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Brave new day

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Dim 28 Jan - 1:05
Madalina & Fenrir
Septembre 2000, saison 5 ▽ Brave new day


La veille, Fenrir s’était transformé. Un heureux hasard du destin avait fait en sorte que pour ce mois de septembre, la pleine lune s’étende sur deux nuits. Ce qui, clairement, arrangeait leurs affaires. Madalina n’aurait jamais pu survivre un mois de plus. Là, tout pourrait se faire en deux jours, à condition qu’elle soit assez forte pour tenir malgré la maladie qui lui rongeait le corps et l’âme.

Ils avaient convenu de faire ça chez elle, dans la maison qu’elle partageait avec la femme d’Archibald en Ecosse. Fenrir avait expressément fait comprendre aux amies de Madalina de ne pas se pointer pendant 48h, par pure question de vie ou de mort. Que des blondes incroyablement chiantes, d’ailleurs, à croire qu’elles avaient été toutes faites dans le même moule et que son frère, Archibald, Sirius Black et lui partagent des goûts en commun. Elles avaient toutes cherché à protester mais quand Fenrir les avait menacées de les bouffer si jamais elles osaient se pointer pendant la pleine lune et de laisser Madalina se faire les crocs pour sa première transformation, elles s’étaient un peu calmées. Finalement, ils auraient la maison et les alentours déserts rien qu’à eux.

Madalina avait insisté pour ne rien dire à Gregory. Ce qui dérangeait Fenrir. Quelque chose lui disait que leur casse-couilles de fils allait leur en vouloir de lui avoir caché ça pendant des dizaines et des dizaines de jours. Mais s’il avait su, il aurait voulu venir, et la situation serait devenue compliquée à gérer entre la morsure, l’attente jusqu’au lendemain, la transformation de Madalina et un jeune loup incontrôlable à gérer en plus. Non, bien sûr, c’était mieux comme ça. Et puis surtout, Madalina ne voulait pas prendre le risque que Gregory assiste à sa mort. Elle gardait cette perspective en tête et le rappelait souvent à Fenrir, comme pour ne pas qu’il ait de faux espoirs. Il s’était énervé une fois, un peu trop, ce qui était en fait révélateur des sentiments qu’il avait pour elle. Il refusait catégoriquement l’idée qu’elle ne puisse pas survivre à tout ça. Il était un monstre mais elle avait réussi à lui voler ce qu’il lui reste de cœur.

Elle passait toutes ses journées au lit, maintenant, trop faible pour faire quoi que ce soit. Il avait eu l’occasion de s’en rendre compte, comme il ne se trouvait désormais plus à Poudlard. Le château avait été pris d’assaut par un guignol qui avait débarqué avec tout un groupe (dont Gregory) et s’était mis à tuer chaque mangemort qui se trouvait sur son chemin, avant de proclamer Poudlard libéré de Voldemort. Un guignol qui s’avéra être le fameux Gellert Grindelwald que Gregory et Madalina avaient choisi de suivre, d’ailleurs, parce que bien sûr il fallait toujours qu’ils fassent tout pour faire chier le monde ces deux-là. Ce jour-là, Fenrir avait réussi à fuir le château en compagnie d’Alrik, ce qui n’était pas sans lui rappeler les années de cavale qu’ils avaient partagé ensemble à une période. Ils n’avaient ni l’un ni l’autre envie d’être faits prisonniers. Ainsi, Fenrir avait débarqué chez Madalina, pestant contre ce cinglé sorti de sa tombe mais tout en sachant en parallèle que leur fils ne risquait rien à Poudlard puisqu’il faisait partie du groupe. Au moins, c’était déjà ça.

Le soir venu, Fenrir avait dit à Madalina de rester dans son lit, mais elle ne l’avait pas écouté et elle était venue s’assoir sur les marches du perron, dans la nuit fraîche de ce mois de septembre. Fenrir se souvient de cette image, comme si elle était gravée dans son esprit. Parfois, il se demande s’il ne serait tout simplement pas capable de garder pleinement conscience lorsqu’il se transforme. Comme si le loup et lui ne faisaient qu’un, à chaque instant. Il faut dire qu’il se sent plus loup qu’homme, souvent. Ce mystère qui a toujours plané sur sa nature de loup-garou profondément ancrée lui a permis d’arriver calmement, presque en douceur, et il se demande aujourd’hui si Madalina a eu peur lorsque cet énorme loup gris s’est approché d’elle dans la nuit, sur le perron, jusqu’à presque la toucher. Il ne se rappelle pas du temps qui s’est écoulé, mais il se rappelle avoir fait attention comme jamais il n’a fait attention de sa vie lorsqu’elle lui a tendu le bras pour qu’il la morde. Il ne se rappelle pas non plus de comment la blonde a réussi à retourner jusqu’à sa chambre, mais il sait qu’il l’a accompagnée sous sa forme animale et qu’il est resté là, allongé par terre et la tête sur son lit. Lorsqu’il a repris forme humaine, il s’est allongé contre elle et il a attendu, comptant les minutes au rythme de la respiration sifflante de celle à qui il venait de sceller le sort et priant un dieu en qui il ne croyait pourtant pas.

Cette journée fut atrocement longue. Madalina n’allait pas bien. Elle avait de la fièvre, et Fenrir ne savait même pas si c’était dû à la Dragoncelle ou à la morsure. Peut-être bien les deux. Il lui apporta de l’eau mais elle n’arrivait même pas à boire. Lorsque la nuit commença doucement à tomber à travers la fenêtre, Fenrir tâcha de garder son calme. Il avait envie d’envoyer valdinguer un meuble tellement le temps lui paraissait s’écouler lentement. Il glissa une main derrière la nuque de Madalina pour la faire se redresser légèrement puis cala les oreillers dans son dos. Il la regarda ensuite, jusqu’à capter toute son attention. Il serait bientôt temps.

« Tu vas ressentir une douleur comme peut-être tu n’en as jamais ressenti avant, même si je suis sûr qu’expulser Gregory de ton vagin était mille fois plus douloureux qu’une simple petite transformation de rien du tout. »

Autant tenter de détendre un peu l’atmosphère. La nuit allait bientôt tomber, elle avait fait le plus difficile en tenant le coup jusque-là. C’était obligé de marcher. Il fallait qu’elle y croie.

« N’essaye pas de résister. Tu verras, ça ira. Tu es affaiblie, c’est sûr, mais pas assez pour ne pas survivre à ce qui t’attend. »


(c) AMIANTE


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Madalina Funestar
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Lun 12 Mar - 13:31
Brave new dayFenrir Greyback &
Madalina Funestar
« L'existence est une guerre menée contre le temps qui sourit devant notre agonie pour conquérir les contrées de la mort. »
La maladie s'était emparée de Madalina, assez pour que la jeune femme ne soit plus en mesure de se battre. Le mental ne fait pas tout, contrairement à ce que disent les plus anciens. Parce qu'une fille comme elle, avec un tel caractère, s'est faite laminer par cette saleté qu'elle s'est attrapée. Ses jours n'étaient plus comptés, à présent, c'était le compteur d'heures qui se trouvait engagé. La fin était proche et cette jeune mère était encore incapable d'accepter que son unique enfant, la voit ainsi. Elle ne voulait pas que Gregory garde cette image d'elle, préférant largement que lorsqu'il pensera à sa mère, une scène moins blessante lui vienne à l'esprit. Peu importe qu'il grandisse si vite, il sera indéfiniment son petit garçon, qu'elle protégerait comme une tigresse.

Sans serait-elle déjà morte depuis un bon moment si Fenrir ne l'avait pas embêté de la sorte, quitte même à l'engueuler quand il est devenu trop difficile pour elle de se battre. Le loup-garou voulait y croire. Il s'imaginait pouvoir lui sauver la vie en la transformant. Mais pour être honnête, Madalina n'y croyait pas. Elle ne voulait pas qu'il se mettre de fausses idées en tête, tout comme elle n'avait pas non plus envie de se disputer avec lui. Pas pendant ses derniers moments. C'est pour lui faire plaisir, que la blondinette a continué de s'accrocher, même quand la douleur était devenue insupportable. Mais bien qu'à l'article de la mort, Madalina restait une entêtée de service, refusant d'obéir. Alors, quitte à mourir en cette première nuit de pleine lune, elle préférait pouvoir respirer, une dernière fois, l'air du dehors. Elle était venue s'asseoir devant la maison, le regard en l'air, observant le ciel étoilé et la lune dans sa forme la plus parfaite. Son cœur de maman ne pouvait s'empêcher de penser à son fils, qui vivait une énième transformation. Témoin de nombreuses pleines lunes, elle ne pouvait pas faire autrement que de s'inquiéter. Elle l'avait vu tant souffrir son petit garçon, qu'elle se demandait s'il était enfin libéré, sous sa forme animale ou si le mal lui brisait les os jusqu'à transformer son corps d'adolescent, en loup-garou.

Quant à elle, sa vie allait changer. Soit elle prendrait fin, d'ici très peu de temps. Soit à son tour, elle se changerait en animale, comme c'est le cas de Gregory. A choisir, Madalina ne savait pas quoi espérer. Si sa vie prenait fin, qui veillerait sur son bébé ? Mais si elle continuait, demain n'est pas certain. Un bruit l'avait faite revenir à la réalité, quittant ainsi ses sombres pensées. De derrière les buissons sortit une énorme créature. Elle savait qu'il s'agissait de Fenrir et étrangement, la peur ne monta pas en elle. Quelque part, il y a toujours eu quelque chose qui la reliait aux loups-garous : sa relation avec Fenrir, leur fils, son ami Doyle, son meilleur ami Remus, même Nina et ses quelques échanges avec Riley. C'était comme s'il s'agissait d'un but final et logique. Comme s'il n'y avait plus que cela à réaliser. Le voyant approcher, elle n'avait pas bougé. C'était lui, il n'y avait aucun doute. Son regard ne pouvait que le trahir et sa façon d'arriver doucement, alors que n'importe quelle autre de ces créatures lui auraient sauté dessus pour la dévorer. Fenrir semble être le seul de son espèce capable de garder sa conscience humaine une fois transformé. Il n'y avait plus qu'à. Le plan de Greyback marcherait-il ? Si elle avait tenu jusqu'ici, c'était bien pour qu'il puisse en avoir le cœur net. Alors, sans même trembler, si ce n'est à cause de la difficulté à bouger, Madalina lui avait tendu le bras, réussissant durant un instant, à même toucher son museau, avant qu'il ne la morde. Mais même à ce moment, la douleur étant vive, elle sentait au fond d'elle, qu'il n'y avait pas mis toute sa puissance. Comme s'il cherchait à lui faire le moins de mal possible.

L'endroit n'était pas le plus approprié pour rester attendre. Alors, avec ses dernières forces, malgré la douleur liée à la pathologie et à la morsure à présent, Madalina était parvenue à regagner sa chambre. Son bras l'avait faite souffrir toute la nuit, la blessure la lançant. Mais à son réveil, l'animal avait cédé la place à Fenrir, qui était resté contre elle. La journée fut très longue et l'agacement émanant du loup-garou ne faisait qu'accentuer cette impression de rallonge. Les lèvres sèches, elle n'avait alors plus la force de parler. Il avait beau tout essayer pour l'hydrater, que rien n'y faisait. Sans doute vivait-elle ses véritables dernières instants. Il ne restait alors plus qu'à miser sur la transformation à venir, si jamais elle pouvait tenir jusque là. Parfois, quand elle était à moitié réveillée, son regard se posait sur la fenêtre, attendant avec impatience que la nuit tombe et que la lune s'élève enfin. A ce moment-là, elle serait libérée d'une façon ou d'une autre. Soit en mourant, soit en se transformant. Elle ne chercha pas à se débattre quand Fenrir l'installa, avec des oreillers derrière elle, afin qu'elle tienne un minimum assise.

La nuit remplacement doucement le jour et elle esquissa un petit sourire aux paroles presque réconfortantes du père de son fils. Elle n'avait même plus la force de répondre. Même plus la force de penser à une réponse non plus. Sa main vint cependant glisser sur celle de Fenrir, quand à nouveau, il faisait tout pour qu'elle croit encore à une chance.

« Je t'aime. »

C'était bien les derniers mots qu'elle ait été en mesure de prononcer, avant qu'une terrible douleur ne s'empare de tout son corps. C'était indescriptible tant c'était venu d'un seul coup. Pire qu'une fracture qui se répand à travers tous ses os. Était-ce la transformation qui commençait ? Était-ce à cela qu'ils avaient condamné leur propre fils en un jour se reproduisant ? Le temps devenait d'un coup plus long encore, mais en croisant le regard de Fenrir, elle put se rassurer. Lui également semblait être touché par cette même douleur. Puis ensuite, un trou noir. La conscience de Madalina n'était plus, tout comme son corps de femme avait disparu sous les traits de cet animal. Sa respiration semblait déjà moins saccadée et sifflante que lorsqu'elle se trouvait sous sa forme humaine.
©️ YOU_COMPLETE_MESS
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