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Le père sème, la fille récolte. || Ragnar

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Astrid Greyback
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Sam 10 Juin - 20:39
“Papa veillait sur moi comme un animal guette les faux-pas de son petit.”
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Il avait fallu des semaines, des dizaines de brouillons avant qu’Astrid soit en mesure d’attacher le parchemin à la patte de son hibou. Elle avait hésité, tourné autour du pot : quelque chose qui ne lui ressemble pas. Il faut dire que le destinataire de la lettre n’était pas n’importe qui. C’était son père. Des nouvelles inquiétantes de Poudlard lui était parvenu, Voldemort s’était même donné en spectacle devant tout le monde. La jeune femme savait que son géniteur était dans l’école, qu’il était même professeur. Ce qu’elle ne savait pas : c’était où allait son allégeance. Etait-il un serviteur comme son imbécile de frère ? Un bon et loyal toutou à la botte d’un fou ? Non… Son instinct lui criait que ce n’était pas possible. Il ne pouvait pas être aussi faible et s’être abaissé à la magie noire. Si elle avait certes ces bons côtés, si Astrid avait pris beaucoup de plaisir à dévorer les livres sur le sujet dans le manoir des Woosley : ce n’était pas pour autant qu’elle avait vendu son âme aux ténèbres. Sean rentra dans sa cabane, il s’inclina respectueusement et elle sortit avec lui. Ils devaient fortifier le camp et accueillir de nouveaux lycanthropes. Avec un peu de chance, quand elle reviendrait elle aurait une réponse de son père.
A la nuit tombée, elle rentre et remarque immédiatement la lettre sur la table grâce à la lumière de la lune. Elle allume les bougies et ouvre finalement la réponse. Tremblante, elle lit les mots qu’elle voulait voir. Il acceptait de la rencontrer. Astrid s'assoit, elle était stressée à l’idée de le revoir. Cela faisait tellement longtemps qu’elle ne lui avait pas adressé la parole que cela semblait étrange. Après son père, elle irait voir sa mère. Le loup-garou sait que la vie est bien trop dangereuse pour laisser une place au hasard. La sienne était devenue précaire. Fenrir ayant maintenant connaissance du camp : elle avait peur que cela ne soit qu’une question de jours, semaines avant que les mangemorts rappliquent pour tenter de les rallier et en cas de refus les tuer. Astrid ne voulait pas vivre dans le regret de ne pas avoir vu ses parents au moins une dernière fois. Ils lui avaient donné la vie après tout. La moindre des choses étaient de leur dire au revoir. Elle replie la réponse et glisse la lettre entre les lattes du sol pour la cacher avant de se laisser tomber sur le lit sans pour autant trouver le sommeil. Elle avait peur, bien trop pour pouvoir tomber dans les bras de morphée.

La voilà donc devant la maison de son père à Notthingham. La rue est calme, il n’y aucune forme animale ou humaine. Le vent souffle dans les arbres derrière elle et Astrid en profite pour prendre une longue inspiration : pour se donner le courage d’avancer. Elle était une femme de parole, elle devait frapper et le voir. Ne serait-ce que quelques minutes. Alors, elle s’avance d’un pas décidé vers le perron. Elle monte les quelques marches pour accéder à la porte et frapper. Son cœur bat à un rythme bien trop soutenu à son goût, elle n’aime pas ça. Mais c’était un mal nécessaire. Rapidement, elle se regarde et elle avait juste enfilé un jean et un chemisier blanc. Rien d’extravagant mais cela était mieux que sa tenue ordinaire.
Quand elle entend des pas derrière la porte, elle se raidit et s’arrête de respirer. La porte s’ouvre et elle se plonge dans les yeux de son père. L’air lui manque, elle ouvre la bouche pour parler mais se ravise. Ce n’est qu’après s’être raclée la gorge qu’elle arrive à articuler :

« Papa… » Elle le salue. « Je… » Astrid ne savait pas quoi dire. Pire encore : elle se rendait compte qu’elle ne pouvait pas être l’alpha en sa présence. Après quelques secondes interminables pour elle, elle ouvre ses bras et les passe autour de Ragnar pour le serrer contre elle. « Tu m’as manqué. » C’était de sa faute après tout, elle avait mise des distances entre ses parents et elle. Pour les protéger, mais maintenant qu’elle connaissait ses capacités : elle pouvait se contrôler. Astrid voulait des réponses et le seul moyen de les avoir était de rencontrer son géniteur. Puis sa génitrice, en temps et en heure.
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Ragnar Greyback
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Mar 13 Juin - 15:15

Le père sème, la fille récolte
Pour gagner, il faut risquer de perdre. ••• Son appartement à Poudlard devenait trop étroit à son goût. Pourtant, il n'avait pas à se plaindre. Lors de son arrivée dans le château, il s'était montré très persuasif, refusant en bloc de récupérer la cage à lapin où vivait celle qui l'avait précédé. Les rumeurs ont la vie dure, il avait bien entendu ce qu'il se disait sur le compte de cette dingue. Mais comme les Profs manquaient cruellement dans cette école, personne ne l'avait contredit et il avait obtenu tout ce qu'il avait voulu, presque.

Le week-end battait son plein et là encore, le repos était mince. Les enfants ont cours durant toute la journée du samedi et le dimanche seulement, ils peuvent souffler un peu, mais en aucun cas s'éterniser en dehors de l'enceinte de l'établissement scolaire. Telle une prison en fait, les habitants s'y trouvaient sous haute surveillance, même les Professeurs. Ceux-ci n'ont pas la chance de vraiment pouvoir faire ce qu'ils veulent, à l'exception de Ragnar qui n'en a strictement rien à faire de se fritter avec des Mangemorts. Il l'a déjà fait et il le refera, même quand ça se termine mal pour lui. Son côté téméraire et tête brûlée, fait qu'il n'a pas peur de se mettre en danger. Folie pour certains, courage pour d'autres, l'opinion des gens ne l'intéresse pas plus que ça. Il ne s'est jamais arrêté à ce que les autres peuvent penser de lui.

Il se trouvait justement à faire les quatre cents pas dans son appartement, prêt à sortir pour mettre les voiles du côté de Pré-Au-Lard, quand un hibou trouva judicieux de l'en empêcher, en frappant de son bec, à la fenêtre. Interloqué tout d'abord, Ragnar se dirigea vers celle-ci, pour ouvrir à l'animal. Il détacha rapidement le morceau de parchemin qui se trouvait à sa patte, pour en lire le contenu. La surprise était bien là, alors que ses yeux glissaient sur toutes ces lignes manuscrites. Jamais il n'aurait pensé, un jour, avoir des nouvelles de sa fille. Il s'était toujours demandé ce qu'il avait bien pu faire de travers, pour que son unique enfant biologique décide de couper ainsi les ponts. Bien entendu, il va de soi, qu'il l'avait très mal vécu. Que sa fille fasse plus confiance à cette maudite bonne-femme, plutôt qu'à son propre père, avait fini de le détruire. Il était déçu évidemment. Tous les parents s'imaginent toujours pouvoir entretenir une bonne relation avec leurs marmots, et Ragnar ne dépareillait pas à ce sujet. Mais les choses ont fait qu'il s'est pris une bien grande claque dans la gueule, lorsque sa fille a décidé de ne plus le voir.

Il ne savait pas vraiment s'il devait ou non, répondre à cette lettre. Rancunier comme il est, la déception était bien trop grande. Sa fille, il ne l'avait plus revu depuis tellement longtemps, que parfois il se disait, qu'ils n'avaient plus que de famille, que le sang dans leurs veines. Pourtant, après un bon moment à réfléchir, le Directeur de Serdaigle finit par se faire violence et par répondre au courrier, acceptant de voir la jeune louve. Mais Poudlard ne serait sûrement pas le meilleur endroit pour l'y faire venir. Il préféra lui donner sa nouvelle adresse, afin de la voir dans sa maison, à l'abri des regards.

Sa maison, il n'y allait que très peu de fois. Lorsqu'il était Professeur à l'Université Magique de Londres, Ragnar y dormait tous les soirs. Mais le château Écossais ne lui donne pas souvent les moyens d'y retourner, surtout maintenant que les Mangemorts ont débarqué. En y arrivant, il agita sa baguette. Des balais et des seaux se mirent tout de suite à l’œuvre pour faire le ménage. Il y en avait bien besoin.

Bien qu'en instance de divorce, ce logement ne servait pas pour autant de garçonnière. Il était même bien loin d'imaginer y faire venir des femmes. Mais s'il aimait y revenir, c'était surtout parce qu'il s'y trouvait seul avec ses inventions. N'oubliant pas son côté ingénieur, il adore toujours autant créer des objets utiles. Sauf cette fois, il n'aurait pas le temps de s'y mettre, ni même l'envie tout compte fait.

Un bruit contre la porte, il y a de la visite. Ragnar fait un simple geste du bras, pour que tout son bordel se faufile dans les placards et tiroirs. Sa baguette revient d'elle-même dans sa manche et après une bonne bouffée d'air bien mérité, le Prof se dirige vers l'entrée pour ouvrir. Si les années s'étaient écoulées sans jamais se voir, Ragnar reconnut aussitôt sa fille. Les mots lui manquaient, c'était difficile de trouver quoi dire. Même s'il s'agissait de son enfant, le temps a fait son boulot et il avait l'impression de ne plus la connaître. Malgré cette distance et même cette froideur qui se sont initiées entre eux, il ne la repoussa pas quand elle se faufila dans ses bras, lui rendant même cette accolade. Elle n'avait pas le droit de faire ça, il est censé lui en vouloir terriblement. Elle ne s'imagine même pas à quel point elle est parvenue à lui faire mal.

« Entre, nous serons plus tranquille pour discuter à l'intérieur. »

C'était impossible pour lui, de ne pas se montrer si froid. Pourtant, Greyback faisait de son mieux pour faire taire ses ressentiments, mais il lui faudra sûrement quelques temps pour que les choses redeviennent normales.
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Astrid Greyback
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Jeu 15 Juin - 23:49
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A chaque minute, Astrid se sent un peu plus nauséeuse. Elle tente de se raisonner, de se rappeler pourquoi elle était là. Cela faisait tellement longtemps qu’elle n’avait pas frappé à la porte d’un de ses géniteurs que cela était bien trop étrange. Pas naturel. Mais c’est un choix qu’elle avait pris toute seule. L’idée de faire du mal à son papa ou à sa maman lui déchirait le cœur. Bien plus que d’être séparé d’eux. Elle n’était pas étonnée d’être quelque peu handicapée quand il était question de sentiments. Les Woosley n’étaient pas des personnes tendres et elle n’avait eu que très peu d’étreinte ou de compassion. Malheureusement, cela est un mal pour un bien : quand on voit le monde actuel, on peut se demander si de telles choses peuvent encore exister. Malgré tout, il serait mentir de sa part d’affirmer qu’elle n’a pas manqué de ces petites attentions qu’un enfant reçoit de la part de ses parents aimants.
Quand la porte s’ouvra, elle reprend conscience alors qu’elle ne peut plus faire demi-tour. Astrid resta quelques minutes pantoises avant de se ressaisir et de s’approcher de lui. Elle laissait son instinct se guider et ce dernier lui intimait de le prendre dans ses bras. N’était-ce pas le meilleur moyen pour engager la conversation ? Montrer qu’elle faisait un effort, piétinant sa fierté ? Quand Ragnar répond à son étreinte, elle est à la fois surprise et soulagée. Un sentiment étrange l’assaille et des souvenirs d’enfance l’assaillent. Astrid à l’impression d’être dans une autre époque. Elle revient cependant à la réalité quand son père s’éloigne pour lui dire qu’ils seront plus confortables à l’intérieur. Astrid racle sa gorge et rentre sans plus de cérémonie. Elle avait réalisé le ton froid de Ragnar et acceptait la sentence.

La maison semble grande, bien rangée. Astrid s’attarde sur les photos, son cœur se serre en voyant une petite fille dans les bras de Ragnar. Un enfant qui n’est pas elle. Ils l’avaient donc remplacé ? Pouvait-elle réellement leur en vouloir ? A part des hiboux de temps en temps, elle ne les avait pas revus depuis des années. Quand les remords étaient trop forts, Astrid aimait se conforter en disant que ce n’était pas de sa faute. Que si Fenrir ne l’avait pas mordu : elle aurait pu avoir une enfance normale et non réglée par des transformations douloureuses qui ont marqué, et marquent encore, son corps. Au moins… Cette petite fille ne devait pas être un loup-garou. Un monstre. La salive passe difficilement à travers sa gorge, elle arrive finalement à décoller son regard pour rentrer dans le salon. Elle reste dans un coin et prend finalement la parole :

« Merci de me recevoir. » Des paroles formelles. Peut-être trop. Elle s’assoit finalement sur un fauteuil. « Je ne vais pas te déranger longtemps, promis. » Sa voix se fait plus douce, plus lasse aussi. « J’ai entendu parler de la visite à Poudlard de Voldemort. » Non elle n’avait pas peur de parler de lui. « Je voulais savoir si tu allais bien, s’ils t’ont fait du mal ? » Elle était sincèrement inquiète oui. Ce n'est pas parce qu'elle avait pris ses distances avec qu'eux que le loup-garou était insensible à leur sort. Astrid croisa ses jambes : « Je me rassure parfois en disant que Fenrir te protégera au besoin. C’est un homme vil et cruel, mais il ne semble pas l’être avec toi alors… »

Elle avait de la rancune envers lui. Le fait que son père parle encore à son frère comme s’il ne l’avait pas condamné à une vie de honte et de misère mettait à mal les nerfs et le calme d’Astrid.

« Je l’ai revu il n’y a pas longtemps d’ailleurs. »
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Ragnar Greyback
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Ven 30 Juin - 20:42

Le père sème, la fille récolte
Pour gagner, il faut risquer de perdre. ••• C'était inattendu. Il ne s'attendait pas du tout à une telle visite. Est-ce que ça lui faisait plaisir ou au contraire, ça ne faisait que raviver d'anciennes douleurs ? Il ne saurait pas vraiment savoir le dire.

Revoir sa fille était presque une chose inespérée. Il y a bien longtemps qu'elle est sortie de sa vie, de son plein gré. Chose que Ragnar n'a toujours pas digéré. S'il avait espéré les premiers mois, la colère s'était vite fait une place, pour ensuite devenir simplement un souvenir. Un souvenir très douloureux, certes. Une partie de lui s'était envolée et la revoir ainsi, c'était comme si la vie voulait encore une fois, le faire souffrir. Il a loupé tellement de bons moments avec sa fille unique, que la rancœur ne pouvait pas le quitter. Et quand bien même, il cherchait à ne pas trop se montrer froid, il lui était difficile d'enfiler son masque qu'il porte les trois quarts du temps.

Le père faisait mine de ne pas réellement observer ce qu'était devenue sa fille, mais il remarqua facilement le regard de la jeune femme sur une photo de la petite Sidney. Quelque part, il tenait sa revanche face à la vie, mais aussi face à l'Inquisition, qui lui a volé sa seule enfant biologique. Peut-être qu'ainsi, Astrid peut également comprendre ce qu'il a ressenti lorsqu'elle s'en est allée, en terminant de détruire le couple que ses parents formait.

« C'est Sidney. Une petite orpheline que j'ai adopté... et devine quoi. C'est un loup-garou. »

C'était peut-être petit de sa part, mais il a tellement souffert que Astrid se tourne vers une autre famille que la leur, qu'il n'arrive pas forcément à tourner la page. Mais sa fille reprenait la parole, à son tour, lui parlant presque comme s'il s'agissait d'un inconnu. C'était un sentiment très désagréable, surtout venant de la chair de sa chair. Faisant comme s'il n'était pas blessé, Ragnar contourna son bar, pour sortir des verres et une bouteille de Whisky Pur-Feu. Il haussa un sourcil en entendant sa question.

« Beaucoup de monde m'a fait du mal depuis que tu es partie. Toi la première. Il serait bien trop long de t'en faire la liste... Et je n'ai certainement pas besoin que mon pseudo petit-frère me protège, surtout que c'est bien le cadet de ses soucis. »

Sûrement que sa réponse était légèrement froide et peut-être même sarcastique. Mais avec Ragnar, il ne faut pas s'attendre à des retrouvailles des plus chaleureuses, surtout après une telle histoire de famille. Baissant un moment les yeux sur son verre, il bascula la bouteille pour le remplir à la moitié. Le silence s'installa et avant de chercher à en boire une gorgée, il releva les yeux dans la direction de sa fille.

« Tu bois ? Excuse-moi de te poser cette question, mais tous les Greyback sont des inconnus les uns pour les autres, je ne peux pas connaître tes goûts. »

Il porta enfin le verre à ses lèvres, pour en avaler une légère gorgée qui ne manqua pas de lui brûler la gorge au passage. Ce n'était pas comme s'il n'était pas un habitué de cette sensation pas si désagréable que ça. Puis d'un coup, sans prévenir, il reposa son verre sur le bar, dans un bruit assez brutal, sans pour autant le casser.

« Au lieu de tourner autour du pot, dis-moi plutôt ce que tu viens faire ici, après tout ce temps. Ce n'est pas comme si tu n'avais jamais eu l'occasion de revenir vers les tiens. Mais il semblerait que ta nouvelle famille soit plus importante que l'ancienne... J'ignore si tu croyais que j'allais t'accueillir chaleureusement, après que tu nous aies détruit. Tu n'imagine même pas ce qu'on a vécu ta mère et moi, quand tu nous as fuit. »

Certes, Fenrir avait fait beaucoup de mal, mais c'était l'occasion de montrer que malgré cette morsure, il n'était pas parvenu à les détruire. Pourtant, ce n'est pas comme ça que ça s'est passé. Au lieu de relever la tête et de montrer qu'ils étaient forts ensemble, Astrid a préféré mettre un bon gros coup d'épée dans le dos de son père, en se barrant ailleurs. C'est bien de cette façon qu'il l'a vécu.

Il ne chercha même pas à savoir pourquoi son frère était passé voir sa fille. Après tout, ce n'est plus ses oignons depuis des plombes maintenant. Il ne va pas faire comme si ça l'intéressait encore. Chacun fait sa vie. La preuve, s'il est à Poudlard ce n'est pas du tout pour l'autre abruti de Fenrir, mais pour son neveu qui ne l'a pas encore trahi contrairement à tous les autres membres de cette stupide famille.
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Astrid Greyback
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Sam 8 Juil - 22:50
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Pénétrant dans la demeure de son père, Astrid regretta immédiatement d’être revenue. La douleur était bien trop grande pour être supportable. Chaque pas lui rappelait ce qu’elle avait laissé. Ce qu’elle avait perdu. Encore plus en voyant une photo d’une autre fille qu’elle. Ils l’avaient oublié. Clairement. Elle s’était leurrée en pensant qu’ils comprendraient. Qu’ils attendraient. Astrid n’avait jamais remplacé ses parents. Margot était un mentor et ses frères des enseignants. Sa salive passa difficilement et elle aurait pouvoir s'effondrer. Pleurer. Mais cela faisait longtemps que les larmes ne coulaient plus de ses yeux.

“Touchée.” Commença-t-elle. “Pourquoi je ne suis pas étonnée ?” Sa voix n’est pas en colère. Elle est lasse. Déchirée. En réalité cela donne plus comme un râle. “Laisse-moi deviner… Elle a été mordue par Fenrir ?” Elle se tourna de trois quarts pour le regarder. “Tant que tu es heureux.” Elle n’avait pas besoin d'en dire plus. Son regard et son comportement hurlant sa peine.

Astrid pénétra dans le salon et son regard se glissa sur ce qui le composaient. Son père servait déjà de l’alcool dans un verre alors qu'elle s’installait dans un fauteuil. Ses paroles serrent son coeur et lui donne la nausée. Elle laisse d’ailleurs un peu de silence s’installer.

“Si j’étais restée, je vous aurais blessées encore plus. Tu le sais.” Cela ne faisait aucun doute. “J’ai fais ce qu’il fallait pour vous protéger. En attendant d’être assez forte pour ne plus être un danger.” Pourquoi se justifiait-elle après tant d'années ? Aucune idée.

Nouveau silence. Elle hocha la tête de droite gauche. "L'alcool me rend violente.” Ajouta-t-elle. La dernière fois elle avait torturé et tué un mangemort. Autant éviter n’est-ce pas ? “Je ne suis pas étonnée.”

Le verre claque contre le comptoir. Astrid ne bouge pas. Elle ne sursaute pas non plus et redresse sa tête. La suite n’allait pas lui plaire. Elle le savait. Mais elle avait demandé cette confrontation n'est-ce pas ? Alors elle devait assumer. Elle n’était pas lâche. Elle n’était pas faible. Le couperet tomba. Elle devait maintenant choisir ses mots.

“Parce que je suis en mesure de contrôler ma condition. Je suis plus forte. Je me suis acceptée et je ne vis plus dans la honte. Je ne me suis pas éloignée de maman et toi de bon cœur. Si tu penses une seule seconde cela s’est que tu n’as jamais eut de la considération pour moi.” Elle se leva et s’approcha de Ragnar pour prendre appui sur le bar. En face de lui. “Contrairement à toi, je ne vous ai pas remplacé. L’Inquisition n’est pas ma famille. Margot n’est pas ma mère.” Que les choses soient claires. “J’ai fais ce que je pensais être le mieux. Vous n’étiez pas en mesure de m’aider.” Astrid se mit à jouer avec ses doigts. “J’aurais pu tuer maman cette nuit-là. Tu le sais. M’aurais-tu pardonné alors ?” Son regard se plonge finalement dans le sien. “J’ai fait le premier pas parce que tu me manques. Tu es et resteras mon père. Même si tu me détestes. Même si tu ne veux plus me voir.” Cela faisait depuis des années qu'elle n’avait pas été aussi proche de lui. “On ne peut pas rattraper le temps perdu, mais j’espérais naïvement qu’on pourrait vivre les années qui nous sont comptées ensemble.”

Astrid jouait cartes sur table. Elle n’était pas l’Alpha, ni la sorcière maquillée de noire. Elle n'était qu'une petite fille désireuse de voir dans les yeux de son père autre chose que de la rancoeur. Elle ne se faisait pas d’illusion cependant. Ragnar ne semblait pas prêt à lui pardonner. Au fil des années elle avait compris que ses actions ne seraient pas sans conséquence. Néanmoins elle savait qu'elle ne serait jamais prête à les assumer. Non pas parce qu'elle était lâche ; mais parce que cela était douloureux.

“Je suis venue m’excuser. L’idée que je puisse vous faire du mal était plus douloureuse que d’être loin de la maison.” Elle passe nerveusement sa langue sur ses lèvres avant de se la mordre jusqu'au sang. Astrid faisait le premier pas. Elle ne ferait pas le second.
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Ragnar Greyback
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Jeu 3 Aoû - 19:58

Le père sème, la fille récolte
Pour gagner, il faut risquer de perdre. ••• Les choses ne sont jamais ce qu'elles semblent être et même chez les Greyback, il y a souvent des faux semblants. Ragnar n'est pas un être cruel, mais c'est quelqu'un qui a une fierté démesurée. Hors, lorsque celle-ci est entaillée, il peut devenir un sale con. Et lorsque sa fille s'en est allée, sa fierté n'a pas été entaillée non, elle a volé en morceaux. Ce n'est pas pour rien, qu'aux États-Unis, là où se trouve leur vraie demeure, il a toujours été vu comme un connard prétentieux. Il s'est retranché derrière cette étiquette pour ne plus souffrir et il a fait son fric en se jetant sans relâche dans le travail. Parce qu'à la base, Ragnar Greyback n'est pas un Professeur ni d'Université, ni de collège magique. C'est un magénieur. Comprenez par-là, un ingénieur version Sorcier. Sa succursale a donné naissance à plusieurs autres entreprises sur le sol américain, d'où le fait qu'il soit milliardaire. C'est seulement un concours de circonstance qui l'a emmené dans l'enseignement. Rien de plus et certainement pas l'envie de côtoyer des adolescents à longueur de journée. Les gosses, il les aime bien, mais chez les autres.

« Heureux ? Voilà longtemps que ce mot ne fait plus parti de mon vocabulaire grâce à ceux qui ont un jour été mes proches. »

Il finissait de se servir un verre, en jetant de temps en temps, quelques coups d’œil en direction de sa fille. Ragnar avait remarqué qu'elle avait changé, mais pour lui, elle restera toujours la même bien qu'il ne comptait pas le dire maintenant, elle lui a fait trop mal. D'autant plus qu'une fois encore, elle appuya sur le fait qu'il n'était pas à la hauteur en tant que père. C'est comme ça qu'il venait de prendre ses paroles.

« Alors, il va falloir que ma famille arrête de vouloir me protéger ou me préserver. Ça vous donne un peu trop l'impression de pouvoir me poignarder dans le dos, mais juste pour mon bien à vous écouter. » Il l'avait mauvaise, parce que Fenrir lui avait fait quasiment le même coup. « Je suis né et j'ai grandi dans une famille de loups-garous. Je savais très bien comment faire pour te protéger ta mère et toi. Mais il a fallu que tu fasses plus confiance à une inconnue qu'à ton propre père. »

Et avec ça, l'alcool la rendait violente. Il en leva les yeux au ciel. Là aussi elle essaye de le protéger ? Le prend-t-elle vraiment pour un moins que rien, qu'elle s'imagine pouvoir être un danger pour lui ? Ce n'est peut-être pas un loup-garou, parce que le gène, même s'il se trouve dans ses chromosomes, ne s'est jamais déclenché. Mais ce n'est pas pour autant qu'il ne sait pas se défendre et qu'il ne sait pas prendre soin des autres. A l'époque de Poudlard, il veillait lui-même sur Fenrir durant ses transformations. S'il a survécu au plus taré de tous les loups-garous, ce n'est pas maintenant qu'il va mourir. Mais sa fille n'avait pas fini de le détruire, puisqu'elle revenait au galop en lui disant combien il était incapable de s'occuper de sa famille. Il ne sait pas vraiment ce qui l'agace le plus dans ses paroles, parler de Margot ou le dénigrer comme la pire des merdes ?

« Cette salope de Margot ne mérite que de crever pour m'avoir voler ma fille unique. » Et détrompez-vous, il pensait réellement ses propos. Ce n'est pas le genre d'hommes à souhaiter la mort de quelqu'un, mais cette garce ne mérite rien d'autre. « Remets-en une couche. J'ai moi-même participé à toutes les pleines lune de Fenrir à Poudlard. Permets-moi quand même de te dire que tu ne lui arrive pas à la cheville niveau folie et force pure. Mais à tes yeux, je dois vraiment être la pire des loques, pour que tu puisses ainsi croire que je n'aurais pas été en mesure de t'aider. »

Il attrapa son verre et se mit en quête de faire quelques pas dans la pièce, au moment où sa fille se rapprocha du bar. Il n'a jamais tenté de la remplacer, Sidney est une enfant qui n'a pas eu de chance dans sa vie, il lui offre l'opportunité de ne pas avoir à retourner dans un orphelinat durant les vacances. Il se doute que quelque part, dans le monde, elle a sûrement de la famille et que tôt ou tard, elle les retrouvera. Il ne compte pas l'emprisonner, ni l'empêcher de prendre contact avec eux. Il lui tend la main, parce que c'est une gosse perdue et qu'on ne laisse pas une jeune louve dans un orphelinat de moldus. La première nuit de pleine lune, elle tuerait tout le monde. Mais si Astrid s'imagine qu'il l'a remplacé, qu'importe. Elle peut croire ce qu'elle veut, jamais elle ne sera aussi détruite que lui, il peut l'être.

Verre en main, il soupira en se tournant enfin vers elle, quand elle lui annonça pourquoi elle revenait maintenant.

« Tu as mis cartes sur table, à mon tour à présent. Commençons par Sidney. Orpheline dans un orphelinat moldu durant les vacances, avec l'impossibilité de sortir à la pleine lune. Je te laisse deviner ce qui arriverait. Je lui offre de pouvoir avoir un endroit sûr où se transformer. Et par-là, j'en profite pour me prouver à moi-même que je suis capable de m'occuper d'un loup-garou. » Il avala une gorgée de son verre, que la bouteille était venue remplir à nouveau. « Je ne crois plus au mot famille depuis que mon frère m'a trahi en mordant ma fille, mais aussi depuis que celle-ci a anéanti mon existence en partant. T'es partie, tu m'as arraché ce que j'avais de plus cher au monde : toi. Avec ta mère, nous sommes en instance de divorce. A quoi bon qu'elle reste avec un mec qui n'a pas été capable, selon vous, de s'occuper de leur unique enfant ? Continuons donc dans la tragédie et trahison familiale. »

Il termina son verre, qu'il posa sur un meuble dans la pièce. Il ne savait pas vraiment ce qu'il devait attendre de cette visite. Sa fille lui présentait des excuses, mais n'était-ce pas trop tard ?

« Pendant des années, je me suis maudit sans savoir ce que j'avais fait de mal. Je me suis jeté dans l'entreprise pour avoir l'impression d'être encore vivant. En partant, tu m'as tout pris. Et c'est Margot qui t'a vu évoluer pendant tout ce temps. Alors ne viens pas me dire qu'elle n'a pas été ta famille. La famille n'est pas forcément celle qui te met au monde, c'est celle qui te voit progresser et qui peut te féliciter. Mais désolé, moi je n'ai pas eu ce privilège. J'ai loupé, de ton bon vouloir, toutes les grandes premières de ton existence. Et ça, ce n'est pas réparable. Retourne donc auprès de ta mère adoptive, parce que nous n'avons plus rien en commun, si ce n'est notre patrimoine génétique. »

Borné ? C'est un trait de famille. Il ne se sent plus père depuis trop longtemps, pour parvenir à faire comme si Astrid était toujours sa fille. Et dans le fond, ça le fait souffrir de s'en rendre compte.
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Astrid Greyback
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Sam 5 Aoû - 12:31
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Elle ne pouvait pas espérer revenir auprès de son père et que tout soit comme avant. Astrid savait qu’elle avait perdu tous les droits, elle allait devoir créée un nouveau lien. Est-ce que la complicité allait revenir un jour ? Cela était peut probable. Elle ne voulait pas espérer. Elle ne voulait pas se faire des illusions et souffrir en réalisant la vérité. Ragnar n’était pas heureux. Elle non plus. Cet état commun était-il dû à la distance entre eux ? Cette idée frappa le loup-garou. Le secret du bonheur résidait-il finalement dans les liens familiaux ?

« Eh bah tu vois, on a déjà un point en commun. »
Astrid ne se sentait pas satisfaite à cent pourcent de sa vie non.

Pour de différentes raisons, soit, mais les faits étaient tout de même là. Quand Tom l’a prise dans ses bras, elle ne s’était pas sentie aussi bien depuis des années. Cela était malheureux à dire. La vérité n’avait jamais été belle de toute façon. Cela se saurait. Astrid qui pensait ne pas avoir besoin de sa famille ; que sa meute avait pris leur place ; découvrait avec amertume que non. Elle avait besoin de ses proches. Alors, elle devait faire son mea culpa. Encore une fois cependant, la maladresse était de vigueur. Astrid n’avait pas été habituée à parler de ses sentiments. A la cour de Margot : il n’y avait pas de place pour les faibles. Si elle était devenue son garde-du-corps c’est que l’endoctrinement de la femme avait marché. Mieux qu’elle-même ne l’ait escompté.

« Non. J’ai appris à lui faire confiance même si j'en ai toujours eut peur. Elle me rappelait à l'ordre quand j'allais trop loin. Ce sont tes beaux-parents, qui, dégoûtés de ma condition m’ont jeté entre ses griffes. »

Elle se devait de le corriger, elle n’avait jamais demandé à être envoyée chez les Woosley mais s’en était accommodée : le cœur remplie d’espoir de pouvoir un jour avoir une vie normale et revenir près des siens. Les années ont passé et ont balayé ses plans : mais ses raisons étaient louables. Son père remplissait son verre, encore et encore comme si ce dernier n’avait pas de fond. Il les vidait les uns après les autres sous le regard neutre d’Astrid. Elle n’était pas là pour le juger. Elle avait elle aussi ses vices. Bien moins alcoolisés : mais tout aussi nocifs.
Qu’importent ses efforts, une part d’elle était rancunière. Elle lui en voulait de ne pas avoir voulu la venger, de ne pas lui avoir montré par a plus b qu’elle n’était qu’une écervelée. Il avait plus de pouvoir sur elle qu’il ne le réalisait. Ragnar était et est encore aujourd’hui le modèle de sa vie. Astrid, bien que loin de lui, l’avait toujours défendu par monts et par vaux. Parce qu’elle l’idolait. Il avait raison. Elle ne pourrait jamais être à la hauteur de Fenrir : mais heureusement ce n’était pas but. Elle avait d’autres projets. Des idées qu’elle voulait partager avec quelqu’un. Mais plus les paroles s’échangeaient, plus elle acceptait le fait que cette personne ne serait probablement jamais Ragnar. Astrid avait eu raison de douter : il n’était pas son père pour rien.

Dans une ultime tentative : elle essaye de faire patte blanche. D’expliquer son point de vue pour qu’il comprenne... Ou tout du moins tente. Mais cela est un nouvel échec qui arrache un soupire à Astrid. L’Histoire de Sidney arrive sur le tapis et son cœur se serra. Non pas parce qu’elle était tragique, mais parce que Ragnar l’avait adopté pour se prouver qu’il était en mesure de prendre soin d’un loup-garou. Aucun doute à avoir sur le fait que s’il serait allé voir sa fille pour lui expliquer, pour la réconforter : elle se serait jetée dans ses bras. Elle se retient cependant de lui dire. Au contraire, elle le laisse vider son sac. Sans l’interrompre, les mains croisées. Ils étaient temps qu’ils jouent tous les deux cartes sur table oui. Crever l’abcès, dire les non-dits pour pouvoir repartir sur de bonnes bases.
En l’écoutant, Astrid se rendait compte au combien il n’avait pas idée de ce qu’elle avait vécu ces dernières années. N’avait-il pas eu vent des traitements qu’elle a reçu ? Il était temps qu’il sache toute la vérité. L’histoire qui n’a été écrite nulle part, celle qui est retranscrite sur son dossier confidentiel dans les archives de l’Inquisition.

« Non. Je n’ai pas encore abattu tous mes atouts. Mais puisque tu l’as fait, il serait mal avisé de ma part de ne pas suivre ton exemple. »
Elle n’avait pas réellement le choix si elle voulait retrouver les bras de son père et regagner son amour. « Je n’étais qu’une enfant. J’avais huit ans quand j’ai faillis tuer maman. Huit ans papa ! J’ai été traumatisée, encore aujourd’hui je rêve de cette scène. » Elle se replongea avec regret dans cet instant : « J’avais peur. Tellement peur. » Elle espérait qu’en se livrant : elle arriverait à faire comprendre à son père. « J’avais besoin d’être rassurée, évidemment que les pensées et la volonté d’une gamine n’est pas raisonnable. » Astrid leva ses yeux au ciel comme pour chercher une aide divine. Comme celle du Dieu que priait Margot. Bon sang que cela était douloureux de se confier et d’offrir son cœur sur un plateau d’argent à la personne même qui la créé. « Pourquoi tu ne m’as pas retenu ? Pourquoi tu n’es pas venu me chercher ? Je t’aurais écouté. Je t’aurais suivi. Tu resteras toujours une des personnes avec maman que je respecte le plus dans ce bas monde. » Ce n’était pas un reproche, juste une question. « Je serais parti pour revenir avec vous. J’ai pris la fuite parce que… J’avais peur. J’étais terrifiée et je me sentais coupable. Tellement coupable. » Cette confession sort comme une plainte. La tête baissée, elle n’était pas fière.

Le pire restait encore à venir. Elle devait lui expliquer ce qu’il s’était réellement passé sur les hectares de terre.

« Margot n’a été là que vers mes quinze ans, quand j’ai quitté Poudlard. Avant ça : c’était son frère qui m’a pris sous son aile avec les autres loups-garous. » Astrid fit quelques pas en avant pour s’approcher de son père. Son ton détaché jurait avec sa voix quelques minutes auparavant. « Ils nous enfermaient dans des cellules, nous attachaient à la pleine lune et quand nous nous transformions nous parlaient : nous obligeaient à se calmer et lorsqu’on n’y arrivait pas… » Elle releva son haut et se tourna pour montrer les cicatrices : « Ils nous battaient. Ils nous mutilaient pour certains de mes camarades. J’ai été épargnée parce qu’ils avaient d’autres projets pour moi. » Elle remit son chemisier. « Quand on n’était pas enfermé : ils nous apprenaient à nous battre. Pas avec des sortilèges : mais avec des armes. » Elle avait fait partie de cette génération de jeunes sorciers qu’on a formatés pour se battre en vu de la guerre à venir. « Quand ils nous laissaient écrire, j’envoyais des lettres à Tom et à vous. Je ne sais même pas si vous les avez reçus : ils surveillaient ce qu’on disait. » Elle trouva la force de se plonger dans les yeux de son père : « Margot n’est pas ma mère. Les Woosley ne sont pas ma famille. Il y a certains membres de l’Inquisition qui étaient bons avec nous. Qui nous aidaient et soignaient nos blessures : nous poussaient à ne pas perdre notre identité. » Astrid décida de conclure cette confession : « Tu dois te demander pourquoi je ne suis pas partie. Parce que j’ai vu ce qui arrivait à ceux qui partaient. Ceux qui s’enfuyaient. Je n’ai été libre qu’en étant congédié par Margot. Elle sait que son heure et proche. »

Voilà. Elle avait dit ce qu’elle avait à dire.
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Ragnar Greyback
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Mar 8 Aoû - 9:07

Le père sème, la fille récolte
Pour gagner, il faut risquer de perdre. ••• La réplique de sa fille n'eut qu'un seul résultat : lui faire arquer un sourcil. C'était de l'étonnement, même si derrière, il y avait une once de colère à l'idée qu'elle tente ainsi de modifier la réalité. Elle doit vraiment se moquer de lui en disant qu'ils ont un point en commun. Comme si, après tout ce temps, il pouvait rester quelque chose entre eux. Ce n'est pas si facile, chaque acte et chaque décision engendre des conséquences qu'il faut savoir assumer. Sur ce coup, Ragnar avait subi sans rien avoir demandé.

« A la différence que ton malheur tu l'as voulu, tu l'as choisi, moi je n'ai rien demandé à personne. »

Lui il n'a sûrement pas demandé à sa fille de se barrer pratiquement à l'autre bout du monde. Il ne l'a jamais chassé, c'est elle qui en a décidé ainsi, en parfaite égoïste qu'elle est, sans se soucier du mal qu'elle leur faisait.

Ragnar devait prendre sur lui à certains moments, pour ne pas s'énerver. Il avait tant perdu, qu'elle veuille aller de l'avant, tant mieux pour elle, mais pour y parvenir, il faut être au moins deux. Sauf que le père ne se sent sûrement pas prêt à accepter ça. Il a perdu une enfant et maintenant elle revient en tant que femme. Elle lui a trop volé et elle recommençait avec ses sous-entendus notamment lorsqu'elle parla de ses beaux-parents. Jamais, il ne les a considéré de cette façon et elle est bien placée pour le savoir. Entre eux c'était une véritable guerre froide.

« Tu t'attendais à quoi ? Ta grand-mère a abandonné ta mère dans un orphelinat Moldu, alors qu'elle n'avait que quelques jours. Et ça, je ne viens pas de te l'apprendre, tu le savais déjà. A chaque fois que tu me demandais pourquoi tu n'allais pas en vacances chez elle, je te racontais ce qu'elle avait fait. Mais visiblement, encore là, tu ne me faisais pas suffisamment confiance pour me croire. Chaque acte et chaque décision a des conséquences. Tu peux en vouloir à qui tu veux, mais tout ce qui t'arrive, c'est de ton unique faute. Ta grand-mère était dégoûtée de ta condition ? Tu sais qui ne l'était pas ? Moi. Mais t'en avais rien à faire à l'époque. »

Buté ? Probablement, mais surtout blessé. Personne ne le serait moins. Mais encore une fois, Astrid tentait de se débarrasser de ses erreurs en les plaçant sur les autres. Quand ce n'est pas de la faute à son oncle, c'est de celle de ses parents. Quelle douce ironie quand on pense que Ragnar a tout fait pour elle. Peut-être qu'il est là le problème. Elle était son unique enfant et peut-être qu'ils lui ont laissé passer pas mal de bêtises quand elle était petite. Après tout, lui-même a déjà dit à Fenrir qu'il ne s'était pas assez pris de baffes dans la gueule gamin. C'est sûrement la même chose avec Astrid. Sauf que l'un assume les conséquences de ses actes, quand l'autre cherche à se cacher derrière de fausses excuses. Une attitude lamentable.

« Mais tu te fous vraiment de moi là ? Tu avais huit ans, je t'ai rassuré cette fois-là. Et tu as attendu que je m'en aille travailler le lendemain pour te barrer. J'ai tout fait pour te retrouver, tu ne voulais jamais me voir, jamais me parler. La situation faisait bien jubiler ta grand-mère au passage. Elle qui a abandonné sa fille continuait de la détruire en lui volant la sienne... Et ne va pas dire que tu ne savais pas ce qu'il se passait. Lors de ta première année à Poudlard, j'étais présent à la gare. Tu es passée à côté de moi comme si j'étais un parfait inconnu. C'est à ce moment-là que je me suis fait une raison, prenant sur moi le fait que c'était terminé, je n'avais plus d'enfant. Mais assume tes erreurs, à la place d'essayer de modifier la réalité. »

Bien que l'envie de se servir un troisième verre commençait à se faire ressentir, Ragnar préféra rester maître de ses propos. Ainsi pas de remord à avoir pour la suite. Il la laissa même déblatérer tout ce qu'elle avait vécu, restant totalement passif. Si elle voulait faire naître une once de sentiment sur son visage, ça ne fonctionnait pas. Le bonhomme est tout sauf un homme qui montre ses sentiments. Il l'a été, mais il a été détruit, maintenant, il est impossible de savoir ce qu'il ressent ou non, parce qu'il s'est complètement blindé face au restant du monde.

« Je n'ai reçu aucune lettre de ta part. Et tu ne t'es pas enfuie de l'Inquisition, parce que là encore tu n'avais pas confiance en ta famille. Enfin ta famille est un bien grand mot. Tu croyais m'apprendre que tu avais croisé Fenrir, quand tu as pris la parole tout à l'heure ? J'étais déjà au courant. Tout comme je suis au courant de tout ce que tu lui as dit. A commencer par ta meute de planqués qui est TA famille. Je sais qu'à ce sujet, Fenrir ne ment pas, il ne serait pas assez futé pour le faire. Il m'a même dit que tu ne comprenais pas pourquoi je ne l'avais pas tué... Non, excuse-moi, tu ne l'as pas dit dans ces termes, tu as dit que tu voulais entendre ma ridicule explication. Ne fais donc pas la petite fille qui essaye de recoller les morceaux avec le père que tu dégueulasse à son propre frère à la moindre occasion. »

En colère ? Évidemment qu'il l'est et plus qu'elle ne peut l'imaginer encore. D'ailleurs, il n'en avait pas fini avec tout ça et il comptait bien lui faire comprendre qu'elle ne pouvait pas jouer à un double jeu avec la famille Greyback. Le dégueulasser auprès de Fenrir et ensuite faire sa sainte-nitouche auprès de lui ? Non ça ne marche pas comme ça. A la minute même où le loup-garou est revenu à Poudlard, il s'est dépêché de tout lui raconter, dans les moindres détails.

« Tu veux connaître ma 'ridicule explication' et bien allons-y. J'avais deux ans quand Fenrir est venu au monde. Il n'avait pas une heure de vie quand je l'ai tenu dans mes bras pour la première fois. Lorsqu'il avait trois mois, la nounou qui devait nous garder en l'absence de nos parents, a tenté de l'étouffer avec un oreiller. Je n'avais que deux ans quand la magie s'est montrée pour la première fois. Je ne savais pas ce qu'il se passait, mais cette femme a volé à travers la pièce, elle est morte après s'être cognée violemment dans le plafond. Je ne pouvais pas la laisser faire du mal à mon petit frère. Bien entendu, les mineurs sont tracés et dés lors que la magie est utilisée en dehors d'une école, le Ministre est au courant. Il a envoyé une brigade nous récupérer, en l'attente de nos parents. Mais je n'ai pas lâché Fenrir et c'est à ce moment-là, qu'aussi jeune que je pouvais l'être, je me suis juré que je ne laisserais jamais mon frère mourir. Et encore plus jeune qu'il l'était lui, il l'a très bien compris. »

Ce n'était pas de simples souvenirs, c'était une chose, comme une sorte de contrat qui s'était établi, entre les deux frères ce soir-là. Ragnar avait tenu la petite main du bébé ce soir-là, pendant longtemps. Et ce n'est que lorsque les doigts du nourrisson s'étaient resserrés contre sa paume, qu'un échange de regards s'est fait. A ce moment-là, leur lien étrange s'est mis en place, les empêchant à tout jamais d'attenter aux jours de l'un comme de l'autre.

« A l'heure d'aujourd'hui, c'est toujours d'actualité. A plusieurs reprises, je lui ai sauvé la vie, sans pour autant qu'il ne s'en rende compte. Et lui-même, m'a sauvé il n'y a pas plus de quelques semaines, d'une mort certaine dans la Forêt Interdite... Mais tu sais ce qui m'agace le plus, c'est que tu te permette de juger une famille à laquelle tu n'appartiens plus. Tu as décidé toi-même de ne plus en faire partie, tout ce qu'il t'arrive à présent, c'est à cause de cette décision. N'en tiens personne d'autre pour coupable, alors que c'est ton choix. »

Il céda à la tentation de prendre un troisième verre finalement. Récupérant le récipient précédemment déposé sur un meuble, il retourna vers le bar pour reprendre sa bouteille de Whisky Pur-Feu. Il lui fallait bien ça pour avaler cette pilule de vérité. Parce que face à lui, il avait l'impression d'avoir une totale inconnue et non l'enfant qu'il a élevé.

« Et maintenant regarde toi. Tu en es réduite à vivre cachée, comme une lâche à la tête d'une bande de lâches. Tous les loups-garous que je connais, ont au moins le courage de vivre en société et ne se planquent pas. Qu'il s'agisse de Fenrir, des Lupin, des Taylor, ou encore de la fille de Rogue, même son petit-ami. Ainsi que tous ces gamins à Poudlard, dont Gregory, qui jusque-là vivait seul avec sa mère. Et pour avoir hérité de tous les gènes de son père, c'est une vraie carne quand il se transforme, pourtant il n'a jamais tourné le dos à sa mère lui. Il lui a toujours fait confiance. »

Sachant que Ragnar a toujours envié son frère. Sachant qu'il aurait voulu être un loup-garou comme lui et comme leur père, il a très mal vécu que la seule qu'il ait eu en charge, se soit ainsi sauvée sans jamais se retourner. Et il accepte encore moins de se faire dégueulasser comme un moins que rien à son propre frère.

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Astrid Greyback
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Mer 9 Aoû - 14:26
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« Oh oui j’ai oublié que j’ai envoyé un hibou à Fenrir pour qu’il vienne me rendre visite cette nuit-là et me faire loup-garou. » Son ton ironique n’avait pas d’équivoque. Oui elle était en tort, mais comme sur beaucoup de sujets : il y avait une limite à sa culpabilité.

« Que tu m’acceptes changeait quoi ? Si tu étais en mesure de contrôler mes transformations, de m’aider : Maman n’aurait jamais été en danger non ? » Astrid souffla longuement. Elle n’était qu’une enfant et pourtant ces souvenirs la hantaient et elle se sentait coupable.

Qu’importent ses justifications : rien n’y faisait. Astrid était la seule et unique coupable à ses yeux. Soit. Elle souvient des paroles de Tom ce soir-là, qui lui avait dit que ça ne serait pas facile : mais qu’elle devait s’accrocher. Vraiment ? Cela semblait sans espoir et cette discussion sans issue. Pourquoi personne ne semblait comprendre qu’elle avait fait ce qu’elle pensait juste. Pour protéger ceux qu’elle aime ? Comment pouvait-elle savoir que cela amènerait dans sa vie autant de souffrance et de colère ?

« Je ne me souviens pas que tu es montré un quelconque désir de me voir non. » Elle avait beau cherché, elle ne se souvenait pas en effet. « Tout comme je n’ai pas le souvenir que tu viennes sur le quai de la gare avant que j’aille dans ce stupide train. Je vous ai cherché pourtant du regard, je me suis dit que vous viendriez et que je ne serais pas toute seule. J’ai pris la réalité en pleine face alors arrête de te vouloir faire patte blanche. » Il y avait tellement de monde sur le quai de la gare 9 ¾ que ce n’était pas surprenant au fond.

Ragnar ne voulait entendre que ce qui lui plaisait dans son discours. Le fait qu’il n’est pas reçu ses lettres surprit Astrid qui ne le cacha pas. Elle restait pantoise et s’interrogeait déjà sur la raison pour laquelle elles n’ont jamais atteint leur destination. Est-ce que l’Inquisition faisait plus que de la censure ? Cela voulait-il dire que sa mère n’avait rien reçu également ? Tant de questions s’entremêlaient dans son esprit déjà bien fatigué qu’elle perdit le cours de la conversation. Elle aurait aimé lui hurler dessus pour lui faire comprendre qu’elle n’avait pas le choix. Elle ne pouvait pas partir de l’Inquisition sans y avoir été autorisée. Cependant, elle est tout de suite refroidie en entendant que Fenrir lui avait parlé de leurs entrevues. Pire encore : il avait reporté mots pour mots leur discussion.

« Quel bon toutou il fait. Pas étonnant que Voldemort veuille le garder en laisse : il fait un bon travail. » Crache-t-elle. « Tu pensais que j’allais lui faire un tapis de roses ?! Le prendre dans mes bras et lui réciter des vers en lui lançant de la viande crue ?! » Oui, maintenant elle perdait sa patience et se moquait ouvertement de ces paroles : « Je ne démens pas avoir dit ça, loin de moi, mais je m’adressais à un être méprisable. Remettons les choses dans le contexte : veux-tu »

Mais voilà cependant que Ragnar se lance dans un discours qui n’atteint absolument pas Astrid et qui ne justifie pas non plus le manque de réaction de la part de son géniteur quand il a attaqué son seul et unique enfant.

« Action louable, félicitation. » Elle leva ses yeux au ciel : « Cela ne l’a pas empêché de mordre ta fille eh ? C’était probablement sa façon de te remercier : il faut dire qu’il a le sens de la "famille". Rendons à César ce qui est à César. Tu lui as envoyé un panier garnis pour le remercier de m’avoir condamné ou bien il n’est pas friand de ce genre d’attention ? J’ai dû rater cette partie-là de l’histoire où tu le remerciais de sa charité en ayant partagé sa malédiction. »

Son paternel continue et il porte le coup de grâce. Celui qui raidit complètement Astrid et qui ferme son cœur. Elle retroussait nerveusement ses lèvres tandis que son visage se déformait sous la haine. Il voulait la voir en colère ? Il voulait voir au combien elle ressemblait à son oncle plus qu’à son propre père : alors il allait être servis.

« Tu appelles ça une famille ?! Un oncle qui s’amuse à mordre les plus jeunes dont sa nièce pour se venger de son frère ?! TU OSES APPELER CA UNE FAMILLE ?! » Elle perd son tempérament : « On est des Greybacks, nous comparer à une autre famille est aussi idiot que de comparer Dumbledore à Voldemort ! Tu parles de Fenrir comme s’il était un Dieu bon et tout-puissant ; tu parles comme si notre famille n’allait pas mal bien avant que je partes : ce n’est pas comme si ton frère à tuer tes parents ; ce n’est pas comme s’il avait mordu ta fille et qu’il avait ensuite prétendu que c’était pour mon bien et que tu l’as pardonné. »

La rage l’aveuglait. Elle était blessée. Détruite. Il avait réussi à accentuer encore plus son mal-être alors qu’Astrid était convaincue que ce n’était pas une chose possible.

« T’en fais pas va, je ne pense pas que nos chemins se recroiseront. Dans le meilleur des cas : les mangemorts me trouveront et me brûleront sur un bûcher avant. Sois rassuré, je suis certain que Fenrir te fera une place au premier rang et t’apportera du pop-corn pour que tu puisses savourer le spectacle de ta fille indigne et pitoyable qui meurt par les flammes. » Elle tourne les talons et va pour prendre la porte, mais elle s’arrête : « Je n’ai ni choisis ma condition, ni ma place dans l’Inquisition. Le choix je ne l’ai eu qu’une seule fois dans ma vie et c’est de partir pour vous protéger. Après ça : je n’ai plus jamais eut le contrôle sur ma vie sauf au jour d’aujourd’hui et tu es la première personne vers qui je me suis tournée pour recoller les morceaux. Naïvement je pensais qu’il y avait quelque chose à sauver, que tu m’aimais encore. Maintenant je sais que c’est à sens unique. Parce que tu resteras toujours mon père et je t’aimerais jusqu'à la fin pour ce que ça vaut. »

Sur ces mots, elle ouvrit la porte et transplana immédiatement vers son clan.

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