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A night to be remembered. || Tom

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Astrid Greyback
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Sam 10 Juin - 19:43
a night to be remembered
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Astrid avait fait des efforts, elle portait une jolie robe en éventail bleue marine et blanche. Ses cheveux détachés tombaient sur ses épaules et elle avait enfilé des escarpins vernis noires pour compenser sa petite taille. Un peu plus et elle ressemblait à ces pin-up des années 40. Un léger trait d’eye-liner et elle était prête. La jeune femme ne prenait pas réellement soin d’elle : sauf en de rares occasions. Aujourd’hui, dans quelques heures : elle avait rendez-vous avec Tom. Il avait accepté de la retrouver dans un Hotel/Restaurant moldu. Un ami de Poudlard, le seul en réalité. L’ironie du sort l’avait fait fils de Remus Lupin. Autant dire que les Greyback ne sont pas réellement fréquentables quand vous portez ce nom de famille. Pourtant il semblerait que cela n’ait jamais séparé les deux amis. Si cela fait maintenant un an qu’ils ne se sont pas vus : ils ont échangé des hiboux et de longues lettres. Astrid gardait toujours du temps pour le jeune homme. Il serait mentir de part d’affirmer qu’elle n’a jamais surpris son cœur battre plus rapidement que d’ordinaire en la présence du sorcier. Pire encore, durant ces nuits calmes : c’est de Tom dont elle rêvait la plupart du temps. Il y avait quelque chose chez lui qui intriguait la jeune femme. Elle devait en savoir toujours plus, désirait toujours plus aussi. C’est pour cela qu’elle réservait toujours à Tom le meilleur d’elle-même. De mémoire : jamais elle n’avait été froide, intransigeante, mesquine et manipulatrice avec lui. Bien au contraire. Elle avait l’impression qu’il la comprenait. Le fait qu’ils soient tous les deux des êtres maudits par la lune devait probablement aider.
Après s’être regardé un million de fois dans le miroir, elle prend son courage à deux mains et transplane dans la partie magique de Londres avant de se diriger vers le monde moldu une fois sa baguette soigneusement rangé. C’est bien dans un restaurant moldus qu’elle tenait à voir Tom. A l’Hôtel du Ritz parce que Margot l’avait suggéré : elle avait toujours conseillé à la jeune femme de toujours mettre les petits pas dans les grands. Et puis Astrid n’aimait se mêler aux autres sorciers. Parce que sa condition l’empêchait de se sentir normale. Bien qu’elle en soit fière, qu’elle ait appris à vivre avec : beaucoup de sorciers les considèrent comme des monstres. Ou pire encore : des choses que l’on peut utiliser. Faire partie d’une communauté exclusivement de loups-garous lui avait permis d’apprendre beaucoup sur sa particularité. Quitter ce clan lui prouvait toujours qu’elle faisait bien de se tenir loin du commun des mortels et des autres sorciers. Rencontrer Tom dans un lieu neutre pouvait également leur donner la liberté de converser sur une multitude de sujets. Chose impossible dans le monde magique.

Astrid arrive en avance au restaurant, elle avait réservé une table ou plutôt Margot avait fait la démarche. Elle n’était plus à son service, certes, mais elle avait toujours pris soin de mille et une façons sa protégée. Elle donna son nom et son prénom avant de se laisser conduire par le serveur à une table en retrait. Elle le remercie et attend nerveusement que son ami arrive. Son regard ne quittait pas la pendule. Les entrailles d’Astrid étaient nouées. Et s’il ne venait pas ? Et si sa famille avait appris qu’il rencontrait une Greyback ? Elle prend une longue inspiration et tente de se calmer en pianotant sur la table avec sa dextre. Quand elle reconnut finalement les traits du jeune homme derrière le serveur elle se leva en offrant un immense sourire à Tom.

« Je pensais que tu ne viendrais pas… »
Souffle-t-elle alors que son cœur manque plusieurs battements. « Je suis heureuse que tu aies accepté. » Elle s’approche et embrasse sa joue. « Ça fait bien trop longtemps que l’on a pas eu la chance de se voir. »

La faute à qui ? Astrid probablement. Les affaires de l’Inquisition l’avait tenu éloigné de toute vie sociale. Certes, elle n’en avait aucune, mais les rares personnes qu’elle voyait en ont souffert. Elle se rassoit et commande une bouteille de vin rouge :

« Commande ce que tu veux, j’invite ce soir. » Elle avait de l’argent moldu donné par Margot il y a des lustres de cela. Mais jamais elle n’avait eu l’occasion de le dépenser. « Je me suis dit qu’ici on sera tranquille. Je doute que les mangemorts soient assez courageux pour venir ici et se mélanger aux moldus. » Chuchote-t-elle en souriant : « Comment tu vas ? » Une question banale certes, mais importante : « Comment tu t’en sors avec … Tout ça ? » La situation du monde magique était compliquée et elle ne connaissait personne qui n’avait pas un parti-pris.
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Sam 24 Juin - 17:44
A Night To Be RememberedAstrid x TomLes événements se sont trop vite enchaînés les uns après les autres. Tom ressentait cette impression de ne plus savoir où donner de la tête et de ne plus vraiment être en mesure de se reposer. Tout arrive d'un seul coup, c'était comme s'il devait être sur tous les fronts en même temps. Quelque chose de complètement dingue. Mais au moins, depuis que Albus Dumbledore s'était installé dans la maison d'enfance des Lupin, Tom n'a plus vraiment de soucis à se faire pour son père. Remus est traqué par des Aurors. Ces chiens qui se disaient amis de la famille, cherchent à le mettre derrière les barreaux. Et le fils aîné se maudit de les avoir, un jour, appelé collègues. Ils ne sont que de vulgaires rats d'égout, qui retournent leurs capes à la première occasion.

Mais ce soir-là, les ennuis resteraient sur le pas de la porte. Tom revivait avec son père, depuis que son appartement avait pris feu, de la faute de ceux qui s'en prennent à la famille. Il quitta la maison qui l'a vu grandir, en prenant une longue inspiration, comme pour forcer tous ses malheurs à rester loin de lui. Cette fois, il ne serait pas question de comment le monde se porte à l'époque de la dictature de Voldemort, mais de se vider la tête pour s'amuser. Il avait rendez-vous avec une fille. Oui c'est enfin arrivé. C'est déjà arrivé par le passé, mais Tom n'est pas bien doué avec les jeunes femmes. Il fait toujours des boulettes et ne semble jamais voir les perches qu'elles lui tendent. Ce n'est pas le fils de Remus Lupin pour rien. Handicapés de la vie sentimentale comme ils le sont, ça ne court pas les rues. Un cas d'école pratiquement.

Il ne s'agissait pas d'une jeune femme qu'il avait séduit dernièrement, puisque ça non plus, il ne le fait pas généralement. Mais il s'agissait de Astrid Greyback. Une fille qu'il a rencontré il y a bien longtemps, lors de leurs entrées à Poudlard. Partageant la même maison d'études, ils s'étaient rapprochés. En fait, c'était même l'un de ses rares amis, ne la jugeant nullement sur son patronyme. Et malgré la disparition inquiétante de l'ancienne Serdaigle, ils étaient restés en contact, via souvent des hiboux. Pour la première fois, depuis bien longtemps, il allait la revoir et même partager un repas ensemble. A cette idée, Tom se sentait plutôt mal à l'aise, voir même stressé. C'est que ça faisait surtout rancard comme truc et que Dumbledore s'en était bien amusé. Il n'avait rien eu besoin de dire, son regard l'observant par-dessus ses petites lunettes en forme de demi-lune avait suffi à en dire plus que des mots.

Mais en chemin, il voulait se persuader que ça n'avait rien d'officiel et que c'était purement et simplement amical. Pas que la jeune femme le rebute, loin de là, c'est même tout l'inverse. Tom s'est rendu compte, après qu'elle ait fuit Poudlard, que Astrid lui manquait terriblement. Ce n'était pas pour rien. Il s'était fait à l'idée de ne plus jamais la revoir et de seulement correspondre sans rien de plus. Mais cette fois, plus il avançait en direction de l'Hôtel du Ritz, plus les battements de son cœur se faisaient, comme si cet organe s'apprêtait à lui briser la cage thoracique pour en sortir. Il tourna même en rond, comme un idiot, devant la porte, avant de se décider par la franchir. Astrid n'allait sûrement pas le manger tout cru, surtout qu'ils partagent la même nature à présent. Mais il craignait surtout qu'elle ne disparaisse à nouveau, à peine revenue physiquement dans sa vie.

Prenant sur lui, en se mettant en tête qu'il ne perdait rien à partager ce dîner en sa compagnie, le fils Lupin entra enfin dans le restaurant. Il remarqua aussitôt la jeune femme attablée un peu plus loin, lui souriant en l'apercevant. Sur le moment, quand il commença par s'avancer, une chose lui vint en tête : et s'il marchait bizarrement ? Pourtant, tout le monde sait que c'est lorsque l'on se dit qu'il faut qu'on marche normalement, qu'on adopte, sans le vouloir, une démarche complètement débile. Mais grâce à Merlin, son déhanché était tout ce qu'il y a de plus normal. Comme il a toujours été.

Bonjour ou bonsoir ou peut-être juste salut, pourvu qu'il ne dise pas allo. Mais Astrid le prit de court en ouvrant la bouche la première et en finissant par l'embrasser sur la joue. Heureusement que ce ne fut qu'une impression, mais il crut suffoquer et il ne pouvait que se répéter intérieurement de ne pas rougir. Et s'il pouvait seulement ne pas faire de boulette.

« Je tournais en rond devant la porte. » Ce qui a le mérite d'être honnête. « Mais je suis ravie de ne pas être resté dehors, tu es magnifique. » S'il pouvait se taire aussi.

Il s'installa en face de Astrid qui souligna le fait qu'elle l'invitait. Il avait de quoi payer, mais ils ne vont quand même pas se battre pour régler le pauvre serveur à la fin du repas. Ce ne serait que partie remise, histoire d'avoir une bonne raison pour la revoir dans un futur proche. Très proche. Mais la jeune femme ne perdait pas le fil de la conversation, en lui parlant du monde actuel. Il se rappelait que peut-être qu'elle n'avait pas été mise au courant de ce qu'il lui était arrivé quelques mois plus tôt.

« J'ai quitté le Ministère de la Magie. Il est hors de question que je travaille pour Voldemort. Je ne mettrais pas des innocents en prison. Puis, c'est plus sûr également, depuis que mon père m'a accidentellement mordu. L'as-tu appris ? »

Il se sentait bête à l'idée qu'elle ne soit pas au courant, mais ce n'était pas pour la tenir éloignée de lui. C'était juste parce qu'il se souvenait d'Astrid qui se considérait comme un monstre, lorsqu'ils étaient encore à Poudlard. Il craignait surtout qu'elle le voit également de la sorte.
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Dim 25 Juin - 23:10
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Astrid attendait nerveusement son rencard, elle jetait toutes les minutes un regard sur la grande horloge de la salle. Allait-il venir ? Et si ce n’était pas lui mais des mangemorts qui arrivaient ? A cette idée, ses mains glissent dans les poches de sa robe. Le loup-garou avait ensorcelé ses poches pour ne pas avoir de sac et être libre de ses mouvements en cas de danger. Difficile à croire qu’elle avait sur elle ses deux coutelas ainsi que sa baguette. Car cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas utilisé la magie pour se battre. Sa baguette ne lui serait donc pas vraiment utile. De plus il était hors de questions qu’elle sorte de son clan sans être armée. Elle n’était plus aussi innocente et naïve : la foi en l’humanité elle l’avait perdu depuis des années maintenant. Astrid avait appris la leçon en tombant, en souffrant. On ne la reprendra pas à les refaire. Jamais. Elle tente de se calmer en regardant autour d’elle mais l’attention des gens sur elle ne font qu’augmenter son anxiété. Il faut dire qu’elle n’avait pas pris la peine de cacher ses cicatrices. Avec sa robe dévoilant ses bras, son décolleté et le haut de son dos ainsi que ses jambes : elle n’avait rien d’ordinaire et ne passait pas inaperçu. Cependant, elle avait appris à laisser le regard des autres glisser sur elle alors elle se contente de surveiller la porte d’entrée. De là où elle était : Astrid avait une bonne vision de la pièce où elle se trouvait.
Finalement, elle reconnaît les traits d’un visage familier et le regarde s’approcher : sincèrement heureuse et en même temps soulagée. Elle ne tarde pas à se mettre sur ses deux jambes pour pouvoir le saluer dignement. Sans gêne, elle dépose un rapide baisé sur sa joue. Un geste peut-être intime étant donné qu’ils ne se sont pas vus depuis longtemps : mais elle avait seulement écouté son instinct. Diantre ce soir pouvait être son dernier avec le contexte actuel alors ce n’était pas ce petit geste qui allait changer grand-chose si ce n’est souligné le fait qu’elle est en vie. Ce soir, elle allait pouvoir avoir une vie normale en excellente compagnie. Elle ne pouvait pas demander plus. Elle se mit à rire en l’écoutant expliqué la raison de son retard. Elle rougit au compliment : peu habitué à ce genre de choses.

« Merci… Tu es très élégant aussi. » Puis elle rajoute : « Ma foi je suis aussi chanceuse que toi.. Je commençais à me lasser de l’homme invisible. » Elle chuchote : « Il n’est pas vraiment plaisant et ne parle pas beaucoup. Tu es une bien meilleure compagnie. »

Astrid à une voix légère, quand elle s’adressait à Tom elle essayait toujours de mettre de côté ses problèmes. Même si à Poudlard elle s’était plusieurs fois confiée à son ami sur des sujets lourds et terribles. Il faisait partie de ses personnes qu’elle avait volontairement fui pour mieux « grandir » et devenir celle qu’elle est aujourd’hui. Maintenant installée à la table, Astrid lui demande comment il allait, s’il arrivait à gérer ce qui se passait dans le monde magique aujourd’hui. Loin de ce dernier : elle perdait elle-même le fil parfois. Tom l’informe qu’il n’est plus auror ce qui lui fait froncer les sourcils et puis il s’explique : elle comprend immédiatement. Vient alors l’aveu sur sa condition. Margot lui avait dit. Astrid n’en avait pas parlé à son ami. Par respect, pour ne pas lui forcer la main. Ce n’était pas la chose dont on parlait dans une lettre de toute façon.

« Oui… Oui je sais que tu es devenu comme moi. » Elle avale sa salive et fait tourner machinalement le verre vide devant elle : « Semblerait que ça soit toujours un proche qui contamine. » Son oncle l’avait transformé. Remus avait contaminé Tom. « C’est toujours une histoire de famille. »

Le serveur arrive, elle commande un double gin et attend qu’il ait pris la commande Tom, qu’il soit loin pour continuer.

« Je suis heureuse de savoir que tu n’es pas au service de ce fou. Je n’en attendais pas moins de toi : tu vaux tellement mieux que cela. » Elle retrouve son sourire et le regarde doucement : « Tu arrives à gérer tes transformations ? » S’inquiète-t-elle soudainement : « Remus d’aide ? » Astrid ne voulait pas qu’il se retrouve seul face à sa lycanthropie. Il n’y avait rien de pire et c’est ce qui avait causé autant de mal-être chez elle.

« Si tu as besoin d’aide, je suis l’Alpha d’un clan dans les Highlands, des sorciers comme nous. On vit en communauté, on s’entraide et quand on se transforme il n’y a personne autour qui peut en être victime. » Elle était en un sens fière de ce qu’elle avait construit même si tôt ou tard ils devront participer à la guerre. Parce que même si cela était sécurisant : cela était aussi lâche. « Ce n'est pas grand-chose, mais au moins ils apprennent à s’accepter et quand ils sont prêts, ils peuvent partir ou bien rester. » Astrid pose sa tête dans sa main : « Et tu seras toujours le bienvenue. » Après tout, il était comme elle maintenant.
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Jeu 27 Juil - 11:19
A Night To Be RememberedAstrid x TomAvec Astrid tout à toujours été plus simple qu'avec les autres. Ils se connaissent depuis si longtemps aussi, même si durant une longue période, leurs seuls échanges se résumaient à des parchemins envoyés par des hiboux et chouettes. Mais ce soir-là, c'était différent. Il y avait comme un arrière goût de rancard derrière cette soirée. Ce n'était pas fait pour déplaire à Tom, qui a toujours été très intéressé par la jeune femme. Sauf qu'il ne faut pas oublier que c'est un Lupin et qu'il est d'une maladresse effrayante avec les filles. Déjà quand il arrive à ouvrir les yeux pour se rendre compte qu'une jeune femme lui tourne autour, c'est une grande victoire, mais pour faire le premier pas, il se transforme en boulet maladroit que ce soit dans ses gestes, mais aussi dans ses paroles. Et à peine parvenu jusqu'à la table, après le baiser sur la joue de la jeune louve, que les paroles maladroites s'enchaînaient. Avait-il réellement besoin de lui avouer qu'il tournait comme un idiot devant la porte quelques instants plus tôt ? La pauvre Astrid devait vraiment se demander ce qu'il fichait là, avec un boulet pareil. Pourtant, Tom voulait bien faire à la base. Et sa vis-à-vis renchérit bien sûr sur cette révélation du tonnerre. Bravo Monsieur Lupin. Il se sentait un peu bête pour l'heure.

« J'imagine que pour lancer une conversation, c'est mieux d'être deux. »

Il se contentera de ce petit trait d'humour, toujours aussi maladroit cela dit. Mais ne voulant pas qu'un long silence s'invite, Tom s'était lancé dans une révélation un peu plus sérieuse à présent. Il sait depuis toujours que son amie a été mordue par un loup-garou. Le même qui a mordu le père de Tom bien des années plus tôt. Et il a lui-même été élevé par Remus, mais également en compagnie de Nina qui avait hérité du gène de leur père. Il s'était bien sûr proposé pour aider Astrid, l'écouter et lui faire part de ce qu'il savait à propos de sa famille. Peut-être que certains détails, qu'il avait lui-même vu, aurait pu l'aider. Mais il ne s'était pas imaginé que son amie allait s'enfuir de Poudlard. Et dire qu'il n'en a pas souffert, serait de mauvaise foi. A présent, qu'il a lui aussi été mordu, de façon accidentelle, il se devait de lui en faire part, bien qu'il ait été surpris qu'elle soit déjà au courant. Avait-elle voulu le revoir uniquement pour ça du coup ? Cette question ne sera pas pour tout de suite, craignant une réponse positive.

« Je suis tombé dans un piège. A bien y réfléchir, certainement qu'il s'agissait des prémisses de l'attaque des Mangemorts. Diviser les familles des Maraudeurs pour avoir le champ libre, ça se tient. »

C'est même une probable suggestion qui coule de source. Il suffit de foutre le bordel dans un groupe représentant un danger, pour grappiller quelques places en haut de l'affiche. Le plus tragique, c'est que le plan avait marché. La famille Black détruite parce que Sirius a été enlevé et changé en terrible soldat de la mort. La famille Lupin détruite par l'attaque de Remus sur son propre fils et évidemment, la rancœur de ce dernier vis-à-vis de James et Peter qui n'étaient pas là pour leur venir en aide. Il n'en fallait pas plus pour détruire le clan des Maraudeurs.

Lorsque le serveur arriva, Tom passa commande d'une vodka. Il n'était pas spécialement un habitué des boissons alcoolisées, mais ce n'est pas un verre qui serait capable de le mettre parterre. Il lui en faut quand même beaucoup plus. Une fois l'homme parti, la conversation reprit de plus belle sur les transformations. Au départ, il n'avait pas vraiment réaliser l'ampleur des choses, ce n'est que lorsque sa première pleine lune eut lieue, soit un mois après sa morsure pratiquement, qu'il réalisa que c'était la réalité.

« Mon père ne se le pardonne pas. Il s'en voulait déjà beaucoup d'avoir transmis le gène à Nina, même si ce n'était pas de sa faute. Cette fois, c'est un peu le coup de grâce. Il fait ce qu'il peut pour me venir en aide, mais il n'a jamais réussi à se contrôler lui-même. Et ça fait longtemps qu'il ne prend plus de potion-tue-loup. Parce que déjà, il n'a jamais su la faire et puis, il n'a pas confiance en la seule personne capable de la confectionner parfaitement. Doyle Taylor, le meilleur ami de ton oncle, également loup-garou, lui a mit dans la tête que le Professeur Rogue serait capable de pisser dedans. »

Rien qu'à cette dernière évocation, Tom laissa échapper un sourire. C'est vrai que connaissant Rogue et sa haine contre les Maraudeurs, principalement à cause de James et Sirius, il serait capable de faire des vacheries à Remus. Surtout maintenant que Dumbledore n'est plus à Poudlard pour le freiner.

« Mais ma sœur est revenue pour soutenir mon père et essayer de m'aider également. Ce n'est pas toujours facile, surtout pour trouver des endroits sûrs. Maintenant que nous sommes trois, la cave de la maison n'est plus suffisante. »

Il ne s'attendait pas à la suite des paroles de son amie. Elle semblait tellement souffrir de sa condition, à l'époque de Poudlard, que jamais il n'aurait pu imaginé qu'un jour elle surmonterait ça suffisamment, pour pouvoir se créer une meute. Était-ce seulement bon de rester en retrait de la société de cette façon ? Il ne pouvait se permettre de juger cette façon de vivre, chacun fait comme il le souhaite après tout. Mais ce qui l'étonne, c'est que ce n'est pas la première fois qu'il entend parler de meute et qu'il a l'impression que ça va finir par partir en affrontement.

« Jamais je n'aurais pensé que tu serais allée aussi loin. Tu n'as plus l'air d'en souffrir, ça fait plaisir de voir que tu as fini par t'accepter comme tu es. Je te promet que je passerais pour te rendre visite... Mais vous avez quand même des toilettes, rassure-moi ? »

La dernière phrase c'était simplement de l'humour, pour détendre l'atmosphère, même si quelque chose le tiraillait et il ne pourrait pas le cacher bien longtemps.

« Fais tout de même attention. Je ne devrais pas t'en parler, parce que personne ne le sait encore. Mais une meute de loups-garous Irlandais sillonne les environs depuis quelques mois. Nous ne sommes pas nombreux à connaître leur existence, parce que si ça s'ébruite, ils pourraient être ralliés vers un camp destructeur. Ils ne sont pas là pour faire du bien, ils s'attaquent aux autres loups-garous, même solitaires. Ils sont notamment à la recherche de Doyle Taylor et de ses fils, afin de les tuer. Il y a une histoire qui date de quelques années maintenant. Ils sont dangereux et ne veulent que tuer. S'ils tombent sur ta meute, ils n'auront aucune pitié pour vous. »

Il se devait de lui dire, après tout ce sont des tueurs. D'ailleurs, d'après ce que Remus a dit, cette meute s'est déjà frottée à Fenrir Greyback. S'ils sont assez fous pour ne pas avoir peur du plus terrible des loups-garous, ils n'auront aucun scrupule à tuer quiconque se mettra sur son passage.
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Astrid Greyback
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Dim 30 Juil - 17:46
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« Surtout quand la compagnie est aussi bonne. »

Renchérissait-elle en lui offrant à nouveau un sourire chaleureux. Cela était salvateur pour elle. Sortir des bois, de son quotidien régit par la communauté était salutaire pour Astrid qui parfois aspirait à plus. Son envie d’avoir une vie normale, de retourner auprès de ses parents et reprendre sa place dans le cœur des êtres aimés prévalait parfois sur sa position d’Alpha. Bien qu’elle aime sa communauté, qu’elle soit fière d’être à leur tête : elle se sentait particulièrement seule. Margot lui avait pourtant appris à ne pas s’attacher, à rester loin de tous ces sentiments : mais elle n’arrivait pas à être aussi froide et forte que son mentor. Revoir Tom faisait partie des premiers efforts qu’elle faisait pour retourner dans le monde des sorciers. Vivre en réclusion n’avait pas que des avantages, même si cela procurait un sentiment de sécurité. Un jour, ils se mêleront à nouveau aux autres, mais beaucoup d’être maudit dans le groupe n’acceptaient pas encore leur condition. Ils étaient instables et avaient besoin encore de guidance. Astrid et les autres étaient là pour ça. Une fois prêts, ils partiront comme d’autres avant eux pour retrouver une vie presque normale. C’est l’espoir que la jeune femme voulait apporter et un avenir plus serein pour les personnes comme elle. Probablement parce qu’elle avait tout perdu et qu’il fallait bien qu’elle se trouve un but.
La famille des Lupins avait un passé aussi tragique que celui des Greyback. Nina n’avait pas échappé aux génomes de lycanthropie, Tom en revanche avait été épargné : tout comme Astrid. Avant que la providence les rattrape. La révélation de son ami brisa son cœur tout en le noircissant d’une colère encore plus intense envers les mages noirs. Ils payeront. Tous. Jusqu’au dernier. Elle s’en faisait la promesse silencieuse. Elle connaissait brièvement l'histoire des Maraudeurs. Le fait que Sirius soit un cavalier de l’Apocalypse a été une surprise générale. Bien que loin des affres du quotidien du monde magique : Astrid se tenait informée. Pour prendre en connaissance de cause des décisions pour son clan. La jeune femme n’eut pas le temps de répondre que le serveur arriva pour prendre leur commande. Elle fit la sienne, attendit que Tom ait fait de même pour reporter toute son attention sur ses yeux azurs. Pendus à ses lèvres, elle écoute les confessions de son ami dans un silence religieux. Elle perdit légèrement son sourire quand il parla de son oncle : faisant probablement tomber à l’eau sa blague sur Rogue.

« C’est de Doyle qu’il devrait se méfier s’il fréquente Fenrir. Les fous n’attirent que les fous. » Car non, il n’était pas son oncle. Sur le papier peut-être, dans la vraie vie il n’était qu’une cible à abattre. Son opinion était catégorique. Elle ne pardonnerait pas le loup-garou de l’avoir mordu bien qu’elle acceptait aujourd’hui son destin. Astrid a été un dommage collatéral volontaire. « Je peux vous en procurer. » Chassant sa colère née de la mention de son oncle, elle souffla : « Je peux comprendre ton père, je suis moi-même partie de mon foyer pour éviter de blesser mes parents. » Voilà la vraie raison de son départ. « Vous êtes une famille soudée, vous arriverez à surmonter cela. J’en suis certaine. »

Sa main se posa sur son avant-bras naturellement, pour le soutenir silencieusement. Cela ne serait pas facile, mais Astrid avait toujours admiré les Lupins parce qu’ils étaient soudés. Comme l’était le clan qu’elle avait formé avec l’aide de Margot. Ce sentiment de cohésion, de faire partie d’un groupe de personnes aimant était exaltant et en un sens reposant. Tom demanda s’ils avaient des commodités ce qui la fit rire :

« Oui, nous avons les toilettes et l’eau courante même. On récupère l’eau de pluie et la magie fait le reste. »
C’était le seul avantage. « Moi non plus je n’aurais jamais pensé un jour en arrivée là. Les décisions que j’ai prises ont été difficiles, mais nécessaires. Je ne voulais pas avoir sur la conscience la mort de mes parents ou la contamination d’une personne chère à mon cœur. » C’était la triste vérité. Elle avait passé tellement de nuits à peser le pour et le contre sur la question de mettre fin à ses jours ou non. Parce que les transformations ne cessent jamais d’être douloureuses.

Sa salive passe difficilement dans sa gorge en entendant les révélations de Tom. Elle pensait que cela n’était que des rumeurs pour les effrayer. Sa mâchoire se contractait au rythme des battements de son coeur et elle se redressa pour passer sa main sur le bas de son visage. En effet, ce n’était pas un bon signe pour eux. Un nouveau défi donc allait prochainement, ou non, se dresser devant eux. Ils devaient être prêts.

« Heureusement, ils n’ont aucune idée de quoi nous sommes capables s’ils venaient à nous attaquer. Personne ne se doute. »
Elle se racla la gorge et passa sa main dans ses cheveux. « Les Highlands sont grands et meurtriers pour ceux qui ne les connaissent pas. S’ils nous trouvent, nous serons prêts. » Elle allait faire en sorte que les membres de la communauté soit sur le qui-vive. « Merci de me l’avoir dit. Je vais en parler au conseil, s’ils deviennent une réelle menace nous prendrons une décision les concernant. » Même si cela voulait dire les tuer. La voix de la diplomatie serait étudiée évidemment : après tout s’ils pouvaient se rallier à eux et mettre en défaite les mangemorts Astrid ne dirait certainement pas non.

Constatant que l’atmosphère avait pris une teinte plus tragique, elle se remit à sourire et remercia le serveur qui apporta leur commande. Levant son verre, elle pencha la tête sur le côté :

« Trinquons à des jours plus heureux. L’avenir nous attend après tout. Le mal n’a jamais gagné la guerre à ce que je sache. »
Elle tapa avec son verre dans celui de Tom : « Mais surtout à notre amitié qui semble être à toute épreuve. » La jeune femme voulait boire à eux oui. Parce que son instinct lui disait qu’ils allaient affronter bien des aventures ensemble.

Prenant plusieurs gorgées d’alcool, elle reposa son verre et détailla les traits de Tom. Il lui avait manqué et en le retrouvant comme ça : elle se maudissait à nouveau d’être partie. Qui sait ce qui aurait put se passer entre eux. Elle y pensait de temps à autre, se berçant sans honte dans des histoires à l’eau de rose.

« Etant donné que tu ne travailles plus pour le Ministère, tu as trouvé autre chose ? Tu as rejoint l’Ordre ? »


L’avantage d’être dans un lieu moldu était que même si des oreilles indiscrètes entendaient leurs messes basses : ils ne comprendraient pas. Astrid avait quitté l’Ordre au départ de Dumbledore. Sa foi en cet homme est aussi grande que celle en Margot. Elle le suivrait n’importe où.
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Lun 31 Juil - 14:31
A Night To Be RememberedAstrid x TomTom finit par sourire au compliment que son amie venait de lui faire, mais la conversation prit un tout autre tournant, sans qu'il ne comprenne réellement pourquoi. L'évocation de Fenrir ne semblait pas plaire à Astrid. Peut-être que pour quelqu'un d'autre, la situation aurait été compréhensible, mais Tom est de la même trempe que son père à ce sujet. Il n'est pas pour la vengeance, préférant se dire qu'au moins, ils n'agissent pas de la même façon. Remus a été mordu par Greyback lorsqu'il était enfant, sans avoir rien fait de mal. Non, c'était son père et donc le grand-père de Tom, qui s'était salement disputé avec Fenrir, finissant par ajouter que les loups-garous ne devraient même pas exister. Il y eut sûrement bien d'autres paroles déplacées à l'égard de cette race, le père de Tom était bien trop jeune pour s'en souvenir. Mais déjà à cette époque, alors que Greyback ne devait être qu'un adolescent, ses idées de vengeance étaient bien arrêtées, au point qu'il a fait exprès d'attaquer le petit garçon pour punir le père de ce dernier. Visiblement, c'est sa façon de faire. Loin d'être loyale, loin d'être louable. Mais rêver de vengeance, c'est se comporter purement et simplement comme lui. D'ailleurs, Remus s'est brouillé avec Peter pour cette raison saugrenue. L'autre Maraudeur semble tellement en proie à la rancœur, qu'il en oublie sa famille en cherchant à se venger. Alors non, l'aîné des enfants Lupin n'était pas d'accord avec la réplique d'Astrid, concernant Doyle Taylor, même s'il est vrai que Fenrir est fou.

« Je ne peux partager ton avis à ce sujet. Doyle a sauvé la vie à mon père et Fenrir a sauvé ma sœur lorsqu'elle s'est faite agressée par un groupe de sorciers. Ce n'est pas ce qui me fera lui faire confiance, mais je reste sur le fait qu'il aurait pu tracer son chemin, en laissant Nina à son triste sort ce soir-là. Sauf qu'il ne l'a pas fait. »

Tellement habitué à vivre dans la tragédie, avec tous les événements qui leur tombent dessus, que Tom ne peut que relativiser là-dessus. Sans Doyle, probablement que son père ne serait plus là. Il en va de même pour Nina ou bien, elle aurait été salement amochée. Même s'il n'a pas envie d'y songer, c'est parfois plus fort que lui. Ces sorciers auraient pu la détruire d'une façon horrible, que les femmes et jeunes femmes font malheureusement souvent les frais, que ce soit chez les mages, mais aussi chez les moldus.

Ce n'est pas évident d'oublier les erreurs du passé, mais Tom a toujours eu cette faculté de le faire, à l'instar de son père. Quand il fut question de la potion-tue-loup, il ne répliqua toutefois pas. Jusque-là, ça ne fait pas bien longtemps qu'il se transforme, mais il ne se verrait pas se droguer à la potion. Il y a une crainte derrière et s'il ne voulait pas en parler, ce fut plus fort que lui.

« Je pense que ce n'est pas plus mal que mon père n'en prenne plus. Avec les ennemis qui traînent, j'imagine que la potion-tue-loup ne serait qu'un point faible, qui risquerait de donner l'avantage à des gens mal attentionnés. »

Ou peut-être pas, il ne peut pas le savoir, mais il ne veut pas courir le risque, surtout pas avec la meute Irlandaise qui décime tous les loups-garous de la région, dans l'espoir d'être la seule et unique meute qui existe. Encore une chose que Tom n'est pas tellement en mesure de comprendre, cet attrait pour être plus puissant que les autres. Mais il s'est renseigné sur le sujet, notamment dans des bibliothèques d'ouvrages purement et simplement sorciers, écrits même de la main de Norbert Dragonneau. Deux meutes ne sont pas capables de s'unir. Dans le cas inverse, ça marquerait la fin de l'existence de l'un des deux chefs, car il est rare qu'un mâle Alpha accepte de se faire détrôner de son statut. Et généralement, il en découle une explosion de la meute, car la fidélité d'un loup-garou est une chose unique. Ils n'ont généralement qu'un amour durant leur existence et qu'un seul chef également. Du coup, Tom n'imagine pas un seul instant, que ces tueurs venant d'Irlande, finissent par se stabiliser. Ils tueront jusqu'au dernier.

Un sourire revenait sur son visage en entendant les paroles d'Astrid à propos de Remus, mais aussi du pourquoi elle s'en était allée. Il ne pipa mot de suite, ce n'est que lorsqu'elle revint une nouvelle fois dessus, que le jeune homme ne put garder le silence plus longtemps.

« Mais tu pense vraiment que tu aurais été un danger pour tes parents ? Ton père est né dans une famille de loups-garous, il devait savoir comment s'y prendre pour te protéger tout en protégeant ta mère, tu ne crois pas ? Je ne juge pas tes choix, tu ne voulais pas prendre de risque. J'y songe seulement, parce que mes grands-parents sont parvenus à gérer mon père, sans rien y connaître sur les loups-garous. Ma grand-mère était même moldue, c'est dire. Mais je pense que tes choix sont honorables, je ne peux pas dire le contraire. Par contre, j'ai vu mon père souffrir de l'absence de ma sœur, lorsqu'elle s'en est allée chez notre grand-père pour des raisons similaires aux tiennes. Il a pensé qu'elle ne lui faisait pas confiance et qu'il n'était pas à la hauteur. Dans ce genre de situation, il est difficile de vraiment savoir quelle décision est la meilleure et il y aura toujours une personne qui en ressortira amochée. »

Quelque part, Tom n'aurait pas eu le courage de s'en aller. Quitter les gens qui lui sont chères pour se cacher, c'est une vie qu'il n'aurait pas voulu. Surtout qu'il se serait senti coupable à chaque fois qu'il se serait lié à quelqu'un d'autre. Ce n'est pas évident, mais heureusement, leurs boissons arrivées jusqu'à eux, ils allaient pouvoir changer de conversation, ou pas. Il était question de la remarque que l'aîné des enfants de Remus avait fait, concernant la meute venant d'Irlande. Le discours d'Astrid ressemblait à toutes les menaces que la dingue à la tête de l'Inquisition a l'habitude de proliférer. Autant dire que Tom n'a jamais été convaincu. Qui est-elle pour juger quel Sorcier à le droit de vivre ou non ? Qui est-elle pour mettre à mort, traitant de criminel, alors qu'elle-même a du sang sur les mains ? Tom a toujours été pour la justice, tout comme son père. Pour lui, même le pire des Mages Noirs a le droit à un jugement fait par la justice et non par un groupe se prenant pour des super-héros, alors qu'au final, ils ne sont que des assassins, pas mieux, ni pire que ceux qu'ils se permettent d'abattre. Se rendre compte qu'Astrid pouvait tenir un tel discours, le laissa songeur. Pourquoi a-t-il fallu qu'elle se laisse laver le cerveau par cette famille de fous ? Où est donc passée la jeune Astrid qui avait si bon cœur, malgré la tragédie qui la touchait. Tom espère qu'elle n'est pas loin et qu'elle finira par remonter à la surface tôt ou tard.

Il préféra ne pas s'étendre sur ce sujet épineux, qui n'apporterait rien de bon. Mais Astrid, si elle se souvient de son ami à l'époque de Poudlard, elle doit bien se douter qu'il n'adhère absolument pas à toute cette violence que l'Inquisition a fait régné, au même niveau que les Mangemorts. Il préféra alors trinquer, dans l'espoir d'oublier les informations délicates du monde de la sorcellerie. Au moins le temps d'une soirée.

Astrid trinqua la première, aux jours meilleurs, mais Tom n'était pas certain que la situation finirait par rentrer dans l'ordre, non sans laisser des morts dans le sillage. Il préféra trinquer à leur amitié, ce qui est la seule chose de vraie à ses yeux.

« Et qui, je l'espère, sortira indemne de toutes les épreuves qui nous attendent. »

Il souriait à nouveau. Préférant ne pas revenir, même mentalement, sur les points de divergence qu'ils ont, mais plutôt se concentrer sur l'instant présent, car c'est toujours celui-là le plus important.

« Non je n'ai pas rejoint l'Ordre et même si le mouvement devait se reformer, je n'irais pas. Albus Dumbledore habite chez mon père depuis quelques mois maintenant. Il n'a pas l'intention de reformer lui-même l'Ordre du Phénix, mais il est prêt à mobiliser tous Sorciers désireux de se battre. Je compte me joindre à lui. J'ai toujours eu foi en cet homme, même lorsqu'il a rejoint l'Inquisition. Ce n'était que sous la contrainte après tout, il n'a jamais adhéré aux idées meurtrières et sanglantes de cette famille de fous. »
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Astrid Greyback
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Lun 31 Juil - 23:25
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Être poussée de la sorte, contredite pour ne pas dire jugée était réellement inhabituelle pour elle. Repoussé dans ses retranchements, cela lui rappelait ses premiers jours dans le manoir des Woosley après avoir cordialement était délaissée par ses grands-parents maternels. Astrid avait gagné le respect de ses pères, de ses aînés par la force des choses : en réussissant sans cesse des épreuves de plus en plus difficiles. Se confronter à l’adversité alors qu’elle pensait ses galons gagnés avait toujours un goût amer, quelque chose de commun à toutes les personnes qui sortent de leur bulle de confort et de leur cercle privé. Un fait cependant restait constant : sa haine destructrice envers cet oncle de malheur.

« Je suis heureuse et soulagée de t’entendre dire qu’il a sauvé Nina. Qui sait, il a peut-être gagné en sagesse avec les années. » Un haussement d’épaule ponctua la fin de sa phrase. « La dernière fois que je l’ai vu, je n’ai pas tenté de le tuer. J’ai bien fait. Il a l’air de pouvoir encore servir. De toute façon, je suis persuadée que tôt ou tard la providence va le rattraper et il payera. » Elle n’avait parlé à personne de cette rencontre. Mais ne souhaitait pas épiloguer sur le sujet.

Elle préférait se raccrocher à l’optimiste de Tom qui semblait voir la lumière dans les ténèbres qui les entouraient. Astrid avait perdu ce luxe de voir le verre à moitié plein et non à moitié vide : s’attendre au pire l’avait à plusieurs reprises sortie de situation difficile. Son raisonnement sur la potion Tue-Loup fascina la demoiselle qui souriait en coin tout en l’écoutant.

« Ce n’est pas faux, j’en suis venue à me demander une fois si cette potion n’était tout simplement pas un leurre. Un placebo. C’est quelque chose en nous après tout, comment une potion pourrait aider ce qui est devenue comme une seconde nature ? »

C’est avec cette optique que Margot l’a entraîné et aujourd’hui même si elle ne pouvait pas se contrôler : elle ressentait aujourd’hui une certaine paix qui influençait ses actions. Car à la pleine lune, ils n’étaient que des animaux qui écoutaient leurs instincts. D’où la nécessité à ses yeux d’être en meute. Parce qu’une part d’eux est régie par leur forme animale.
Quand il fut question de son propre désir de s’éloigner de sa famille, parlant de ses expériences pour souligner comment elle pouvait comprendre le père de son interlocuteur : Astrid sentit son cœur se serrer à chaque mot prononcé par Tom. Parce qu’ils puaient la vérité et que bon nombre de fois elle les avait pensé. L’Alpha baissa la tête pour chercher un autre point d’ancrage que les iris azur de son ami, sa gorge nouée ne laissait plus passer sa salive. Elle qui pourtant semblait avoir son mot à dire que tout garda le silence. Si elle était encline à rester à la surface de sujet : elle n’était pas encore prête à aller dans le vif et parler ouvertement de son ressentit sur ces erreurs. Le serveur arriva avec les boissons, fort heureusement : permettant à Astrid de ne pas ruminer ces idées néfastes. Car elle savait le mal qu’elle avait causé. Le loup-garou avait comme ressenti la peine de ses parents dans ses entrailles. Dire qu’elle ne s’en était jamais voulu serait un mensonge et même si elle voulait renouer avec son passé : elle savait que cela était trop tard. Elle ne pourrait jamais effacer les torts et la douleur qu’elle a laissée derrière elle en partant. Astrid ne pouvait que limiter la casse en espérant le meilleur.


La discussion n’en fut pas moins houleuse. Tom l’informait d’une possible menace et sa réaction à chaud était digne des plus grands chefs militaires dont elle a lu les biographies. Astrid pensait déjà aux tenants et aux aboutissants. Si, comme Tom le disait, une autre meute mouvait sur le territoire anglais : le conflit était inévitable. Elle imaginait mal ceux qui vivent dans sa meute écouter une autre personne. Chacun chez soi et les moutons seront bien gardé n’est-ce pas ? Si les Irlandais avaient un peu de bons sens : ils devraient se tenir éloigné des autres et vivre sans désir de conquête. S’ils s’approchaient trop prêt d’eux : elle ferait le nécessaire pour qu’ils ne soient plus une menace. Astrid ne laisserait pas tomber les siens. Jamais. Cependant un seul regard sur Tom lui permit de comprendre que ses paroles ne raisonnaient pas dans son cœur. Il ne fallut que quelques instants pour qu’elle se souvienne qu’en effet : il n’avait jamais été comme ça. Elle non plus il faut dire. Au fil des rencontres, de par ses expériences, elle avait changé : elle s’était adaptée à survivre dans un monde hostile. A ses risques périls, mais surtout aux prix de grands sacrifices.

« Je ne vois pas pourquoi il en serait autrement. » Ils étaient tous les deux intelligents et même si leur opinion divergeait : ils en discutaient. Il semblerait qu’ils soient sur la bonne voie.

Astrid n’essayerait jamais de convaincre Tom. Bien au contraire, parler avec lui était révélateur : elle avait besoin de personne comme lui. Pour se souvenir de ce qu’elle avait quitté mais peut-être pas perdu. Mieux encore, ces discussions lui rappelaient celles qu’ils avaient à Poudlard dans une époque bien moins tourmentée.
Quand Tom parla de Dumbledore, ses yeux s’illuminèrent. Cet homme était un modèle de vertu, un homme qu’elle suivrait dans les entrailles de la mort. Elle était plus loyale au sorcier qu’à Margot. L’Ordre du Phénix est mort, c’est une évidence. Ce n’est pas pour rien qu’elle a quitté leur rang. Son commentaire sur l’Inquisition la fit inévitablement tiquer malgré tout.

« L’Inquisition est une institution. Pas une famille et c’est un mouvement bien plus vieux que les Woosley. Cette famille n’a donné que deux Inquisiteurs sur les dix que compte l’Histoire. » Elle parlait calmement, quelque chose d’étrange pour elle qui avait tendance à s’enflammer dès qu’on écorchait le nom de son mentor et ceux qui ont fait partit de sa vie pendant des années. « J’ai eu l’occasion de parler avec Dumbledore à quelques reprises. S’il appelle à un ralliement : je répondrais présente sans hésitation. Et je ne suis pas la seule dans ce cas. » Des paroles qui n’étaient certainement pas dites à la légère. Elle n’avait pas eu la chance de mettre un genou à terre pour faire vœu d’allégeance : mais Astrid espérait qu’il était au courant.

Le serveur ne tarda pas à revenir pour prendre les commandes, Astrid se mit à rire en réalisant qu’elle n’avait pas encore ouvert le menu. tellement leur conversation avait happé son attention. Elle jeta un rapide coup d’œil et commanda puis reprit son verre à la main :

« C’est terriblement idiot… Mais il y a quelque chose de réconfortant à l’idée que dans le pire des cas : on sera au côté de l’un et de l’autre. » S’il y avait bien une chose qu’elle retenait depuis que Tom était rentré dans son champ de vision c’est que son cœur n’a pas arrêté de battre la chamade. Une bonne chose. Des sensations qui lui permettaient de se sentir vivante. « Et cela fait depuis bien longtemps que cela ne mettait pas d’arriver de penser comme ça. »
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Mar 1 Aoû - 10:41
A Night To Be RememberedAstrid x TomCe n'est pas donné à tout le monde de parvenir à faire la part des choses et à voir en un mage noir, sa partie humaine. Il n'y a bien qu'en Voldemort que Tom ne parvient pas à voir un être humain. Ce n'est qu'un personnage aussi hideux de l'intérieur que de l'extérieur. Incapable de ressentir un sentiment positif autre que son besoin grandissant de supériorité. Mais là, dans cette conversation, il était surtout question de Greyback. Un nom qui effraie lorsqu'il est accolé au prénom Fenrir, c'est un fait, c'est une réalité. Pourtant, Tom ne voulait pas croire qu'en cet homme, il n'y ait absolument rien de bon. Il ne risque pas de briller par ses bonnes actions, c'est une certitude. Mais il y a quelque chose qui fait que des personnes s'intéressent à lui, ce n'est pas pour rien.

Le sourire du fils de Remus était devenu plus crispé en entendant la remarque, sur le fait que l'oncle d'Astrid pourrait encore servir. Le voyait-elle tant comme un objet que comme un être humain ? Il en avait la désagréable impression. Hors, même la rancœur ne doit pas ôter à une personne, ce qu'il y a de bon en elle.

« S'en servir ? Malgré tout le mal qu'il a fait et qu'il fera sans doute encore, c'est d'un être humain dont il s'agit. Es-tu au courant de ce qu'il s'est passé dernièrement à Poudlard ? Mon frère, John, y est toujours élève et il m'a raconté. Il aurait dû terminé fin Juin, mais comme tous les autres, il est contraint de rester malgré son cursus qui a pris officiellement fin. »

Il est persuadé qu'elle ne connaît pas cette histoire ou que comme tout le monde, elle n'en a su que les grandes lignes, à savoir la mort d'un élève.

« Un jeune loup-garou de l'école se prénommant Gregory, a sauvé l'un de ses camarades, en tuant malencontreusement un Mangemort. Tu-sais-qui a demandé à ce qu'il soit puni de façon mémorable, devant tous les autres habitants du château, adultes comme enfants. Il a demandé à Fenrir de le faire, mais il a refusé. Il a refusé d'obéir à un ordre de tu-sais-qui pour protéger son fils. Ton cousin. »

Il plongea son regard dans celui de son amie en espérant qu'elle ouvre enfin les yeux. Il ne veut pas la pousser à voir Fenrir comme un membre de sa famille, ce n'est pas ça. Il veut juste lui montrer qu'il peut y avoir du bon en quasiment tout le monde. Personne ne vient au monde en étant pourri de l'intérieur.

« Je n'essaye pas du tout de te pousser vers lui. Loin de moi cette idée, mais je veux juste que tu pèse le pour et le contre. Ta haine envers lui est compréhensible. Je ne peux que comprendre ce que tu ressens, mon père a également été une victime collatérale, la nuit de son anniversaire lorsqu'il était enfant. Fenrir l'a attaqué pour punir mon grand-père. Mais lorsque tu dis qu'un jour, il sera rattrapé et payera, qu'il s'agisse de ta main ou pas, ça veut dire que des personnes vont souffrir. Ta tante, ton cousin et ton père les premiers. Ils n'ont rien fait pour mériter ça. »

Un sourire glissa à nouveau sur ses lèvres. Un sourire plutôt amusé, puisqu'il venait d'avoir une idée qui pourrait plaire à son amie. Enfin si Astrid demeurait toujours celle qu'il avait connu à l'époque de Poudlard. Après tout, elle a toujours été une fille intelligente, il n'en doute pas.

« Tu sais, mon père m'a toujours dit que pour te venger d'un ennemi, il est inutile de riposter sur le même terrain que lui. Ce sont les Mages Noirs qui tuent pour le plaisir et pour se venger, pas les gens bien. Mais, en vivant loin de tous, tu l'as malheureusement laissé gagné du terrain parce que tes parents ont souffert, sauf que tu peux remédier à la situation. Ce qui est fait est fait, mais libre à toi de revenir à part entière dans ta famille et de te rapprocher de ceux qui tu ne connais pas encore. Qu'importe que Fenrir soit le maillon principal de cette branche, Madalina est ta tante, Gregory ton cousin. Ils sont de ta famille et tu n'imagine même pas combien tu embêterais ton oncle en te rapprochant ainsi de ce qu'il croit lui appartenir. Il te verrait comme un danger et se demanderait toujours ce que tu manigances. »

Pour la potion-tue-loup, Tom ne pouvait dire le contraire, bien qu'il ne l'ait pas utilisé lui-même. Mais il a toujours eu des doutes concernant l'efficacité de cette potion. La magie n'est pas forcément une science infuse et il est persuadé que cette potion n'a que pour effet d'assommer les loups-garous en les droguant, mais rien d'autre.

« J'ai toujours pensé la même chose, même si je ne l'ai jamais utilisé personnellement. Mon père m'a dit qu'à Poudlard, il était contraint d'en prendre plusieurs jours avant la pleine lune. Elle était pourtant préparée par un grand sorcier et Dumbledore veillait toujours à ce qu'elle soit bien faite. Mais même en la prenant, ses amis ne pouvaient l'approcher qu'en étant eux-même transformés en animaux. S'ils étaient venus sous leur forme normale, ils se seraient fait attaquer. J'en conclus que ce n'est qu'une rumeur de dire qu'elle réveille une part de conscience. C'est surtout de la drogue qui met K.O, ou au moins un minimum. »

Quelque part, le jeune Lupin se doutait qu'en parlant de l'Inquisition, Astrid finirait par intervenir. Il pensait qu'elle serait beaucoup plus sur la défensive qu'elle ne l'a réellement été. Mais au moins, la jeune femme lui montrait qu'en amitié, ils pouvaient effectivement échangés tranquillement, même sur leurs points de désaccord. Dans une relation, quelle qu'elle soit, les divergences d'opinion sont souvent constructives. Ainsi, elles permettent de voir les choses sous un autre angle, et peut-être de finir par penser autrement.

« Et c'est un mouvement qui ne devrait plus exister en l'an deux mille. Le dicton œil pour œil, dent pour dent, c'était bon à l'époque des cow-boys. Depuis, la société a inventé la justice. Ce qui évite de faire des orphelins en tuant des personnes qui ont une famille. »

Car même les Mangemorts peuvent avoir des enfants qui ne vont pas forcément devenir comme leurs parents. Tom en connaît pas mal dans ce cas : les trois enfants Rogue, le fils Mulciber ou même encore le très désagréable Drago Malefoy. La plupart sont contraints de rejoindre les rangs du Lord noir, mais ne sont pas pour autant des assassins en puissance.

« Dumbledore est un grand sorcier et je pense qu'en ces temps si sombres, il est également le dernier espoir de beaucoup. Nous serons sûrement nombreux à le rejoindre. Et entre nous, au risque de faire ma mauvaise langue, les gens ont beaucoup plus confiances en un grand mage qui a fait ses preuves, qu'en l'élu. Ce pauvre Neville est si maladroit, qu'il risquerait de se tuer tout seul. »

Il était ravi d'apprendre que la jeune louve était en proie à rejoindre un chemin bien moins sinueux que l'était celui de l'Inquisition. Le principal était de lui montrer la meilleure voie à suivre, mais il semblerait qu'elle l'ait elle-même trouvé. Il suffit à présent, d'espérer que l'Inquisition restera loin d'elle, pour éviter de la retransformer en un espèce de soldat, digne des mages noirs.

Le pauvre serveur revenait déjà pour prendre la suite de leur commande. Et évidemment, ils n'ont pas été fichus d'ouvrir la carte pour choisir leur menu du jour, tellement pris par leur conversation. Il attrapa discrètement le morceau de carton, afin de parcourir tous les noms de ces plats. Mais le serveur comprit de lui-même qu'il allait devoir revenir d'ici quelques minutes.

« J'espère également dans le meilleur des cas. Tu m'as manqué. Je me suis souvent demandé comment les choses auraient tourné, si j'étais parvenu à te donner assez confiance pour rester. »

En quelques sortes, il était entrain de lui avouer qu'il s'en est voulu et qu'il aurait aimé que leur amitié tourne autrement. Mais c'est un Lupin, il ne faut pas lui demander qu'il sache parler aux filles en ce qui concerne les sentiments. C'est en se faisant violence, que Tom décida de faire un geste un peu plus parlant, posant sa main sur celle de la jeune femme et plongeant son regard dans le sien.

« Je suis content que tu sois revenue dans ma vie. J'espère que tu ne disparaîtras plus. »

Ce n'était pas gagné, mais sûrement que c'était déjà plus parlant que ses dernières paroles.
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Mer 2 Aoû - 0:11
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La façon dont avait Tom de défendre même le plus misérable des êtres mettait à mal le calme et la patience d’Astrid. Parler de la sorte, avec un certain éloge, de son oncle l’horripilait et faisait monter en elle un excès de violence. Elle contenait tant bien que mal cette rage qui grondait en son sein. Elle ne pouvait décemment pas faire voler la table. Pas alors qu’ils étaient supposés être en rendez-vous. Elle faisait des efforts. Plus qu’elle n’en avait jamais fait avec une personne. L’histoire évoquée par son ami ne l’émeut pas un seul instant. Elle reste de marbre, même quand il évoque le nom de son cousin. Tentait-il de jouer sur sa corde sensible en évoquant des membres de sa famille qui lui étaient complètement inconnus ? Peut-être. Après tout : il semblait bien partie pour en faire le tour sans tarir de compliments.

« Il y a quelque chose de rassurant dans le fait qu’il est prêt à faire souffrir les enfants des autres mais pas le sien tu as raison. » Astrid ne pouvait s’empêcher de sortir ce pique. Ses remarques cinglantes avaient fait sa renommée dans le salon de Margot. « Si Gregory ne souffre pas de la frénésie meurtrière de son père : tant mieux. » Mais une action ne rachetait pas le nombre incommensurable de personnes qu’il a condamné.

Son regard se plongea dans le sien et elle le soutenu en instaurant une distance. Elle le devait. Si elle ne faisait pas cette démarche : elle laisserait son venin traverser ses lèvres et mettraient fin à cette entrevue. La suite étira un petit sourire amusé sur son visage. Il affirmait ne pas vouloir la rabibocher avec son oncle et sa progéniture ; mais il se faisait l’avocat du diable à la première occasion.

« C’est un fait Tom. Une personne ne peut pas laisser derrière lui des corps et des enfants de la lune à tout-va sans en payer les conséquences. Cela n’est qu’une pure logique. Je te défie de dir le contraire face aux survivants des massacres qu’il a fait. » Un souffle traversa ses lèvres et elle secoua légèrement sa tête : « Si sa famille l’aime. Tant mieux. Mais il n’aura jamais mon affection. Comme je n'aurais jamais la sienne. » Et il n’y avait pas de retour possible là-dessus. Parce que même si un jour elle pardonnerait : elle n’oublierait jamais.

Voilà cependant que Tom à en-tête de montrer les bons côtés de la chose à Astrid se lève ses yeux au ciel et troque son air las pour une risette amusée. Si ces paroles étaient pleines de sagesse, teintées d’une vérité insupportable : les plans dont il parlait étaient irréalisables. Avant qu’il ne lui dise son prénom : sa tante n’était qu’une vague figure dont lui avait parlé une fois Margot qui la tenait informé sur la situation familiale des Greyback. Un moyen comme un autre pour que son garde-du-corps n’oublie pas sa famille. Son discours était comme celui de Tom, mais Astrid était tout aussi sourde. Elle n’était tout simplement pas encore prête. Un jour, elle le serait probablement. Mais certainement pas ce soir.

« Je n’ai jamais représenté un danger pour personne. » Cela ne l’avait jamais dérangé. Elle préférait être sous-estimée. « Ce plan semble parfait mais tu oublies que je suis partie depuis des années. Encore faut-il que je puisse réparer les dégâts que j’ai faits en quittant mon foyer et je ne suis pas certaine que cela soit possible. Je ne pense pas que j’ai hérité de ma rancune par hasard. » C’était la réaction de son père qu’elle craignait le plus.

Entendre l’expérience de Remus était intéressant et son esprit souligna immédiatement qu’ils pensaient la même chose sur les gênes qui composaient maintenant leurs ADN. Astrid comprenait au fur et à mesure de la conversation que Tom n’avait jamais perdu son admiration pour son père. Il y avait quelque chose dans sa voix qu’elle trouvait fascinait. Même si elle ne parlait plus à Ragnar : elle n’avait jamais cessé de faire son éloge tout comme celui de sa mère dès que l’occasion se présentait. Elle était à la fois fière et honteuse de porter le nom de Greyback parce que parmi ses ancêtres, il y avait eu des sorciers d’exceptions comme son père. Elle avait eu l’occasion de faire des recherches durant son séjour chez les Woosley et en avait appris plus sur ses aïeuls.
C’est parce que l’Inquisition et la famille de Margot ainsi que son entourage lui avait tant apporté qu’elle avait bien du mal à réfréné son envie de hurler à la gloire de cette institution. De toute façon, elle serait toujours un membre de ce mouvement. Que cela plaise ou non à Tom. Mais il n’était pas obligé de savoir tous les tenants et les aboutissants.

« La Loi Talion faisait office de justice. Une institution différente de la nôtre ; qui tranche avec le terme moderne mais qui avait pour but de résoudre les litiges et ainsi apporter la paix et le calme entre les familles. » L’Histoire avait toujours été sa passion. Les bibliothèques du manoir Woosley ont été le témoin d’heures entières à dévorer les manuscrits et parchemins. « C’était une loi comprise et acceptée de tous. »

Si la famille Dumbledore avait lié son nom avec l’Inquisition c’est bel et bien que ce mouvement n’est pas aussi désuet et inutile qu’on le prétend. Le sorcier logeait d’ailleurs chez les Lupins. Une information qui piqua à vif sa curiosité et son envie de le revoir. Ses conversations étaient aussi exaltantes qu’enrichissantes. Il n’y avait pas de comparaison possible avec Neville en effet :

« Laissons-lui le bénéfice du doute, le professeur Dumbledore à son âge ne devait pas être différent. » Il fallait croire en leur génération : « On a encore le temps avant d’accomplir de grandes choses. Avec les combats qui nous attendent : nous aurons l’occasion de prouver notre valeur. J’en suis malheureusement convaincu. »

Ils en sortiraient plus grands ou finiraient six pieds sous terre. Astrid ne faisait pas d’illusion sur la question. Ce n’était pas être fataliste : juste réaliste. Les sujets de conversation s’enchaînaient si aisément qu’elle en avait oublié qu’ils étaient dans un restaurant. Le serveur la rappela à l’ordre et si elle s’empressa de choisir un plat végétarien : elle constata que l’employé était déjà reparti. La carte à nouveau sur la table, elle fut surprise des paroles de Tom. Le rouge lui monta immédiatement aux joues et ses dents mordaient sa lèvre inférieure tant elle était à la fois touchée et heureuse par ses paroles. Peu habituée à cela, elle ne savait pas réellement comment réagir. Elle allait devoir faire confiance à son instinct.

« Cela va de soi. » Si Astrid affirmait être là pour les moments difficiles : elle serait également dans les moments plus légers et heureux. « J’aurais probablement fini mes études et j’aurais étudié les soins aux créatures magiques. On ne se serait jamais quitté et on aurait fait d'excellents collocataires. » Elle avait évidemment répondu à cette question un million de fois dans sa tête : s’imaginant tous les scénarios pour finalement s’arrêter sur celui énoncé. Le loup-garou serra la main de Tom et se redressa pour s’approcher. Cependant, elle était bien incapable d’éloigner son regard de leurs dextres enlacées. « Moi aussi… Et ne t’en fais pas : je ne compte pas disparaître à nouveau. J’ai appris ma leçon. Ma place est avec les miens et ceux qui comptent pour moi. » Entre d’autres termes : lui. « Tu es la première étape… » Son regard se leva pour regarder Tom : « Si tu es capable de me pardonner d’être partie : le reste coulera de source. »

Une déclaration des plus niaises et qui pourtant ne pouvaient pas plus être sincères. Elle avait besoin de se rendre compte que tout n’était pas perdu et elle pensait sincèrement que le commencement de sa rédemption commençait dans les yeux de Tom. Sa main dans la sienne était une preuve silencieuse de la promesse d’aborder le futur ensemble. Que cela soit sur le champ-de-bataille ou dans la vie courante pour des combats plus modestes mais tout aussi importants. Elle devait s’entourer d’allié, de personnes de confiance si elle voulait survivre dans ce monde arrivé à un point culminant où tout pouvait arriver. Surtout le pire.
Lorsque le serveur s’approcha à nouveau de la table, elle ne put s’empêcher de soupirer. Tout en se redressant, elle commanda et en profita pour demander un autre double gin sans pour autant lâcher la main de Tom. L’employé partit, elle chuchota :

« Les moldus sont réellement fascinants. »
Son ton à la fois amusé et fasciné était clairement là pour tourner la page sur leurs discussions précédentes. « Si différents et pourtant en un sens bien plus méritant. La magie nous aide pour tellement de choses. »

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Mer 2 Aoû - 9:21
A Night To Be RememberedAstrid x TomDans la réaction de la jeune femme, Tom ne reconnut pas son amie. Il venait de se rendre compte qu'elle avait changé, peut-être de façon irrémédiable marquant ainsi une certaine déception. L'impression de s'adresser à une totale inconnue, comme si son enveloppe était présente, mais qu'un autre esprit en avait pris possession. Le visage de Tom eut bien du mal à cacher cette déception, mais il décida de ne pas revenir sur le sujet. Il sait reconnaître quand une cause est perdue et c'est dommage qu'il n'y ait pas plus de personnes qui pensent comme lui. Si le monde était rempli d'un peu plus de bonnes âmes, sûrement qu'il y aurait moins de guerre qu'avec une société entièrement régit par la vengeance et l'obstination.

Il resta silencieux pendant un long moment, la laissant cracher sa rancœur et se contredire toute seule. Vouloir revenir mais ne pas chercher à le faire réellement au sein de sa famille, ça n'a aucun sens. Pourtant, Tom jugea inutile de soulever ce point. Encore une fois, il savait reconnaître une cause perdue. Peut-être que tout ce temps, loin l'un de l'autre, a fini par creuser un fossé, notamment sur leurs façons d'être et leur sens du bien. Qu'importe, il ne devait pas non plus se faire trop d'espoir sur cette soirée, car il s'était attendu à du changement. Déjà qu'il avait été fort déçu d'apprendre qu'elle avait rejoint l'Inquisition, il fallait bien qu'il y ait des conséquences à tout cela.

Son regard s'était fait passif, tout comme d'un seul coup, il l'était de cette situation. Comme blasé, comme profondément choqué de ne plus reconnaître celle qui avait été son amie à Poudlard. Mais comme l'a un jour dit Harry à Nina, le temps passe et on s'oublie. Bien que venant de lui, c'était plutôt une interrogation. Par contre sur la forme, il n'avait pas tord. On ne s'oublie pas spécialement, mais on oublie souvent d'où on vient et qui on est, juste pour se plier à devenir comme on voudrait qu'on soit.

Le silence du côté de Tom était éloquent. Il en disait sûrement plus long que les mots, mais une fois encore, il ne pouvait soulever un nouveau point. Ce n'est pas évident à emmener sur le tapis, mais Astrid se contredisait une nouvelle fois. Elle voulait revenir mais craignait tellement la réaction de ses parents, qu'elle ne se lançait pas. Sauf que Tom ne pouvait le faire à sa place et elle semblait bien décidée à faire ses propres choix, sans avoir besoin de ses conseils. Il respecta donc sa décision, sans ajouter le moindre mot, même s'il n'en pensait pas moins. Tant pis.

Mais à tout cela, il y avait cet aspect étrange, quand elle défendait l'Inquisition. D'un côté, elle dénonçait les meurtres des uns, pour défendre ceux des autres. C'était parfaitement absurde et la mimique de Tom resta sans appel à ce sujet, puisque ses sourcils se levèrent d'un coup sous l'étonnement.

« Je te mets au défit d'allée parler de paix et de calme, à toutes ces familles dont l'un de leur membre a été brûlé vif ou décapité sur la place public. Ce n'est mettre que de l'huile sur le feu. La violence entraîne la rancœur et la violence, c'est un cercle vicieux. Les familles des défunts, qui n'avaient peut-être rien à se reprocher jusque-là de leur côté, veulent venger le disparu et deviennent à leur tour des criminels. On ne peut pas rêver de paix, quand on se fait sa propre justice. Un jour Dumbledore a dit, éliminer un mage noir ne fait qu'en créer des dizaines d'autres. Toi qui adore Albus, réfléchis à ce que veut dire cette phrase. »

Parce que du point de vue de Tom et sans doute de beaucoup d'autres, on ne peut pas admirer Albus Dumbledore, mais aussi être en admiration face à l'Inquisition. Ce sont deux aspects totalement différents et conflictuels de la société magique. L'un voulant arrêter les Mages Noirs en les enfermant, l'autre voulant simplement user de la mort pour les stopper. Les deux ne vont pas ensemble. D'ailleurs, Tom sait parfaitement que l'on ne peut juger une famille toute entière, sur les actes d'une seule personne. Il va de soi que c'est le cas lorsqu'il y a un mage noir, mais pas uniquement. Rien que chez les Dumbledore, les autres membres n'ont jamais été aussi louables que peu l'être Albus. Son frère est un hideux personnage qui ne cesse d'aboyer sur la clientèle et qui a un penchant étrange pour les chèvres. Quant au père d'Albus, il a été enfermé à Azkaban pour avoir tué des Moldus. Si la famille Dumbledore a été, un moment, lié à l'Inquisition, ce n'est certainement pas du bon vouloir de l'ancien Directeur de Poudlard, qui semblait plutôt souffrir de cette situation, mettant à mal toutes ses croyances et tout ce qu'il a toujours essayé d'inculquer à la jeunesse qui passait dans les murs de son école.

« Et il a fallu que tu t'en ailles, du coup, je n'ai même pas eu de colocataire du tout. »

Ce n'était pas un reproche, mais juste de l'humour. L'ancien Auror n'est pas si rancunier que ça. Il ne l'est généralement pas du tout. Mais que le reste coule de source, malheureusement ça ne risque pas d'être si simple, si elle parle par-là de ses parents. Un petit sourire réconfortant se logea sur les lèvres de Tom, il ne peut pas lui dire que tout va bien se passer, puisqu'il n'en sait rien du tout.

« Je ne peux pas te promettre que les choses seront simples avec ton père, mais il faut essayer pour savoir. Par contre, je l'ai eu en tant que Professeur à l'Université Magique, je sais que c'est quelqu'un qui cache tout ce qu'il ressent. Il va te falloir de la patience. »

Le serveur revenant à la charge, Tom passa enfin commande d'un plat également végétarien, puisque sinon, le repas ne sera pas des plus agréables à manger pour lui. Son regard suivait l'homme qui s'en allait, pensif quand Astrid fit sa réflexion sur les Moldus. Par Merlin, comme il voudrait pouvoir penser comme elle, mais à chaque fois qu'il pense à ce peuple sans pouvoir, il ne peut pas s'empêcher de se rappeler la tragédie qui a touché leur famille. Sa mère est morte dans un accident de voiture Moldue. Sans ces stupides véhicules, elle serait toujours de ce monde. Bien qu'une décennie va bientôt être écoulée depuis son décès, ça fait toujours aussi mal d'y penser. Mais ne voulant pas gâcher cette soirée, Lupin se remodela un visage presque neutre, préférant user d'une touche d'humour pour tenter de détendre l'atmosphère.

« C'est vrai. Ils prennent le temps de tout faire avec leurs mains, même cuire la viande. Alors que nous, on la mange crue. »

Le serveur de retour avec les plats, le dîner pouvait enfin commencer. Tom ne se serait jamais douté qu'un jour, il devrait se mettre au végétarien. Mais la cuisson de la viande posant toujours problème au restaurant, il préfère ne pas spécialement attirer l'attention sur lui.
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Mer 2 Aoû - 21:14
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Et soudain, la distance entre eux. Astrid avait craint ce moment. Elle ne voulait pas que Tom se rende compte au combien elle était brisée d’une certaine façon. Pas tout de suite, pas à l’aube de leurs retrouvailles. Elle avait toujours eut l’habitude de pouvoir parler librement, sans se soucier des conséquences mais aujourd’hui, face aux réactions de son ami : elle comprenait que cette ère devait prendre fin. Ses pensées étaient-elles réellement si obsolètes et idiotes pour ne pas dire déraisonnable ?

« Je suis allée les voir et je leur ai parlé. La plupart n’étaient pas si en colère que tu ne le penses. Les suppliciés ont eut plus d’une chance : ils les ont bafoués. Piétinés et de nombreuses vies ont été perdues à cause de leurs actes. »
Parce qu’elle n’avait jamais été insensible au mal-être des autres. Ce n’avait pas été la chose la plus simple à faire, mais elle avait bravé cela. « Les personnes qui ont été exécutées ont eu un procès. Ce sont des personnes qui se sont échappés plusieurs fois d’Azkaban. » Des criminels qui ne méritaient pas la clémence.

Son discours pouvait sembler étrange à toutes personnes qui n’ont pas été dans l’Inquisition. Elle avait vu le côté humain de Margot et de la plupart de ces servants qu’on pensait sans cœur dans la société magique. Les côtoyés aux quotidiens changeaient la donnent. Tom les condamnait, preuve que son pardon n’était pas si extensible que cela. La question qui taraudait l’esprit de la sorcière revenait sans cesse dans son esprit. Est-ce qu’il la blâmait pour les actes de l’Inquisition ? La tenait-il pour responsable ? Pire encore : est-ce qu’elle le dégoûtait ? Avaient-ils atteints un point de non-retour ? Car même si la question prend une tournure un peu plus légère quelque chose semble s’être brisée entre eux. Ils devaient probablement crever l’abcès et voir ce qui resterait de la plaie. Mais le faire ici n’était pas du goût d’Astrid. Etre en public était déjà une torture pour elle alors laver son linge sale devant les yeux d’inconnus ne l’enchantait absolument pas.
La sorcière continue de faire des efforts, de se confier lentement mais sûrement à son ami. Cela lui était difficile car cela ravivait une douleur et une honte qu’elle tentait au quotidien de museler. Passer sous silence ses maux était devenu un art pour lequel elle est passée maître. Dans ces moments de faiblesse : elle n’était absolument pas rationnelle et se laissait bien trop guidée par ses émotions. Tom conforte le fait que rien n’était gagné. Qu’Astrid allait devoir s’armer de patience et de courage pour se frayer un nouveau chemin vers ce père tant idolâtré.
Elle ne se doutait pas que parler des moldus serait quelque chose de douloureux pour son ami sans quoi elle n’aurait pas abordé le sujet. La réflexion sur la viande la fait sourire :

« Je suis végétalienne depuis des années maintenant, la viande ne me manque pas plus que ça et j’ose toujours espérer que je n’en ai pas avalé à la pleine lune. » Cette idée lui arracha un frisson de dégoût. Tuer des êtres humains n’était pas le problème. Mais prendre la vie d’animaux : là il y avait quelque chose d’impardonnable.

Le repas se déroula plus ou moins dans la bonne humeur. Il y eut des silences, parfois pesants et parfois nécessaires. Cela faisait des mois qu’ils ne s’étaient pas vus après tout. Le dessert avalé et l’addiction payée, Astrid termina son quatrième verre avant de se lever.

« Tu es prêt ? » Elle lui sourit et le devança pour sortir après avoir remercié les serveurs. Dehors, une légère brise caressa son visage fatiguée. La sorcière ferma les yeux et prit une longue inspiration pour savourer cet instant. Tout était calme. Il n’y avait pas trop de voitures et le cadre était vraiment beau. Buckingham Palace à quelques mètres de là aidait évidemment à la chose.

Quand Tom la rejoignit, elle le regarda brièvement puis baissa la tête et commença à marcher. Maintenant à l’abri des regards et de la populace, il était temps de mettre les choses aux claires. « Tu sais… » Elle soufflait déjà en pensant aux paroles qu’elle allait prononcer : « J’ai bien vu que je t’ai exaspéré… Pour ne pas dire déçue quand j’ai exprimé mon opinion plus tôt. » Elle s’enserra de ses bras pour se donner l’illusion d’être en sécurité. Pour se donner de la force également. La fraîcheur de la nuit la faisait frissonner. : « Je comprendrais totalement si ne souhaites plus me revoir. » Elle était réaliste, la dernière chose qu’elle souhaitait était de forcer des gens à la supporter. « Je préfère que tu me le dises maintenant. »

D’une nature toujours franche, les années passées à la cour de l’Inquisition n’ont pas changé cela. L’alcool ingurgité aidait son cœur à s’ouvrir, à prendre le risque de perdre maintenant et probablement pour un temps certain Tom.

« Cela fait tellement longtemps que je suis partie de la société, que je me suis consacrée aux leçons et à la maîtrise du gêne que j’ai l’impression d’être une inconnue pour ceux qui m’ont fréquentés. » C’était un triste constat et sa voix soulignait cette lassitude. « Quand Margot m’a congédié, m’a demandé de prendre soin du clan : j’ai accepté mais j’ai réalisé au combien j’avais perdu ce qui comptait pour moi. Mes amis, ma famille : mon foyer. Je me suis jetée corps et âme dans la construction de la meute pour donner un sens à ma vie d’adulte sans me rendre compte que je me perdais encore plus en faisant cela. La vie d’un Alpha consiste principalement à être seule pour pouvoir prendre les décisions dont personne ne veut en assumer les conséquences. »

Finalement elle s’arrêta et osa relever son regard pour affronter celui de Tom.

« J’ai longtemps hésité à te proposer un rendez-vous. Parce que j’avais peur de ta réaction. Que tu te rends compte que je ne suis pas la même et l’idée de te décevoir me donnait la nausée. Mais là, maintenant, tout de suite : je me rends compte que ce qui me fait le plus mal au cœur c’est de te perdre. Vivre loin de toi est plus supportable que d’imaginer un monde où tu n’es plus. »
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Jeu 3 Aoû - 8:47
A Night To Be RememberedAstrid x TomL'impression que cette conversation ne s'en finirait jamais le prenait. Astrid restait sur ses opinions. Mais en y réfléchissant bien, évidemment que beaucoup de familles ont « bien réagi » en surface. Un des leurs est mort de la main de l'Inquisition et l'Inquisition vient ensuite les voir. S'ils ont peur, comment voulez-vous qu'ils réagissent ? Lui sauter dessus pour lui tordre le cou ? Non, ils opèrent en secret.

« J'étais Auror. J'ai souvent eu à annoncer la mort d'un sorcier à sa famille. Le deuil passe par plusieurs étapes. La première est généralement l'éclatement. Les gens fondent en larmes et se déconnectent de la réalité. Ce sont dans les phases suivantes, qu'il y a la colère qui arrive et donc la rancœur, ainsi que la vengeance. J'ai vu des familles, tout ce qu'il y a de plus banale j'aimerais dire, finir par descendre sur l'Allée des Embrumes pour trouver des objets leur permettant de faire payer à ceux qui leur ont retiré les leur. D'autres ont même eu recourt à des tueurs à gages de renommé. Tu dois sûrement connaître les noms Yaxley et Selwyn. Ils ne sont pas engagés par des Mages Noirs, eux ils font leur sale besogne tout seul. Ce sont généralement des bonnes familles qui les engagent pour venger les leur. C'est la nature humaine. S'il n'y a pas assez de personnes ayant fréquenté ce genre de situations de l'extérieur, pour parvenir à prendre du recul lorsque ça leur tombe dessus, alors c'est un engrenage sans fin.... Et je vais te poser une simple question. Tu sais que ma mère a perdu la vie dans un accident de voiture. Un conducteur lui a grillé la priorité. Lui, il s'en est sorti sans presque rien. Que penserais-tu du fait que je me mette à traquer cet individu pour le tuer ? Après tout c'est de sa faute si ma mère est morte et c'est injuste que lui, il s'en sorte. Sans lui, elle serait encore auprès de moi... Tu trouve ça absurde non ? »

Il n'en dira pas plus, préférant ne pas revenir sur ce sujet houleux. Astrid appartient à l'Inquisition, un mouvement que les Aurors, avant que le Ministère de la Magie ne tombe aux mains de Voldemort, a tenté d'arrêter à mainte et mainte reprises. Ils ne peuvent donc pas parvenir à s'entendre à ce sujet. C'est quelque chose qui ne peut qu'attrister Tom, mais la nature humaine est faite ainsi. Il ne peut que lui expliquer son propre point de vue, sans pour autant la forcer à avoir le même. Mais ça le tue de se rendre compte qu'Astrid se comporte comme Woosley. Il ne comptait pas lui mettre tout sur le dos, il voit l'Inquisition comme une chose de mal, mais ne blâme pas forcément un membre ou l'autre pour tout. La seule responsable de tout, c'est Woosley qui a sûrement autant de sang sur les mains, que Voldemort lui-même. Elle ne vaut pas mieux que lui.

Heureusement que la conversation tournait sur d'autres sujets, même si celui des Moldus restait toujours délicat. Non qu'il déteste ces gens, mais leur simple évocation ravive des souvenirs douloureux. Il ne s'étendra pas sur le sujet de la viande, qu'il ne comprend pas non plus. Refuser de tuer un animal, mais accepter de retirer la vie à un être humain, là encore il ne pige pas. Sûrement qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas bien rond chez lui, il ne saurait dire.

A la fin du repas, il sortit un peu après Astrid. Le soleil s'en était déjà allé depuis un bon moment et l'air frais rentrait aussitôt dans ses poumons. C'est quelque chose qui faisait du bien. C'est comme le sport, ça permet de voir les soucis d'un autre point de vue, un peu comme la nuit qui porte conseil. En marchant, il ne s'était pas rendu compte que le silence s'était installé depuis trop longtemps. Mais la jeune femme le brisa en revenant sur leur conversation tumultueuse.

« Ce n'est pas ça Astrid. Je ne peux pas te forcer à penser d'une façon et pas d'une autre. C'est juste que je n'arrive pas à comprendre pourquoi tu parle comme elle, alors que tu es beaucoup plus intelligente que ça... J'ai peut-être un esprit un peu trop cartésien là-dessus. Pour faire simple, je vois les choses de cette façon : une vie est une vie, un mort est un mort. Et un meurtre est un meurtre. Celui qui ôte une vie soit disant pour une bonne cause, est le même meurtrier que le mage noir qui tue pour le plaisir. Ils ont, l'un et l'autre, du sang sur les mains et il n'y en a pas un qui est plus honorable que l'autre. C'est aussi stupide que les histoires de sang-pur, sang-mêlé et né-moldu. C'est aussi stupide que la haine que certains sorciers éprouvent à l'égard des loups-garous. »

Il ne répondit pas à son interrogation lorsqu'elle lui demanda de lui dire de suite s'il ne voulait plus la voir. Tout est encore trop mélangé dans sa tête pour qu'il sache lui répondre. D'un côté, il y a les souvenirs d'une adolescence les ayant rapproché. Il y a également les sentiments qu'il a toujours ressenti pour elle. Et de l'autre, le vide qu'elle a laissé lorsqu'elle s'en est allée, ainsi que son total changement comme si elle était une version de Woosley à elle toute seule.

De fil en aiguille, Astrid lui parlait de ce qu'elle avait vécu et de ce qu'elle pensait être des erreurs. On ne peut dire qu'un chemin est meilleur que l'autre, sans l'avoir jamais testé. C'est certain. Personne ne réagit de la même façon aux épreuves, c'est également une certitude. Tom avançait, le regard vide du fait qu'il était en pleine réflexion là-dessus.

« On ne peut changer le passé, même avec un retourneur de temps, on ne peut pas remonter aussi loin. On ne peut pas non plus l'effacer, ni l'oublier. Mais on peut toujours s'atteler à vivre au présent, pour se préparer le futur rêvé. A toi de savoir ce que tu veux le plus dans la vie. Retrouver les tiens ou continuer à fuir en te voilant la face ? Un loup-garou solitaire n'est pas forcément quelqu'un qui souffre, au contraire. Et je pense que rien n'est impossible dans la vie. J'ai l'exemple de ma petite sœur. Elle est revenue suite à la morsure que j'ai subi. Elle n'a pas forcément retrouvé ses anciens amis, mais elle s'est inscrite à l'Université, elle a décroché un job d'étudiant et elle s'est même trouvée un petit-ami. Chose qui lui paraissait irréalisable quelques années plus tôt.... Nina et toi, vous vous ressemblez beaucoup. Tu devrais la rencontrer. Elle travaille au Gallion d'Or. Je suis sûre que vous gagneriez à apprendre l'une de l'autre.... du moment qu'elle ne sort pas un dossier sur moi. »

Tom s'arrêta en même temps que son amie. Il ne pensait pas que ces retrouvailles seraient aussi difficiles. Mais bêtement, l'ancien Auror s'était imaginé que le temps s'était arrêté à l'époque de Poudlard et que cela serait comme si jamais ils n'avaient grandi. Sauf que tout le monde prendre des directions différentes, on ne peut pas rester tel qu'on l'était à l'époque de l'insouciance. Pourtant, les paroles d'Astrid le touchait en plein cœur. Il la regarda, sans trouver à répondre. Mais après un instant plutôt long, le fils de Remus bougea enfin, pour l'attirer contre lui dans une étreinte, déposant un baiser sur sa tête. Il ne pouvait pas se résoudre à la laisser sortir de sa vie.
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Jeu 3 Aoû - 23:57
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Astrid l’écoutait parler d’un monde qu’il pensait probablement qu’elle ne connaissait pas. En l’entendant parler ainsi du pourquoi et du comment de la vie : elle avait cette désagréable impression que Tom lui faisait des leçons de morale. Elle n’avait absolument pas besoin de ça : étant maintenant bien assez grande pour se faire sa propre opinion. Une chose que depuis Mai elle tente de faire tant bien que mal. Margot maintenant loin d’elle, Astrid évoluait sans son mentor et celle qui a été son professeur pendant des années. Il ne fait aucun doute sur le fait qu’elle aurait été différente si son éducation avait été faite autrement. Tom parle de sa mère, lui demande son opinion sur le sujet. Aurait-il dû se jeter à la poursuite du chauffard qui a causé l’accident ?

« Chacun agit en âme en confiance, je ne te dirais jamais quoi faire. » Elle ne s’était jamais considérée comme un modèle de vertu. Sa parole n’était certainement pas d’or et il y avait toujours plus sage qu’elle. Penser le contraire serait d’une prétention immonde dont Astrid serait dégoûtée.

Il y avait-il seulement une bonne ou une mauvaise réponse aux questions qu’ils se posaient à tour de rôle ? Le mal et le bien n’avaient jamais cessé de coexister dans le monde : c’est ce qui le rendait si imparfait et terriblement éreintant tout en étant fascinant. Rien n’était blanc ou noir. Il fallait plusieurs nuances de gris pour pouvoir dépeindre fidèlement la société. Astrid voyait plutôt en noir ; Tom en blanc : était-ce pour cette raison qu’ils devaient se déchirer et ne plus se parler ? Ou bien tenter de trouver une alliance pour faire de grandes choses en amenant à chacun ce qu’ils savent faire de mieux ? Cette réflexion taraude son esprit, l’alpague des fois en aparté et elle reprend la réflexion sur le sujet.
Le repas se passe dans une entente cordiale, les sujets de discorde ayant été abordé rapidement : pour ne pas dire immédiatement ; Astrid savait maintenant dans quelles eaux naviguées pour éviter un nouvel esclandre qui achèverait sa volonté de faire bonne figure et de se montrer attentive à l’opinion de Tom. Dans ses bons jours : elle peut être la femme la plus patiente du monde, à l’approche de la pleine lune –et comme toutes les personnes de son espèce sa colère est incontrôlable et elle doit constamment s’isoler pour ne pas parler ou agir d’une façon qui pourrait être mal-interprété. La dernière chose qu’elle souhaitait était la division de la meute. Ils étaient plus forts ensemble.

C’est la sorcière qui remet de l’huile sur les braises pour les raviver et mettre une dernière fois le couvert pour mettre les choses aux claires. Astrid ne pouvait pas vivre dans l’incertain. Elle avait besoin de savoir ; de définir les relations avec les personnes de son entourage pour comprendre. Pour grandir et mûrir. Mais aussi pour évaluer ses alliés.

« Cela a beau être stupide, c’est sur ces faits que notre société est construite. La violence est dans les fondements même de notre monde. » Elle l’avait constaté lorsque l’Inquisition était sortie de l’ombre, mais surtout en lisant les manuscrits précieux de la bibliothèque. « Je n’ai pas le luxe de penser comme toi. Mais je suis convaincue que ce sont des sorciers de ta trempe qui changeront le monde et prouveront aux personnes qui pensent comme moi que l’on s’est trompé sur toute la ligne. » Et elle attendait ce jour avec impatience. Celui qui marquerait la fin de ces querelles. Une douce utopie qui a tant de fois été rêvée que cela en est devenu grotesque.

Cela était tout aussi ridicule que l’appréhension qui se réveillait dans le cœur d’Astrid alors qu’elle pensait retrouver le cocon familial. Elle en était terrifiée ; elle devait prendre le risque de tomber encore plus bas. Au moins, jusqu’à aujourd’hui : elle vivait avec l’illusion qu’elle pourrait tout arranger si elle y mettait du corps. En échouant dans sa mission de renouer avec ses géniteurs : que lui resterait-il au final ? Une douleur encore plus accablante qui ne ferait que noircir son cœur et la rendre encore plus aigre. Un comble quand on sait qu’elle n’a même pas un quart de siècle. Nina avait donc elle aussi entreprit le projet de revenir à une vie près des siens. Aucun doute cependant sur le fait que Remus, John et Tom ont dû l’accueillir à bras ouverts. Parce qu’elle n’avait pas probablement commis autant de faute qu’Astrid.

« Je n’ai aucun mal à être seule, bien au contraire. Mais dans l’exercice du pouvoir, même si ce n’est que quelque chose d’insignifiant : il y a une solitude complètement différente. » Astrid ne saurait l’expliquer. C’était quelque chose qu’elle avait ressentie depuis le début dans ses entrailles. « J’irais la voir. Mais… Je ne pense pas qu’elle devait se faire pardonner autant de choses que moi… » Elle exprime ce constat tout bas. Elle ne sait même pas si Tom entend cette deuxième partie de phrase.

Il est temps maintenant d’asséner le coup fatal ou bien remettre de l’encre dans la plume. Achever cette amitié qui est morte à l’instant où elle a quitté Poudlard ou bien écrire une nouvelle histoire. Quelque chose d’inédit en un sens. Un mélange entre deux mondes et deux façons de penser qui au fond pouvait soit mener à de grandes choses ou bien à leur déclin. Les bruits de la ville comblaient le silence qui régnait à nouveau entre eux. Astrid avait arrêté de respirer. Elle sentait son cœur tambouriner dans sa poitrine et dans ses tempes. Suspendue à la réaction de Tom : elle s’imaginait déjà au pire.
Pourtant, les bras de son ami passèrent autour d’elle et en un rien de temps elle se retrouva blottit contre lui. Elle pouvait sentir la chaleur de son corps se propager dans le sien dans une sensation enivrante, grisante aussi. Son palpitant avait repris de plus belle une danse endiablée jusqu’à tambouriner dans ses tympans au cas où Astrid n’aurait pas compris au combien ce contact chamboulait ses sens et ses sentiments. Sur la pointe des pieds, elle passa ses bras autour de lui à son tour et se hissa pour loger son visage dans son cou. Les yeux fermés, elle trouve finalement une paix intérieure. Soudainement : elle ne se sent plus en colère ; la rancœur a disparu pour ne laisser place qu’a un calme Olympien. Pas besoin de prétendre cette fois-ci : elle était sereine et tout son corps se décontractait.

« Merci… » Souffla-t-elle pour lui, rien que pour lui en le serrant un peu plus pour témoigner de sa reconnaissance. Il n’avait probablement pas idée de l’impact qu’avait cette étreinte dans sa vie. Alors qu’Astrid fuyait tout contact physique : la voilà coller au corps de son ami.

Cette harmonie naissante était déjà menacée. En rouvrant ses yeux, elle vit trois ombres arriver dans la rue qui était devenue soudainement calme. Sa raison reprend le pas et elle glisse au creux de son oreille :

« Je crois qu’on a de la compagnie… »
Cela n’était guère étonnant au fond. Voldemort avait juré de détruire l’Inquisition et cela ne passait pas l’extermination des plus fidèles. « On peut encore transplaner. » Ils étaient à plusieurs mètres d’eux. Ils avaient le temps de s’enfuir.
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