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 :: POUDLARD, ÉCOLE DE SORCELLERIE :: ♣ Poudlard Extérieur :: La Forêt Interdite Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Each has its place

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Gregory Greyback
Sixième année
Âge du personnage : 15 ans
Nombre de messages : 696
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Mer 9 Aoû - 7:53
Each has its placeC'est ce matin de Juillet que ma vie changea. Un lendemain de pleine lune plus précisément. J'ignore quelle heure il pouvait bien être. Ce que je peux dire avec certitude, c'est que le soleil peinait à se lever ou bien ce serait une nouvelle journée sans. Mais outre le fait que la pleine lune s'est déroulée dans la Forêt Interdite et non dans les cachots de Poudlard, quelque chose était quand même différent. A aucun moment, je n'étais pris de cette froideur qui s'empare de moi, comme généralement ça arrive. Et me réveillant lentement, je ressentais des vêtements recouvrir ma peau. Quelqu'un avait pris soin d'en faire apparaître sur moi et ce quelqu'un, je crevais d'envie qu'il s'agisse de la personne la plus précieuse pour moi.

J'ouvrais les yeux, pour les refermer aussitôt, retombant pour quelques courts instants de sommeil. C'est une lutte de quelques minutes qui eut alors lieu pour que je finisse par ouvrir les yeux pour de bon, en réalisant que ma tête ne reposait pas vulgairement dans la terre et l'herbe qui recouvrent le sol de la Forêt Interdite. Sur le côté, je compris aussitôt que mon regard se posa sur la paire de godasses présente. C'était celle de mon père, il n'y avait pas de doute là-dessus. Et je me rendais compte que c'était sur ses cuisses que ma tête se retrouvait. Il avait eu la délicatesse de me prendre contre lui, sûrement déjà réveillé depuis un bon moment. Ce matin de Juillet changea tout dans mon existence puisque pour une fois, je ne ressentais pas ce grand moment de solitude en me réveillant après une énième transformation. Je n'avais plus à traverser ça tout seul maintenant.

Si réveillé depuis quelques minutes, j'avais été bien trop pris par mon analyse pour bouger jusque-là. Mais les courbatures du lendemain de pleine lune, étaient bien trop vives et dérangeantes, pour que je reste plus longtemps ainsi. Pourtant, ça n'avait pas été l'envie qui m'avait manqué de rester comme ça, contre lui. Il semblait prendre ses marques dans son rôle de père, je ne voulais pas prendre le risque de tout gâcher en prononçant une connerie. A la place, c'est silencieusement que je commençais à me redresser, prenant sur moi de ne pas me plaindre des courbatures. Finissant enfin par me trouver assis à ses côtés, mon regard croisa le sien avant de glisser sur son corps. Il n'y avait aucune blessure apparente sur lui et je n'en ressentais également pas sur ma personne. Il semblerait que nous avions réussi à trouver un terrain d'entente, pour ne pas se battre durant notre transformation. Ne parvenant pas encore à rester conscient sous ma forme animale, je ne peux en être certain. Mais je ne désespère pas un jour y parvenir, après tout je suis le fils de Fenrir Greyback. Je ne partage pas avec lui, seulement la lycanthropie, mais la plupart de ses gènes. Ce qu'aucun autre loup-garou ne possède, pas même sa nièce.

« Merci pour les fringues...et d'être resté pour t'occuper de moi. »

Je le réalisais seulement maintenant. Mon père est différent avec moi. Il n'est pas du tout le loup-garou dangereux et arrogant. Arrogant, il sait l'être également envers moi, quand il le veut et pour me rendre la monnaie de ma pièce, mais son côté sanglant de notre première rencontre, semble avoir totalement disparu. Je ne dis pas que je le pousserais dans ses derniers retranchements pour en avoir le cœur net. Mais je sentais qu'il n'était pas pareil qu'avec les autres. Même avec les élèves loups-garous, il ne se comporte pas comme il est avec moi. Comprenant alors que j'avais obtenu ce que je voulais, mon père, un léger sourire s'était invité à la partie. Il m'acceptait sûrement enfin en tant que fils et il l'avait prouvé en s'occupant de moi, comme jamais personne ne l'avait fait en dehors de ma mère.

Tout contre lui, pour ne pas dire que je le collais carrément, j'étais bien incapable de me bouger un peu, tant mon corps était douloureux. Puis, tant qu'il ne me repousse pas, c'est que tout va bien.

« Tu te souviens de ce qu'il s'est passé toi ? On ne s'est pas battu ? »

En arrivant, la veille, dans la Forêt Interdite, ça avait été ma plus grosse crainte. Si nous nous battions sous nos formes animales, ça voudrait dire qu'ainsi, on ne s'accepte pas en tant que père et fils. Ce qui serait une véritable tragédie à mes yeux.

Le silence que la nature avait à nous offrir, ne me dérangeait même pas. J'étais juste bien là, avec lui. C'était tout ce que je voulais, je n'avais pas besoin de plus. Par contre, je venais aussi de me rendre compte que j'avais bouffé des poils et en tentant de les enlever, j'essayais de me souvenir, ce qui semblait impossible.

« Erk j'ai des poils partout. »

Je l'avais dit à voix haute sans vraiment le vouloir, ni même le réaliser.
© CRIMSON DAY
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Alrik Selwyn
Tueur à Gages
Âge du personnage : 26 ans
Nombre de messages : 95
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Mer 9 Aoû - 11:12
Each has its placeSa famille maternelle ne s'est jamais réellement conduite en tant que telle envers Alrik. Il ressentait surtout l'impression qu'ils le gardaient uniquement parce qu'il était l'enfant de leur défunte fille, mais rien de plus. Un objet n'aurait pas reçu moins de considération que lui. Ne connaissant rien d'autre, il ne s'en plaignait pas jusqu'à ce qu'il croise le chemin de Fenrir Greyback, un autre Mangemort. Malgré tout ce qu'il avait entendu au sujet de cet homme, celui-ci l'avait pris sous son aile. Leur long périple les a rapproché au point que le loup-garou prenne la place de père dans la vie du jeune Alrik. Les années d'enfermement de ce dernier n'ont rien entaché à leur lien et il y a même le vrai fils de Fenrir dans l'équation à présent. Si au départ, le jeune Mangemort a pensé que pour le bien être du loup-garou, il devait prendre ses distances, père et fils lui ont fait comprendre l'inverse. Gregory le considère comme son grand frère et pour la première fois de toute sa vie, Alrik a l'impression d'avoir une vraie famille.

Ce n'est que les soirs de pleine lune que la vérité lui revient en pleine tête, aussi violemment qu'un bon coup de poing. Il est contraint de prendre ses distances avec sa famille de cœur, le temps d'une nuit ou deux, revenant un peu trop souvent à son goût. Mais cette fois-ci, un peu trop téméraire, Selwyn n'a pas voulu rester loin d'eux. Ce qui a bien failli lui coûter la vie et ce qui va sûrement lui valoir de se faire engueuler par Fenrir. Car, si les autres oublient ce qu'il s'est passé en reprenant leurs formes humaines, ce n'est pas le cas du loup-garou des Mangemorts. Sans lui, il aurait trouvé la mort et même en étant présent, il y avait tellement de loups-garous fougueux, que Greyback ne serait pas parvenu à éviter le pire, s'ils s'étaient tous réunis.

Il pourrait fuir en vitesse, en profitant du moment où le loup-garou reprend sa forme humaine et qu'il est vulnérable. Mais justement, savoir son père de cœur vulnérable dans cette forêt, avec le petit Gregory, ne l'incite pas à vouloir s'enfuir. Il préfère rester dans les parages pour les protéger au cas où, quitte à ne pas passer à côté de l'engueulade qui risque de lui tomber dessus.

Au petit matin, la rosée rendait l'air plus froid qu'il ne l'était réellement. Il avançait, les brindilles craquants sous son poids, jusqu'à parvenir à l'endroit où se trouvaient les deux Greyback. Le tableau n'en était que très touchant, de les voir ainsi. Alrik n'a jamais douté que Fenrir pourrait être un bon père. Il s'avança encore un peu, ne restant ainsi pas caché et patienta contre le tronc d'un arbre. Sa présence n'était pas passée inaperçue quand son regard croisa celui de l'autre Mangemort. Il ne voulait rien dire, pour ne pas réveiller Gregory. Qu'il profite un peu de son père, le pauvre gosse n'a pas eu de chance jusque-là. Puis enfin le plus jeune des trois personnes présentes, se réveilla lentement, restant assis contre Fenrir. Alrik ne se manifesta pas tout de suite, il attendait un peu avant de faire irruption dans leur moment rien qu'à eux. Mais la dernière question du Serpentard venait de le faire sourire. Son regard s'agrippa aussitôt à celui de Fenrir, lui faisant un petit clin d’œil. S'ils faisaient un peu marcher Gregory, juste pour l'emmerder pendant quelques minutes ? C'est ce que généralement, il se passe parfois dans les familles. Alors Alrik s'avançant, prenant un air presque choqué.

« Ton père ne t'a rien dit ? » Il regarda ensuite Fenrir en reprenant : « Tu ne lui as pas raconté ? »

Il se mit accroupi en face d'eux, au niveau des pieds du plus âgés et ancra son regard dans celui de Gregory, prenant un air sérieux même s'il sentait que Greyback père allait sûrement pouffer de rire.

« Les loups-garous agissent souvent comme les meutes de loups et ceux-ci ont parfois les mêmes coutumes que les meutes de chiens. Celui qui est soumis renifle le derrière du dominant. Toi, visiblement, si t'as bouffé des poils, c'est que tu n'as pas fait que le renifler. »

A ce moment-là, il se retenait de croiser le regard de Fenrir, c'est un coup à se marrer et c'est trop tôt, faut laisser Gregory marcher pendant quelques instants. D'autant que c'est une grosse connerie, c'est bien l'un des points sur lesquels les loups sont différents des chiens. Et Alrik a bien vu ce qu'il s'est passé entre le père et le fils, les léchouilles étaient loin d'avoir eu lieu à cet endroit-là et heureusement pour eux.
© 2981 12289 0
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Fenrir Greyback
Directeur des Serpentards
Âge du personnage : 49 ans
Nombre de messages : 371
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Jeu 10 Aoû - 14:49
Gregory & Alrik & Fenrir
Juillet 2000 ▽ EACH HAS ITS PLACE


Cette nuit de pleine lune entrait dans le palmarès des nuits de pleine lune les plus agitées que Fenrir ait connu dans sa vie. Ce n’était peut-être pas la pire, certes. Mais ils avaient justement frôlé le pire. Il faut dire que c’était la première lune où il était censé s’occuper des élèves lycanthropes de Poudlard. Enfin, s’occuper… Dans le sens où Fenrir l’entend, il s’agit surtout de laisser ces élèves se transformer librement et faire ce qu’ils veulent, ou presque. Mais tout avait déconné dès le départ, car Fenrir ne se trouvait pas en leur présence lorsque tous les loups avaient commencé à se transformer. Pire encore : visiblement, des personnes avaient spécialement choisi cette nuit-là pour décider de se promener dans la forêt interdite. De vrais kamikazes. Et dans le lot, qui y avait-il ? Alrik et Ragnar, bien sûr. Toujours là où il ne fallait pas qu’ils soient.

En s’éveillant ce matin-là, c’est surtout à eux que pensait Fenrir. Il gardait toujours des brides de souvenir de ses nuits de pleine lune, comme s’il avait réussi depuis longtemps à totalement communier avec sa forme animale. Ce n’était pas vraiment précis et ce n’était pas infaillible. Ҫa s’apparentait plutôt aux images que l’on peut garder à l’esprit après un rêve. Mais ce matin-là, le souvenir de Ragnar et d’Alrik était bien vif. Fenrir se souvenait parfaitement de ce qu’il avait ressenti en croisant Alrik en premier en pleine forêt, qui était accompagné de quelqu’un dont il ne se souvenait par contre pas, et puis juste un peu plus tard Ragnar, qui allait se faire attaquer par Gregory sous sa forme animale. Fenrir s’était jeté sur son fils pour sauver son frère. Il en avait fallu de peu pour que Ragnar perde la vie, cette nuit-là. Heureusement, aucun combat ne s’était enclenché entre le père et le fils : le jeune loup s’était soumis à l’alpha. Ça aussi, Fenrir s’en souvenait bien. Pour le reste, c’était plus flou. Ça avait été un bordel sans nom. Peut-être même qu’Alrik et Ragnar avaient croisé d’autres jeunes loups. Peut-être que des gens étaient morts. Là, tout de suite, alors que le matin se levait sur la forêt, il n’en savait rien.

Il avait fait en sorte de se poser à l’endroit exact où il s’était transformé la veille. Ainsi, il retrouvait ses vêtements et aussi sa baguette, qui sur le coup allait bien lui servir parce que Gregory dormait contre lui. Fenrir ne l’avait pas remarqué tout de suite. Au lieu de le réveiller, il s’empara de sa baguette pour pouvoir s’habiller d’un geste grâce à la magie. Il fit en sorte de faire apparaître également des vêtements sur le corps du gamin. Ce dernier était dans une position impossible, le corps à moitié cassé en deux, un bras coincé sous lui, alors son père le prit en pitié et le bougea de sorte à ce que sa tête trouve appui sur sa jambe. Il avait beau être un connard de première, il n’avait pas envie de forcer l’adolescent à se réveiller. Il se doutait bien qu’une nuit pareille, ce n’était pas facile pour quelqu’un de son âge. Et puis pour une fois, il ne se réveillerait pas seul d’une nuit de pleine lune. Fenrir avait l’habitude, depuis le temps, mais il ne souhaitait pas forcément que Gregory vive la même vie que lui.

L’adolescent finit par se réveiller tout seul. Il se redressa, de sorte à se trouver assis lui aussi, et le remercia. Fenrir remarqua bien son sourire et aussi le fait qu’il restait comme par hasard collé à lui, épaule contre épaule, mais il choisit de le laisser faire. Alors qu’il lui demandait ce qu’il s’était passé, Fenrir entendit un craquement dans la forêt et vit Alrik qui s’approchait d’eux. Ah, très bien, il allait pouvoir l’engueuler et le secouer comme un prunier sans même avoir à le chercher. Fenrir s’était pris d’affection pour ce jeune mangemort depuis l’époque où ils avaient parcouru un bout de chemin ensemble, alors qu’Alrik était activement recherché pour être enfermé à Azkaban. Il le considérait comme un fils de cœur et ce à juste titre puisque visiblement il s’attirait autant d’ennuis que Gregory.

Ce grand imbécile affichait un air exagérément choqué et Fenrir faillit lui lancer de se calmer s’il ne voulait pas s’en prendre prématurément une dans la gueule pour avoir eu la stupide idée de se balader dans la forêt interdite cette nuit-là. Mais il comprit qu’Alrik était en train d’amorcer une blague pour faire marcher Gregory, alors il décida de remettre à plus tard la session engueulade. Surtout qu’il ne s’attendait pas à cette connerie en particulier, et il se retint à grand peine d’éclater de rire. Non mais sérieusement… Il colla son poing devant sa bouche pour retenir le bruit. Il n’osa pas regarder Alrik, mais tourna quand même la tête vers son fils en essayant d’avoir l’air sérieux. Ce qui était difficile vu l'énormité de la connerie qu'Alrik essayait de faire croire à Gregory.

« Non mais c’est pas grave, tu sais, gamin. Il ne faut pas avoir honte. C’est naturel ces choses-là. »


(c) AMIANTE


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