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Envers et contre tout. || Rodolphus

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Bellatrix Lestrange
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Dim 21 Mai - 16:17

in the name of pain and love.
Rodolphus Lestrange & Bellatrix Lestrange


Arpentée l’Europe à la rechercher d’allié, guérir de mes blessures : enlever ce venin qui grandissait dans mon sein et me rendait faible… Voilà ce qui me tenait éloignée de mon foyer, de mon chez-moi : loin des bras de mon époux et de l’homme de ma vie. Le sorcier que j’aime de tout mon cœur. Rodolphus devait savoir que le devoir primait sur le reste Lord Voldemort m’avait envoyé pour rallier les ministères à notre cause et j’avais réussi. L’Allemagne et la Russie nous accompagnerons et c’est dans le calme Sibérien que j’ai pût finir de guérir des blessures causées par l’anarchisme. Je n’ai malheureusement plus vingt ans et mon corps met beaucoup trop de temps à se remettre. Les affres des années faisaient finalement leurs effets et bien que mon esprit restait inchangé : mon organisme s’essoufflait. Je n’étais pas cependant prête à dire au revoir à mon Seigneur, à mon époux. Je me battais pour eux, pour la cause des mangemorts : pour que le sang pur nettoie et purifie ce monde magique. Les mages Sang-de-Bourbe devaient périr. Ils ne méritaient pas leurs baguettes, ni même leurs pouvoirs. Heureusement, les mages noirs prenaient à nouveau de l’ampleur et Londres allait bientôt tomber entre nos mains. Nous pourrons modeler cette société et guider les autres nations vers le chemin de la rédemption. Avec notre Lord adoré nous pourrons laver le sang des sorciers et éradiquer les rats qui empoisonnent notre société. Les exterminer est la seule solution.
En quittant la Russie, le Ministre m’a cordialement offert –dans le secret le plus total - quelques sorciers de sangs impurs. « Pour votre collection Madame Lestrange et avec les compliments de vos alliés. » m’avait-il soufflé en me pendant enchaîné une dizaine de sorciers. Ma joie était immense cela allait de soi. Nous parlions il y a peu avec Rodolphus que nos geôles étaient bien tristes à cause de la médiocrité de la marchandise qu’elles abritaient. Au moins, j’avais de quoi renflouer les sous-sols de notre demeure. « Mes hommages à notre Seigneur. – Je n’y manquerais pas Sergeï. » Avais-je répondu un sourire au coin des lèvres avant de transplaner en tenant fermement mes nouveaux prisonniers.

Dans la cours de notre Manoir, je respirais profondément. Rien n’avait changé. Deux de nos elfes de maisons arrivèrent : je leur lançais la chaîne. « Descendez-les. » Un ordre froid. En voyant le regard désolé du plus jeune, mes yeux se plissèrent : « Quelque chose à dire Vermine ? » L’elfe de maison baissa la tête : « Non… Non Maîtresse, Vermine est votre humble serviteur. –Si tu ne veux pas finir comme ton frère : pendus par les oreilles jusqu’à ce qu’elle se décolle de son corps je te conseille de te tenir à carreau. » Instinctivement, je vis la pauvre créature se tenir les oreilles : « Oui, Maîtresse adorée. » Je sifflais entre mes dents : « Je préfère ça ! En bas ! Maintenant ! » Ils s’exécutèrent tandis que je m’avançais d’un pas presque léger vers les lourdes portes de notre foyer. Elles s’ouvrirent en sentant ma présence : me permettant d’enlever mes gants en cuir.
A l’intérieur, j’étais heureuse de constater que le calme régnait. C’est le plus ancien de nos elfes de Maisons qui m’accueillit : « Bon retour Maîtresse. » Il attrapa doucement mes gants et rattrapa ma cape que je délassais déjà. « Le Maître est dans son étude, il sera ravi de vous voir. – Merci Pendard. » Je ne l’ai pas regardé un seul instant, je me dirigeais déjà vers le grand escalier pour en gravir les marches. Marchant à pas feutré, j’ouvris silencieusement la porte pour ne pas alerter mon aimé. Alors que mon corps se pressait contre son dos : je laissais mes mains glissées sur son torse. Il était si bon de le retrouver. Il m’avait manqué. Indéniablement. Ma joue se colla sur son omoplate et tout en fermant les yeux je chuchotais : « Je suis de retour mon amour. »

J’étais venue le voir de temps à autre, quand la distance entre nos deux corps devenait insoutenable. Mais aujourd’hui j’étais belle et bien à ses côtés, pour de bon. Je ne comptais pas repartir. Le Seigneur m’avait fait appeler à ses côtés.

« Mission accomplie. La Russie et l’Allemagne ont à nouveau juré allégeance à notre Seigneur. L’empereur du Japon est sensible à notre cause et le Ministre Chinois également, ils ne seront pas difficiles à convaincre si notre Lord le désire. » J’étais évidemment fière de mes résultats. « Et je suis guérie. » Voilà de quoi apaiser j’espère l’esprit de mon compagnon. « Le poison que les Anarchistes m’ont injecté, qui me rendait si faible est partit de mon organisme. Mes jours ne sont plus en danger. »
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Rodolphus Lestrange
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Dim 28 Mai - 23:03
Envers et contre toutBellatrix & RodolphusLe temps passait si lentement. L'atmosphère du manoir en était lourde, tellement le silence assommait chacune de ses pièces. Et pas que, cette sensation semblait avoir le même effet sur le maître des lieux qui fuyait la demeure aussi souvent qu'il le pouvait. Avoir une telle propriété et en être l'unique habitant – si on fait l'impasse sur les elfes et les quelques prisonniers sur le point de rendre leur dernier souffle – s'en était déprimant.

La solitude n'était pas faite pour Rodolphus. Cette chienne a pour effet de le plonger dans de bien sombres pensées. Des pensées dont il ne saurait parler devant qui que ce soit. Aucun Mangemort ne saurait le comprendre, ils attendent tous le moindre faux pas de sa part, pour lui voler sa place, et comme il n'a pas d'ami en-dehors des troupes du Seigneur des Ténèbres, inutile de se confier. Il y aurait bien Rabastan, son frère. Celui-ci serait sûrement amène à le comprendre, mais lui révéler de telles pensées, serait le mettre en danger. Jamais, Rodolphus ne se remettrait s'il arrivait quelque chose à son cadet. Pourtant, plus le temps passe et plus les sanctions s'avèrent difficiles contre le couple Lestrange. Pendant combien de temps encore, devront-ils subir les conséquences des conneries de leur descendance, à présent réduite à néant ? Voilà des mois que Rodolphus se trouvait être séparé de son épouse. De longs mois de solitude qui l'assombrissait jour après jour. Lui, un grand mage noir, un Mangemort de première heure et l'un des Lieutenants de ces derniers, faisait les frais de stupides punitions, encore et toujours. Même Greyback avec son mioche caché, n'avait subi aucune sentence contrairement à lui. Où se trouve la logique ? Un simple Mangemort est excusé et le Lieutenant, quant à lui, en fait les frais pendant des lustres ?

Des coups bas, mais qui deviennent de plus en plus dérangeants avec le temps. Parfois, lorsqu'il croisait son chemin, Rodolphus sentait le regard compatissant de son petit frère, sur sa personne. Il en était de même du côté de sa belle-sœur, bien que l'état actuel des choses devait grandement mettre en joie, ce sale con de Lucius.

A quoi bon être un Lieutenant, si c'est pour être encore moins bien traité qu'un simple sous-fifre ? A quoi bon avoir loué toute son existence à un maître qui ne fera jamais le geste de pardonner à l'un de ses plus fidèles disciples ? Parfois, toutes ces interrogations se mélangeaient dans la tête de l'aîné des Lestrange. Et la seule réponse qui lui venait, c'était bien sûr le visage de sa femme. S'il n'était pas question de Bellatrix, sûrement qu'il n'aurait pas été si prompt à autant mettre sa vie en stand-by pour quelqu'un qui ne cesse de le punir pour un truc qui s'est passé il y a vingt ans.

Il s'était retiré dans l'une des nombreuses pièces de son manoir. Lorsqu'il s'isolait de la sorte, personne ne cherchait à l'en sortir, ni même à lui parler, tout simplement. Rodolphus était semblable à l'eau qui dort ou à un volcan d'apparence calme. Il pouvait devenir tout à fait imprévisible, en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Seul le plus vieil elfe de la maison osait franchir la porte, mais seulement pour lui apporter son whisky pur-feu. Une fois le plateau rond, en bois vernis, déposé sur le meuble près de son maître, la créature se sauvait sans même demander son reste. Pourtant, l'homme n'abuse pas de la torture envers ces serviteurs. Étrangement, il est l'un des seuls sorciers de sang-pur à ne pas balancer des châtiments à tout va. Peut-être, sait-il simplement reconnaître qui lui est loyal. C'est là, la seule option.

Debout, au centre de la pièce, il ne s'attendait pas à de la visite et pas de n'importe qui en plus. Elle n'eut qu'à l'entourer de ses bras, pour qu'il la reconnaisse. Un faible sourire glissa sur ses lèvres, cherchant à chasser ses pensées. Sa légilimens de femme lit en lui comme dans un livre ouvert. Elle est si fidèle au Seigneur des Ténèbres, que rien que l'une de ses pensées, pourrait déclencher une scène de ménage. Et après tout ce temps passait loin l'un de l'autre – par la faute de Voldemort soulignons-le encore une fois – Rodolphus n'irait pas tenter le diable, ça va de soi.

Il n'écoutait que d'une oreille distraite les premières paroles de Bellatrix, concernant sa mission accomplie. Une parmi tant d'autres. Le Seigneur des Ténèbres trouvera bien à lui confier un autre truc, dans le seul but de la séparer encore une fois de son époux. Il doit sûrement être conscient, qu'il passera toujours avant Rodolphus aux yeux de Bella, et il en joue.

Mais la noirceur des pensées du Lieutenant s'envola lorsque sa femme parla enfin de sa santé. Sortie d'affaire ? Il avait encore bien du mal à y croire. Ces longs mois d'inquiétude venaient donc de prendre fin ? Il finit par se retourner, faisant face à son épouse, pour la prendre contre lui, déposant un baiser sur le haut de sa tempe.

« Bella, mon amour, tu m'as tellement manqué. »

Il ne comptait pas rebondir sur les premiers propos de la maîtresse des lieux, pour ne pas avoir à parler boulot. Surtout pas maintenant.

« Tu es guérie, tu m'en vois ravi. C'est tout ce que je souhaitais. Il nous faudra fêter cela. »

Il la gardait contre lui, réalisant que l'enfer de la maladie était enfin derrière eux. Mais à quand une autre bricole faisant exploser le sentier déjà bancal qu'ils empruntent ?

« Ne restons plus séparés si longtemps. »

C'était son nouveau souhait, mais il savait que peu importe ce que Bellatrix allait, ou non, lui promettre, le moindre ordre de Voldemort viendrait tout gâcher.
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Bellatrix Lestrange
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Mar 30 Mai - 22:35

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Rodolphus Lestrange & Bellatrix Lestrange


Je savourais avec une joie indescriptible la sensation d’être entière à nouveau. Là, coller contre celui que mon cœur avait choisi : je ne pouvais empêcher mes paupières de se fermer. Respirant doucement l’odeur de sa veste, je sentais dans le creux de ma paume son cœur battre. Cela était peut-être le son le plus doux, avec celui des cris de douleur certes, mais au fond rien ne pouvait rivaliser avec ces battements forts et réguliers. Car ils étaient la preuve que Rodolphus était en vie. Je ne pouvais pas me mentir à moi-même. Plus maintenant. Si dans les jeunes années je me répétais encore et encore que seul l’amour du Lord compte à yeux : j’avouais aujourd’hui que ce n’était plus le cas. C’est bel et bien auprès du mangemort dans mes bras que je voulais terminer ma misérable vie. De tout temps j’avais accepté le pire et le meilleur, surtout l’impardonnable de la part de notre Seigneur. Quand je voyais aujourd’hui comment il nous traitait : je me demande bien souvent si nous avions réellement eu un jour de la valeur à ses yeux. Ces pensées me torturent, me tuent à petit feu et pourtant c’est un mal nécessaire. Contrairement au Lord tout-puissant : jamais Rodolphus ne m’avait déçu et il a tenu son serment. Dans la santé comme dans la maladie.
Et c’est également pour cela que j’étais aux anges de rentrer auprès de mon aimé. J’étais guérie, j’avais repris du poids pour ne plus ressembler à un Inferi. Mes forces étaient entières et prêtes à exercer mes désirs. Le premier étant de sentir mon mari contre moi. Le contact de ses lèvres sur mon crâne apaisa un peu plus mon esprit.

« Cela est réciproque. » Soufflais-je tendrement. Mes bras se croisèrent derrière son dos pour l’enserrer un peu plus. « C’est du passé maintenant, l’avenir est devant nous. Tu ne pensais tout de même pas que tu allais te débarrasser aussi facilement de moi n’est-ce pas ? Ais confiance love, nous ne serons plus éloignés autant l’un de l’autre. Non seulement parce que mon cœur t’appartient, mais également parce qu’aucun autre sorcier possède ton esprit. »

Je m’éloignais légèrement avant de me mettre sur la pointe des pieds pour venir l’embrasser délicatement.

« J’ai une surprise pour toi… » Un sourire malicieux se dessina sur mon visage : « Igor ne nous a pas oublié, il m’a donné de la chair fraîche pour nos geôles. » Nous allions pouvoir inventer de nouvelles tortures, de nouveaux moyens d’arracher des informations à nos prisonniers. « Et ils sont tous sang de bourbe… » Ajoutais-je pour surenchérir la bonne nouvelle.

Mes doigts glissèrent autour du verre d’alcool pour l’attraper et voler quelques gorgées à Rodolphus. L’éthanol brûlait ma gorge mais cela était agréable. Transplaner n’avait jamais été ma tasse de thé mais c’était bien mieux que de prendre les moyens moldus ou autre. Si je devais faire un rapport à mon Seigneur, l’envie de rester un peu plus longtemps avec mon époux semblait être plus fort en cette chaude soirée d’été. M’éloignant de quelques pas légers, j’allais poser le verre sur son bureau avant de m’asseoir dessus.

« Qu’est-ce que j’ai manqué ? » Demandais-je curieuse. « Des têtes sont tombées ? Les rangs ont été nettoyés des infidèles ? Dis-moi que le Seigneur à enlever ce sourire insupportable du visage de Lucius ? Mieux encore : il s’est débarrassé de ces traîtres de Rogue ?! » Je voulais au moins une bonne nouvelle oui. Je ne pouvais pas être parti tout ce temps sans qu’il y est des points positifs. « Le Lord doit se rendre compte que Severus et sa catin ne sont pas fiables. » Je me retiens d’ajouter contrairement à nous. Rodolphus le savait. Pas besoin d’en rajouter une couche.

C’est alors que je sursaute en me souvenant que j’avais une autre surprise pour mon aimé. Cherchant dans ma bourse enchantée accroché à ma ceinture, je sortis une magnifique rose noire avec en son centre une crâne humain réduit pour pouvoir rentrer parfaitement.

« Elle vient des jardins du palais impérial à Saint-Pétersbourg. Je l’ai ensorcelé pour qu’elle ne se fane jamais. » Je n’avais pas besoin de ma baguette pour faire léviter la fleur jusqu’à Rodolphus. Par elle-même : elle alla se glisser dans la poche de son veston. « Je me suis dit que tu aimerais. » Mon époux était bel et bien le seul à recevoir ce genre d’attention.
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Rodolphus Lestrange
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Dim 2 Juil - 20:37
Envers et contre toutBellatrix & RodolphusQu'il était bon de la savoir de retour. Mais en même temps, qu'il était effrayant de la voir de retour. Rodolphus n'avait rien à se reprocher évidemment. Il a toujours été un époux modèle, n'ayant jamais failli à sa mission. Justement, c'est ce qui le fera tomber. Les choses se sont tellement dégradées, que la seule chose qui pourrait atteindre Lestrange, c'est qu'on s'en prenne à sa femme. Et s'il y a bien une personne qui le sache, c'est le Lord. Mais il faisait de son mieux pour ne pas avoir l'air trop soucieux. Bellatrix ne comprendrait pas ses craintes, même si elles s'avèrent fondées à présent.

La réplique de sa femme lui tira un petit ricanement. Se débarrasser d'elle n'est même pas dans ses projets. Plutôt mourir que de perdre son épouse. Il faut bien reconnaître que l'un sans l'autre, ils ne sont rien. Rodolphus le sait, il vit uniquement pour Bellatrix et visiblement, ça devient peu à peu réciproque maintenant. Une très bonne nouvelle, alors que tout semblait se détruire autour du couple si soudé.

« Je préférerais encore mourir plutôt que de me débarrasser de toi. Tu ne t'imagine même pas à quel point, j'étais perdu. J'espère qu'il en était de même de ton côté. »

Un peu d'humour pour détendre l'atmosphère. Au moins, il n'était pas question des Mangemorts, pas même lorsque Bellatrix lui annonça la venue de nouveaux prisonniers. Quelle aubaine, ils commençaient par être à court d'âme à torturer.

Il se retourna, suivant sa femme du regard, jusqu'à ce qu'elle prenne place sur le bureau. A peine le sujet si délicat venait d'être aborder, que le visage de Rodolphus changea d'expression. Il eut trop de mal à retenir ses traits de pratiquement se tordre. Il ne peut pas lui cacher la vérité des choses, ni même lui dire combien il ne comprend plus les ordres donnés. C'est trop difficile à présent. Faisant à son tour, quelques pas dans la pièce, il se tourna pour observer les quelques portraits qui trônaient sur les murs. De la famille pour la plupart. Des Mages Noirs pour tous, bien que pas forcément Mangemorts. Et l'air complètement détaché, le ton de sa voix monotone, Rodolphus allait la renseigner :

« Il n'y a rien eu de tel mon amour. Que des choses incompréhensibles. Que des choix qui me dépassent. Je n'arrive plus à comprendre la trajectoire prise. »

Il se retourna enfin pour la regarder. Sûrement allait-elle le prendre pour fou ou s'imaginer que quelqu'un avait pris sa forme et qu'il ne s'agissait pas de son cher et tendre, mais quoi qu'il en soit, Rodolphus devait admettre qu'il n'y comprenait plus rien. Peut-être était-ce seulement le poids des années qui commençait sérieusement à peser.

« Il s'est passé quelque chose que je ne saurai expliquer. Crois-moi, un truc cloche. »

Il amorçait son explication, même s'il savait que son épouse n'allait pas vraiment comprendre non plus. Peut-être qu'elle ne le croirait même pas.

« Voilà quelques temps qu'un meurtre a eu lieu à Poudlard. Un gosse qui a tué un Mangemort. Un type dont le nom m'échappe complètement, tellement il était insignifiant. Tout aussi insignifiant que pouvait l'être Sevastian. Le gamin, c'est celui de Greyback. Pourtant, le maître a réclamé vengeance. Un élève qui tue, c'est justement ce que recherche les Mangemorts, alors pourquoi punir quand enfin ça se produit ? »

Justement, Rodolphus trouvait que le gosse en question avait quand même des couilles pour avoir osé lancer ce sort. C'est un môme qu'il faut absolument dans les rangs, pour assurer la nouvelle génération de Mangemorts. Hors, avec ce qu'il s'est passé, c'est un gamin qui ne risque pas de se tourner vers eux à présent. Ils viennent de perdre un élément qui aurait pu devenir important. Tout comme, ils viennent de perdre la loyauté totale de Fenrir ou une bonne partie. 'Fin, ce qui serait compréhensible.

« J'ai un peu de mal à comprendre ce choix, mais au moins, nous ne sommes pas les seuls à être ainsi traité. »

Encore que eux, leurs gosses n'étaient pas des références, ni même des fiertés. Mais il faut croire que plus ça va et moins le Lord n'a de patience. Ce qui peut devenir problématique pour tous les Mangemorts.
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Bellatrix Lestrange
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Sam 8 Juil - 23:12

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Mon regard couvrait la silhouette de mon époux. Chaque fois que nous étions loin de l’un et de de l’autre je ressentais ce vide en moi. Un ressentiment qui se faisait un peu plus fort au fil des années. Au début de notre mariage, le manque était moindre pour ne pas dire supportable. Je ne vivais et ne respirais que pour servir notre Seigneur. En vieillissant cependant je me rendais compte que je n’avais besoin que de Rodolphus pour être heureuse. Nous nous sommes probablement rapprochées lors de ma convalescence. La méprisanse de notre maître à notre égard avait, elle aussi, favoriser le renforcement de notre union. Dire que je suis déçue de la part de notre Seigneurie est une abomination et pourtant une réalité. Un peu comme les sangs de bourbes dans notre monde. Nous n’avions rien fait de mal pour être à ce point remercié au rang de sous-fifres. Pas après toutes ces années de bons et loyaux services. Remettre notre allégeance et notre volonté à le servir de la sorte m’avait profondément déçue et blessée. Si mon cœur se déchirait à l’idée de penser une telle chose : je ne pouvais plus mentir. Quelque chose s’était brisée et le craquellement de ma dévotion pourrait bien causer une césure. J’espérais maintenant que mon Dieu soit ravi de ma mission en Russie. Je ne pourrais pas survivre à une nouvelle déception.

“De plus en plus.’’ Souffle-t-elle tendrement. Un ton réservé pour son époux et seulement lui. “Je ne compte plus partir de sitôt. Je te le promets.” Étant une femme de parole, ma promesse était d’or.

Ne revenant jamais les mains vides, j’avais le plus naturellement du monde accepter les sangs de bourbes offerts par le Ministre qui avait compris comment faire régner la loi et remettre à leurs places ces rats. Une méthode que j’admirais et dont je ferais à part à notre Maître tout-puissant. M'éloignant légèrement de lui, je pris place sur son étude. Je m’attendais à de meilleures nouvelles. Ou moins des sens qui rendraient heureux mon aimé. Il n’en fut rien. Je le regardais lorgner ses yeux sur les tableaux vivants de nos deux familles réunies. Mes yeux se posèrent sur l’air intransigeant et froid de mon père. Aucun doute sur notre lien de parenté cela était une chose certaine. Ma contemplation s'arrêta au moment où Rodolphus m'informe de ses tourments. Des années de mariage avaient favorisé la compréhension entre nous sans que des mots soient nécessaires. Quand il annonce ne pas comprendre les choix, mes yeux se plissent. De quoi voulait-il parler ? Doutait-il de notre Seigneur tout-puissant ? Cette idée m’arrachait des frissons de dégoûts et d’effrois. Non. Nous étions serviteurs du mal et Voldemort était notre Seigneur. Il ne pouvait pas en être autrement. Nous devions faire confiance à notre leader.

“Qu’est-ce qui se passe?” Demandais-je finalement à bout de souffle remarquant alors que j'avais arrêté de respirer.

La suite n’est pas pour me rassurer. Je ne comprends tout simplement pas. Mes ongles grattaient maintenant le bois du bureau nerveusement. Mon cœur avait de lui hurler de parler, mais ma raison le tenait au silence. Rodolphus était l’amour de ma vie. Pas un larbin ou un vulgaire Mangemort. Finalement, mon époux se mit à parler : me permettant de respirer à nouveau. Je tombais de haut en apprenant ce que j’avais manqué. Un meurtre. Rien que ça. Par un jeune qui plus est. Alors je me mis à sourire. L’avenir était prometteur. La suite cependant me dit reprendre mon air grave. Je déchantais au fur et à mesure que mon époux parlait. Gardant le silence, je tentais de comprendre le choix de notre Seigneur. Il devait avoir une bonne raison. Ses actes n’étaient jamais irréfléchis. Jamais.
Je laissais Rodolphus reprendre la parole, me contentant de garder mes pensées pour moi. Pour l’instant. Je les confirai à ma moitié une fois qu'elles seront claires. Croisant ses bras, j’abandonnais la destruction de la table.

“La réponse de ce jugement est dans l’histoire. Greyback a eut un fils sans le dire au Seigneur. Comme les rejetons que nous avons créés.” Je me levais finalement pour glisser mes mains sur son torse. “De plus, il n’a jamais ordonné la mort de cet élève je suppose. Tu sais comment est notre maître quand les choses lui échappent. Il a donc fait une pierre, deux coups. Punir Fenrir d’avoir procréé sans son autorisation ou être au courant et montrer qu’on ne tuait pas sans son consentement.” Trouver une justification ne voulait pas dire que j'approuvais. “Non. Je trouve ça juste, même si j’apprécie Fenrir, nous payons encore le malheur d’avoir créé des sangs purs.”

Doucement, je déposais un baiser sur ses lèvres. Avec une tendresse connue seulement de compagnon, je caressais sa joue.

“Des jours meilleurs viendront. L’Inquisition tombé, le Lord sera peut-être plus Clement et satisfait.” Un sourire des plus normal se dessina sur mon visage. “Et si nous continuons de ne pas être dans ses faveurs malgré nos années de service : nous pouvons disparaître.” Vivre ensemble autre part. Sur une île ou autre. Je ne me voyais pas rester près de notre dieu si je ne peux pas recevoir sa lumière salvatrice et apprécier son aura divine. “Tant que l’on reste ensemble, nous survivrons.” Des paroles que je n’aurais jamais pensées il y a dix ans de cela. Mais force était de constater que Rodolphus était le seul être en dehors de Voldemort à avoir mon intérêt. “Je t’aime.” Soufflais-je finalement avec tout mon amour envers sa personne.
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