chute de Voldemort et l’occasion d’organiser une fête plus traditionnelle, c’était parce que le risque que l’un d’eux ne survive pas jusque-là, s’avérait plus fort que ce que croyait Connor -du moins plus qu’il n’acceptait de le reconnaître. Cette idée, terrifiante, lui nouait la gorge d’émotion. Arriver si près du but et avoir à admettre qu’un une fraction de seconde, tout pouvait lui être ôté, aurait été capable de le réduire au dernier degré du désespoir, s’il n’avait forcé son esprit, par instinct de conservation, à ne pas y songer.

-Je suis vraiment honoré, répondit l’ensorceleur après quelques secondes, le temps de retrouver contenance. J’ai conscience de la valeur qu’a ce livre à tes yeux, même si je ne pourrais imaginer à quel point il t’est précieux.

La famille importait plus que tout à un MacFly : c’était une immense marque de confiance que de lui montrer cet ouvrage, de lui en parler, et plus encore de l’inviter à y inscrire son nom, geste qui le ferait entrer plus officiellement encore dans leur clan. Ne pas en avoir fait don au muséum relevait de la logique la plus compréhensible, d’autant plus que Sainclair le connaissait mieux qu’il ne se connaissait lui-même.

Se levant à son tour, il abandonna son verre là où il s’était précédemment tenu assis, trop happé par l’intensité de l’instant pour se soucier de son équilibre à long terme, ainsi juché sur le cuir.

-Je t’aime. Et je veux passer le restant de mes jours avec toi. C’est juste que… J’ai l’impression de te dire adieu, d’une certaine manière, et ça me crève le coeur.

Se marier pour que leur amour ne sombre pas dans l’oubli si jamais la mort frappait à leur porte, s’unir pour que, si le pire survenait, l’on puisse savoir à quel point ils avaient tenu l’un à l’autre… Officialiser leur relation pour qu’aux yeux du monde, ils ne soient plus jamais des étrangers l’un pour l’autre.

Dans ses mots, il y avait toute la résolution du monde, et tant de tendresse que la tristesse, à l’idée d’avoir à devenir veuf possiblement si peu de temps après être devenu un époux.

Ils n’avaient d’autre choix que de s’en remettre au destin. Jusque-là, cahin-caha, ils avaient gardé la tête hors de l’eau, et l’espoir de jours meilleurs devait primer sur la terreur de perdre l’autre, coûte que coûte.

Expirant doucement, Connor laissa ses épaules retomber, avant qu’un doux sourire ne vienne réchauffer ses traits :

-Je n’abandonne pas l’idée de fêter ça dignement, après t’avoir demandé ton consentement en bonne et due forme, et devant témoins. Tu n’échapperas pas à une tranche de gâteau, une coupe de champagne et un discours de mon cru, j’en ai bien peur.

Apporter un peu de dérision lui fit du bien, comme une première inspiration après un long sanglot : intérieurement, plus que jamais, il se faisait le serment d’entreprendre tout ce qui serait nécessaire pour que leur vie à deux, au sortir de ce cauchemar, soit toujours possible.

Ses doigts se refermèrent sur la plume, et lorsque son identité et sa signature s’ajoutèrent sous les lignes fraîchement tracées, l’encre, par sa noirceur, trancha sur le blanc du papier avec une netteté frappante -aussi marquée que celle des mots inscrits par Siméon.

Et voilà. En quelques traits, les voilà unis par les liens sacrés du mariage. Waow. Ça changeait tout, et à la fois rien ; Connor se sentait à la fois heureux, transporté, et plus confiant que jamais.

Avec précaution, au titre de partie d’un être qu’il révérait, le sorcier prit la main de MacFly, celle où il portait sa chevalière ensorcelée, dans la sienne, avant de demander :

-Me permettrais-tu… ?

Certes, ce n’étaient pas des alliances à proprement parler, et ils auraient tout le temps de définir quelles célébrations organiser pour se marier une seconde fois, cependant les anneaux, porteurs du Nexus Conjugum, représentaient le plus beau symbole de leur amour, dans toute sa force et sa constance. La lui ôter, pour la lui passer à nouveau au doigt, n’avait rien de très protocolaire, mais ils n’avaient au fond pas besoin de plus de pompes pour échanger leurs vœux… Et puis la tradition requerrait tout de même l’échange d’alliance -ou assimilé- avant de pouvoir s’embrasser, une perspective encore plus agréable à présent que leurs destinées se trouvaient liées pour toujours.








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Siméon MacFly
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Dim 2 Juil - 23:23

say I do.
Connor Sainclair & Siméon MacFly


« Mais on sait tous les deux que c'est faux. Même un plan bien échafaudé peu échoué pour mille et une raisons. » Siméon était inquiet. Oui. C’était à son tour de montrer son anxiété. « Fais attention d’accord ? » Facile à dire plus qu’à faire. Mal venu de sa part quand on sait qu’il était toujours dans la gueule du loup. « Ne fais confiance à personne d’autre qu’à toi-même. Crois en mon expérience. »

Siméon avait erré pendant des années avant de trouver la perle rare, avant de trouver Connor. Ou plutôt le retrouver. Il y avait quelque chose chez lui qui le rendait fou : qui le faisait passer d’un extrême à un autre sans qu’il ne le contrôle. A ses côtés, il pouvait aimer et détester ; vouloir faire le bien et tuer. Autant de sentiments contradictoires, sans queue ni tête que de questionnements. Ce n’était plus un secret pour personne : le métamorphe était une personne torturée qui avait du mal à gérer ses multiples personnalités. Heureusement il trouvait toujours une paix dans son manoir et encore plus en présence de son fiancé. Il s’était rendu compte bien trop tard que son bonheur se trouvait sous son nez depuis des années. Qu’il aurait pu l’attraper et vivre heureux il y a bien longtemps de cela au lieu d’être entêté. Etait-ce pour cela qu’il souhaitait à tout prix se lier officiellement à l’archéomage ? Comme si cela allait rattraper le temps perdu ? Probablement. Siméon était désolé, écœuré de son comportement dans ses jeunes années envers celui qui lui faisait face et parlait de sa passion. Siméon ne méritait pas Connor, jamais il ne serait à sa hauteur et assez bien pour mais égoïstement et comme beaucoup de choses il voulait le faire sien. Certes, il n’avait aucun droit de désirer une telle chose, mais il le faisait quand même. Siméon avait toujours eut ce qu’il désirait et c’est probablement pour cela que la présence de son ami avait toujours été aussi frustrante. Il était la seule chose qu’il souhaitait vraiment mais qu’il ne pouvait pas posséder. Une chose qui allait changer dès ce soir, il s’en était fait la promesse en quittant la chaleur du lit conjugal ce matin.
Les récits, les aventures de son fiancé suscitaient toujours chez lui une admiration sans borne. S’il n’était pas assez mûr pour le témoigner il y a quelques années de cela : Siméon avait beaucoup pris sur lui-même pour réussir à aujourd’hui à exprimer ses sentiments. Quand votre père vous apprend que cela est presque un crime : on peut comprendre la réticence du métamorphe à s’ouvrir. Mais, comme sur beaucoup de choses, Connor lui avait montré qu’il le pouvait. Qu’il le devait même. En effet, il semblerait que sa relation avec lui ait permis à l’espion de se calmer. L’archéomage lui avait également donné la possibilité d’être un meilleur père, un meilleur modèle aussi. Arthur et lui n’avaient jamais été aussi proche enfin… Avant le nouveau huit-clos. Sauf que cette fois-ci : Siméon ne pouvait pas aller et venir comme bon lui semblait. Un pied à Poudlard et il retournerait entre les griffes des Lestrange ou pire. Il ne pouvait que regarder impuissemment les mangemorts prendre le pouvoir et l’Anarchisme battre de l’aile. Darren était le pilier fondateur et les structures s’effritaient. Siméon était un homme de l’ombre, certainement pas sorcier qui aime être à la lumière. S’il conseillait, aidait le chef à prendre des décisions : ce n’était jamais lui qui les prenait. Il n’était donc pas taillé pour le rôle. Heureusement, les proches d’Oswald ainsi que lui-même ont réussi à faire une sorte de conseil en attendant que les choses redeviennent normales. Si un jour cela est le cas. Siméon appréciait plus que de raison son poulain et tout comme il s’inquiétait pour Arthur : Darren n’échappait pas à la règle.

La remarque de Connor sur son fils le fit sourire puis rire. Il ne voyait vraiment pas pourquoi lui ressembler semblait si fantastique. Pourtant, il pensait avec fierté qu’il était préférable que son fils lui ressemble plutôt qu’à sa génitrice. Attendri par les paroles de son compagnon, il redressa sa tête pour l’embrasser tendrement. Une chose était certaine : Sainclair trouvait encore les mots après toutes ces années pour apaiser son cœur malmené.

L’évocation du dîner n’était qu’une mise en bouche, un moyen comme un autre combler le milieu de la soirée au moment venu. Pour les premières sœurs du crépuscule, Siméon avait d’autre plan. L’incertitude du lendemain l’empêchait de dormir. Il avait longuement réfléchi en regardant les traits endormis de Connor la nuit. Il avait tenté de trouver une autre solution, mais il savait qu’il ne trouverait aucun repos tant qu’ils n’étaient pas mariés. Il voulait épouser la seule personne qu’il avait aimée. Le silence de son aimé en dit long. Avait-il fait un faux pas ? On le connaissait maladroit quand il était question de sentiments et la peur se dessina sur son visage par l’intermédiaire de ses yeux et de ses sourcils. Venait-il de tout gâcher ? Son cœur se serre à cette idée. Les paroles de Connor ne le rassurent pas. Elles semblent être trop polies pour être vraies. Siméon serre les dents par réflexe. Le couperet tombe finalement et le métamorphe souffle longtemps avant de s’approcher de lui.

« Je sais… J’ai tout gâché hein ? » Il s’en veut soudainement. Connor était bien le seul à pouvoir le faire sentir aussi misérable. « Mais ce n’est pas un adieu. On est tous les deux des résistants. Si on n’est pas encore mort : c’est qu’on va encore vivre longtemps. Je le sais. » Ou plutôt il l’espérait. « Je t’aime tellement plus. »

Et il s’était promis de passer chaque instant de sa vie à lui prouver comme en témoignait les multitudes d’attentions à son égard. Il changeait pour l’homme qu’il aimait. Du tout au tout. Quand Connor semble retrouver une risette, Siméon l’accompagne : soudainement soulagé de voir que son promis ne lui en voulait pas. Se marier là maintenant permettrait de ne plus perdre de temps. De mettre un terme à ces divagations et à prouver à l’archéomage que Siméon lui appartenait. Corps et âmes. Maintenant et pour toujours.

« Je n’en attendais pas moins de toi. » Souffle-t-il. « Je me plierais à cette tradition pour toi, je te le promets. » Et l’homme qui se tenait à ses côtés n’était pas connu pour ne pas tenir ses promesses.

Il laissa Connor prendre la chevalière et sourit doucement : hochant simplement sa tête pour lui donner l’autorisation. Il fait de même avec celle de son mari et vient l’embrasser fougueusement : collant rapidement son corps au siens et le pousser contre la table. Ses mains se perdirent dans ses cheveux pour accentuer le baiser et la passion de cet échange. Il s’éloigna pour mieux couvrir de baiser le cou du sorcier. Entre chaque embrassade, il soufflait un je t’aime. Pour que Connor n’oublie pas cet instant. Siméon quitta quelques instants la peau de son mari pour regarder la pendule :

« On a encore le temps. » Il s’éloigne et déboutonne déjà sa chemise. « Tu sais bien que je ne suis pas conventionnel… Je n’ai pas préparé d’entrée. J’espère que tu accepteras que je sois le plat d’ouverture. »

Dit-il avec un sourire malicieux et un regard explicite qui ne laissait aucun doute quant aux pensées qui assaillaient son esprit. Qui plus ait, avec leurs bagues le plaisir était accentué et il tardait toujours à Siméon de recommencer leurs ébats. Toutes ces années passées loin de l’autre avaient créé un manque qui semblait impossible à satisfaire. Le métamorphe en avait déduit que l’addiction devait ressembler à cela avant d’accepter cette terrible et inédite conclusion : il était accro à Connor Sainclair. À celui qui est maintenant aux yeux de la loi : son époux.
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Connor Sainclair
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Jeu 20 Juil - 22:02


I'm tied up to this feeling
You're a song written by the hands of God. Don't get me wrong cause this might sound to you a bit odd, but you own the place where all my thoughts go hiding. And right under your clothes is where I find them. Underneath your clothes, there's an endless story. There's the man I chose, there's my territory and all the things I deserve.





Siméon avait tellement raison, au fond, de se méfier de tout et tout le monde. Il avait fait souffrir nombre de ses proches et amis, en appliquant aussi strictement que possible les injonctions de son père et en coupant tout embryon de lien profond entre lui et qui que ce fût, et malgré quelques ratés de taille -laisser adèle l'approche de trop près, tenir Connor à distance-, combien de drames, de blessures et de chantages avait-il ainsi réussi à éviter, à lui comme à sa famille ? La logique, imparable, n'échappait pas à l'archéomage, et même s'il en avait longtemps payé le prix fort, l'Ecossais comprenait la machine destructrice que pouvait représenter pareille philosophie, surtout inculquée avec tant de rudesse à un jeune enfant, tout au long de ses tendres années, depuis le berceau jusqu'à l'adolescence. Dans une attitude ouverte à autrui au point de pâtir de naïveté, comme dans une muraille dressée autour de son coeur, le plus fondamental se révélait être le discernement, plus que vital pour déterminer qui laisser s'approcher, et qui repousser au loin. Un monde en noir et blanc, manichéen jusqu'au bout des ongles, ce n'était pas forcément une vision qui ne fonctionnait pas, bien qu'étant extrêmement réductrice ; le plus grand risque qu'elle représentait, c'était bien de se fourvoyer, et de prendre une ombre pour un rayon de soleil -ou inversement.

Fidèles à leur attraction souveraine, plongeant ses racines dans leurs dissemblances, l'un se méfiait trop, et l'autre pas assez... Pour tâcher tous deux d'apprendre à sa moitié un entre-deux, un mélange entre une foi raisonnable quoi que solide en l'Humanité et une méfiance exacerbée dégainée à tout instant. Connor aimait tellement l'idée de s'améliorer grâce à Siméon, comme de pouvoir lui permettre de lâcher prise, pour mieux redécouvrir le monde d'un oeil neuf. En retour, lui-même n'aurait pu rêver meilleur professeur pour lui transmettre de quoi s'armer contre les mois -ou pire, les années- de terreur qui les avaient happés.

-Toi, je te fais confiance, fit remarquer Sainclair, dont la bienveillance répondait aux craintes de son fiancé comme un baume voulait apaiser une brûlure. Je me fie à mes amis, à mes collègues, aux gens que j'apprécie sincèrement. Mais surtout à toi.

Et s'il ne devait rester qu'un seul être à qui se vouer contre vents et marées, l'historien n'aurait pas hésité une seule seconde pour le choisir, lui. Il s'abandonnait sans partage ni réflexe de préservation, exactement comme Sim craignait viscéralement de le faire avec son frère adoptif, et ce depuis toujours, parce justement, MacFly était quelqu'un de confiance, quelqu'un sur qui cela valait la peine de se reposer, au-delà de tous les coups durs que le côtoyer demandait d'encaisser. Plus que de séparer le bien du mal, le discernement, doublé de l'instinct et d'une magie bien particulière appelée amour, rendait possible le plus fou : voir derrière la Bête le Prince charmant insoupçonné, sur lequel personne ne s'était encore attardé comme ce dernier le méritait.

Le conseil de Siméon, tout à fait valable à présent que Voldemort régentait le pays, et en règle générale plutôt bon, ne pouvait tout simplement pas être appliqué, en dépit de la bonne volonté de l'archéomage : ce dernier, profondément épris de l'espion, n'aurait imaginé un moyen de coupler défiance et adoration pour son promis. Aussi non miscibles que l'eau et l'huile, elles n'avaient aucune chance de coexister, sans que la moindre once de circonspection eût une chance d'en sortir vainqueur.

-Au contraire, tu n'as rien gâché du tout... lui assura le mage, qui n'eut qu'à à peine tendre les mains pour que le bout de ses doigts viennent caresser l'arrière des avant-bras de Siméon, en signe de réconfort. ... J'aimerais vraiment être en mesure de t'offrir tellement mieux que la peur du lendemain.

Avec autant de conviction et de persévérance que son amant déployait pour lui, Connor avait pour souhait le plus cher de lui donner le meilleur, et ce même lorsqu'il avait peu ou pas de prises sur ce qui aurait pu assombrir ne serait-ce qu'un brin le tableau de leur idylle, qu'il désirait idyllique, sans imperfections. L'amour rendait aveugle, pas forcément aux défauts de l'autre, mais avant tout aux difficultés générées par le monde extérieur : Sainclair ne pouvait balayer d'un revers de main tous les soucis du métamorphe, ni bouleverser le monde afin qu'il comble son amant. Comme il était ironique d'être un être capable de manipuler la sorcellerie, mais ne pouvant effacer d'un coup de baguette magique la moindre chose risquant de voiler de déplaisir le charmant visage de son fiancé...

Un geste aussi minime qu'un anneau passé au doigt de ce dernier, cependant, signifiait beaucoup pour l'archéomage, engagement à nouveau formulé, quoi que d'une manière nouvelle, de se dédier tout entier à l'avènement de leur bonheur. D'un signe de tête empreint de gratitude, il remercia Sim, réjoui de pouvoir un jour travailler à la tenue d'une fête suffisamment confidentielle pour plaire au discret solitaire si peu amateur des foules qu'il épouserait pour la seconde fois consécutive, et en même temps à la hauteur d'une famille aussi prestigieuse que celle du clan MacFly.

Pour l'occasion, l'archéomage ne manquerait pas de noircir quantité de feuilles de parchemin, à la recherche de ce que sa prose pourrait produire de meilleur pour célébrer l'évènement ; pour l'heure, seule l'improvisation le guiderait, pour en fin de compte aller tout simplement à l'essentiel, à ce qui comptait le plus.

Yeux baissés sur les phalanges de l'Anarchiste, Connor se lança, laissant les mots venir d'eux-mêmes, voyant où il voulait arriver sans pour autant savoir quel chemin il allait empreinter :

-Je te promets de t'être fidèle, de te respecter et d'être honnête envers toi.

C'était là le principe le plus basique, l'évidence-même, et si les vœux prononcés classiquement lui échappaient dans leur formulation exacte, ses serments tâtonnants n'en avaient pas moins la même force.

-Je te promets d'être à tes côtés dans les bons moments comme dans les moments difficiles, de te soutenir dans ce que tu entreprendras.

Un peu plus en confiance, Connor releva les yeux pour les plonger dans ceux de son époux -comme c'était grisant, de songer qu'il pouvait désormais penser à lui ainsi-, serein, conscient de mettre des mots sur tout ce qu'il avait toujours rêvé de dire à Siméon.

-Je te promets de tout mettre en oeuvre pour te protéger, pour que tu te sentes en sécurité, libre d'être qui tu veux être à mes côtés. Et de te rendre heureux aussi, bien sûr.

Et quand il disait "tout", c'était absolument tout : un soir, il y avait déjà de cela quelques mois, il avait juré se dire prêt à tuer Margot, et ça n'avait pas été à la légère ; à partir de maintenant et plus que jamais, l'Ecossais ne se connaîtrait plus aucune limite, morale ou éthique, si la sauvegarde de sa moitié se trouvait mise en péril, et ce même face à toute une armée de Mangemorts, seulement armé de ses deux poings serrés.

Sainclair avait la sensation d'avoir fait le tour du sujet, des piliers fondateurs de ce qu'il aspirait à créer pour leur vie à deux, et lorsqu'il repassa à l'annulaire de son mari sa chevalière, il se sentit définitivement complet, comme un puzzle auquel on viendrait d'ajouter la dernière pièce. Naturellement, l'Ecossais abandonna sa propre main droite à celui à qui il avait laissé les pleins pouvoirs sur son âme et son avenir.

La seconde suivante, son coeur rata plusieurs battements lorsque Sim s'empara de lui, le bois de la vénérable table émettant un grincement feutré quand le mage s'appuya contre elle malgré lui, avant que le saisissement ne disparaisse, remplacé par l'ivresse que distillait à chaque fois les lèvres de son compagnon quand ces dernières entraient en contact avec sa peau. Ses murmures, parfait contrepoint de ses impétueux baisers, s'avéraient bien plus aphrodisiaques que le désirable totalitarisme avec lequel l'espion le réclamait comme sien... Déjà, Connor perdait la notion de la réalité, enivré par les assauts exaltés de l'Anarchiste, auquel il répondait lui-même sans pruderie, enlaçant sa taille tout aussi fiévreusement.

Il revint partiellement sur terre lorsque son époux se détacha de lui, délicieusement groggy, puis retrouva son équilibre en soulageant le meuble de son poids inopinément infligé.

Sur le même ton aguicheur, l'archéomage emboîta le pas aux scandaleuses propositions de MacFly, avec une aisance qu'il ne se connaissait pas :

-... Seulement si je suis le dessert.

Etait-ce vraiment lui, le sage, pudique et irréprochable Connor, qui venait de proférer semblables avances ? C'en était presque incroyable, tant cela dénotait avec son attitude en générale, presque issue d'un autre siècle, et que n'aurait pas reniée Jane Austen pour un personnage d'un de ses romans.

L'intéressé ne put que pincer les lèvres, à la fois gêné et catastrophé de son niveau en matière de séduction. À ses yeux, il balbutiait à peine, ici plus graveleux qu’envoûtant, alors que Siméon passait maître dans l'art de charmer n'importe quel être avec un tant soit peu de capacités de perception, Sainclair en tête... Sa gaucherie lui aurait presque donné envie de pouffer de rire, lui qui se montrait si exigent envers lui-même, mais trop euphorique pour réellement paniquer à l'idée de ne pas être à la hauteur.

-Excuse-moi, je n'ai pas encore l'habitude. C'est que ça ressemble sacrément à notre nuit de noces, ce n'est pas rien : je suis censé te donner le plus bel orgasme de toute ta vie, histoire que tu ne regrettes pas d'avoir épousé un type comme moi...

L'historien ne blaguait qu'à moitié, fidèle à la pression qu'il s'infligeait quotidiennement dans nombre de domaines, afin de sans cesse faire son maximum ; il ne craignait plus le jugement de Siméon, qu'il savait désormais avec certitude bienveillant à son égard, sans restrictions.

Une entrée en matière aussi franche ne correspondait pas à son style, pas encore du moins, le temps que ses inhibitions finissent de se dissoudre, quand bien même adorât-il lorsque Sim agissait de la sorte ; plus en finesse, il comptait répondre à l'invitation, comme pour s'immerger dans un pas de deux dont Siméon aurait été le capitaine.

Connor se rapprocha de lui et, commençant à dénouer lentement les boutons de la chemise du changeur de formes, lui glissa tout bas, le bout de son nez caressant son menton :

-... On pourrait voir si j'arrive à enlever tes vêtements avant que tu n'aies ôté les miens...

Quelle merveilleuse conclusion, que de se donner l'un à l'autre pour célébrer leur union là où précisément ils avaient couché ensemble pour la première fois, tel un cercle enfin bouclé, donnant naissance à une ligne droite parfaite, direction l'éternité.

De façon faussement innocente, sa bouche se pressa contre l'arête de sa mâchoire.








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Siméon MacFly
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Dim 30 Juil - 17:41

say I do.
Connor Sainclair & Siméon MacFly


« Mais je ne peux pas toujours être là. » Triste constat. « Et quand je ne le suis pas, je ne supporte pas l’idée qu’il t’arrive quelque chose. »

C’était probablement cela : l’Amour. Avec un grand ‘A’. Siméon était attaché plus que de raison à l’archéomage et il n’avait jamais eu les clés en main pour témoigner de ses sentiments. Alors aujourd’hui, il était bien décidé à rattraper le temps perdu.
La remarque de Connor l’a fait cependant sourire. Il se retient d’exprimer le vrai fond de sa pensée. Préférant laisser à son aimé une sorte de candeur attendrissante que lui n’avait plus depuis des années. A ses yeux, il n’avait aucun ami, juste des ennemis déguisés. Cette philosophie a permis de tout temps à Siméon d’être sur le qui-vive et dans un monde qui tombe dans le chaos : survivre. Chaque moment avec Connor lui rappelait cependant qu’il y avait autre chose que la méfiance et la suspicion d’un danger imminent. Il y avait le bonheur de se donner pour une personne, de vivre des moments exaltants qui permettaient de contre balancer ceux plus difficiles. Connor lui avait appris à vivre et non à survivre. Adèle avait été un passe-temps, un corps pour réchauffer le lit le soir. Rien de plus. Le bonus avait naturellement été la naissance Arthur. Siméon ne regrettait pas son fils, lui aussi lui avait donné la chance de devenir plus humain. D’être tout ce que le père MacFly ne voulait pas pour son aîné. Son futur époux avait été témoin de ces traitements abusifs ; de ces méthodes pourtant habituelles dans la famille MacFly. Forgé à coup de cannes, de fouets et avec des jeun forcés : le métamorphe ne s’était jamais plaint. Car aujourd’hui, s’il est cet homme si accomplis et doué : c’était belle et bien grâce à l’éducation stricte de son père. Son point faible trouvait sa source dans l’amour qu’il portait à son fils, sa sœur, mais surtout et par-dessus tout Connor. Siméon se rendait compte avec une amertume croissante que toutes ces années sans lui à ses côtés n’avaient été que des mois d’errances. Il avait besoin de lui. Il avait toujours eut besoin de lui. Le nier aujourd’hui était un abominable mensonge auquel l’espion ne voulait pas adhérer. Plus maintenant, pas alors. Qu’il avait échappé plusieurs fois à la mort.

« Pourtant que tu sais que je vis avec cette peur depuis que je suis un gosse. » Se demandant sans cesse ce que son père avait encore inventé pour perfectionner son don. « Mais comme il y a des années, tout était supportable parce que tu es là. » Siméon souriait tendrement, couvant du regard cet être adoré. « Tu m’offres bien plus que tu le penses. » Il le rendait d’une certaine façon plus humain.

Siméon, qui n’avait jamais assisté à des mariages mais qui avait lu des tas de romans à l’eau de rose, avait oublié l’échange des vœux. Il se retient de grimacer : quand il était en mission les mots pour charmer, tergiverser et plaire ne manquaient pas. En revanche quand il était question du domaine du privé il lui était plus difficile de trouver des expressions : notamment quand il est question de sentiments. En particulier des siens cela va de soi. Ses autres identités n’avaient généralement aucun mal : parce qu’il avait travaillé soigneusement sur leur personnalité. La moindre erreur et sa couverture tombaient à l’eau. Pour être crédible il fallait embrasser le personnage. Mais la contrepartie de cette faculté était probablement de ne plus avoir de force pour parler de ses propres sentiments.

Ses pensées furent rapidement chassées alors que Connor ouvrait déjà la marche : avait-il compris qu’il allait devoir faire preuve de patience et de compréhension à son égard ? Siméon n’était pas un grand romantique, il n’était que novice en la matière. Il faisait des efforts, de gros, mais ses lacunes étaient perceptibles sans qu’il n’y ait cherché de midi à quatorze heures. Son regard dans le sien, il lui offrit un sourire pour le soutenir silencieusement dans cette étape. Sachant pertinemment que bientôt cela serait son tour. Un acte qui le terrifiait.
Quand son discours fut terminé, Siméon resta sans voix réellement. Il était incapable de répondre, de dire quoique ce soit. Alors, comme dans de nombreuses situations : il se contenta de s’approcher pour physiquement montrer son amour. Homme d’action plus que de paroles oblige. Ses lèvres rencontrent avec passion les siennes comme s’il ne les connaissait pas. Comme si tout ceci était inconnu et qu’avait avidité et curiosité il voulait découvrir Connor. C’était probablement cela d’être accro à quelque chose. Le poussant contre la table légèrement pour ne lui laisser aucune échappatoire, son désir grandissant était palpable. Et quand son époux répondit à ses paroles sur le même ton : il se mit à rire. Il dévergondait de plus en plus le prude archéomage. Il se souvient encore des premiers temps de leur relation.

« Connor… » Souffla-t-il tendrement, encore amusé. « Je ne regretterai jamais de t’avoir épousé. N’as-tu donc pas compris que tu es la meilleure chose qui me soit arrivée ? C’est justement parce que tu me complètes, que tu n’es pas totalement comme moi que je t’aime autant. Tu es tout ce que je ne suis pas, ce que je ne serais jamais et cela me pousse à être un homme meilleur. Je me dois de changer, pour te faire honneur et pour te mériter. Tu es la seule personne qui me donne envie de me damner, qui me rend à la fois fort parce que je suis prêt à tout pour toi ; et faible parce que sans toi je ne pourrais pas tenir. » Le voilà son discours. Ses vœux. « Tu n’as pas idée de quoi je suis capable juste pour te préserver. » Sa main remontait déjà sur son visage pour caresser sa joue : « Comme tu n’as pas idée de l’effet que tu as sur ma misérable personne. »

Le métamorphe frissonna de plaisir alors que Connor commençait déjà à le déshabiller. Révulsant sa tête pour mieux savourer les lèvres de son époux, il arqua un sourcil au défi de son bien-aimé. Il n’en faut pas plus pour enivrer les sens et titiller l’instinct de compétition de Siméon. Pourtant… Il réfrène cette envie d’arracher les vêtements de l’archéomage.

« Tu sais bien que pour tes beaux yeux, perdre ne me dérange pas. Et puis… On a le temps. Pour ne pas dire toute la vie. Tu m'as dit que tu étais libre ce soir non ? »


Au lieu de se précipiter, il glissa ses longs doigts le long du col avant de déboutonner un à un ces derniers : déposant des baisers à chaque parcelle de peau découvert. Siméon passa sa jambe derrière celle de Connor pour le faire basculer au sol : l’accompagnant doucement et s’allongeant déjà sur lui à peine son corps sur le sol. Siméon se faisait violence pour ne pas le prendre sauvagement, il voulait savourer cet instant puisque comme l’homme de lettres l’a évoqué : cela est leur nuit de Noce. Le silence était entre couper par leurs respirations saccadées, il admira Connor une fois sa chemise ouverte en souriant : laissant le loisir à son nouvel époux de rattraper le retard. Son regard, en proie au désir et au bonheur, était une autre preuve de son amour inexplicable pour lui. Les mots ne feraient qu’injurier ses sentiments et Siméon n’avait de toute façon jamais trouvé comment les mettre les uns après les autres pour qu’ils sonnent juste.




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Connor Sainclair
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Lun 7 Aoû - 21:50


À faire crier et supplier nos mains
À faire pâlir tous les Marquis de Sade, à faire rougir les putains de la rade. À faire crier grâce à tous les échos, à fvaire trembler les murs de Jéricho, je vais t'aimer. À faire vieillir, à faire blanchir la nuit. À faire brûler la lumière jusqu'au jour, à la passion et jusqu'à la folie, je vais t'aimer, je vais t'aimer d'amour.





Pendant longtemps, trop longtemps, les deux sorciers, chacun de leur côté, avaient laissé malgré eux et leur amour tant d’appréhensions quant à ce que l’autre attendait, ce dont il avait besoin, ou pire encore, ce qui risquait, par un faux-pas totalement involontaire, de briser le fragile équilibre de leur histoire : Connor avait en tout cas eu, pendant longtemps, la peur chevillée au corps d’effaroucher le bel espion par des démonstrations d’affection trop marquées ou trop excessives pour que son indépendance ne se sente pas mise en danger, alors que tout ce qu’il souhaitait était de lui témoigner tout l’attachement qu’il éprouvait pour lui, et dont l’archéomage ne doutait pas de la profondeur, ni de la pérennité. Comment signifier à Siméon qu’il méritait tout cela, que recevoir ne l’engageait pas à rendre au centuple ce qu’il recevait, seulement à se montrer honnête, et à mettre fin à leur aventure si celle-ci ne représentait qu’une passade pour lui. Comme le sorcier avait été à mille lieues de soupçonner à quel point Siméon, son parfait et presque inatteignable Siméon, se trouvait tout aussi anxieux à l’idée de le voir s’éloigner, lassé par la personne que son père, le poids de son héritage et le style de vie que ses racines l’avaient pour le moins obligé à prendre. La peur faisait faire quantité de choses insensées, des choses terribles sous le coup de l’urgence et d’un instinct rendu aveugle, frappant au hasard, conseillé par une hystérie aussi rampante que grandissante. En un sens, la peur de Connor s’était nourrie de tant de craintes, de fois où il ne s’était pas senti assez bien pour les personnes qu’il désirait tant combler : ses parents, sans cesse en voyage aux quatre coins du monde comme si leur fils n’existait pas, ses tuteurs dont le jeune mage ne parvenait à comprendre la philosophie si rude, son meilleur ami, un modèle qu’il n’arrivait à fuir, et qu’il désespérait de voir s’éloigner, selon lui à cause de sa propension certaine à ne pas être à la hauteur. La spirale infernale avait tourné longtemps, très longtemps, avant que l’historien ne finisse par lâcher prise.

Difficile de dire à quel moment Sainclair avait pris la décision de se jeter à l’eau, sans filet ni garantie de réussite. À partir d’un certain point, trembler sans cesse n’était plus une vie, et certainement pas ce que Connor estimait juste d’infliger à son aimé. Celui-ci méritait mieux, vraisemblablement même mieux que le quotidien pour le moins policé qu’une vie de couple avec un homme aussi peu aventureux que lui se trouvait en mesure de lui dédier ; pourtant, l’Ecossais avait fini par accepter qui il était, avec ses limites mais aussi ses qualités, sans rougir de ses rêves et encore moins de la force de sa tendresse pour le changeur de formes. Ses sentiments s’avéraient-ils trop intenses, trop embarrassants ? Son caractère trop placide et son corps trop sage ? Eh bien tant pis : s’accepter tel qu’il était n’avait pas été aisé, mais le magicien avait percé sa coquille, pour découvrir un nouveau monde, loin de sa chrysalide souffreteuse, et comprendre qu’il n’avait que lui-même à offrir, ni plus, ni moins. Changer sa nature, son tempérament ou ses aspirations ne feraient pas de lui un être meilleur, ou seulement plus aimable par MacFly : son unique espoir résidait dans le fait que les bons côtés de sa compagnie compenseraient suffisamment ses défauts, et lui conférerait la joie de partager le chemin de Sim aussi longtemps que possible. Cette décision, à la fois courageuse, risquée et guidée par l’espérance, n’aurait pu se voir marquée d’une pierre blanche, à la manière des grands évènements de l’Histoire que Sainclair étudiait avec application depuis des années ; à l’image de l’amour pour le métamorphe ayant grandi en son cœur jusqu’à le posséder tout entier, peut-être avait-ce été un lent glissement aboutissant à cette tranquille affirmation, ou bien un déclic trop secret pour que quiconque le remarque, mais il avait bel et bien eu lieu, trop lumineux pour autoriser le moindre retour en arrière, comme en témoignaient la confiance sans cesse arborée envers l’homme de sa vie, ainsi que les vœux qu’il venait de prononcer, serments dont le respect n’entamait nullement sa liberté, mais entérinait son bonheur.

Un jour peut-être parviendrait-il à endormir complètement les craintes de son époux, comme lui-même avait réussi à se dépasser en cessant de se remettre en question, et à l’épauler lors de sa dernière métamorphose, pour devenir enfin la personne dans la peau de laquelle il souhaitait pleinement vivre selon son choix, libéré de toute règle ou volonté extérieure. Cela prendrait encore un peu de temps, tout comme sa propre désinhibition, sous les doigts délicieusement experts de son mari. La patience rendait leurs caresses plus plaisantes encore, car elle exacerbait leurs aspirations à des délices auxquels ils étaient assurés, quoi qu’il arrive, de pouvoir goûter.

Abandonner pour leurs instants à deux, comme on quitterait un long manteau, le sorcier bien sous tout rapport, gendre idéal par excellence et vieux jeu comme pas permis demanderait également un peu d’exercice, et tel le reflet exact de Connor n’abandonnerait pas son âme sœur dans l’apprentissage d’une existence plus paisible, il pressentait que l’Anarchiste l’initierait tout autant hors des sentiers battus à de nouveaux horizons, là, sous les draps et sur leurs peaux, pour mieux sanctifier leur lien autrement que par les mots, aussi sincères et solennels soient-ils. La bienveillance attendrie avec laquelle Siméon accueillait ses premiers pas maladroits d’amant pour le moins débutant se révélait euphorisante, à moins que ce ne fut le mélange enivrant de cette idée avec le fait qu’ils soient à présent des époux et non plus seulement des amants et le magnétisme entre leurs deux êtres qui ne commençât à lui monter à la tête de manière absolument exquise.

-Je t’aime, lui répondit l’archéomage, son sourire et son regard n’exprimant que plus pleinement encore son adoration, toute l’étendue de sa gratitude envers un homme exceptionnel ayant daigné le choisir, lui, parmi les milliards d’autres personnes peuplant cette planète.

Ses blocages ne le rendaient que plus touchant, bien que le père de l’espion eût absolument abhorré de voir son héritier être considéré de la sorte par qui que ce fût, y compris son frère adoptif, que plus parfait, parce qu’il n’existait pas grand-chose de plus admirable que de faire des efforts pour s’améliorer, qu’importent les difficultés, et de responsabilité plus merveilleuse que d’être celui pour qui l’on se donnait tant de peine. Même si Sim ne parvenait jamais vraiment à se départir des cicatrices et des chaînes le raccrochant à son passé, Sainclair ne l’en aimerait que plus, pour le courage qu’il avait accepté de déployer.

Un bref sourire amusé flotta un instant sur ses lèvres, se fondant dans les baisers de MacFly : inutile de répondre à sa dernière question, tant l’évidence s’imposait d’elle-même ; quand bien même l’archéomage eût-il été expressément mandé par le Ministre en personne, ou si Voldemort avait décidé de venir sonner à leur porte pour négocier, il n’aurait pas franchi le seuil de cette bibliothèque, ni même seulement ouvert les yeux, emporté dans le tourbillon de son envie, de leurs désirs entremêlés. Sentir Siméon serré contre lui, déjà si exalté, éclipsait sa conscience au point auquel même la fin du monde n’aurait plus revêtu aucun importance ; la part de son esprit la plus instinctive, celle qu’il avait auparavant tellement honte de voir le diriger dans le secret de leurs chambres, captait la pression de la bouche de MacFly contre sa gorge comme autant d’invitations à envoyer valser la moindre notion de retenue, et à lui demander sans plus attendre de lui faire l’amour. Déboulonner la chemise de l’Anarchiste, avec cette voix entêtante le priant de précipiter les choses, devenait de plus en plus complexe, ses doigts se perdant entre le tissu et le torse de l’espion, peinant à terminer leur ouvrage sans consigne claire venue de sa raison.

Complètement grisé, il n’eut aucun réflexe de défense lorsque son corps bascula en arrière, sous la prise experte du combattant à mains nues qu’était son aimé ; à peine ses muscles eurent-ils l’idée discutable de se crisper, en attente du choc, mais la surprise se dissipa néanmoins bien vite alors que sa réception, grâce à la mollesse du tapis et à la force physique de l’espion ayant freiné sa chute, pour un atterrissage en douceur. Un bref instant, l’amusement brilla dans le regard de l’archéomage : ç’aurait été le moment idéal pour lancer la boutade bien connue voulant qu’il fût trop vieux pour une telle folie, mais il n’en fit rien, parce que la folie n’avait pas d’âge, ni de raison de se voir muselée, et que c’était très bien ainsi.



Durant plusieurs secondes, qui semblèrent s’étirer durant des éternités, l’historien fixa le plafond, voluptueusement groggy, se sentant flotter à la surface d’une onde paisible. Celle-ci, pourtant, n’avait pas vocation à connaître encore la paix, car si son désir s’était pour un temps légèrement apaisé, il aspirait à lui rendre au centuple cette extase aussi inédite qu’intense qu’il lui avait prodiguée si altruistement.

-Viens… lui intima-t-il, glissant le bout de ses doigts sur son menton pour lui faire relever la tête, et par là même l’inviter à remonter à sa hauteur pour profiter de son corps autant qu’il lui plairait, et comme le métamorphomage le souhaiterait.

Ce soir-là, tous deux avaient pleinement droit à l’hédonisme le plus sensuel, et de célébrer dignement aussi bien leurs noces que leur bonheur dans la fougue de leurs corps laissés libres de s’épouser jusqu’à l’aube.








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Siméon MacFly
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Dim 10 Sep - 15:44

say I do.
Connor Sainclair & Siméon MacFly


Cela n’était plus un secret pour personne, encore moins pour l’Archéomage lié maintenant à lui par bien plus que de simples mots. Les changeurs de formes ont été persécutés dans l’Histoire : les obligeant à se terrer dans l’ombre et devenir des espions au service du plus offrants. La famille de Siméon n’avait pas échappé à ce qui est devenu comme une tradition au fil des siècles. Élevé dans l’optique de devenir le meilleur et seulement le meilleur : on pouvait comprendre la réticence de ce dernier à s’attacher. Adèle n’avait été qu’une passade, un passe-temps pour qu’il puisse oublier le véritable amour de sa vie : Connor. Le brasier qui ne s’était jamais éteint ou atténué l’avait tellement de fois fait souffrir que Siméon avait préféré s’en détacher avec vigueur plutôt que de se laisser consumer. Mais le voilà maintenant enchaîné à la personne qui causerait sa perte. A cet homme qui ne pouvait que le rendre encore plus fou qu’il ne l’était.
Car il représentait tout ce dont son père l’a mis en garde. Les bafouillages, la maladresse des mots utilisés : lui qui ne perdait jamais son latin en était la preuve. Sainclair le rendait impotent voir idiot. Il tolérait ces états qui étaient considérés comme de la démence selon lui parce qu’il l’aimait plus que tout.

Le désir prit le pas sur la raison et sur les questionnements de Siméon qui s’aventurait maintenant sur un terrain dont il ne connaissait pas les moindres recoins. Les ébats physiques n’ont toujours été qu’un passe-temps, un moyen de décompresser après des missions difficiles. Pourtant Connor changeait la donne –comme sur beaucoup de sujets- et lui donnait envie de clairement s’adonner pleinement à l’acte. Depuis leurs premières étreintes : il s’était efforcé de mettre de la passion, mais surtout de la douceur dans ses faits et gestes. Lui qui n’avait toujours été qu’une brute épaisse dans la matière : allant même jusqu’à se forcer dans certaines de ses conquêtes sans leur laisser le temps de désirer pleinement la partie intime du métamorphe entre eux ; Siméon prenait son temps. Connor était le seul à pouvoir clamer connaître cette partie de sa personnalité puisqu’elle n’avait été créée que pour plaire à celui qui était maintenant son mari. Les autres n’étaient que des passades, l’archéomage était l’aventure d’une vie. De sa vie.
Mais cela venait également avec des conséquences. Siméon avait de maintes fois résister à l’envier d’épier son meilleur ami de toujours jusqu’au jour où la crainte à pris le pas sur la raison et qu’il mit en péril sa santé mentale pour pouvoir relever un défi : celui de se transformer en femme pour pouvoir être un inconnu aux yeux de tous dont Connor. Siméon avait réussi, il était presque certain que l’homme qui se tenait devant lui n’avait pas idée qu’il le protégeait. Même de loin. Il y avait à nouveau un avis de recherche sur sa tête. Heureusement il n’avait jamais pris la liberté de savourer l’alliance avec l’Inquisition pour sortir de l’ombre. Ce n’était pas sa place. Il œuvrait pour l’Anarchisme et le mouvement de son poulain sous le nez des autorités et de ces enfoirés de Mangemorts. C’est probablement pour cette raison qu’il lui était facile de trouver du temps pour surveiller Connor et ainsi apaiser son esprit toujours en proie à la peur de le perdre. Cela n’était pas concevable de toute façon. Il avait besoin de lui. De plus en plus. Un état de dépendante qui l’énervait autant qu’il l’exaltait.
Accompagnant le corps de son époux au sol, il évita que la chute ne soit trop brutale : hors de questions de lui faire du mal. Connor avait déjà bien trop souffert. Tout pouvait s’arrêter demain alors il était hors de questions de laisser une seconde de plus se mettre entre eux et leur bonheur.



« Je suis heureux. » Souffla-t-il dans le creux de son oreille. Il n’avait que rarement été dans cet état au cours de sa vie. A un tel point que cela devait être dit et marqué d’une pierre blanche. « Tu me rends heureux. » Comme si cela n’était pas assez évident.

Il posa ses mains de chaque côté de son visage pour le regarder. « Je ne te laisserais plus jamais me quitter. » Il sourit en coin et lui vola un baiser : « En attendant, je crois que le repas est prêt. » Il l’embrassa une dernière fois tendrement avant de se lever.

Il remit simplement son pantalon avant de descendre vérifier la cuisson de la viande et servir le plat. Siméon versa le vin dans les verres et s’installa à table alors que son époux venait de rentrer à son tour dans la cuisine. Cela était plus intime que de manger dans l’immense salle à manger dont il ne supportait pas les dimensions. Terrain de jeu d’Arthur : cela lui rappelait aussi que son fils n’était pas avec lui. Que les mangemorts devaient lui faire il ne savait quoi.

« Je pensais qu’après on pourrait aller marcher dans le domaine ? Profiter encore du temps clément qu’en penses-tu ? »

AVENGEDINCHAINS
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