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Ce soir, "C'est du billard !" ... enfin, peut-être

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Harry J. Potter
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Jeu 1 Juin - 22:50
Ce soir, "C'est du billard !" ... enfin, peut-être !
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« L'amitié multiplie les biens et partage les maux. » Δ Baltasar Gracian Y Morales

L’amitié qui reliait Harry et Ron datait de si loin dans son esprit que le premier ne pouvait plus imaginer un monde où le deuxième n’existait pas. Ils avaient partagés tant de chose. A Poudlard, d’abord. Entre les cours où ils étaient très souvent en binôme, l’équipe Quidditch, les heures de colle avec Rogue, les soirées en salle commune avec Hermione à travailler avec désespoir sur leur dernier devoir de métamorphose, les bêtises … Ils en avaient fais ! Ils avaient de nombreux souvenirs communs. Mais pas seulement au Chateau. Harry avait passé tellement de temps chez les Weasley qu’il pourrait reconnaître le moindre membre de la famille rien qu’au bruit de ses pas. Il pourrait même se guider dans le Terrier les yeux fermés, ou presque. Il connaissait toutes leur petites habitudes, leurs rites, les plats cuisinés par Molly, les blagues d’Arthur. Bref, il s’y sentait parfois comme chez lui.
Et à l’inverse, Ron était accueillit chez les Potter comme son propre frère. Il y avait son lit de camp, dans la chambre d’Harry. Sa place attitrée à table. Lily, son adorable et douce mère, préparait toujours le met favori de Ron quand il venait. Et James avait toujours une anecdote croustillante à lui raconter sur son adolescence à Poudlard mais aussi, et surtout, sur ses parents alors qu’ils étaient encore étudiants. Même Kaysa et Cassandra avaient leurs habitudes avec lui. Il était aussi un membre de la famille quand il venait.

Pourtant, Harry regrettait parfois ce temps où ils étaient inséparables. Ou rien ne les préoccupait plus que la finale de la Coupe de la Ligue, les dernières inventions de Fred et Georges et leur énième confrontation avec les Serpentards. C’était la belle époque. Lorsqu’ils étaient encore insouciant de ce qui les entourait. Quand leur vie n’était pas encore rythmée pour le travail (ou les études avancées d’Auror pour Ron), la menace mangemort et l’Ordre du Phénix. A cette époque bénie, ils arrivaient encore à se voir très souvent. C’était moins vrai, à présent même si Harry gardait toujours du temps pour ses meilleurs amis. Et puis, il y avait l’Ordre, et ils s’y croisaient souvent.
Aussi, avant, ils n’avaient aucun secret l’un pour l’autre. Mais en grandissant, les problématiques deviennent différentes. Plus intimes, plus importantes, plus graves … Harry ne comptait même plus le nombre de choses qu’ils n’avaient pas dites à Ron, à ce jour. Il avait tellement de secret pour ses amis. Et il se doutait pertinemment que Ron en avait aussi. Peut-être était-ce aussi ça : mûrir ? Devenir adulte impliquait-il toujours de se sentir plus seul, de ne parfois compter que sur soit-même, là où nous aurions immédiatement appelés l’autre en premier lieu, auparavant ? Harry ne saurait le dire mais parfois, la situation lui pesait.

C’est pourquoi, en sachant qu’il aurait deux jours de repos consécutifs cette semaine, il avait sauté sur l’occasion. Ils devaient absolument en profiter pour se voir ! Sortir, ensemble. Se retrouver, comme au bon vieux temps. Il était donc passé cherché Ron à la sortie de l’Université et ils étaient aller se manger un bout dans Londres. Puis, ils avaient atterrit au Hush Bar. Harry y était déjà venu à plusieurs reprises. Il aimait l’ambiance : les habitués posés toujours au même endroit, l’éclairage tamisé, le fait que le bar n’accueillait que des Sorciers aussi. Il était plus facile de parler de son quotidien dans un lieu où il ne devait pas cacher sa nature magique. Et puis, il y avait le billard ! Et ce soir, il était à eux !

« Je sens que je vais te mettre une branler ce soir, mon pote. Tu vas rien comprendre ! » fanfaronnait-il, en commençant à installer les boules sur le tapis de jeu.

Il n’était pas réellement un spécialiste de ce jeu. Sa spécialité à lui, c’était le vol sur ballet et ce n’est pas comme-ci ils avaient un billard à la maison quand il était petit. Il avait pourtant eu l’occasion de s’y essayait régulièrement. Au début de l’équipe, il passait beaucoup de temps en soirée avec ses coéquipiers. Ils s’étaient forgés un cohésion, de cette façon. Et Harry avait aussi acquit quelques astuces de billard, au passage. Il avait adoré cette période où il avait beaucoup profité de sa nouvelle liberté de jeune adulte. Il était énormément sortie en soirée, il s’était découvert, il avait apprit à se lacher. C’était malheureusement moins le cas, à présent. On ne peut pas concilier soirées arrosées, sport intensif, vie sociale et lutte contre les forces du mal trop longtemps sans y perdre la santé. Ou l’esprit. Peu importe.
Bref, il aimait bien ce jeu et il ne rechignait jamais à en jouer une partie avec quelqu’un qu’il appréciait ! Ils avaient eu de la chance que la table soit libre lorsqu’ils avaient décidés de s’y mettre. Harry s’apprêtait à ôter le triangle lorsqu’il regarda son meilleur ami, interrogateur :


« On la joue à la moldu, hein ?! 

A son humble avis, ça corsait un peu le truc. On ne pouvait se fier qu’à sa dextérité et à sa concentration. Et puis, c’était plus tranquille. Ça leur permettrait de discuter un peu, au calme, autour d’un verre. Après tout, il était là avant tout pour profiter de son meilleur ami. Ils avaient toujours beaucoup de choses à se dire.
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Ronald Weasley
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Ven 2 Juin - 15:56


Ce soir, "c'est du billard !" ... Enfin, peut-être


Ca fait plusieurs jours que je n'ai pas vu Harry. C'est assez compliqué de se voir, et même de se donner des nouvelles, avec nos emplois du temps respectifs. Je fais souvent les soirées, et j'ai même du mal à aller voir mon propre meilleur ami jouer au Quidditch. Et pourtant, Merlin sait que j'aime le Quidditch ! Du coup, quand j'ai reçu son hibou au déjeuner hier, j'étais comme un enfant qui découche pour la première fois. Un grand sourire sur le visage toute la journée, je l'ai même dit à Maman alors que je lui ai spécifiquement dit que ma vie ne la regardait plus.

Evidemment, elle ne l'a pas bien pris au départ. Mais à force de me regarder, et surtout après une discussion avec Papa où il lui a expliqué l'importance que le lâcher-prise peut avoir dans la vie d'une jeune homme, je pense qu'elle l'a accepté. Je pense aussi qu'elle a eu le temps et l'occasion de réfléchir à nouveau à ces horreurs auxquelles j'ai pu faire face pour aider mes amis, les sauver parfois. A ce que j'ai pu endurer pour que vainque cette idée que nous avons de la vie. Et surtout au fait que non, cette idée n'a pas encore vaincu. Que nous avons encore du chemin à parcourir pour arriver à la paix que nous voulons, que nous aurons encore des batailles, peut-être même une nouvelle guerre comme celle qu'ils ont eux-mêmes vécue. Elle est venue une soir, et a pleuré. Maman. A pleuré. Dans mes bras. Je crois ne jamais avoir été tant bouleversé que ce soir-là. Et nous n'avons pas parlé. Aucune utilité. Nous savons, tous les deux, ce à quoi nous nous exposons. Et c'est en notre âme et conscience que nous le faisons.

J'ai passé la journée à attendre la fin des cours en repensant à Poudlard. Cette époque d'insouciance me manque, parfois. Et quand c'est le cas, je me souviens que ce qu'on a vécu depuis, notre perte d'innocence, ces cicatrices physiques et mentales, la douleur, la peur, la perte, tout cela n'est que pour le bien. Alors c'est facile de parler de bien et de mal, je le sais bien. Mais sérieux, qui peut, décemment, dire que ce contre quoi nous nous battons est le bien ?

J'ai essayé d'en parler, l'autre fois, au repas, et les collègues m'ont pris pour un fou. Evidemment, on n'a pas vécu les mêmes choses, même si beaucoup on été enfermés dans le Huis-Clos, et certains ont vécu la Nuit Rouge aussi. Personne ne sait vraiment comment ça se déroule. Personne n'a été assez proche du Survivant pour dire à quel point c'est compliqué d'être mêlé à ça de près. Harry et moi oui. Neville est peut-être l'un des hommes les plus impliqués dans cette cause que je connaisse. Et son statut de Survivant n'y joue pas réellement, d'après moi. D'ailleurs, nous n'avons jamais eu la prétention de le traiter comme tel.

Tout ça pour dire que revivre une soirée tranquille en compagnie de mon meilleur ami est ce que j'attendais depuis bien longtemps. Ce soir, je n'ai pas envie de parler du monde qui nous entoure. Rien que lui, et moi. Nous, à nouveau. Bien sûr, nous avons grandi, et nos vies ont évolué. Nos mœurs aussi. Il est rare qu'une bière ou un alcool quelconque ne fasse pas partie de la soirée. Un troisième Mousquetaire, comme dirait Hermione.

Après avoir mangé, nous nous dirigeons vers ce bar dont Harry m'a parlé. Certains de mes camarades ont déjà essayé de me tirer là-bas, mais je n'étais jamais disponible. Entre mes frères, ma soeur et mes parents, les anniversaires sont monnaie courante à la maison et vous ne me trouverez jamais à réfuter ma famille pour une bière entre collègues.

Evidemment, mon meilleur ami souhaite que nous jouions au billard ensemble. Je suis assez mauvais, je l'avoue. Même si je n'étais pas un mauvais gardien dans l'équipe de Gryffondor, je suis plutôt nul en précision. Mais je prends la queue qu'il reste entre les doigts, et la frotte contre la craie bleue en souriant.

"Que tu crois, vieux. Celui qui perd paie la dernière."

Je ne peux pas m'empêcher de le défier en sachant que je vais perdre. Voilà pourquoi je ne parie que la dernière tournée, conscient que mes finances ne me permettraient pas de payer la soirée entière. La soirée et la nuit est à nous. Faisant un signe au barman pour qu'il nous mène les premiers verres d'une lignée qui sera sans doute longue, je repose la craie.

"Tes désirs sont des ordres !"

Je lui souris, prend mon verre dans ma main libre, et fais signe de trinquer. A cette soirée, mais aussi pour sceller notre accord. Je trempe les lèvres dans le breuvage, signifiant ainsi que l'honneur est à lui de casser.

"Comment va Cassy ? Elle tient le coup j'espère ... Je devrais prendre le temps de passer voir tes parents aussi."

Les Potter ont toujours été comme une seconde famille pour moi, et les soeurs de Harry, un peu comme les miennes. Pas de bol, elles ont deux grands frère surprotecteurs ... Je sais qu'on devrait les lâcher un peu, mais c'est plus fort que nous, je crois.

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Harry J. Potter
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Lun 5 Juin - 15:22
Ce soir, "C'est du billard !" ... enfin, peut-être !
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« L'amitié multiplie les biens et partage les maux. » Δ Baltasar Gracian Y Morales

Ravi que son meilleur ami accepte, il conclue leur accord en brisant le jeu, un grand sourire aux lèvres. Ça allait être une bonne petite soirée comme il les aimait. Tranquille. Et dans leur monde actuel, ça se faisait assez rare pour l’apprécier à sa juste valeur.

« Prépare ton porte-feuille ! » le nargua-t-il.

Ça n’avait rien à voir avec une question d’argent. De toute façon, la paie de son ami était trop restreinte pour se mettre à payer les consommations de l’autre. Harry lui, n’avait jamais eu ce problème, mais au fond, il n’en avait cure. Ce n’était pas avec l’argent qu’on était heureux. Les Weasley étaient reconnus pour leur pauvreté et ils étaient la plus heureuse et la plus soudée des familles qu’il ait eu l’occasion de rencontrer.
Ron engagea ensuite la conversation sur les Potter, justement. Harry lui était toujours reconnaissant de s’inquiéter de ses proches. Quelque part, c’était bien la preuve de leur amitié si profonde. Ron prenait à cœur les intérêts des deux cadettes d’Harry avec autant de ferveur que lui. C’est précisément la raison pour laquelle il lui confierait sa famille, sans aucun doute, si il devait lui arriver malheur.


« Cassy va bien … Physiquement, je dirais » répondit-il, fronçant inconsciemment les sourcils, signe de sa préoccupation, il tira avant de poursuivre, « Mais psychologiquement, c’est autre chose. Elle a plus de mal que nous, à gérer tout ça. Et puis, ce qu'il s'est passé avec Alex n’a pas aidé », il entendait par là l’épisode où il l’avait torturé sur les ordre des mangemorts ce dont Ron était au courant puisque par la suite, son cousin avait deserté les rangs de l'Ordre les obligeant tous à déménager le QG, « Elle était déjà fragilisée avant. Mais là … Je t’avoue que ça m’inquiètes un peu »

Un peu était euphémisme. Il prit une gorgée de son Hydromel maison. C’était Hagrid qui lui avait fait connaître cette boisson. Pas si mauvaise, quand on avait dépassé les goûts de l’adolescent ! Il sentit la brûlure de l’alcool le long de son œsophage. Et presque immédiatement, il sentit son corps se détendre imperceptiblement. Puis, tandis que Ron jouait à son tour, il continua ses explications :

« Au printemps dernier, on a passé une journée ensemble, à Pré-Au-Lard. C’est ce jour-là que je me suis rendu compte de ses difficultés. Elle avait peur. Je pensais qu’en lui en disant le moins possible, on la protégerait au mieux. Mais j’avais tord … Cassy a toujours été plus intelligente que nous tous. Elle supposait avec les informations qu’elle arrivait à glaner à droite à gauche, et le pire, c’est qu’elle supposait bien, mais c’était encore plus source d’angoisse pour elle. Enfin bref, je voulais la protéger mais j’ai échoué ... »

L’amertume se sentait dans sa voix. Il avait rapidement découvert qu’on ne pouvait pas tout évité. Car non seulement il avait du mal à la rassurer, mais en plus, il ne lui avait pas évité le pire. Lorsqu’il avait découvert ce qu’Alex avait osé lui faire, il avait vu rouge. Contre son cousin, en premier lieu, mais aussi et surtout envers lui. Il avait failli à son rôle de grand frère. Il n’avait pas réussi à l’écarter du danger. Elle avait souffert de la pire des façons. Il n’osait imaginer la blessure que cet épisode avait dû ouvrir en elle. Depuis, il se montrait plus que jamais présent. Et il maudissait Voldemort et cette chauve-souris de Rogue, de lui empêcher d’être plus présent pour elle que par des courriers hebdomadaires. Il avait bien peur que cela ne suffise pas, cependant. La situation n’était pas pour le rendre plus serein. Comme beaucoup de choses, il lui était difficile de faire avec ce qu’on lui imposait. La captivité de sa sœur, car ce n’était rien de moins que ça, au sein de Poudlard était une épreuve de plus.

« Mais elle tient le coup. C’est une Potter » conclue-t-il, comme pour se rassurer, « Elle a bien plus de ressources qu’elle ne le croit ! »

Il fit un petit sourire à son meilleur ami. Même en essayant de faire bonne figure, Ron saurait pertinemment que ce n’était qu’une façade. Ils avaient tous leur faille et leur difficulté. Et Ron ne devait pas faire exception à la règle.
Pourtant, il ne s’attarda pas sur tout ça et il profita de sa réflexion concernant ses parents pour rebondir :


« Ça leur ferait sûrement plaisir ! Maman me demande tout le temps de tes nouvelles. Papa lui .. enfin bref, ça reste compliqué ! »

Il ne voulait pas dire par là que James ne se souciait pas de Ron. Car c’était faux. Mais disons que les relations avec son père devenait de plus en plus formelles. Il n’avait, en fait, aucune idée de ce pensait son père. En y réfléchissant, Harry se demandait souvent ce qu’il pouvait bien ressentir. Tout ce qu’il n’avait jamais souhaité pour ses enfants semblaient se produire. Et son incapacité à l’accepter devait lui bouffer la vie. Sans compter que les amis sur lesquels il avait toujours compté, s’éloignait aussi. A qui la faute ? Harry n’en savait rien. Il ne comprenait pas comment la situation pouvait en être arrivé là, si vite, sans qu’il n’aient pu le réaliser avant même qu’il ne soit trop tard.
Mais était-ce trop tard ? Harry avait tendance à se dire que non. Une chose était sur, il ne se voyait pas prendre des distances avec Ron, même après une dispute ou un long laps de temps sans se voir. Il faisait partie de sa vie. Et jusqu’à la fin de celle-ci. Tout comme les Maraudeurs faisait partie de celle de son père. Il lui était inconcevable que ce genre de certitude s’effondre. Au fond, s’en était même effrayant …
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Ronald Weasley
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Mer 7 Juin - 10:55


Ce soir, "c'est du billard !" ... Enfin, peut-être


Pour moi, c'est normal de demander des nouvelles de Cassy. C'est une jeune femme qui a beaucoup vécu, comme beaucoup trop d'autres jeunes. Et aujourd'hui, enfermée dans ce haut-lieu d'éducation qu'est Poudlard ... Je me souviens que j'aimais rester à Poudlard pour les vacances scolaires. Notamment celles de Noël où on mangeait très bien. Mais, mis à part durant le Huis-Clos, je n'y ai jamais été obligé. Et je me rappelle très bien l'effet que cet enfermement a eu sur nous tous. C'était pas un bon effet. Alors je m'enquiers de la situation en ce qui concerne celle que je considère comme une soeur.

Harry est inquiet et je sais le dire, même sans que cette phrase sorte de sa bouche. C'est compréhensible, cette inquiétude. J'avoue être moi-même dans le même état d'esprit. Je n'imagine même pas dans quel état je serais s'il s'agissait de ma soeur, de ma petite Ginny, à la place de Cassy. Non pas que je minimise les choses, puisque je suis conscient de l'horreur que ces jeunes sont en train de vivre. L'histoire est un cycle répétitif, et tant que la menace ne sera pas éradiquée, elle se répétera, et j'ai dans l'idée que ce sera de pire en pire.

C'est à moi de jouer, et je sens que mon meilleur ami n'a pas fini de parler. Si j'ai bien appris une chose en traînant avec Hermione, c'est qu'il ne faut pas couper quelqu'un dans un élan de confession. Alors je prends tout simplement ma queue et tire dans les boules. Comme je l'ai déjà dis, je suis assez mauvais, et ma boule blanche touche tous les bords du billard avant d'effleurer une boule verte. Je hausse les épaules, plus concentré sur les paroles de mon ami que sur le jeu.

"Cassy sait ce qu'il se passe. Comme on le savait aussi lorsqu'on était à sa place. Si elle n'avait pas peur, je la penserais stupide. Mais toi et moi savons que c'est loin d'être le cas. Je lui aurais bien envoyé un paquet de cookies de Maman, si les colis n'étais pas bloqués à l'entrée de l'Ecole."

Je ne peux pas faire mieux. Les cookies de Maman sont le meilleur réconfort que j'aie jamais eu, et l'attention est honnête bien que modeste. J'enverrai une lettre à Cassy, même si elle sera maladroite. J'espère que ça lui fera du bien.

J'ai eu vent de ce qu'il se passe dans la vie de James en ce moment, et c'est pas joli. Entre sa famille de sang qui vit des atrocités et sa famille de coeur qui s'éloigne peu à peu, je comprends que Harry aie du mal à trouver sa place.

"On pourrait essayer de sortir un soir. Ton père, toi, mon père et moi. Ca n'arrangera sans doute pas les choses, mais peut-être que James serait content de ne pas penser à tout ça le temps d'une soirée."

Avec cette réflexion, j'espère remonter un peu le moral de mon ami. Les choses sont compliquées pour tout le monde en ce moment, et j'imagine que laisser les horreurs de côté pour une soirée père-fils nous ferait du bien à tous. Et puis, ça fait un moment que je n'ai pas passé du temps avec Papa. Lui aussi, ça devrait lui faire plaisir.

Je bois une nouvelle gorgée de mon alcool et sens doucement mais sûrement l'ivresse s'insinuer en moi. La journée fatigante et le degré élevé de ce breuvage font bon ménage pour m'euphoriser lentement.

"Maman te passe le bonjour, au fait. Et Papa aussi bien sûr. Elle dit qu'elle voudrait t'inviter à manger un soir."

Je souris à l'évocation de Maman. Je secoue la tête doucement avant de reprendre, et ainsi répondre à la question silencieuse et supposée de Harry quant à mon sourire.

"Elle va essayer de te cuisiner pour que tu lui parles de ma petite amie. Elle pense que quand je sors, c'est pour aller voir une fille. Et elle pense que tu sais exactement qui elle est, comment elle est et depuis combien de temps on est ensemble. C'est pour ça qu'elle veut t'inviter. Et aussi parce qu'elle t'aime beaucoup."

Je souris à nouveau, puis soupire doucement. Une nouvelle gorgée.

"Je préfère qu'elle pense ça, plutôt que de lui expliquer où je vais et ce que je fais. Elle se fait moins de mauvais sang."

Je n'ai bien sûr pas besoin de préciser ma pensée. Harry sait que je parle de nos réunions pour l'Ordre. Je sais pour ma part que Maman serait folle si elle savait ce que nous faisons ensemble. Elle me cloisonnerait dans ma chambre pour m'empêcher de sortir, elle serait capable de m'emmener à l'Université et de venir m'y chercher pour être sûre que je ne fais rien d'irréfléchi, comme elle le qualifierait. Mais pour moi, il est impensable de ne pas faire ce que je fais, sachant que c'est ce que j'ai décidé. Et que c'est cohérent avec ce que je vis, ce que j'ai vécu, et ce que nous allons malheureusement vivre si personne ne prend les devants comme nous le faisons.

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Harry J. Potter
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Mer 14 Juin - 18:17
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« L'amitié multiplie les biens et partage les maux. » Δ Baltasar Gracian Y Morales

Tandis qu’il regardait Ron jouer son premier coup, Harry continuait de parler. Son meilleur ami le laissait faire et il en était reconnaissant. Il ne savait pas toujours trouver les bons mots, mais il était toujours là, prêt à l’écouter si il en avait besoin. Ron savait écouter mieux que quiconque. Lorsqu’il lui parla de ses inquiétudes concernant Cassy, il résuma la situation avec une simplicité déconcertante. Le rouquin avait le don de ne pas s’éparpiller dans de multiples questionnements. Il allait droit au but, il ne s’attachait qu’au fait. C’était une grande force. Sa force. Tout le monde n’était pas capable d’une telle clairvoyance.
La nourriture ayant toujours été une sorte de thérapie pour Ron, Harry ne fut nullement surprit lorsqu’il énonça comme une évidence qu’envoyer des cookies maisons à sa petite sœur pour lui remonter le morale, serait la solution. Il eut un sourire amusé. L’intention était adorable, surtout que la cuisine de Molly était la meilleure qu’il connaisse. Cassy aurait sûrement adorée déguster ces biscuits. Ou alors, elle aurait eut peur de prendre du poids … ? La question s’imposa à lui car il avait remarqué que sa petite sœur n’était plus une enfant. C’était à présent une adolescente, presque une femme. Ses préoccupations changeaient petit à petit. C’était typiquement le genre de questionnement existentiel qu’avaient les filles, non ? Il n’avait jamais été très doué avec tout ça. Et il avait du mal à s’y faire. Cassy grandissait.
Quand ils se mirent à parler de James, le sujet devint encore plus épineux. La proposition de Ron était pourtant bienvenue et il l’approuva :

« Oui, c’est une bonne idée. Ça fait longtemps que je n’ai pas eu l’occasion de passer un moment avec lui. Et puis, je n’ai pas vu ton père depuis longtemps »

Pendant la période des fêtes de fin d’année, à vrai dire, lorsqu’il avait été invité à dîner chez eux. Il avait un peu discuté avec Ginny, ce jour-là, d’ailleurs. Tout ça lui semblait tellement loin qu’il avait du mal à croire que ça datait de moins d’un an. Il préférait ne pas y penser, d’ailleurs. Ne pas penser à Ginny lui avait prit beaucoup d’énergie, à une époque. Cela relevait plus de l’habitude, à présent. C’était quelque chose qu’il évitait de faire, surtout en présence du frère de cette dernière. Bref.

Il se força à revenir à leur conversation. Pour l’Attrapeur, cette situation avec son père était difficile. Ils s’éloignaient. Et s’ils faisaient tout leur possible pour empêcher cela, rien n’y faisait. Lui mentir sur l’Ordre en était d’ailleurs la cause principale. Harry détestait avoir à lui cacher des choses, surtout aussi importante. Mais il n’avait pas le choix. Par sécurité pour l’Ordre, personne ne devait savoir en dehors des membres. De plus, il savait pertinemment que son paternel n’acceptait aucune implication de ses enfants dans des projets dangereux. De près ou de loin. Et malheureusement, Harry ne pouvait pas être plus près du danger à la place qu’il avait prit dans l’organisation. James devait se douter qu’il n’avait pas abandonné la lutte. Il connaissait assez son fils. Mais le sujet était si sensible qu’il n’avait pas été ré-abordé depuis. Harry y veillait farouchement.
De plus, faire comme-ci rien ne s’était passé n’empêchait pas les blessures de saigner. Quelque part dans leur conflit, cette dispute qu’ils avaient eu lorsqu’Harry lui avait annoncé son désir d’intégrer l’Ordre, à l’époque de Dumbledore, ils y avaient perdu leur complicité et leur confiance mutuelle. Cela ne semblait pas inéluctable car rien ne pourrait les séparer. Il restait son père, l’homme qu’il avait toujours admiré. Son modèle. Il l’aimerait toujours. Pourtant, certaines choses étaient restées en suspend et n’avaient pas été dites. Quand le seraient-elles ? Il ne le savait pas. Il lui semblait que ce n’était jamais le bon moment.

Heureusement, certaines familles s’en sortait mieux que la sienne. Parler des Weasley ragaillardi le brun, qui avait perdu un peu de sa bonne humeur à penser à tout ça. Tandis qu’il s’apprêtait à tirer une nouvelle boule, il l’écouta. En parlant de sa mère, Ron avait ce drôle de sourire qui signifiait que quelque chose l’amusait. Le même qu’il lui lançait discrètement quand Hermione parlait très sérieusement et que de son côté, il pensait à une connerie qu’il mourrait d’envie de balancer, au risque de se prendre un coup de livre sur le crâne pour ne pas écouter assez attentivement. Il le saurait bien assez tôt, cependant. Aussi se permit-il de répondre, en lui jetant quand même un regard interrogateur :


« Quand vous voulez. Je ne me lasserais jamais de venir au terrier. Il faudra juste que je trouve un créneau ... Tout le monde va bien sinon ? Des nouvelles de tes frères ? »

Puis, comme ils se connaissaient bien, Ron finit par lui expliquer ce petit sourire amusé. Les soupçons que Molly entretenait concernant la vie affective de son dernier fils. L’esprit d’Harry s’éclaira et il éclata de rire. Il manqua son tir, envoyant valser la boule blanche n’importe comment, mais il s’en fichait royalement. Imaginer Ron préférer laisser sa mère tergiverser sur sa vie amoureuse plutôt qu’elle ne l’imagine occupé autrement, était hilarant. A la fois parce que Ron était si doué dans ce domaine qu’il détestait tout bonnement en parler, surtout à sa mère. Mais comme il le précisa lui-même, il valait mieux qu’elle le croit en galante compagnie, qu’occuper à traquer le mangemort. Aussi, il se retrouvait dans la délicate situation de mentir, à son tour, à sa parente pour sa tranquillité d’esprit. Harry l’imagina rougir jusqu’au oreille, n’osant la détromper, et il se retint d’éclater à nouveau de rire. Il prit une nouvelle gorgée de sa boisson. Un immense sourire aux lèvres, il demanda alors :

« Et donc, je devrais lui répondre quoi ? On se fait un petit profil ou j’improvise ? », il marqua une légère pause, puis sans réfléchir, il énonça « Ou alors, je lui dis que c’est Hermione »


Un blanc s’écoula avant qu’il ne réalise ce qu’il venait de dire. Sans même voir la tête que fit le rouquin, il ne pu se retenir. Il partit d’un grand éclat de rire. C’était à Ron de jouer, heureusement. Harry riait si bien, probablement à cause de l’alcool et d’un besoin d’évacuer la pression, qu’il aurait été incapable de faire quoique se soit d’autre. Si il lui avait dit ça, c’était sans arrière pensée. Juste une idée idiote, lancée comme ça, pour aller au plus simple. Molly connaissant Hermione, les questions se serraient taris plus vite. Sauf que le sujet n’était pas anodin et il s’en rendait compte un peu tard.

Voilà un moment qu’il trouvait Ron et Hermione particulièrement bizarre l’un envers l’autre. En fait, ce changement il l’avait sentie se profiler dans leurs dernières années à Poudlard. Et si il n’y avait prêté que peu d’attention au début, il avait fini par capté le dessous de l’affaire. Il lui était à présent évident que ses deux amis s’appréciaient un peu plus que ce qu’ils voulaient bien le dire. Il n’en avait jamais parlé à l’un comme à l’autre, cependant. Et voilà qu’il oubliait carrément l’évidence. C’était cocasse !
Entre deux hoquets, de rire, il finit par se calmer. Franchement, il ne pouvait pas mieux mettre les pieds dans le plat.

« Excuses-moi, j’ai pas réfléchi », il retint un gloussement mi-amusé, mi gêné, « Mais bon … Je crois qu’on peut se le dire maintenant. J’ai peut-être touché la vérité du bout des doigts ... Non ? »

Son meilleur ami l’admettrait-il ? Ou lui-même se trompait-il ? Aucune idée. Au fond, il n'en voudrait pas à Ron si il refusait d'en parler. Toutefois, aborder le sujet de cette façon était une manière de crever l’abcès. Si abcès il y avait. En auraient-ils parlé d’une autre façon ? Harry ne le pensait pas. De plus, légèrement euphorique comme il l’était, se serait plus facile. Tous deux le savait, c’était un sujet sensible pour eux. Les filles, le couple, les sentiments, tout ça. C’était aussi simple d’en parler que de répondre à l’énigme d’un Sphinx. Mais sans savoir pourquoi, là ce soir dans ce bar avec un verre d’hydromel à la main, ça lui paraissait être le meilleur moment. Ils se laisseraient un peu laissé allé, qui sait ? Et puis, c’était toujours plus joyeux que de parler de la guerre, des mangemorts ou des conflits familiaux des Potter.
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Lun 19 Juin - 16:26


Ce soir, "c'est du billard !" ... Enfin, peut-être


Evidemment, je me doute bien que mon meilleur ami et son père n'ont pas eu trop le temps de se voir ces derniers temps. Il en va de même pour mon propre père et moi. Entre les cours, les gardes et les actions que nous menons, ou même les réunions que nous tenons, il m'est de plus en plus compliqué de manger à la maison, alors prendre le temps de discuter avec Papa ... Mais je sais qu'inexorablement, il va me questionner sur mes sorties. Et je ne veux pas que lui ou Maman se fassent un sang d'encre. Ça n'est pas la peine, surtout que ça me ferait de la peine mais ne m'empêcherait en rien de faire ce que je fais. Donc motus, et tout le monde est content.

Pourtant ils savent aussi bien l'un que l'autre ce que nous avons pu subir, ou tout au moins ils s'en doutent fortement car le sujet n'est jamais tombé. Non pas que je refuse d'en parler, mais quelque part, j'ai toujours une blessure qui fait même parfois pleurer mes yeux. Alors j'évite, parce que je ne veux pas qu'ils se disent que c'est leur faute comme peut le penser James. Et malgré ce qu'il me dit, je sais qu'il se sent coupable. Maman a déjà assez à s'occuper avec Ginny, et puis Fred et George et ... Enfin bref, elle n'a pas la possibilité de s'occuper de moi en plus.

Tout comme j'ai pris des nouvelles de sa famille, Harry prend des nouvelles de la mienne et je lui en suis reconnaissant. Je lui souris en buvant une gorgée.

"Eh bien, Fred et George vont bien, ils sont installés et se tiennent plus ou moins à carreaux. Evidemment, comme tout le monde, ils ont peur. Charlie a été augmenté, mais il a du coup plus de travail, ce qui l'empêche de venir nous voir ou nous recevoir. Mais tout le monde est content pour lui. Percy est fidèle à lui-même, on a peu de nouvelles, il vient voir Maman un week-end de temps en temps. Mais ça a l'air d'aller. Et Ginny, je la vois peu, à peu près autant que mes parents en fait. Mais ça a l'air d'aller aussi. Son stage semble la combler."

Une fois passés les échanges sur nos familles, je lui explique donc la raison de l'invitation de Maman. Evidemment, comme je pouvais m'en douter, il sourit à n'en plus pouvoir. Sacré Harry. Sa question quant à la femme qui est censée occuper mes soirées est importante, Maman aura vite fait de comparer nos dépositions pour connaître le fin mot de l'histoire, à savoir que cette femme n'existe pas.

Je manque m'étouffer avec ma boisson à l'entente de cette phrase. "Ou alors, je lui dis que c’est Hermione" Mais dans quel monde ? Comment ? Je rougis jusqu'aux oreilles, je les sens rougir et me brûler, ma peau est en feu, comme le Whisky qui est passé dans mes narines.

"Je ... Hein ? Non. Quoi ? Mais pourquoi ?"

Bien. Crédibilité, zéro. On a étudié les techniques d'interrogatoire en classe, et évidemment, la pseudo-phrase qui vient de s'échapper de mes lèvres est exactement ce que nous considérons comme "coupable" ou tout au moins "ayant des choses à se reprocher". Je tousse doucement, pour reprendre contenance et évacuer les quelques restes de boisson coincés dans ma gorge.

Je finis par soupirer alors que Harry me perce à jour. Il me connaît beaucoup trop bien pour notre santé mentale à tous les deux. C'est vrai. J'ai eu l'occasion d'y réfléchir dernièrement, et Hermione est ce qu'on peut appeler ... Tout ce que je recherche chez une femme. Droite, honnête, jolie, intelligente, calme, réfléchie, magnifique, réservée, qui ose tout de même ouvrir sa bouche quand il le faut, splendide, un visage à mourir, des cheveux sentant bon la vanille ... Je me ressaisis en secouant doucement la tête. Mes oreilles, qui avaient commencé à reprendre leur couleur normale, rougissent à nouveau. Je déteste ça.

"Ne dis surtout pas ça à Maman ... Ce serait pire que tout."

Je soupire à nouveau.

"Ça se voit tant que ça ? J'ai du mal à savoir. Tu crois qu'elle sait ? Bien sûr qu'elle le sait, elle sait tout. Elle est meilleure que nous là-dessus, tu sais ?"

Je commence à hyperventiler. Pourquoi je lui ai tout balancé comme ça ? Foutu alcool. Je dois me calmer. Je prends appui sur le billard et lève la tête vers Harry. Voir son visage me calme un peu. Je respire à nouveau plutôt normalement. Pour la troisième fois, je soupire.

"Je sais pas quoi faire, vieux. Quand je pense à elle ... Je suis tout bizarre ! Je sais même pas pourquoi je te dis ça, comme ça. Je peux pas m'empêcher de sourire quand je pense à elle ..."

Voilà, au moins les choses sont claires. Je suis infoutu d'exprimer les choses correctement. Rien n'est cohérent, c'est bien ça, ça va vachement faire avancer les choses. Bien joué, Ronald.

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Harry J. Potter
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Dim 2 Juil - 20:50
Ce soir, "C'est du billard !" ... enfin, peut-être !
Ronald Weasley
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Harry J. Potter








« L'amitié multiplie les biens et partage les maux. » Δ Baltasar Gracian Y Morales

Voir Ron s’empêtrer dans son faux étonnement aurait été jouissif pour Harry, s’il n’était pas aussi impotent que lui quand il s’agissait de parler des filles. C’est pour cette raison qu’il s’était mis à glousser comme un idiot. Il était tout simplement mal à l’aise d’avoir mis les pieds dans le plat de cette façon.Ils étaient impayable tous les deux. De vraie poêle à frire, comme dirait Ron !

Après s’être étouffé avec sa boisson et pendant que lui-même essayait de calmer son fou rire, son meilleur ami finit par soupirer. Visiblement, il avait visé juste. Il n’en était pas étonné même si il était soulagé de ne pas s’être trompé. Il aurait eu l’air fin d’imaginer une potentielle romance entre ses deux meilleurs amis sans raison. Bonjour le malaise, par la suite ! Mais il avait bien deviné, heureusement. Pour une fois. En même temps, il les connaissait depuis si longtemps à présent, qu’il aurait été aveugle de ne rien remarquer.
Il était plus difficile de savoir ce que ressentait Hermione, cependant. Elle était bien plus douée que le rouquin pour cacher ce qu’elle ressentait. Ceci dit, Harry se demandait si il était possible qu’elle n’ait rien remarqué concernant leur meilleur ami. Contrairement à elle, Ron savait très mal cacher ses émotions. Lui-même l’avait grillé donc c’était dire !

Après lui avoir expressément demandé de ne surtout rien dire à Mme Weasley, Ron commença à le questionner. Hermione savait-elle ? Aucune idée, il aurait été bien incapable de l’aider sur ce coup-là. Il serait même bien incapable de l’aider tout court à ce sujet. Il n’avait pas choisi le meilleur gars pour ça. Dommage pour lui. Il avait l’air si dépité qu’Harry eut un peu de peine pour lui. Il s’était fait la même réflexion que lui un peu plus tôt, Hermione était plus doué qu’eux à ce sujet. Il était même probable qu’elle se soit rendu compte de ses sentiments. Il ne le dit pas, pour ne pas l’effrayer. A un moment, il se mit même à hyperventiler et l’Attrapeur commença à se demander si il aurait pas mieux fait de se la fermer, pour une fois. Si ça continuait comme ça, il allait devoir le réanimer. Super la soirée entre pote …
Il finit pourtant par se calmer. Et là, il partit dans les confessions. Et ce fut le drame ! Dire que ça mettait Harry mal à l’aise était un euphémisme. L’entendre lui dire qu’il se sentait tout bizarre et qu’il souriait comme un idiot en pensant à elle … Merlin mais qu’allait-il répondre à ça ? Là, c’est lui qui se mit à paniquer, même s’il fit tout pour le cacher. Il avait amené le sujet sur le tapis ? Et bien, il allait devoir assumer. Et être un vrai pote ! Allez Harry, prends sur toi, ce n’est pas si compliqué !

Il se racla la gorge, signe de son malaise. Puis, il se gratta la nuque. Merde, il avait aucune idée de ce qu’il allait bien pouvoir lui dire. Devait-il lui dire qu’à son avis, si quelqu’un avait comprit tout depuis le début c’était elle ? Après tout, il l’avait dit lui-même. Elle était bien trop intelligente pour ça. Pourtant, Harry n’avait pas remarqué de changement de comportement significatif du coté de la brune. Peut-être que parce que c’était Ron, elle n’y avait pas pensé et n’avait donc pas comprit … ? L’espoir fait vivre dit-on. Et à regarder la tête du roux, il préférerait cette solution. Ce qui était paradoxale car, dans ce cas, rien ne serait possible entre eux. Il avait l’air totalement paumé, tout autant qu’Harry à ce moment. Voir plus. Cette conversation promettait d’être compliquée ...

« Je … euh … hum … » il reprit un peu contenance, « Je dirais que … il est probable qu’elle ait … euh … deviné ? »

Ok, avec ça Harry, tu l’achèves. C’est bien, continue comme ça et dans 2 minutes, il agonise au sol en appelant sa maman. Il lui lança un espèce de regard d’excuse. Bon, après tout, il n’allait pas lui mentir. Si ? Ils s’étaient toujours tout dit, pas vrai !? Il était donc exclu qu’il fasse semblant. Et puis de toute façon, il n’avait aucune notion de tact, de paroles à dire ou ne pas dire, dans ce type de conversation précis. Son père ne lui avait pas apprit ça. Sa mère non plus parce qu’il était hors de question d’aborder un sujet pareille avec elle. L’horreur ! Il faisait donc avec les moyens du bord.
Par dessus le billard, il échangea un nouveau regard avec l’apprenti Auror. Il ne savait même plus à qui c’était le tour de jouer. Mais il s’en fichait totalement. Ils en avaient oublié le jeu.

« Enfin, ce n’est pas sur parce qu’elle ne se comporte pas différemment », il se rendit compte qu’il répondait à sa question d’une façon bien maladroite, certes le comportement de Ron avait tellement changé avec elle que tout le monde pouvait le voir mais ce n’était pas une raison pour lui balancer de cette façon, « Enfin, je veux dire ! Elle … euh… avec elle c’est difficile de savoir. Mione a toujours été un peu secrète sur ce plan-là. Puis comme on est des trolls là-dessus, je crois qu’elle a jamais eu envie d’en discuter avec nous … Et je la comprends »

Il eut un autre sourire, amusé, cette fois-ci. La pauvre Hermione, ils n’étaient vraiment pas à la hauteur pour certaines choses. Si elle s’était rendu compte que ses sentiments pour Ron commençait à changer, serait-elle venu lui en parler … ? Il en doutait. Il aurait bien aimé, cependant. Déjà parce qu’il aurait été flatté qu’elle lui fasse confiance pour la conseiller. Et surtout parce qu’à cette heure, il aurait quelque chose à dire à Ron pour le rassurer. Ce qui n’était malheureusement pour eux, pas le cas.
Il laissa passer un blanc en résistant à l’envie de dire une connerie. C’était plus fort que lui, il était tellement mal à l’aise qu’il fallait qu’il sorte une bêtise pour se décharger de cette tension. Il se sentait ridicule d’être si empoté. Il se sentait ridicule d’avoir abordé un sujet pareil. Et surtout, il se sentait ridicule d’avoir l’air aussi ridicule de se sentir ridicule !

« Elle est plus intelligente que nous deux réuni. Ca me parait quand même peu probable qu'elle n'ait rien remarqué ... Ceci dit, ça me parait pas non plus impossible qu'elle, aussi, ait commencé à te voir autrement. Mais je m'avance peut-être un peu trop ... » il eut une moue dubitative, il ne savait pas vraiment pourquoi il pensait ça au final, « Mais tu veux que je te dises ? Je crois que c’est justement ton sourire de benêt qui ne laisse pas de place aux doutes ! »

Ron allait le tuer. Il retint un éclat de rire, une demi-seconde, avant de s’esclaffer. Ils pouvaient bien en rire, non ? C’est pas comme-ci il ne l’avait pas dit lui-même. C’est vrai quoi ?! Il avait l’air d’avoir prit de l’amortentia quand il la regardait. Plusieurs fois, il avait fallu à l’Attrapeur détourner le regard, pour ne pas se mettre à sourire et se faire remarquer par ses deux meilleurs amis. Ces deux-là s’étaient quand même débrouillé pour les foutre dans un foutu trio amoureux de merde. A cela prêt qu’Harry n’était amoureux ni de l’un, ni de l’autre, mais bref ! Ils avaient l’air bien con, à présent, avec cette pseudo-romance sur les bras. Parfois, Harry avait peur que tout ça les sépare. Et puis ils se souvenaient à qui il avait affaire. Non … Ça n’arriverait pas.

« Bon, tu comptes lui en parler ou pas? »

C’était à Ron de jouer, il s’en rappelait, à présent. Mais il aurait été indélicat de lui signaler à un moment pareil. Il s’en rappellerait bien tout seul. Ils avaient d’autres chats à fouetter pour le moment.
© Gasmask


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