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Be careful, please... / Edwin

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Alicia Rogue
Chef de la nouvelle brigade des aurors
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Lun 5 Juin - 10:50



Be careful, please...
Ft. Edwin Rogue


Forteresse imprenable, perchée sur un petit îlot en mer, la prison sorcière était de ces bâtisses qu'on souhaitait oublier. À qui il était préférable de ne jamais penser, tant la crainte de s'y retrouver enfermé était grande chez les sorciers. Lieu sombre et eau déchainée suffisaient à la plupart d'entre eux pour devenir fou et si tel n'était pas encore le cas, c'était les détraqueurs qui se chargeaient du reste, enfermant les détenus dans leurs têtes, noyés dans leurs pires cauchemar, en les privant de la moindre parcelle d'espoir. C'était un destin sombre et peu enviable, qui n'était plus réservé qu'au coupable. Beaucoup de ces actuels pensionnaires n'avaient rien fait de répréhensible, si ce n'était vouloir vivre une vie libre et de ne pas accepter d'être dirigé par les mages noirs. Malheureusement pour eux, c'était une révolte suffisante que pour leur donner envie de les empêcher de nuire et de les envoyer à l'ombre, jusqu'à leur exécution sommaire. Néanmoins, si aujourd'hui Azkaban était sur toutes les lèvres, ce n'était pas à cause de ses pratiques inhumaines, mais pour les derniers évènements en date : L'attaque qui y avait été perpétrée et l'évasion massive qui en avait découlé. D'ailleurs sur ce point, Alicia avait cessé de compter les articles de journaux qui en faisaient leurs choux gras, après à peine quelques jours, las d'être une nouvelle fois dans la tourmente, au cœur des débats. Ils avaient tous fait ce qu'ils pouvaient et une grande majorité de ses collègues souffrait de la même motivation qu'elle, c'était à dire aucune.

Personne n'était motivé à faire la chasse à des innocents. Personne n'était motivé à retrouver des connaissances et pour une bonne partie d'entre eux, c'était le cas. Du moins, pour ceux qui avaient continué à officier dans le service et n'avait pas la marque des ténèbres sur le bras. Un nouveau soupire s'échappa de ses lèvres et la brune reposa la gazette des sorciers sur son bureau. Rien de neuf n'était à déclarer, ils stagnaient et cela semblait révolter la ferveur populaire, comme s'il pouvait faire mieux... Les indices récoltés, même après quelques jours étaient très minces. La plupart des prisonniers avaient évidemment refusé de parler, d'autres étaient tellement conditionnés qu'ils ne se rappelaient de rien. Tout ce qu'ils avaient pu en tirer, c'était que c'était probablement un homme seul qui était entré et assez jeune mais personne ne l'avait reconnu, ou ne souhaitait leur dire. Pour ce qui était des évadés, deux d'entre eux avait déjà été retrouvé et capturé, errant comme des âmes en peines sur les rives, tandis que trois corps avaient été repêcher inerte dans les rapides, mais il en restait toujours quelques-uns en liberté dont Edwin. C'était sur ces derniers rescapés que ses supérieurs voulaient mettre l'accent, en attendant de trouver meilleure preuve sur le coupable et c'était sur ce point qu'ils travaillaient tous. Par petit groupe, ils se relayaient à chaque point stratégique, étant les lieux de résidences, les anciens lieux de travail et la famille de chacune de ces personnes. Elle ne pouvait pas faire autrement, mais elle choisissait avec soin, ceux qui devaient s'occuper du cas de son fils, aucun mangemort pure souche n'y était à déclarer et elle tiendrait bon!

Quoi qu'il en soit, elle aurait aimé le retrouver, le revoir, juste pour savoir s'il allait bien, s'il était plus en sécurité là-bas qu'à Azkaban et c'était une des raisons qui la poussait souvent à arpenter les lieux ou il était possible qu'il revienne, telle la maison de Laverne, sa fiancée. Subtilement, l'ancienne Serdaigle avait réussi à prévenir la jeune femme que des aurors risquaient d'être postés devant chez elle et que si elle le voyait, elle devait être prudente, mais elle n'avait rien pu faire de plus. Transplanant dans une ruelle proche, elle observait en silence les passants se mouvoir, la fatigue se faisait pesante sur ses épaules. Les dernières nuits avaient été courtes et les problèmes étaient arrivés à la pelle, vu que Severus l'avait prévenu que des disparitions avaient aussi été déclarée à Poudlard, dont celle de son neveu, Zakaria, à croire que les ennuis ne venaient jamais seuls...Marchant sans but, une silhouette masculine finit par attirer son attention. Posée contre un banc, elle la scruta avec intérêt. A tel point que la mère de famille finit par lui trouver une démarche familière et une carrure qui pouvait correspondre à celle du musicien. Alors même si elle ne voyait pas son visage et ne pouvait jurer que c'était lui, elle s'était redressée d'un seul bond pour le suivre. Était-ce vraiment lui? C'était possible, qui n'aimerait pas revoir sa famille après autant de temps passé sans la voir? Plus elle le suivait, plus elle se disait que ça ne pouvait qu'être lui. Sa respiration monta d'un cran avant de finir par s'emballer en voyant le chemin qu'il empruntait. Si la quadragénaire ne s'était pas montrée à ces collègues, elle savait exactement ou ils étaient et Edwin allait dans moins de trois pas passer devant eux. Tant pis. Advienne que pourra...

Sans se laisser le temps de réfléchir, Alicia avait anéantis les derniers mètres les séparant de lui, pour saisir avec une force impressionnante, pour son gabarit, son épaule, essayant ainsi de le faire se retourner vers elle et de le repousser vers le mur qu'il longeait avec prudence. Immédiatement, pour éviter tous réflexes malencontreux qu'elle ne serait éviter, sa main libre s'était relevée vers ses propres lèvres pour lui intimer le silence. Pas un son, pas un cri, pas une insulte, rien, nada. Le moindre bruit risquait de les faire repérer, surtout en étant aussi proche de cet embranchement, aux allures de pièges. Pleine d'espoir, inquiète et espérante, ses prunelles brunâtres se relevèrent vers ce visage qu'elle apercevait enfin et s'était lui! Merlin s'était lui! Il était belle et bien là, devant elle, en vie. Son visage esquissa un réel sourire depuis des jours et l'épouse de Severus dut faire preuve d'une sacrée volonté pour ne pas tout bonnement le serrer contre elle, trop contente de le retrouver. Sûr qu'il avait compris son geste, où en tout cas elle l'espérait, elle relâcha sa poigne et montra d'un mouvement plus négligent l'intersection située peu avant la demeure des Poliakoff, pour lui faire comprendre le danger. Un autre mouvement de la main suivait le premier, l'insistant à la suivre un peu plus loin, à l'abri des oreilles indiscrètes. Elle ne savait pas quoi dire, ni par où commencer, tandis que son regard, lui, ne faisant que le dévisager, le scrutant comme si c’était la première fois qu'elle le voyait, comme si elle espérait vérifier par ce simple geste que tout allait bien. Mais il aurait fallu être idiot pour ne pas comprendre pourquoi il venait jusqu'ici et balayant toute retrouvaille émotionnelle qui collait très peu au Rogue, elle décida de la jouer plus pragmatique et terre-à-terre.


-Il y a une personne qui surveille l'entrée et une autre qui veille sur la porte arrière. Il va falloir que tu trouves un moyen plus prudent pour entrée. Bien évidemment, elle voulait le mettre en garde, lui faire comprendre qu'elle ne ferait rien ni pour l'arrêter, ni pour l'empêcher d'aller voir ses proches. Elle voulait lui faire comprendre qu'elle était de son côté, malgré tout, quoiqu'elle ait dû signer à son encontre... Oh et puis flute, elle n'avait pas envie de mimer la froideur et le calme, alors elle céda à son impulsion première et le reprit contre elle. J'étais si inquiète...

C'est tout ce qu'elle réussit à formuler, pour le moment.


Let the skyfall, when it crumbles
It's not that she's born brave. It's not that she's born strong. It's that the universe has decided this one will have the grit and fire and steel in his blood. She will face trial after trial, be broken and damaged in countless ways. But this one? Oh, this one was born to fight. It's what she knows, it's what she does best. It's all she can do..•°¤ Mags.

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Edwin Rogue
Co-gestionnaire du Nuclear Blast
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Lun 5 Juin - 17:38
Be Careful, Please...Alicia & EdwinA Azkaban, c'est comme si le temps restait figé. Les prisonniers ne voient quasiment pas la lumière du jour. Est-ce une journée à rallonge ? Une semaine ? Un mois ? Ou bien plus encore ? Edwin ne s'en était rendu compte qu'une fois dehors, loin de cette prison. Il doit énormément à ceux qui l'ont sorti de là, à commencer par Gellert Grindelwald, à qui il doit cette liberté, mais aussi à son cousin, Zakaria, qui a imploré ce dernier de lui venir en aide.

Loin de lui cette maudite bâtisse, il cherche à tourner la page, mais les traumatismes vécus sont encore tout frais. Le musicien a payé pour les autres. Il a servi d'exemple et il ne s'est pas passé un seul instant sans que les détraqueurs ne s'en prennent à lui. Ces immondices désireuses de retirer tout le positif, pour n'en laisser que le négatif. Lorsqu'ils passent, la joie s'envole et la tristesse demeure. Les pires souvenirs remontent à la surface, les meilleurs ne sont plus que poussières. Pourtant, ils n'ont pas réussi leurs missions à cent pour cent. Si Edwin n'en ressort pas forcément indemne, ils ne sont pas parvenus à retirer tout ce qu'il y a de bon en lui. Chaque jour qui passait, il s'est attaché à l'amour qu'il porte à ce qu'il a de plus cher en ce monde : son enfant. Son cœur de papa n'a ainsi pu être noirci par les détraqueurs.

Mais l'ironie du sort veut qu'il n'en ait pas terminé avec la prison. Bien loin d'Azkaban, il demeure aujourd'hui à Nurmengard. Il n'en est pas détenu, mais les cellules ont parfois la fâcheuse habitude de lui rappeler son propre calvaire. Les cauchemars se succèdent et la paranoïa l'habite peu à peu, mais l'espoir demeure et pour le moment, c'est ce qui le maintien bien en vie. A présent, chaque minute qui passe est une victoire. Il reprend des forces et peut enfin re-manger à sa faim. Certes, son visage se trouve placardé sur de multiples affiches, se trouvant à travers le pays et au-delà des frontières. Les endroits où il avait l'habitude de se rendre sont tous surveillés, qu'il s'agisse de son appartement, sa boutique ou encore de sa maison sur l'une ces côtes américaines. Rien n'est laissé au hasard. Il est libre sans réellement l'être. Toujours sur ses gardes, c'est ainsi que va être son existence à présent. Gellert l'a briefé rapidement sur ce qu'il se passe à l'extérieur et depuis son évasion, Edwin n'a pas encore franchi le pas de sortir seul. Il se devait de retrouver assez de force pour lutter, le cas échéant.

Mais cette fois, même si son état n'est pas encore au maximum, il se sent d'attaque. Il doit sortir pour voir ses proches et enfin donner des nouvelles à sa fiancée. Jusqu'à présent, impossible de lui écrire, sans prendre le risque d'un parchemin intercepté. Autant s'y rendre en personne.

Il venait de transplaner non loin de la maison de la famille Poliakoff. Encapuchonné dans un vieux sweat-shirt, il cherchait à passer inaperçu. Sa baguette à portée de main, pour pouvoir se défendre si jamais on venait par le reconnaître et par vouloir l'arrêter. Sûrement que pour le coup, il devait avoir l'air d'un parfait criminel, alors qu'il n'a strictement rien fait, si ce n'est sauver la vie d'un homme en lui permettant de fuir. Son teint était presque livide, ce qui n'est pas dans ses habitudes. Il n'a, d'ordinaire, pas hérité du teint blafard de son père, mais les maltraitances subies en sont responsables à l'heure d'aujourd'hui. De ça et de cette fatigue accumulée, qui se traduit par de grosses cernes sous les yeux.

Se croyant assez remis sur pieds pour ne plus se faire avoir, il venait de se tromper. Une main le stoppa net, dans son élan. Se retrouvant dos au mur, il n'a même pas eu l'instinct de survie nécessaire pour sortir sa baguette. Mais heureusement, puisqu'il ne s'agissait pas d'un ennemi, mais de sa mère, qui lui fit signe de n'émettre aucun son. Son regard se dirigea vers la maison dans laquelle se trouvait son fils. Ce n'est pas encore ce jour-là qu'il pourra le voir. Pourtant, il s'engagea à la suite de sa mère, sans rien dire. Bien qu'elle soit chef de cette nouvelle brigade d'Aurors, Edwin garde assez confiance en elle, pour être certain qu'elle n'alertera pas les autres. Alicia n'irait pas vendre son propre fils, ce n'est pas du tout son genre. Il en a l'intime conviction.

Soudain, la marche prit fin, sûrement assez loin des embrouilles ou peut-être plongé dans un piège. Mais cette dernière pensée s'évapora dés lors que sa mère desserra les dents, pour l'informer de la garde autour de la maison de Laverne et de leur fils. Le regard perdu, il ne put s'empêcher d'observer la bâtisse, se trouvant bien loin à présent. Ne pourra-t-il donc jamais les revoir ?

« Est-ce qu'ils vont bien ? Ils n'ont pas subi d'interrogatoire ? ...Et Stan' ? Ils ne lui ont rien fait ? »

Le gamin est bien trop jeune pour avoir à subir ce genre d'interrogatoire, mais dans un monde dirigé par Lord Voldemort, plus rien ne pourrait étonner Edwin.

Il n'avait pas prévu la suite des événements, s'attendant plus à tout un tas de reproches. Mais au final, sa mère le prit dans ses bras. Étonné, il détourna le regard de la maison des Poliakoff, pour le baisser sur Alicia.

« Maman... »

Il resserra peut-être maladroitement, ses bras autour de la silhouette de sa mère. Incapable de vraiment savoir comment agir. Plutôt perdu dans le fond. Plutôt même incapable de reprendre de suite une vie normale, toujours en proie à bien des souffrances principalement subies par la faute de cet enfermement.

« Je n'ai rien fait pour être enfermé...je n'ai fait que sauver un innocent... Je n'ai même pas pu être présent pour aider Calvin, je suis désolé. »

Après tout, il est l'aîné de la fratrie, bien qu'à trois minutes près, il était suivi par son frère.
© Crimson Day


Rogue Bro':
 
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Alicia Rogue
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Sam 5 Aoû - 11:47



Be careful, please...
Ft. Edwin Rogue


L'agréable douceur de cette matinée d'été ne parvenait pas à réchauffer son échine. Le froid glaçant et pénétrant la tenaillait depuis les lustres, ne lui laissant aucun repos. Celui-ci était motivé par cette fatigue grandissante qui grimpait dans son organisme, dû à ces nuits écourtées et au méli-mélo politique de l'évasion d'Azkaban, ainsi qu'à cette lassitude débutante dont personne ne pouvait se soustraire. Parce qu'il fallait bien avouer qu'il était difficile d'avoir de l'optimisme, quand les problèmes ne faisaient que se succéder. Hors le moins qu'on puisse dire, c'était que depuis la prise de pouvoir des mangemorts, les Rogues avaient été servis. Tout avait commencé par leurs postes, véritable chaise éjectable, puis s'en était suivi l'arrestation complètement injuste d'Edwin, pour se terminer sur ce qu'on pouvait clairement appeler le kidnapping du fils de Calvin. Tout ça pour une allégeance à prouver, encore et toujours, pour une rancune passée, en soi un acharnement qui semblait plaire au Lord. Cet homme n'avait définitivement pas compris comment faire pour garder ses serviteurs... Mais peu importe, malgré cette noirceur ambiante et les soucis à la pelle, il restait cette lueur d'espoir. Cette pensée vivace que tout puisse s'arranger, qu'il retrouve son fils et qu'Edwin soit libre. Un évènement éminemment réel à ce jour, même si la brune ignorait tout de son sauveur. Elle, tout ce qu'elle voulait savoir, c'était comment il allait, ou il était, ce qui se passait. C'était pour cette raison que l'ancienne Serdaigle usait de ces instants de pause, ou elle ne devait honorer aucun rapport de forces avec sa hiérarchie, ou réunion de crise, pour venir arpenter ces rues et ses lieux ou son fils était susceptible d'apparaitre. Cachée de ses collègues, en qui elle n'avait pas confiance, elle laissait son regard suivre les passants, se poser sur leur silhouette, les détaillants. Espérant vaguement qu'un élément attire son regard et son attention, qu'un jour il ne tente de venir voir sa fiancée et son fils. Eh c'est ce qui se passait aujourd'hui.

Alors qu'Alicia allait détourner le regard, elle avait vu cette silhouette encapuchonnée se diriger vers l'entrée de la rue, réveillant tous les signaux d'alerte en elle. Serait-ce possible que se soit lui? L'auror n'était pas une physionomiste hors pair mais elle jurerait qu'en matière de taille et de carrure il pouvait correspondre à son ainée. Le voyant foncer droit dans le piège, savamment tendu à son encontre, elle avait sauté en bas de son banc pour se précipiter vers lui, lui empoignant l'épaule en lui intiment le silence, cherchant à l'empêcher de faire une bêtise et de gagner un billet de retour, aller simple, pour Azkaban. Collé au mur, la mère de famille relèva son regard vers lui, souhaitant de tout cœur que se soit bien son fils et non un pauvre passant complètement éberlué de son comportement. Visage reconnu, un sourire confiant, soulagé, s'afficha sur ses lèvres, même si son œil expert ne manqua pas de voir se teint blafard, cireux et ces véritables valises qu'il avait sous les yeux. Des signes de sa captivité passé qui lui donnait l'impression de se prendre un coup de poignard dans le cœur. Reprenant sur elle, ne cédant pas à cette impérieuse impulsion maternelle, dont tous les hommes de son âge ont répulsion, elle resta pragmatique en le prévenant du danger, tout en l'éloignant de celui-ci. En usant de cette méthode, elle voulait lui prouver, lui montrer, en quelques phrases qu'elle était de son côté et qu'il ne risquait rien avec elle. Mu d'un réflexe inné, le musicien tourna la tête vers cette bâtisse où il aimerait tant se rendre, avant de la noyer de question, comme tout père qui se respecte. Tout en l'écoutant, son regard noisette ne le lâchait pas, comme si elle le simple faite de cligner des yeux allait le faire disparaitre. Prenant un instant de réflexion, elle baissa la tête avant de reprendre. Elle avait fait son maximum, le maximum avec les mains liées...


-Ils vont bien, je t'assure. Zakhar veille sur eux et je leur ai interdit d'entrer dans la maison. Ce qui n'était pas une preuve en soi, vu que ces soi-disant subordonnés avait une légère tendance à faire de l'excès de zèle, mais c'était mieux que rien. Sa langue passa doucement sur ses lèvres et après avoir regarder la maison, elle reprit pour la suite de ces interrogations. Laverne si. Quand ton nom est apparu dans la liste des prisonniers évadés, je ne pouvais pas faire autrement. C'est la procédure standard. On doit interroger les proches, demander s'ils savent quelque chose et les inciter à prévenir s'ils venaient à vous croiser. Tout comme ça l'est de mettre en place ces filatures. Septante-cinq pourcents des sorciers retournent au moins une fois dans un lieu de leur connaissance, dans les jours qui suivent leur fuite...Mais Stan n'a rien eu, il était peut-être avec sa mère lors de l'interrogatoire, mais ils ne s'en sont pas pris à lui.

Sur ce dernier point, elle voulait être catégorique pour tenter de le rassurer. Parce que limiter les dégâts, c'était tout ce qu'elle pouvait faire pour sa famille, rien d'autre. Car en tant que responsable de la brigade, elle devait prendre ses décisions et signer les mandats d'arrêts. D'ailleurs y avait-il plus pénible que de signer celui de son propre fils? À peu de chose prêt, non! Elle préféra pourtant se décrocher de ses sombres pensées pour rester fixer à l'ancien Serpentard. A le voir là, devant elle, des milliers de questions lui traversait l'esprit. Comment était-il sortit de là? Qui l'avait fait sortir et pourquoi? Ou avait-il été ? Et elle en passait des meilleurs, mais soulagée du choc, libérée du poids de le prévenir du danger, elle se laissa aller à son idée première, celle de le serrer contre elle, exprimant son angoisse. Alors qu'elle sentait ses bras se resserrer autour d'elle, il reprit la parole, cherchant à se déculpabiliser de ces actes, regrettant de ne pas avoir pu aider son frère. Elle se dégagea doucement de son étreinte maladroite, avant de faire un signe négatif de la tête, essayant de lui faire comprendre qu'il n'y était pour rien. Il n'était pas coupable. Son seul crime, c'était d'avoir voulu sauver la vie d'un homme, d'avoir fait son métier et de s'appeler Rogue.

-Eh tu n'as pas à être désolé, Edwin. Tu n'es pas coupable de ce qui s'est passé, ce n'est en rien ta faute, d'accord ? Tu as juste... Servis d'exemple à un juge en excès de zèle. Tu as été une victime collatérale...Puis au final, c'est plutôt à moi d'être désolée, c'est mon équipe et je n'ai rien pu faire. Je pense qu'essayer n'auraient fait qu'empirer les choses d'ailleurs... Et tu n'aurais pas pu aider Calvin, il y avait une école remplie de mage noir, lutter c'était tous les condamner, crois-moi.

Et pourtant, elle ne pouvait faire autrement que d'imaginer l'effroyable douleur, la perte, subie par son cadet. Être ainsi privé de son enfant alors qu'il venait de naitre était purement ignoble. Ce petit bout n'avait rien demandé, il n'avait pas demandé à venir au monde et à cet âge, il était tout sauf une menace quelconque. Mais depuis lors, elle n'avait plus de nouvelle de lui, il avait disparu de la circulation, ne répondait plus à aucun message, plus aucun signe de vie. Rien. Le néant. Une situation tout aussi angoissante quand on connaissait les travers dans lesquelles son fils était déjà tombé par le passé. Cependant, il fallait prendre un problème à la fois et les minutes restaient comptés. La ruelle était plutôt déserte, mais si quelqu'un venait à la parcourir, il pouvait donner l'alerte n'importe quand.

-Je n'ai pas de nouvelle de ton frère et je ne sais pas où il est. Il n'a jamais répondu à mes messages, mais s'il te plaît, quoique tu fasses, soit prudent. Tu es recherché et ils n'hésiteront pas, un seul instant. Est-ce que tu as un endroit ou aller? Ou être en sécurité? Son regard se tourna vers la maison de la jeune Laverne et elle reprit, se doutant de ces souhaits. Si tu veux entrer, il faudrait transplaner directement à l'intérieur, ou profiter de la relève. Elle se fait les matins à 7h30 et le soir à 18 h. Il y en a d'autres, mais c'est à cet instant qu'il y a le plus chance de passer inaperçu, ils discuteront entre eux.

Le temps de raconter leurs journées, de blaguer un peu, de se délier les jambes, ils seront d'office moins attentifs à ce qui se passe autours d'eux.


Let the skyfall, when it crumbles
It's not that she's born brave. It's not that she's born strong. It's that the universe has decided this one will have the grit and fire and steel in his blood. She will face trial after trial, be broken and damaged in countless ways. But this one? Oh, this one was born to fight. It's what she knows, it's what she does best. It's all she can do..•°¤ Mags.

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