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 :: POUDLARD, ÉCOLE DE SORCELLERIE :: ♣ Poudlard Intérieur :: Hall & sous-sols :: Hall d'entrée :: La Grande Salle Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Descent into hell - PV Severus

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Gellert Grindelwald
Gourou des Dissidents
Âge du personnage : 117 ans réel / D'apparence la quarantaine
Baguette : - La première : Chêne rouge, épine de monstre du Fleuve Blanc, 27 cm. - La seconde : la célèbre Baguette de Sureau qui contenait un crin de queue de Sombral, 30 cm. - Actuellement : bois de Cerisier, Crin de Sombral, 29,74 cm.
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Dim 7 Jan - 20:10
Descent into hellL'été touchait déjà à sa fin et les longues journées commençaient à décliner. Le soleil se montrait maintenant moins généreux et présent, le ciel n'offrant plus que grisaille et vent. C'était encore plus vrai sur ces Terres, connues pour leur temps médiocre, même au cœur de la saison la plus belle qui soit. L’Écosse était plongé sous une brume apparente et plus encore au niveau de Pré-Au-Lard.

Pré-Au-Lard ne devrait pas se trouver sur la route de Gellert Grindelwald, plus habitué à ses Terres du Nord et de l'Est de l'Europe. Il ne s'y trouvait sûrement pas pour faire des emplettes dans les boutiques du coin. Venant d'apparaître, il se trouvait au milieu de la rue passante, le regard rivé sur le château dont le toit et les murs étaient apparents. Bientôt rejoint par ces hommes, ces femmes et ces gamins qui lui font confiances, le visage du chef des Dissidents s'illuminait d'un sourire narquois.

Ses nombreuses attaques ont été reléguées dans bien des journaux, tel que la Gazette du Sorcier. Quand ce n'est pas le Ministère de la magie, que ces acolytes ont tout simplement mis sans dessus-dessous, c'est l'Université Magique de Londres, qu'il a lui-même fait exploser. Ses prouesses d'antan ont beau être légendaires, celles à venir ne le seront sûrement pas moins. Lui-même faisant front pour sauver ses Terres, son territoire, balayant les Mangemorts qui auraient la mauvaise idée d'imaginer pouvoir les lui voler. Le nom Grindelwald est sur beaucoup de lèvres, mais seuls les Dissidents savent que c'est réellement lui. Le restant de la population s'imaginant qu'il s'agit d'un puissant Sorcier qui cherche à sortir de l'ombre en se servant de lui. Mais le temps est venu de lever le voile sur la réalité.

La troupe, plus semblable à une armée, s'engagea en direction de Poudlard avec, à leur tête, Gellert en personne. Certains de ses hommes se trouvent déjà à l'intérieur, totalement incognito. Ces professeurs qui œuvrent pour lui, sans que personne ne soit en mesure de les soupçonner. Il est temps de ramener les jeunes élèves au bercail et de faire tomber le nouveau maître des lieux. Au abord des immenses grilles, des Mangemorts apparaissent pour leur barrer la route. Qui a dit que le chef de troupe avait envie de discuter avec des sous-fifres ? Brandissant sa baguette, il tua les deux Mages Noirs sans même avoir à prononcer le sortilège, brillant dans les sorts informulés, ce n'était qu'un simple jeu d'enfant. Les portes n'étaient pas plus un problème pour lui, pour eux. Inutile de chercher à les ouvrir, un simple sortilège fit disparaître une partie des barreaux, laissant le passage à tous les Dissidents. Sur leur chemin, Gellert n'était pas le seul à éliminer les Mangemorts.

Remontant l'allée, bientôt la grande porte se trouva devant eux. Elle ne le retiendra pas bien longtemps. Là encore les sortilèges qu'il décèle, n'ont vraiment rien d'extraordinaire pour un Sorcier de son ampleur. Mais il devait reconnaître, qu'il avait un léger point faible à Poudlard : il ne connaît pas le château, n'y ayant même jamais mis les pieds ou alors, il y a fort longtemps. Ce qui ne le bloquera pas longtemps cela-ci.

« Riley, il me semble que tu as déjà travaillé ici. Conduis-nous à la Grande Salle. »

Bien sûr, cette attaque doit faire du bruit et elle en fera. Il ne pourra en être autrement. La jeune femme ouvrit le passage, servant ainsi de guide, aux côtés du grand chef des Dissidents. Aux abords de la pièce demandée, Gellert lança un sortilège de sa propre invention, sur l'un des Mangemorts qui venait de surgir. Ce dernier, sous l'ampleur de la puissance du Sorcier, vola à travers les deux immenses portes qui s'ouvrirent d'un coup. Grindelwald fut le premier à entrer. Son regard sillonna rapidement la salle, pour repérer les Mangemorts présents. Certains, tentant de lui barrer le passage, ne furent plus qu'un lointain souvenir à présent.

« J'ai entendu dire que certains élèves étaient absents des rangs. Je vous les ramène. »

Son geste de la main ouvrit le passage aux plus jeunes qui, depuis de longues semaines maintenant, avaient eu le plaisir d'être entraînés par le célèbre mage noir en personne. Le côté narcissique de cet homme le poussait presque à user de l'ironie malgré la dangerosité de la situation. Cela-dit, lui-même ne risquait pas grand chose, seul Albus est parvenu à représenter un danger pour son être. Mais Gellert a promis aux siens, qu'il ne leur arriverait rien.

Du coin de l’œil, il remarquait que certains Mangemorts commençaient à bouger. L'avada kedavra ne se fit pas attendre pour leur prouver qui commande à présent.

« Restez à vos places et je vous épargnerai. Profitez-en, je me trouve dans l'un de mes meilleurs jours. »

Malheureusement, si les Mangemorts étaient intelligents, ça se saurait. Bon nombre d'entre eux voulurent l'attaquer. A présent, seules les tables défoncées par leurs cadavres, prouveront que ces hommes ont bel et bien existé. S'avançant toujours dans la grande salle, il pointa sa baguette en direction de Severus.

« Voilà donc le nouveau directeur. »

D'un côté, il savait que cet homme se trouvait être le père de deux de ses Dissidents. D'un autre, il faut prendre cette école et tous les moyens lui seront bons. Et si Rogue veut se frotter à lui, Gellert ne déclinera pas le combat, peut-être lui épargnera-t-il la vie pour prouver à son armée qu'il est capable de prendre en compte leur ressenti. Pour montrer qu'aucun d'eux n'est en mesure de rivaliser avec lui, d'un nouveau geste du bras, il invita ses Dissidents à faire venir son petit cadeau. Poignets et chevilles liés par de grosses chaînes, son prisonnier de renommé s'avança enfin. Rodolphus Lestrange, le Lieutenant des Mangemorts, en personne.
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Severus Rogue
Directeur des Serpentards, Prof de DCFM & DCFM avancée
Âge du personnage : 40 ans
Baguette : bois de cerisier, d’environ 36 centimètres, ventricule de coeur dragon.
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Lun 8 Jan - 20:05
Descent into hell
Gellert Grindelwald & Severus Rogue
Poudlard, ce château n'a plus aucun secret pour lui à présent. Il y a été élève durant sept années consécutives, puis Professeur pendant près de vingt ans. A présent, Severus en est le Directeur, mais ça, il ne l'a jamais voulu. Le destin semble vouloir s'acharner sur lui, le mettant toujours dans des situations plus embarrassantes les unes que les autres. Si le but est de le tester, depuis le temps qu'il y ait confronté, il devrait avoir réussi l'épreuve haut la main.

Les Mangemorts dominants une bonne partie du pays, il devenait plus difficile d'avoir un moment pour souffler un peu. Diriger cette école n'est qu'un piège de plus qui lui est tendu, afin de prouver qu'il n'est pas digne de confiance. Pour de nombreux Mages Noirs, il ne l'est effectivement pas. Pour de nombreux Sorciers bénéfiques, il ne l'est pas non plus. Savoir comment se positionner devient de plus en plus aisé, même si jusqu'à maintenant, Severus est parvenu à sauver ses élèves de la torture. Se rendent-ils cependant compte de ce qu'il fait pour eux, se mettant ainsi lui-même en danger pour leur éviter le pire ? Il n'en a pas l'impression. Ces êtres indignes que sont les adolescents, ne voient pas plus loin que le bout de leurs nez.

Dans la Grande Salle, les quatre tables des élèves affichaient complets. Personne ne se risquait à louper un repas à présent. Pourtant, malgré la présence de tous ces gamins, il n'y avait pas un seul bruit dans la pièce. La table des Professeurs étant tout aussi calme. C'est comme si la nostalgie était collective. Même certains Mangemorts présents, ne disaient rien. Les plus stables d'entre eux. Rabastan semblait surtout pensif, à l'instar de Selwyn, réfléchissant certainement, tous les deux aux pistes à suivre pour retrouver Rodolphus. Celui-ci est-il seulement encore vivant ? Les deux Greyback étaient à une distance raisonnable pour ne pas se taper dessus, soit toute la longueur de la table et bien des Professeurs entre eux. Même le bout-en-train de Macpherson ne trouvait rien à dire, pas mal le jeune Dragonneau qui, depuis qu'un élève a été tué suite à son intervention, semble plus perdu que jamais.

Les seuls bruits qui témoignaient de la présence de tout le monde dans la Grande Salle, c'était les couverts qui, parfois, heurtaient malencontreusement les assiettes. Depuis que le repas avait débuté, comme quasiment à chaque repas, Severus n'avait croisé le regard de Selena que rapidement. Cette dernière cherchant toujours à l'éviter. Le contraire aurait été étonnant, puisqu'elle ne digère pas l'histoire avec le bébé de Calvin ou encore l'emprisonnement de Edwin. Comment pourrait-elle le comprendre alors qu'elle n'a pas toutes les cartes en main ? A la naissance de l'enfant, si Severus s'était interposé, Calvin et le nourrisson auraient été tués sur le champ. Mais comme pour beaucoup de situations, seul le pire côté en est relevé.

L'esprit vagabondant, le temps ne passant pas, toute cette journée aurait sûrement été fort ennuyante, si un Mangemort n'avait pas ouvert la porte en volant à travers celle-ci. La stupeur s'était emparée de bien des âmes présentes dans la salle. Les fantômes s'étaient, pour la plupart, tous volatilisés, seul le Baron Sanglant semblait intéresser par l'animation en cours. Même Severus en avait été surpris, mettant quelques instants avant de réaliser qu'ils se faisaient attaquer. La première chose à laquelle le Directeur pensa, fut à Selena, espérant qu'elle ne s'en mêle pas. Puis, peu-à-peu, une foule de personnes fit son entrer.

Levé, sa baguette à la main, Severus ne comprenait pas encore bien ce qu'il se passait réellement. Les gamins qui avaient disparu, dont l'un de ses neveux, se trouvait dans le lot. Mais les visages qui attiraient le plus le regard de Rogue, c'était bien ceux de ses fils. Leur relation s'était à ce point détériorée, pour qu'ils s'allient à l'ennemi ? Il était au courant de leurs choix de camp respectif, mais visiblement, c'était le Poudlard Express qu'il venait de louper.

Les Mangemorts présents, pour la plupart, se ruaient sur la foule pour en découdre, baguettes à la main. Mais aucun sort n'eut le temps de franchir leurs lèvres, que celui qui semblait être le chef les tua sans aucun remord. La pierre ne pouvait lui être jetée, sachant que ces Mages-là sont également des assassins. Bientôt le silence régna dans la salle, quand la voix de l'étranger s'éleva, invitant l'assemblée à rester à leurs places, pour éviter de rejoindre le quota de cadavres gisants déjà sur le sol. Quelques sanglots d'élèves venaient parfois en guise de fond sonore. Mais pour prouver sa supériorité, le Sorcier présent fit venir un prisonnier. Le Directeur de Poudlard ne mit pas longtemps à reconnaître Rodolphus Lestrange, le Lieutenant activement recherché par ses Mangemorts. Sa disparition remontait à déjà un bon paquet de semaines et personne n'était parvenue à trouver la moindre piste qui permettrait de suivre sa trace. Le Mage était en bien mauvais état, enchaîné et visiblement grièvement blessé. Pourtant son regard croisa celui de Rogue, comme s'il voulait l'avertir ou le mettre en garde.

Severus se trouvait maintenant seul face à cette foule de personnes, comptant parmi elle deux de ses enfants. Il ne savait pas quel serait le résultat de cet affrontement, visiblement, à venir, mais ce qui est sûr c'est que Calvin et Edwin auront des comptes à lui rendre.

« Et vous êtes ? »

Répondit Severus de sa voix monotone. Son ton n'avait rien de plus expressif qu'à la normale, pas même son visage dont les traits ne trahissaient nullement ce qu'il ressentait. L'homme devant semblait être quelqu'un de très puissant, mais Rogue n'a jamais rien montré, ce n'est pas ce jour que ça changera. Toutefois, ses doigts s'étaient resserrés autour de sa baguette, la jointure de ces derniers devenant bien plus blanche que la couleur normale de ses mains. Il se préparait intérieurement à éviter les prochains sortilèges. Son problème majeur, ce qui le poussait à ne pas agir de suite, c'est bien sûr la présence de ses trois enfants dans la salle. Il ne peut pas risquer de les blesser.
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Gellert Grindelwald
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Mar 16 Jan - 12:58
Descent into hellSon entrée fracassante s'était avérée payante. Après quelques Sorciers mortellement touchés, les autres Mangemorts étaient restés bien sagement à leur place. D'autres, encore, s'étaient enfuis. Gellert aurait été en mesure de les stopper s'il en avait ressenti le besoin. Mais au contraire, il faut toujours laisser des témoins en vie, afin qu'ils puissent raconter ce qu'ils ont vu et ce qu'il s'est passé. Il faut bien que Voldemort soit au courant que ses rangs viennent d'être réduits de plusieurs âmes.

L'ennemi, le rival - qu'importe le nom qu'on lui donne - doit aussi savoir que son plus puissant Lieutenant est toujours en vie, mais captif et qu'il n'est pas prêt de le revoir. Tout du moins, pas en un seul morceau. Peut-être qu'un jour, si l'envie lui en dit, Gellert le tuera en guise d'exemple. Néanmoins, pour le moment, le célèbre mage noir avait bien d'autres potions sur le feu. Face à lui, Severus Rogue.

« Remettons les présentations à plus tard. Mon invité surprise n'est pas encore arrivé. »

En fin tacticien, il ne va pas dévoiler toutes ses cartes maintenant. Il préfère attendre la surprise générale, en même temps que celle de la personne qu'il rêve de croiser depuis sa renaissance. Même si leurs chemins se sont rejoints il y a maintenant plusieurs mois, son identité n'était pas encore révélée.

« Quoiqu'il en soit, seras-tu aussi intelligent que tes fils ou vas-tu m'obliger à user de la force sur ta petite personne, justement sous leurs yeux ? »

Gellert lui laissait une chance d'échapper à un duel qui pourrait faire très mal au paternel de deux de ses hommes. Mais cependant, il avait remarqué que les doigts de Severus étaient crispés sur sa baguette magique. Dans le cas où un sortilège arriverait dans sa direction, qu'importe les liens du sang, le chef des Dissidents se verra dans l'obligation de ne pas laisser un tel acte impuni. Un sourire en coin, les yeux rivés sur Rogue père, il fit un geste de sa main de libre.

« Souvenez-vous de ce jour comme étant celui que les Dissidents ont choisi pour libérer Poudlard de l'ennemi. Que les élèves regagnent leurs dortoirs. »

Il laissa bon soin à Elsie d'entraîner les Gryffondors avec elle, pour les faire quitter la Grande Salle, laissant Zakaria en faire autant avec les Serpentards. Quant aux autres élèves des deux dernières maisons, ils ne se faisaient pas prier pour quitter les lieux. Les regards qu'il croisait, semblaient perdus. D'un côté, ils venaient encore d'être témoins d'une sauvagerie sans nom, mais d'un autre côté, ils n'ont plus rien à craindre des Mangemorts tant que les Dissidents se trouvent sur place.
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Severus Rogue
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Mar 16 Jan - 13:01
Descent into hell
Gellert Grindelwald & Severus Rogue
La vie de Severus n'a jamais été aussi compliquée qu'elle ne l'est depuis quelques années. Et malgré tout ce qu'il a enduré à l'époque où il n'était qu'un gamin de cette même école, parfois il donnerait n'importe quoi pour remonter le temps. Ses années de scolarité à Poudlard n'ont pas été simples à vivre, mais à côté de maintenant, c'était du pipi de chat. Son existence semble lui filer entre les doigts, sans qu'il ne soit en mesure de stopper la machine. Un engrenage sans fin qui fait, que dés qu'il pense que le fond est touché, il tombe encore plus bas. Alors oui, la présence de ses deux fils aînés n'était pas passé inaperçue et même s'il cachait sa surprise, à l'intérieur c'était un drôle de chamboulement qu'il vivait. S'il savait, qu'il y a peu encore, Calvin et Selena étaient des Anarchistes, quant à Edwin, il faisait partie des Inquisiteurs, il ignorait totalement ce revirement de situation. Il avait bêtement espéré que ses enfants lâchent tous ces camps après les derniers événements en date. D'autant plus que ça faisait maintenant des mois, qu'il n'avait pas vu les jumeaux. L'aîné depuis son arrestation, Severus n'avait même pas reçu la moindre nouvelle après son évasion. Quant au cadet, depuis l'accouchement de Jezabel, il avait disparu de la civilisation, sans aucun signe de vie non plus.

Les revoir en de telles circonstances le laissait pratiquement sans défense. D'un côté, le soulagement qu'ils soient bien en vie et pas en train de mourir quelque part. Et d'un autre, cette impression d'avoir été trahi. Mais le pire, restaient encore les paroles de l'homme à la tête du cortège. Qui était-il ? Quelqu'un de puissant, c'est une certitude, sinon Rodolphus ne serait pas dans un tel état.

« Et on peut savoir quand cet invité doit arriver. »

Bien que son ton était monotone, comme d'habitude, Severus se demandait qui pouvait bien être cet être qui n'était pas encore arrivé. Il était d'autant plus perdu, que l'inconnu annonça la libération de Poudlard et envoya les gamins dans leurs dortoirs. Là encore, une nouvelle surprise, puisqu'il ne manqua pas de croiser le regard de Zakaria, qui semblait tout faire pour ne pas se faire remarquer outre mesure. Loin d'être stupide, il comprenait alors que la disparition de certains élèves - à présent de retour -, plus l'évasion musclée de l'aîné de ses fils et l'attaque chez les Malefoy pour récupérer le petit dernier des Rogue, étaient tous des événements liés les uns aux autres. Un redoutable personnage se trouvait devant lui, il en avait la certitude. Mais devait-il se réjouir de la libération de Poudlard ou s'inquiéter de la suite des événements ?

Un point demeurait positif là-dedans : les élèves quittaient la Grande Salle pour rejoindre leurs dortoirs et aucun d'eux n'étaient blessés. Il n'y aurait donc pas d'autres morts à déplorer, si ce n'est les quelques Mangemorts gisants à leurs pieds. Mais ce n'est pas une grosse perte.

« Si par intelligent vous entendez se mettre tout le monde magique à dos, ça ils le sont, il n'y a pas de doute. »

Un sarcasme à l'encontre de ses garçons dont il venait de croiser le regard embêté. Des idiots oui. A combien de reprises, ils ont frôlé la mort tous les deux ? Faire le compte serait effrayant. Mais Severus feintait simplement l'incompréhension, se doutant que l'homme en face de lui, parlait d'une quelconque attaque imminente. Et il fallait le faire, parce qu'il est inutile de souligner que les intentions de ce Sorcier sont troubles. Libérer l'école part d'une belle intention, mais n'oublions pas qu'il vient de tuer plusieurs hommes, sans même s'en inquiéter. Dans un geste de survie ou de folie, voir simplement pour redevenir maître de la situation, même durant quelques instants pour se poser, Severus tenta de désarmer le Mage en question.

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Gellert Grindelwald
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Mar 16 Jan - 13:02
Descent into hellJouer à l'ignorant et faire preuve de faux-semblant, on ne pouvait pas lui faire à lui. Sûrement qu'avec de plus jeunes Sorciers, cette tactique marcherait et serait même d'une telle ruse, qu'il faudrait l'applaudir. Mais Gellert n'est pas un débutant. Le problème, c'est que Severus ignore qui se trouve en face de lui. Ce qui peut l'excuser dans un certain sens. Grindelwald reste le maître incontestable de la manipulation. Lui-même tout ce qu'il y a de plus hétérosexuel est parvenu à faire tourner la tête d'Albus Dumbledore, en lui laissant entendre qu'il pourrait se passer quelque chose entre eux. Aurait-il été jusque-là, si la petite sœur de son amie n'était pas passée de vie à trépas ? On ne peut pas dire. Tout s'est enchaîné. Mais ici-même, Gellert faisait encore preuve de toutes ses qualités intellectuelles, qui n'ont jamais été altérées malgré son grand âge. Ce n'est sans aucun mal, qu'il évita l'attaque visant à le désarmer, renvoyant aussitôt le sort à son agresseur, mais avec une telle puissance que Rogue père vola à travers la table des professeurs, la renversant sur son passage et s'écrasant dans le mur de derrière.

L'agacement se lisait sur les traits de Grindelwald, dont l'avada kedavra commençait à le démanger. S'il ne l'avait pas envoyé sur Severus, c'était bien parce qu'il n'avait pas prévu de diviser son propre clan, en volant la vie du père de deux de ses hommes. Sinon, il en serait déjà fini du Directeur par Intérim de Poudlard.

« Gagnons du temps : est-ce qu'un autre suicidaire désire me défier ? »

N'entendant pas un seul bruit, la conclusion était donc négative de ce côté-là. Gellert s'avança un peu dans la salle, observant le plafond magique durant quelques secondes et se laissant ensuite tomber assis sur un banc. Pavané-là, ses yeux balayaient le reste des adultes se trouvant dans la pièce. Un silence pesant planaient sur l'assemblée, jusqu'à ce qu'il le brise lui-même en faisant un signe de lassitude du bras, à l'encontre des cadavres.

« Je vous en prie, débarrassez ça. Ça va bientôt finir par sentir et les poissons doivent avoir faim. »

Le peu de respect dont il faisait preuve à l'encontre des défunts, prouvait à tel point son manque d'empathie était grand. Grand au point d'offrir comme dernière demeure, à ces hommes, le fond du lac noir et un open-bar pour tous les animaux marins s'y trouvant.

Sur un morceau de parchemin qu'il sortit de sa veste, il griffonna quelques mots et envoya une chouette distribuer ce courrier bizarre, qu'un seul homme serait capable de décrypter.
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Albus Dumbledore
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Sam 20 Jan - 13:44





Atteindre le firmament du pouvoir, semblait conférer au nouveau maître de l'Angleterre une assurance féroce en ses capacités. Ainsi qu'une envie démesurée de grandeurs. Un travers dans lequel Tom Jedusor tomberait un jour ou l'autre, Albus en avait la certitude. Pour lui, il ne se contentera pas de ces terres, il allait chercher à assoir son influence aux autres pays. Une intuition visiblement partagée par un allié de renom, l'Amérique. Au gré de ces informations, il avait appris qu'une délégation issue tout droit du Macusa venait d'arriver à Londres, dont le but n'était autre que de les aider à reprendre le contrôle. Une commission qui avait à sa tête, Martin Picquery, le fils de la présidente du congrès magique, qu'il avait eu l'occasion de rencontrer, bien des années auparavant. Ils avaient décidé de rentrer dans la danse, de lutter eux aussi contre ce fléau qui se propageait et ce n'était que pure logique. Un prêté pour un rendu. Partant de ce point de vue, l'ancien Gryffondor n'avait pas hésité longtemps avant d'envoyer une missive au chef de la brigade, le conviant à une rencontre. La réponse positive obtenue, Dumbledore les avaient accueillis, quelques jours plus tard, à Godric's Hollows. Protégé de tous inquisiteurs malveillants par des sorts de son propre cru, la conversation allait bon train, jusqu'au moment où des coups répétés se firent entendre. Si ces invités étaient déjà prêts à dégainer leurs baguettes, craignant un assaut, l'enchanteur n'avait pas fait le moindre mouvement. Seul sa tête s'était tourné en direction de la vitre, observant avec malice un petit hibou, au plumage brunâtre, voleter avec vigueurs. Visiblement pressé de se décharger de son fardeau, il hululait à tue-tête pour capter leur attention.

Reculant sa chaise, l'homme se redressa pour ouvrir la fenêtre et détacha le parchemin de sa patte. Farfouillant dans une de ces poches, il en tira un bonbon au citron que l'animal s'empressa de prendre dans son bec, avant de partir. Pourtant conscient d'être le point de mire des deux frères, son attention ne s'était pas détaché de la lettre. Il n'était pas rare que les résistants communiquent avec lui par le biais de courriers cryptés, mais la plupart d'entre eux, lui envoyait, à présent, leurs patronus. Curieux par nature et loin de s'imaginer la surprise contenue, Albus déplia le parchemin avant de s'arrêter net. Par-delà ses lunettes en demi-lune, il venait de tomber sur son prénom. Jusque-là, rien d'anormal vu que la lettre lui était adressée, sauf que le A majuscule avait été remplacé par le symbole des reliques de la mort. Une manière de faire qu'il n'avait plus vu depuis pratiquement un siècle. A l'époque où il en usait, lui-même, pour rédiger des lettres à l'adresse de Gellert Grindelwald. A vrai dire, maintenant qu'il y repensait, même cette écriture lui disait quelque chose. Elle était si familière et à la fois différente, tout simplement impossible. Si l'amusement et la malice brillaient auparavant dans ces prunelles, en parfaite optimiste, elles venaient de prendre une teinte plus sombre, sérieuse. Son apparence s'en ressentit d'un seul coup, il venait de prendre dix ans. Qui donc s'amuserait à lui envoyer ce genre de lettre ? Ou même qui était en mesure de le faire ? Interrogatif mais forcément captivé, le mage continua sa lecture, apprenant ainsi ce qui se passait à Poudlard, avant de parvenir à une fin des plus énigmatiques : "Il en découle que lorsque j'ai sauvé ton école, je n'ai utilisé que la force nécessaire et pas plus."

Inévitablement replongé à l'époque de son adolescence, l'enchanteur ne put ignorer ces termes, tant ils étaient porteurs de souvenirs et synonyme de ses erreurs. Parce que oui, il y avait cru dur comme fer. Il avait écrit ses mots, en parlant de la domination des moldus, pour le plus grand bien. Gellert... Encore une fois... Mais ce n'était pas possible, il était mort...Eh pourtant une part de sa certitude semblait virer à l'indécision. Cette utilisation du possessif et ce tutoiement avait quelque chose de connu à ses yeux. Tout comme ces rumeurs folles qui circulaient sans cessent, ou les actions d'un groupe nommé "Dissident". Incapable de rester dans le doute plus longtemps, l'aîné des Dumbledore referma le papier en prenant sa décision : Il allait se rendre à Poudlard. Craignait-il que tout ceci ne soit qu'un piège dressé par Lord Voldemort? Non, il n'y pensait pas une seule seconde. Surtout que jusque là, l'ancien Serpentard avait toujours refusé la confrontation. Il ne commencerait pas aujourd'hui. Congédiant l'équipe étrangère, bien qu'il ne les empêchaient pas de le suivre, il ne mit quelques secondes avant de transplaner à Poudlard. L'esprit vif, bien qu'encombré d'hypothèse, l'homme était apparu à Pré-au-Lard. Rapide malgré son âge, il ne manqua pas de percevoir l'absence des grilles. Baguette toujours en poche, le sorcier s'avança pour revenir sur ces terres, dont un ministre plus inconscient que les autres, l'avait sciemment éloigné. Poudlard. C'était tout une histoire. Grimpant jusqu'aux lourdes portes, il maintenait une allure décidé. D'ailleurs, la robe foncé qu'il avait sur le dos n'enlevait rien à sa prestance, à cette impressionnante aura qui lui collait à la peau. Surtout au moment ou il revenait dans ce château, si longtemps son domaine.

Quelques pas de plus et il put voir de nombreux corps, immobiles, sans vie. Tous, sans exception, faisaient partie des serviteurs de Jedusor. Mais bientôt une autre agitation s'imposa à lui, celle d'innombrables personnes, qu'il avait, pour la plupart, côtoyé. Que se soit en tant que directeur, ou en tant que professeur. Aucun d'entre eux ne bougeait sur son passage. Aucun sort ne fut lancé à son encontre, pas le moindre geste, il passait sans encombre. Au contraire, ils semblaient tous surpris de le voir là, à arpenter ses couloirs. Si pour Albus, c'était un véritable retour aux sources, l'inquiétude restait belle et bien présente. Il ne savait pas ce qui s'était passé, ni si cette nouvelle libération serait bénéfique. Après tout que savait-on de ces intentions ? Pour le moment, rien. Pas à pas, l'ancien directeur rejoignit l'agitation de la grande salle, alors qu'on bougeait des corps. Son visage s'en était d'ailleurs fermé. Toujours sans magie, il passa enfin les portes. Les élèves n'étaient pas là et les professeurs étaient, pour la plupart, immobiles. Rapidement, son regard scruta les visages pour s'arrêter sur celui de son filleul, Rolf. La silhouette de Severus, allongé contre un mur, le frappa peu de temps après, mais de là ou il se trouvait, il ne pouvait dire si il était en vie, ou non. Il n'eut pas le loisir de continuer son inspection qu'Albus se retrouva face à l'instigateur de cette mission commando. Un homme qu'il avait déjà rencontré, à l'enterrement de Grindelwald. Le gardien de Nurmengard. En voilà une surprise, bien que celle-ci expliquait à elle seule toutes ces références au passé. Perplexe mais absolument pas inquiet, Albus écarta les bras comme pour montrer la salle. La salle, les morts, la stupeur générale....

-Est-ce cela votre définition de la force nécessaire ?

Sa voix ne s'était pas élevé, mais elle semblait résonner avec la même puissance que lors de ces discours. Elle avait également un petit quelque chose de réprobateur, du moins tant qu'il n'aura aucune nouvelle des élèves. Profond, intense, son regard se fixa à celui de l'homme, alors qu'il était resté immobile, dans une position d'attente. En usant de ces mots, son vis-à-vis avait pratiquement la certitude de le faire venir en ces lieux, nulle doute qu'il serait bientôt pourquoi.


Descent into hell


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Gellert Grindelwald
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Dim 21 Jan - 15:44
Descent into hellL'animal s'était envolé par l'une des immenses fenêtres de la Grande Salle de Poudlard. Avec lui, l'une des premières réelles preuves de la survie de Gellert Grindelwald. Un indice qui valait son pesant d'or et le mage noir était certain que son plus vieil ami allait le comprendre en ce sens. Albus est un homme intelligent en plus de puissant, il saurait remettre les choses dans l'ordre et tirer la réalité de toute cette histoire. La mort officielle de "Gellert" lui avait permis de sortir de prison et de prendre possession de son nouveau corps. Changer ainsi d'enveloppe charnelle demande un certain temps pour retrouver toutes ses facultés d'antan. Grindelwald y était enfin parvenu, depuis non pas des semaines mais des mois maintenant. Juste le temps de s'assurer qu'il serait de nouveau suivi par un large public de Sorciers. Pour ainsi dire, il ne s'était pas imaginé un seul instant, qu'il y aurait autant de monde prêt à embrasser ses idées. A croire qu'il n'était pas né à la bonne époque.

Dans cette école, il s'était imposé sans avoir réellement à sortir l'artillerie lourde. Jugeant de la puissance presque inexistante de certains Mangemorts et recréant ce climat de crainte dés qu'un regard se posait sur lui. Les élèves n'étaient déjà plus présents dans la salle et les Professeurs aidaient comme ils le pouvaient le restant des Dissidents, afin de débarrasser les cadavres qui jonchaient tables et sol. D'autres tentaient d'aider Rogue à se réveiller, alors que Rodolphus restait pieds et poings liés, privé de toute baguette magique et d'une grande partie de sa santé. Dans ce décor presque cauchemardesque, Albus fit son entrée. Une entrée remarquée par toutes les personnes présentes dans cette salle. Sur certains visages se lisait de la surprise, sur d'autres comme un soulagement. Quant à celui de Gellert, il avait ce petit air satisfait qu'il possède, qu'importe le corps qui abrite son âme.

« Je me serais contenté d'un simple merci, Albus. »


Gellert se redressa, toujours assis sur le banc de l'une des quatre maisons de Poudlard. Ses mains étaient venues se joindre entre elles et son regard ne quittait pas celui de son ami.

« Aucun élève n'a été blessé, ni même tué. Réjouis-toi. Ce ne sont que des Mangemorts. »

Dit-il avec dédain en montrant les cadavres d'un geste de la main, avant de se relever enfin.

« Ton école, ta plus grand réussite, ou plutôt celle que tu as choisi. Tu aurais pu faire tant de choses Albus. NOUS aurions pu en faire tant. Crois-le ou non, je t'ai longtemps admiré même lorsque tu es parvenu à me mettre sur la touche. Je ne m'attendais pas à ce que ta magie soit en mesure de rivaliser avec la mienne. Pourtant là, tu m'as déçu. Comment un petit gringalet comme Jedusor est-il parvenu à dominer l'Angleterre, ainsi que ta si précieuse école, sans que tu ne bouges le petit doigt ? Tes élèves ont été torturés, l'un d'eux a perdu la vie et tu n'as pas bougé. »

Il montra un instant le dernier cadavre qui était en train d'être sorti par les Dissidents et reprit en tournant autour du vieux mage.

« Tu as mis plus d'entrain à me stopper moi, ton plus vieil ami, qu'à enfin débarrasser ce château de la vermine qui le rongeait. Pendant un moment, je me suis demandé si je devais en être honoré ou alors vexé. »

Il s'arrêta enfin en face de Dumbledore, penchant légèrement la tête de côté.

« Où est donc passé ton envie de te surpasser ? Même cette lueur de malice, dans ton regard, a disparu. Je me suis dit qu'il était temps que je sorte de l'ombre. Si une personne doit détruire le grand Dumbledore, ce n'est certainement pas cet incapable de Voldemort. D'ailleurs, ma baguette te sied à merveilles, cesse de la cacher. »
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Albus Dumbledore
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Dim 21 Jan - 23:07





Il était impressionnant de voir à quel point une simple lettre pouvait faire changer les choses. À quel point, il suffisait de quelques mots, griffonné à la va-vite, pour obtenir une réaction de sa part. Mais après tout, comment en aurait-il pu être autrement ? Ce parchemin qu'il tenait encore entre ses mains, contenait à lui seul un pan entier de son histoire. La moins flatteuse, certes, ou la plus ouverte à débats, mais c'était surtout une partie qui avait compté pour lui. Plus que de raison, sans doute. Bonnes ou mauvaises, ces décisions de l'époque l'avaient poussé à devenir ce qu'il était aujourd'hui, c'était à dire un fervent défenseur de la liberté. Alors oui user des reliques de la mort, ainsi que du souvenir, complexe, de Gellert Grindelwald, faisait de son mystérieux expéditeur, un expert en manipulation. Tout comme l'homme auquel ses mots lui faisait inévitablement penser. Au point ou lui aussi, malgré toute l'intelligence qu'on peut lui prêter, n'y avait vu que du feu. Trop éperdu, trop heureux de rencontrer enfin quelqu'un qu'il pouvait considérer comme son égal, il s'y était lancé corps et âme... Ajouter à cela les informations délivrées sur l'école de sorcellerie de Poudlard et son arrivé ne pouvait être qu'imminente. Pendant des années, Albus avait fait tout ce qui était en son pouvoir pour protéger l'école des ténèbres.

Pour faire de ce lieu, un endroit calme ou la guerre n'avait pas d'emprise. Ou chaque élève pouvait s'y rendre, en tout confiance. Cela avait marché un temps, jusqu'au jour où tout avait été brisé, d'un simple sort. Incapable de faire autrement, l'ancien directeur avait prit congé de ses alliés, pour réapparaitre devant les murs du château. À moitié plongé dans ces réflexions, Dumbledore ne tarda pas à s'avancer, traversant les grilles avant de remonter l'allée, menant aux marches. L'immense couloir fut bientôt à porter de vue et il ne manqua pas d'observer la présence de dizaines de sorciers. Des visages surpris, stupéfaits et parfois même mal à l'aise, qui croisaient un instant son regard. Silencieux, stoppant leurs actions, ils sentaient ceux-ci le suivre alors qu'il se dirigeait vers la grande salle, seule source de bruit. Des tables qu'on déplacent, des corps qu'on emmènent. Une vision déplaisante, qui lui fit perte ce côté bienveillant et paternaliste. Regard déterminé et non moins intense, il pénétra dans ce lieu pour prendre conscience de toute l'ampleur du carnage. Des morts et des victimes, encore et toujours... Ainsi que des visages graves et rassurer à la fois. S'il s'attarda inévitablement sur son filleul, Dragonneau, il comprit bien vite l'état potentiellement inquiétant de Severus, mais n'eut le temps d'aller plus loin qu'un homme brun de la quarantaine, reprenait les commandes.

Un homme qu'il pensait connaitre en tant que gardien de Nurmengard. En infériorité numérique, isolé, mais non moins impressionnant, grâce à sa haute stature, sa présence était imposante. Preuve en était tous ses regards accrochés à lui. Perplexe, il ne put faire autrement que réagir, ramenant les écrits de cette lettre à la surface, tout en montrant d'un geste ample ce que ceux-ci semblait engendrer, en réalité. La mort... Assis sur un bancs, le brun prit la parole tout en se redressant, joignant les mains dans un geste qui semblait vouloir lui rappeler quelque chose, sonner une alerte invisible dans son esprit. Loin de s'imaginer qui lui faisait face, il avait haussé un sourcil, interrogateur, tout en penchant la tête sur le côté. De quoi au juste devait-il le remercier ? D'avoir attiré tous les regards et les menaces sur des élèves, qui en avait suffisamment bavé les années précédentes ? Reposant les mains le long de son corps, son regard accrocha la silhouette sans vie d'une jeune femme.

-Est-ce pour autant qu'ils méritaient de mourir? Nombreux sont ceux à avoir fait ce choix pour une bonne raison.

Leur famille, leurs amis ou même leurs enfants. Tous les mages noirs qui avaient décidé de suivre la folie de Tom ne méritaient pas d'être condamné, à une exécution sommaire. Au contraire, beaucoup de mangemort n'avaient pas eu d'autres choix que de lui prêter allégeance. S'ils voulaient rester en vie et ne pas perdre ce qui leur était le plus cher, il se devait d'entrer à son service. Si certains étaient évidemment cruels et se plaisaient dans les tortures, croyant la qualité du sang primordial, d'autres tentaient d'éviter le pire. À l'instar de Severus ou des plus jeunes, qu'il voyait dans le coin, tendu par cette simple catégorisation, dédaigneuse. Les deux hommes, sur ce point, n'étaient pas d'accord. Eh cela se ressentait. Sans hausser la voix, son ton décidé était sorti de ses lippes, faisant vibrer cet air qui l'entourait. Devait-il relever ce tutoiement intempestif ou cette impression qu'il avait de le connaitre depuis des décennies, sans que cela ne soit possible ? En tout cas, Albus n'en prit pas la peine, tant cela lui semblait illogique. Son regard bleuté restait rivé vers l'homme. Il semblait essayer de le sonder, essayer de comprendre ou il voulait en venir. Alors qu'il dénotait de la pire des folies. À ses yeux, son vis-à-vis était occupé de se prendre pour un autre, il semblait même pousser le vice en s'imaginant être un homme sur toutes les lèvres, Gellert Grindelwald. Pure folie.

Qu'il aille appris de nombreuses choses sur leur passé, il pouvait aisément le comprendre. Après tout, les visiteurs de Nurmengard ne devaient pas être nombreux et des décennies d'isolement à surement créer en lui le besoin de parler et la seule bonne âme à sa disposition se trouvait être ce gardien. Mais on ne se présentait pas comme un illustre mage noir, en ne l'étant pas, c'était presque comme déshonorer sa mémoire. Eh pourtant, ces mots traversaient son esprit, s'y accrochant avec ferveur. Lentement, ils traçaient leurs chemin dans une habitude vieille de plus d'un siècle. Fin tacticien, son ancien ami avait toujours eut le don de tourner ses phrases. Toujours eu l'incroyable capacité d'agencer les mots de façon à mettre les autres en porte à faux, ne leur laissant d'autres choix que celui d'accepter la réalité, la sienne. Et c'était encore le cas, aujourd'hui faisant croitre le doute dans son esprit. Immobile, l'enchanteur le laissait s'approcher, n'esquissant pas le moindre mouvement, alors qu'il s'était mis à tourner autour de lui, en lui rappelant les innombrables possibilités qui s'étaient offerte à eux, à l'époque. Ni plus, ni moins, que la domination du monde, la plus grande des conquêtes. Le nouvel ordre de la magie. Ses prunelles semblèrent s'agiter, brillant d'une lueur étrange en s'ancrant aux siennes. Nonnn, c'était impossible... Figé, Dumbledore ne broncha même pas quand ces erreurs lui furent à nouveau jeter au visage. Flegmatique, il semblait le scruter comme s'il découvrait l'homme, pour la première fois.

Le silence se fit, tant il était obnubilé par cette idée vicieuse et dévastatrice qui s'était immiscée sous son crâne. Eh si tout cela n'était pas la folie d'un homme, trop longtemps isolé, mais la pure et simple vérité ? S'il omettait ce timbre étrangement différent et ce physique loin d'être celui de l'homme qu'il avait connu, ces gestes, eux, semblaient le révéler, ou le trahir, c'était au choix. Parce qu'Albus ne comptait plus le nombre d'heures qu'il avait passé en sa compagnie, à observer ces gestes, son corps se replacer dans l'espace, ces manies. Il ne comptait plus le nombre d'heure ou il était resté là, assis, à l'écouter exposer ces idées. Leurs idées... Autant dire que la ressemblance était frappante. Beaucoup trop. A tel point que ce fut l'effet domino, tout s'enchaina. La lettre, les reliques de la mort, la château sens dessus dessous, un des lieutenants du lord dans un piteux état et une puissance magique indéniable. Son cœur rata un battement, quand la conclusion arriva à son esprit : Il se pourrait belle et bien que se soit Gellert. La surprise du se lire dans ses prunelles, bien qu'il restait confus, incapable de dire comment il prenait la nouvelle. Il ne l'avait plus revus depuis leur combat, il y avait des années de cela. Puis au fils des ans, la peine de sa mort s'était mélangée au doute qui rongeait son esprit sur cette seconde guerre, mais là il avait l'impression qu'une boîte de pandore venait de s'ouvrir en lui. C'était irréel.

Pourquoi avait-il - aurait-il- fait cela ? Avait-il vraiment fait tout ce chemin pour se retrouver à nouveau face à lui? Pour venir le défier sur son terrain? Pour prouver sa supériorité ? Pour le combattre à nouveau? Comme pouvait le laisser supposer cette dernière réplique sur sa baguette, la baguette de sureau. Accroché à ce regard, il essayait de voir au travers de cet enveloppe charnel, il essayait de retrouver en lui cet esprit vif qui lui avait tellement plus, bien que rien n’enlèvera les actes qu'ils avaient apposé par la suite. Y aurait-il deux mages noirs à combattre et non un ? Il n'en savait rien et c'est pour ça qu'il finit par reprendre la parole, brisant enfin se silence.

-Pourquoi as-tu fait cela ? Ne me dis pas que tu as fais tout ce chemin pour venir me combattre? Ne me dis pas que ta seule motivation en libérant cette école, c'est de me faire venir, Gellert...

Même à sa propre oreille, cela lui semblait étrange et pourtant réelle. Son ton s'était adoucis, il était inutile de crier, son vieil ami était juste en face de lui. Cependant, au vu du silence qui régnait dans la salle, à présent, nombreux d'entre eux ne serons pas assez sourds pour ne pas avoir entendu ce qu'il venait de dire. Dire que pendant longtemps, il s'était demandé comment il réagirait s'il devait, un jour, se retrouver face à Grindelwald et maintenant que c'était le cas, tout semblait beaucoup plus compliqué dans son esprit. Les années étaient passés, l'eau avait coulé sous les ponts et pourtant rien de ce qui avait fait leurs liens ne devaient s'oublier. Il était techniquement en homme fuite, non plus un mort. Partant de se principe, sa baguette rejoignit sa main. Albus n'avait pas envie de le combattre, il n'avait pas envie de remettre cela, mais s'il l'avait fait venir dans cet unique but, alors il n'hésiterait pas. Laissant les secondes s'égrainer sans esquisser le moindre sort, il finit par se reculer d'un pas et puis d'un autre. Ancien maitre dans ce domaine, il ne comptait pas baisser les bras et comme Gellert semblait subitement intéressé par Poudlard, il allait répondre. Il revenait dans le centre de la pièce, bien que son regard ne se détachât pas de cette silhouette, comme s'il n'arrivait pas à y croire. Il n'y arrivait pas en faite, il l'avait aussi prononcer dans se sens, comme pour gagner une réponse, la certitude... Parce que là, face à lui, il avait encore l'impression d'avoir dix-neuf ans, une foule d'idées plein la tête et des rêves chimériques...Ahh cette douce tentation du pouvoir. Une vérité brulante auquel s'ajoutait toujours le visage d'Ariana. Un mouvement de tête et il montra les tables cassées, les chaises en désordre et les visages en plein doute.

-Crois-tu vraiment que j'ai apprécié voir cette école sombrer dans les ténèbres? Savoir les élèves à leur merci ? Allons, soyons réaliste, les mangemorts présents ici étaient de loin les moins cruelles et les plus à même de donner cours. Pourquoi ne suis-je pas intervenu ? Exactement pour éviter ce que tu viens de faire. C'est trop tôt, beaucoup trop tôt. Ceci est une déclaration de guerre et Lord Voldemort, il ne s'inquiéta pas du frisson qui parcourut les marqués, va mettre cet endroit en siège, jour après jour. Poudlard ne sera plus en paix, il sera le centre d'une bataille sans fin et de nombreuses vies vont à nouveau être sacrifiées. Était-ce pour cela que je dois te remercier, mon ami ?

La malice de son regard avait été remplacée par une intelligence réaliste, pragmatique. Son regard se tourna vers les hautes fenêtres, comme si il s'attendait à une réplique rapide, avant de se tourner à nouveau vers Gellert. Devra-t-il réellement le combattre, à nouveau ?


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