RSS
RSS



 

 :: LONDRES :: ♣ Aux alentours Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

God have mercy. // Fenrir

avatar
Astrid Greyback
Ancien garde du corps de Margot Woosley
Âge du personnage : 23 ans
Baguette : Chêne blanc, 22cm, Crin de Sombral, Flexible
Nombre de messages : 92
Célébrité sur l'avatar : Alycia Debnam-Carey
Humeur : Changeante
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 4 Mar - 16:48

Everything is a question of choice
Fenrir & Astrid Greyback


La soirée avait été calme. Astrid avait patrouillé toute la journée, les sortilèges installés marchaient encore. Enfin… Elle espérait. Certains éclaireurs avaient donné des informations inquiétantes sur les positions de la troupe écossaise de Loups-Garous. Elle ne le montrait pas, n’en parlait pas, mais elle avait peur des conséquences qui pouvaient résulter d’une confrontation entre eux. La seule chose qui la rassurait était le fait que ceux qui étaient restés à ses côtés avaient été entraîné en même temps qu’elle. L’Alpha était donc certaine de leurs capacités et le cas échéant savait que chacun d’entre eux donnerait le meilleur. Ils n’avaient connu aucun échec jusque-là. Leur force étant la combinaison parfaite entre magie et armes lambdas. La rapidité d'exécution était également leur point fort. Mais voilà, durant une attaque de nuit : avaient-ils une chance ? Non. Malgré ses ordres pour mettre plus de personnes à la surveillance : ils se sont fait surprendre. Comme des bleus. Comme des moins-que-rien. Blesser dans sa fierté, mais également dans sa chair : Astrid devra porter à jamais ces marques.
Donner des coups, non plus pour s'entraîner mais pour se défendre. Couper la peau des assaillants sans hésitation. Faire couleur leur sang pour éviter que le sien n’abreuve pas la terre nourricière. Tuer ou être tué : le principe même de la survie animale. La lune n’était pas pleine mais elle le serait dans deux jours : rendant les combats encore plus hargneux. Ils ne voulaient pas s'arrêter et le clan d’Astrid non plus. Un combat à mort ou jusqu’à ce que l’un des deux groupes sonnent la retraite. Une chose que l’Alpha n'hésiterait pas à faire si cela voulait dire sauver les siens. Perdre une bataille était acceptable si la guerre était gagnée.

De toute façon, il n'y avait pas de honte à abandonner. Tout était arrivé si vite. Personne n’avait rien put prévoir.
Certes, ils ont répondu et ont tué des Ecossais sans pitié mais les pertes de leur côté furent plus lourdes. Le retrait de son clan dans un endroit plus sécurisé fut ordonné juste à temps. Au prix de sa vie puisqu’elle resta en arrière et laisser ainsi le temps à son clan de pouvoir partir. Elle avait échoué. Mourir dans la boue, dans son propre sang n'était pas une mauvaise mort en y pensant. Margot lui avait toujours répété que donner sa vie pour une cause juste était le meilleur moyen d’aller au Paradis. Protéger les siens était son but.

Allongée dans la terre, la moitié de son visage embourbée et l’autre trempée par la pluie : Astrid avait belle et bien l’impression de vivre ses derniers moments. Le chef de la meute Ecossaise la pensait déjà morte et l’avait laissé se vider de son sang. Pourquoi lui donner une mort rapide ? Elle n’avait jamais eut de pitié envers les prisonniers qu’elle avait fait dans le passé. Il y avait quelque chose de beau dans l’idée qu’elle allait mourir. Avec plaisir, elle repensa aux moments avec Tom, leurs retrouvailles, la sensation de bonheur et d’allégresse qui s'était emparée d’elle au moment où ils se sont embrassés… Mais il n’y avait pas que le loup-garou dans sa tête. Son père, sa mère : ces parents aimants prêts à tout pour un enfant devenu si ingrat par peur. Une déception qui a briser une famille. Astrid avait agi égoïstement, elle l’avait compris et comme une idiote pensait avoir une vie entière pour se racheter. Quelle douce illusion l'avait bercé. Les regrets envahissent maintenant sa confiance et c’est pour pleurer qu’elle utilisa ses dernières forces.

Quelques heures après, deux mangemorts la trouvèrent. Ils n’étaient que de passage, les Highlands n’étaient plus aussi sûre pour eux. Il faut dire qu’Astrid et les siens prenaient soin de la région. Enfin… Avant que les Ecossais n’interviennent. La fumée qui s'élevaient des cabanes en feu a attirée leur attention. Donnant les premiers soins pour qu’elle reste stable : ils décidèrent d’un commun accord de l’apporter à Fenrir. Ils savaient qu’elle était sa nièce et comme aucun ordre n'avait été donné la concernant : il ne servait à rien de la tuer ou de l’amener au Lord tout de suite. Jeté sur l’épaule du plus trapu, c’est lui qui prit la parole devant le loup-garou qui avait gagné ses galons en faisant couler le sang.

“Semblerait que l’Inquisiton ait réellement trouvé plus fort qu’eux.” Il la posa au sol. “Elle est la seule survivante. On en fait quoi ? Tu veux l’achever ?” Après tout, son corps était en piteux état. “Sinon on attend qu’elle se transforme à la pleine lune et on la décapite pour apporter la tête au Lord.” Tout était bon pour se mettre dans les petits. Papiers du Seigneur.

AVENGEDINCHAINS


like a flower made of iron



⋆ born to fight.


it’s not that she's born brave. it’s not that she’s born strong. it’s just that the universe has decided that this one, this one will have grit and fire and steel in her blood. @excelsior
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Âge du personnage : 49 ans
Baguette : Bois d'aulne, poil de rougarou, 30 cm
Nombre de messages : 494
Célébrité sur l'avatar : Jeffrey Dean Morgan
Humeur : Bestiale
Voir le profil de l'utilisateur
Mer 21 Mar - 15:03
Astrid & Fenrir
Septembre 2000, saison 5 ▽ God have mercy


Assis sur une chaise, le menton dans la main et l’air relativement blasé, Fenrir n’accorda qu’une attention distraite aux deux mangemorts qui lui apportèrent un corps. Ce n’est qu’en reconnaissant les traits du visage de la fille qu’il tiqua, et qu’il se redressa pour se concentrer davantage sur ce qu’on était en train de lui dire. Pour être sûr, il se leva, s’accroupit au sol et écarta les longs cheveux bruns qui masquaient le visage tuméfié de celle qu’il avait bien reconnue comme étant la fille de Ragnar. Que faisait-elle ici et surtout dans cet état ? Fenrir comprit que les mangemorts avaient dû la trouver dans les Highlands, là où il avait eu l’occasion de la rencontrer une fois déjà et où il savait qu’elle vivait en compagnie d’autres loups-garous reclus. S’ils parlaient d’elle en tant que seule survivante, c’est qu’ils avaient dû être attaqués. Par qui ? Des sorciers ou des loups-garous ? Probablement des loups-garous. Fenrir savait reconnaître ce genre de blessures pour en avoir reçu dans sa vie et surtout pour en avoir beaucoup donné. Et puis, les Highlands étaient désormais dans le territoire protégé par Dumbledore, alors les mangemorts n’auraient pas pu mener un raid contre eux. Surtout que ça n’avait jamais été dans leurs projets, car Fenrir ne comptait pas décimer tous les loups-garous de cette Terre, mais au contraire les rallier au maximum à lui.

Fenrir releva la tête vers les deux mangemorts qui attendaient ses ordres. Ils proposaient de l’achever, ça encore, d’accord. Mais proposer d’attendre la pleine lune pour qu’elle se transforme et la décapiter en tant que louve… C’était mal le connaître. C’était insulter sa propre nature de loup. Il n’y aurait jamais telle humiliation. Il n’y avait que des foutus merdeux pour avoir ce genre d’idée. A la façon qu’il eut de se relever de toute sa hauteur et surtout de planter son regard sur eux, les deux mangemorts comprirent qu’ils avaient fait une erreur. Ils se turent aussitôt, et Fenrir songea un instant au fait qu’il pourrait facilement les tuer tous les deux rien qu’à la force de ses poings. Il l’aurait probablement déjà fait, s’il avait été plus jeune. Mais maintenant, il savait lorsqu’il était inutile de se fatiguer inutilement.

« Non, on ne fait rien. Je la garde. Pas un mot à quiconque. »

Les deux types opinèrent du chef et s’en allèrent. Fenrir savait qu’ils lui obéiraient. Certains mangemorts lui étaient fidèles depuis longtemps, probablement fascinés par sa force et sa capacité à tuer en masse sur les champs de bataille.

Fenrir regarda sa nièce et songea au fait qu’il pourrait la laisser mourir. Après tout, il ne la connaissait pas. Mais étrangement, il n’avait pas envie de faire ça à Ragnar. Pourtant, c’était lui qui s’était attaqué à Astrid lorsqu’elle était bébé et qui avait foutu leur vie de famille en l’air. Ce n’est même pas qu’il avait des regrets, mais c’est juste qu’il ne se sentait pas de fermer les yeux aujourd’hui alors qu’on amenait la fille de son frère, presque morte, à ses pieds. Et puis Astrid lui avait laissé une bonne impression, lorsqu’ils s’étaient vus dans les Highlands. Elle avait du caractère et surtout, elle était un loup dominant. Elle avait du potentiel et elle avait aussi un petit quelque chose de perdu qui lui rappelait parfois lui-même. Non, il n’allait pas la laisser mourir.

Ce serait facile de la soigner ici. Ils étaient en Angleterre, donc dans le territoire occupé par les mangemorts. Fenrir ne s’y était rendu qu’à titre exceptionnel, car il comptait bien revenir chez Madalina et donc en territoire écossais. Il y avait plus d’intérêt à se trouver infiltré en territoire ennemi qu’à dormir au chaud ici, après tout. Et puis c’est surtout qu’il préférait rester auprès de la blonde, mais ça, de là à l’avouer… Peut-être qu’il se ferait prendre un jour, et que des Résistants ou des Dissidents lui tomberaient dessus. Tant pis, il était prêt à prendre le risque. Il n’était pas l’homme le plus facile à abattre du monde après tout.

Fenrir porta sa nièce jusqu’à une chambre. La maison avait dû appartenir à des sorciers qui avaient foutu le camp, pour probablement trouver refuge ailleurs. Les mangemorts pouvaient donc à loisir utiliser ce genre d’endroits, notamment pour les piller. Mais Fenrir trouva ce qu’il lui fallait dans la salle de bains. Il avait largement eu l’occasion d’apprendre à se soigner lui-même dans sa vie, sans magie et ce depuis tout jeune. Il s’occupa donc de soigner les plaies de sa nièce, constatant qu’elle n’était vraiment pas passée loin. Il se demanda comment Ragnar aurait réagi si Astrid avait été amenée à mourir. Il semblait froid et insensible à ce sujet, mais ce n’était sûrement qu’une façade.

Une fois soignée, il la laissa ensuite se reposer. Elle finirait bien par se réveiller, mais il ne savait pas quand. Il s’absenta quelques heures, et lorsqu’il revint, elle n’avait toujours pas bougé. Il poussa un gros soupir et s’affala sur un fauteuil en attendant. Il n’allait pas non plus veiller sur elle 107 ans, eh oh. Il n’avait pas signé pour être baby-sitter.

A l’instant où il se faisait cette réflexion, Astrid entrouvrait les paupières, comme si elle avait pu entendre ses pensées. Fenrir l’observa et la laissa émerger, puis évaluer son environnement. Il attendit qu’elle pose les yeux sur lui pour lui adresser un air extrêmement blasé.

« T’as eu de la chance d’être tombé sur moi, gamine. »

Ironique, vu leur passif…


(c) AMIANTE


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Astrid Greyback
Ancien garde du corps de Margot Woosley
Âge du personnage : 23 ans
Baguette : Chêne blanc, 22cm, Crin de Sombral, Flexible
Nombre de messages : 92
Célébrité sur l'avatar : Alycia Debnam-Carey
Humeur : Changeante
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 31 Mar - 16:49

Everything is a question of choice
Fenrir & Astrid Greyback


Astrid n’avait aucun espoir de survivre à ses blessures. Son corps meurtrit était dans un état pitoyable. Trop de fois elle s’était redressée. Trop de fois elle était remontée en selle au lieu de se laisser mourir. Son échec à protéger les siens était-il un signe de faiblesse ? Une mise en garde du destin pour l’informer qu’elle devrait abandonner ? Son esprit divaguait. Dans les limbes de l’inconscience : elle se sentait seule. Le froid perçait ses os et s’insinuait jusqu’au plus profond de son être. Retrouver de justesse, elle ne se rend pas compte qu’elle est retrouvée de justesse et emmener loin du champ-de-bataille. A aucun moment elle entend les deux mangemorts parler d’elle à son oncle ; tout comme elle ne voit pas la peur dans leurs yeux alors qu’ils disaient vouloir attendre la peine lune pour la décapiter et faire de sa tête un trophée de chasse. Sauver par son oncle qui l’a condamné à être esclave de la pleine lune : la situation était cocasse et jamais Astrid n’aurait pensé que Fenrir aurait épargné sa vie de la sorte.
Ouvrant les yeux dans une pièce plongée dans le noir : elle fit claquer plusieurs fois sa langue dans sa bouche pâteuse. Soufflant longuement, elle tenta de bouger mais cela lui cause de violentes douleurs qui la firent gémir. Se remettant dans sa position initiale : plusieurs larmes se mirent à couler sur ses joues pâles et elle retomba dans l’inconscience sans avoir la force de savoir où elle était ; mais surtout pourquoi elle était encore en vie.

Rouvrant ses yeux, elle fut cette fois-ci en mesure de prendre conscience de son environnement. Elle ne reconnaissait pas cette pièce, ce lit : mais cette odeur… Elle tourna sa tête et croisa le regard de son oncle. Par réflexe, elle tenta de se redresser vivement mais elle grimaça et dût se rallonger de force en grognant de douleur.

« On n’a pas… la même définition de chance… je crois. » Elle serra les dents de rage mais aussi pour cacher la souffrance qui s’était emparée d’elle : « Pourquoi tu ne… m’as pas déjà tué ? » La louve avait tellement de questions. « Et merde… qu’est-ce que je fais ici ? Tu attendais que… je sois consciente pour finir le travail que… tu as commencé ? »

Astrid regarda les rideaux du lit baldaquin. Elle referma ses yeux, tentant de comprendre quel intérêt il avait à la garder en vie alors qu’il aurait pu la laisser mourir. Cela aurait fait plaisir à plusieurs personnes : elle en était convaincue.

« Et maintenant quoi… ? » Souffla-t-il en bougeant légèrement comme si cela pouvait apaiser la douleur dans ses membres. « Tu vas continuer… de prendre soin de moi… ? » Elle s’esclaffa légèrement de rire : « Je ne savais pas … que tu étais une bonne infirmière. »

Elle avait beau tourné dans tous les sens la question : elle ne comprenait tout simplement pas pourquoi Fenrir ne l’avait pas achevé. Ce pourrait-il que la nièce et l’oncle aient encore des projets à mener à bien ? Astrid ne croyait pas aux coïncidences et faisait partie de ces personnes qui étaient convaincues que les choses n’arrivaient jamais sans raison. Fenrir l’avait sauvé pour une raison. Mais laquelle.

« Le pire dans cette histoire… ? C’est que je t'en dois… Une. »
AVENGEDINCHAINS


like a flower made of iron



⋆ born to fight.


it’s not that she's born brave. it’s not that she’s born strong. it’s just that the universe has decided that this one, this one will have grit and fire and steel in her blood. @excelsior
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: LONDRES :: ♣ Aux alentours-
Sauter vers: