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Le père sème, la fille récolte. || Ragnar

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Astrid Greyback
Ancien garde du corps de Margot Woosley
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Sam 10 Juin - 20:39
“Papa veillait sur moi comme un animal guette les faux-pas de son petit.”
ragnar greyback & astrid greyback


Il avait fallu des semaines, des dizaines de brouillons avant qu’Astrid soit en mesure d’attacher le parchemin à la patte de son hibou. Elle avait hésité, tourné autour du pot : quelque chose qui ne lui ressemble pas. Il faut dire que le destinataire de la lettre n’était pas n’importe qui. C’était son père. Des nouvelles inquiétantes de Poudlard lui était parvenu, Voldemort s’était même donné en spectacle devant tout le monde. La jeune femme savait que son géniteur était dans l’école, qu’il était même professeur. Ce qu’elle ne savait pas : c’était où allait son allégeance. Etait-il un serviteur comme son imbécile de frère ? Un bon et loyal toutou à la botte d’un fou ? Non… Son instinct lui criait que ce n’était pas possible. Il ne pouvait pas être aussi faible et s’être abaissé à la magie noire. Si elle avait certes ces bons côtés, si Astrid avait pris beaucoup de plaisir à dévorer les livres sur le sujet dans le manoir des Woosley : ce n’était pas pour autant qu’elle avait vendu son âme aux ténèbres. Sean rentra dans sa cabane, il s’inclina respectueusement et elle sortit avec lui. Ils devaient fortifier le camp et accueillir de nouveaux lycanthropes. Avec un peu de chance, quand elle reviendrait elle aurait une réponse de son père.
A la nuit tombée, elle rentre et remarque immédiatement la lettre sur la table grâce à la lumière de la lune. Elle allume les bougies et ouvre finalement la réponse. Tremblante, elle lit les mots qu’elle voulait voir. Il acceptait de la rencontrer. Astrid s'assoit, elle était stressée à l’idée de le revoir. Cela faisait tellement longtemps qu’elle ne lui avait pas adressé la parole que cela semblait étrange. Après son père, elle irait voir sa mère. Le loup-garou sait que la vie est bien trop dangereuse pour laisser une place au hasard. La sienne était devenue précaire. Fenrir ayant maintenant connaissance du camp : elle avait peur que cela ne soit qu’une question de jours, semaines avant que les mangemorts rappliquent pour tenter de les rallier et en cas de refus les tuer. Astrid ne voulait pas vivre dans le regret de ne pas avoir vu ses parents au moins une dernière fois. Ils lui avaient donné la vie après tout. La moindre des choses étaient de leur dire au revoir. Elle replie la réponse et glisse la lettre entre les lattes du sol pour la cacher avant de se laisser tomber sur le lit sans pour autant trouver le sommeil. Elle avait peur, bien trop pour pouvoir tomber dans les bras de morphée.

La voilà donc devant la maison de son père à Notthingham. La rue est calme, il n’y aucune forme animale ou humaine. Le vent souffle dans les arbres derrière elle et Astrid en profite pour prendre une longue inspiration : pour se donner le courage d’avancer. Elle était une femme de parole, elle devait frapper et le voir. Ne serait-ce que quelques minutes. Alors, elle s’avance d’un pas décidé vers le perron. Elle monte les quelques marches pour accéder à la porte et frapper. Son cœur bat à un rythme bien trop soutenu à son goût, elle n’aime pas ça. Mais c’était un mal nécessaire. Rapidement, elle se regarde et elle avait juste enfilé un jean et un chemisier blanc. Rien d’extravagant mais cela était mieux que sa tenue ordinaire.
Quand elle entend des pas derrière la porte, elle se raidit et s’arrête de respirer. La porte s’ouvre et elle se plonge dans les yeux de son père. L’air lui manque, elle ouvre la bouche pour parler mais se ravise. Ce n’est qu’après s’être raclée la gorge qu’elle arrive à articuler :

« Papa… » Elle le salue. « Je… » Astrid ne savait pas quoi dire. Pire encore : elle se rendait compte qu’elle ne pouvait pas être l’alpha en sa présence. Après quelques secondes interminables pour elle, elle ouvre ses bras et les passe autour de Ragnar pour le serrer contre elle. « Tu m’as manqué. » C’était de sa faute après tout, elle avait mise des distances entre ses parents et elle. Pour les protéger, mais maintenant qu’elle connaissait ses capacités : elle pouvait se contrôler. Astrid voulait des réponses et le seul moyen de les avoir était de rencontrer son géniteur. Puis sa génitrice, en temps et en heure.
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Ragnar Greyback
Professeur de Sortilèges et Directeur de Serdaigle
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Mar 13 Juin - 15:15

Le père sème, la fille récolte
Pour gagner, il faut risquer de perdre. ••• Son appartement à Poudlard devenait trop étroit à son goût. Pourtant, il n'avait pas à se plaindre. Lors de son arrivée dans le château, il s'était montré très persuasif, refusant en bloc de récupérer la cage à lapin où vivait celle qui l'avait précédé. Les rumeurs ont la vie dure, il avait bien entendu ce qu'il se disait sur le compte de cette dingue. Mais comme les Profs manquaient cruellement dans cette école, personne ne l'avait contredit et il avait obtenu tout ce qu'il avait voulu, presque.

Le week-end battait son plein et là encore, le repos était mince. Les enfants ont cours durant toute la journée du samedi et le dimanche seulement, ils peuvent souffler un peu, mais en aucun cas s'éterniser en dehors de l'enceinte de l'établissement scolaire. Telle une prison en fait, les habitants s'y trouvaient sous haute surveillance, même les Professeurs. Ceux-ci n'ont pas la chance de vraiment pouvoir faire ce qu'ils veulent, à l'exception de Ragnar qui n'en a strictement rien à faire de se fritter avec des Mangemorts. Il l'a déjà fait et il le refera, même quand ça se termine mal pour lui. Son côté téméraire et tête brûlée, fait qu'il n'a pas peur de se mettre en danger. Folie pour certains, courage pour d'autres, l'opinion des gens ne l'intéresse pas plus que ça. Il ne s'est jamais arrêté à ce que les autres peuvent penser de lui.

Il se trouvait justement à faire les quatre cents pas dans son appartement, prêt à sortir pour mettre les voiles du côté de Pré-Au-Lard, quand un hibou trouva judicieux de l'en empêcher, en frappant de son bec, à la fenêtre. Interloqué tout d'abord, Ragnar se dirigea vers celle-ci, pour ouvrir à l'animal. Il détacha rapidement le morceau de parchemin qui se trouvait à sa patte, pour en lire le contenu. La surprise était bien là, alors que ses yeux glissaient sur toutes ces lignes manuscrites. Jamais il n'aurait pensé, un jour, avoir des nouvelles de sa fille. Il s'était toujours demandé ce qu'il avait bien pu faire de travers, pour que son unique enfant biologique décide de couper ainsi les ponts. Bien entendu, il va de soi, qu'il l'avait très mal vécu. Que sa fille fasse plus confiance à cette maudite bonne-femme, plutôt qu'à son propre père, avait fini de le détruire. Il était déçu évidemment. Tous les parents s'imaginent toujours pouvoir entretenir une bonne relation avec leurs marmots, et Ragnar ne dépareillait pas à ce sujet. Mais les choses ont fait qu'il s'est pris une bien grande claque dans la gueule, lorsque sa fille a décidé de ne plus le voir.

Il ne savait pas vraiment s'il devait ou non, répondre à cette lettre. Rancunier comme il est, la déception était bien trop grande. Sa fille, il ne l'avait plus revu depuis tellement longtemps, que parfois il se disait, qu'ils n'avaient plus que de famille, que le sang dans leurs veines. Pourtant, après un bon moment à réfléchir, le Directeur de Serdaigle finit par se faire violence et par répondre au courrier, acceptant de voir la jeune louve. Mais Poudlard ne serait sûrement pas le meilleur endroit pour l'y faire venir. Il préféra lui donner sa nouvelle adresse, afin de la voir dans sa maison, à l'abri des regards.

Sa maison, il n'y allait que très peu de fois. Lorsqu'il était Professeur à l'Université Magique de Londres, Ragnar y dormait tous les soirs. Mais le château Écossais ne lui donne pas souvent les moyens d'y retourner, surtout maintenant que les Mangemorts ont débarqué. En y arrivant, il agita sa baguette. Des balais et des seaux se mirent tout de suite à l’œuvre pour faire le ménage. Il y en avait bien besoin.

Bien qu'en instance de divorce, ce logement ne servait pas pour autant de garçonnière. Il était même bien loin d'imaginer y faire venir des femmes. Mais s'il aimait y revenir, c'était surtout parce qu'il s'y trouvait seul avec ses inventions. N'oubliant pas son côté ingénieur, il adore toujours autant créer des objets utiles. Sauf cette fois, il n'aurait pas le temps de s'y mettre, ni même l'envie tout compte fait.

Un bruit contre la porte, il y a de la visite. Ragnar fait un simple geste du bras, pour que tout son bordel se faufile dans les placards et tiroirs. Sa baguette revient d'elle-même dans sa manche et après une bonne bouffée d'air bien mérité, le Prof se dirige vers l'entrée pour ouvrir. Si les années s'étaient écoulées sans jamais se voir, Ragnar reconnut aussitôt sa fille. Les mots lui manquaient, c'était difficile de trouver quoi dire. Même s'il s'agissait de son enfant, le temps a fait son boulot et il avait l'impression de ne plus la connaître. Malgré cette distance et même cette froideur qui se sont initiées entre eux, il ne la repoussa pas quand elle se faufila dans ses bras, lui rendant même cette accolade. Elle n'avait pas le droit de faire ça, il est censé lui en vouloir terriblement. Elle ne s'imagine même pas à quel point elle est parvenue à lui faire mal.

« Entre, nous serons plus tranquille pour discuter à l'intérieur. »

C'était impossible pour lui, de ne pas se montrer si froid. Pourtant, Greyback faisait de son mieux pour faire taire ses ressentiments, mais il lui faudra sûrement quelques temps pour que les choses redeviennent normales.
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Astrid Greyback
Ancien garde du corps de Margot Woosley
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Jeu 15 Juin - 23:49
“Papa veillait sur moi comme un animal guette les faux-pas de son petit.”
ragnar greyback & astrid greyback


A chaque minute, Astrid se sent un peu plus nauséeuse. Elle tente de se raisonner, de se rappeler pourquoi elle était là. Cela faisait tellement longtemps qu’elle n’avait pas frappé à la porte d’un de ses géniteurs que cela était bien trop étrange. Pas naturel. Mais c’est un choix qu’elle avait pris toute seule. L’idée de faire du mal à son papa ou à sa maman lui déchirait le cœur. Bien plus que d’être séparé d’eux. Elle n’était pas étonnée d’être quelque peu handicapée quand il était question de sentiments. Les Woosley n’étaient pas des personnes tendres et elle n’avait eu que très peu d’étreinte ou de compassion. Malheureusement, cela est un mal pour un bien : quand on voit le monde actuel, on peut se demander si de telles choses peuvent encore exister. Malgré tout, il serait mentir de sa part d’affirmer qu’elle n’a pas manqué de ces petites attentions qu’un enfant reçoit de la part de ses parents aimants.
Quand la porte s’ouvra, elle reprend conscience alors qu’elle ne peut plus faire demi-tour. Astrid resta quelques minutes pantoises avant de se ressaisir et de s’approcher de lui. Elle laissait son instinct se guider et ce dernier lui intimait de le prendre dans ses bras. N’était-ce pas le meilleur moyen pour engager la conversation ? Montrer qu’elle faisait un effort, piétinant sa fierté ? Quand Ragnar répond à son étreinte, elle est à la fois surprise et soulagée. Un sentiment étrange l’assaille et des souvenirs d’enfance l’assaillent. Astrid à l’impression d’être dans une autre époque. Elle revient cependant à la réalité quand son père s’éloigne pour lui dire qu’ils seront plus confortables à l’intérieur. Astrid racle sa gorge et rentre sans plus de cérémonie. Elle avait réalisé le ton froid de Ragnar et acceptait la sentence.

La maison semble grande, bien rangée. Astrid s’attarde sur les photos, son cœur se serre en voyant une petite fille dans les bras de Ragnar. Un enfant qui n’est pas elle. Ils l’avaient donc remplacé ? Pouvait-elle réellement leur en vouloir ? A part des hiboux de temps en temps, elle ne les avait pas revus depuis des années. Quand les remords étaient trop forts, Astrid aimait se conforter en disant que ce n’était pas de sa faute. Que si Fenrir ne l’avait pas mordu : elle aurait pu avoir une enfance normale et non réglée par des transformations douloureuses qui ont marqué, et marquent encore, son corps. Au moins… Cette petite fille ne devait pas être un loup-garou. Un monstre. La salive passe difficilement à travers sa gorge, elle arrive finalement à décoller son regard pour rentrer dans le salon. Elle reste dans un coin et prend finalement la parole :

« Merci de me recevoir. » Des paroles formelles. Peut-être trop. Elle s’assoit finalement sur un fauteuil. « Je ne vais pas te déranger longtemps, promis. » Sa voix se fait plus douce, plus lasse aussi. « J’ai entendu parler de la visite à Poudlard de Voldemort. » Non elle n’avait pas peur de parler de lui. « Je voulais savoir si tu allais bien, s’ils t’ont fait du mal ? » Elle était sincèrement inquiète oui. Ce n'est pas parce qu'elle avait pris ses distances avec qu'eux que le loup-garou était insensible à leur sort. Astrid croisa ses jambes : « Je me rassure parfois en disant que Fenrir te protégera au besoin. C’est un homme vil et cruel, mais il ne semble pas l’être avec toi alors… »

Elle avait de la rancune envers lui. Le fait que son père parle encore à son frère comme s’il ne l’avait pas condamné à une vie de honte et de misère mettait à mal les nerfs et le calme d’Astrid.

« Je l’ai revu il n’y a pas longtemps d’ailleurs. »
AVENGEDINCHAINS
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