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We are not family. || Fenrir

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Astrid Greyback
Ancien garde du corps de Margot Woosley
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Jeu 1 Juin - 18:32
we are not family.
Fenrir Greyback & Astrid Greyback


La sorcière regardait des cartes, elle griffonnait des notes par-ci, par-là. Astrid passa la plume sous son nez, elle devait continuer de recruter et elle comptait bien s’adresse aux jeunes de Poudlard. Elle avait entendu parler qu’ils étaient sous le joug de Fenrir. Cela était tout bonnement impossible pour elle. Il était hors de questions que cette pourriture puisse continuer de modeler des loups-garous à son image. Ils n’étaient pas des armes. Ils n’étaient pas des tueurs. Ils étaient des sorciers, ni plus, ni moins. L’idée même que son père évolue près de cet homme la dégoûte plus qu’elle ne peut l’exprimer. Non pas qu’elle ait de toute façon quelqu’un a qui se confier. Astrid était secrète, sur beaucoup de sujets mais encore plus sur son passé qu’elle estimait lui appartenir. Fenrir avait déjà changé le cours de sa vie, il est hors de questions qu’une autre personne ne souille son avenir. Elle voulait être maîtresse de son futur et cela commençait par se battre. Encore et encore. Contre tout ce qui se dressait sur son chemin.

« Astrid, tu devrais jeter un coup d’oeil dehors. »
L’Alpha se lève et sort. Elle prend les jumelles que lui tendait son bras droit pour regarder dedans. Il y avait du mouvement sur la colline. Elle ne dit rien, mais il semble lire dans ses pensées. « Je ne sais pas combien ils sont, mais… S’ils sont si près c’est qu’ils sont comme nous n’est-ce pas ? » Le leader souffle longuement. « Je ne sais pas. Mais on ne peut pas se permettre de prendre le risque. » Ce n’était peut-être rien, mais elle ne laissait jamais la place au hasard. Pas avec son clan. Alors, elle rentre pour prendre ses armes pour s’équiper. « Tout le monde à prit la potion n’est-ce pas ? –Oui, nous sommes prêts pour la nouvelle lune. – N’alerte pas tout le monde, mais tenez-vous prêt à défendre le camp au cas où. » Astrid part rapidement pour vérifier de ses propres yeux si ce qu’ils avaient vu était une menace ou bien les Highlands qui jouent de leurs mystères. Seul un fou oserait s’approcher d’eux.

Se glissant entre la verdure et se mouvant tel un serpent dans les fourrées, elle devait tenter de prendre le ou les individus par derrière. Cela était la seule solution. Plus elle avançait vers sa destination, plus son cœur battait à tout rompt dans sa poitrine. Elle n’avait pas peur. Elle savait qu’elle pouvait se défendre. Ce que craignait Astrid était plus terrifiant qu’un simple sorcier. Hantée par le souvenir de cette terrible nuit où elle a rencontré pour la première et dernière fois son oncle : elle rêvait presque quotidiennement qu’il venait finir son travail et dans ces cauchemars son père regardait la scène en applaudissant avant de proposer un verre à son frère. Astrid avait mis du temps à accepter cette vérité et quand elle se réveillait : une part d’elle prenait toujours la défense de son père. Mais les années passant : elle a compris que si un tel scénario devait arriver, il est probable que son géniteur ne lève pas le petit doigt pour lui venir en aide. C’est pour cela qu’elle ne comptait sur personne car s’appuyer sur d’autres personnes revenaient à se lancer un sortilège impardonnable. La pleine lune approchait à nouveau, les plus jeunes étaient tendus : elle y comprit. Des esclandres éclataient bien souvent mais tout rentrait dans l’ordre rapidement. Car ils avaient un code. Vivre dans cette communauté s’était accepté les lois. Tout avait un prix. La liberté offerte Margot et l’Inquisition aux loups-garous n’était pas cher payé. Ils devaient juste se traiter comme des égales.

Astrid vit finalement sa cible et il ne fallut que quelques secondes pour reconnaître la silhouette accroupie à épier le campement. Son sang ne fit qu’un tour et avec discrétion elle sortit ses épées. Marchant à pas de loup, elle arriva derrière Fenrir, croisa ses épées en X : prête à le refermer pour le décapiter s’il bougeait. Il ne fallait pas qu'il se méprenne : elle l'exécuterait là maintenant tout de suite.

« Perdu eh ? » Son accent écossais était fort, elle n’avait jamais perdu la langue de ses ancêtres. « On vient voir la famille ? Je ne te connaissais pas si romantique mon oncle. » Ironise-t-elle. « Je ne suis pas mon géniteur, je ne suis pas faible je n'hésiterais pas à arracher la tête de ce corps. » Sa voix était sans appelle. Son ton froid ne laissait pas de place à la négociation.
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Fenrir Greyback
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Ven 9 Juin - 15:17
Astrid & Fenrir
Juillet 2000 ▽ We are not family


Accroupi au milieu des herbes hautes, Fenrir était occupé à observer le campement qui s’étalait au loin en contrebas. Une main glissait sur sa barbe mal taillée d’un geste pensif. Grâce au bouche à oreille et à quelques espions mangemorts, il avait entendu parler d’un potentiel rassemblement de loups-garous quelque part dans les Highlands. Un rassemblement qui n’était même pas volontaire, mais qui répondait visiblement à l’idée qu’aurait eu la pétasse qui servait de leader à l’Inquisition. Elle leur promettait probablement un asile pour vivre tranquilles, alors qu’elle ne faisait que les forcer à vivre reclus de la société. Pitoyable.

Fenrir avait tenu à voir ça de ses propres yeux. Il était venu accompagné de trois autres mangemorts, chargés de faire leur rapport au Lord qui avait pour objectif de détruire le mouvement de l’Inquisition. Peut-être que dénicher ce campement lui permettrait d’avancer ses pions dans la partie d’échecs qu’il était en train de jouer contre le monde. Pour sa part, Fenrir ne voyait pas de quelle manière tous ces loups pourraient leur être utile. Sauf si le Lord émettait le souhait de s’en débarrasser, mais pour ça il faudrait envoyer tous les mangemorts sur place pour combattre et il y aurait forcément de lourdes pertes. Ce n’était pas un campement de dix loups-garous qui s’étalait devant eux, après tout.

Fenrir sentait bien que les trois hommes qui l’accompagnaient n’étaient pas tranquilles. Ils puaient l’anxiété et la peur. Déjà que lui-même inspirait rarement la confiance auprès des mangemorts, mais se retrouver aussi près d’un nombre important de loups-garous… Il y avait probablement de quoi flipper, oui. Mais Fenrir se foutait royalement de leurs états d’âme. Il les planta rapidement sur place pour évoluer seul sur la colline qui surplombait le campement. Il aurait préféré avoir Doyle avec lui, mais quand il était passé chez lui, il ne l’avait pas trouvé. Il aurait aimé avoir l’avis de son ami au sujet de ce qui se passait sous ses yeux. Peu importe l’angle avec lequel il observait ce campement de semblables, il ne voyait qu’une bande de lâches apeurés qui se laissaient chasser par les sorciers. Et ça l’énervait.

Ainsi accroupi, il se laissait aller à quelques pensées tout en continuant d’observer le camp. Il avait compté le nombre de cabanons et noté la présence d’hommes et de femmes qui adoptaient l’attitude de gardiens. Il observait les allées et venues de ces personnes généralement plus armées de machettes et de couteaux que de baguettes magiques. C’était probablement un point commun à tout loup-garou : la magie n’était pas leur point fort. A différents niveaux selon les personnes, probablement.

Il entendit le bois craquer sous les pieds de la personne qui arrivait derrière lui, mais déjà, deux lames vinrent se croiser juste contre sa gorge. Il ne broncha pas, se contentant de baisser les yeux sur les épées et d’hausser un sourcil. Voilà une manière peu conventionnelle d’être mis en joue. Il croisa les mains sur ses genoux, puisqu’il était toujours accroupi, et il écouta la voix féminine, au fort accent écossais, qui s’éleva derrière lui. Il eut un froncement de sourcils. Il n’était absolument pas étonné qu’un loup du camp lui tombe dessus. Le contraire l’aurait déçu et n’aurait fait que lui prouver l’incompétence du clan. Mais ce qui l’étonnait, par contre, c’était les propos que son assaillante venait de lui tenir. Il comprit, mais il mit un moment à y croire.

« La fille de Ragnar ? »

Pendant une seconde, il crut ne pas se souvenir de son prénom. Ça faisait tellement longtemps, après tout. Puis il se souvint que c’était Astrid. Astrid, la fille de son frère, l’enfant qu’il était venu mordre une nuit de pleine lune il y a de ça bien longtemps maintenant. L'énième victime d’une longue liste. Victime du feu de la colère qui le dévorait de l’intérieur depuis ses plus jeunes années.

« Si je m’attendais à ça… »

La situation lui donnait envie de rire, et ça s’entendait dans sa voix. Si on lui avait dit qu’il allait croiser par hasard la fille de Ragnar aujourd’hui… Alors qu’elle avait visiblement disparu depuis tant d’années, pour se cacher ou faire il ne savait quoi avec il ne savait qui. Et elle était là, en train de se terrer encore, en compagnie d’autres loups ? Que faisait-elle ici ? Quel était son rôle ? Il était curieux de voir à quoi elle ressemblait, aussi, parce que l’intonation de sa voix était celle d’une jeune femme extrêmement sûre d’elle. Loin de l’idée de l’enfant apeurée et traumatisée qu’il se faisait à l’époque. En même temps, de l’eau avait coulé sous les ponts.

Nullement inquiété par les lames croisées sous sa gorge, Fenrir entama la conversation avec une curiosité déplacée, comme s’il n’était pas le bourreau de cette gamine et comme s’il n’était pas dans la position de celui qui est mis en joue :

« Qu’est-ce que tu fais ici, dis-moi ? Qu’est-ce que vous faites tous ici ?»



(c) AMIANTE


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Astrid Greyback
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Sam 10 Juin - 21:05
we are not family.
Fenrir Greyback & Astrid Greyback


Il était hors de questions qu’Astrid laisse la peur envahir son esprit et aveuglé ses sens. Elle devait rester maître de la situation. À ses pieds elle n’avait pas un vulgaire sbire de Voldemort, mais Fenrir. Lié par le sang et par la malédiction : cela n’empêchait pas qu’elle détestait cet homme. Comme beaucoup de personnes. Il lui avait été difficile de croire qu’il avait eu un fils, qu’une femme était assez idiote pour aimer un homme comme lui. Un être sanguinaire, sans pitié. Astrid n’avait jamais rencontré ces personnes mais elle n’en ressentait pas le besoin. Il semblerait que l’homme qu’elle tenait en joue inspirait assez de sympathie dans le cœur de certains pour être protégé. Son père n’avait jamais osé lever le petit doigt contre lui. Quand bien même il avait condamné la chair de son sang à une vie d’exil et de souffrance à chaque nouvelle lune. Si Astrid était aussi vil que Fenrir, elle serait resté et aurait fait en sorte de mordre ou de griffer son père. Juste pour qu’il souffre avec elle. Mais cela n’aurait rien changé. Astrid avait depuis longtemps compris que si elle voulait se protéger et se défendre contre Fenrir : elle ne pouvait compter que sur elle-même.

« Finalement, t’es pas aussi con que tu en as l’air. » Siffle-t-elle froidement. « Cela me rassure de savoir que mon père n’a pas procréé un autre enfant qui aurait été à la merci de tes crocs. »

Une accusation ouverte. Après tout, elle n’avait souhaité le ménager, lui faire de cadeaux. Quand bien même elle redoutait cette entrevue : elle l’avait attendu pendant des années. Astrid ne savait pas si elle était prête, mais le meilleur moyen de le savoir était de faire face au grand méchant loup. Celui-là même qui hante ses cauchemars et qui a détruit sa vie. Fenrir avait cette voix presque amusée, oh la sorcière savait qu’il faudrait plus que cela pour l’effrayer. Et en soit cela n’était pas le but. Elle voulait juste lui prouver qu’elle n’était pas aussi faible que Ragnar. Qu’elle le tuerait. Mais pas maintenant, pas tout de suite. Il était bien trop jouissif de l’avoir à ses pieds.
Astrid va pour répondre, mais des éclairs verts illuminent la lisière des bois. Quatre sorciers du camp sortent fièrement en tirant les corps des deux mages. Ils brûlent les cadavres et repartent.

« Dommage pour tes petits camarades. » Elle reporte son attention sur lui. « Je suis l’alpha de la meute qui se tient devant toi. Tu seras ravie de savoir que ceux que tu as mordus se portent à merveille. Je suis persuadée qu’ils seraient heureux de te voir et te rendre la monnaie de ta pièce. » Ce n’était pas l’envie qui lui manquait de le ramener au camp : mais cela les exposerait plus qu’ils ne le sont. « Nous n’avons pas notre place dans le monde des sorciers. Nous sommes mieux ici où notre don ne peut pas être utilisé. Où nous pouvons nous transformer sans risquer de faire du mal à d’autres. »

Naturellement, elle n’avait pas lui avouer que cela était une initiative de l’Inquisition. Que Margot avait toujours voulu les loups-garous de son côté. Ils étaient une minorité puissante, plus que les sorciers ne peuvent l’imaginer. Souvent incompris, aigrit et juger bien trop rapidement : Astrid avait réussi en compagnie de l’Inquisiteur en chef à créer un havre de paix. Quelque chose qu’elle n’était pas prête à jeter en pâture aux mangemorts.

« Mais peut-être veux-tu une visite guidée ? À tes risques et périls : je ne garantis pas ta sécurité si tu descends. » Non, elle ne le protégerait pas. Mais qui sait, les membres de la communauté seraient peut-être trop impressionnés pour tenter quoique ce soit. « De toute façon tu n’as pas vraiment le choix si tu veux ramener quelque chose au psychopathe qui te sert de maître. » Elle enlève ses épées de sous sa gorge et se recule : « Comme un bon et gentil toutou eh ? » Astrid sourit ironiquement. « Parce que c’est pour ça que tu es là. À n’en pas douter par la présence de tes petits camarades maintenant morts. C’est mignon en vrai tu sais : de voir que le grand et puissant Fenrir soit chaperonné par deux autres mangemorts. »

Astrid le défiait ouvertement, ne le respectait pas. Pourquoi le ferait-elle ? Cet homme n’était rien à ses yeux si ce n’est de la vermine à exterminer. Cependant, elle ne le sous-estime pas et se tient déjà prête à riposter, éviter et se défendre dans le cas où son aîné tenterait quelque chose.
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Fenrir Greyback
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Lun 12 Juin - 18:11
Astrid & Fenrir
Juillet 2000 ▽ We are not family


La gamine avait des répliques froides et cinglantes, probablement à l’image de l’acier de ses lames. Fenrir eut un léger sourire en coin, qu’elle ne pouvait pas voir. Elle avait l’air plus que sûre d’elle, ça, pas de doute, mais des failles dans son attitude et dans ses paroles révélaient le fantôme de l’enfant apeurée qu’elle avait été à l’époque. Cela faisait deux fois qu’elle faisait référence à son père d’une façon qui laissait aisément comprendre qu’elle lui en voulait. Elle ruminait probablement une rancœur depuis des années et des années. Attitude typique de la victime qui n’accepte pas sa nouvelle condition. Elle semblait aussi insister sur le fait que elle, toujours en comparaison à Ragnar, était capable de le tuer. Fenrir ne doutait pas de sa motivation même s’il avait conscience de ses propres capacités, qui dépassaient à chaque fois celles de chaque loup qu’il a pu connaître. Il savait qu’il aurait donc de quoi se défendre si jamais la gamine se mettait en tête d’accomplir sa vengeance absolue.

Il tourna légèrement la tête de côté lorsque des silhouettes apparurent. Quatre personnes arrivèrent en traînant les cadavres de deux des mangemorts qui l’accompagnaient. Fenrir les détailla – les loups-garous, pas les mangemorts, eux ils s’en fichaient ils ne faisaient pas partie de ceux qu’il appréciait. D’un coup de baguette magique, les types mirent le feu aux deux cadavres et s’en allèrent. Fenrir ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel. Ҫa puait la signature de Lady Woosley, ça. Pas de doute, ils devaient se sentir redevables envers cette poufiasse et ce mouvement de cinglés, même s’ils ne devaient pas en faire partie pour autant. Du moins plus maintenant, sinon ils ne seraient pas ici.

Astrid lui expliqua qu’elle était l’alpha de la meute. Ça n’étonna pas Fenrir. Ils avaient le même sang, tous les deux, après tout. Les Greyback étaient prédestinés à devenir des alphas et Fenrir avait la prétention de croire que c’était grâce à lui. Après tout, c’est lui qui avait transformé Astrid et Gregory, son fils, avait hérité du gène à sa naissance. L’adolescent deviendrait lui aussi un alpha tôt ou tard : en fait il l’était déjà avec sa petite meute de Poudlard. Donc rien d’étonnant à ça, ni même au fait que dans le campement qui s’étendait en contrebas se trouvaient des sorciers qu’il avait transformé en loup-garou dans sa vie. Il y en avait eu tellement que Fenrir était bien incapable de les compter. Il n’avait aucune anxiété à l’idée de les rencontrer, bien au contraire. Et si ces imbéciles en étaient encore au stade de lui en vouloir pour ce qu’il avait fait, c’est qu’ils étaient tout simplement indignes de leur condition et qu’ils n’étaient pas capables d’estimer leur chance à sa juste valeur.

D’après la gosse, les loups-garous n’avaient pas leur place dans le monde des sorciers. C’était mieux de vivre ici, reclus, loin de tout et loin de toute personne à blesser. Fenrir poussa un soupir exaspéré qui laissait clairement comprendre ce qu’il pensait de cet état d’esprit. Dans ces moments-là, il avait envie de secouer ses congénères pour les réveiller. Ils étaient bien au-dessus des sorciers. C’était à eux de prendre le pouvoir. Ce n’était pas à eux de se terrer, putain.

Les lames finirent par s’éloigner de sa gorge. Fenrir se releva pour pouvoir enfin voir sa nièce. Elle avait un regard droit, dur, et de la peinture noire sur le visage. Elle s’était éloignée de quelques pas, le corps en alerte, prête à intervenir au moindre signe agressif de sa part. Ses épées qu’elle tenait effleuraient presque le sol. Et elle parlait, encore et toujours, pour l’attaquer cette fois sur son statut de fidèle du Lord. Chacun de ses mots était comme un crachat. Oh oui, elle avait de la haine contre lui, ça se voyait. Comme une adolescente rageuse, en fait. Elle ressemblerait presque à Gregory sur ce point. Il eut un sourire quand elle fit remarquer que c’était mignon qu’il soit chaperonné par deux mangemorts. Deux, hein ? Il se mit à ricaner.

« En fait ils étaient trois mais j’imagine que la grande alpha que tu es le savait déjà… Sauf si ton père ne t’a pas appris à compter correctement quand tu étais gosse. »

Vu que visiblement elle avait également de la rancœur pour Ragnar, autant l’accuser de tous les maux hein. Il fit craquer sa nuque et se tourna pour observer le camp en contrebas. Il se fichait bien de tourner le dos à la gosse : si elle avait voulu le tuer tout de suite, elle l’aurait déjà fait. Pensivement, il tira un paquet de clopes moldues de la poche de son jeans, indifférent à la végétation qui les entourait et au potentiel risque d’incendie. Astrid avait proposé une visite guidée, presque comme une menace : à vrai dire il ne dirait pas non. Il n’avait absolument pas peur. Généralement, c’était lui qui faisait peur. En fait, il aimerait comprendre pourquoi ils estimaient tous que c’est à eux de se terrer. N’y en avait-il pas au moins un dans le lot qui avait envie de se battre ? Envie de mieux ?

Fenrir s’alluma une cigarette et se tourna à nouveau vers sa nièce.

« Si tu veux choper le troisième gars, rappelle tes propres chaperons pour qu’ils finissent le travail. Sinon il transplanera, si ce n’est pas déjà fait. Peu importe, en fait : si on est ici, c’est que des rumeurs circulaient déjà à propos de ton camp. En même temps, difficile de rassembler autant de loups-garous au même endroit sans se faire remarquer… Je voulais simplement vérifier. Tu peux tuer ces gars, me tuer moi aussi, mais il n’empêche que tu devras continuer de faire gaffe. Du moins si vous comptez vous cacher éternellement. »

Il était assez blasé à l’idée. Il ne voyait pas trop l’intérêt de rassembler autant de loups-garous pour simplement se cacher dans la nature et vivre dans la peur de se faire chasser un jour. Surtout que selon les rumeurs, cette idée n’était même pas vraiment la leur. Elle l’accusait par rapport à son allégeance Voldemort, mais elle n’avait qu’à se regarder dans un miroir et penser à l’Inquisition.

« Qui a eu l’idée de vous terrer dans un coin ? Toi ou la bouffonne de Woosley qui joue à l’alpha de l’alpha ? »



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Astrid Greyback
Ancien garde du corps de Margot Woosley
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Hier à 0:33
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Fenrir Greyback & Astrid Greyback


Se laisser faire, reculer : courber l’échine ? Il en était tout simplement hors de questions. Astrid avait appris avec les années à bomber le torse, garder la tête haute et surtout froide. Ne pas se laisser aller par la vantardise ou sa fierté. Ses deux plus grandes faiblesses. Elle était encore jeune, des erreurs elle en avait une ribambelle à faire pour apprendre et mûrir. En attendant, elle se contentait d’appliquer les préceptes inculpés. Brave petit soldat de Margot qui lui est fidèle corps et âmes. Une femme qui l’avait modelé à son image mais qui avait échoué à chasser de son esprit les démons de son enfance. Elle avait beau être une jeune enfant quand elle a été contaminée : elle s’en souvient parfaitement. Elle n’a aucun mal à retrouver dans sa mémoire l’état de sa mère et de son père alors qu’elle avait failli s’en prendre à elle. Des réminiscences qui sont devenus un fardeau au fil des âges et qui l’ont poussé à s’éloigner de sa famille, de ses parents qui l’aimaient malgré sa condition. Il serait mentir de dire que cela a été facile de rester aussi loin d’eux. Elle avait à plusieurs reprises voulu reprendre le contact : mais elle ne savait pas comment. Evidemment, plus le temps passait et plus cela devenait impossible. Elle se promettait toujours que dès le lendemain elle prendrait un parchemin et elle enverrait un hibou. Mais elle ne l’a pas encore fait. C’était une nouvelle fois la peur qui la tétanisait.
Astrid connaissait la philosophie de l’homme qu’elle tenait en joue, elle en avait entendu parler par son père et par les survivants de ses crocs acérés. Elle rejoignait ses pensées sur beaucoup de points et au fond le rassemblement que Margot avait fait permettait de donner une nouvelle lueur d’espoir aux enfants de la Lune. Des projets dont Fenrir ne faisait pas partit. Il serait mort avant de voir le résultat de toute façon. Ce nouveau monde n’aurait pas de place pour les monstres comme lui. Expliquer la vraie raison de ce campement serait trahir Margot et ça elle ne le ferait jamais. Les projets pour les Loups Garous qui te tenaient à leurs pieds étaient grands.

L’Alpha finit par s’éloigner pour le laisser se retourner et lui faire place. Elle n’était pas une lâche, elle ne l’aurait pas tué alors qu’il n’est pas en mesure de se défendre. Elle avait un honneur après tout. Astrid n’était pas une lâche. Elle crache, elle attaque férocement pour ne laisser aucune minute de répis. Cela semble amuser Fenrir qui se met à rire. Elle répond d’un sourire en coin personne ne pouvait survivre dans le Highlands sans les connaitre de toute façon. Que cela soit de leurs mains ou bien par la nature : il allait crever.

« Ma foi, c’est probable… En me mordant tu as pris soin de ne pas me laisser le luxe d’avoir une vie de famille normale et de grandir auprès de mes parents. »

Elle le blâmait évidemment. Ce n’était pas sa faute. Elle n’avait pas choisis d’être comme ça, elle n’avait pas choisis de ne pas se contrôler et d’attaquer les personnes qu’elle aime le plus au monde. Pouvait-on réellement la blâmer de s’être éloignée de ses géniteurs alors qu’elle était un danger constant pour eux ? Astrid pensait que cela était plus juste de s’éloigner le temps qu’elle contrôle ce don. Le silence s’installa presque naturellement entre eux, elle le regarde s’allumer une cigarette et commencer à fumer. Il semble perdre son regard sur le campement.

« Serais-tu inquiet de notre future Fenrir ? » Demande-t-elle sans cacher son amusement. « Je suppose que ton précieux Maître est sur nos traces. Détruire l’Inquisition : c’est devenus son but n’est-ce pas ? » Astrid n’était pas née de la dernière pluie. « T’en fais pas pour nous, nous sommes bien protégés. » Fenrir pouvait voir le camp car il était un loup-garou. Rien de plus. L’homme ne tarde pas à revenir à l’attaque et s’était à son tour de montrer son dédain pour le groupuscule qu’elle défendait. « Woosley n’a plus d’influence sur ce camp depuis des mois. Je ne reçois d'ordres de personne : peux-tu en dire autant ? » Elle pouvait lui dire. Ce n’était pas un secret : « Je suis en charge, avec un conseil. » En revanche, elle n’épilogue pas sur ce sujet. « Tu crois sincèrement que Voldemort en a quelque chose à faire des loups-garous ? Je suis certaine que ce n’est qu’une question de temps avant qu’il ne t’asservisse et te mette un joli collier autour du cou. Il n'a aucun intérêt à s'allier avec notre espèce alors que l'on souhaite notre indépendance. » Astrid ne portait pas le Seigneur des Ténèbres dans son cœur. Clairement pas non.

La sorcière fait un pas en arrière, elle regarde son oncle : « Comment va mon père ? » Elle le savait à Poudlard avec lui : « Paraît que vous êtes collègues. »
AVENGEDINCHAINS
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