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Règlement de compte

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Darren O. Hellson
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Mar 30 Jan - 0:27
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Blaise et Darren, septembre 2000


La nuit était déjà tombée sur Rome, mais l’air restait relativement chaud pour un mois de septembre. Les ruelles animées accueillaient même certaines terrasses, où habitants et touristes fumaient une cigarette ou buvaient un verre. Il y avait du brouhaha, entre discussions et éclats de rire.

Darren, lui, avait l’impression que ça faisait une éternité qu’il ne s’était pas laissé à rire. Pourtant, il était de nature à plaisanter souvent. Mais ces derniers temps, sa situation personnelle s’était tellement dégradée qu’il n’avait plus goût à tout ça. Il était tombé tout bêtement sous la coupe de Voldemort, qui s’était servi d’un artefact magique ancestral pour l’ensorceler, lui et trois autres personnes dont Sirius que Darren connaissait bien. Ils avaient perdu toute volonté et tout contrôle sur eux-mêmes, devenant de véritables pantins aux mains du Seigneur des Ténèbres. Ils étaient devenus des machines à tuer, des Cavaliers de la Mort semant destruction et chaos partout où ils étaient envoyés. Parfois, la nuit, enchaînés dans de vieilles cellules, ils reprenaient conscience, suffisamment en tous cas pour se souvenir des horreurs qu’ils avaient commises. Darren avait en tête encore aujourd’hui des images d’horreur, fugaces mais qui revenaient chaque nuit.

Le pire était probablement cette impression d’avoir totalement perdu sa liberté. Le fait de n’avoir aucun contrôle, aucune volonté. N’être qu’un simple instrument, un vulgaire pantin. L’humiliation était à la hauteur de cette colère qu’il sentait bouillonner constamment dans ses veines. Et puis il y avait la trahison. Aussi cuisante qu’une brûlure. Celle de Blaise Zabini, anarchiste, qui l’avait littéralement trahi pour le livrer à Voldemort en personne.

Darren se souvenait parfaitement de ce moment. Il ne s’était absolument douté de rien. Ce n’est pas comme si le jeune homme lui avait donné de quoi douter jusqu’ici, et ce quand bien même il était infiltré chez les mangemorts. Non, Blaise était quelqu’un de fiable, en qui Darren avait parfaitement confiance. Alors il n’avait rien vu venir. Comme un con.

Ce soir, l’heure du règlement de compte avait sonné. Deux semaines étaient passées depuis que lui et les autres avaient été libérés de l’emprise de l’artefact. Deux semaines où Darren ne s’était pas posé un seul instant, de peur de perdre pied. Il dormait à peine quelques heures, seulement parce qu’il n’avait pas le choix. A chaque fois, les images revenaient. Désormais, son moteur pour avancer, c’était la revanche. Il comptait bien la prendre sur Voldemort, mais aussi sur tous les autres, sur la société en elle-même. Il était temps de mettre les bouchées double pour que l’anarchie prenne le pouvoir et qu’il puisse façonner le monde comme il avait toujours rêvé de le faire. Peu importe le temps que cela prendrait, peu importe le fait que de nombreux anarchistes étaient partis, peu importe les difficultés, il y arriverait. Il n’avait pas traversé tout ça pour rien. Il devait forcément y avoir un sens.

Il avait fait ses petites recherches, et apprit que Blaise se trouvait en ce moment en Italie où Voldemort avait très probablement dû l’envoyer. Historiquement, le pays avait toujours été majoritairement inspiré par la magie noire. Pas étonnant que le Seigneur des Ténèbres y cherche du soutien, surtout s’il comptait étendre sa domination et se venger d’Albus Dumbledore et Gellert Grindelwald qui avaient repris une partie du territoire.

Darren avait donc transplané en Italie, et plus précisément à Rome où il savait que Blaise passait quelques jours pour rencontrer quelqu’un. Il devait passer son temps à faire le tour du pays et à rendre visite à des branches éloignées de sa famille. Peu importe en vérité. Tout ce qui comptait pour Darren, c’était de coincer ce sale enfoiré de traître. Il n’avait tenu personne informé de ce qu’il comptait faire, ni Siméon, ni Katlyna, ni Bonnie. Ça ne regardait que lui.

Il avait arpenté les rues de la ville toute la journée, suivant le jeune Zabini de loin. Il avait attendu des heures, patiemment, avec vigilance, jusqu’à ce soir. Il savait qu’à un moment donné, l’opportunité se présenterait, et à ce moment-là, il devrait se tenir prêt. Et puis ça se présenta. Cet instant où Blaise sortit d’un établissement, seul. Peut-être qu’il allait en vérité être suivi quelques secondes plus tard par quelqu’un, mais Darren ne prit pas la peine d’attendre pour le savoir. Il transplana une première fois pour apparaître juste à côté de Blaise, puis transplana à nouveau une fraction de seconde plus tard tout en lui empoignant le bras. Tout se passa en un clin d’œil.

Darren réapparut dans une petite maison isolée, qu’il avait pris soin de repérer plus tôt dans la journée et qu’il avait entouré de sortilèges. Une petite bâtisse de campagne un peu délaissée, qui n’avait pas l’air souvent occupée. Il faisait nuit noire, aussi bien au-dehors qu’à l’intérieur. Darren n’avait pas besoin de prendre ses marques. A peine apparu, il envoya valdinguer Blaise d’un coup de baguette magique, sans se soucier de savoir où il allait atterrir exactement. Au bruit qui en résulta, il supposa que Blaise s’était écrasé contre un meuble, ou peut-être des chaises qu’il avait probablement cassé dans sa chute. Peu importe. D’un autre mouvement du poignet, Darren désarma Zabini et attrapa sa baguette au vol, alors que les bougies s’allumaient dans toute la pièce au même instant. L’enchaînement rapide des sorts avait toujours été son fort.

Ils étaient dans un vieux salon, avec une petite cuisine. Blaise gisait au sol, contre le meuble de la cuisine, visiblement hagard. Darren se contenta d’attendre, le regard fixé sur lui, mains croisées nonchalamment devant lui, chacune tenant une baguette. Il attendit que le traître lève les yeux sur lui pour enfin ouvrir la bouche.

« Bonsoir, Blaise. »


©️ GASMASK
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Blaise J. Zabini
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Lun 5 Fév - 15:14
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Darren O. Hellson
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C'est de la confiance que naît la trahison. Δ Proverbe Arabe

La mission que lu avait confié le Lord n’était pas de tout repos. Voilà prêt d’un mois qu’il l’avait envoyé à l’étranger recruter des partisans. Un mois qu’il avait passé entre le Royaume-Uni et l’Italie, à l’aide de portoloin. A tenter de poursuivre péniblement ses études et à accomplir en même-temps le devoir qui lui incombait. Et si cela était déjà difficile en soi -parce que les Zabini n’était rien en Italie, contrairement à ce que pensait le Lord- ce n’était rien comparé aux derniers événements. Les cavaliers de l’apocalypse avait été libéré. Tous sans exception. Et depuis, Blaise se faisait très discret.

En fait, il devait s’avouer qu’être en Italie la plupart du temps, lui procurait un sentiment de sécurité. Il lui serait plus difficile de croiser son leader de cette façon. Et il ne souhaitait le croiser pour rien au monde. Il savait pertinemment que Darren connaissait sa responsabilité dans sa capture. Il lui avait tendu un piège et il était tombé dedans tête la première. Le trentenaire n’avait eu aucun doute et c’est ce qui rendait cette trahison encore plus difficile à assumer pour le fils Zabini. Darren avait eut toute confiance en lui. Il comptait sur lui. Il l’avait accepté dans ses rangs sans aucune condition. Blaise était définitivement des leurs. Et il les avait trahi.

La culpabilité était toujours là. Grandissant chaque jour mais profondément enfouie pour tenter de l’oublier. Et il essayait vainement d’avancer. Il avait eu ce qu’il voulait : le nom de l’assassin de son père. Il savait à présent. Et pourtant il n’avait aucune idée de ce qu’il allait faire de cette information. Il ne pouvait pas tuer Lucuis Malefoy avec autant de désinvolture et de haine qu’il ne l’aurait voulu. Et pourtant de la haine, il en ressentait plus qu’il ne pensait en supporter. Quel serait son avenir, à présent ? Devrait-il se résigner à être un mangemort qui sèmerait la désolation et le sang, sans aucune réelle conviction politique ? Ou bien devait-il essayer de trouver une solution pour se faire pardonner par l’Anarchie ? Il n’en avait aucune idée. Pour la première fois depuis des mois, il n’avait pas de plan de secours. Plus d’objectif précis. Il était perdu.


« Tu l’auras bien cherché, Blaise » se disait-il, souvent.

Oui, il l’avait bien cherché. Et par moment, il commençait à se demander si il aurait pas mieux fais de rester à l’écart de tout ça. Conserver ses questions sur sa famille, sur son histoire, ne rien savoir et faire sa vie. Mais ce n’était ni dans son caractère, ni même envisageable compte tenu de ses fréquentations. Il le savait pertinemment.

Aussi, il avait commencé cette journée comme toutes les autres. Il s’était réveillé dans sa chambre d’Hôtel de luxe, avait prit son petit-déjeuner et s’était préparé avec soin pour se donner l’allure d’un jeune aristocrate. Puis, il s’était rendu à de multiples rendez-vous qu’il avait lui-même organisé. Des contacts qu’il s’était fait habilement en se rendant à de multiples réceptions, en s’inventant des relations dont il ne connaissait en réalité que le nom, et en usant de son habileté avec les mots et de son charme. Les femmes étaient très réceptive à sa personne, en particulier. Mais il savait aussi user de son intelligence et de son arrogance pour se faire apprécier des hommes. Les aristocrates n’aimaient moins rien que l’opulence, le pouvoir et l’ambition. Ayant été élevé dans ce milieu, Blaise savait être ce que les gens attendait de lui.

Il utilisait aussi le nom de famille de sa mère, des Sang-Purs français, pour appuyer sa crédibilité. C’est d’ailleurs à une certaine amertume mais aussi un certain amusement que Blaise se laissait parfois aller, en se disant que le Lord aurait peut-être mieux fait de l’envoyer en France, et non en Italie. Il y aurait sûrement été mieux accueilli que Levinson. Ce dernier aussi avait du y penser, d’ailleurs. Il l’imaginait jubiler à l’idée de tous les problèmes qu’il s’était créé. Levinson était un pervers et aussi le seul à connaître les secrets de Blaise.

Bref, il quittait l’immeuble particulier de l’un des plus puissants chef de famille Sang-Purs du pays lorsqu’il se fit enlever. Il se faisait tard, il était exténué et il n’avait rien vu venir. Il sentit une main l’agripper, il se sentie aspiré en dedans de lui-même, comprit qu’il transplanait par l’intermédiaire de quelqu’un, puis plus rien, le noir. Tout comme il ne comprit vraiment ce qui lui arrivait que lorsqu’il se retrouva projeter contre la table d’une cuisine dont il ne connaissait rien. Il se retrouva à moitié assommé, le corps endolori de s’être brisé contre la table et deux de ses chaises -ou plutôt de les avoir brisé avec son corps-, affalé contre le meuble de la cuisine qui avait arrêté sa chute.

Il mit plusieurs secondes à revenir à lui. Il ne savait pas où il se trouvait, ni même qui l’avait amené là et il sentit un vague sentiment de panique s’insinuer en lui. Il ne comprit que lorsque s’éleva sa voix. Cette voix, car il la reconnu entre mille. Il sentit ses entrailles se glacer. Le jour qu’il redoutait tant était déjà arrivé. Il allait lui falloir faire face à ses actes et à ses décisions. Ce jour serait peut-être même son dernier.

Il entreprit de se redresser mais une douleur fulgurante au niveau des côtés l’en empêcha et il laissa échapper un sifflement furieux. Par Merlin, il n’y était pas allé de main morte ! Il porta également la main à son crâne et en ramena ses doigts recouverts de sang. Il saignait mais se devait être superficiel. Le crâne avait tendance à saigner beaucoup sans pour autant que cela ne révèle de graves lésions. L’os semblait intact. Il mit plusieurs secondes à parvenir à s’asseoir avec un peu plus de dignité. Mais il n’essaya pas de se lever pour le moment, parfaitement conscient d’être trop étourdi pour ça. Sa baguette était au abonné absente, envolée il ne savait où. Il était dans une sacrée merde. Il releva la tête et croisa le regard de son vis-à-vis.


« Bonsoir Darren. » prononça-t-il alors.

Il affichait l’air parfaitement à l’aise de celui qui assume complètement ses actes. Il était évident qu’il allait passer un sale quart d’heure. Si ce n’est une très mauvaise soirée. Et encore, il s’empêchait d’imaginer pire encore. Pour autant, il restait l’être arrogant qu’il avait toujours été. Et s’il était bien moins sûr-de-lui qu’il ne voulait le montrer, il ne ferait pas le plaisir à son adversaire de le constater. Si il devait payer pour sa trahison -mourir peut-être- il le ferait avec dignité. Ou au moins, comme un homme. Aussi il reprit, respirant avec un difficulté, un léger sourire au coin des lèvres :


« J’ai imaginé nos retrouvailles des centaines de fois, mais je dois avouer que j’avais visualisé quelque chose d’un peu plus classe, en ce qui me concernait. Une rencontre où je ne me retrouvais pas à terre au bout de cinq secondes, déjà blessé, et incapable de me défendre convenablement. Mais j’imagine que je l’ai bien mérité ... »

Autant être honnête, Darren n’était pas aveugle et il était parfaitement capable de comprendre que Blaise était à sa merci la plus totale. De plus, l’ironie l’aidait à maîtriser sa peur. Un homme qui avait encore à perdre éprouvait toujours de la peur devant un danger. Et il avait encore tellement à perdre … Mais le plus dur serait encore de ne pas craquer. Il ne voulait pas se laisser submerger par la culpabilité. Il ne pouvait se le permettre.

Sentant une douleur au niveau de son poumon gauche, à chaque nouvelle aspiration, il prit le partie de ne pas respirer trop profondément. Il reprit la parole toujours aussi ironique.


« Alors, c’est quoi ton plan pour ce soir ? » demanda-t-il comme on demanderait le menu du dîner, « Tu as prévu de me faire cracher le morceau ou tu vas te contenter de me faire passer la baguette à gauche ? »

Autant savoir à quel sauce il allait être mangé. Il se mit alors à tousser, déclenchant une nouvelle sensation de poignard au niveau du côté. Sa respiration se fit plus sifflante et il finit par cracher un glaviot sanglant à ses pieds. Visiblement, il avait le poumon perforé.

Darren allait lui faire sa fête et il espérait que se serait rapide. Même si il savait pertinemment que se serait long. Très long …
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Darren O. Hellson
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Mer 21 Fév - 18:56
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Blaise et Darren, septembre 2000


Sans bouger, Darren observa Blaise se relever comme s’il avait simplement trébuché et qu’ils reprenaient une discussion interrompue par accident. Au-delà de ça, il analysait son attitude, notant cette nonchalante arrogance dont le jeune homme faisait preuve en prenant la parole. Comme s’il n’était absolument pas étonné et qu’il assumait totalement ce qui c’était passé, ce jour-là, lorsqu’il l’avait berné et livré à Voldemort. Peut-être allait-il même s’en montrer fier ? Se pavaner et se dire prêt à mourir ? Après tout, Darren ignorait tout de ce qui avait motivé Blaise à faire une chose pareille. Peut-être qu’il s’était infiltré parmi les anarchistes, tout simplement, mais que son allégeance réelle avait toujours été pour les partisans du Seigneur des Ténèbres. Et que son but avait toujours été de servir ce dernier. Après tout, il était dangereux de faire confiance à quelqu’un qui jouait double-jeu. Quelque part, on ignorait toujours pour quel cavalier la personne dansait véritablement. Darren l’avait appris à ses dépens, désormais on ne l’y reprendrait plus.

Blaise avait même un sourire au coin des lèvres. Peut-être que cette arrogance était fausse et cachait quelque chose d’autre qui pourrait ressembler à de la peur. Peu importe, Darren se fichait totalement de savoir ce qui se tramait exactement dans la tête du jeune homme en face de lui. Il avait juste envie de régler ses comptes, ni plus ni moins. Il n’était pas là pour venir provoquer dignement Blaise en duel et lui laisser une chance de se défendre ou même de l’emporter, bien que Darren soit de toute façon sûr de ses propres compétences en matière de magie et de combat. Non, il n’y avait aucun intérêt à la jouer proprement, puisque de toute façon, aucune guerre ne se gagnait sans se salir les mains.

Le leader anarchiste n’écouta même pas vraiment ce que Blaise s’amusa à baratiner au sujet de leurs retrouvailles qu’il avait imaginé plus classes. D’un geste, un feu s’alluma soudain dans la vieille cheminée qui trônait dans le petit salon obscur et qui avait pourtant l’air condamnée. Darren brisa la baguette de Blaise puis la jeta dans les flammes comme s’il s’agissait d’une vulgaire brindille destinée à entretenir le feu.

« Te faire cracher le morceau ? releva-t-il assez distraitement. A propos de quoi ? Je sais déjà que tu m’as trahi et à vrai dire, la raison pour laquelle tu as fait ça m’importe peu. Pour ne pas dire que je m’en cogne totalement. »

Ce qui était totalement vrai. Il n’avait pas spécialement envie d’entendre des propos de fanatique ou des excuses bidons censées justifiées son geste. L’un ou l’autre, ça ne changerait pas ce qui s’était passé ni ce qui allait se passer.

« Ceci dit, je suis quand même étonné. Je n’aurais jamais imaginé que tu puisses en vérité être vraiment de leur côté. Tu n’avais pas l’air de ce genre. Mais bon, tout le monde peut se tromper pas vrai ? »

Lui le premier, par exemple. Il se trompait rarement pourtant, surtout en ce qui concernait les personnes qui rejoignaient ses rangs. Il faut dire qu’il était legilimens, et que cela permettait de voir plus clair que la plupart des autres. Mais sur le coup, Blaise était occlumens et surtout, il avait bénéficié du soutien d’Eden Swan, une jeune anarchiste en qui Darren avait toute confiance, au point où il avait même commencé à en faire son élève. Alors non, le leader ne s’était pas méfié, pas au sujet de ce jeune homme en tous cas et pas comme ça. Il y avait quand même quelque chose qui ne collait pas, cette pensée persistait dans l’esprit de Darren, mais il était las et il n’avait aucune envie de creuser davantage la question. Il n’avait plus le temps pour ce genre de choses. Il avait disparu et l’anarchie s’était clairement mise à battre de l’aile alors qu’en parallèle, un ancien mage noir faisait son grand retour et reprenait du pouvoir sur Voldemort en s’alliant à Dumbledore. Il était plus que temps de reprendre les choses en main pour s’imposer dans la partie qui était en train de se jouer.



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Blaise J. Zabini
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Mer 21 Fév - 22:19
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C'est de la confiance que naît la trahison. Δ Proverbe Arabe

A la lueur du feu qu’il venait d’allumé, Blaise vit Darren lever les deux mains, l’une tenant sa baguette et l’autre attrapant son extrémité, comme on regarde l’épée qui s’apprêtait à vous trancher la gorge. Cette dernière se brisa en un bruit sec qui donna envie à Blaise de hurler. Putain, sa baguette ! Il venait de briser et jeter sa baguette au feu !! Il n’avait plus de baguette, il était comme un simple Cracmol !

Savoir qu’on la lui avait retiré était une chose, mais savoir qu’il ne pourrait plus jamais l’utiliser en était une autre. Bien sur, il aurait peut-être plus l’occasion de se servir de quoi que se soit après cette rencontre. Mais ça ne changeait en rien que la perte de sa baguette était un coup dur. Bordel, quel sorcier ne ressentirait pas cette détresse, cette impression d’horreur en voyant la baguette qui l’avait choisie à l’âge de ses onze ans, être détruite de la sorte ?! Sous ses yeux, et avec nonchalance en plus. Il n’avait plus vraiment envie de faire de l’ironie, là, maintenant. La peur tentait à disparaître, caché par la colère qui prenait le dessus. Il observait l’objet magique se consumer lentement, la rage au cœur. Même s’il savait pertinemment qu’il méritait ce qui lui arrivait, il ne put s’empêcher de lancer un regard vénéneux à l’homme debout en face de lui.

Il n’avait pas vraiment écouter Darren, trop obnubilé par ce qu’il venait de faire. Mais il en avait saisi l’essentiel. Le leader ne voulait ni explication, ni aveux. Il voulait le voir mort. C’est la seule chose qu’il comprit même si il ne l’avait pas dis réellement. Pour la coup, il en oublia la douleur et les vertiges. Il entreprit de se relever difficilement, bien décidé à ne pas mourir à terre. Il dut se rattraper au meuble de cuisine pour ne pas basculer sous l’étourdissement qui le prit. Sans baguette, aucune chance de résister à quelque sort que se soit, mais il n’allait pas rester là sans rien faire, si ?

Pourtant, c’est les derniers mots que l’anarchiste-en-chef prononça qui le firent ouvrir la bouche. Encore et toujours une question de camp. S’ils savaient tous qu’il en avait rien à foutre des camps, au final ! Si celui des Anarchiste triomphait, il en serait heureux, certes. Mais au fond, il ne vivrait sûrement pas assez longtemps pour le voir. Et de toute façon, une seule chose importait. Sa vengeance. Et putain, il se rendait compte qu’il l’avait peut-être laissé passer. Tout ça pour rien. Il n’avait pas eu les couilles de tuer Lucius. Un ricanement amère sortie de ses lèvres, ravivant la douleur de son poumon gauche.


« Comme-ci l’idéologie de ces malades avait un quelconque importance pour moi ! » cracha-t-il, acide, « Je t'en prie Darren, je suis peut-être un putain de traître mais ne m’insulte pas, s’il te plaît. »

Bien entendu, c’était une sorte de mensonge. Il avait vraiment voulu faire partie de ses hommes. Il avait cru en leurs idées. Il y avait cru tellement fort que sa mère avait été obligé de lui révéler leur plus grand secret pour le ramener à la raison. Mais il avait été trop idiot pour ne le dire à personne, n’est-ce pas ? Trop fier le Zabini ! Tellement fier qu’il avait préféré prendre le risque de ne jamais être accepté dans leur rang que plutôt que de leur révéler sa véritable motivation. Ça aurait été admettre sa plus grande souffrance. Sa faiblesse la plus profonde. Et son arrogance ne l’aurait pas permi, n’est-ce pas ? Et voilà où ça le menait. Oh bien sur, leur révéler ceci ne lui aurait pas permi cette trahison, car Darren l’aurait vu venir à des kilomètres. Il aurait compris qu’il était prêt à tout pour ça. Aussi avait-il eut raison de ne rien révéler à qui que se soit. Hormis Eden, mais elle avait visiblement tenu sa langue. Mais tout ça n’aurait servit à rien si il mourrait ce soir. C’était cette constatation plus que tout autre qui le rendait si amère.

Profondément dégoûté, de lui-même et de cette ordure d’existence, il ouvrit grand les bras, ignorant la douleur. Il se sentait commencer à trembler. Il avait la haine, et toute sorte d’émotion se bousculait dans son esprit. La panique, l'urgence, l'injustice et la frustration. Le masque avait disparu et jamais Darren n’avait pu lire aussi facilement en lui. Tout offert à son bon vouloir, il prononça hargneux :


« Allez, qu’est-ce que tu attends ?! Tu veux me faire souffrir, non ? Vas-y, fais-le ! Je suis tout à toi. Tu peux me faire ce que tu veux ! »

Il n’avait aucune idée de pourquoi il le provoquait ainsi. Ca n'était plus de l'arrogance, non. Juste de la colère et de la détresse à l'état pur. Peut-être avait-il l’espoir de mourir plus vite s’il l’énervait assez vite pour ça ? Ou peut-être qu’il était trop en colère contre lui-même et le monde entier pour se montrer assez lucide. Il méritait peut-être ce qui lui arrivait, finalement. Il méritait sûrement de souffrir et de mourir, comme il avait fait souffrir et tué. Mais qui vengerait la mémoire de son paternel disparu ? Qui prendrait soin de sa mère, qui ne s’en était jamais remis ? Personne. Et ça plus que tout autre, il ne pouvait le supporter. Au bord de ses yeux, des larmes de rage commençaient à affluer sans qu’il ne s’en rende compte. Il allait crever et l’air suffisant de Lucius Malefoy flottait devant ses yeux. Ce traitre, qu'il avait tant admiré, ne paierait pas. Il avait perdu.
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