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Un dîner presque parfait

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Archibald Macpherson
Professeur de Potions & Potions Avancée
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Mer 7 Mar - 15:45


Un dîner presque parfait
RP ouvert à tous
La scène était épique. Imaginez la Grande Salle de Poudlard. Visualisez-là pendant un dîner, lorsque les élèves, les Professeurs et maintenant les étudiants sont réunis. Il y a un brouhaha infernal, entre les discussions incessantes, les bruits de couverts et les apparitions des Elfes de Maison qui vont et viennent, pour ramener les plats. C'est bon, vous l'avez l'image ? Alors maintenant, entrez donc par la grande porte et allez voir la table tout au fond. Oui, celle des Professeurs. Voilà, vous y êtes. Bravo. Au centre, le Directeur de l'école. Rien d'étonnant. Ce qui l'est, par contre, c'est l'endroit où se trouvent Abraxas Barjow et Archibald Macpherson. Chacun d'un côté et de l'autre d'Albus Dumbledore. Bizarre alors que les deux anciens camarades et amis de Durmstrang sont toujours fourrés ensemble. A tel point, qu'il en va de même pour leurs fils. Cette fois, par contre, c'était différent. Le Professeur de Potions était arrivé le dernier et il n'eut guère le choix de sa place. Se trouver à côté du Directeur ne le dérange pas en soit, ce qui le dérange c'est l'attitude de son meilleur ami, qui ne lui a même pas adressé un coup d’œil. Et encore moins une parole. Y aurait-il de l'eau dans le gaz ? La réponse est pire que ça ! Il y a une couille dans la potion, comme le dirait très justement Archibald. Cela se ressentait pratiquement sur l'ambiance, du moins à la table des Professeurs. Certains regards se posaient sur eux, sans spécialement se montrer insistant. D'autres s'en fichaient royalement, comme le Directeur de Serpentard ou ses acolytes Mangemorts.

Le visage du voisin de bureau de Severus Rogue, était particulièrement fermé. Il semblait même agacé ou ennuyé. Mais le résultat restait le même et le bruit qu'il avait fait, en tirant sa chaise, témoignait bien de son énervement du moment. Le silence était malgré tout d'or, jusqu'à ce qu'il devienne trop lourd. Trop embarrassant. Trop énervant. Au grand damne de ses voisins de table.

« C'est ça va. Ignore-moi. »

Il n'y avait personne d'autre qui pouvait les entendre, avec tout ce boucan. Si ce n'est, ce pauvre Albus qui se retrouvait entre les deux Professeurs. Pris en sandwich, s'ils venaient à avoir envie d'en venir aux mains pour en découdre. Ce qui ne serait sûrement pas étonnant avec ces deux Sorciers-là. Ils sont assez arrangés pour finir par se taper dessus.

Couverts en main, il piquait dans son assiette sans faire attention au fait, qu'il semblait aussi énervant qu'un sale gosse qui meurt d'envie de piquer une colère. Ce qui l'agaçait le plus, c'est qu'Abraxas ne lui prête pas plus d'attention que cela. Et dire qu'ils s'étaient simplement querellés pour une sottise normalement sans grande gravité. Un petit détail anodin qui prenait des proportions étonnantes et détonantes également. Aussi différents que similaires, les deux amis sont de véritables têtes brûlées, bien trop butés pour pouvoir enterrer rapidement la hache de guerre. En cas de broutille, c'est limite s'ils ne sortent pas leurs baguettes.

« Quand tu seras vieux et aveugle, ne compte pas sur moi pour que je sois ta canne et tes yeux. »

Une petite référence à la pathologie dégénérative dont Abraxas souffre. Il n'a pas sortie ces propos juste pour faire jolie. Et en plus, à peine eut-il prononcer ces mots, qu'il s'en voulait déjà.



(c) ad astra
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Anton Munter
Président des étudiants & étudiant en Magie Avancée
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Lun 12 Mar - 16:49
Comme c'est ouvert, on tape l'incruste



Un dîner presque parfait

RP libre & Anton Munter



Manger est quelque chose d'apparemment sacré à Poudlard. Les grandes tablées, les dîners qui s'éternisent. Bien différents de ce qu'Anton a vécu quand il habitait à Pré-au-Lard avec son frère. A cette époque, ils mangeaient lorsque le contenu du réfrigérateur le leur permettait. Sans quoi, bien souvent, ils partaient se coucher en jeûnant. Lorsqu'ils avaient de quoi satisfaire leurs estomacs d'affamés, ils grignotaient devant la télé, pavanés l'un et l'autre sur le canapé. Poudlard est loin de ce dîner sur le pouce. Encore un soir où Munter allait pouvoir s'en rendre compte. Parvenant enfin jusqu'à la Grande Salle, les odeurs arrivaient aussitôt jusqu'à lui. De quoi raviver le grognement de son estomac, qui réclamait sa pitance du soir. Le jeune homme avait passé une journée pour les moins pénibles, enchaînant rapidement les cours, dans une école qu'il ne connaît pas et qui semble être – à ses yeux – un véritable labyrinthe. La chance lui avait souri tout de même à quelques reprises, quand il croisait tour-à-tour, Nikolaï, Hengist, Nina, Wulfric ou encore Zakaria et bien d'autres. Tous natifs de Poudlard, ils ne rencontraient aucun problème à jouer le GPS de service. C'est ça, de se faire rapidement des amis. Tout le monde ne peut pas s'en vanter. Mais c'est un trait de caractère étrange chez Anton. Il peut être si détestable lorsqu'il s'y met. Vantard, arrogant, égoïste et bien d'autres termes peu glorieux, pourtant, il a une facilité déconcertante à se lier d'amitié avec les gens. Il y a toujours quelque chose d'attachant chez lui. Son côté beau parleur sans doute ou son humour ? Parce que le garçon est loin d'en être dénué, bien au contraire. Il y a également son franc parlé qui est intéressant, parce qu'il n'est pas homme à tourner autour du pot. Lorsqu'il ne vous aime pas, c'est certain qu'il vous le fait savoir illico-presto.

En entrant dans la Grande Salle de Poudlard, son regard s'était aussitôt posé sur la table des étudiants. Une énorme table autour de laquelle, se retrouvent tous les étudiants désireux de prendre leurs repas dans le grand château. C'est une aubaine pour Anton, qui peut enfin se remplir l'estomac convenablement. Manger à sa faim est sûrement une chose anodine pour beaucoup, mais depuis quelques années, Munter et de Woodcroft ont ressenti ce que c'était que d'avoir les crocs. Une sensation horrible surtout lorsqu'il est impossible de donner satisfaction à cet organe capricieux. Mais ce temps est révolu et ce n'est pas lui qui va s'en plaindre. Repérant rapidement Nina, Anton enjamba le banc pour s'asseoir à ses côtés. La jeune louve semblait absorbée, non pas par son assiette dans laquelle elle picorait de temps à autre, mais par le parchemin à ses côtés.

« Hey. Que fais-tu ? »

Il se pencha légèrement pour voir de quoi il s'agissait, avant de se raidir d'un seul coup, se rendant compte qu'il aurait peut-être mieux fait d'en prendre connaissance, avant de s'installer. Et surtout avant qu'elle ne le remarque.

« La liste des invités... On va faire comme si je n'étais pas venu m'asseoir là et comme si tu ne m'avais pas vu. »

Il s'apprêtait à s'en aller, mais c'était déjà trop tard, notamment lorsque d'une main distraite, la jeune femme l'agrippa par le bras. Là, Munter sut que c'était trop tard pour faire demi-tour. Toute l'organisation du mariage, il le laisse volontiers à Nina. D'autant que la demoiselle n'est pas toute seule, puisque celui de Edwin et Laverne aura lieu en même temps. Elle a donc l'appuie de cette dernière pour organiser la fête. Mais apparemment, ce n'était pas suffisant, il lui fallait aussi l'avis de son futur époux. Rien que d'y songer, Anton aurait bien aimé s'enfuir au plus vite. Mais au lieu de céder à la tentation, il finit par attraper le parchemin, pour voir les noms qu'elle y avait noté. Et surtout, pour voir s'il pouvait en rajouter quelques uns.

« C'est la liste pour tous les invités, ceux d'Edwin et Laverne compris ? »

Après tout, la plupart des noms griffonnés pourraient appartenir à l'une des listes, comme à l'autre. Pas tous, mais bon nombre d'entre eux. Comme tous les garçons du monde, il ne voyait pas ce qu'il y avait de difficile à faire ce genre de listing. Alors, il lui faucha sa plume pour reprendre au propre.

« Je vais t'aider. C'est simple, on commence par les parents et la famille. Pour Edwin, naturellement, tu rajoutes Calvin, Stanislav, Selena, Alicia et Severus. Le père de Laverne. Puis tu écartes un peu les recherches. Le grand-père d'Edwin, son oncle et ses trois cousins. Tu pars du principe que la plupart seront accompagnés. Jezabel et leur fils pour Calvin. Wulfric pour Selena. Lydwine pour Zakaria, Sidney pour Wolfgang, peut-être Alice pour Doyle. A moins que sa présence te dérange toi. Parce qu'il faudra bien faire des concessions, si on fait les deux mariages en même temps. Là, si je n'oublie personne, on a la famille de leur côté à eux. Pour toi, tu rajoutes ton père et tes deux frères. Vois avec eux, s'ils veulent venir accompagnés. De mon côté, il y a mes frères, je verrais également avec eux s'ils ont une cavalière. Il y aura mon père adoptif et mon père biologique. Eux, il faut les mettre chacun à un bout, pour éviter qu'ils n'aient à se croiser. Au pire, tu mets tous les autres invités entre eux. »

Il leva un instant les yeux, regardant autour d'eux et finit par reprendre naturellement le contenu de sa liste.

« Après, tu rajoutes les témoins de chacun. Le mien c'est Balthazar déjà, pour les autres je sais pas, il faudra leur demander. C'est qui ta demoiselle d'honneur ? Ensuite, tu étends aux amis, sans oublier Dumbledore et Grindelwald, c'est le grand-père de Balthi'. En fait, même les deux Dumbledore. Moi j'aime bien le grincheux, sur certains points, il me ressemble. Mais il faudra aussi tout un monde entre lui et Grindelwald. Puis, on peut toujours inviter certains profs qu'on aime bien ? Macpherson, d'autant que sa fille sera sûrement présente. Barjow aussi, le prof pas le vendeur timbré. Leur famille proche mais toujours pas le vendeur timbré. Et ainsi de suite. Tu vois, ça paraît moins difficile comme ça. J'y pense, Katlyna ça te dérange si elle vient ? Elle connait aussi Edwin, je crois qu'il ne serait pas contre. »

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Abraxas Barjow
Directeur Confrérie Lýkos
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Lun 12 Mar - 19:58
Un dîner presque parfaitLa Grande Salle, RP Libre
N'importe quoi. Un vrai gamin. Abraxas se demandait encore pourquoi avait-il fallu qu'il ait cette conversation saugrenue avec son meilleur ami. Au final, les choses ont dérapé et les voilà en froid. A force de tirer sur la corde, celle-ci finit par craquer. Et autant dire que c'était la goutte de potion qui avait fait déborder le chaudron. Surtout qu'en cas de chaudron débordant, ça connaît parfaitement bien Archibald. Alors oui, Barjow tirait la gueule si on peut dire. Il l'ignorait et faisait tout pour ne surtout pas le croiser. Depuis le temps que les deux Sorciers se connaissent, ils en ont essuyé des disputes pour tout et n'importe quoi. Tout bien considéré, c'est souvent pour du n'importe quoi. Des broutilles qui prennent une ampleur totalement absurde.

Le Coach de Quidditch de Poudlard, doublé du Professeur de Vol des premières années était resté quasiment toute la journée dehors. Entre les cours et les entraînements, il a eu l'occasion de bien occuper son après-midi, pour ne pas avoir à traîner dans l'école. Il ne s'y était rendu qu'à l'heure du dîner. Peut-être quelques minutes auparavant. Lorsqu'il est entré dans la Grande Salle du château, les gamins commençaient à arriver les uns après les autres. Tout comme les Professeurs qui prenaient leurs places, à la grande table leur étant réservée. Abraxas s'installa à côté de son oncle Albus. Le neveu se trouvait être étrangement silencieux. Pensif, son regard se perdait facilement au hasard de la pièce. Quant à son audition, elle ne capta que quelques brides de paroles, parfois, ici et là. Mais mises bout à bout, cela donnait une conversation également absurde. Le boucan aurait presque fait passer l'entrée d'Archibald incognito, mais il tira sa chaise comme un gros bourrin, faisant lever les yeux au ciel à son ami, qui ne lui jeta même pas un regard. Le Professeur de Potions ne se trouvait pas bien loin de lui. Seule une place se trouvait entre eux. Une place occupée par le pauvre Albus Dumbledore, qui ne devait pas tout comprendre à ce qu'il se passait, mais qui devait bien sentir cette ambiance électrique. D'autant que Macpherson prit la parole. Premièrement, Abraxas ne comptait pas lui répondre et deuxièmement, il n'avait pas l'intention de l'écouter non plus. Mais il fallait que l'autre Professeur revienne à la charge, en l'attaquant sur sa maladie, dont personne n'était au courant en-dehors de lui. A présent, les trois quarts des enseignants de Poudlard le sauront, grâce à lui.

« Je suis un ami en plastique et un collègue au carton, au cas où tu l'aurais oublié. Tu as même ajouté que tu ne saurais pas dans quelle poubelle me recycler. »

Abraxas n'est généralement pas le dernier pour sortir des vacheries, mais se prendre une telle connerie dans les dents juste pour une broutille. Sans compter qu'en prime, il venait de rajouter à la liste de ses griefs, l'histoire de sa maladie qu'il vient de dévoiler.

« Et c'est certainement pas à toi que je demanderais de me tenir ma canne quand je serais aveugle. »

Il s'est entendu prononcer cette phrase au moment même où les mots sortaient de sa bouche. Mais il était déjà trop tard pour les rattraper, sentant bien le côté tendancieux de la fin de ses paroles. Et dire que le pauvre Albus se retrouvait au milieu, en proie à cette conversation toute aussi ridicule que la raison de cette dispute d'ailleurs. Alors à son tour, Abraxas se mit en quête de picorer dans son assiette, tapant parfois les dents de sa fourchette contre celle-ci, à cause de l'agacement qui grandissait en lui. A cet instant, pour les Professeurs les entourant, ces deux-là devaient vraiment passer pour des sales gosses pourris gâter. Mais de tous les trois, celui qui devait se sentir le plus mal à l'aise, c'était sans doute le grand Directeur de l'école, qui se trouvait au beau milieu de leur champ de bataille. Par chance, ils n'en sont pas encore venus par s'envoyer de la nourriture à la figure. Mais ce n'est pas dit que ça ne risque pas d'arriver.

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Edwin Rogue
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Dim 18 Mar - 17:29
Un dîner presque parfaitLe rythme des cours devait être plus tuant que tout le reste. Tout mettre en place, l'avait été en fait. Entre récupérer son fils, l'inscrire à la crèche, se chercher un appartement sur Pré-au-Lard et faire suivre son dossier étudiant, ce ne fut pas une mince affaire. Il fallait encore parvenir à payer le loyer, ce qui poussa les deux frères à vivre de nouveau ensemble. Bien que dans le fond, ils ne se soient jamais vraiment quittés tous les deux. Mais à l'équation, il fallait ajouter Laverne, Stan et Myddrin à présent. Un nourrisson qui ne fait pas encore ses nuits. Déjà un Calvin c'est pas facile à gérer, alors son fils, n'en parlons pas. Au moins, ils ont une chance certaine, puisque l'école leur offre les repas, s'ils le souhaitent. C'est déjà une charge à ne plus prendre en compte.

Sachant que son fils mangeait au jardin d'enfants, Edwin n'était pas pressé par l'heure et il eut le temps de se rendre au dîner, dans la Grande Salle de Poudlard. A son arrive, son regard se posa aussitôt sur la table des Professeurs. C'était comme si rien n'avait changé, excepté quelques nouvelles têtes dans le corps enseignant, mais Albus Dumbledore demeurait toujours au centre. Comme c'était le cas à la fin de sa scolarité. A l'époque, tiraillé entre la joie des vacances qui arrivaient, celle de ne plus avoir à ouvrir un bouquin de toute sa vie – qu'il croyait – mais aussi ce semblant de nostalgie qui s'emparait de lui. Lorsqu'il entendait déjà les professeurs citer quelques noms parmi les futurs nouveaux arrivants en première année, il se souvient que cette fois-là, son cœur s'était serré, au moment de quitter la salle. Jamais plus, il n'avait pensé qu'un jour, il y reviendrait. C'était tout bonnement un rêve irréalisable. Et pourtant, après quelques longs mois à ramer, Poudlard lui ouvrait à nouveau les bras. Comme au bon vieux temps, les dortoirs en moins et la Salle Commune à un autre étage.

En entendant des noms qui ne lui étaient pas inconnus, Edwin tourna la tête dans la direction d'où semblait venir la voix. Anton et Nina se trouvaient à la table des étudiants, un parchemin entre eux et leurs assiettes. Le metalleux conclut tout de suite, qu'ils cherchaient à faire la longue liste des invités du mariage. Laverne ne le laisserait pas s'en tirer si facilement, s'il faisait mine de rien, pour aller s'installer à l'autre bout de la table. Pour éviter de se faire reprendre par sa fiancée, le fils aîné de Severus prit place juste en face d'eux.

« C'est la liste du mariage ? Je vois que vous avez bien avancé. Un coup de main peut-être ? »

Il n'a vraiment pas envie de se lancer là-dedans. Surtout pas ce soir-là. Mais s'il veut avoir la paix pour pouvoir manger, autant qu'il fasse comme si tout cela l'intéressait un minimum. Les préparatifs, ce n'est pas pour rien, si ce sont toujours les filles qui s'en occupent. Les garçons ne sont pas connus pour penser à tout ce qu'il faut. Et c'est très bien ainsi, du point de vue de Edwin. Pour donner l'illusion qu'il faisait quand même quelque chose, il tendit le bras pour attraper le parchemin se trouvant devant Anton. Son regard parcourut tous les noms s'y trouvant.

« Pour Katlyna, tu peux officialiser l'invitation, on la connaît bien. »

Un sourire glissa sur ses lèvres, cherchant qui ils pouvaient ajouter d'autres à la liste, déjà bien longue. Mais son regard fut attiré par deux noms ou surnoms plutôt. Le père adoptif et le père biologique de Anton. L'adoptif, il ne faut pas chercher loin, il s'agit de Munter, le Directeur de Durmstrang. Mais l'autre, aucun nom n'était écrit à côté.

« C'est qui ton père biologique ? »

Il faudra bien qu'ils le sachent un jour. Rien que pour envoyer les cartons d'invitation et également par curiosité, même si ce n'est pas un très de caractère très présent chez l'enfant aîné de Severus et Alicia. Et sa présence de cet homme, ne pourra qu'être remarquée le moment venu.
©️ CRIMSON DAY
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Sam 5 Mai - 18:21


Un dîner presque parfait + Mini-Event...

Grande salle de Poudlard - Septembre 2000


La colère est une mauvaise conseillère, tout le monde le sait. Parce que sous son impulsion, nous parvenons à dire des choses qu'on aurait pensé ne jamais exprimer. Sous sa coupe, l'homme est virulent, voire blessant, tentant par ce biais de rendre la monnaie de sa pièce à l'auteur de son mal-être, mais surtout, surtout, on est passablement distrait, voire carrément tête en l'air. Et, c'est ce qui est arrivé, aujourd'hui, à Archibald MacPherson. Le professeur est parti dîner dans la grande salle, sans penser à jeter un sort de stase à ses potions, une erreur qui allait se faire entendre... Alors que le repas, quelques étages plus hauts, débute, laissant étudiants, élèves et professeurs s'installer à leur table, les préparations commencent dangereusement à bouillonner. Les effluves augmentent de plus en plus et la surface habituellement lisse est striée d'importantes bulles d'air. L'explosion n'a pas lieu, mais les deux chaudrons mis côte à côte s'entrechoquent sous le coup de la chaleur, basculant en avant. Rapidement, les deux liquides se mélangent et si la rencontre n'est pas détonante, ni amusante, un nuage bleuté, vibrant, s'étend de manière exponentielle dans la pièce, jusqu'à l'englober en totalité. Toujours poussées par la réaction précédente, les volutes trouvent un échappatoire en se glissant sous l'interstice de la porte. Poussé par ce nouvel appel d'air, le nuage reprend sa remontée, engloutissant, sans rien abimer, tous sur son passage...

En haut, le diner bas son plein, certains se disputent, d'autres essayent d'organiser un heureux évènement ou mangent tranquillement. La salle est emplie de bruits, les chaises qui raclent le sol, les couverts qui s'entrechoquent en croisant les assiettes. Tout n'est qu'une mélopée de sons et de rires. Et pourtant, l'enthousiasme semble se tarir; en commençant par les personnes les plus proches de l'entrée. Par le dessous de la porte, une fumée bleue commence à passer, frôlant le sol pour avancer. La curiosité fait place à l'inquiétude, tandis que les premiers professeurs relèvent la tête en se demandant ce qui se passe. Rapidement, le nuage enfle, prend de la hauteur, de quoi arriver à la taille d'une première année. Quelques cris se font entendre, certains reculent en hâte, d'autres osent y mettre courageusement leur main. La vapeur semble ne rien leur faire, elle n'est ni chaude, ni froide. Elle n'a pas d'odeur et ne les brûle pas. Cela ressemble juste à de la glace carbonique colorée comme on peut en retrouver dans les fêtes moldues. Mais il est trop tard, les premiers effets arrivent. Tout ceux qui sont touchés par la fumée, se voient régresser en enfance, l'âge mental l'accompagnant.

Ps: Si vous souhaitez participer, mais ne pas être touché, placez-vous simplement près de la table des professeurs, les autres, soyez à l'entrée avant que l'on ne fasse disparaître le nuage qui avance vers vous.


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Nina Lupin
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Mar 15 Mai - 13:46

Un dîner presque parfait
Nina devait se rendre à l'évidence que sa vie, toute entière, allait bientôt changer. En acceptant d'épouser Anton, elle lui serait à jamais liée. C'est stressant que d'en prendre conscience. Ce n'est plus penser à vivre pour soi, c'est maintenant vivre pour deux et parfois, elle se dit que c'est peut-être au-dessus de ses forces. Elle aime son petit ami plus que n'importe quoi d'autre au monde. Elle l'aime du plus profond de son cœur, de son être. Mais la louve a beaucoup de mal à ne plus avoir l'impression d'être une petite fille, qui peut courir se cacher derrière son père au premier problème. C'est un cap à passer. Quelque chose de difficile. Savoir que tous nos actes auront maintenant des conséquences et que nous en serions principalement tenus comme responsable, c'est angoissant. Cela fait peur. Nina comprend mieux pourquoi ses parents lui répétaient, lorsqu'elle était plus jeune, qu'elle devait profiter de son enfance et de ne pas vouloir devenir grande trop vite. Maintenant, leurs paroles ont enfin prises tout leur sens. Un sens qui lui fait tellement peur. Elle craint d'avoir à prendre des décisions. D'avoir à choisir un chemin, à faire une croix sur des personnes et à ouvrir son cœur à d'autres. Et si on ne l'aimait pas ? Il n'est pas seulement question de Anton, mais si sa famille ne la supportait pas elle ? Il a deux frères, un père et un père adoptif, ainsi qu'une sœur. Il faut parvenir à gagner l'affection de chacun d'entre eux et ce n'est pas une mince affaire. Harfang n'est pas connu pour être un tendre. Bryan non plus, il paraîtrait même qu'il adore faire du mal à ses proches. Hengist est un dragueur invétéré, quant à Solweig, Nina n'en a pas encore fait officiellement la connaissance. Alors pour se vider l'esprit, elle s'était assise à la table des étudiants, qui se retrouve au plus proche de la grande porte, afin de tenter de réaliser, ne serait-ce que la liste des invités. Faire le plan de table d'un mariage, ce n'est déjà pas une partie de plaisir alors d'une double union, c'est un véritable casse-tête. Les amis des uns, sont parfois les ennemis des autres. Il va falloir éviter que la journée ne parte en véritable guerre mondiale. Ce qui, du point de vue de Nina, est pratiquement impossible à réaliser. Glissant quelques noms sur son parchemin, la jeune femme fut vite rejointe par Anton, qui vola à son secours. Étonnée devant cette facilité à mettre en place la liste, elle l'observait en écoutant attentivement tous les noms qu'il rajoutait.

« Je suis une personne très ouverte d'esprit, tu le sais ? Mais je ne suis pas pour qu'Alice soit parmi les invités. Cette fille est une plaie qui se croit tout permis. »

Comme il fut question des pères d'Anton, Nina resta songeuse, avant de répondre :

« Ton vrai père va sûrement me détester. Je lui vole son fils qu'il vient à peine de rencontrer, il ne pourra jamais me le pardonner. »

Elle se faisait toute une montagne sur des détails, mais c'était sûrement plus le stress et l'angoisse qui parlaient, que le reste. Tentant de se concentrer sur la liste que son fiancé continuait, Nina ne parviendrait jamais à retenir tous ces noms. Certains même sur lesquels, elle n'avait aucun jugement, ni bon ni même mauvais.

« Katlyna ? Non ça ne me dérange pas du tout. Madalina tu l'as dit ? Sinon, tu peux la rajouter. »

Il y eut du remue-ménage autour d'eux, mais Nina ne faisait pas tellement attention. Ce n'est qu'en entendant le cri d'une première année, qu'elle tourna la tête et vit de la fumée colorée se propager dans la grande salle. Elle n'eut pas le temps d'ouvrir la bouche pour avertir ses amis, qu'elle fut prise dedans. Aucune douleur, même aucun goût étrange. C'est juste que d'un coup, les pieds de Nina ne touchaient plus le sol, alors qu'elle était assise sur le banc. Regardant autour d'elle, elle vit des enfants, tout comme elle, qui commençaient par demander où ils se trouvaient, limite avec les larmes aux yeux. Ne reconnaissant pas l'endroit, c'était un peu effrayée, que la petite fille qu'elle était redevenue, commençait par regarder tout autour d'elle. Se relevant, complètement perdue, elle avançait en direction de la grande porte, afin de retrouver Remus.

« Papa ? T'es où papa ? »

Il ne pouvait pas l'avoir oublié ici quand même.
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Alexander Black
Etudiant en Enseignement Magique
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Jeu 17 Mai - 8:22

Depuis son retour à Poudlard, Alexander éprouvait beaucoup de difficultés à se faire une place, parmi les étudiants. Certains sont d'anciens amis qui ne le voient plus que comme un traître. Quand d'autres sont d'anciens ennemis et ne cherchent certainement pas à sympathiser avec lui. Mais le jeune homme a tout de même réussi, par échanger quelques mots avec Nina Lupin, sans ancienne meilleure amie. Il espère pouvoir reformer le puzzle de leur amitié. La vie les a séparé, mais heureusement, c'était bien avant qu'il n'ait eu le temps de lui faire du mal. Elle était partie dans de la famille à elle, après avoir malheureusement tuée un élève lors de la Nuit Rouge, alors que la lune était bien haute et au sommet de sa forme ronde. S'il existe une personne sur cette Terre, capable de savoir ce qu'elle a traversé, c'est bien Alexander Black. Le fils de Sirius a fait bien des bêtises et s'est entouré de personnes destructrices, au point d'aller jusqu'à perdre sa propre identité et l'éducation inculquée par son père. Au terme d'horribles événements, il a également pris le parti de fuir sa ville, son pays et ce qui fut son cercle familial. Tout comme Nina, en revenant après quelques temps de pause, tout avait changé. Les personnes ne sont plus les mêmes. On tente de récupérer quelques fragments du passé, mais en vain. Les choses ont définitivement changé. Peut-être à l'instar d'un enfant qui s'accroche à sa bouée de sauvetage, lui, il s'accrochait à Nina. La seule capable de le comprendre et d'avoir encore un peu d'empathie pour lui. Mais la louve des Lupin s'est également créée un nouveau groupe d'amis. Alex n'a pas envie de tout gâcher ou de chercher à intégrer le groupe. Il garde toujours ses distances, d'avec tout le monde, gardant l'impression d'être constamment rejeté. Mais il l'a bien mérité. Lorsque l'on fait des erreurs, il faut en assumer les conséquences et non se la jouer en tant que victime qui ne comprend pas ou qui se sent heurtée. Alors, pour ne pas céder à la douce tentation de repartir en baissant les bras, Alexander se jetait tête baissée dans les études, mais aussi son projet. Celui-ci, à la base seulement une idée, commençait peu à peu à se dessiner dans son esprit, d'autant plus que Dumbledore l'encourageait en ce sens. Il lui fallait justement quelqu'un qui croit en lui et en son projet. C'est dans cette école qu'il l'avait trouvé. Bien content de pouvoir donner un sens à sa vie, à son existence, comme quoi tout n'est pas fini pour lui.

Pénétrant à peine dans la grande salle de Poudlard, là où les élèves, étudiants et professeurs prennent, habituellement, leurs repas, Alexander n'aimait pas se sentir tomber comme un cheveu sur la soupe. Plongé dans ses études, il n'avait pas vu que le temps passait aussi vite. Alors, à peine la porte ouverte, qu'il remarqua que tout le monde était déjà à table et qu'il ne manquait plus que lui. Bien sûr, au niveau de la place, il n'y en avait pas énormément. Se retrouver soit entre d'anciens ennemis, qui ne peuvent toujours pas le voir en peinture et d'anciens amis qui le haïssent sûrement plus que les premiers, le choix devenait forcément plus difficile à faire. Qu'importe l'endroit où il s'installera, ce n'est sûrement pas un bon moment qu'il passera. Il finit par se résoudre à repartir, préférant de loin prendre son repas quelque part à Pré-au-Lard, avec l'espoir de ne croiser aucun visage connu. Mais au moment de faire volt-face, pour repartir aussi vite qu'il était arrivé, son regard capta aussitôt la fumée qui entrait sous la porte. Reculant de quelques pas, le fils de Sirius était à la fois intrigué et inquiété par ce brouillard coloré. Son cœur battait vite et il n'entendit qu'une voix lui crier de reculer, certainement l'un des Professeurs qui se trouvaient à l'autre bout de la pièce, mais il était trop tard. Une fois la fumée entrée dans la pièce, qu'elle grimpa petit-à-petit. Il ne recula plus, se rendant compte qu'en fait, ça ne faisait pas mal du tout. Du bout des doigts, il tenta même de la toucher, mais il n'y eut aucun effet. Pris au cœur du brouillard, Alexander n'était pas en mesure de comprendre ce qu'il se passait. Et au fur et à mesure que la fumée progressait, c'est un petit garçon de quelques années qui se trouvait à la place du fils Black. C'était lui, mais le lui d'un passé lointain. Déboussolé le bambin regardait tout autour de lui, voyant d'autres enfants, mais également des gens bien plus âgés que lui. Puis il y avait cette fumée inquiétante et toujours présente. Pris de panique, ne sachant où il se trouvait, le petit garçon se heurta à l'une des grandes tables en voulant s'enfuir. Des cris, des exclamations se faisaient entendre, l'effrayant encore un peu plus, au point qu'il ouvre la porte pour s'enfuir dans les couloirs de l'immense château.

@ pyphi(lia)
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Cassandra Potter
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Lun 21 Mai - 18:57

Un dîner presque parfait

ft. | Cassandra Potter


Venir manger était normalement une chose simple on s'asseyait à table on apportait de la nourriture à sa bouche et on avalait le tout en prenant le soins de bavarder un peu avec ses camarade de maison pour ne pas paraître associable mais cela était devenue difficile pour Cassandra au fil du temps a force de voir la noirceur de la vie la jeune femme avait perdue sa flamme et n'était plus très proche de grand monde. Son frère Harry qui était revenu ici sous couvert de reprendre ses études et en même temps pour la surveiller elle n'était pas bête elle le savait la famille voulait que quelqu'un garde un oeil sur elle ce qui était bienvenu dans un sens vu qu'Alexander avait aussi refait son apparition dans l'école ce qui n'était pour le coup pas fait pour aider la rouquine à aller mieux. Et puis il y avait les Lupin Nina et John c'était de la famille pour elle depuis toujours même si il ne partageait aucun lien de sang et elle appréciait leur présence même si John restait son préférer son duo et son bînome à elle. Mais là a sa table elle était seule le visage penchée vers son assiette totalement hermétique à ce qui se passait autours d'elle c'était triste à dire mais elle ne se sentait plus à sa place ici et pourtant elle aurait aimer pouvoir profité d'une nouvelle année sans penser à Roxanne quand la jeune femme avait enfin arrêter de la hanté parce qu'elle avait réussit à parler de son soucis, c'était une autre brique qui lui était tombé sur le coin du nez. Quand elle sentit du mouvement autours d'elle, un mouvement de panique elle revint à la réalité un nuage de fumée bleu envahis la grande salle faisant crier courir et paniquer bon nombre d'élève la jeune femme elle même devait l'avouer elle paniquait mais elle n'eut pas le temps de fuir pas le temps de bouger avant de se faire toucher par la curieuse fumée qui ne lui fit aucun effet de prime abord. Rapidement Cassandra eut le temps de penser que cela n'était qu'une farce d'un élève ayant voulut créer un peu de remue ménage à l'heure du repas rien de bien méchant mais d'un coup elle ne fut plus en mesure de réfléchir de la même manière son point de vue changea quand elle se retrouva dans le corps qu'elle avait quand elle était âgée de cinq ans environ et elle voulait juste attraper la fumée sautillant sur place pour mettre ses mains dans le nuage et rire de ce que cela faisait cherchant Harry et Kaysa du regard pour qu'ils viennent jouer avec elle.

Quand elle ne les trouva pas elle fit plus attention au lieu où elle se trouvait et cela commençait à lui foutre un peu la trouille elle n'avait jamais été dans une aussi grande pièce avec autant d'enfant et elle ne reconnaissait pas de visage dans cette foule elle avait peur d'être perdue et d'avoir fait une grosse bêtise alors d'une petite voix elle se mit à crier, un cri de plus dans le brouhaha ambiant. " Harry ? Kaysa ? Maman ? Vous êtes où ?" Et la petite rousse tournait sur elle même pour chercher à trouver quelqu'un de sa famille parce qu'elle ne se souvenait pas comment elle était arriver là et avec qui elle était venue à cette drôle de fête. Cassandra venait de trouvée un visage qui lui disait quelque chose et elle cria. " NINA !"




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Anton Munter
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Mar 22 Mai - 21:14
Un dîner presque parfait
D'une oreille, Anton écoutait Nina qui refusait l'éventualité qu'Alice soit invitée au mariage. C'est son choix, il le respecte et de toute façon, il s'en fout complètement. Puis ce n'est pas parce qu'elle est sortie, durant un temps, avec Doyle Taylor, que ça risque d'être le cas encore longtemps. C'est le genre de mec qui doit avoir un paquet de nanas qui lui courent après. En plus, il traîne souvent avec Madalina Funestar, si ça se trouve, ces deux-là se sont déjà bien plus que rapprochés.

« Ok, de toute façon, Hengist nous en aurait fait toute une maladie, si elle avait été invitée. »

En notant d'autres noms, il trouva étrange que Nina parle de Bryan. Enfin de son vrai père, ça ne pouvait qu'être de lui qu'il s'agissait. Levant un sourcil, Anton se demandait bien pourquoi elle disait que le Mangemort pourrait lui en vouloir. Ce dernier ne semble pas avoir l'intention de vivre avec son fils, maintenant adulte. Il n'y a donc pas de soucis à se faire. Sauf erreur de la part du jeune homme, qui n'aurait pas compris les choses de cette façon.

« Pourquoi tu t'imagines qu'il pourrait t'en vouloir pour ça ? Il n'a pas pour ambition de coucher avec moi, tu sais. »

Puisque ce n'était pas un soucis pour elle, que Katlyna soit de la partie, Anton pouvait bien lui céder sur Madalina. A la rigueur, ce n'est pas vraiment comme si elle était néfaste cette fille. En fait, il ne la connaît quasiment pas, mais bon. Autant se dire que ça fera toujours un cadeau de plus.

« Va pour Madalina, mais certainement pas son taré de mec. Ce connard a mordu mon frangin, j'ai pas envie de voir sa face de rat cradingue. »

Il leva enfin le nez en entendant des bruits tout autour de lui. Il y avait des gamins qui criaient comme si quelque chose était en train de se passer. Un gros nuage arrivait vers eux. Sûrement un coup des frères Rogue encore. Anton se demandait bien de quoi il s'agissait, mais il n'eut pas le temps de sortir de table, que la fumée passa, en quelques sortes, sur lui.

Puis, comme s'il venait de s'éveiller d'un rêve, il regarda tout autour de lui, ne reconnaissant quasiment personne. Il se trouvait dans une immense pièce avec plein d'autres enfants, des plus âgés également et même des adultes. Surpris, l'enfant qu'il était redevenu, se demandait bien ce qu'il fichait là. Mais son regard ténébreux se posa sur le visage de son frère aîné, Hengist. Un petit sourire malicieux en coin, le vilain garnement qu'il est, mit de la nourriture de sa cuillère et se visa le blond de la famille.

« Hengist ! Réflexe ! »

Aussitôt dit, aussitôt fait, le contenu de son couvert arriva en plein dans le front du pauvre Hengist. Bien sûr, dans une grande salle avec de nombreuses tables remplies de nourriture, si un gamin déclare la guerre, les autres finissent toujours par suivre. Le repas se termina par une bataille de nourriture. Il y en avait pour tous les goûts.

Mais quand il fut principalement bombardé, le petit Anton glissa sous la table et se fraya un chemin discrètement, jusqu'à la grande porte, par-laquelle il se faufila quand un autre gosse l'ouvrit pour s'enfuir dans les couloirs. Le sale gosse ne savait même pas ce qui était le mieux. Quelle direction prendre ? Il opta pour un sprint jusqu'à l'énorme porte d'entrée, entendant déjà d'autres enfants dans le coin, sûrement en proie à la même envie de faire des bêtises.
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Alicia Rogue
Directrice de la Confrérie Aetós & Professeur de Défense Magique
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Mer 23 Mai - 18:54


Un dîner presque parfaitLes participants Certaines personnes étaient tout bonnement incapables de prendre une pause et d'oublier le travail ne fût-ce qu'une minute, par crainte de perdre un temps précieux, impossible à rattraper. Sa voisine de table était de ce gabarit. La blonde était une des intervenantes du cours de droit et Alicia avait eu le malheur de dire qu'elle était en charge de ses étudiants, en tant que Directrice de la confrérie Aetos. Une erreur de débutante ! Parce qu'immédiatement après, l'avocate avait prit place sur le siège disponible à sa droite et s'était lancée d'un plaidoyer enflammé, sur l'intelligence des créateurs de l'université et sur son besoin grandissant de la développer, le tout évidemment pour le bien de la société futur. Elle était pratiquement intarissable sur le sujet, un véritable moulin à paroles. Son débit en était d'ailleurs impressionnant, au point que la brune se demandait comment il était humainement possible de psalmodier autant de mots à la seconde. L'ancienne Serdaigle était déjà quelqu'un qu'on pourrait qualifier de rapide, au niveau de la verve, mais là elle était battue à plate couture et ne semblait pas prête de vouloir s'arrêter, même pas pour déguster les merveilleux plats qui venaient d'apparaitre à leurs tables. Bon sang, pourquoi avait-elle été polie en ouvrant la bouche? En quelques minutes, la charmante blonde était parvenue à la lasser, ne lui laissant qu'une seule idée en tête, celle qu'elle se taise.

Oh elle n'était pas contre une petite discussion badine, ou anodine, un échange de bon procédé sur quelques potins scolaires, mais là c'était trop. Beaucoup trop, son cerveau allait exploser. Malheureusement pour elle, son manque de réaction n'entachait en rien l'enthousiasme de sa voisine, qui se contentait de ses rares hochements de tête et ces "hum" murmurer lors d'une bouchée, ou l'autre. Son regard noisette dépité, sonda son voisin de gauche comme pour y chercher de l'aide, visiblement en vain. Pour le coup, elle aurait bien posé sa main sur sa cuisse pour le faire réagir, mais s'en abstient. Très bien, comme aucun des autres professeurs ne semblait vouloir lui venir en aide, ni les mangemorts -logique-, ni les deux amis de toujours visiblement fâchés, et encore moins un Albus prit entre les deux, elle opta pour l'option trois : C'était à dire l'ignorer. Chasser ses pensées par l'utilisation de l'occlumencie était aisé, mais oblitérer carrément une personne vivante, juste à côté de vous demandait une autre technique, une autre diversion. Scrutant les tables pour faire décrocher ces pensées et les amener à mille lieues de la table des professeurs, elle en vient à celle des bleus et bronzes. Quelle était loin l'époque où elle était assise à leurs places, découvrant pour la première fois de sa vie le château. Si elle n'aimerait pas retourner en arrière, il lui arrivait d'avoir envie de faire un détour par la salle commune des Serdaigle juste pour pouvoir réécouter une de ces innombrables énigmes, censée ouvrir la porte.

Amusé à ses souvenirs, un sourire étira ses lèvres. Suivant le fils des tables, rouge, jaune, verte, elle en vient à celle des étudiants, celle où étaient attablés, avec leurs amis/alliés, ses fils et sa fille. Tout avait changé en très peu de temps et de la naissance d'un petit-fils, ils passaient au mariage de l'ainé. Beaucoup diraient que c'était trop tôt, mais après tout qu'avaient-ils à en dire? À leur époque, ce n'était guère mieux. Le voile noir qui pesait autour de leurs têtes était si pressant que tout s'enchainait à une vitesse folle, par peur de ne voir venir le lendemain. Aujourd'hui, la situation était redevenue pratiquement identique, à la différence que Grindelwald était entré dans la danse. Puis si on y repensait, Edwin et Laverne se connaissaient depuis longtemps, ça n'était donc pas étonnant. Eh si elle connaissait évidemment la fille de Remus, ou du moins un peu, elle ne savait pas grand-chose d'Anton, l'autre couple à vouloir sauter le pas. Une double festivité, ça allait en faire du monde et surtout un véritable casse-tête pour les tables. Peut-être même étaient-ils occupé de la faire, vu qu'ils étaient tous rassemblés au même endroit. Changeant encore une fois de sujet, elle allait partir vers les comptes des sabliers, quand une stupeur presque général envahit la pièce. Ce n'était plus le tintement des couverts, ou la mélopée des conversations, non, c'était plus pressé, plus angoissée. Vif, rapide, sa tête pivota vers l'entrée, vers ses sons forts mais éloignés. Là, Alicia put voir une fumée bleutée suinter d'en dessous de la porte. Rapidement, elle s'avançait, grandissant, prenant de l'espace tout en avançant. De la surprise, l'inquiétude commençait à se faire sentir, l'ambiance changeait sensiblement.


-Mais c'est quoi ça...

À la base, ce n'était qu'un murmure, qu'un vague son qui sortait de ses lèvres alors que son regard, perdu dans cette direction, essayait d'analyser cette nouveauté. Pourtant, il semblerait que cela sorte sa voisine blonde de sa torpeur, la faisant enfin se taire et la poussant à regarder une porte d'entrée devenu pratiquement invisible, ou en tout cas indistincte. Une attaque ? L'ancienne auror en doutait. Ce n'était pas le style dès un et les autres étaient loin d'être aussi téméraire, surtout en présence d'un nombres conséquents de sorciers pouvant y tourner leurs baguettes. Alors sans doute n'était-ce qu'une blague d'un élève ou d'un étudiant...Selon les dires de son mari, l'époque de ses enfants et ceux de Molly avait apparemment été faste en farce de ce genre, ce n'était surement qu'une de plus. Rien d'inquiétant. Surtout que les personnes touchées ne semblaient pas se transformer en hideuse créature, ni souffrir le martyre, le nuage ne faisait que passer. Pourtant, les cris et les demandes émanant de derrière furent différents, certains d'entre eux appelaient leurs pères. Étrange que des élèves se demandent où était leur famille, parce qu'ils le savaient très bien : Chez eux. Mais le nuage avançait et plusieurs personnes s'étaient déjà redressé en saisissant leurs baguettes. Faisant la même chose, Alicia tenta sa chance, si ce n'était que la création amusante d'un magasin de farces et attrape, ça ne résisterait pas longtemps, quoique... C'était à tester. Informulant un evanesco, la mère de famille tenta le coup. Raté. Le sortilège créa une brèche permettant de voir un instant clairement devant elle, la table des Gryffondors, mais très vite, celui-ci se reforma et continua sa progression, comme si de rien n'était. Au loin, la grande porte venait de s'ouvrir, amenant un courant d'air bénéfique, qui lui permit de voir, quelques secondes, ce qui se passait au fond de la salle. Elle y vit plusieurs enfants, il n'y avait pas d'autres mots pour les décrire, qui fuguaient. Oui, ils étaient bien trop petits pour être des premières années, ce qui expliquerait ces demandes ou cette bataille de nourriture qui venait d'être déclarée. Mais c'était quoi se sort? En était-ce seulement un? Elle coula un regard à Severus, puis à ses autres voisins de table...

©️ Justayne
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Solweig Ljungstrom
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Jeu 24 Mai - 10:07
Solweig Ljungstrom & compagnie1110 mots
Un dîner presque parfait
Solweig ne s'était pas imaginée que revenir à Poudlard serait si difficile. Elle y a vécu de bons moments, l'ancienne élève de Serpentard qu'elle est, se souvient encore de batailles mémorables quand un Gryffondor venait l'ennuyer. Elle n'était pas très causante en temps normal, mais elle savait toujours remettre les gens à leur place, s'attirant la sympathie d'autres filles, notamment en leur venant en aide. Combien de fois a-t-elle remit en place le trio merdique, que formaient Nina Lupin, Alexander Black et Kaysa Potter, quand ils décidaient de s'en prendre à Selena Rogue ? Solweig est de la même année que les grands frères de cette dernière et elle s'est toujours bien entendue avec cette famille. Exception faite du Directeur de Serpentard, qu'elle a toujours évité comme la peste. Dans sa façon de regarder les gens avec dédain, il lui rappelait toujours son propre père. Combien de fois a-t-elle souffert de ce regard, que Bryan lui jetait quand elle était petite ? Elle ne les compte plus. Mais Poudlard reste aussi le théâtre d'une véritable tragédie sanglante, qui l'amputa de deux membres très importants de sa famille, ou de ce qu'il en restait. En repassant à l'endroit où elle est restée inconsciente, se vidant de son propre sang, les souvenirs remontent toujours à la surface. Ils sont là, présents dans sa mémoire, douloureux de sens. D'autant plus que ce n'est pas n'importe quel Mangemort lambda qui l'a laissé dans cet état, mais son propre père. Elle le savait cruel, pour avoir été son souffre-douleur préféré lorsqu'elle était plus jeune. Mais jamais elle n'aurait pensé qu'il aurait été capable d'aller jusqu'à tuer ses propres enfants. Il y a plusieurs années d'écart entre elle et ses deux cadets à présent décédés. Bryan ne les connaissait pratiquement pas, pour avoir été très vite incarcéré à Azkaban. Mais Solweig, il la connaissait, sûrement mieux que personne.

Songeuse à la table des étudiants, elle jetait parfois des coups d’œil à ce frère, qu'elle venait tout juste de rencontrer. Au départ, c'était pire qu'un coup de massue quand elle a compris qui il était. Elle s'est sentie totalement désarmée lorsqu'elle a appris qu'elle avait eu une autre sœur, à peine plus jeune qu'elle. Un tas de sentiments négatifs s'étaient emparés d'elle. Solweig s'était sentie trahie par son propre père, une nouvelle fois. Mais, Anton n'a rien demandé à personne. Il n'a pas demandé à venir au monde. Le fait est, qu'il est là et qu'il est son dernier lien fraternel encore vivant. La jolie blonde est incapable de faire comme si de rien n'était. Par contre, ce qu'elle ne comprend pas, c'est pourquoi il va se marier avec Nina Lupin. Cela se voit qu'il n'a pas été scolarisé à Poudlard depuis ses onze ans, sinon il ne se serait jamais rapproché de cette fille. Solweig en est certaine, une simple conversation avec lui, lui a fait comprendre que s'ils avaient été dans cette même école, Anton aurait également été réparti chez les Serpentards. C'est là, la chose la plus comique de l'histoire, alors que son frère et sa sœur avec qui elle a grandi, étaient eux répartis dans d'autres maisons d'étude, c'est le seul qu'elle ne connaissait pas, qui semble lui ressembler le plus.

Mais stoppée dans ses pensées, l'étudiante tourna la tête en entendant des cris d'enfants. Ce n'était pas normal, les plus jeunes du coin ont onze ans, ils n'appellent plus leurs papas et leurs mamans. Solweig n'eut pas le temps de comprendre ce qu'il se passait, qu'elle fut surprise par le nuage de fumée bleue qui venait vers elle. Si tout le monde se dépêchait de bouger, pour ne pas être pris dans le brouillard, elle n'en eut pas l'occasion. S'attendant à ressentir une vive douleur ou être asphyxiée par une éventuelle puanteur, il n'y eut rien de tout cela. Elle ne ressentit rien du tout, si ce n'est qu'elle avait l'impression de s'être perdue quelque part. Tout autour d'elle, des gamins pleuraient en appelant leurs parents. Solweig ne se souvenait pas d'être venue jusque-là. Petite fille de tout juste sept ans, elle cherchait du regard sa mère ne se rappelant pas qu'elle était morte. Mais ne la voyant pas où se trouvaient les adultes, elle se leva, confuse, commençant à déambuler dans la salle. Lorsqu'il y avait des grandes réunions, c'était toujours Bryan qui l'y emmenait, pour présenter son petit trésor à tout le monde. Etre si petite n'était pas simple. Perdue dans la foule, elle trouva une adulte, armée d'une baguette magique. En passant à côté d'elle, la petite fille lui tira la manche pour l'interpeller.

"Dis madame, il est où mon papa ?"

A cette époque là, quand elle venait d'avoir sept ans, son papa c'était encore toute sa vie. Elle l'adorait et ne lui en voulait jamais longtemps lorsqu'il se montrait méchant. Pour elle, ce n'était pas de sa faute, il n'était pas gentil que lorsqu'il buvait de trop. Sinon, quand il n'y avait pas d'alcool, c'était son papa. Parfois, le soir quand il pensait qu'elle dormait et qu'il n'avait pas bu, il venait dans sa chambre et lui disait qu'il était désolé. Alors Solweig savait, qu'il n'était pas si méchant que cela finalement.

Mais la réponse de l'adulte n'était pas encore arrivée, que la petite blondinette se reçut de la purée sur son haut. Pas contente du tout, elle se retourna avec sa bouille de petite fille fâchée.

"Mais euh !"

Elle attrapa à son tour de la purée dans sa main et l'envoya en direction d'un autre enfant. Sauf qu'entre temps, un vieux monsieur était arrivé et tout s'étala dans sa barbe. Surprise et confuse à la fois, Solweig ouvrit la bouche, pour la refermer aussitôt.

"Oups...pardon."

Elle s'essuya discrètement la main sur la manche de la dame et partit ensuite en courant vers la grande porte, par laquelle le petit garçon brun qui avait déclenché la bataille, venait de s'enfuir.

"Hey attend-moi."

Elle ne voulait pas rester et prendre le risque de se retrouver avec des morceaux de carotte dans ses cheveux. Ils sont tous fous les enfants du coin.

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Albus Dumbledore
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Jeu 24 Mai - 11:51





Réunir, ensemble, tous les sorciers se trouvant dans l'école semblait être une de ses plus vieilles habitudes. Certes, aucuns élèves, ni mêmes professeurs, n'étaient expressément tenus d'assister au dîner. Après tout, les elfes de maison qui s'occupaient de la cuisine, leur fourniraient bien volontiers de quoi se sustenter à leurs guises, si on leur demandait. Mais c'était pour Albus un moment presque magique. Assis à la grande table, faisant face aux autres, il semblait rayonner. Rien ne lui faisait même plus plaisir que de voir tout se monde attablé, discuter joyeusement et vivre tout en oubliant les mésaventures des derniers jours. L'allégresse de ces dîners, où les estomacs criaient grâce tant ils étaient repus, l'avait toujours amusé. Il y assistait avec cette même joie, enfantine, qui le caractérisait si bien et ne cessait çà et là, de converser avec ses voisins de table, parfois au grand damne de ceux-ci. Enfin, en règle générale, le volontaire savait à quoi s'en tenir et pendant de longues années, ce fut son ancienne directrice adjointe, Minerva MacGonagall qui avait tenu ce rôle. Aujourd'hui, alors qu'il regardait paisiblement, par-delà ses lunettes en demi-lune, l'arrivée des élèves, c'était son petit-neveu qui vient prendre place à ses côtés. Étonnant, d'habitude le jeune professeur de vol sur balais avait tendance à s'installer avec son ami de toujours, l'explosif potionniste. D'ailleurs, rien que le faite de repenser à la décoration rosée de sa salle de classe, le fit sourire. Une explosion dans les cachots, c'était littéralement de la routine en ces lieux, sauf que normalement, elle était la cause d'un élève un peu trop distrait, ou d'une vengeance inter maison, ridicule, non pas l'œuvre de leur professeur. Quoi qu'il en soit, le mage se tourna vers lui, prêt à entamer une conversation tout à fait optimiste, quand il put remarquer que c'était loin d'être l'envie dégagée par son vis-à-vis. Nul besoin de son talent de legilimens pour comprendre qu'un évènement, jusqu'alors inconnu le taraudait.

Un instant silencieux, pensif, son regard bleuté se tourna à sa gauche, quand le professeur MacPherson s'installa, plutôt bruyamment, avant de briser ce silence, pesant et lourd, en lui disant de l'ignorer. Ne comprenant pas tout de suite que l'interpellation était destinée à Abraxas et non à lui, Albus ne suivait plus rien. Il percevait juste cette tension électrique, cette mauvaise ambiance qui se rependait comme une trainée de poudre. Magnanime, adorant mettre son grain de sel partout où on ne l'attend point, il allait ouvrir les lèvres, non sans avoir dégusté une lichée de son verre de vin, auparavant, mais Archibald fut le plus rapide, précisant qu'il ne devrait pas compter sur lui quand il serait vieux. Il fronça les sourcils. Techniquement parlant, après plus d'un siècle d'existence, le directeur de Poudlard pouvait se catégoriser de vieux, même si ce n'était pas son ressenti en tant que tels, le hic c'était que même s'il portait des lunettes, il n'était en rien aveugle. Le déclin de sa vision s'était même stoppé depuis des années. En entendant la réplique du petit-fils de son frère, le sorcier comprit que ce n'était pas à lui qu'on parlait et qu'il se trouvait juste au mauvaise endroit, au mauvais moment. Il était littéralement pris entre deux feux, pile au milieu d'une dispute. Que s'était-il passé, il n'en savait rien et il n'avait guère envie de sonder leurs esprits pour en avoir le cœur net. Sa réflexion s'était arrêté sur celui qui avait en quelque sorte son sang dans les veines, pourquoi deviendrait-il aveugle? Avait-il un problème ? Les répliques acerbes se succédaient et tentant sa chance, le vieil homme s'était adossé à sa chaise pour pouvoir les scruter, tous les deux, de cet aire paternaliste, qui lui allait si bien.

-Allons, allons, messieurs, je suis sur que tout ceci n'est du qu'à une mauvaise compréhension entre vous, il n'y a pas de raison de vous en vouloir à ce point. Que faite-vous de votre amitié ? Je suis sur qu'elle est plus importante, à vos yeux, que ces broutilles qui vous distances?

Hors, l'amitié, avec l'amour, était une des valeurs qui lui tenait le plus à cœur. C'était, à son humble avis, la seule magie pour laquelle ça valait le coup de se battre. Alors qu'il humectait ses lèvres pour pouvoir enchainer, prêt à se lancer dans un autre monologue vantant il ne savait encore quel mérite, il s'arrêta, net. Son regard brillant de mille feux se tourna brusquement vers la porte d'entrée. Le changement dans la salle l'avait alerté en un rien de temps, plus vite que bon nombre de ses collègues. S'avançant sur son siège, déplaçant son corps vers l'avant, le legilimens scrutait la magie à l'œuvre. Une brume informe prenait lentement place. Elle longeait les plaintes en bois, avant de se redresser sur toute la hauteur. Semblant agir de sa propre volonté, elle avançait inexorablement dans leurs directions, en n'oubliant pas de s'expanser sur le chemin. Carreau de carrelage après carreau de carrelage, cette buée bleutée avalait les centimètres, atteignant déjà les pieds des tables. Les premiers cris de stupeurs et d'inquiétude fusèrent. Certains reculaient à la hâte pour s'en extraire, tandis que d'autres avançaient courageusement leurs mains dans ce gaz coloré. Il n'en résultait aucun cris de douleur, ni aucune odeur. Alors qu'était-ce ? Au fils de sa longue existence, Dumbledore en avait vu des sortilèges, des potions et des menaces, mais jamais il n'avait rencontré quelques choses de semblable à cela. Interloqué, il vit même quelques sortilèges le frapper, en vain. Intelligent, il observait les réactions avec intérêt, essayant de juger sa dangerosité. Vif d'esprit, ses pensées tournaient à vive allure, traitant les informations d'un seul geste. Si ce nuage avait l'air inoffensif, il n'en restait pas moins une menace tant qu'il ne serait pas expliqué. Une certitude qui se confirma bien vite, quand des cris, plus jeune, plus étrange, monta vers le ciels. Comme si l'étrangeté de la situation n'était pas à son comble, voilà que des élèves se lançaient dans une bataille de nourriture. En quelques instants, la grande salle sembla devenir une véritable cour d'école, un foutoir. Le capharnaüm. Ceux restant, encore non touché, criait cette fois en reculant les bancs, faisant tomber tout sur le passage. Ça ne pouvait durer ! Posant ses mains, à plat, sur le bois, il se redressa, laissant sa voix résonner contre les murs. Comme un courant de vent, une marée qui atteignait la porte et revenait en ricochant, elle était impérieuse, assurée, ne souhaitant aucune contrindication.

-SILENCE...

Albus n'avait besoin d'aucun porte voix, ni d'aucun sortilège, tels le sonorus, pour se faire entendre. Sa propre intonation avait suffit. Debout, du haut de son mètre quatre-vingt-trois, il était véritablement impressionnant. Ses prunelles bleutées n'avaient plus grand-chose à voir avec ces éclats malicieux et réconfortants, elles étaient affirmée, pratiquement dures. C'était très clairement un ordre qu'il venait d'assener et il y avait tout intérêt à le suivre. Même l'aura qui l'entourait semblait avoir pris une teinte foncée, s'étendant derrière lui pour le rendre plus important encore. Dans ces conditions, seulement, on pouvait comprendre, voire même, qu'il n'était pas que le directeur frivole d'une école pour jeunes sorciers, mais également un mage d'une centaine année, qui avait maintenu en respect Tom Jedusor et avait réussi, après la demande incessante du ministère, à stopper la progression de Grindelwald. Un changement radicale, brutale, qui eut tôt fait de marcher, de mettre tous le monde au pas. La surprise et la stupeur aidant, son intervention bloqua littéralement la salle. Tous les regards se tournèrent vers lui et les mains en l'air pleine de nourriture ralentirent, du moins pour un temps. Parfais. Calmement, il reprit, posant son regard tantôt sur les élèves, tantôt sur ses collègues de tables.

-Que tout le monde garde son calme. Messieurs les Professeurs, Messieurs les Préfets, veuillez prendre les portes latérales et ramenez vos condisciples, et élèves, dans leurs dortoirs respectifs, où ils attendront nos prochaines directives.

Il fallait évidemment commencer par éloigner les élèves de cette masse brumeuse, qui ne cessait d'approcher, surtout qu'elle avait déjà atteint plus de la moitié de la salle. Les portes situées de part et d'autres de la table des professeurs leur permettront de sortir et de regagner les escaliers, il l'espérait, sans encombre. Sauf que rapidement, la porte du fond fut ouverte et plusieurs silhouettes s'en allaient en courant, même la bataille de nourriture reprit de plus belle. D'accord, il fallait régler cela. Alors que les cohortes se mettaient en place, pour les plus âgés du lot, Albus repoussa sa chaise, baguette de sureau en main et s'avança au-devant de ce brouillard. En approchant, il entendit des élèves appeler leurs parents, ainsi que la voix d'un enfant apeuré, il reçut même une louche de purée en plein dans la barbe. Son regard trouva rapidement la coupable, une jolie fillette blonde qui s'enfuit très vite après s'être excusée. Absolument pas vexé, surtout que dans d'autres circonstances ça l'aurait surement fait rire, mais là, il avait plus urgent sur le feu, il continua donc son problème, sans prêter attention à son accoutrement, clairement devenu ridicule. Relevant les bras, il incanta plusieurs sorts, de manière à analyser le nuage, avant d'agir et de risquer d'amplifier le problème. Sur de son coup, un vent puissant commença à se lever. Une véritable bourrasque qui faisait voler les robes sorcières, ainsi que sa longue barbe. Suivant le mouvement, sa baguette entama de grande rotation au dessus de sa tête, entrainant ce vent dans la danse, ainsi que la fumée..

Après ce qui ne dura que quelques instants, la fumée se dissipa, condensée. De ce vestige magique, il ne restait plus qu'un liquide coloré, répandu au sol, devant ses pieds. La brume avait disparu, c'était finit. Mais au moment où il releva le regard pour observer la salle, ce n'était plus le même homme. Exit le mage à la longue barbe blanche, celui-ci avait laissé place à un homme d'une petite cinquantaine d'années, brun, la barbe rasée court. La seule ressemblance ? Tout deux avaient les mêmes yeux d'un bleu intense, ou perçait une insondable intelligence, malicieuse. Un instant perdu, Dumbledore regardait devant lui, dans le vide. Evidemment, il reconnaissait Poudlard et sa grande salle. Ca c'était indéniable, mais sa décoration avait changé. Tout avait changé. Les habits des élèves, les siens, pourquoi avait-il une longue robe de sorcier ? Ou était passé son imper et son pantalon gris ? Fixant plus attentivement les élèves, ils lui semblaient bien jeune, trop pour être ici. Eh le pire dans tout cela? C'était qu'il ne parvenait pas à mettre des noms sur ses visages! Alors qu'il s'était toujours mit un point d'honneur à connaître ses étudiants, à savoir leurs noms, leurs difficultés, leurs forces, bref un peu de leurs histoires...Là, c'était le flou absolu. De toute évidence, il s'était passé quelque chose et il espérait trouver ses réponses auprès d'Armando Dippet, le Directeur. Lentement, il tourna la tête, pour tomber sur une équipe professorale complètement insolite. Merlin, mais où était donc passé Dippet, Brûlepot, ou encore le jeune Horace Slughorn? Si l'incompréhension et la surprise se faisaient sentir en lui, nul doute que la réciproque était vraie. Il ne reconnaissait absolument personne et là, il avait grand besoin de réponse. Perplexe, le professeur de métamorphose décida pourtant de s'avancer vers eux, avec ce visage pour le moins nouveau et plein de purée. Par morgane s'était quoi ça? Que s'était-il passé? Pourquoi ne reconnaissait-il plus rien ? Ou étaient-ils tous passés? Eh plus important encore, en quelle année étions-nous ? Parce qu'il avait la vague impression que ce détail, lui donnerait déjà un aperçu du problème.


Un dîner presque parfait

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