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Réunion de famille

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Fenrir Greyback
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Lun 19 Juin - 12:58
Gregory & Madalina & Fenrir
17 août 2000 ▽ Réunion de famille


Personne ne savait vraiment de quoi il en retournait. C’était survenu comme ça, sous leur nez, sans que personne ne comprenne comment. Cette histoire d’élèves et surveillante disparus de Poudlard foutait un peu le bordel chez les mangemorts. Il faut dire qu’il y avait déjà eu de sacrés vagues avec le gars tué par Gregory, l’enquête qui avait suivi et l’arrivée de Voldemort en personne pour régler le problème devant toute l’école. Poudlard était censé être facile à gérer, mais au final, c’était tout le contraire. Avec ce nouveau problème qui survenait, le Lord allait sûrement finir par s’énerver. Et ça, ce n’était jamais bon pour personne.

Comment ces élèves avaient-ils pu faire pour disparaître ? Ils ne savaient pas transplaner. Et quand bien même une surveillante avait disparu avec eux, elle n’aurait pas pu tous les emmener sans se faire repérer. Au départ, ils avaient pensé que le groupe avait peut-être décidé de fuir à la moldue : en utilisant leurs pieds. Peut-être en se planquant au village. Mais une rumeur leur était parvenue ensuite : visiblement, Azkaban aurait été attaquée et un détenu se serait évadé. Un fils Rogue. Ce serait arrivé très peu de temps après la disparition des jeunes. Là encore, personne ne savait comment cette évasion avait pu être possible, et encore moins comment quelqu’un d’extérieur à la prison avait pu débarquer à l’intérieur. Mais de toute évidence, il se passait quelque chose.

Pour sa part, Fenrir n’en avait strictement rien à foutre de savoir s’il était en train de se passer quelque chose ou non. En fait, une seule chose le foutait en rogne : son abruti de fils faisait partie des élèves disparus de Poudlard. Déjà que ce crétin avait échappé de peu à l’horreur absolue avec cette histoire de mangemort tué, voilà qu’il en remettait une couche en terme de conneries. Comme si c’était le moment de chercher doublement la merde, alors qu’ils avaient tous deux échappé de justesse à un dérapage total lorsque Voldemort avait décidé de se pointer pour punir l’auteur du meurtre. Lorsque le Seigneur des Ténèbres avait exigé de Fenrir de punir Gregory, le loup-garou avait refusé spontanément. Quand il y repensait, et il y repensait souvent ces derniers temps, il se demandait comment ça se serait passé si le professeur Dragonneau n’était pas follement intervenu en désarmant le Lord et en s’attirant toutes les foudres de ce dernier. Est-ce que Voldemort l’aurait puni pour avoir osé refuser ? Ou pire, est-ce qu’il s’en serait pris lui-même à Gregory, sous ses yeux ? De manière totalement injuste en sachant que le mangemort tué n’était qu’un abruti sans aucune valeur comparé au sorcier puissant que Gregory pouvait devenir ? Fenrir ne savait pas comment il aurait réagi si quelque chose de ce genre était survenu. Il n’aurait probablement plus répondu de rien. Une chose est sûre, cet épisode lui restait en travers de la gorge.

Fenrir était donc parti de Poudlard pour se rendre à Londres. Il avait bien l’intention de retrouver Gregory et de lui foutre la rouste de sa vie pour avoir osé se barrer sans prévenir. Au passage, s’il pouvait mettre la main sur le fils aîné de Doyle (qui bien sûr participait à la connerie collective) et lui foutre la même correction ou bien le ramener à son père par la peau du cou, ce serait pas plus mal. Il y en avait marre de ces cons de gamins qui se foutaient dans la merde avec plaisir et enthousiasme en se prenant pour des rebelles. Est-ce que Gregory pensait une seule seconde à sa mère ? Fenrir ignorait encore si Madalina était au courant ou pas. Bon, en vrai, ce n’est pas que la blonde serait morte d’inquiétude, c’est surtout qu’elle aurait tout envie d’étrangler le gosse que lui… Mais bon, s’il pouvait mettre la main sur Gregory avant que Madalina ne soit au courant, ce serait quand même mieux. Parce que pour le moment, si elle lui posait des questions, il n’aurait aucune réponse à lui fournir vu qu’il ignorait totalement ce qui était en train de se passer.

Il avait écumé les rues, des planques, des tavernes, il était même entré de force chez des sorciers et menacé la plupart d’entre eux pour avoir des réponses. Un type qui tremblait de peur lui avoua avoir vu un rassemblement de personnes un soir, dans une rue. Fenrir s’y rendit mais bien sûr, il n’y avait personne. Ces sales gosses se planquaient où, bon sang ?

Et puis à un moment donné, alors qu’il en avait ras le bol et qu’il comptait se rendre à l’Allée des Embrumes boire un coup, le destin décida de lui apporter son rejeton de fils sur un plateau. L’adolescent débarqua au détour d’une rue, avec l’attitude de celui qui fait attention à ne pas trop se faire repérer. Sauf que Fenrir, lui, l’avait repéré. Dans un grognement, il s’avança. Il profita du fait d’avoir vu Gregory avant que Gregory ne le voie pour arriver devant lui le premier et lui foutre une volée en pleine face. Avec la force de Fenrir, l’adolescent aurait probablement pu perdre l’équilibre et tomber de côté, mais son père le chopa par le col pour le forcer à rester en équilibre devant lui. Et aussi pour l’empêcher de se barrer, en fait. Vu que c’était sa passion du moment, visiblement.

« Je peux savoir ce que tu fous là, espèce de sale petit con ?! »

Il le secoua en lui gueulant dessus. Il avait envie de le frapper encore. Franchement, c’est tout ce que ce gosse méritait. Une bonne rouste, là, dans la rue, et ensuite il le traînerait jusqu’à Poudlard pour le jeter dans son dortoir et l’y enfermer à vie. Oui, voilà, c’était le plan parfait. Sauf que bon, Fenrir n’était pas sans savoir que c’était pile le jour de l’anniversaire de Gregory aujourd’hui. A vrai dire, il avait même supposé que s’il y avait bien un jour où Gregory allait sortir de sa planque, ça allait être aujourd’hui. Il voudrait forcément aller boire un verre ou faire une connerie supplémentaire pour marquer le coup.

« Tu crois que c’est franchement malin de faire une connerie pareille juste après les ennuis de la dernière fois ? »

Il continuait de l’engueuler et finit par le pousser contre un mur avant de pousser un soupir excédé.

« Moi qui attendais ton anniversaire pour te proposer de prendre mon nom de famille, ça me fait une belle jambe. Un Greyback qui fait autant de conneries stupides, ça le fait moyen. »

Il avait envie de le tuer mais en même temps, oui, il avait envie de lui proposer de porter son nom de famille s’il le voulait. Quelque chose lui disait que c’était un geste que l’adolescent prendrait à cœur, plus que n’importe quel objet qu’on pourrait lui offrir pour son anniversaire, mais il n’avait pas non plus prévu de lui balancer ça en pleine face dans une ruelle de Londres après l’avoir baffé. Tant pis, les aléas du direct. Il n’avait pas non plus prévenu Madalina du fait qu’il allait faire cette proposition à Gregory et il ignorait si ça allait lui plaire ou non. Au pire, si elle s’énervait, il devrait réussir à la calmer. D’ailleurs, en parlant d’elle, il ne la vit pas du tout arriver à l’autre bout de la ruelle, au même embranchement par lequel Gregory était arrivé.



(c) AMIANTE


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Gregory Funestar
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Sam 24 Juin - 8:41
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Madalina et Fenrir
« Réunion de famille »
La famille c'est souvent les pires ennemis
Les jours importants ne sont jamais réellement comme on les imagine. Voilà mon anniversaire, en plein cœur du mois d'Août. D'ordinaire, je suis en vacances et j'en profite pour rester au lit jusqu'à presque midi, avant d'attaquer ma journée et ensuite de profiter de la soirée. Sur ce point, ma mère n'est jamais chiante, elle me laisse toujours gérer comme je le souhaite, mon jour. Mais cette année, les choses ne semblaient pas aller en ce sens. J'avais été pris au piège à Poudlard et franchement, que mon père y soit ou non, n'y changeait rien. Nos vacances d'été sont ruinées et jamais nous pourrons les rattraper, parce que chaque jour qui passe et un jour qui ne reviendra plus. Je m'apprêtais à avoir un anniversaire quelconque, enfermé à l'école, à ne strictement rien faire d'original. A ne rien faire du tout même. J'avais gardé ma rancœur pour moi, depuis le coup de la Grande Salle et de l'arrivée de Voldemort. Franchement, j'en suis venu à éviter tout le monde et j'en voulais à mon père, ainsi qu'à Alrik, de continuer à être au service d'un tel monstre. Alors quand Zakaria m'a fait part de son plan pour partir et m'a parlé de Gellert Grindelwald, j'ai sauté sur l'occasion pour les rejoindre. Ce dernier a eu vent, sûrement par notre Fourchelang de Serpentard, de l'épisode de la vengeance du Mangemort que j'ai tué.

A présent, je ne suis plus à Poudlard et je fais enfin partie d'un groupe soudé. Je sais que personne, dans les partisans de Grindelwald, ne viendra me tirer dans les pattes. C'est là toute la différence avec les Mangemorts, qui sont constamment en guerre les uns contre les autres. Mais ma disparition de Poudlard, comme celles de tous les autres élèves d'ailleurs, n'était pas passée inaperçue. Nous sommes activement recherchés. Enfin personne ne pourra venir nous trouver où nous nous planquons, c'est une certitude. D'ailleurs, dans les pays du Nord, il y a pas mal de villes très intéressantes, inutile de retourner sur Londres. Et là, si nous y étions justement, c'était parce que ma mère le voulait absolument. Elle devait repasser par chez elle, pour prendre des affaires évidemment. Puis comme je voulais m'aérer pour mon anniversaire, elle en a profité pour me traîner avec elle. Sûrement qu'elle a tout un tas de trucs à porter.

C'est bien une bonne-femme. Avant d'y aller, c'était au cœur de la ville qu'elle nous avait emmené. Chaque boutique, il fallait qu'elle entre dedans. Je suivais le rythme, je n'avais pas vraiment le choix. Mais au bout de la énième enseigne, je commençais à perdre patience.

« Euh...maman ? Je vais voir un truc par-là pendant que t'entre dans celle-là. C'est...que les sous-vêtements féminins, c'est pas trop mon truc. »

Je n'entrerais pas là-dedans, même si on me torture pour. Je me sentais déjà gêné rien qu'en me trouvant devant la vitrine. Mais étonnamment, ma mère accepta le deal et je pus enfin souffler un petit peu. A présent seul, je faisais attention qu'on ne me reconnaisse pas, à chaque fois que je changeais de direction. Mon regard divaguait sur les vitrines, sans que je ne m'y attarde vraiment. Quand enfin je repris soin de regarder devant moi, je me stoppais d'un coup dans mon élan, alors que mon père arrivait dans ma direction. Il semblait furax. Je me suis senti déglutir bruyamment et mon rythme cardiaque s'affola considérablement. Puis, sans que je n'ai le temps de me reprendre, c'est sa main qui fut la plus rapide. Sous sa force, je me serais sûrement casser la gueule parterre, s'il ne m'avait pas retenu par le col.

J'étais complètement paumé, sonné et je sentais ma joue s'enflammer où il venait de me frapper. Et comme si ça ne suffisait pas, voilà qu'il me secouait comme un prunier en me gueulant dessus comme un dingue. S'il croit que je peux lui répondre dans de telles circonstances...je suis bien incapable de lâcher le moindre mot. Puis d'un coup, je me retrouvais pousser contre le mur, me cognant dedans. Alors ça, il va le payer. Je suis pas prêt de lui pardonner, comme beaucoup de choses d'ailleurs.

« Tu voulais quoi ? Que je reste à Poudlard, avec tout le monde qui veut me tuer et avec un père qui continue d'être au service de l'autre cinglé qui voulait que tu me torture ? Tu voulais que je fasse comme si de rien n'était ? Ça marche pas comme ça. Moi, si j'avais été à ta place, après ça, j'aurais pris mon gosse et je me serais cassé en les laissant dans leur merde. Mais on voit tout de suite ce qui compte le plus pour toi... et c'est sûrement pas moi. »

Je le laissais à son tour parler, surtout du fait qu'il aurait voulu que je porte son nom. Dans d'autres circonstances, franchement ça m'aurait fait plaisir. Ce serait la chose que j'attendais le plus au monde. Mais là, je ne sais plus. Je me sens complètement perdu et avec ce que je viens de me prendre dans la gueule, je ne suis pas vraiment d'humeur à devenir soudainement tout gentil et tout reconnaissant. Je levais enfin les yeux vers lui, l'observant pendant un instant. Ça lui fait une belle jambe et bien qu'il en soit ainsi.

« Parce que c'est bien connu, un Greyback c'est une personne qui tourne le dos à sa famille pour les autres. Mais tu crois franchement qu'on est une famille ? Tu préfères tes potes Mangemorts à toutes les personnes de ton sang. Tu...tu as attaqué ta propre nièce qui n'était qu'un bébé. T'aurais pu la tuer. Et t'as osé faire ça à Ragnar, qui est toujours prêt à te tendre la main. D'ailleurs, pour info, le mec que j'ai tué, il s'en prenait à Wolfgang et en plus, c'était l'un des Mangemorts qui avait torturé ton frère. Tu n'as même pas essayé de savoir qui c'était. Tu n'as même pas essayé de venger ton propre frère, c'est moi qui l'ai fait. On a visiblement pas la même vision du mot famille. »

En passant du temps avec mon oncle, j'ai appris beaucoup de choses sur ma famille paternelle. J'ai même appris à connaître mes grands-parents décédés, à travers lui. Mais là, je ne voulais pas laisser le temps à mon père de m'en coller une autre, avant que j'ai fini de lui dire tout ce que j'avais sur le cœur. Sauf que je ne suis pas du genre à m'ouvrir facilement, alors une fois encore, je laissais un soupire m'échapper, en regardant de nouveau le sol.

« Si tu ne veux plus me donner ton nom, fais ce que tu veux. Moi, je ne te demande plus rien. »

Je n'avais pas vu non plus, ma mère qui arrivait de l'autre côté.
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Madalina Funestar
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Mar 27 Juin - 15:22
Réunion de FamilleGregory & Fenrir & Madalina« Il n'y a rien de facile en famille. »
Après une absence de plusieurs longs jours de ma maison, il était devenu pratiquement vitale que j'y retourne, afin de faire le plein de vêtements et autres produits indispensables aux femmes. Je profitais de l'occasion pour trimballer mon fils avec moi. C'est son anniversaire, je comptais mettre de côté nos différents, pour lui faire passer une bonne journée. Puis, nous étions parvenus à mettre les points sur les i, l'autre fois. Finalement, j'avais appris ce qu'il s'était passé à Poudlard, bien que ce ne soit pas Gregory qui m'en ait parlé. Je dois cette vérité à Ragnar, son oncle. Il m'a fait part des événements récents et du fait que mon fils était mieux partout ailleurs de l'école de magie. Du coup, qu'il soit l'un des partisans de Gellert ne peut qu'être une protection en plus pour lui. Et ainsi, je l'ai sous la main, ce qui n'est pas négligeable non plus, puisqu'à cause de ces tarés de Mangemorts, je ne l'ai plus revu depuis un bon bout de temps. Les vacances d'été devaient servir à nous rapprocher et finalement, ça n'a pas été ça du tout. Contraint de rester durant les congés scolaires, bloqué à Poudlard, je n'ai pas eu l'occasion de le revoir une seule fois. La dernière devait remonter aux vacances de Pâques. Et franchement, bien que je ne sois pas du tout le genre mère poule, ne pas voir mon fils depuis trois mois, ça fait long. Très long, d'autant plus que c'est bien le seul que j'ai.

Je comptais le traîner un peu partout, pas spécialement pour lui faire porter les paquets, comme il avait l'air de penser, mais pour changer un peu d'air. Oublier tous nos problèmes surtout ou peut-être le pousser à se confier sur les siens. Sans son oncle, je n'aurais pas été au courant de ce qu'il a vécu à Poudlard et je suis sûre qu'il ne m'en parlera pas non plus le premier. Mais je ne compte pas amener la chose le jour de son anniversaire. Je n'ai pas l'intention de foutre en l'air, sa journée.

Je profitais qu'une boutique de lingerie se trouve sur notre passage pour m'y introduire rapidement, mais Gregory m'interpella enfin, pour me dire qu'il n'était pas chaud pour y entrer. Le contraire m'aurait franchement étonné. Je le laissais donc prendre ses distances, pendant que je faisais quelques petites emplettes pour mon compte plus que personnel. En sortant de la boutique, après une longue attente pour régler les achats, je fis attention que personne ne me voit, pour lancer un sort sur mon sac à main, afin que le fond soit extensible. J'y glissais vite fait, tout ce que je venais de m'acheter, avant de partir à la recherche de mon adolescent.

Puis, en tournant dans la rue qu'il semblait avoir emprunté, je m'arrêtais d'un coup, en voyant qu'il n'était pas seul. Qu'est-ce que Fenrir pouvait bien faire ici ? C'est que je n'ai pas eu le temps de le prévenir. Et je ne sais même pas si je l'aurais fait, j'ai encore du mal à savoir qui il est vraiment avec nous : l'homme ou le Mangemort ? C'est difficile de vraiment savoir. Mais l'effet surprise envolé, je partis à leur rencontre. Toutefois, en parvenant près d'eux, mon léger sourire s'était totalement envolé. J'attrapais même le menton de notre fils, pour le forcer à tourner la tête, ayant remarqué que sa joue était bien plus rouge que l'autre. Et en y regardant de plus près, il n'était pas difficile s'y compter les phalanges de son père. Ce qui ne pouvait que me mettre en colère. Je le lâchais donc, pour regarder Fenrir, fulminante intérieurement.

« Non mais t'es complètement cinglé ! Pourquoi tu l'as frappé ?! »

J'étais à deux doigts de lui décrocher une baigne à ce grand crétin ou un coup de genou bien placé. Que sais-je. Probablement que je l'aurais fait sans sourciller si mon fils n'avait pas été présent. A la place, je devais me montrer mature et ne pas piquer un scandale en pleine rue, comme l'avait sûrement fait cet espèce de gros nigaud. Je tentais de réfléchir et en prenant une longue inspiration, mon regard se posa sur un café, dont la terrasse était quasiment vide. Une idée me traversa alors l'esprit, tandis que j'attrapais d'un côté le bras de Fenrir et de l'autre, celui de Gregory.

« Par-ici et le premier qui tente de n'en faire qu'à sa tête, je lui jette un sort pour le foutre à poil au milieu de la foule. J'espère que c'est bien clair pour vous deux ? »

Je les entraînais, sans leur demander réellement leurs avis, jusqu'à ladite terrasse où nous prenions place. Ou plutôt, je les poussais l'un et l'autre vers des chaises se trouvant voisines, prenant moi, la dernière de l'autre côté de la table, en face d'eux.

« Cette situation commence sérieusement à me gonfler. Vous allez grandir tous les deux, sinon je vous jure que vous allez regrettés d'avoir vu le jour. Et si vous voulez que je vous fourre vos baguettes où je pense, essayez un peu de vous barrer. »

Mon regard passa de l'un à l'autre, pendant que mon idée se formait dans ma tête. Le serveur arrivait jusqu'à nous, mais mon regard lui fit comprendre que ce n'était pas le moment de rappliquer.

« Il faut crever l'abcès une bonne fois pour toute. Alors, vous allez tous les deux vous dire une chose que vous vous reprochez le plus. Puis ensuite, une chose positive. »

J'étais persuadée que s'ils se prêtaient au « jeu » les choses pourraient grandement s'arranger entre eux-deux.
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Gregory Funestar
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Mer 28 Juin - 19:42
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Madalina et Fenrir
« Réunion de famille »
La famille c'est souvent les pires ennemis
Décidément, il y a des jours où je ferai mieux de ne surtout pas sortir de mon lit. Et celui-ci semble bien partie pour entrer dans cette triste liste. Après que le daron m'ait collé une baffe monumentale et m'ait secoué comme un prunier en me gueulant dessus, voilà que ma mère faisait son entrée. Fallait-il vraiment qu'elle se pointe aussitôt ? J'aurais pu m'en passer. Franchement, quel anniversaire de merde quand on y pense. Je baissais la tête, un peu honteux quand même, surtout si jamais elle avait vu l'arrivée fracassante de mon père. Mais au lieu d'en remettre une couche, ma mère m'attrapa le menton pour voir l'état de ma joue. Et bien, puisqu'elle semblait d'un coup comprendre ce qu'il s'était passé, je crois que la marque de la main du daron devait trôner sur ma tronche.

Le temps me manqua pour dire le moindre mot, que ma mère commença par l'engueuler. Je restais simplement spectateur, c'est bien fait pour sa gueule après tout. Dans d'autres circonstances, j'aurais au moins essayé de prendre sa défense. Mais comme il m'a encore cogné, autant qu'il se démerde avec le fauve. Parce que j'avoue que ma mère, est bien capable de faire peur à des loups-garous. Je suis sûr que même le père est en train de craindre pour son matricule. Pourtant, j'étais surpris quand elle m'attrapa le bras, réalisant seulement après coup, qu'il en était de même pour le patriarche. Sans même chercher à me défaire de son emprise, je tentais de comprendre où elle nous emmenait.

Au bout de quelques secondes, alors prêt à la ramener comme à mon habitude, ma mère m'empêcha de prononcer le plus infime petit mot, en usant de la menace. Je n'ai pas franchement envie de me retrouver à poil face à tout le monde. Mon père fait ce qu'il veut, mais moi je préfère obéir. Même si je ne pouvais pas m'empêcher de me taire plus longtemps.

« C'est clair... n'empêche que c'est lui qui a commencé, moi j'ai rien fait. »

Mais, je ne comptais pas en dire plus, pour éviter de la mettre en colère. Parce que là, pour le coup, j'ai bien plus peur de ma mère que de mon père. J'allais donc coopérer sans rechigner, c'est qu'elle ne m'en laissait pas vraiment le choix.

Arrivés jusqu'à la terrasse d'un café, je m'étonnais qu'elle choisisse cet endroit, bien que ma surprise soit gâchée par le fait que mon père se retrouve assis à mes côtés. Je n'étais pas bien ravis de ça et je le montrais en lui jetant un regard de travers, ainsi qu'en croisant les bras sur mon torse, signe que je ne comptais pas faire le moindre effort.

Une fois de plus, je me faisais engueuler pour rien. Le jour de mon anniversaire, mes parents font quand même forts. Ils semblent s'entendre pour me gâcher ma journée à moi. Tout ça à cause de mon père. Tiens, il a plutôt pas intérêt à faire le malin lui.

Je décroisais les bras en voyant le serveur venir dans notre direction. Plusieurs noms de consommation me traversaient déjà l'esprit, mais ma mère le vira d'un simple regard, me faisant froncer les sourcils, dégoûté. Mais je crois que de toute façon, j'aurais le droit à boire un coup que si je m'efforce de faire ce qu'elle me dit. Alors, pour une fois, je l'écoutais parler, nous proposant une idée ou plutôt, en nous imposant son idée. Plus j'y réfléchissais et plus, je me disais que ça ne pouvait pas être pire que maintenant de toute façon. Puis là, ma mère étant présente, mon père risque fort de se faire rentrer dedans à la moindre erreur. Donc, autant jouer franc jeu.

« Ok, ça marche. Je commence...parce que même si certaines personnes, ici présentes, semblent oublier que c'est mon anniversaire, c'est quand même le cas. »

Venais-je de sortir à l'égard de mes parents, avant d'enfin tourner la tête vers mon père. Je ne suis pas doué pour dire tout ça. Ce qui tourne autour des sentiments, je préfère éviter généralement. Mais je n'ai pas d'autre choix et la fuite me serait fatale cette fois-ci.

« Ce que je te reproche c'est... »

Comment lui faire comprendre aussi ? Plus ça va et plus j'ai l'impression que mon père est soit totalement bête, soit complètement borné. J'ignore s'il va vraiment piger ce que je compte dire. Alors autant faire court, pour ne pas y passer la journée déjà et pour être sûr que ça s'imprime dans sa caboche.

« C'est que tu continues à être à son service, alors qu'il comptait s'en prendre à moi.... Maintenant, au positif.... »

Qu'est-ce que je pourrais bien lui dire ? Il y a tant et en même temps, je ne sais même pas comment le formuler. Je me sens comme prit au piège. Je suis sûr que dans le fond, c'est ça qu'il attend sûrement le plus, en cet instant présent. Je regardais la table devant moi comme pour y trouver une réponse, puis je croisais le regard de ma mère, qui semblait impatiente de m'entendre. L'exercice était déjà plus compliqué dans ce sens-là. Il me fallut une grande inspiration pour parvenir à me lancer, peut-être pas de façon aussi arrogante que ma façon de parler habituelle.

« Je t'aime, papa. »

Je continuais de fixer cette table, persuadé que de toute façon, ça ne serait jamais réciproque les sentiments que j'ai pour lui.
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Fenrir Greyback
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Jeu 29 Juin - 20:16
Gregory & Madalina & Fenrir
17 août 2000 ▽ Réunion de famille


Forcément, comme Gregory venait de s’en prendre une et de se faire secouer comme un prunier, il n’avait pas très envie de se montrer sympa envers son paternel. Pour autant, Fenrir trouva quand même le moyen de s’agacer des réponses cinglantes de son fils. En même temps, avec lui, il faudrait se faire frapper et lui souhaiter joyeusement bonjour après, hein… Et ça, ce n’était clairement pas le genre de Gregory. Bien au contraire. Fenrir ne connaissait son fils que depuis quelques mois mais pourtant, il avait appris à bien connaître son tempérament. Il faisait même souvent les frais du caractère volcanique de l’adolescent. Il faut dire qu’avec un père comme Fenrir et une mère comme Madalina, Gregory ne risquait pas d’être un gentil petit gars tout calme.

Le loup-garou finit par lâcher son fils alors que ce dernier se mettait à l’accuser de n’avoir aucun sens de la famille. Fenrir eut un très léger haussement de sourcils, se demandant pourquoi diable Gregory se mettait toujours à l’accuser de tous les maux à chaque fois qu’ils se croisaient ou presque. A croire qu’il enrageait de se rendre compte que son image de père modèle n’existait pas. Pourtant, avec tous les articles de journaux qu’il avait rassemblés et rangés dans une boîte quand il était plus jeune, il devrait se douter de base que quelqu’un comme Fenrir Greyback ne connaît pas le sens du mot famille. Du moins pas comme Gregory semblait l’entendre. Evidemment qu’ils n’avaient pas la même vision du mot famille ! Lui, il avait tué ses propres parents. Et mordu le bébé de son frère pour le transformer en loup-garou. Il avait détruit la famille Greyback pour faire en sorte d’être seul. Il était venu au monde avec une rage et une folie qui lui avaient fait emprunter tous les mauvais choix de la vie. Tout le monde le savait, alors pourquoi Gregory jouait les étonnés ?

Fenrir s’apprêtait à répliquer mais il fut pris de court en voyant Madalina débarquer. Surpris, il la regarda approcher et prendre le menton de leur fils dans sa main avant de l’engueuler. Bon, comme elle passait le plus clair de son temps à l’engueuler, l’insulter et le menacer, Fenrir n’y prêta pas vraiment attention. En même temps, il était trop occupé à se demander par quelle coïncidence ils pouvaient bien se retrouver tous les trois ici, dans une rue quelconque de Londres, alors que Gregory était censé se trouver à Poudlard. Une coïncidence, hein ?

Encore une fois, pas le temps de placer un mot, Madalina les chopait tous les deux par un bras pour les entraîner avec elle. Levant les yeux au ciel, Fenrir suivit le mouvement de mauvaise grâce. Il se retrouva assis sur une chaise, juste à côté de son fils, à la terrasse déserte d’un café. Renfrogné, Fenrir avait maintenant sa tête des mauvais jours. Il faut dire qu’il n’avait pas vraiment prévu de subir un interrogatoire tenu par une Madalina particulièrement virulente et imagée dans ses menaces. Quand elle les menaça de fourrer leur baguette où elle pensait, il ne put s’empêcher de ricaner en la regardant d’un air entendu. Il avait envie de lui répondre qu’autour de cette table, c’était certainement elle qui devait avoir le plus envie de se faire fourrer quelque chose quelque part, mais il préféra s’abstenir en se disant que ce genre de remarque n’allait pas forcément aider à calmer la mauvaise humeur de son fils. Quant-à la menace de se voir destitué de ses fringues, Fenrir s’en foutait royalement. Au pire, s’il finissait à poil dans la rue, les gens n’auraient qu’à mater, qu’est-ce que ça pouvait bien lui foutre.

Voilà que Madalina proposait maintenant une petite séance improvisée chez le psy, sauf que le psy c’était elle et qu’elle allait probablement se montrer violente si jamais ils osaient ne pas répondre à ses questions. Même s’il était assez blasé, Fenrir décida de faire l’effort de se taire et d’écouter au lieu d’hausser le ton et de s’énerver contre eux deux, chose qu’il eut envie de faire lorsque son adolescent de fils crut bon de faire remarquer que ce n’était pas lui qui avait commencé. Nianiania. Avachi sur sa chaise, Fenrir croisa les mains sur ses cuisses et garda donc le silence alors que Gregory prenait la parole en premier. Ça devait probablement être difficile pour lui de ne choisir qu’un reproche parmi plusieurs… Pourtant, Fenrir ne s’attendit pas vraiment à ce que le reproche concerne le sujet de son appartenance au camp des mangemorts. Mais il s’attendit encore moins à cette déclaration d’amour surprise et inattendue, qui eut le don de le gêner comme jamais probablement il ne l’avait été dans sa vie. Lui, le grand Greyback, qui ne savait plus où se mettre grâce à deux mots prononcés par son fils… Eh bien, ils allaient aller loin.

Ne sachant pas comment réagir, il se mit à tousser et à se racler la gorge. Bordel, il aurait préféré encore s’en prendre plein la gueule par des abrutis de sorciers résistants plutôt que d’avoir cette conversation... Mais le silence était tombé et il était bien obligé de se dépêtré avec des mots pour expliquer sa pensée.

« Ouais, bon… Moi aussi quoi… Voilà… Même si parfois t’es complètement con et… Ouais, non, je voulais juste dire que la proposition pour le nom tient toujours. »

Lui, pas doué ? C’est un euphémisme. En même temps, ce genre de choses lui étaient totalement étrangères. L’amour, ce n’était clairement pas son fort. Il avait même du mal à concevoir ce terme, préférant plutôt parler de loyauté, de possession et d’appartenance, des termes beaucoup plus réalistes pour définir les choses à ses yeux. Gregory était son fils, certes depuis pas si longtemps que ça vu qu’il n’était pas au courant de son existence l’année dernière encore, mais il tenait à lui alors qu’il n’aurait jamais pensé pouvoir. Chez lui, ça voulait tout dire.

Agacé d’avoir dû se plier à cette mascarade de thérapie familiale, Fenrir balança « accidentellement » un coup de pied à Madalina sous la table pour se venger. Puis il poussa un soupir agacé et tourna la tête vers Gregory pour revenir sur le reproche qu’il avait formulé.

« Pour les mangemorts, tu ne peux pas comprendre. Il ne suffit pas de poser une lettre de démission sur un bureau et de changer de boulot, c’est beaucoup plus compliqué que ça et tu t’en doutes bien. Tu peux remettre mon choix de camp en cause, c’est ton droit, mais je ne vais pas me justifier alors que tu te doutes très bien que je n’aurais laissé personne te toucher ce jour-là. »

Pas même le Lord, justement. Il est vrai pourtant que son allégeance avait manqué de peu d’être totalement et radicalement remise en cause. A vrai dire, Fenrir s’étonnait encore aujourd’hui que la situation ne se soit pas envenimée, ce jour-là dans la Grande Salle, surtout à partir du moment où il avait refusé un ordre du Lord devant lui et en public. Finalement, les choses ne s’étaient pas passées ainsi, si bien que Fenrir se considérait toujours comme mangemort. Il l’était depuis tellement longtemps, aussi. Pour autant, il n’oubliait pas le fait que si Rodolphus n’avait pas décidé d’être de leur côté sur ce coup-là, les choses seraient radicalement différentes aujourd’hui… Car Fenrir n’aurait pas accepté que qui que ce soit lève la main sur son fils et la situation aurait forcément dégénérée. Donc avec ça en tête, difficile de ne pas cogiter et de ne pas remettre certaines choses en cause.

Pour autant, ce serait bien trop compliqué d’entrer dans un débat sur le sujet avec Gregory qui ne pouvait sûrement pas comprendre tous les enjeux. Du moins Fenrir considérait que ce n’était pas le moment : il préférait savoir COMMENT son fils avait pu sortir de Poudlard avec d’autres. Mais avant d’aborder ce sujet, il valait mieux respecter la demande débile de Madalina, à savoir balancer un reproche puis une chose positive, sinon elle serait capable de lui balancer un coup de pied dans les couilles ou quelque chose comme ça.

« Je ne te reproche rien de spécial, à part le fait d’être beaucoup trop borné et de m’en vouloir pour tout et n’importe quoi. Désolé de ne pas être le père parfait que tu t’étais imaginé. Mais je tiens à toi, même si tu as l’air d’en douter. »

Un peu bougon, il se redressa sur sa chaise et croisa à nouveau les mains, mais cette fois sur la table. Puis il détourna le regard de Gregory pour le planter dans celui de Madalina.

« Bon maintenant que la petite séance de psy en famille est terminée, vous allez me dire ce que vos foutez ici tous les deux alors que Gregory est censé se trouver à Poudlard ? »



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Madalina Funestar
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Dim 2 Juil - 17:56
Réunion de FamilleGregory & Fenrir & Madalina« Il n'y a rien de facile en famille. »
J'évitais de faire attention aux bêtises de mon fils. Il ne sert à rien de remettre encore plus d'huile sur le feu. L'important, c'est qu'ils me suivent tous les deux jusqu'à la terrasse du café moldu pour le coup. Je les regardais tour à tour et après ma proposition, je ne m'attendais pas vraiment à ce qu'ils se prêtent au jeu. Pourtant, c'est ce qu'il se passa pour ma plus grande surprise. Je fronçais néanmoins les sourcils quand Fenrir me regarda comme s'il allait dire une connerie. Valait mieux qu'il s'en retienne. Puis, Gregory commença par prendre la parole. Je l'écoutais attentivement concernant le reproche qu'il faisait à son père. Ce qu'il disait, c'était tout à fait logique et compréhensif. Un enfant, c'est la chose la plus précieuse qu'un être puisse avoir au monde et personne n'a le droit d'y toucher sans en payer le prix. Enfin, ça reste ma vision des choses et j'étais totalement étonnée par la réponse de Fenrir. C'était gros comme une maison qu'il tentait de noyer le poisson. Non, il n'aurait jamais laissé quelqu'un s'en prendre à son fils, mais pour l'heure, il reste un Mangemort. Il n'y a aucune logique dans ce qu'il dit. Il tente juste de se dégager de ce reproche en se faisant passer pour un héro. Heureusement, que je les laissais s'exprimer, sinon je lui aurais fait part de ma façon de penser aussitôt. D'ailleurs, il ne perdait rien pour attendre avec son coup de pied en faux-cul, sous la table.

Mais si je ne m'attendais pas à une chose, c'est la déclaration de Gregory pour son père. Comme je me sentais mal à l'aise d'un coup. Le pauvre gosse aime Fenrir plus que tout au monde pratiquement, mais il est loin d'avoir cette même place dans le cœur de son père. Parce que si ça avait été le cas, les Mangemorts auraient été un bien lointain souvenir. A ça, il fallait bien sûr qu'il y ait une réponse et mon regard se reportait aussitôt sur l'intéressé. Je ne pouvais que froncer une nouvelle fois les sourcils en entendant son reproche. Tout et n'importe quoi ? Parce qu'avoir failli se faire tuer c'est tout et n'importe quoi peut-être ? Il m'agace tellement que je sentais presque mon sang bouillir dans mes veines. Mais il tient à lui...à mes yeux, pas assez pour quitter cette bande d'abrutis qui s'en prend à des enfants. Si Gregory était satisfait des réponses de son père, moi je l'étais déjà beaucoup moins. Et je dois dire, que je m'attendais à ce que Fenrir veuille en savoir plus sur la fuite de Gregory. L'imitant, je déposais mes bras croisés sur la table, en le regardant dans les yeux.

« Le Mangemort prenant plus de place que le père, tu ne sauras rien. Je ne vais sûrement pas te dévoiler notre secret alors que tu n'es pas fichu de mettre un terme à ton allégeance pour l'autre taré de Voldemort. »

Je n'ai pas peur d'un nom, au contraire même. Voir les gens trembler lorsqu'on le prononce, ça a le mérite de me mettre en rogne, surtout quand ce connard s'en prend à mon fils.

« Tu peux essayer d'endormir Gregory avec tes excuses à deux mornilles, mais moi tu ne m'auras pas si facilement. J'en connais d'autres qui ont quitté les rangs pour bien moins que ça. Sont-ils plus courageux que toi ? J'en ai bien l'impression. »

Je ne voulais pas trop lui rentrer dedans en la présence de notre garçon. Je sais que si je lui sors tout ce que j'ai sur le cœur, Gregory m'en voudra et saura me le balancer dans la tête. Pourtant, c'est pour lui que je vis et c'est pour lui que moi je lâcherais tout s'il le fallait.

« Notre fils n'est pas en sécurité à Poudlard, puisque même son Mangemort de père n'est pas fichu de le protéger. Tu n'aurais laissé personne s'en prendre à lui mais pour autant que je le sache, tu restes bêtement aux ordres de la personne qui voulait que tu le tortures. Donc à présent, joue franc jeu avec nous et arrête d'essayer de nous tourner en bourrique. Qu'est-ce qui est le plus important pour toi ? Les Mangemorts ou nous ? »

Je tournais la tête d'un côté, puis de l'autre, m'assurant que personne ne pouvait nous entendre. Puis de toute façon, je n'ai peur de personne, donc je m'en fiche. Cela-dit, j'allais le laisser deviner comme un grand garçon.

« En tout cas, à présent, plus personne ne pourra toucher à Gregory, sans risque de mourir. Pas même ton taré de "maître". Pour le plus grand bien de tout le monde, quelqu'un de beaucoup plus puissant veille sur lui. »
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Dim 2 Juil - 18:21
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Madalina et Fenrir
« Réunion de famille »
La famille c'est souvent les pires ennemis
La proposition pour prendre son nom tenait encore et je ne savais pas quoi en penser. J'avais l'impression que c'était un piège et qu'après ça, il s'en servirait pour me reprocher tout et n'importe quoi. Mais, moi, c'est tout ce que je voulais après tout. Mon regard se perdit sur la table nous séparant de ma mère, je ne savais même plus où j'en étais avec tout ça. Je lui avais balancé des trucs qui me tenaient à cœur et pourtant, je n'avais qu'une impression, c'est qu'il tentait à nouveau d'esquiver tout ce que je disais. Ses pirouettes verbales commençaient à me blaser, à tel point que je ne relevais même plus les yeux de cette foutue table. J'étais blessé et je ne savais pas comment lui faire comprendre. Peut-être que de toute façon, il s'en fiche après tout. Lui, n'a pas demandé d'avoir un fils, j'ai surtout l'impression que je ne suis qu'un fardeau. C'est sûrement pour ça que je préférais couper court à la conversation.

« T'as raison, ne te justifie pas, ça sert à rien. Il n'existe aucune excuse plausible. »

J'étais profondément démoli qu'il me sorte cette excuse débile du « il ne faut pas une simple lettre de démission ». Notre ancienne prof' de simulation réelle a quitté les Mangemorts pour bien moins que ça. Ouais. Je commence à croire que pour une gonzesse, elle a bien plus de couilles que mon père. Cherchez donc l'erreur.

Je me replongeais dans ma contemplation de la table, ne réagissant même pas au fait qu'il tienne soit disant à moi. Bien sûr que j'en doute, puisqu'il me fait toujours passer après les Mangemorts. Tout ce qu'il sait faire avec moi, c'est me cogner ou me rabaisser. Et ensuite, il me propose son nom pour mieux m'enchaîner j'ai l'impression. Je ne relevais même plus les yeux, écoutant toutefois ma mère qui prenait la parole. Finalement, je dois admettre qu'elle est bien plus douée que moi, quand il s'agit de lui dire exactement les choses. Cette fois, il ne pouvait que comprendre, enfin je l'espère, même si ça ne changera rien au fait qu'il n'en a rien à foutre et qu'il reste bêtement sous l'emprise de l'autre monstre.

Tout ce que ma mère disait ne pouvait que me faire du mal, puisqu'il était bien sûr question de moi. De moi et des sentiments que mon père semble incapable de me porter. Tu parle d'un anniversaire. Sur le moment, je me sentais tellement blessé et blasé que j'avais une boule dans la gorge. J'aurais préféré être n'importe où qu'ici.

« Inutile de vous engueuler pour moi. J'ai bien compris qui sont les personnes qui tiennent vraiment à moi et qui sont celles qui me feront toujours passer en dernier... C'est pas comme ça que je voulais passer mon anniversaire, je préfère encore rentrer et certainement pas à Poudlard. Je vais là, où les gens veulent bien de moi et où je me sens vraiment accepté. »

Je me relevais aussitôt pour quitter la table à la terrasse de la brasserie moldu. Dire que je me sentais plus léger c'était complètement faux. Au contraire, j'avais le cœur lourd, mais je ne voulais pas entendre plus longtemps ce que mes parents avaient à se dire. Ma mère a mit le doigt sur le problème et rien ne s'arrangera, parce que mon père ne se remet jamais en question. Il pense toujours qu'il a raison, même quand il a complètement tort. Je crois que c'est peine perdu que d'essayer de me lier à lui.

Je traversais la rue pour entrer dans une librairie moldue, squattant le rayon bandes-dessinées. C'est con, je l'admet ouvertement, mais si je n'essaye pas de me changer les idées, je vais vraiment finir par craquer et chialer comme un gosse. Au pire, ils m'ont sûrement vu rentrer et ils vont sûrement débarqués, j'espère au moins qu'ils se seront un peu calmés et qu'ils auront changé de sujet. En attendant moi, je lisais les aventures du Joker qui fait chier le Batman, au moins ça me change les idées.
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Fenrir Greyback
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Lun 3 Juil - 0:38
Gregory & Madalina & Fenrir
17 août 2000 ▽ Réunion de famille


Fenrir sentit son sang bouillir alors que Madalina balançait des phrases comme on peut balancer des claques. Ce qui l’empêcha de partir dans un excès de rage, ce fut probablement le fait qu’il ne s’était pas du tout attendu à ça et qu’il restait d’abord interdit avant de sentir la colère couver à l’intérieur de lui. Et puis aussi parce que la blonde en face de lui ne laissait absolument pas le temps à quiconque d’en placer une - ce qui devait d’ailleurs être le but, de toute façon. Il avait quitté Poudlard parce que Gregory avait disparu sans prévenir et sans laisser de traces, et il s’était inquiété, même s’il se garderait bien de l’avouer à quiconque. C’est pour ça qu’il était parti aussitôt pour Londres et pour tenter de remonter à tout prix la piste de son fils. Il y était arrivé, et c’était le principal, il savait d’avance qu’il aurait sûrement un peu (beaucoup) secoué Gregory pour évacuer le stress que sa disparition avait engendré chez lui, il savait aussi que la discussion aurait été difficile pour réussir à savoir ce qui s’était passé tout en essayant de ne pas froisser l’adolescent le jour de son anniversaire, mais peu importe tout ce qu’il avait pu imaginer, il n’aurait jamais pu s’attendre à ce que ça tourne en une espèce de règlement de compte à son sujet qui débouchait finalement sur un ultimatum surprise.

Alors quoi ? Pour leur faire plaisir, il devait quitter les rangs des mangemorts ? Ils seraient heureux, après ? Et quand le Lord viendrait les tuer tous les trois, un par un, ou bien qu’il enverrait suffisamment de mangemorts en même temps pour réussir à venir à bout d’une carrure comme Greyback, ils seraient heureux aussi, peut-être ? Et s’il ne voulait pas, là, tout de suite, qu’est-ce qui allait se passer ? Il n’aurait plus aucune valeur aux yeux de Madalina et Gregory ? Ils s’en iraient tous les deux sans un regard en arrière ? S’ils n’attendaient que ça, autant le faire tout de suite. Chaque jour, ils lui reprochaient quelque chose de nouveau. De ne pas se soucier d’eux, de ne pas dire des stupides mots d’amour, de ne pas réussir à jouer le père modèle, et maintenant d’être mangemort. Pas assez sensible, pas assez paternel, pas assez humain. Jamais aussi bien que Ragnar. Comme si les choses étaient si faciles alors qu’il ne connaissait pas l’existence de Gregory il y a encore de ça quelques mois et qu’il était ce foutu Fenrir Greyback. Donc l’antithèse du père et du compagnon modèles.

Il avait envie de péter cette table. Il se demanda pourquoi Madalina couchait avec lui ces derniers temps si elle le trouvait à ce point lâche, faible et stupide. Ce n’était probablement qu’une simple attirance physique. Elle devait le trouver bon au pieu mais pas capable de protéger leur gosse. Très bien. Quand elle lui posa la question sous forme d’un stupide ultimatum, comme si répondre à cette question suffirait à résoudre tous les problèmes de ce monde, comme s’il y avait vraiment matière à comparer entre eux deux et les mangemorts alors qu’il n’estimait que très peu d’entre eux, comme s’il n’avait pas été prêt à mourir pour Gregory ce jour-là dans la Grande Salle, comme si la réponse qu’il allait donner allait décider de son avenir avec eux deux, il s’en sentit si profondément dégoûté qu’il en voulut à Madalina. Il lui en voulut de lui avoir fait croire des choses, alors que de toute évidence, elle ne voulait pas de quelqu’un comme lui. Ni dans sa vie ni dans celle de son fils. Au moins, maintenant, c’était clair.

Sa main avait glissé sur la table pour se crisper à son bord. Mais ce qui l’empêcha de laisser exploser la colère qui bouillait dans ses veines, ce fut la dernière phrase de Madalina. Qu’il n’osa pas comprendre immédiatement, mais qui prit tout son sens alors que le silence tombait, lourd et pesant. Il se figea, le regard encore rivé sur Madalina. Pour le grand bien… Non, ça ne pouvait quand même pas être ça… Il était mort. Non ?

Gregory l’interrompit dans sa pensée, intervenant à son tour pour signifier à quel point il avait des parents minables et incapables de s’occuper suffisamment bien de lui le jour de son anniversaire. Toujours autant persuadé de passer en dernier, visiblement. Il avait de sacrés problèmes de manque de confiance, finalement, pour un ado qui joue au rebelle et qui a tendance à faire un peu trop son malin. Il signifia qu’il rentrait, mais à Poudlard et pas chez sa mère visiblement, mais là « où il se sentait accepté ». Fenrir avait peur de comprendre ce qui était en train de se passer. Le groupe d’élèves sortis de Poudlard sans que personne ne le remarque, l’intrusion mystère à Azkaban pour libérer un prisonnier alors que personne n’était censé pouvoir le faire… Si c’était ça, si c’était un truc aussi fou que ça, alors plus rien n’allait du tout.

Gregory s’en alla et Fenrir resta un instant comme groggy. Finalement, il se ressaisit. Il se leva brusquement, les mains encore sur la table, et darda son regard noir droit sur Madalina.

« Vous essayez de me modeler à votre image pour que je sois l’homme et le père parfait, et je déteste ça, cracha-t-il, le regard presque fou. Je déteste ça parce que je sais que je ne pourrais jamais l’être et que je ne le serai jamais. Je déteste ça parce que j’avais cru comprendre que ce n’était pas ce que vous cherchiez. Vous avez frappé à la porte du mauvais Greyback. Il fallait aller voir Ragnar pour trouver l’homme et le père que vous vouliez. Ou non, mieux, tu n’as qu’à baiser avec le vieux psychopathe sorti de sa tombe puisque visiblement, lui, est assez fort pour protéger notre fils. »

Cette fois, il envoya valser la table sur laquelle ils étaient tous les trois installés un instant plus tôt. La table renversa tout sur son passage, pour s’écraser à l’autre bout de la terrasse en compagnie de deux autres tables et de quelques chaises renversées. Totalement indifférent au cri indigné du serveur qui avait manqué de se prendre la table en pleine face, Fenrir tourna les talons pour suivre la rue que Gregory avait emprunté en partant. Pour laisser sa rage s’exprimer, il avait bien pensé briser la nuque du serveur moldu et de n’importe quel passant qui aurait pu survenir à ce moment-là, mais finalement, ce qu’il ressentait surtout, c’était de la déception.

S’il n’avait plus envie de voir Madalina, il avait quand même envie de rattraper son fils. Il vit la tête blonde de l’adolescent entrer dans une boutique, au bout de la rue. Fenrir prit le temps de rejoindre la boutique, mains enfoncées dans les poches de sa veste en cuir usée et le visage fermé. Il ne savait même pas ce qu’il allait faire ou dire, de toute façon à chaque fois ça se passait mal, il faisait tout mal. Peut-être que le mieux pour Gregory, finalement, ce serait de partir et de le laisser tranquille. Si ça devait finir comme ça, alors ça finirait comme ça.

Il entra dans la boutique, jeta un regard méprisant au type qui tenait la caisse et qui le regarda bizarrement par-dessus sa bande-dessinée, puis finit par repérer Gregory au fond de la boutique. Il le rejoignit et posa son épaule contre le mur. Il observa l’adolescent un moment, sans rien dire. Puis finalement, il soupira.

« Ecoute, à force, je ne sais même plus quoi dire ou quoi faire pour arranger les choses. Je te dis que je tiens à toi mais visiblement ça ne suffit pas. Vous attendez tout le temps de moi que je fasse mes preuves et j’ai l’impression que je ne vous conviens pas comme je suis. Si c’est ça alors arrêtez de me faire croire que vous voulez que j’entre dans vos vies, si c’est pour me pousser dehors à chaque fois que j’essaye. »

Il était finalement plus amer qu’il ne l’aurait pensé. Il se tut et préféra garder le silence un court instant, pensif. Puis il reporta son regard sur Gregory.

« Ce jour-là, à Poudlard, quand je te disais que je n’aurais rien laissé t’arriver, je le pensais vraiment. Je n’accepterais jamais que quelqu’un lève la main sur toi, pas même Voldemort. Je n’ai jamais été aussi déçu par ce dernier que ce jour-là, quand il m’a donné cet ordre impensable, alors ce serait mentir que te dire que je ne me pose pas des questions à ce sujet. Mais sur le moment, je n’ai même pas réfléchi, je m’en foutais de souffrir ou de crever, tout ce qui comptait c’était que tu t’en sortes. Alors bien sûr ce ne sont que des mots et la situation a finalement tourné d’une autre façon, mais un jour, si ça doit survenir à nouveau, alors tu verras. Je tuerai tout le monde ou je crèverai, mais tu vivras. »

Finalement, il ne pensait pas pouvoir mieux exprimer sa pensée qu’ainsi. Que ça convienne ou non, tant pis. Au moins il l’avait fait, Gregory méritait bien cet effort pour le jour de son anniversaire. Mais il n’en ferait pas plus. Il ne voulait plus aborder le sujet de son appartenance au camp des mangemorts en tous cas. Il sentait que ce sujet et ces accusations voilées l’entraînaient vers des noirceurs qu’il préférait éviter d’atteindre. Pour tenter de garder pied, il préféra se concentrer sur ce qui l’entourait, et remarqua enfin la bande-dessinée que son fils avait dans les mains. Fronçant un peu les sourcils et se penchant en avant pour voir ce que c’était exactement, Fenrir poussa une espèce de grognement dubitatif.

« C’est quoi ça ? Pourquoi tu lis des trucs avec des gars en collants ? »



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Madalina Funestar
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Lun 3 Juil - 6:38
Réunion de FamilleGregory & Fenrir & Madalina« Il n'y a rien de facile en famille. »
Je n 'eus que le temps d'ôter mes bras de la table, que celle-ci s'envola violemment, entraînant d'autres dans sa course, avant de partir s'écraser plus loin. J'entendais vaguement les plaintes du serveur, qui venait sûrement d'avoir la frousse de sa vie. Mais moi, je restais sans voix face à autant de violence de la part de Fenrir. Je connaissais bien sûr son caractère, mais le voir ainsi réagir avec moi, juste pour lui avoir demander vers qui se tournait réellement son cœur, me laissa complètement perplexe en ce qui concerne un éventuel futur.

Mon regard se releva vers lui, alors qu'il me balançait des horreurs comme d'aller baiser avec Gellert. Lui ai-je dit un seul instant, d'aller se taper Voldemort à lui ? Je n'en ai pas le souvenir. C'était un coup bas. Pour qui me prenait-il ? Une fille de joie ? Quelque chose venait de se briser et je ne cherchais même pas à le rattraper, quand il partit à la suite de notre fils. J'étais en colère, mais plus encore, j'étais déçue. Je l'aime, tout du moins, je l'ai réellement aimé et voilà ce que je me prenais dans le nez. Qu'il en soit ainsi.

Après de longues minutes d'attente, comme si le monde s'était arrêté de tourner, je ravalais ma fierté pas mal amochée pour le coup et je finis par jeter un regard à droite, puis à gauche. Les passants me fixaient, attendant sûrement une réaction de ma part. En temps normal, je pète des câbles relativement vite, mais là il venait de se passer quelque chose de bien plus moche. La fin d'un couple qui n'a jamais réellement commencé. Je me sentais là sans vraiment l'être, comme dans un état second. Au bout d'un instant qui me parue une éternité, je posais mes mains sur mes genoux pour me relever. Ma baguette glissa dans ma main et par magie, je remis les tables à leur place, sous le regard médusé de tous ces moldus. Ma réaction, ne fut que de poser un doigt sur mes lèvres pour faire signe de ne rien dire, avant de partir du côté de la boutique dans laquelle, Gregory semblait s'être retranché.

Je traversais la route et à mon tour, j'entrais dans la librairie Moldue. Je ne prêtais pas grandes attentions au type à l'accueil, préférant partir à la recherche de mon fils. Le connaissant sur le bout des doigts, je n'étais pas surprise de le retrouver au rayon des bandes-dessinées. Sauf qu'il était en compagnie de son père. Moi, arrivant à l'opposé, je pus lire sur les lèvres de Fenrir ce qu'il lui disait. Je préférais ne pas prendre l'initiative d'intervenir. Je crois que nous nous étions tout dit de toute manière. Inutile donc d'en rajouter une couche, ça ne servirait pas à grand chose. Je restais cependant perdue et pendant de longues minutes, je ne bougeais pas. Les larmes aux yeux, mon regard embrumé croisa malencontreusement celui du Mangemort. Parfois, ça en dit beaucoup plus que des mots. Et je pense bien que cette fois-ci, il venait de comprendre ce qu'il se passait. Il peut me reprocher bien des choses, on peut s'engueuler souvent, mais me balancer à la gueule, que je n'ai qu'à aller baiser avec un autre, ça c'était la parole de trop. C'était la parole qui venait de mettre un terme à ce qui aurait pu devenir une grande histoire.

Je détournais le regard, en prenant une grande inspiration pour essayer de faire disparaître la boule qui se formait dans ma gorge, mais aussi pour ravaler mes larmes, que je refusais de laisser couler. Puis enfin, ne pouvant pas partir sans prévenir mon fils, je dus les interrompre.

« Joyeux anniversaire Gregory...choisis ce qu'il te fait plaisir. Je te laisse, tu sais où me trouver quand tu voudrais rentrer. »

Un faible sourire s'était dessiné sur mes lèvres, pour qu'il ne s'inquiète pas. Mais une fois, mon regard croisant à nouveau celui de Fenrir, que ledit sourire s'effaça d'un seul coup. Je finis par me retourner, quittant enfin les lieux. Le besoin de m'aérer se faisait bien trop grand. Mais je ne pouvais pas priver Gregory d'un moment avec son père. Après tout, même si notre couple vient de voler en éclats, aussi facilement que les tables du bar moldu, il ne reste pas moins que Fenrir sera toujours le père de mon fils.

Je quittais la boutique en gardant cette pensée et en tentant de me reprendre un peu. Cela ne me ressemble pas de pleurer pour un mec. Même quand ledit mec est celui auquel je me suis toujours accrochée, malgré les années écoulées. Cette fois, je ne pouvais que voir la réalité en face et elle était bien moche. Ne trouvant pas goût à terminer de faire le tour des boutiques, je me retranchais dans une ruelle, pour tenter de ne pas être vue en train de lâcher prise et de craquer.
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Gregory Funestar
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Lun 3 Juil - 18:46
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La famille c'est souvent les pires ennemis
Dans la boutique, je tournais les pages du bouquin nerveusement. Moi, tout ce que je veux, c'est sûrement la même chose que tous les gosses du monde : voir mes parents ensemble. Mais ils ne peuvent pas s'empêcher de s'engueuler et je suis sûr que ça va encore partir en cacahuète cette histoire. Ce qui ne peut que m'attrister davantage. Franchement, ils passent leur temps à s'engueuler par ma faute, je ferais peut-être mieux de disparaître. Ainsi, peut-être qu'ils finiraient par être heureux ensemble, puisque je suis l'élément perturbateur de la famille. J'étais tellement absorbé par mes pensées, bien plus que par ma lecture, que je manquais de peu de faire une crise cardiaque quand mon père prit la parole. Je ne l'avais même pas entendu venir et je ne l'avais pas remarqué non plus, si ça se trouve, ça faisait un bon moment qu'il était là à me regarder.

Tenant la bande-dessinée dans mes mains, je relevais les yeux vers lui, la surprise passée. J'écoutais tout ce qu'il me disait, même si je n'avais que l'impression qu'il ne comprendrait jamais ce que je veux vraiment. A force, je ne sais plus comment lui faire passer le message. Je gardais le silence, mieux valait que je ne dise rien du tout, plutôt que d'envenimer les choses. Et c'est lui qui reprit la parole. J'avalais bien difficilement ma salive, en entendant tout ce qu'il disait. Je détournais même les yeux pendant un instant, fixant le sol. Mon impression première était bien justifiée, il ne comprenait vraiment pas ce que je voulais. Enfin, ce dont j'avais besoin surtout.

« Tu crois que c'est ce que je veux que tu meurs par ma faute ? C'est pas ça. Je veux pas que tu te sacrifie pour moi justement. Il est là le problème. Depuis qu'il sait que j'existe, il semble te tester. Ce qu'il s'est passé dans la grande salle, ça recommencera. Et le Professeur Dragonneau ne sera pas toujours là pour nous sauver en se sacrifiant. »

Je m'embrouillais moi-même dans mes explications, craignant une nouvelle fois qu'il comprenne tout de travers. Comme il est de coutume avec lui.

« Je veux pas te changer, mais je veux pas que tu meurs. Avec ce qu'il s'est passé la dernière fois, je n'ai certainement pas envie de devenir un Mangemort. Et ça va te retomber dessus... Tu vas encore sûrement comprendre tout ça de travers, en te disant que je te pousse vers la sortie, mais c'est loin d'être le cas. Au contraire, j'essaye seulement de tout faire pour ne pas te perdre à cause des Mangemorts. »

Le silence s'installa une nouvelle fois. Je ne savais pas trop quoi dire de plus, craignant encore qu'il comprenne mal là où je voulais en venir. Mais quand je le vis se pencher, je ne m'attendais sûrement pas à une telle réflexion. Ma réaction fut de hausser les sourcils, en me remémorant bêtement sa question. Puis d'un coup, un sourire s'installa sur mon visage.

« C'est le Batman. C'est vrai que la mode des collants est assez bizarre, mais ses ennemis valent le coup. Tiens regarde, le Joker. Personnellement, je trouve qu'il ressemble au Professeur Macpherson, mais ne lui répète pas que j'ai dit ça, il essayerait de me noyer dans son chaudron. »

Ma mère arriva au même moment, me souhaitant un joyeux anniversaire et m'annonçant que je pouvais choisir ce que je voulais. Interloqué, je la suivais du regard jusqu'à ce qu'elle sorte de la boutique et je tournais à nouveau la tête vers mon père. Mon air complètement perdu en disant sûrement long sur le brouillard dans lequel je me dépêtrais mentalement.

« Il vient de se passer quoi là ? »

Peut-être qu'il pourrait éclairer ma lanterne après tout.
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Fenrir Greyback
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Mer 12 Juil - 19:51
Gregory & Madalina & Fenrir
17 août 2000 ▽ Réunion de famille


Fenrir écouta son fils en silence. L’air pensif, il préféra ne pas répondre, même si ça le touchait de savoir que Gregory ne souhaitait pas le changer mais qu’il ne voulait juste pas le voir mourir. D’où le sujet de son appartenance au camp des mangemorts qui tombait sur le tapis. Dans un sens, Fenrir ne pouvait que comprendre Gregory : l’adolescent avait dû avoir la peur de sa vie, ce jour-là, lorsque Voldemort avait levé sa baguette vers lui. Et il fallait avouer qu’être mangemort n’était pas le statut le plus sécurisant au monde. Pour autant, ça avait toujours convenu à Fenrir. Il ne s’était jamais senti en danger, mais c’était peut-être la faute de son caractère impétueux. Ou du fait qu’il n’avait pas peur de la mort. Alors non, il ne s’était jamais senti inquiété par son statut de mangemort, bien au contraire. Il ne voyait que la forme de liberté que cela pouvait lui apporter, sans parler du fait que ses plus anciens et plus fidèles alliés, comme les Lestrange, étaient devenus mangemorts en même temps que lui. Mais il est vrai que tout devenait tout de suite plus compliqué lorsqu’on n’était plus seul dans l’équation. Un fils qui tombe du ciel et qui, en plus, affirme qu’il ne compte pas se ranger du côté de Voldemort, ça ne risque pas de simplifier la donne.

Pour autant, Fenrir ne jugea pas nécessaire de faire changer d’avis Gregory tout de suite à ce sujet. C’était son anniversaire, après tout. Et puis vu comme il était borné, ce serait même probablement mission impossible. Tant pis, Fenrir verrait comment s’adapter et comment agir au mieux. Pour le moment, il préféra tenter de détendre un peu l’atmosphère en brisant le silence avec un haussement d’épaules :

« Bon au moins, ce que j’ai compris, c’est que tu te fais du soucis pour moi. »

Il faisait référence au fait que Gregory avait dit de lui qu’il ne comprendrait sûrement pas les choses à nouveau. Et en même temps, il le taquinait un peu. Puis il se pencha en avant pour s’intéresser à ce que l’adolescent lisait. Fenrir plissa un peu les yeux de perplexité en survolant la bande-dessinée du regard, essayant de comprendre l’intérêt des collants. C’était peut-être comique. Les noms que citait Gregory ne lui disaient rien du tout, mais il eut un ricanement lorsqu’il vit la tête du fameux Joker et que Gregory fit le rapprochement avec Archibald. Il trouva l’idée tellement bonne qu’il se mit à chercher une autre bande-dessinée dans le rayon devant eux.

« Si, si, tu as raison, passe-moi un de ces trucs que je puisse montrer ça à Archibald et le faire chier. »

Il voyait déjà la tête blasée du professeur de potions. Alors qu’il cherchait une bande-dessinée avec ce personnage, Madalina arriva auprès d’eux. Fenrir interrompit sa recherche et leva les yeux vers elle, sans réagir ni rien dire. Ceci dit, il eut quand même un froncement de sourcils quand il remarqua qu’elle avait les yeux embués et un air particulièrement grave. Alors quoi ? Elle faisait mine d’être blessée en plein cœur pour se faire passer pour la victime et ne pas avoir à assumer toutes les paroles qu’elle lui avait jeté à la gueule ? Une vraie comédienne. Elle s’adressa à Gregory, évidemment pas à lui, mais elle croisa quand même une dernière fois son regard avant de tourner les talons. Il y avait quelque chose qui sonnait comme définitif. En même temps, les paroles qu’elle lui avait asséné un peu plus tôt lui avaient parues tout aussi définitives. Finalement, elle avait bien dû faire son choix, maintenant que le nom de Gellert Grindelwald revenait visiblement sur les lèvres des gens.

La blonde disparut et Gregoy demanda ce qu’il venait de se passer, avec un air perdu affiché sur le visage. Fenrir eut un haussement d’épaules agacé.

« Elle n’a pas envie de rester avec moi, c’est tout. Donc elle nous laisse tous les deux si tu le souhaites et elle se casse, dans votre nouvelle maison secrète dont je ne mérite pas de connaître l’existence. »

Il n’y avait pas de traduction plus claire. En même temps, elle avait clairement dit que Fenrir était un lâche, un faible et un incapable, donc normal qu’elle ne propose pas de passer un moment ensemble tous les trois. Fenrir choisit une bande-dessinée avec le Joker pour Archibald et la fourra dans les bras de Gregory, puis une autre, et encore une autre. Comme son fils avait l’air d’aimer ça, le loup-garou décida de lui prendre toutes les bandes-dessinées du Batman, sans réfléchir au fait qu’il les avait peut-être déjà. Il pensait lui faire plaisir en choisissant le tout. Et tout en faisant le tour du rayon, il pestait contre Madalina :

« Elle est marrante elle, choisis ce qui te fais plaisir, mais elle se barre avec l’argent. Heureusement que je suis là. »

Il comptait bien faire porter à Gregory le plus de bande-dessinées possibles, puis ils sortiraient de la boutique sans payer. Si jamais le stupide vendeur moldu de cette boutique se mettait en tête l’idée de leur courir après pour leur ordonner de payer, un simple regard de Fenrir devrait suffire pour lui faire changer d’avis. Et si le regard ne suffisait pas, alors il y aurait les poings. Vous pouvez appeler ça la méthode Fenrir pour faire les boutiques…



(c) AMIANTE


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Gregory Funestar
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Mer 19 Juil - 18:01
ft.
Madalina et Fenrir
« Réunion de famille »
La famille c'est souvent les pires ennemis
Au moins, mon père avait retenu le principal de ce que j'avais essayé de lui faire comprendre. Résumé ainsi, c'était beaucoup plus efficace évidement. Je n'y répondais pas, me contentant de laisser un petit sourire étirer le coin de mes lèvres. Il est chiant, parce que même quand il se comporte comme le roi des cons et que je lui en veux, il arrive toujours à retourner la situation. Justement, comme au moment où il se pencha pour juger ma bande-dessinée. En lui expliquant de quoi il s'agissait, je ne m'attendais pas à créer cette impression d'intérêt soudain. Était-ce simplement dû au fait que je comparais le pire ennemi de Batman, au Professeur de Potions de Poudlard ? J'en avais bien l'impression, puis j'en eu la certitude lorsqu'il me demanda de lui en passer une, pour bien emmerder le Professeur Macpherson.

« Tu lui dis pas que ça vient de moi hein. Sinon, tu vas devoir jouer le garde du corps genre, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. T'imagine me supporter à longueur de journée et de nuit ? »

Mon ton ironique devait être suffisant à prouver que je plaisantais évidemment. Enfin je l'espérais, parce que d'ici à ce qu'il me recolle sa main dans la tronche juste pour une plaisanterie, ça serait sacrément con.

Puis ma mère arriva et là, je sentis quelque chose d'étrange dans l'air. Que ce soit de son côté à elle, tout comme de celui de mon père. Ces deux-là me cachent quelque chose, j'en suis certain. Mon regard froncé, j'attendais un instant, avant d'interroger papa et sa réponse ne me semblait pas si banale qu'il semblait essayer de me le faire croire. Et dans ses paroles, en analysant rapidement ses mots, j'avais l'impression qu'il me demandait si je désirais passer cette journée en sa compagnie. Ou alors, j'étais complètement à côté de la plaque.

« Tout dépend si tu compte encore me cogner ou pas. »

D'ailleurs, quand ma mère m'avait dit de prendre tout ce qui me faisait plaisir, je crois que c'était pas tomber dans l'oreille d'un sourd. Mon père s'empressa de me coller toutes les bandes-dessinées du Batman dans les bras. A tel point, que je crus qu'à un moment, je ne pourrais plus voir où j'allais. Je me demandais même comment il allait faire pour payer tout ça et visiblement, à l'entendre, la même question semblait le tirailler. Pas bien longtemps cela-dit, parce qu'il ne semblait pas du tout prêt à payer pour tous ces bouquins. Quant à moi, je me contentais de le suivre, sans la ramener, pour finir enfin dans la rue.

« J'adore ta façon de faire les boutiques. Au moins, on ne perd pas notre temps à faire la queue en caisse. »

Même si je donnais l'impression de m'amuser de la situation, je me demandais toujours où pouvait bien être passée ma mère. Ce n'est pas comme si elle avait souvent fait le coup. C'était même la première fois et je jurais que mon père me cachait quelque chose.

« Tu sais, quand tu as dit qu'elle retournait dans notre maison secrète dont tu ne mérite pas connaître l'existence, tu trompe. C'est pas notre maison déjà et si tu veux savoir, tu n'as qu'à poser la question. »

C'était une façon de lui dire que finalement, je ne lui cachais rien, mais que surtout, je lui faisais plus confiance qu'il ne peut le croire.
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