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Le temps passe ... et on s'oublie ?

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Harry J. Potter
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Sam 3 Juin - 19:53
Le temps passe ... et on s'oublie ?
Nina Lupin
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Harry J. Potter








La vie est un jeu compliqué qui permet de ne pas voir le temps passer Δ Claude Lelouche

Il faisait sombre mais il avait quitté l’entraînement tardivement, et un passage obligatoire au QG l'avait retardé un peu plus. Aussi, il pénétra au Gaillon d'Or qu’à 22h30, après avoir présentée sa baguette pour s’identifier. Il s'était habillé de façon particulièrement soignée pour l'occasion. Le casino sorcier était connu pour son standing, tout d’abord. Et il avait aussi une réputation à conserver dans un seconde temps. Voilà plusieurs mois qu'il apparaissait régulièrement en couverture des magasines de sport, dans les rubriques de Quidditch des quotidiens et dernièrement, dans certains articles plus people. C'était après la lecture d'un article particulièrement consternant, dans l’un d’eux, commentant sa tenue négligée de la veille, qu'il avait décidé de faire un effort.

« Bienvenue Monsieur Potter » le salua le portier en lui rendant sa baguette, « J’espère que vous apprécierez votre séjour au Gaillon d’Or »

Harry le remercia à mi-voix, toujours aussi mal à l’aise avec ce genre de discours ampoulé qu’on lui réservait parfois. Il n’était qu’un joueur de Quidditch, par Merlin ! Pas de quoi en faire une pendule. Bref, il se dirigea ensuite, non pas vers les salles de jeux, mais vers le bar. Il n’avait rendez-vous avec personne. Mais il comptait quand même y retrouver quelqu’un de sa famille. Nina Lupin y travaillait et il espérait la rencontrer. Il s’était assuré de sa présence, ce jour, afin de ne pas la manquer. Ils ne s’étaient pas vu depuis très longtemps. Il y avait du temps à rattraper !
En pénétrant dans la salle, il parcouru la salle du regard sans la trouver. Déboutonnant sa veste, afin de se mette plus à l’aise, il s’installa au bar. Tant pis, il attendrait son apparition. Elle ne tarderait pas à arriver.


« Un Whisky-pur-feu, s’il vous plait ? » commanda-t-il à la barmaid.

Alors qu’il attendait sa commande, il se mit à réfléchir. Sur sa famille, les événements récents. Tout ce qui avait pu se passer ces derniers mois et ce qui commençait à leur échapper. Il s'était toujours sentie proche de tous ses cousins. Il entendait par là les enfants des Maraudeurs. Ils ne l'étaient que de cœur, mais ils comptaient comme tel pour lui. Son père étant fils unique et sa mère en froid avec sa propre famille, les Potter s'en étaient fais une sur mesure, composée de leur plus proche amis. De cette façon, chaque enfant Potter avait été élevé dans l'idée que Peter, Remus et Sirius étaient leur oncle. Leur épouse devenaient leurs tantes. Et les enfants de chacun, leurs cousins. C'était ainsi. En tout cas, si cela avait changé pour certains, Harry était resté sur cette perception de son existence. Les Maraudeurs étaient une grande famille.

Pourtant, depuis plusieurs mois et il commençait à le réaliser véritablement, tout le monde s'était éloigné. Chaque famille avait ses propres soucis: Les Pettigrow étaient parasités par l'attaque de Leo lors de la Nuit Rouge, le désir ardent de vengeance de Peter et les conflits entre ce dernier et Léna. La branche des Black était gangrenée par les choix de chacun, dont la trahison d'Alex qui n'avait sûrement fait que renforcer les difficultés déjà bien présente au sein du couple Kate/Sirius. Puis, bien pire, Sirius avait été capturé de nouveau par les mangemorts et soumis au sortilège des Cavaliers de l'Apocalypse. L'unité des Potter aussi en prenait un coup alors que James refusait de voir ses enfants grandir et accepter l'idée qu'eux aussi voulaient se battre. Sans parvenir non plus à faire face à la réalité de leur sort, notamment celui de son meilleur ami. Par dessus ça, chacun d'eux avait ses propres soucis qu'ils ne réussisaient pas toujours à gérer correctement, d'autant qu'Harry et Kaysa prenait volontairement des distances avec leur père, devant une Lily impuissante. Enfin, les Lupin semblait voir le sort s'acharner sur eux: la lycanthropie de Nina de naissance et le décès précoce d'Alix, tout d'abord. Puis, le couple de Remus qui ne fut jamais accepté par les deux cadets, provoquant la rupture. Et surtout, les conséquences de la Nuit-Rouge qui avait provoqué la désertion de Nina et le changement radicale de comportement de John. Dernièrement, Tom avait même été mordu par Remus lors d'une pleine lune qui avait mal tournée.

De cette façon, chacun tentait de se dépêtrer avec ses problèmes et aucun ne semblait arriver à se montrer présent pour les autres. Harry comprenait difficilement que ça soit possible après tout ce qu'ils avaient tous vécu. Toutefois, Harry avait découvert lui-même les dernières péripéties des Lupins que tardivement. Tout parait à volo dans cette famille et il n'arrivait même pas à savoir comment c'était possible. Comment de si tragiques événements avaient pu être géré si mal par tout le monde. Il avait tenté, sans succès de joindre Tom par Hibou. L’absence de réponse de ce dernier, couplé à son départ des Aurors, lui avait semblé de mauvaise augur pour lui. Et si le plus simple aurait encore été de lui rendre visite, il n’avait su trouver le temps de le faire. Sa carrière, la montée en puissance de Voldemort et les missions de l’Ordre ayant été sa priorité. Lui-même avait ses tords, il se devait de le reconnaître.
Et c’est pourquoi, ces derniers temps, l’idée que chacun reste dans son coin lui était devenu insupportable. Il n’avait pas revu Nina depuis son retour. Aucun des deux n’étaient venu à la rencontre de l’autre et au fond, l’Attrapeur était un peu vexé qu’elle ait disparu ainsi sans un mot pour personne. Il avait apprit qu’elle travaillait ici, il avait donc décidé de lui rendre visite. Cela ne servait à rien de rester sur un ressentiment si futile. Le lien qu’il entretenait avec sa cousine était bien plus important, surtout dans un contexte si sombre. Ils avaient bien plus important à se préoccuper.

Alors qu’il formulait cette pensée dans son esprit, il l’aperçu au loin. Il attendit qu’elle s’approche et le remarque. Puis, tandis qu'il prit tranquillement une gorgée de sa boisson qu'on lui avait servit, il la salua:


« Bonsoir Nina. Ça faisait longtemps, n’est-ce pas? »

Son ton était neutre, peut-être un peu crispé. Il ne savait pas lui-même si il prononçait cette phrase dans le but de lui exprimer son amertume quant à son départ précipité, ou pour s’accuser lui-même de ne pas être venu plus tôt. Il semblerait qu’ils aient beaucoup de choses à se raconter, depuis le temps !
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Nina Lupin
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Dim 11 Juin - 18:23
Le temps passe ... et on s'oublie ?

- Au Gallion d'Or — Harry Potter & Nina Lupin -

"Il n'y a pas de meilleur miroir qu'un ami véritable."

Les Lupin sont maudits et Nina commençait réellement à s'en rendre compte. A chaque fois qu'ils remontaient, tant bien que mal, la pente, une nouvelle tragédie leur tombait dessus. Née avec le gène lycanthrope, Nina n'en avait jamais tenu rigueur à son père. C'était même une fierté de partager ça avec lui, même si elle redoutait toujours de faire du mal à quelqu'un. Elle avait longtemps gardé le secret, même auprès de ses meilleurs amis, par peur d'être rejetée. Mais si ce n'était que le moindre mal, Remus quant à lui, s'en était toujours voulu. Si ce n'était que ça, ils n'auraient même pas été à plaindre. Sauf qu'enfant, Nina a perdu sa mère. Un traumatisme qui ne l'a pas quitté, tant qu'elle lui manque. C'est cruel, c'est douloureux, le souvenir est toujours là, la tristesse également. Il ne se passe pas un seul jour, sans que la jeune femme ne pense à sa mère. Puis la Nuit Rouge est arrivée, le pire s'est produit, jamais Nina ne se l'est pardonnée. Aujourd'hui, elle s'en veut terriblement de ne pas avoir été présente pour sa famille, endossant la responsabilité de la morsure de Tom. Remus peut bien la mettre hors de cause, mais c'est plus fort qu'elle.

Se remettant comme elle le peut, Nina se demande toujours qu'est-ce qu'il va leur tombé à nouveau dessus. D'autant plus que son père est traqué, elle craint que lui aussi finisse par mourir. Mais il faut continuer de vivre et la jeune louve tente de se reconstruire. La reprise des études, son boulot d'étudiante et maintenant, même un petit-ami. Elle a l'impression d'avoir tourné une page et de se sentir enfin vivante. Mais est-ce seulement le calme avant la prochaine tempête ?

Ce soir-là, elle travaillait au Gallion d'Or. Rien n'allait vraiment droit, il faut toujours s'attendre au pire. La veille, elle avait vécu une énième pleine lune et avait été contrainte d'inventer une idiotie pour rater le travail. Elle ne pouvait pas leur dire de quelle nature elle se trouvait, sans quoi, ils la renverraient sur le champ. Elle le sait, les Loups-Garous n'ont pas la vie facile. Ils sont traqués depuis la nuit des temps. Ce qui fait peur est toujours traqué de toute façon. Les Moldus traquaient les Sorciers et les Sorciers, les Loups-Garous. Puis, il faut dire que Fenrir Greyback n'arrange pas les choses en mordant à tout va et en faisant une réputation de sauvages sanguinaires à tous ses congénères. Pourtant, elle l'a déjà croisé une fois et contrairement à ce que Remus lui en a raconté, il ne ressemble pas à une espèce d'homme de cromagnon vivant dans une grotte. Il lui avait même sauvé la mise face à des jeunes Sorciers qui cherchaient à l'agresser.

Contrariée de s'être faite menacée de renvoi – à force de manquer le travail au moins une fois par mois -, elle reprenait son service, la mine basse. Puis comme les tuiles n'arrivent jamais seules, en relevant la tête, elle croisa le regard d'Harry, qui sirotait bien tranquillement son Whisky Pur-Feu.

« Tien, je croyais que ta popularité et tous tes fans – si ce n'est les journalistes – t'empêchaient de rendre visite à tes anciens amis. »

Et elle se montrait plutôt gentille vue tout ce qui lui passait par la tête. Premièrement, elle lui aurait bien envoyé le verre à travers la pomme, voir la bouteille complète. Mais comme il lui faudrait nettoyer ensuite, elle n'en ferait rien, tout du moins pas de suite. Deuxièmement, elle l'aurait envoyé sur les roses, si elle n'était pas en service. Et troisièmement, elle l'aurait ignoré. Peut-être aurait-elle dû l'ignorer. Après tout, il a bien ignoré le mal qui s'est abattu sur les Lupin lui.

« Tu permets, j'ai du travail. Tu sais, c'est ce que les petits-gens-qui-n'ont-pas-choppé-la-grosse-tête font pour pouvoir arrondir les fins de mois. »

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Harry J. Potter
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Dim 11 Juin - 20:53
Tant de choses qui n'ont pas été dites
Nina Lupin
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La vie est un jeu compliqué qui permet de ne pas voir le temps passer Δ Claude Lelouche

D’emblée, l’agression de Nina à son encontre le crispa. Rien ne l’avait préparé à ce qui l’attendait. Alors qu’il se doutait que la conversation ne serait pas simple, étant donné sa vexation concernant sa fuite, et tout ce qu’il avait lui-même manqué dans leur vie, il ne pensait pas que sa cousine serait aussi remontée. Et surtout qu’elle l’attaquerait de cette façon, l’accusant tout simplement de prendre la grosse tête.

En connaissant Harry un minimum, il était évident que ce n’était pas son genre. Déjà, son entourage et à commencer par sa mère, ne le lui aurait pas permit. Deuxièmement, il n’avait jamais été vaniteux et égocentrique. Nina le savait très bien, tout comme l’ensemble des maraudeurs. Et même si il n’avait jamais eu aucune raison de l’être, son tempérament parfois empoté et surtout bienveillant ne prêtait pas du tout à ce qu’il le deviennent, même maintenant qu’il gagnait en popularité. Il prit donc ces reproches en pleine poire avec, il devait l’avouer, peu de calme :


« Pour pouvoir rendre visite aux gens que j’aime, il faudrait encore que ces derniers m’informent qu’ils comptent disparaître du jour au lendemain et où ils comptent se rendre. Et qu’à leur retour, de nouveau, ils daignent m’en informer » répliqua-t-il, acide.

D’une nature colérique et parfois emporté, il n’avait pu retenir ses mots, qui claquèrent comme un fouet. S’ils étaient un peu agressifs, ils n’en étaient pas moins vrais. Elle avait su le blesser. Il trouvait fort déplacé de sa part de lui faire de tel reproche quand elle n’avait prit elle-même la peine de venir le voir pour lui dire qu’elle comptait partir un long moment. Il avait toujours pensé être proche d’elle et elle lui avait apprit qu’il se trompait.

Il pensa à toutes ses pleines lunes où il s'était inquiété pour elle. Celle à laquelle il avait participé durant le Huis-Clos. Tous ces moments où il avait tenté de lui remontrer le moral avec ses blagues nulles. Les petites attentions qu'il avait pour elle, à Poudlard, pour lui montrer qu'elle n'était pas seule dans cette épreuve. Il avait été l'un des seuls à connaître son secret avant qu'il ne soit révélé aux yeux du monde. Sa fuite, sans un mot, avait été une claque pour lui. Elle n’était sûrement pas la seule à avoir été déçue de l’autre.

Et s'il s’était demandé devoir lui en toucher un mot, il en était maintenant certain. Il n’était pas du genre à se laisser insulter sans répliquer. Et surtout pas de façon si injuste. Elle aussi aurait le droit à sa part de vérité. Et il ne partirait pas dans des répliques insensé, lui. De cette façon, il ne put s’empêcher de répondre à ses piques :

« Et merci, je sais encore ce qu’est un emploi à mi-temps. Tu as l’air de penser que je vis dans un autre monde, mais durant ton absence, je n’ai pas oublié d’où je venais. Des étudiants qui travaillent pour pouvoir vivre, il y en a beaucoup. Tu es loin d’être la seule, j’en connais d’autres à commencer par ma propre sœur. », plus il parlait et plus l’ironie suintait dans chaque mots, « Mais je t’en prie, je ne t’empêche de rien. Je bois juste un verre comme le bourgeois que je suis devenu. Dans un casino, un soir de semaine. Je fais ça souvent. Ça me donne l’impression d’être supérieur aux autres. Une douce sensation ... »

Certes, il se foutait ouvertement de sa gueule. En même temps, c’était une parade à son énervement qu’elle avait su faire monter en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. C’était ça, où il s’emportait franchement. Les années, et certaines de ses fréquentations, lui avait apprit à se modérer. Ou au moins, à tourner son agressivité de façon plus productive.

Cependant, il n’était pas venu pour un règlement de compte et s’il était agacé, il n’en oubliait pas la raison de sa présence. Elle était sa cousine, une personne qu’il aimait et qui avait partagé son quotidien depuis sa naissance. Quelque soit la rancœur qu’ils avaient l’un envers l’autre, rien ne devait effacer ça. Et rien ne devait les empêcher de retrouver cette complicité qu’ils avaient partagés, des années durant. C’était son souhait et il était bien décidé à le concrétiser. Il reprit donc :


« Va donc me chercher quelque chose à manger, serveuse. Et à ton retour, s’il te plaît, ramènes-moi ma cousine. Ça fait longtemps que je ne l’ai pas vu et elle me manque. J’avais envie de discuter avec elle et rattraper le temps perdu. Peut-être qu’elle pourra m’expliquer ce qu’elle me reproche et pourquoi elle a préféré la fuite plutôt que de rester auprès des siens »

Puis, il continua à siroter sa boisson en l’observant. Il espérait que ce rôle qu’il se donnait, totalement absurde, lui remettrait les idées en place. Et lui rappellerait qui elle avait en face. Il était Harry et l’homme qu’elle lui avait décrit ne serait jamais lui. Au fond, elle le savait, n’est-ce pas ?

Jouer le connard arrogant, il ne se l’était jamais permit. C’est précisément ce qui rendait la situation si absurde et burlesque. Il comprenait maintenant pourquoi Malefoy et toute sa clique, prenait autant de plaisir à martyriser les autres, au temps de Poudlard. Se donner un genre pouvait être drôle, parfois. Peut-être Nina allait très mal le prendre. Mais il espérait qu’il serait assez percutant pour la ramener à la réalité et qu’elle retiendrait de sa tirade que le plus important : ces derniers mots. Il n'était de toute façon pas capable de mieux avec la façon dont elle l'avait abordé.
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Mar 25 Juil - 17:45
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"Il n'y a pas de meilleur miroir qu'un ami véritable."

Bien sûr, évidemment, c'était de sa faute à elle. C'est bien connu, les Lupin ont le poids de tous les maux du monde sur les épaules. Mais elle ne comptait pas se laisser faire. Elle aurait simplement pu partir et le laisser là, stupidement au bar, avec son stupide verre, remplie de cette stupide boisson. Pour l'heure, tout semblait stupide à Nina, y compris ce guignol d'Harry.

« Évidemment, il ne t'est pas venu une seule fois à l'esprit de demander à mon père ou à Tom ? Ou même à ta bourrique de sœur ? Est-ce que tu t'es pris toute une armée de cognars en pleine figure ? Ce serait sûrement la seule raison plausible pour que tu n'y ais pas pensé. Ça et le fait que tu t'en fiches sûrement. Avec ce que j'avais fait, je ne pouvais pas me permettre de te prévenir, parce qu'en plus de me prendre pour un monstre, tu aurais tout fait pour que je ne parte pas. »

La louve était également remontée, peut-être en raison de la pleine lune en approche...d'ici trois semaines. Ce n'était donc pas forcément la raison. Mais les loups-garous ont cette excuse pour expliquer leurs sautes d'humeur, alors autant en profiter. Pourtant, elle lui parlait comme s'il était au courant de cette histoire. Pour elle, il l'était. C'est forcé que Kaysa lui en ait touché deux mots. Enfin, elle en était persuadée, mais la vérité était peut-être différente après tout.

L'aîné des enfants Potter reprenait déjà la parole, mais il ne devait pas se douter qu'il venait de se mettre dans le pétrin tout seul. Faisant mine de la prendre de haut, ça aurait sûrement passé, s'il n'avait pas parlé de Kaysa quelques secondes plus tôt. L'agacement étant à son comble, la petite Nina -que beaucoup ne trouveraient sûrement plus aussi douce et gentille qu'en temps normal- perdit complètement patience. Deux solutions s'offraient à elle. La première aurait été de lui beugler dessus tout ce qu'elle pouvait, mais elle choisit la seconde option. D'un geste nerveux, elle attrapa le verre de Harry pour lui jeter le contenu au visage. Le hic, c'est qu'elle n'avait pas prévu que les glaçons n'avaient pas eu le temps de fondre. Observant le liquide et les morceaux de glace partir en pleine poire du fils aîné de James et Lily, Nina resta un moment sans bouger, le verre vide en main. Ce court instant envolé, la fille de Remus finit par éclater de rire en voyant la tête de son vis-à-vis.

Pourtant, les dernières paroles du garçon revenaient dans la tête de la jeune femme. Il ne semblait vraiment pas au courant de ce qu'il s'était passé. Alors, une fois le fou-rire passé, elle reprit la parole :

« Harry Potter ou le mec qui est toujours à côté de la plaque. Tu le fais exprès ou tu ne le sais vraiment pas ? Grâce à ta sœur qui n'a pas tenu sa promesse, lors de la Nuit Rouge, j'ai attaqué Alex et j'ai tué un élève. Comment voulais-tu que je reste après ça ? Comment voulais-tu que je retourne à l'école comme si de rien n'était ? Si mon père n'avait pas mordu Tom accidentellement, je ne serais probablement pas là, à te parler aujourd'hui. »

Elle a vécu l'enfer. Elle s'est détestée pendant tout ce temps, elle qui avait déjà l'impression d'être un monstre avant ça. Puis, Nina est revenue et tout a changé. C'est comme si maintenant, tout était plus simple. Franchement, elle est persuadée que prendre du temps en restant loin de tout le monde, a fini par avoir du bon. Lorsqu'elle a trouvé cet emploi par exemple, le soir-même, elle s'est faite agressée par un groupe de Sorciers et celui qui lui est venu en aide c'est...Fenrir Greyback. Elle en a ainsi conclu que ce n'était pas l'espèce d'homme des cavernes que son grand-père lui avait décrit. Et le lendemain soir, elle a fait la connaissance de Anton Munter, celui qui est à présent son petit-ami. Le premier petit-ami de sa vie. Avant de partir, jamais elle n'aurait eu autant de chance, elle en est certaine à présent.

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Mer 24 Jan - 13:01
Tant de choses qui n'ont pas été dites
Nina Lupin
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La vie est un jeu compliqué qui permet de ne pas voir le temps passer Δ Claude Lelouche

Harry s’était attendu à une réaction de sa cousine, c’était justement le but de la provocation. Au pire, ils s’engueuleraient mais ENFIN ils se diraient les choses. Parce que visiblement, il y avait beaucoup de non-dits entre eux. Mais en fait, il ne s’était pas vraiment attendu à une réaction si virulente. Nina avait toujours été la plus posé du Trio d’Or. Elle avait son caractère, bien sur, mais c’est Kaysa qui piquait ses crises.

Aussi, il ne vit pas le verre de Whisky lui arriver dans la tronche. Outre la boisson, il se prit également quelques glaçons. La surprise fut totale et il se retrouva trempé en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Stupéfait, il resta un instant interdit. Puis, l’alcool qui lui était rentré dans les yeux se mit à le brûler. Pendant que Nina éclatait littéralement de rire, ce qui ne fit que l’énerver encore plus, il se mit à hurler :


« Putain Nina, mais t’es malade ou quoi ?! »

Il entreprit de s’essuyer comme il le pouvait avec sa malheureuse serviette. Surtout les yeux qu’il pressa un moment dans l’espoir que la brûlure s’atténue. Il pensa un instant à se lancer un récurvite dans les yeux mais l’idée lui paru douteuse. Qui sait si ce n’était pas contre-indiqué à cet endroit précis. Il se contenta donc de rester les yeux fermer en s’empêchant de continuer à hurler. Cela fut très difficile car l’agacement ténu qu’il ressentait avant ça venait de se transformer en véritable rage. L’entendre rigoler comme une idiote ne l’aida pas non plus. Elle avait la chance d’être sa cousine car ça aurait été l’un de ses ennemis, elle se serait déjà retrouvé avec un sortilège sur le coin de la tronche.

Au bout de quelques secondes d’hilarité, la brune finit par retrouver son calme. Elle reprit la parole. Outre le fait qu’elle n’était absolument pas gênée par son geste, elle continua à lui faire des reproches avec animosité. Ok, il l’avait peut-être un peu cherché. Ceci dit, ce qu’elle lui dit n’arrangea pas son humeur pour autant.

Était-elle sérieuse deux minutes ? A cause de Kaysa, elle avait tué quelqu’un. C’est bien cela qu’elle venait de dire ? Visiblement, elle avait une dent contre elle. Mais de là à l’accuser d’être responsable de ce qu’elle avait fait, il y avait des limites. Certes, c’était un accident et il n’en doutait pas une seconde. Jamais il ne lui serait venu à l’esprit de le lui reprocher et de la faire culpabiliser d’une façon ou d’une autre. Mais faire porter le chapeau à Kaysa, non, il ne l’acceptait pas !
Deuxièmement, elle sous-entendait une deuxième fois que ses proches auraient pu la juger sur ce qui s’était passé cette nuit-là. Ça non plus, ça ne passait pas.

Il finit par rouvrir les yeux, et la regarda. Il voyait flou mais il fit comme-ci de rien n’était. Il voyait sa silhouette, c’était déjà ça. D’une voix dans laquelle se contenait difficilement sa colère, il cracha :


« Personne n’est responsable de ce qui est arrivé à ce malheureux, si ce n'est les mangemorts ! Et surtout pas Kaysa. Si tu as envie de culpabiliser dans ton coin, fais-le. Mais laisses-là en dehors de tout ça. »

Il se leva et se dirigea lentement vers elle. Il n’essayait pas de l’effrayer, loin de là. Il se rendait juste compte que tous les regards étaient braqués sur eux et qu’ils se donnaient en spectacle. De plus, le sujet présent n’était pas vraiment de ceux qu’on voulait voir s’étaler dans les journaux. Il s’approcha donc tout prêt et son visage proche du sien, il prononça plus bas mais la voix toujours vibrante de colère :

« Bien sur que je savais que quelque chose s’était passé cette nuit-là, Nina ! Contrairement à ce que tu crois, je m’intéresse encore à ma famille même si je ne la vois pas aussi souvent que je le voudrais. Kaysa m’en a vaguement parlé mais c’était à toi de décider de le révéler ou non ! De nous deux celle qui est côté de la plaque, c’est encore toi ! Je t’ai toujours soutenu toutes ses années et je ne t’ai jamais jugé. Alors penser que j’aurais pu te prendre pour un monstre, même après ça, c’est vraiment la pire connerie que tu aurais pu me sortir ! » s’insurgea-t-il, « Et si tu penses que notre famille aurait jugé ce qui est arrivé ce jour-là, Nina, c’est que tu n’as rien à y faire. Ton père, tes frères, et l’ensemble des maraudeurs auraient été présent pour toi. Ils t’auraient soutenu, si seulement tu avais eu confiance en nous ! Alors ne vient pas te plaindre d’être seule aujourd’hui, cousine. Parce que si tu en es là, c’est avant tout à cause de toi. »

Harry avait une foi inébranlable en sa famille de cœur. Ses parents et surtout son père lui avait tellement parlé de l’origine de cette amitié. De la fusion entre les quatre membres de leur quatuor. Leur promesses, leurs épreuves et l’amitié indéfectible qui en était né. Tout avait trop d’importance et était trop précieux pour en douter un seul instant. Alors oui, certains de ses cousins pouvaient bien nier l’importance de cette famille. Mais lui, Harry, n’en douterait jamais. Et c’est avec des membres comme lui que cette famille survivrait. Si personne ne se battait pour elle, alors ils étaient perdus d’avance. Il se le refusait.

En attendant, dans des moments comme celui-ci. Il en arrivait à s’interroger sur ce qu’il devait sauver, si il était le seul à y croire. Par instant, il se demandait si les Potter n’étaient pas les seuls à considérer les autres familles de maraudeurs comme la leur. Cela le mettait plus en colère encore que tout le reste. Par conséquent, ses mots étaient très dur mais la voir se plaindre de ne pas avoir été soutenue alors-même qu’elle avait fuit tout le monde le mettait hors de lui.


« En attendant, je te laisse à ton humeur de persécutée. Et quand tu auras décidé d’arrêter d’agir comme une gamine, et que tu te seras rendu compte que tu n’es pas la seule à vivre des épreuves et à avoir des problèmes, tu sais où me trouver. »

Il la planta alors là, retournant à sa chaise sur laquelle il récupéra sa veste. Il l’enfila prestement, bien décidé à partir d’ici avant de laisser sa colère prendre le dessus et d’agir comme un imbécile. Toujours rageur, il se dirigea vers la sortie. Il comptait se rendre à Godric’s Hollow car ses yeux le brûlaient de plus en plus et sa médicomage de mère saurait sûrement lui arranger ça. Il ne s’y risquerait pas, n’ayant que peu de connaissance en terme de sortilèges sanitaires. Tout comme elle saurait calmer sa rage comme seule une mère sait le faire. Avant de quitter la pièce, il lança :

« Et c’est gentil de m’offrir le verre ! »

Après tout, il l’avait prit dans la gueule par sa faute, elle n’avait qu’à se démerder avec !
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