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Indiana Jones et la mystérieuse tour de Poudlard [Sujet Commun N°2]

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La plume des scénarios
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Jeu 6 Jan - 10:46
Indiana Jones et la mystérieuse tour de Poudlard
Feat Sam Winalver, Alice Sullivan, Eden Swan et Pandora Deschanel (ensuite remplacée par Tess Jekelm)


Tout le monde dans le château a entendu parler des expéditions "top secrète" de Sam Winalver, Serpentard plutôt connu de septième année. Cela a éveillé la curiosité de nombre d'élèves. Où va t il ? Que fait il ? Est il en contact avec l'extérieur ? Certains disent même qu'il creuse un tunnel sous le château.... Beaucoup se posent des questions. Le meilleur moyen d'y répondre c'est encore de le suivre et de voir par vous même !

C'est la décision qu'on prise trois élèves de l'école : Alice Sullivan qui l'a suivi dès sa sortie de la salle commune. Eden Swan dont la curiosité a été fortement éveillé en apercevant Sam puis ALice le suivre furtivement. Et enfin, nous clôturons notre équipe avec Pandora Deschanel. Trois Serpentards qui se dirigent dans la même direction et de manière aussi discrète, c'est forcement louche. Pandora a donc décidé de les suivre. Elle est préfète malgré tout quoi que veut se titre à présent et c'est son rôle de voir de quoi il retourne !

Pauvre Sam, il avait bien du monde derrière lui ! Quoi que trois superbes filles ? D'autres seraient plutôt content! Notre petite troupe arrivèrent à l'entrée d'une vieille tour laissait à l'abandon depuis très longtemps. En tout cas, c'est l'effet qu'elle donnait. Pas très rassurant tout cela ! Surtout quand un épouvantard se trouve derrière la première porte qu'on essaye d'ouvrir. Un clown gigantesque à l'allure bien effrayante fit son apparition face à la blonde qui avait essayé d'ouvrir la porte. Un cri de surprise retentit de derrière : Eden ou Pandora ? Bonne question.

Dans tous les cas, surprise Sam ! Deux Serpentardes et une Serdaigle en cadeau. Euh... quelqu'un devrait aller aider miss Sullivan avec son épouvantard avant qu'elle ne perde connaissance ? Ou laissons là se débrouiller par soit même, après tout, c'est une grande fille. Le choix vous revient ;)

[Donc c'est à vous d'écrire à présent la suite du sujet. Le but : partir à la découverte de la tour tous ensembles. Qui sait, vous trouverez peut être quelque chose d'intéressant... A la fin du sujet, les admins se réuniront et décideront de combien de points sont apportés à chacun. Et peut être aurez vous droit à une surprise... Si vous avez des questions, envoyez un MP à Kaysa]
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Sam 8 Jan - 17:55
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Les expéditions de Sam ne sont pas top secrètes non. Elles sont simplement strictement réservées à lui-même, à moins qu’il n’en décide autrement Ce qui est un fait rare, Sam préfère se déplacer seul et librement sans avoir à surveiller en permanence ses équipiers.

Tout démarre donc comme à l’accoutumé dans sa chambre près de la salle commune des serpentards, quelques objet étalé sur son lit qu’il transfère dans un sac à dos, bouteille d’eau, nourriture et même un kit de premier secours emprunté à l’infirmerie, une bobine de fil, un carnet et de quoi écrire et quelques autres petites choses. Rien de bien impressionnant comparé à certaine rumeur, de quoi en décevoir certain même tellement cela semble banal.
Puis rejoindre la salle commune, selon les heures celle-ci est plus ou moins remplie, Sam ne s’en préoccupe pas vraiment, il ne fait que la traverser sous les regards de ses camarades, intrigués, intéressés voir même désapprobateur de certains. Au début il y’en avaient eu pour lui proposer de l’accompagner, tous excités à l’idée de enfin pouvoir se balader librement dans le château, mais il avait refusé bien sur et avait vite semé ceux qui avaient tentés de le suivre. Mais il n’avait pas fallut longtemps pour que les demande cesse, peut être ne se méfiait t’il plus suffisamment, en tout cas il ne verra, pas Alice prendre sa suite au sortir de la salle commune.
Sam choisi toujours d’entamer ses aventures à la tombée de la nuit, une petite lubie personnel, ainsi qu’une semi précaution, car il y’a toujours moins de mondes dans les couloirs de l’école la nuit, même si plus personne n’est la pour punir ceux qui osent s’y aventurer. C’est sans nostalgie que le souvenir de quelques corvées ingrates lui revenait, la plupart ayant pour origine une ballade nocturne. D’un soupir il chassera les souvenirs alors qu’un embranchement ce présente à lui, le tout maintenant était de rejoindre la tour a temps. Car cette fois il avait une troisième raison d’entamer son périple de nuit.
Apres un bon quart d’heure de marche à travers les étages il arrivera dans un couloir tout à fait ordinaire empli des ronflement habituel émanant des personnages endormis dans les tableau y étant exposé, chose qu’honnêtement, il ne supporterait pas si cela devait arriver chez lui, c’était déjà bien difficilement de supporter ses camarades de chambres, alors si en plus les ornements s’y mettent.
La première fois qu’il avait découvert cette entrée, cela avait été un pur hasard, comme souvent cela arrive lorsque l’on décide d’explorer un château qui semble plus grand à l’intérieur qu’il ne parait l’être de l’extérieur.
Et qui pourrait croire qu’une porte apparaîtrait derrière ce tableau si l’on faisait en sorte que le moine y résidant vous insulte. Cette partit la n’avait rien de bien compliqué, mais il semblerait que personne n’avait tenté le coup depuis un bon nombre d’année. En même temps qui irait insulter un pauvre moine dans un couloir comme ça sans raison ? Personne, nous sommes bien d’accord.


-Franchement qui aurait cru qu’un gros lard dans ton genre dissimulerait une entrée. Celui qui t’a placé la devait être complètement cintré pour croire que tu ferais correctement ton travail.

La façon dont il avait découvert la solution remontait à il y’a quelque temps déjà, mais il n’avait pas encore eu le loisir de revenir explorer l’endroit correctement, occupé qu’il était. La découverte avait eu lieu un soir, projetant quelque petite blague à la peinture il se baladait discrètement dans le château pour la mise en place lorsque l’une de ses bombe lui échappa des mains pour rouler et venir se déclancher sous le tableau du moine gras provoquant alors une réaction inattendu.

-Te voila encore petit salopard, je te jure que si je pouvait m’extraire de cette toile, je ferais ressentir à ton arrière-train de puceau une douleur tel que tu devrait t’asseoir dans de la glace pendant des jour pour ne pas gémir comme une gonzesse….

En effet cela avait déclenché quelque chose de ce genre. Toutefois nous passerons la suite de la tirade car contrairement à ce que l’on pourrait croire de la par d’une personne du culte. Le moine gras n’hésite pas à jurer pendant des heures de façon tel que même un charretier en rougirait.

-C’est très vexant ce que tu me dit la maintenant si tu permet j’ai à faire la dedans.

Que cela avait été difficile de nettoyer le tableau la première fois qu’il était ressortit de la, surtout avec la pulsation cardiaque d’un lapin affolé venant de rencontré un renard. Il n’avait pas beaucoup exploré l’endroit cette fois, parce qu’il n’y était pas préparé tout d’abord et surtout parce que en ouvrant l’un des première porte il était tombé sur un épouvantard particulièrement vicieux qui lui avait fait passer l’envi de rester la trop longtemps.
Frissonnant à ce souvenir il évitera d’ailleurs soigneusement cette porte n’ayant pas encore trouvé comment affronté ce que la créature lui avait montré ce jour la. Les choses changeaient avec le temps, même les anciennes peurs ce trouvait remplacées mais la non franchement c’était trop.


-Bon il commence à faire noir ici. « Lux Bola »

Deux mots accompagnés d’un mouvement circulaire de la baguette créeront une sphère de lumière qui viendra tout naturellement ce placer au dessus de sa tête.

-Tu ressembles à un vrai petit phare dans la tempête mon bon Sam.

Un autre sortilège découvert en feuilletant des bouquins. Celui-ci prodiguait une lumière de plus ou moins grande intensité autour de l’invocateur tout en offrant l’avantage de ne pas devoir tenir une baguette ce qui laissait ses deux mains libres, mais nécessitait toutefois une plus grande concentration pour le maintenir.

-En route maintenant, j’espère que tu me réserves quelque bonne surprise.

L’entrée secrète donnait sur un couloir d’une dizaine de mètres avant d’arriver dans une salle circulaire dotée d’un pilier centrale sur lequel s’enroule un escalier disparaissant dans le plafond.

-Une tour donc. Un peut de grimpette ne me fera pas de mal.

Ainsi débute réellement l’expédition. Mais, qu’est donc qui se faufile la bas dans le noir sur les traces de notre aventurier ? La suite de l’histoire nous dira s’il s’agit d’une aide bienvenue ou d’ennui en perspective. Tien l’une des ombres à décidée d’ouvrir la fameuse porte….
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Eden Swan
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Lun 10 Jan - 23:52
Quelques élèves de première ou deuxième année la regardèrent passer d’un air terrorisé alors qu’elle traversait la salle commune de Serdaigle, et Eden leva les yeux au ciel. Cela faisait quelques jours qu’elle était là, et elle n’avait encore attaqué personne, non ? Quand finiraient-ils par comprendre qu’elle n’avait absolument pas l’intention de leur jeter un sort à la figure ? Comme si s’en prendre aux plus jeunes pouvait bien être digne de sa personne et de son intérêt. Si jamais elle avait envie de se défouler sur quelqu’un, elle avait assez de cibles en tête pour l’occuper toute une journée et sans passer pour une lâche. Mais bien entendu, elle était à Serpentard. Et par les temps qui couraient, nombre de ses condisciples semblaient avoir pris le château pour leur territoire. Cependant, si elle était là, c’était bien justement parce qu’elle ne faisait pas partie de ces derniers. Personne au monde n’aurait dû être capable de lui imposer un déménagement. Voilà pourquoi Sullivan allait lui payer cet affront très, très cher.

Suivie de sa clique de moutons, Sullivan lui avait assuré avec son habituel air narquois qu’il était désormais temps pour elle de débarrasser le plancher, étant donné son statut de parasite indigne de la salle commune, des dortoirs ou même des toilettes de Serpentard. Elle, indigne ? Alors qu’Alice se baladait partout avec ses gentils toutous de manière aussi couarde ? Evidemment, Eden aurait adoré lui clouer le bec, mais à dix contre un, pareille témérité devenait stupidité. Et elle n’était pas stupide. Alors oui, elle avait fait ses valises, bouillonnante de rage et bien décidée à pourrir la vie de Sullivan dès cet instant précis. Elle aurait dû s’en ficher complètement, mais depuis la rentrée de janvier, toutes deux s’étaient trouvées de sérieuses rivales dans l’autre, s’envoyant précisément les choses qui visaient dans le mille à la figure après des mois de curiosité réciproque, d’interrogations silencieuses et d’investigations discrètes. Sans compter qu’elle n’aimait vraiment pas qu’on lui dise ce qu’elle avait à faire. Lorsque Jared lui avait proposé de dormir chez les Serdaigles, elle avait faillit l’envoyer sur les roses. Elle pouvait se débrouiller seule, merci bien. Mais l’avantage, avec Jared, c’était qu’il était l’un des rares à lui tenir tête sans pour autant la laisser tomber, et qu’il était l’un des seuls avec qui Eden acceptait d’arrêter de hurler à tord et à travers lorsqu’elle était en pétard. Jared lui avait bien fait comprendre qu’il ne lui coûterait rien d’accepter, et qu’il ne risquait pas d’aller lui faire à manger si c’était la préservation de son amour-propre et de son indépendance qui l’inquiétait autant. Il était bien placé pour comprendre son point de vue. Eden avait donc accepté de passer ses nuits chez les Serdaigles.

Une petite brune qu’elle croyait avoir déjà vu avec Ariel poussa un étrange couinement à son passage, ce qui conforta Eden dans son envie de sortir de la tour. Les Serdaigles, quant à eux, n’avaient pas accepté sa présence du tout. Les plus jeunes avaient peur de la grande méchante Serpentard, et les plus âgés la méprisaient par principe. Le pire, c’était qu’elle avait tellement l’habitude de cette réaction qu’elle n’en avait ressenti qu’une profonde exaspération, teintée seulement d’une légère pointe d’agacement. Mais elle n’en avait cure ; elle n’allait pas encore une fois se faire gentiment mettre dehors. Cela ne leur ferait que le plus grand bien : peut-être que certains d’entre eux sortiraient de leur petit monde séparatiste pour voir les choses autrement. C’était bien ce que voulait Hellson, non ? Eh bien sur ce point là, elle approuvait totalement. D’accord, les avoir enfermer dans l’enceinte était un gros coup, complètement inconscient et un tantinet irritant, mais c’était peut-être la seule façon de faire bouger les choses. Elle espérait simplement qu’il laisser tomber son idée un peu trop stupide d’aller jusqu’à trahir le Code du Secret et qu’il ne ferait pas durer les choses jusqu’à la fin de l’année scolaire. Juste le temps pour quelques têtes de turc de revoir leurs préjugés et pour elle de massacrer Sullivan, de préférence.

Eden dévala plusieurs étages à la suite sans rencontrer de bagarre, ce qui était sans doute de plus en plus inhabituel. Tous les élèves qui avaient des comptes à régler profitaient bien sûr de la disparition des professeurs causée par Hellson. D’autres le faisaient juste pour s’amuser. Deux jours après le début des évènements, Eden avait croisé Ginny Weasley, seule contre Crabbe et Goyle. Même si elle était à Serpentard, elle était plus proche de Ginny que des deux acolytes de Drago Malefoy. Peu de gens savaient d’ailleurs que Ginny et Eden se connaissaient et s’appréciaient, et Eden était discrètement intervenue pour l’aider en leur envoyant un Patronus. Depuis qu’Eden savait en produire un, ce qui était assez nouveau, elle ne ratait pas une occasion de s’en servir. Ginny savait qu’il venait d’elle, elle l’avait déjà vu en cours. Elle l’avait même bien remarqué, car son Patronus était un lion, ce qui, au goût d’Eden, ne manquait pas d’ironie. Se cacher n’était pas son genre, mais sur le coup, elle avait trouvé stupide de se jeter sur deux Serpentards qui n’hésiteraient pas une seconde à aller raconter qu’Eden Swan venait d’aider une Gryffondor traître à son sang aux nouveaux petits despotes de l’école. Ce n’était pas comme si elle ignorait se trouver sur une pente glissante avec les autres Serpentards. Mais après coup, elle regrettait d’avoir agi ainsi. Elle aurait dû faire comme d’habitude : foncer droit devant pour défendre ses valeurs, ses idées, aider Ginny sans prendre de précautions, voire même quitter d’elle-même la salle commune au lieu d’attendre ce qui, fatalement, aurait fini par arriver de toute façon. Bon, elle avait fait une erreur. Cela pouvait arriver, le tout, c’était de ne plus la refaire.

Ces pensées en tête, Eden se figea au milieu d’un couloir vide. Il était tard, la nuit était tombée, et Sam Winalver se trouvait là. A ce qu’on disait, c’était une de ses habitudes, surtout ces temps-ci. Il essayait probablement de trouver des moyens de sortir encore inexplorés. Eden allait passer son chemin lorsqu’elle vit Alice Sullivan se glisser discrètement derrière Sam. Là, c’était déjà plus étrange. Depuis quand Sullivan s’intéressait autant à ce que trafiquait Sam ? Elle savait qu’ils se connaissaient bien, mais à ce moment là, pourquoi le suivre sans qu’il ne le sache ? Et surtout, y avait-il un quelconque moyen pour Eden de nuire à Alice là, maintenant ?

Un mince sourire aux lèvres, elle lui emboîta silencieusement le pas. Elle entendit la voix de Sam et de quelqu’un d’autre, une voix d’adulte… Pendant un instant, elle eut la folle idée de croire que c’était un professeur, mais la voix déblatérait des insultes, et elle se rappela des tableaux. Bientôt, elle s’approcha de la représentation grandeur nature d’un gros moine qui lançait encore des imprécations de mauvais goût en se refermant. Eden ne connaissait pas ce passage-là, tiens... Elle franchit les derniers mètres en trottinant pour bloquer le portrait d’un pied à temps, puis s’immisça à travers l’ouverture. Elle donnait sur un long couloir jalonné de portes. La première était entrouverte, et Eden remarqua immédiatement que quelque chose clochait derrière. Lorsqu’elle entra, Alice se tenait face à un énorme… clown. Complètement prise au dépourvu, Eden lâcha un hoquet de surprise, puis le clown se changea en une créature qui ressemblait à un cheval, avec deux grandes ailes de chauve-souris sur les flancs, une peau noire et membraneuse et une tête reptilienne aux yeux d’un blanc laiteux.

Un épouvantard. Son épouvantard. Un Sombral.

C’était assez étrange. Eden n’avait pas peur des Sombrals à proprement parler, mais plutôt de ce qu’ils avaient pu représenter lorsqu’elle avait 13 ans. Elle fronça les sourcils, probablement plus agacée qu’autre chose, et leva sa baguette :

« Riddikulus ! »

Aussitôt, le Sombral se métamorphosa en poney doté d’un ruban rose, et Eden se tourna vers Alice sans attendre, un rictus railleur vissé sur les lèvres :

« Tu as peur des clowns ? »

C’était comme si son anniversaire était arrivé en avance.
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Alice Sullivan
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Mar 11 Jan - 2:13
Mais que faisait donc Sam, à la fin ? C’est la question que se posa peut-être pour la centième fois Alice, alors qu’elle voyait le jeune homme traverser la salle commune sous le regard intrigué des quelques occupants, sac sur le dos. Se prenait-il pour une espèce d’explorateur moldu et abruti ? Avait-il découvert quelque chose ? Voyait-il quelqu’un en secret ? Était-il au courant de quelque chose au sujet du sort qui les paralysait tous ? Cachait-il des choses ? Telles étaient les sempiternelles questions. Alice avait alors froncé les sourcils, sans bouger tout de suite du fauteuil où elle était affalée, jambes passées par-dessus un accoudoir et livre sur les genoux. Elle savait qu’il ne servait à rien d’apostropher Sam ou de l’interroger : il ne disait pas grand-chose au sujet de ses petites escapades secrètes. Pourtant, plus les jours passaient et plus l’ignorance l’agaçait ; elle avait envie de savoir, il fallait qu’elle sache. Alors finalement, elle avait refermé d’un geste brusque le livre qu’elle lisait jusqu’alors, et s’était relevée prestement du fauteuil. Sam voulait jouer les explorateurs mystérieux ? Très bien, grand bien lui fasse. Mais cette fois, elle allait le suivre et voir une bonne fois pour toutes où il allait à chaque fois, au juste. Qu’il le veuille ou non. Sans accorder la moindre attention aux personnes présentes, la jeune fille blonde s’avança à grand pas et se dirigea à son tour vers l’entrée de la salle commune des Serpentards pour prendre la porte.

La nuit était déjà tombée, et il faisait frais dans les cachots ; Alice frissonna légèrement. Elle était vêtue ce soir d’un jeans foncé, d’un t-shirt noir à fines bretelles, long et cintré, ainsi que d’un gilet à capuche gris enfilé par-dessus, qu’elle avait laissé ouvert et dont elle avait remonté les manches jusqu’aux coudes. Ses longs cheveux qu’elle avait laissé déliés cascadaient dans son dos, et quelques bracelets teintaient à ses poignets à chacun de ses pas. Les professeurs ayant disparus depuis plus d’une dizaine de jours, les uniformes scolaires n’étaient plus vraiment de mise. Lorsqu’elle arriva aux abords du hall, elle sortit d’un geste vif sa baguette de la poche de son jeans par précaution. Il fallait dire que par les temps qui couraient, il était légèrement suicidaire et idiot de se balader dans les couloirs du château sans baguette magique. L’absence des professeurs rendaient les élèves plus téméraires, et bon nombre de bagarres éclataient chaque jour à n’importe quel angle de couloir. Que ce soit des sixième années réglant des comptes ou des premières années s’essayant pour la première fois aux joies des duels, il y avait de tout. Et cela devenait un tantinet agaçant, à la longue, de devoir sans cesse se tenir sur ses gardes lorsque l’on s'approchait d’un peu trop près d’un groupe ennemi. Mais c’était comme ça, et malgré les efforts fournis par les plus âgés désireux de maintenir l’ordre, il était encore rare qu’une journée ne se déroule sans incident.

Alice aperçut Sam dans les escaliers. Elle plissa un peu les yeux, vérifia rapidement autour d’elle qu’il n’y avait personne, puis lui emboîta le pas de loin tout en s’efforçant de ne pas le perdre de vue. Il n’était pas dans ses habitudes de prendre en filature quelqu’un, mais elle improviserait en conséquence. Les couloirs du château étaient déserts, et agréablement calmes. La Serpentard avait toujours préféré Poudlard de nuit, et cela ne changeait pas avec les années. Elle s’efforça de faire le moins de bruit possible, avançant à pas feutrés, cherchant toujours à repérer le jeune homme un peu plus loin pour tourner à un angle ou pousser une porte. Des voix lui parvinrent, et pendant un instant, elle se demanda si Sam avait rejoint quelqu’un. Lorsqu’elle arriva dans un couloir, elle eut à peine le temps d’apercevoir un portrait se refermer derrière lui. Un passage ? Probablement. Sans perdre de temps, Alice s’approcha à grand pas et toisa d’un air dédaigneux le moine dans le tableau qui pestait encore dans sa barbe.

« Eh, vous. Ouvrez-moi immédiatement le passage, et plus vite que ça. »

Le personnage dans le tableau sembla enfin remarquer sa présence, et lui jeta un regard courroucé avant de pester de plus belle, cette fois contre les « blondasses qui feraient mieux de se mêler de leurs oignons plutôt que de venir emmerder de manière aussi conne les honnêtes gens ». Alice fronça furieusement les sourcils et levait déjà sa baguette vers lui pour lui proposer d’enflammer la toile de son tableau, lorsque le portrait pivota, laissant apparaître le passage qu’avait emprunté Sam quelques instants plus tôt. La jeune fille adressa un dernier regard dédaigneux au moine qui jacassait encore, et abandonna ses idées de pyromane pour traverser l’ouverture. Elle ne connaissait pas cette partie du château, et prononça à mi-voix un « Lumos » pour qu’un léger faisceau de lumière sorte de sa baguette afin d’y voir plus clair. Il y avait là un couloir, qui semblait déboucher sur une vaste salle au bout. Mais des portes s’alignaient de part et d’autre du dit couloir, toutes fermées. Sam était-il passé par l’une d’entre elle ? Voilà qui était embêtant. Contrariée, Alice décida donc d’opter pour la solution la plus simple : ouvrir la première porte qui s’ouvrait à elle. Lorsque surgit soudain devant elle la monstruosité qu’était ce clown gigantesque au sourire torve et cruel, Alice eut pour simple réflexe d’écarquiller les yeux de stupéfaction et de se reculer violemment jusqu’à ce que son dos heurte le mur d’en face, à quelques pas. Elle n’eut pas le temps de songer à lever sa baguette, ni même le temps de comprendre immédiatement qu'elle se trouvait face à un épouvantard. Il y avait juste son cœur qui tambourinait avec force dans sa poitrine sous le coup de la surprise, au point de lui faire mal, et puis soudain, il disparut. Comme ça, d’un coup, sans qu’un mot ne soit prononcé. Alice resta figée encore quelques secondes, puis tourna brusquement la tête. Une jeune fille était là, brune et parfaitement identifiable : Eden Swan. Elle fixait un point dans le vide, sans que la blonde ne comprenne pourquoi, et lança soudain le sort du riddikulus - pourtant, le clown avait déjà disparu. C’était… étrange. Alice fronça les sourcils, et s’arracha à son immobilité en se décollant du mur, au moment où la brunette lui demandait avec un sourire parfaitement agaçant si elle avait peur des clowns. Et bien oui, et ALORS ?

« Je… »

Que c’était agaçant ! Pire, humiliant ! Alice fusilla la brune du regard et furibonde, pivota vivement sur ses talons pour lui faire face, la colère prenant possession de ses traits et enflammant ses joues. Puis elle s’emporta, la voix vibrante :

« Silence, TAIS-TOI ! Ça ne te regarde en aucun cas, Swan ! »

Pourquoi, mais pourquoi les Epouvantards existaient ? C’était d’un ridicule, c’était tellement traitre ! Pourquoi y en avait-il un ici, d’abord ? Et les clowns… Non mais franchement, comment pouvait-on apprécier ou trouver drôles ces choses absolument effrayantes d’étrangeté ? Elles étaient tellement… tellement… Et puis d’abord, que faisait donc Eden Swan par ici ? Elle n’était pas censée crécher dans la salle commune de son ami Jared, à défaut de pouvoir encore venir dans celle des vert-et-argents ? Était-elle vraiment obligée d’être là maintenant ? Alice fronça un peu plus les sourcils, jeta furtivement un regard en arrière pour voir si Sam ne se trouvait pas dans les parages ou s‘il avait continué sa route sans les entendre, et enchaîna ensuite en persifflant, impérieuse :

« Je peux savoir ce que tu fiches ici ? »



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Eden Swan
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Mar 11 Jan - 18:17
Devant elles, l’épouvantard-poney sembla hésiter un instant, probablement désarçonné par l’apparition d’un nouvel individu qui venait compliquer l’équation. Eden s’imagina qu’il devait à présent se demander comment faire peur à ces deux là en même temps, et la vision soudaine d’un corps de Sombral avec une tête de clown la fit rire nerveusement, ce qui, en toute honnêteté, ne risquait pas d’améliorer l’humeur apparemment massacrante d’Alice, qui s’était décollée du mur où elle s’était adossée. Eden se prit à espérer qu’elle se rapproche suffisamment pour que l’épouvantard prenne à nouveau la forme du clown. L’idée de se débarrasser définitivement de ce dernier ne lui effleura même pas l’esprit. Elle se demanda également si Alice avait vu son épouvantard, auquel cas cela signifierait qu’elle avait déjà vu quelqu’un mourir – ce qui, somme toute, serait assez intéressant à savoir - ou que l’épouvantard ne reflètait pas fidèlement toutes les propriétés de la chose dont il prenait forme. Eden avait appris en cours que certains épouvantards pouvaient, comme les gens, être moins doués que d’autres et se trahir à cause d’un détail. Celui-là devait être assez vicieux, cependant, car elle n’avait pas noté d’erreur, jusqu’aux reflets luisants de la peau et des yeux nacrés du Sombral. Avec un peu de chance, Alice n’avait même pas vu l’épouvantard-Sombral et n’aurait même pas le loisir de se moquer d’elle, à part peut-être pour lui demander en quoi le néant, l’invisible ou le mur au fond de la pièce pouvait être effrayant. Rien qui ne pourrait vraiment la mettre sur les nerfs, surtout après ce qu’elle venait de voir.

« Je… »

Voir Alice en position désavantageuse était un spectacle rare que beaucoup d’élèves de Poudlard auraient probablement aimé voir au point de payer leur ticket d’entrée. Eden, quant à elle, ne pouvait s’empêcher de sourire de manière toujours aussi sardonique, absolument ravie d’avoir été celle qui avait l’exclusivité. Bien entendu, cela ne suffirait pas pour faire payer à Alice sa petite expulsion, mais c’était déjà un très, très bon début. Une véritable aubaine, même. Alice ne mit pas très longtemps à porter sa jubilation à son comble lorsqu’elle se tourna vers elle et la fusilla du regard.

« Silence, TAIS-TOI ! Ça ne te regarde en aucun cas, Swan ! »

Eden ne cessa pas de sourire le moins du monde, mais tint fermement sa baguette au creux de sa main, au cas où Alice aurait l’idée de lui jeter un sort à la figure. Pour l’instant, néanmoins, tout ce qui sortait de la baguette d’Alice était le faisceau lumineux produit par son Sortilège de Lumière, qui à lui seul éclairait la pièce. L’épouvantard n’avait pas l’air de très bien savoir comment prendre ces accès de joie et de colère qui n’appartenait pas à la peur qu’il avait essayé de provoquer.

« Tu plaisantes ? Je crois que ça me concerne, au contraire. En fait, je crois que ça pourrait même concerner toute l’école, qu’est-ce que tu en penses ? » lança Eden d’une voix faussement innocente.

Le chantage, un bien vilain mot. Appelons plutôt cela un avantage. Eden n’avait encore aucune idée de ce qu’elle ferait de cette information – allait-elle lancer une mode consistant à placer des clowns sur le passage d’Alice Sullivan, par exemple ? L’idée était tentante ; Eden imaginait déjà le ravissement et la délectation de tous ces élèves qui entretenaient un désir de vengeance à l’égard de Sullivan que même Kaysa Potter ne parvenait pas toujours à satisfaire. Ah oui, encore une autre affaire. Eden s’était sérieusement demandée comment Alice pouvait bien avoir mis le grappin sur Black au point de l’amener à sortir avec elle. C’était complètement irrationnel. Bien entendu, elle ignorait tous les tenants et les aboutissants de cette histoire, et il ne servait pas à grand-chose d’extrapoler, mais elle était convaincue qu’il y avait anguille sous roche. La relation ambigüe et secrète, c’était une chose. La relation officielle et affichée, une autre. A vrai dire, les états d’âme de Kaysa Potter à ce sujet lui importaient peu. Elles n’étaient pas amies. En revanche, les manipulations de Sullivan revêtaient un intérêt soudain à ses yeux depuis qu’elle avait l’intention de lui nuire le plus possible. Et elle ne faisait pas cela pour avoir le droit de retourner dans la salle commune – en fait, passer toutes ses soirées avec un véritable ami changeait agréablement, et de toute façon, si jamais Alice, dans un improbable élan de mansuétude, dû à ce qu’il venait de se passer ou non, lui accordait ce droit, Eden aurait trouvé cela très insultant. Revenir sur les faits n’effacerait en rien le fait qu’Alice avait utilisé ses partisans minables pour faire autorité sur elle. Elle avait voulu jouer, alors elles joueraient.

Ce qu’elle se demandait surtout, c’était ce qui pouvait bien pousser Alice à s’accrocher autant à Alexander… mais cette histoire entre Sullivan et Black n’était pas à l’ordre du jour. Elle examinait l’étendue des possibilités qui s’ouvraient à elle d’un air amusé et calculateur lorsqu’Alice jeta un œil derrière elles. Eden avait presque oublié pourquoi elle était ici. Si Sam n’était pas encore allé très loin, il devait les avoir entendu. Il lui semblait même percevoir des bruits de pas. Alice demanda d’un ton sec :

« Je peux savoir ce que tu fiches ici ? »
« Eh bien, apparemment, je te sauve la mise. Mais ne me remercie pas, surtout, tout le plaisir est pour moi. »

C’était le cas de le dire.
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Dim 23 Jan - 19:10
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C'était son tour de garde. Avec quelque préfèts ils avaient décidé de surveiller quelques couloirs pour la sécurité des élèves. Ceux qui jusqu'à maintenant tentaient leurs possible pour maintenir un semblant d'ordre dans l'école y arrivaient quand même assez bien. Ce n'était pas facile de faire face aux élèves de serpentard qui n'arrêtaient jamais de se rebeller ou encore ceux qui défendaient les idéaux de leur mage préférer. Pourtant Dora ne lâchait pas le morceau, elle espérait que cette situation ne s'éterniserait pas et l'espoir que demain tout se terminait l'aidait à passer à la journée suivante.

Un bruit attira son attention et Pandora se tapis dans l'ombre pour ne pas attirer l'attention. Sam Winalver ?! Avait-elle bien vu ? Puis Dora se souvint de ce qu'on racontait à son sujet, paraîtrait qu'il sortait souvent faire des expéditions. Les élèves avaient tous une idée différente de ce qu'il avait peut-être découvert. Certain prétendait qu'il creusait des tunnels vers l'extérieur et d'autre s'amusait à faire courir la rumeur qu'il avait trouvé un moyen pour communiquer avec l'extérieur. Dora ne se préoccupait pas de leurs opinions, mais il est vrai que se Serpentard de septième année avait réussi à faire naître une brindille de curiosité. Un instant après une tête blonde qu'elle connaissait malheureusement très bien passa en s'assurant de garder ses distances avec le garçons qu'elle suivait. Les pensées de la jeune fille s'interrompirent quand elle aperçut une autre tête. Pandora écarquilla les yeux, ne croyant pas vraiment ce qu'elle venait de voir. Voilà qu'une autre serpentard suivait cette fois Alice en gardant elle aussi un peu de distance. Qu'est-ce que Swan venait faire la dedans ? Souhaitait-elle les suivre pour trouver un moyen de se venger d'Alice ? Une chose était sûr, elle ne pouvait pas se résoudre à les laisser tout seul ses trois là. Craignant que le tout se termine dans un bain de sang, elle prit la décision de les suivre. Quoi que Sullivan méritait une bonne leçon, Dora ne pouvait s'empêcher de croire qu'elle devait tout de même la protéger... parce que ? Ah oui ! C'était son devoir de préfète ! Même si bien sûr Alice prétendrait qu'elle n'a besoin de l'aide de personne. De toute manière cette histoire ne lui inspirait pas confiance et il fallait dire que leurs comportement étaient assez louche.

Pandora entreprit donc de suivre Eden en gardant un peu de distance. Leurs pas les menèrent dans l'une des tours de Poudlard. S'appliquant à suivre Eden sans être vue, la Serdaigle prit connaissance de ce qui se passait après un moment. Sullivan avait ouvert une porte qui cachait un épouventard. De là où elle se trouvait, celui-ci ne pouvait pas la voir. Et heureusement, puisque Dora n'aurait peut-être pas tenu devant celui-ci. Avait-elle vraiment envie de se retrouver devant son père ? Même en sachant que ce n'était pas vraiment lui, Pandora aurait très certainement resté figer pendant de longue heure et encore, elle aurait eu besoin de l'aide d'un autre pour se débarrasser de l'épouventard. Un petit cris la fit revenir sur terre et chassa rapidement ses mauvaises pensées. C'était Eden ou Alice qui avait émis ce son ? La serdaigle observa la scène à distance. Un clown ? Pandora se pinça se mordit les lèvres pour ne pas éclater de rire. Alice Sullivan, la peste ambulante avait peur des clown ! Il était certain qu'elle en glisserait un mot à Kaysa dès demain. Après tout ce que lui faisait subir la Serpentard, Kaysa méritait bien de la ridiculiser. Pandora ne pensait pas comme une préfète en ce moment, mais comme une amie qui souhaitait voir tomber la pire ennemie de Kaysa. Après tout, Alice n'hésitait pas elle ! Cette fille utilisait bien les points faible des autres et s'assurait de faire le plus de mal possible aux autres ! C'était seulement lui rendre la monnaie de sa pièce ! Swan se débarrassa rapidement de l'épouventard alors qu'Alice n'avait toujours pas bougé. Pandora regrettait que le tout ce soit passer si vite, elle avait tellement apprécié de voir Alice dans un moment de détresse un peu plus longuement.

Alice n'ayant pas pris la remarque d'Eden lui lança une réplique. Seulement Pandora n'écoutait plus. La serdaigle songeait comment faire tomber cette fille ! Bien entendu ce n'était pas elle qui se chargerait du sale boulot, mais en connaissant son point faible Dora avait maintenant un point d'avance. Seulement la raison l'emporta sur son envie de se venger de cette peste qui lui avait fait du mal pendant un court de DFCM. Par mal, Dora n'entendait pas physiquement. Alice lui avait lancé une réplique sur son père ! Bien entendu Dora ne l'avait pas laissé continuer et c'est ainsi qu'elles avaient commencé à se battre à coup de baguette magique devant toute la classe. Rogue n'avait pas digéré leur démonstration surprise et les avaient envoyés en heure de colle. Pff faire du nettoyage sans une baguette magique n'avait jamais été aussi pénible. Heureusement elle n'avait pas été dans la même pièce que Sullivan, parce que là elle n'aurait pas supporté de l'entendre se plaindre.


«Bon sa suffit !»

Pandora sortit de la pénombre et se retint de sourire devant leur air surprit. Ils ne s'attendaient sûrement pas à la voir débarquer. Elle s'adressa à Swan qui séjournait depuis un moment dans la salle commune des Serdaigle. Bien que certain eût peur de la Serpentard, jamais Dora n'avait adopté le même comportement que les autres à l'égard de la jeune fille. Même que quand Eden disparaissait elle s'appliquait à sermonner ceux qui lui manquaient de respect. Sur un ton qui n'était pas de reproche, elle souhaitait seulement lui faire réaliser quelque chose.

«Eden, je suis certaine que tu meurs d'envie de transmettre cette information à tous les élèves de Poudlard, mais tiens-tu vraiment à t'abaisser au niveau d'Alice ?»

La serdaigle porta son regard sur la blondinette et lui lança avec le plus beau sourire.

«Oh et Alice, moi je suis pas prête d'oublier ce que j'ai vu ! Je n'utiliserai pas ta peur des clowns, mais si tu continue à t'en prendre à Eden, alors la sa pourrait être différent. Tu te prend pour qui en la jetant de sa salle commune ? Tu est peut-être la Reine des vipères Sullivan, mais il y en a qui son plus brillant que toi ! Donc à toi de voir si tu tiens à être ridiculisé ! Je suis sûr que Kaysa Potter se fera une joie de connaître ton point faible. Pourquoi pas en glisser un mot à Gossip Feather aussi ? Qu'est-ce que tu en pense Eden ?»

Pandora sourit à pleine dent, quand Alice allait-elle comprendre qu'elle ne pouvait pas faire le poids contre une septième année ? Même si elle crachait le pire des venins, celle-ci n'arriverait jamais à faire peur à la Serdaigle. Dora pouvait la déséquilibrée, mais jamais elle ne pourrait être la source de sa chute. Elle le savait bien, c'est pour cela qu'elle remettrait cette tâche entre les mains de Kaysa Potter, sa bonne amie. Qu'est-ce que la reine des fourmis pouvait bien y faire ?
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Dim 30 Jan - 16:19
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-Et si moi je glissais un mot sur chacune d'entre vous à Gossip? Ça métrait les compteur à égalité vous ne croyez pas?

Un étage les séparait déjà durant ces événement et pourtant les bruits étaient parvenues du niveau inférieur à ses oreilles provoquant chez lui un froncement de sourcil. S'il ne se trompait pas, quelqu'un avait ouvert la mauvaise porte. Mais qui cela pouvait il bien être? Quelqu'un d'autre doté d'un peu de curiosité aurait découvert cette entrée? Ou alors on l'avait suivi. Mais depuis ou? Depuis combien de temps?

-Tu te relâche on dirait mon vieux Sam, un de ces quatre un première année de précèdera.

Était ce un de ses collègues Serpentard qui l'avait suivi depuis la salle commune? Ou alors on l'avait prit en filature au détour d'un couloir, qu'il ne s'en soit pas rendu compte prouvait sont relâchement, et cela pouvait s'avérer dangereux. Ce faire surprendre par un professeur n'était plus son principale souci à l'heure actuel.
Son éclairage lui indiquait que la pièce ou il se trouvait à ce moment était une sorte de vieille bibliothèque poussiéreuse.


« Une de plus » fut la seule remarque lui venant à l'esprit.


Le château semblait n'être composé que de cela, alors que lui espérait découvrir des pièce secrète fréquenté par les professeur ou encore une réserve d'objet magique, il ne rencontrait que des étagère poussiéreuse ne contenant même pas de livre intéressant.
Jugeant donc qu'il pouvait patienter encore un peu Sam retournera en arrière histoire de vérifier que la souri qui l'avait suivie ne c'était pas prise dans une tapette alors qu'un gros chat s'approchait.
Il arrivait donc sur le fin du petit discourt de Pandora découvrant qu'en fait de sourit Alice se tenait furieuse dans un coin et que Eden ainsi que Pandora faisait office de chat devant une proie jusque la inaccessible.


-Ou alors nous pouvons tous tout oublier et ne parler de cela à personne, comme vous pouvez également oublier que vous êtes passées par la. Et retourner vous coucher comme les sage et parfaite jeune demoiselle que vous êtes toute les trois.

La lumière qui suivait Sam partout était un peu en retrait, ce qui plongeait son visage dans l'ombre tout en éclairant la scène, et si son expression n'était pas déchiffrable, on sentait nettement l'accent mi sur les mots « sage » et « parfaite ». Oui cela l'agaçait que d'autres personnes soient présente.
Il espérait aussi que l'épouvantard ne s'intéresserait pas à lui, la dernière fois il avait été surprit et avait mi en pratique une retraite d'urgence sans même y réfléchir. Même si après il en avait plus ou moins rigoler en songeant à la forme qu'avait prise la créature.


-En suite à moins que cela ne soit l'un de vos nouveau jeux, je ne pense pas qu'entamer une discussion ou quoique ce soit dans la même pièce qu'un épouvantard soit une bonne idée, donc si vous voulez bien sortir que je puisse refermer cette porte. Ou alors vous songiez a entamer un poker avec lui?

Il fallait qu'en plus ce soit des filles, et pas n'importe lesquels. Quelque chose lui disait qu'il ne pourrait pas poursuivre sa petite aventure tranquillement. « Pourvue que cette bibliothèque ne contienne rien d'intéressant cette fois cela m'arrangerait. »
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Alice Sullivan
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Dim 6 Fév - 21:54
Agaçant, c’était AGAÇANT. Alice croisa les bras sur sa poitrine, baguette toujours en main, et leva les yeux au ciel d’un air particulièrement agacé à la réplique d’Eden. Mais oui bien sûr, elle lui avait sauvé la mise… Elle voulait des remerciements chaleureux, peut-être ? Qu’elle verse quelques larmes de reconnaissance ? Qu’elle fasse un immense sourire, qu’elle l’adopte comme amie et qu’elles aillent toutes deux rejoindre la salle commune des Serpentards en gambadant sous un soleil radieux ? Non mais franchement… Non, elle ne la remercierait pas. On ne remerciait pas un ennemi, voyons. Et des ennemis, il fallait dire qu’Alice en avait ici à profusion - donc il ne lui arrivait certes pas tous les jours de s’excuser, évidemment. La jeune fille blonde adressa un rictus crispé à son ancienne camarade de dortoir et s’apprêtait déjà à répliquer de manière acerbe lorsqu’une nouvelle apparition les interrompit. Une silhouette sortit de la pénombre, et Alice faillit sursauter. Allons bon, encore quelqu’un ? Ils étaient combien à traîner dans le coin, au juste ? Il y avait une fête secrète quelque part ? Allez savoir. En tous les cas, la Serpentard considéra Pandora Deschanel avec surprise, dans un premier temps. Car c’était bien la préfète de Serdaigle qui venait d’apparaître à côté d’elles, comme si c’était tout à fait normal. Alice ne s’entendait pas avec la jeune fille brune. Oh, elle ne s’entendait pas avec beaucoup de monde, certes, mais il y avait quelques personnes qu’elle détestait ou méprisait tout particulièrement : il y avait par exemple Kaysa en tête de liste. Eden avait rejoint récemment seulement les rangs de ces personnes un peu plus détestées que les autres par Sa Majesté ; quant-à Pandora, elle l’ était depuis longtemps et encore plus depuis le jour où elles s’étaient battues toutes les deux pendant un cours tenu par Rogue. La punition qui en avait résulté n’avait en rien amélioré la relation déjà tendue des deux jeunes filles, loin de là. Bref, en résumé, Alice n’était franchement pas enchantée de voir la Serdaigle débarquer comme une fleur. Et elle le fut encore au moins au fur-et-à-mesure que la brune antipathique parlait. Ah, la garde. Elle se croyait maligne, hein ? Elle se la jouait Mademoiselle Justice, elle s’imaginait pouvoir faire la morale et s’octroyer pendant un temps un petit air supérieur qui ne lui appartenait pas… C’était tellement pathétique. On ne l’avait pourtant pas entendue pendant un long moment, cette chère Deschanel. Des bruits avaient couru dans les couloirs, au sujet d’une potentielle dépression ou d’un éventuel chagrin d’amour. Alice n’avait pas trouvé intérêt à vérifier l’une ou l’autre de ces informations ; tout ce qu’elle regrettait, c’était que Pandora ne soit plus aujourd’hui cloîtrée dans un coin, silencieuse et effacée. Ah, quel dommage… La blonde l’écouta sans mot dire. Puis lorsque la Serdaigle eut fini, Alice arbora un rictus railleur ; la voix sarcastique, elle souffla avec dédain :

« Oh mais c'est qu'elle est contente, la petite Deschanel, si ce n'est pas mignon… »

Si ça ne tenait qu’à elle, elle aurait déjà foutu sa main à travers la joue de cette fille de Mangemort dans une gifle retentissante ; parce qu’on avait beau dire, mais les attaques au corps-à-corps à la moldue, il n’y avait rien de plus satisfaisant. Les sorts, c’était sympa, mais pas assez… pas assez frappant. Dommage que la première méthode soit si moldue, si primitive. Mais bref.

La voix reconnaissable de Sam s’éleva sur ces entrefaites, et Alice tourna instinctivement la tête de côté. Le Serpentard s'était ramené, finalement. Glisser un mot sur chacune d’entre elles à Gossip Feather ? D’où se croyait-il permis de les menacer - ou plutôt de la menacer elle ? Allons bon, quelle idiotie. Cela eut le don de contrarier (davantage) la jeune fille, qui se contenta pourtant de froncer les sourcils d’un air agacé. Gossip Feather était apparue en même temps que le sort qui avait coupé le château du reste du monde, et déjà, tout le monde la connaissait. Enfin, personne ne savait qui se cachait derrière ce surnom qui apparaissait comme signature de tous ses articles, mais tout le monde parlait de Gossip Feather. Elle était un peu leur Gazette à eux, leur source d’informations première. Quand bien même la plume aiguisée de Gossip Feather se concentrait avant toutes choses sur les rumeurs qui pouvaient courir au sujet des élèves, elle leur permettait aussi de se tenir au courant de la situation générale du château. Elle était à la fois importante et gênante.

La voix de Sam s’éleva de nouveau, et Alice se demanda à quoi il jouait. Avait-il quelque chose à cacher pour vouloir à ce point être seul, en leur conseillant de retourner se coucher ? De sages et parfaites jeunes demoiselles, hein… Qu’est-ce qu’il ne fallait pas entendre. Le conseil suivant fut néanmoins plus pertinent : en effet, mieux valait refermer cette porte et s’éloigner de l’épouvantard. Pour sa part, Alice avait vu assez de clowns pour la soirée. A la question ironique de Sam, elle leva les yeux au ciel :

« T’as raison, un poker c'est une bonne idée. »

De nouveau, le sarcasme. Alice jeta un regard méprisant aux deux brunes, puis tourna les talons pour s'éloigner de plusieurs pas. En même temps, tournant la tête et ignorant royalement la Serdaigle et l‘autre Serpentard, la blonde prit la parole d’un air particulièrement irrité :

« Je peux savoir ce que tu fiches ici au juste, Sam ? Tu te prends pour un imbécile d’explorateur ou quoi ? »

Bonne question.



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Eden Swan
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Sam 12 Fév - 1:46
Bien sûr, Eden aurait pu avouer très franchement, comme à son habitude, que sa présence ici était simplement due à l’hypothétique et alléchante opportunité de se montrer aussi nuisible que possible envers Alice, quitte à lui donner une raison supplémentaire de se prendre pour le point de convergence des intérêts de chacun dans cette école. Mais Eden trouvait beaucoup plus amusant pour le moment de la faire tourner en bourrique et de laisser tomber l’honnêteté un instant. Ou plus exactement, la sincérité – on ne pouvait pas sérieusement avancer qu’Eden allait faire preuve d’une quelconque honnêteté envers Alice puisque maintenant que la guerre était lancée, tous les coups étaient permis.

Elle envisageait de repartir verbalement à l’attaque (et d’après son sourire crispé hautement satisfaisant, Alice avait la même pensée en tête) lorsqu’une voix l’en empêcha.

« Bon, ça suffit ! »

Pandora Deschanel fit irruption dans la pièce. Eden, qui s’attendait plutôt à voir Sam, afficha momentanément un air surpris avant de se reprendre, le visage lisse et impassible.

« Eden, je suis certaine que tu meurs d'envie de transmettre cette information à tous les élèves de Poudlard, mais tiens-tu vraiment à t'abaisser au niveau d'Alice ? »

Eden haussa un sourcil sceptique. Pandora et elle ne se connaissaient pas particulièrement. Elles évoluaient dans des cercles différents à l’école, et si Eden lui avait seulement déjà parlé un jour, cela devait être récent et probablement parce qu’elle fréquentait désormais le lieu de vie des Serdaigle plus qu’elle ne l’aurait dû. Et encore, la plupart des élèves qu’elle y croisait s’évertuaient généralement à l’éviter le plus possible, à part Jared et Ariel. Peut-être Pandora prenait-elle automatiquement parti pour elle en sachant qu’elle non plus ne s’entendait pas du tout avec Alice – encore une, quelle surprise. Après tout, l’adversité crée des liens. Toutefois, Eden n’appréciait pas énormément cette tournure condescendante. Si elle essayait de la raisonner, elle se trompait de méthode, sans compter qu’Eden ne voyait aucun inconvénient à « s’abaisser au niveau d’Alice ». Encore une fois, tous les coups étaient permis. Un autre détail chiffonnait légèrement Eden : elle aurait préféré être la seule à connaitre la nature de la plus grande peur d’Alice. Cette information avait moins de valeur dans leur petit duel personnel si d’autres pouvaient tout aussi bien se targuer de pouvoir la diffuser.

« Oh et Alice, moi je suis pas prête d'oublier ce que j'ai vu ! Je n'utiliserai pas ta peur des clowns, mais si tu continues à t'en prendre à Eden, alors là ça pourrait être différent. Tu te prends pour qui en la jetant de sa salle commune ? Tu es peut-être la Reine des vipères Sullivan, mais il y en a qui sont plus brillants que toi ! Donc à toi de voir si tu tiens à être ridiculisée ! Je suis sûre que Kaysa Potter se fera une joie de connaître ton point faible. Pourquoi pas en glisser un mot à Gossip Feather aussi ? Qu'est-ce que tu en penses Eden ?
- J’en pense que je n’ai besoin de personne pour me défendre, Deschanel, merci bien. »


Le ton employé n’était guère chaleureux, tout comme le regard appuyé qu’elle adressa à Pandora. Se mettre à dos une personne qui semblait pourtant être de son côté n’était sans doute pas indiqué dans une telle situation, mais elle ne supportait vraiment pas qu’on la prenne pour une enfant de cinq ans. Même son frère aîné n’avait jamais eu besoin de la défendre. Il savait mieux que personne qu’elle détestait qu’on attente à son amour propre. C’était une question de fierté et d’indépendance.

Quant à en glisser un mot à Kaysa Potter ou à Gossip Feather, ça manquait surtout d’originalité. Pour être honnête, la Gryffondor comme le journal étaient en quelque sorte des icônes mondaines de Poudlard auxquelles Eden n’appartenait pas et qui rendraient bien vite selon elle l’information fade, éculée, alors qu’elle aurait pu faire tourner Alice en bourrique avec une finesse et une médisance beaucoup plus à son goût et surtout apte à servir ses velléités de douce vengeance.

« Oh mais c'est qu'elle est contente, la petite Deschanel, si ce n'est pas mignon… »

Cette remarque étonna Eden au plus haut point. A croire qu’Alice perdait vraiment ses moyens : avec toutes les rumeurs qui entouraient Deschanel, dont une concernant une probable histoire de flirt avec le frère de Jared, Alice avait largement de quoi lancer une réplique bien sentie pour remettre Pandora à sa place, et pourtant se contentait-elle d’une diatribe passablement sarcastique. C’en était presque décevant.

« Et si moi je glissais un mot sur chacune d'entre vous à Gossip ? Ça mettrait les compteurs à égalité vous ne croyez pas ? »

Eden se tourna vers le quatrième arrivant, découvrant enfin Sam sur le seuil et se rappelant que c’était lui, à l’origine, qui les avait menées jusqu’ici sans le savoir. Eden se demanda à nouveau vaguement ce qu’il trafiquait au juste avec toutes ses explorations loufoques puis lança d’une voix trainante :

« Pas vraiment. A moins que tu ne saches quelque chose sur moi que j’ignore moi-même. »

Elle leva les yeux au ciel. Quel genre de secret aurait-elle pu avoir à cacher ? Même son épouvantard n’avait pas pu la trahir ce soir, puisque celui-ci avait eu la décence d’être assez doué pour reproduire exactement toutes les propriétés d’un véritable Sombral – une aubaine, soit. Quant au fait qu’elle s’était autrefois faite jetée par son Gryffondor d’ex petit-ami, Alice le lui avait déjà craché à la figure et même si le fait que toute l’école soit au courant l’aurait certainement irritée, elle comptait sur l’indifférence coutumière des gens à son sujet pour amoindrir le retentissement éventuel de cette information. Sans compter qu’elle n’avait pas énormément d’ennemis aussi farouches qu’Alice. Et Gossip Feather avait déjà sous-entendu qu’elle « s’intéressait » à Jared. Ce qui était tout à fait stupide. Jared et elle étaient de très bons amis, voilà tout.

Sam leur suggéra ensuite d’oublier tout ça et de retourner se coucher en les qualifiant, ironiquement sans aucun doute, de demoiselles sages et parfaites.

« Dommage, j’ai tendance à avoir bonne mémoire ces temps-ci, ne me demanez pas pourquoi. Et comme en plus je ne corresponds pas exactement à ta description, tu me vois désolée de devoir refuser ta proposition. »

Comme si elle allait gentiment se coucher maintenant. Sam leur dispensa néanmoins un conseil un peu plus utile en leur proposant de ne pas rester dans cette pièce, à moins qu’elles ne veuillent entamer une partie de poker avec l'épouvantard, ce à quoi Alice répondit avec une remarque acerbe avant de tourner les talons. Eden sortit également de la pièce et s’appuya contre le mur du couloir, curieuse d’entendre la réponse de Sam à qui Alice venait juste de demander ce qu’il fichait ici. Le pauvre risquait d’avoir du mal à se débarrasser d’elles, ce soir.
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Mar 22 Fév - 0:27
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La serdaigle écoutait à peine les répliques d'Alice, en fait ce qui la peinait c'était celles d'Eden. Elle avait surement prit ses intentions toute de travers pour lui répondre de cette façon. Seulement Pandora préférait ne pas s'étendre sur le sujet maintenant. Surtout pas devant Alice ! La préfète se sentait intouchable, même s'il était facile pour la reine des fourmis de la faire tomber. Seulement Dora ne s'en préoccupait pas et ses coups bas étaient les moindres de ses soucis. Une voix l'extirpa de ses pensées, c'était celle de Sam. La française eu un petit sourire en l'entendant les menacer, ce pensait-il vraiment de taille ? La suite ne l'étonna même pas de la part du serpentard, mais le pauvre allait être franchement déçu de sa réaction puisqu'elle ne comptait pas rebrousser le chemin. D'après Dora, c'était surement la même chose pour Eden et Alice. Elles n'étaient pas du genre à se coucher de nouveau comme de gentille petite fille.

Pandora allait faire deux pierres d'un coup ! La préfète allait pouvoir garder un oeil sur Alice\Eden pour s'assurer qu'elles ne s'entretuent pas et elle allait peut-être découvrir ce que tramait Winalver. Sam était reconnu pour ses expéditions, mais personne ne savait ce qui s'y passait. Plusieurs se pausait des questions, mais personne ne lui en pausait. Seraient-elles celles qui découvriraient les secrets de Sam ? Pandora l'espérait et l'idée de percer le mystère qui entourait les expéditions du Serpentard l'excitait au plus haut point. Qu'est-ce qui les attendaient ?

La brunette fixa un moment les deux serpy, puis murmura lumos ce qui eut pour effet de crée à nouveau un léger halo de lumière autour de sa baguette magique. La Serdy chercha comment rejoindre sam et laissa les deux autres filles derrière elle. La brunette pensa un moment à Kaysa Potter. La jeune femme savait que la reine des fourmis sortait avec Alexander Black et elle savait aussi qu'il avait embrassé Kaysa. Dora n'en savait pas plus, mais il était claire qu'ils ne se parlaient plus de puis se fameux jours puisqu'il y avait longtemps qu’elle ne les avait pas vue traîner ensemble. Pandora ne s'en mêlait pas craignant d'empirer les choses entre eux, mais si elle avait la possibilité de les rapprocher elle n'hésiterait pas. Seulement la Française ne comprenait toujours pas pourquoi le griffy sortait avec Alice. Qu'est-ce qu'il pouvait bien lui trouver ? Rien ! La brunette c'était souvent interroger sur se sujet et elle n'avait jamais réussi à trouver la moindre qualité à cette vipère. Il était difficile pour la Serdaigle d'imaginer que son ami appréciait sa petite amie pour sa cruauté ou encore pour son malin plaisir à pourrir la vie des gens. Jamais elle n'avait insisté pour parler d'Alice avec alex, mais la prochaine fois elle le devrait peut-être. Pandora devait le faire pour le bien de mental du griffy, parce qu'elle doutait qu'il soit dans son état normal depuis qu'il sortait avec Alice.

La brunette trouva rapidement un chemin pour rejoindre sam. Une idée séduisante lui passa par la tête. Et si elle lui faisait la peur de sa vie ? Ah non ! C'était méchant et ça ne lui ressemblait pas. Pandora avança avec sa baguette légèrement éclairer en s'assurant d'être bien repérer par le serpentard. La jeune fille s'approcha doucement du blond et lui dit avec un sourire loin d'être sympathique.


«Malheureusement je pense que tu n'aura pas le choix de faire le reste de ton expédition en notre compagnie. Je suis sur que tu n'aime pas m'avoir dans les pattes je me trompe ? Rhoo on va s'amuser..»

La dernière phrase de la Serdy avait été prononcée de manière étrange. Si bien qu'on ne comprenait pas vraiment le vrai sens du mot s'amuser dans sa phrase. Le regardant avec une lueur amuser dans les yeux, la jeune fille prit ses distances en entendant des pas s'approcher. Elle ne le menaçait pas, mais elle le prévenait qu'elle comptait s'amuser cette nuit que ce soit pour plaisanter ou autre bien que Dora était parfaitement consciente qu'en présence de trois Serpy il n'y aurait pas matière à rire. Sam l'avait surement très bien saisi et elle ne doutait pas qu'il serait le premier à lui dire qu'elle manquait une occasion de se taire. Dora toujours le sourire aux lèvres, elle avait rapidement passé au dessus des remarque décevante d'Eden quand elle avait tenté de la protéger un peu plus tôt. Maintenant un seul sentiment surmontait tous les autres. Ce même besoin d'aventure qui lui avait tellement manqué c'est dernier mois et qu'elle avait laissé de coter depuis l'histoire de la salle de bain des préfets.

«Dites, vous en avez mis du temps !»

C'était surtout sur le ton de la rigolade que Pandora avait prononcé sa phrase puisqu'il c'était à peine passer quelques minutes depuis qu'elle avait elle-même rejoint Sam. C'était surtout histoire de taquiner un peu Alice, même si elle rêvait de lui envoyer des répliques méchantes.
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Mer 1 Juin - 18:25
Les trois jeunes filles ne semblent pas décidées à laisser Sam continuer ses explorations en solitaire. Bon gré mal gré, le Serpentard est obligé de faire avec. Et puis, cette vieille tour abandonnée recèle peut-être quelques mystères... Car sinon, pourquoi serait-elle laissée à l'abandon ? Décidément, ce château est plein de secrets. Et allez savoir si ces secrets sont bons ou non...

Un escalier tortueux, des étages inexplorés, des portes fermées, d'autres arrachées de leurs gonds, une bibliothèque poussiéreuse, un silence sinistre... Rien de bien exceptionnel en somme, rien qui ne puisse faire reculer nos quatre têtes brûlées en tous cas. Ils traversent cette bibliothèque qui semble tout ce qu'il y a de plus ordinaire si ce n'est qu'elle est abandonnée, ils explorent chacun l'air de rien en continuant de s'envoyer des piques à la figure. Forcément, un tel rassemblement, ça fait des étincelles... Et puis, il y a cette porte sur laquelle tombe Eden. Une porte tout ce qu'il y a de plus simple, positionnée entre deux rayonnages. Ils l'ouvrent prudemment mais comme aucun Épouvantard ne leur tombe dessus cette fois-ci, ils décident d'entrer pour aller voir où cette porte mène, bien que Sam ne semble toujours pas enchanté à l'idée que les trois filles l'accompagnent. Sauf que la porte se referme brutalement avant que Pandora ait réussi à entrer. Nos trois Serpentards se retrouvent alors dans ce qui semble être une vaste salle, tellement grande qu'ils n'en voient pas le bout. À vrai dire, de hautes haies leur bouchent la vue. Le plafond n'est même pas visible non-plus : tout n'est qu'obscurité au-dessus de leurs têtes. Et là, devant eux, entre les haies, l'entrée d'un labyrinthe. Un immense labyrinthe.

Est-ce que cela vaut le coup d'y entrer ? La question ne se pose à vrai dire même plus car en se retournant, les quatre élèves constatent que la porte par laquelle ils sont entrés a tout bonnement disparu. Il ne reste plus qu'à trouver la sortie de ce labyrinthe plongé dans le silence, en espérant qu'il soit inoffensif comme ceux des moldus... Mais franchement, vous y croyez ? Au bout d'une dizaine de minutes d'errance peut-être, un grognement sourd et inquiétant s'élève, faisant trembler le sol. Dans l'obscurité, au-dessus des haies, deux yeux d'un rouge flamboyant s'ouvrent soudain. Une gueule s'ouvre, une tornade de feu s'abat... Heureusement qu'il y a le réflexe de se jeter au sol. Mais maintenant, il ne reste qu'une chose à faire : courir. À moins de se retrouver prisonniers d'un labyrinthe en flammes...


(Place aux rebondissements dans les sujets en communs ! Voici le vôtre, postez dans l'ordre que vous voulez et bonne chance ;))
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Eden Swan
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Mar 7 Juin - 16:53
En regardant ses trois compagnons d’un soir, Eden se demanda l’espace d’une seconde ce qu’elle fichait ici au juste, déjà. Ah oui. Au départ, elle se fichait bien de ce que Sam pouvait bien trafiquer. Elle avait laissé tomber les sorties nocturnes d’exploration du château quand ses amis l’avaient quitté et était entrée dans ce passage secret uniquement dans l’espoir de nuire un peu à Alice pour se mettre de meilleure humeur avant de retourner dans la tour de Serdaigle. Mais elle devait avouer que maintenant que c’était chose faite – un grand merci à cet épouvantard -, elle commençait à s’intéresser plus en détail à ce que Sam essayait d’entreprendre, en fin de compte. Cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas découvert de nouveau passage comme celui-ci et sa curiosité reprenait le dessus. Sans compter qu’elle n’avait rien de plus intéressant à faire ce soir.

Sam reprit son expédition là où il s’était arrêté, talonné par Pandora. Restée seule avec Alice, Eden se décolla du mur où elle s’était appuyée et lui adressa un autre petit sourire en coin.

« Attention aux clowns. »

Puis elle emboîta le pas de Sam et Pandora le plus naturellement du monde. Tourner ainsi le dos à une Serpentard enragée n’était sans doute pas conseillé du tout, mais Eden se contenta de tendre l’oreille au cas où elle entendrait un sort siffler derrière elle, sa baguette toujours bien en place dans sa main. A son tour, elle lança un Lumos informulé et rejoignit les deux autres.

« Dites, vous en avez mis du temps ! »

Pandora avait l’air de trouver la situation amusante. En tout cas, pour oser plaisanter ainsi avec une Alice que tout le monde ou presque détestait et une Eden qu’elle venait de froisser, elle devait se trouver sur un drôle de petit nuage. Eden haussa les sourcils, sceptique, et répondit simplement :

« Ouais, Alice se traine un peu ce soir. Elle a encore les jambes qui tremblent. »

Non, Eden n’était pourtant animée d’aucune pulsion suicidaire. Mais comment ne pas en profiter un peu ?

Les quatre compagnons d’infortune s’engagèrent ensuite dans un escalier étroit et explorèrent les étages. Eden déambula à droite à gauche, poussant les battants de portes non verrouillées, lançant des Alohomora pour découvrir d’autres pièces ne contenant rien d’autre qu’une impressionnante couche de poussière. Elle s’arrêta devant une porte à moitié arrachée de ses gonds en se demandant si cet endroit avait jamais servi et ce qui avait bien pu s’y passé pour être dans cet état.

« C’est moi où il n’y a vraiment rien dans ce fichu passage ? »

Elle commençait à s’ennuyer un peu. Finalement, elle suivi Sam dans une autre pièce, cette fois-ci remplie de rayonnages débordant de livres. A croire qu’il n’y en avait pas déjà assez dans la bibliothèque de Poudlard. Elle effaça la poussière sur le dos d’un d’entre eux pour en lire le titre mais n’eut pas le courage de le déchiffrer – il était rédigé en runes anciennes. Alors qu’elle relevait la tête en soupirant, le faisceau lumineux de sa baguette capta un reflet doré. En bonne attrapeuse, elle songea d’abord à un vif d’or avant de comprendre une fraction de seconde plus tard que ce n’était qu’une sempiternelle poignée de porte. Encore fixée sur ses gonds, fermée, entre deux rayonnages.

« Hé, j’ai trouvé quelque chose ! » héla-t-elle.

Elle les faisait certainement rappliquer pour rien. Mais c’était sans doute la dernière porte qu’ils pouvaient bien trouver dans ce passage.
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Dim 12 Juin - 21:41
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Comment expliquer à des novice que l’exploration, ce n’est pas une partie de rigolade. Certains de ses camarades ayant quelque connaissance de la cinématographie moldu le surnomme parfois Indiana Jones histoire de rigoler. Toutefois les expéditions de Sam ne consistent pas à courir dans tout les sens en esquivant des pièges, bien sur il à rencontré quelque ennuis dans certaines partie reculées du château mais la tour ou il ce trouve ressemble plus à une bibliothèque datant d’une autre époque qu’a un temple truffé d’ennui.
L’épouvantard n’est pas un réel piège, surement une créature oubliée à l’époque ou la tour a cessée d’être utilisée, surement une salle de pratique magique.
Enfin bon revenons à ce qui nous concerne, les filles ont apparemment décidées chacune à leur manière qu’il serait, intéressant, drôle ou profitable de suivre le même chemin que Sam.

Voila comment le garçon se retrouve à devoir supporter la personne de trois intruse qui non contentes de s’incruster commencent à vagabonder dans tout les sens à travers les étages. Qu’elle s’amuse pour le moment, l’endroit risque de les décevoir. Les étages défile et en dehors d’une ou deux portes arrachées de ci de la donnant sur des salles désespérément vide la tour se révèle bel et bien n’être qu’une vaste bibliothèque, surement plus grande que celle que consulte les élèves.

Sam lui est plus méthodique, un carnet déjà bien usé à la main il retrace grossièrement le plan des étages et les quelques éléments particuliers des pièces qu’il traverse, au hasard des rayonnages, il piochera parmi les livre en parcourra du regard une ou deux pages, certains des livres rejoindront son sac après avoir été marqués dans son carnet ainsi que repérés sur l’étagère ou il l’a prit et dans son carnet.


Et voila encore des traductions pour moi, une paire de nuits blanches en perspective.


Ben oui forcément, comment les filles l’ont constatées, cette bibliothèque ne renferme pas un seul bouquin écrit en langage commun, et ses connaissances en matière de rune ne lui permettaient pas de les déchiffrer sur place.

Si je tombe encore sur une recette expliquant les mille et une façons de préparer des bulbes sauteurs je fais cramer cette bibliothèque.

Un léger mouvement prés de lui, c’était Eden qui lui avait apparemment emboitée le pas parmi les rayonnages, il ne s’en était pas aperçu jusque la. Est-ce qu’elle avait entendue ce qu’il venait de dire, bas, cela ferait une nouvelle rumeur. Sam le cuisinier de bulbes sauteurs, sa sonne pas si mal.
La voix d’Alice lui parvint d’un autre coin de la pièce, pestant contre quelque chose d’indistinct, elle c’était peut être cognée le pied quelque part. Quand à Pandora, il se méfiait un peu plus d’elle, il faut dire qu’il n’avait que très peu de contacte avec les serdaigle en général. C’était quoi cette pseudo promesse qu’elle lui avait faite tut à l’heure ? S’amuser ? Elle avait qu’à sortir dans le parc pour jouer à la balle avec ses copines aux lieux de se fourrer dans ses pattes.
C’est la voix d’Eden qui le sortira de sa rêverie. Et voila il était tellement déconcentré qu’il n’avait pas remarqué cette banale porte enserrée entre deux rayon de bouquin.


Bon qu’est ce qu’on va trouver cette fois. Puisque tu l’as trouvée, je te laisse l’ouvrir Eden, fait toi plaisir.

Avec leur chance actuelle, Sam pensait encore trouver une pièce vide et poussiéreuse qui ne lui apporterait rien de nouveau.
Aussi n’en croira t’il pas ses yeux lorsque la porte ouverte son regard se posera sur un véritable labyrinthe végétal qui…Et bien qui ne devrait pas être la.


Mais c’est quoi ce bordel.
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Alice Sullivan
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Jeu 23 Juin - 20:30
Attention aux clowns ? Elle en avait de bonnes, cette insupportable Swan. Alice foudroya la brune du regard, brune qui lui tournait le dos pour s'en aller et emboîter le pas aux deux autres. Un instant, sa baguette la démangea ; elle se voyait déjà la brandir à toute vitesse et lancer le premier sort qui lui viendrait à l'esprit, n'importe lequel tant que cela suffisse pour lui faire ravaler son impertinence. Mais elle chassa bien vite cette idée. Non, ce serait céder à la facilité. Bien trop de gens dans cette école s'empressaient de lancer des sorts à tout va pour faire par exemple apparaître des furoncles sur le visage d'un ennemi, histoire de s'en vanter après. Alors que c'était d'un tel ridicule... Il y avait bien d'autres manières de se venger, beaucoup plus recherchées, plus sournoises et surtout plus classes. Alice attendrait juste son heure. C'était ça, le truc des Serpentard : la fourberie. La jeune fille ne se servit donc pas de sa baguette et se mit en marche en dernière pour suivre le petit groupe. Elle n'était vraiment pas emballée à l'idée d'explorer une vieille tour abandonnée en compagnie de deux filles qu'elle détestait, mais elle était toujours aussi intriguée par les explorations secrètes de Sam. Alors elle ferait un effort. À l'instar des autres, elle fit apparaître un faisceau de lumière au bout de sa baguette à l'aide d'un sort informulé et prit un air blasé en entendant la remarque de Pandora qui avait l'air de bien s'amuser, étrangement. Allons bon, une vraie gamine, voilà que la déprimée de service qui se torturait l'esprit à cause de son méchant père mangemort reprenait des couleurs... Pitoyable. La blonde choisit de l'ignorer royalement, promenant le faisceau de sa baguette autour d'elle, mais la réponde d'Eden attira son attention et la fit avoir l'air encore plus méprisant et blasé à la fois. Puis elle fit naître un sourire ironique sur ses lèvres et répondit d'une voix sarcastique :

« Moi, me traîner ? Penses-tu, j'ai tellement hâte d'explorer cette jolie petite tour en votre charmante compagnie. »

Tôt ou tard, elle ferait payer cet affront à Eden. De toute façon, ce ne serait qu'attaquer avant d'être attaqué en vue de l'épisode précédent de l'Epouvantard : Alice n'était pas folle, elle savait qu'elle était détestée dans ce château et que bon nombre de petits abrutis se feraient un plaisir de se servir de cette information contre elle. Bon dieu, l'horreur, si des clowns apparaissaient dans tous les coins... Et bien, au moins, cela lui ferait peut-être un peu l'effet d'un électrochoc et la guérirait de cette phobie irrationnelle : à force de voir des clowns partout, hein, ça passera tout seul. Mais non, elle ne préférait pas y penser. Elle continua donc de suivre le petit groupe qui continuait d'explorer les alentours. Promenant le faisceau de lumière sur les murs, les meubles cassés ou même le plafond, Alice observa le tout d'un œil parfaitement désintéressé. Les chasses au trésor ou les explorations sans but n'avaient jamais été vraiment son truc. Puis ils trouvèrent une bibliothèque poussiéreuse et abandonnée, qui n'avait franchement rien d'exceptionnel. Alice adressa un sourire perfide à Pandora en passant à côté d'elle, l'air innocent.

« Comment va ton cher papa, Pandora ? »

Lui lançant un regard entendu, elle continua sa route sans même attendre de réponse, prenant tout de même garde au moindre sort qui pourrait voler dans sa direction, même informulé. Elle suivit un rayonnage, regarda sans vraiment les voir les nombreuses reliures aussi vieilles qu'énormes, puis entendit la voix d'Eden. Continuant de s'éclairer, elle rejoignit les deux autres Serpentard avec un petit sourire aux lèvres.

« Oh bravo Eden, pour une fois que tu sers à quelque chose au moins une fois dans ta vie. »

Sam laissa Eden passer devant – non mais quelle galanterie, regardez-moi ça – et Alice reprit son air désintéressé en les observant. Elle songea furtivement que ce n'était pas plus mal de laisser passer la brune devant, en effet : avec un peu de chance, il y aurait un sort violent qui s'activerait ou une énorme bestiole cachée derrière et Eden serait en première ligne. Juste retour des choses. Mais il n'y eut rien de tel et Alice passa à la suite de Sam, se figeant elle aussi à son tour en découvrant ces espèces de hautes haies qui faisaient furieusement penser à un labyrinthe. Et cette obscurité au-dessus de leurs têtes, les empêchant de voir le moindre plafond, et ce silence... Étrange, très étrange. En entendant le commentaire de Sam, Alice répondit tranquillement :

« Très bonne question. »


A vrai dire, elle ne voyait pas trop l'intérêt d'aller vagabonder dans un foutu labyrinthe abandonné. Alors ignorant les trois autres, elle pivota sur ses talons en levant sa baguette pour traverser la porte en sens inverse et revenir dans la bibliothèque pour chercher peut-être d'autres portes. Sauf que le faisceau lumineux de sa baguette n'éclaira... qu'un mur. La porte avait tout bonnement disparu. Alice haussa un sourcil.

« Excellente question, même. »



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Eden Swan
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Mar 12 Juil - 17:41
Eden se tint à côté de la porte en tournant le dos à une étagère qui la jouxtait : simple réflexe, quand on se balade avec des gens qui ne vous aiment pas et que vous vous obstinez à emmerder, on fait en sorte de les voir arriver. Cependant, Alice n'avait pas encore utilisé sa baguette contre elle. Magique ou pas, le contrecoup viendrait, c'était certain. Peut-être pas tout de suite, mais Eden n'était pas assez stupide pour baisser complètement sa garde avec elle. Pour le moment, Alice s'en tenait à lui lancer des répliques à peine irritantes à la figure. Lorsqu'elle lui avait rétorqué sarcastiquement qu'elle se trainait parce qu'elle avait tellement hâte d'explorer cette jolie petite tour en leur charmante compagnie, elle n'avait même pas trouvé la motivation de lui asséner que de toute façon, c'était ça ou psychoter en repassant devant la pièce à clown. Sans compter qu'il fallait toujours s'arrêter au bon moment, avec les blagues filées, ou alors cette histoire de phobie commencerait déjà à perdre de sa valeur. Eden s'était donc contentée d'esquisser un sourire en coin.

Quant à Sam, elle ne craignait pas d'attaque de sa part, non, mais elle se demandait ce qu'il trafiquait. Elle lui avait jeté un coup d'oeil de temps en temps, fronçant les sourcils lorsqu'elle l'avait entendu parler de traductions. De traductions ? Il voulait sincèrement se taper des livres entiers en runes anciennes à traduire ? Pas étonnant qu'on ne le voyait jamais. Il devait passer une heure à explorer pour quatre autres passées le nez plongé dans des dictionnaires. Sa remarque sur les bulbes sauteurs la fit sourire, cependant.

Sam la rejoingnit le premier, suivi d'Alice qui la félicita en toute ironie de servir à quelque chose pour une fois dans sa vie. Eden ne se démonta pas le moins du monde.

« Sérieusement, Sullivan ? Depuis quand tu piques ton sens de la répartie chez les moins de douze ans ? »

Elle hocha la tête d'un air navré, un mince sourire au coin des lèvres. Ce genre de remarque ne risquait pas de l'atteindre, et elle était presque certaine qu'Alice le savait bien. C'était juste en attendant de pouvoir lui renvoyer l'ascenseur d'un coup de maître. Eden ignorait quel serait sa prochaine offensive, peut-être en puisant dans son statut d'ex petite-amie de Gryffondor larguée qui avait pourtant déjà été utilisé plus tôt dans l'année, lors du "grand schisme Swan/Sullivan".

Sam lui laissa "l'honneur" d'ouvrir la porte puisque c'était elle qui l'avait trouvée. Eden haussa un sourcil, se demandant si ce n'était pas un prétexte typiquement vert et argent pour qu'elle soit également la première à tomber dans un éventuel piège et sans se douter que c'était précisémment ce à quoi Alice était en train de penser. Mais n'étant pas du genre à se courrir se cacher à la moindre anicroche, elle ouvrit la porte d'un geste assuré. Et resta figée de stupeur.

« Mais c’est quoi ce bordel. »

La remarque de Sam réactiva sa capacité de réflexion, alors qu'Alice répondait :

« Très bonne question. »

Un labyrinthe. Ils se trouvaient dans un labyrinthe. Ou plutôt devant un labyrinthe, mais il ne faisait aucun doute que c'en était un. Les immenses haies qui leur faisaient face semblaient déjà pleines de promesses d'errement sans fin et de perdition.

« Excellente question, même. »

Eden se retourna : Alice avait pivoté sur ses talons pour quitter la pièce, apparemment peu encline à s'aventurer là dedans pour... eh bien pour rien, probablement. Mais un problème de taille venait de faire son entrée en jeu. La porte avait disparu et Pandora était restée derrière. Eden fronça les sourcils, contrariée.

« D'accord. Ça devient carrément chiant, là. »

Elle ne comprenait pas pourquoi Poudlard décidait soudain de lui faire un coup pareil. Les pièces et les passages secrets lui avaient toujours paru pratiques, amusants ou agréables jusque là. Mais ce labyrinthe, à quoi ça rimait ? Elle jeta un nouveau coup d'oeil au mur, qui restait hermétiquement fermé. Un mur hermétiquement fermé... la preuve que même pour une école de magie, cela sonnait quand même de manière étrange.

« J'ai comme l'impression que cette foutue porte ne va pas revenir dans l'heure... Bon, moi j'y vais. Il doit bien y avoir une sortie de l'autre côté. »

Téméraire ? Certes. Au pied du mur surtout (et c'était le cas de le dire). Mais stupide ? Bien sûr que non. Eden se posta dans l'entrée du labyrinthe et agita sa baguette. Aussitôt, un tracé lumineux, de couleur ambre, se colla sur le sol et continua de se dérouler à mesure qu'elle avançait de quelques pas. Eden avait reçu une double éducation, sorcière et moldue, ce qui avait ses avantages. Elle se souvenait parfaitement de cette histoire de fil d'Ariane utilisé pour retrouver son chemin dans un labyrinthe. Au cas où elle ne trouverait pas la sortie, elle pourrait toujours faire machine arrière, recommencer en prenant un autre chemin, espérer que la porte soit revenue entre temps ou encore faire exploser cette saleté de mur. Bien entendu, ce labyrinthe était sans doute magique.

« Si les haies changent de place, c'est ce labyrinthe entier que je fais cramer moi » grinça-t-elle en écho à ce que Sam avait dit plus tôt.

Sans consulter l'avis des autres, elle s'engagea plus profondément entre les haies, marquant toujours le sol d'une trace ambrée et brillante dans l'obscurité. Elle avait appris ce charme en troisième année, alors qu'elle s'ennuyait à mourir pendant que son frère et les autres étaient en cours et qu'elle s'était retrouvée à étudier - ou désoeuvrée, c'était du pareil au même - seule à la bibliothèque. Les autres semblaient s'être aventurés dans le labyrinthe, toutefois. En tout cas, elle entendait leurs pas. Eden partit du principe que cette pièce était rectangulaire et que la sortie devait se trouver sur le mur d'en face. Elle s'obstina donc à poursuivre tout droit autant que possible, reprenant son cap au plus vite lorsqu'elle se retrouvait obligée de tourner à droite ou à gauche. Elle ne connaissait pas de sort pour remplacer une boussole, malheureusement, et nota dans un coin de sa tête de voir ça plus tard : apparemment, ça pouvait toujours servir. Une ou deux fois, des culs de sac compliquèrent légèrement l'équation et la firent revenir sur ses pas en râlant. Elle espérait sincèrement que cette pièce n'était pas en fait un polygone à cinquante-douze faces et qu'elle possèdait effectivement une sortie quelque part. Cependant, une dizaine de minutes plus tard, alors qu'elle pestait toujours dans sa barbe, ces craintes furent les derniers de ses soucis. Un grognement sourd s'éleva et fit trembler le sol. Eden lâcha un juron et s'accrocha à une haie pour ne pas tomber, tâchant de discerner d'où venait le danger. Au dessus de leurs têtes, deux yeux rouges, flamboyants s'ouvrirent soudain. Puis une gueule, puis...

Eden décida finalement de se jeter à terre alors qu'une déflagration létale s'abattait sur eux. Elle se couvrit la tête de ses bras, tenant toujours sa baguette serrée contre elle, et sentit le souffle brûlant l'effleurer, lui grillant probablement quelques cheveux. Pendant une seconde de terreur comme elle n'en avait jamais connu, elle crut que les flammes allaient la dévorer. Mais le mal ne vint pas. Seule une fumée âcre menaçant de l'étouffer s'infiltra sans son nez et sa gorge, la faisant tousser et crachoter. Lorsque la température chuta brusquement, elle ouvrit les yeux : aussitôt, ils se mirent à lui piquer et à s'humidifier à cause de la fumée. Les haies étaient en flammes. Le labyrinthe s'était changé en une véritable fournaise. Dans ce décor apocalyptique, Eden roula sur elle-même et se redressa.

« PUTAIN, JE PLAISANTAIS AVEC CETTE IDEE DE CRAMER CE FOUTU LABYRINTHE ! » hurla-t-elle, le poing levé vers le plafond invisible.

Ce fut une très mauvaise idée : ses yeux et sa gorge crièrent grâce et elle se remit à tousser. Courir. Il fallait courir. Trouver une faille dans le mur de flammes avant que le piège ne se referme sur elle. Au moment où elle repérait une issue et où elle se précipitait vers elle, elle se rappella qu'elle n'était pas seule. Elle tourna la tête, ayant peine à distinguer les silhouettes des autres dans la fumée. Au hasard, elle cria :

« Par ici ! »

Nouvelle quinte de toux. Personne ne venait, mais elle ne pouvait pas rester là. Quant à faire machine arrière, c'était hors de question, elle n'était pas du genre héroïco-suicidaire. Elle ne voyait rien, de toute façon, et les flammes continuaient de gagner du terrain. Elle hésita une seconde de plus puis sauta par la brèche de la haie enflammée. De l'autre côté, elle se mit à sprinter. Son traçage enchanté n'était nulle part en vue, tant pis. Il fallait avant tout s'éloigner des flammes, de la chaleur et de la fumée.

« Aguamenti ! AGUAMENTI ! »

Le débit d'eau s'échappant de sa baguette semblait toujours trop fin, trop long, trop lent à écraser les flammes qui lui barraient le passage. Elle sauta, couru, dérapa et jeta d'autres sorts :

« Reducto ! Evanesco ! EVANESCO BORDEL ! Impedimenta ! »

La rage, plus que la peur même, lui donnait des ailes. Tant qu'elle criait, pestait et hurlait contre tout ce qui se dressait devant elle, paradoxalement, elle gardait son sang-froid. Bientôt, elle fonça droit dans quelqu'un. Elle s'arrêta un moment en se massant le front, les poumons en feu, jeta un oeil au dessus de sa tête et se posa alors la question la plus incongrue qui soit dans un moment pareil : cette créature, était-ce un dragon ? Ou quelque chose d'autre ?



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Tess Jekelm
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Lun 18 Juil - 19:11
Tess n'avait strictement rien fait de sa journée. Affalée dans un fauteuil de la salle commune de Poufsouffle la plupart du temps, elle discutait avec les autres élèves ou lisait un livre d'aventure qu'elle avait commencé un peu avant que Poudlard soit fermé aux adultes. C'était sa mère qui lui avait envoyé, parce qu'elle se doutait que sa fille n'était pas du genre à aller à la bibliothèque de l'école pour trouver un livre. Rien que fouillait dans les rayons l'exaspérait, pour dire. Donc, dans l'espoir que Tess ait une occupation un temps soit peu intelligente, elle lui avait envoyé ce bouquin. La petite Poufsouffle n'en était pas à la moitié, mais elle avait bien avancé. Normal, quand on a autant de temps libre. Tess se croyait carrément en vacances. Vacances à Poudlard en plus ! La lecture n'étant pas son passe-temps favori, elle finit par l'abandonner pour aller prendre son dîner, son ventre faisait trop de bruit pour se concentrer de toute manière. Elle enfila un sweat-shirt épais et un peu trop large pour elle qui appartenait à sa sœur Sarah, prit sa baguette – on ne pouvait plus s'en séparer maintenant – et descendit dans la grande salle, ou des élèves plus âgés servaient la nourriture. Là, elle trouva des amis à elle, et s'installa naturellement à leurs côtés.

Le dîner se passa dans la bonne humeur, Tess discutant de tout et n'importe quoi et amusant la galerie comme à son habitude. Un certain John Peterson, de Gryffondor, fit par de son intention de se promener un peu cette nuit mais un préfet prit la conversation en cours et leur interdit de sortir de leur dortoir après vingt-deux heures. Cela refroidit certains mais Tess confia à John que les préfets ne lui faisaient pas peur et que elle, elle était partante. Du coup, après avoir terminé son dessert – des cookies – elle donna rendez vous au Gryffonfor dans le hall pour 22h30. La Poufsouffle fut un peu en avance car elle était sorti de sa salle commune avant le couvre feu, pour prendre un peu de nourriture dans les cuisines. Elle ne volait rien, non, elle prenait juste les restes de gâteaux et de confiseries qu'elle trouvait sur les tables et les fourrait dans son sac en bandoulière qu'elle prenait avec elle la plupart du temps. John était lui aussi en avance, elle n'avait donc pas à attendre indéfiniment.

Le duo parcourra les couloirs, se cachant dès qu'un préfet ou un autre élève âgé montrait le bout de son nez. Il fallait être prudent : même si les punitions ne valait plus rien, les plus jeunes étaient souvent de corvée de nettoyage s'ils osaient dépasser le couvre feu. Ils se faisaient donc le plus discret possible lorsqu'un faisceau de lumière apparaissait à l'angle d'un couloir et tendait l'oreille au moindre bruit suspect. Au bout d'une heure et demi, Tess et John virent une scène peu ordinaire. En entendant du bruit, tous deux se cachèrent derrière une armure. Comme il faisait assez sombre, il était presque impossible de les apercevoir. Sam Winalver arriva alors, un sac sur l'épaule. Il avait l'air déterminé. Le duo put ensuite entendre une série de mots vulgaires provenant d'un couloir proche. Tess ne connaissait Sam que de nom et John eut juste le temps de lui dire qu'il passait son temps libre en exploration que Alice Sullivan, une Serpentard comme Sam, apparut à son tour. Elle, Tess la connaissait plutôt bien, ou du moins, elle aimait penser qu'elle faisait partie de ses amies, ce qui n'était absolument pas le cas pour Alice, évidemment. Qui voudrait d'une petite Poufsouffle collante ? Certainement pas elle. Tess était sur le point de sortir de sa cachette pour la saluer mais John la retint au dernier moment. C'est vrai, ils devaient rester discrets. Il y eut encore une série d’obscénités et c'était maintenant au tour d'Eden Swan, la cousine Serpentard de ses amies les jumelles Stacy et Ariel, de suivre les deux autres. Trois Serpentard, ça faisait beaucoup. John interrogea Tess du regard mais celle ci haussa les épaules. Elle n'était pas censé tout savoir non plus. Mais la curiosité l'emporta bien vite et Tess entraîna son ami pour voir ce qu'il se passait de l'autre côté du couloir. Ils avancèrent et s'arrêtèrent juste à temps pour se cacher d'une préfète de Serdaigle, Pandora Deschanel disparaître derrière un tableau, tableau qui était à l'origine des insultes. De là où ils se trouvaient, ils pouvaient entendre leur discussion sans pour autant déranger le personnage du tableau. Non, pour le moment, pas question de se faire repérer !

La discussion avait l'air de tourner au règlement de compte et Tess y serait allée si elle était seule. Elle n'aimait pas les disputes et voulait toujours arranger les choses. Ou calmer les esprits. Mais là, il y avait une préfète dans le lot et elle voulait éviter de devoir récurer le sol de la cuisine façon moldue. La conversation se calma et Tess devina qu'ils allaient continuer à explorer ce passage secret. Oui, c'était sans doute un passage secret, sinon, il n'y aurait pas de place pour quatre derrière un tableau ! Le regard de Tess s'illumina, et elle se tourna vers John.

- On les suit ?
- Eh tu rigoles ! Je veux pas avoir affaire à ceux là ! Y'a une préfète et les autres … C'est des Serpentard ! Dit-il d'un air dédaigneux.

Tess ouvrit la bouche, choquée, mais aucun mot ne sortit. Encore un Gryffondor étroit d'esprit. Elle haussa les épaules.

- Je m'en fiche, moi, j'y vais. Je veux pas manquer l'exploration d'un nouveau passage secret ! Tu peux aller te coucher.
- Mais tu es folle ?! Tu vas te faire prendre !
- Non, je sais être invisible. Et puis ils sont déjà bien occupés.
- Tu fais ce que tu veux, moi, j'y rentre pas.
- Ok.

Oui, Tess était un peu vexée. Elle aimait bien John et le fait qu'il ne la suive pas jusqu'au bout ne lui plaisait pas. Elle lui lança un « Froussard » et le quitta. Elle n'était pas rancunière et le lendemain, elle lui aurait pardonné, certes. Mais c'était pour la forme. Et puis elle, elle s'amuserait plus au moins.

Tess se dirigea vers le tableau, qui représentait un moine légèrement endormi. En voyant la petite Poufsouffle, il se moqua et lui balança d'autres insultes, mais il finit par lui ouvrir le passage, en insistant bien sur le fait qu'elle risquait de ne pas y revenir, vu qu'elle n'était qu'une gamine insolente. Tess se retrouva alors dans un couloir, ou elle tendit l'oreille. Des bruits de pas se faisant entendre plus loin. Laissant d'abord ses yeux s'habituer à l'obscurité, elle se mit en marche, suivant une faible lumière, au loin. Elle ne voulait pas trop s'approcher, de peur de se faire remarquer. Et puis, c'était bien plus marrant comme ça. Elle ne fit pas vraiment attention à ce qui l'entourer, ne souhaitant pas perdre de vue le petit groupe, aussi elle ne vit guère que le couloir était vraiment sinistre.

Au bout d'un long moment, les quatre élèves arrivèrent dans une bibliothèque et partirent chacun de leur côté, tout en continuant de se lancer des remarques jugées futiles par Tess. Elle fit attention à se tenir à une certaine distance de chacun des élèves, comme depuis le début. Puis, les Serpentards se regroupèrent entre deux étagères. Ils avaient l'air intrigué par une porte, hésitant à y entrer. Au final, ils s’engouffrèrent un à un et Tess voulut les suivre mais la porte disparut soudainement. Elle échappa un hochet de surprise et s'arrêta un instant. Puis, elle courut se cacher dans un coin, entendant la Serdaigle arriver. Zut, voilà qu'elle avait perdu trois élèves et qu'elle avait faillit se faire prendre ! Elle se ressaisit et parcourut les différentes allées à la recherche d'une porte similaire, ce qu'elle finit par trouver, à l'opposé de l'endroit où les trois Serpentard avait disparu. Elle n'hésita pas une seconde. Après tout, c'était soit ça, ce qui signifiait l'aventure, l'exploration, soit une explication avec la Serdaigle. A cette pensée, Tess secoua la tête et se hâta vers la porte, qu'elle ouvrit et referma derrière elle.

Elle put alors constater que cette porte l'avait mené tout droit dans ce qu'elle devinait être un labyrinthe : de hautes haies, un plafond invisibles, pas de doute à avoir. Elle tourna sur elle même, prête à faire demi tour mais malheureusement, ce n'était pas possible. Plus de porte. Ca, c'était prévisible.

- Bon, il me reste plus qu'à explorer. Et puis peut être que les autres sont aussi là-dedans.

Tess parlait toute seule, oui, mais c'était un moyen de se rassurer. Téméraire, elle l'était, mais c'était plus facile quand elle avait quelqu'un avec elle. Au moins, elle avait quelqu'un avec qui discuter. Un instant, elle regretta John puis se rappela qu'il n'était qu'un froussard et qu'ici, il n'aurait été d'aucune utilité. Elle se mit donc en route, baguette en main, en faisant l'inventaire des sorts qu'elle connaissait et qui pouvait lui servir. A part les sorts de défense qu'elle maîtrisait bien, les autres étaient plus compliqués pour elle. En métamorphose, par exemple, elle était loin de faire partie des meilleures élèves de sa classe.

Tess ne fit pas vraiment attention aux chemins qu'elle prenait, elle se fiait plus au hasard. Elle se baladait entre les haies, tranquillement, pensant à la situation actuelle qui ne la dérangeait pas vraiment, mis à part que ses parents et ses deux grands frères lui manquaient un peu. Et puis, elle en profitait pour être le plus indépendante possible, refusant la protection de ses deux sœurs et son dernier frère, encore à Poudlard. Elle voulait se débrouiller seule et pour le moment, elle s'en sortait pas mal. Mis à part les repas, elle vivait comme bon lui semblait, et quoi de plus agréable ? Ce labyrinthe aussi était plutôt agréable. Si elle se perdait, elle avait toujours des provisions dans son sac.

C'est sur ces bonnes pensées que le sol se mit trembler et un grondement s'éleva. Tess leva sa baguette, prête à riposter mais bien vite, elle ne pensa qu'à une seule chose : courir, oubliant tout excès de témérité. Des flammes s'élevèrent, les haies prirent feu. Qu'est ce qui avait provoqué cela ? Tess n'avait pas le temps de réfléchir, elle voulait seulement éviter de finir carboniser dans ce labyrinthe. Elle piqua un sprint à travers les haies et soudain, elle entendit des cris. Elle n'était donc pas seule. Bizarrement, elle fut un peu soulagée. Il fallait qu'elle se rende à l'évidence : elle ne pouvait pas survivre dans ce genre de situation au vu du peu de sorts qu'elle connaissait, aucun ne pouvait éteindre un feu en tout cas. Déjà, elle commençait à tousser. Elle ne essaya de crier, pour montrer qu'elle était là, elle aussi, mais elle avala de la fumée et toussa de plus belle, les larmes aux yeux. Il fallait qu'elle se ressaisisse. Sinon elle ne donnait pas chère de sa peau. Oh, oh ! C'était bien la première fois qu'elle se montrait pessimiste !

Elle se dirigea vers les voix et c'est alors qu'elle percuta violemment quelqu'un. Ouf, elle n'était plus seule ! Instinctivement, elle enlaça cette personne, soulagée. Elle était certainement meilleure pour se défendre qu'elle. D'un revers de la manche, elle frotta ses yeux, d'où elle ressentait d'intenses picotement mais ce fut une mauvaise idée : elle eut encore plus mal. Elle plissa alors ses yeux et put apercevoir Eden, et derrière, Alice et Sam qui suivait. Elle se plaça alors à côté d'Eden.

- Nom d'un chaudron ! C'est l'Apocalypse ici ! cria-elle entre deux quintes de toux.

Tess se sentait mieux maintenant qu'elle était avec plusieurs personnes. Elle réussit même à adresser un grand sourire à Alice, et à Sam, même si elle ne lui avait jamais parlé et ce malgré la fumée qui lui piquait les yeux.
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Alice Sullivan
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Mer 17 Aoû - 1:59
En observant d'un air agacé le mur où la porte avait disparu, Alice se demanda furtivement si ce n'était pas là un tour exécrable joué par cette insupportable et stupide Deschanel, la fille de mangemort qui se la jouait bonne sœur. Après tout, elle était la seule à être restée de l'autre côté et comme par hasard, ils se retrouvaient trois Serpentards enfermés dans une espèce de labyrinthe obscur : coïncidence ? On pouvait aisément en douter. Ceci dit, après réflexion, Alice doutait franchement que ce soit ça : la préfète de Serdaigle devait faire partie de ces faux-jetons qui se disaient faire partie des gentils, et si elle détestait très certainement les Serpentards, elle devait avoir assez de jugeote pour ne pas s'abaisser à un niveau de futilité pareil. En vérité, peu importait de savoir comment la porte avait pu disparaître : l'important, c'était de trouver comment sortir d'ici. Justement, Eden prit la parole à l'instant pour faire part de son point de vue ô combien pertinent et Alice lui décrocha un regard blasé : elle « avait comme l'impression que cette foutue porte n'allait pas revenir dans l'heure », hein ? Bon dieu, mais quelle perspicacité. La blonde leva les yeux au ciel mais s'abstint pour une fois de tout commentaire, préférant promener un regard tout autour d'elle, du côté, au sol et en hauteur, pour tenter d'apercevoir une sortie quelconque, que ce soit une autre porte cachée, une trappe, une ouverture dans les haies, n'importe quoi. Mais il n'y avait rien, strictement rien à part cette entrée dans le labyrinthe et ce plafond plongé dans l'obscurité. Avec un soupir contrarié, Alice leva le faisceau de sa baguette pour éclairer le dos d'Eden qui venait de passer l'entrée et qui avait lancé un sort pour qu'un tracé lumineux sorte de sa baguette et se colle au sol. Ingénieux, certes, mais n'importe qui d'autre aurait pu y penser, songea crânement la Serpentard. Puis sachant pertinemment qu'il n'y avait pas grand chose d'autre à faire, Alice retint un nouveau soupir et fit remarquer, aussi bien à l'adresse de Sam que d'elle-même, d'une voix rendue sarcastique par l'agacement :

« Bon et bien on n'a plus qu'à faire la même chose et chercher cette foutue sortie, j'imagine. Génial. »

Déambuler dans un labyrinthe inconnu ne lui plaisait pas, déjà, à la base. Déambuler dans un labyrinthe inconnu en compagnie de Sam Winalver, ça pouvait lui aller. Mais déambuler dans un labyrinthe inconnu en compagnie non pas seulement de Sam Winalver mais également d'Eden Swan, ça lui allait beaucoup moins. Ce fut donc avec un air guère enchanté qu'Alice entra à son tour dans le labyrinthe, sa baguette levée devant elle pour suivre le tracé lumineux qu'avait laissé Eden derrière elle, marchant plus loin devant. Les haies se dressaient tout autour d'eux et bifurquant de temps à autre dans une direction ou dans une autre, Alice s'adressa à Sam qui marchait avec elle :

« Tu ne connaîtrais pas un sort pour nous sortir là en moins de deux, par hasard ? »

Elle était plus ironique que sérieuse, sur le coup, même si elle aurait tout donné (ou presque) pour connaître un sort qui permettrait de trouver immédiatement le bon chemin dans ce dédale. La patience n'était pas son fort et passer des heures à chercher une sortie ne faisait en aucun cas partie de ses activités préférées. Elle poussa quelques soupirs ennuyés sur la route, marmonna quelques jurons, se retint d'envoyer un coup de pied complètement inutile dans une haie, s'apprêta à incendier Eden pour le simple plaisir de l'insulter, puis ce fut là qu'un grondement sourd et soudain s'éleva, tellement fort qu'il ébranla le sol. Surprise, Alice trébucha et faillit tomber mais se rattrapa à l'épaule de Sam, pivotant ensuite sur ses talons d'un mouvement pour lever sa baguette dans un geste automatique. Elle resta une seconde interdite devant les deux iris d'un rouge flamboyant qui s'ouvrirent dans l'obscurité, puis, sans réfléchir davantage, à l'instant où elle vit la gueule s'ouvrir, elle se jeta au sol. Elle sentit ce dernier trembler à nouveau alors qu'un souffle brûlant passait au-dessus de leurs têtes, dans un grondement assourdissant, et elle resta un instant totalement immobile, son cœur battant à tout rompre dans sa cage thoracique, de peur de ce qui pourrait arriver si jamais elle se relevait. La chaleur fut presque insoutenable pendant quelques secondes. Puis elle disparut subitement, mais pas totalement, et Alice se risqua à relever la tête, alerte et abasourdie. Qu'est-ce que c'était que CA ?

À l'instant où elle eut relevé la tête et prit une inspiration, elle se mit à tousser. Elle leva sa main libre pour coller sa manche contre son nez et sa bouche, les yeux piquants à cause de la fumée qui flottait maintenant dans l'air. Un crépitement aisément identifiable résonnait tout autour d'eux et Alice sentit son sang se glacer dans ses veines : les haies étaient en flammes. Quelque chose avait craché du feu, tout était en flammes, ce foutu labyrinthe était piégé, ils allaient tous mourir, ils allaient tous mourir, ils allaient tous... Non. Pas encore. Ce n'était pas le moment. Alice prit une nouvelle inspiration, toussota à nouveau, serra sa main sur sa baguette et se leva d'un bond pour s'éloigner des flammes qui avaient menacé de lui effleurer l'épaule. Elle cria le nom de Sam pour l'appeler et se précipita en avant au pas de course, sauf qu'elle ne vit pas Eden se relever et elle faillit lui foncer dedans.

« PUTAIN, JE PLAISANTAIS AVEC CETTE IDEE DE CRAMER CE FOUTU LABYRINTHE ! »
« FERME-LA ET BOUGE DE LÀ, BORDEL ! »


C'était une mauvaise idée : Alice se plia en deux, le poing contre la bouche, secouée par une nouvelle quinte de toux. Elle s'essuya les yeux, tourna la tête en arrière pour vérifier que Sam suivait bien, puis perdit de vue Eden qui s'était mise à courir entre temps. Étouffant un juron, Alice se précipita à son tour en courant, les flammes dévorant les haies de part et d'autre du chemin formé, la fumée s'épaississant progressivement, le crépitement se faisant presque assourdissant et la chaleur se faisant de plus en plus suffocante. Ils n'étaient plus dans un labyrinthe, mais dans un enfer de feu et de fumée. Sa baguette brandie, Alice lança des sorts à la pelle, tentant vainement de produire assez d'eau pour contrer les flammes qui continuaient de dévorer les haies en menaçant de les piéger. Dans le vif de l'action, elle n'avait pas le temps de réfléchir à d'autres façons d'éteindre un feu et il fallait avouer que l'aguamenti ne faisait pas des miracles lorsque l'on était occupé à courir dans tous les sens, et bien que le reducto sembla porter ses fruits un instant, il apparut bien vite évident à Alice que cela ne suffirait pas. Finalement, elle se concentra uniquement sur sa course, slalomant entre les haies enflammées, suivant la voix d'Eden lorsqu'elle leur indiquait une direction, tentant de se frayer un chemin parmi toutes ces haies, puis finit par freiner lorsqu'elle faillit à nouveau percuter la brune qui s'était encore arrêtée. Alice, sourcils froncés et les yeux humides à cause de la fumée qui lui piquait les yeux, s'apprêtait à apostropher la Serpentard lorsqu'elle vit que cette dernière n'était pas seule : en effet, une petite fille aux longs cheveux bruns s'accrochait à elle. Elle fronça alors les sourcils en reconnaissant Tess Jekelm, une Poufsouffle de première année qui, elle ignorait pourquoi, avait souvent tendance à lui faire de grands sourires et à lui parler comme si elles étaient des amies – des amies, elles, une Poufsouffle et une Serpentard, une gamine et une adulte ! Aberrant.

« Qu'est-ce que tu fiches ici, toi ? »

C'était une bonne question, certes, mais peut-être pas la plus importante pour le moment.



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Ven 30 Sep - 2:50
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Si il y a bien une chose qui puissent être ennuyeuse, c'est que la sortie disparaisse. Ennuyeux ai-je dit? Oui ennuyeux, et pourtant Sam ne pouvait s'empêcher de penser que cela pimentait la situation.
C'est vrai quoi. N'importe qui entrant dans un labyrinthe s'arrange pour marquer son chemin afin de pouvoir retrouve son chemin si jamais il ne parvenait pas à sortir du dédale dans lequel il viens de se fourguer. C'est d'ailleurs ce que fera Eden avant de s'y engager grâce à son tracer lumineux. Ce que Sam approuvera d'un bref signe de tête. Histoire de se souvenir de l'emplacement exacte de la porte « fantôme », il fera apparaître une croix sur le mur, si la nécessité d'exploser celui ci ce faisait sentir il voulait réussi du premier coup, et louper sa cible parce que on ne sait plus ou elle est compliquerai les chose.
Pressant un peut le pas il reviendra à la hauteur d'Alice avant qu'elle ne disparaisse à la suite d'Eden au premier virage. Pour l'instant il se fichait un peu du chemin qu'il empruntait et laissait le soin à Eden de choisir le chemin, ce qui lui permit de s'intéresser plus en avant à la pièce en elle même.
Il y avait quelque chose d'intrigant, certes il ne pouvait pas en estime la taille complète, mais rien que la hauteur au plafond ne collait pas avec les dimension de Poudlard. Il avait bien sur apprit depuis sa première année à ne pas se fier à la taille extérieur du château mais la c'était trop.


«Je ne serait même pas étonné en rasant ce labyrinthe on ne trouvait pas de sortie. Quoique même dans ces cas la il y a toujours une clé ou une indication. »

« Tu ne connaîtrais pas un sort pour nous sortir là en moins de deux, par hasard ? »

La question d'Alice le tirera de ses réflexion silencieuse. Si sa théorie était exacte elle n'apprécierait pas, mais alors pas du tout.. c'est pour sa qu'il ne parlera pas, après tout il pouvait parfaitement se tromper.

-Si bien sur que je connais un sort qui pourrait nous sortir de la en moins de deux. Si nous étions dans un labyrinthe normale.

Par normale, Sam voulait dire moldu.

-Mais ca m'étonnerait que celui qui à mis cette endroit en place ait laisser une telle faille. A quoi servirait un labyrinthe dont l'on peut s'échapper en transplanant après tout?
Et puis aller détend toi, c'est peut être l'occasion de tomber sur un petit trésor.


Mais c'est quoi cette obsession chez les gens de croire que Labyrinthe=Trésor? A oui c'est la faute d'Indiana Jones bien sur.

-Et de raffermir l'esprit d'équipe entre Serpentard, c'est que ca nous fait quand même plutôt défaut en ce moment. Eden tu a l'air de galérer avec les direction une boussole sa t'aiderais?

L'esprit d'équipe entre Serpentard? Avec Alice et Eden dans le groupe? Sam t'a fumé quoi? En plus il avait une boussole depuis le départ? Nul doute qu'Eden aller lui râler dessus alors qu'Alice s'apprêtait à l'invectiver parce que le groupe était encore arrivé dans un cul de sac.
Ironiquement, l'apparition du dragon évitera à Sam de ce faire incendier, au sens figurer bien entendu, parce que au sens propre.
Un grondement d'abord qui en fera trembler la Terre, et Alice qui se retient à son épaule.


-Alors ma vieille t'a déjà des problème d'équilibre à ton age?

La plaisanterie tombera à l'eau, Alice fixe un point derrière lui et lorsqu'elle plonge à terre, et bien il fait de même, quand une expression pareille s'affiche sur le visage de quelqu'un c'est que quelque chose de mauvais arrive.
L'espace autour de lui se transforme en fournaise, le labyrinthe végétale s'enflamme en un instant et l'air agréablement frais tout à l'heure lui brûle la gorge au point de lui couper la respiration quelque seconde.
La suite ne sera que déroulement logique, se relever et s'éloigner autant que possible, tout autour des flamme, de la fumé et du bruit. Devant lui, Alice qui l'appel et Eden qui fait de même pour eux deux. Le haut de son T-shirt remonté pour se couvrir le nez et la bouche Sam suit le chemin tracé par les fille à coup de sortilège au milieu des flammes. Lui n'en utilise aucun pour l'instant, à la place il réfléchi, et furieusement.


« Bon sang si c'est vraiment une illusion la chaleur est sacrément bien reproduite. »

C'était d'ailleurs forcément ça, mais comment le confirmer, il n'allait pas foncer sur un dragon sur le coup d'une intuition tout de même, surtout qu'après s'être trop approché du haie enflammée sans faire attention il avait récolté une brulure trop réel à son goût.

« En plus les illusion c'est pas ma tasse de thé. »

Le sac qu'il transportait commençait à peser sur ses épaule, mais il ne pouvait tout simplement pas l'abandonner. A quoi bon risquer sa peau si c'est pour revenir bredouille?
Devant lui les filles continuaient d'avancer, il entendait surtout Alice râler après Eden et tout ce qui la contrariait. Ce qui signifiait qu'elles allaient bien dans un sens. Quand on à la force de se plaindre c'est qu'on est pas mort.
Le petit groupe fini par s'arrêter à quelque mètre de la sur une zone plutôt dégagée au sol, un nouveau membre venait de s'ajouter au cortège, un visage qu'il avait cru voir chez poufsouffle, mais il ne s'en inquiètera pas plus, ce n'était pas le moment des vérification d'identités mais plutôt des première mesure de sécurité.


-Toi,comment t'a fait pour arriver ici?

Et on sentait à la question que la réponse devrait venir vite. La fumée fera tousser Sam plusieurs fois alors qu'il scrutait les alentour à la recherche du dragon, mais la fumée tout autour d'eux semblait jouer en leur faveur pour l'instant car elle était suffisamment épaisse pour les dissimuler quelque temps fasse au yeux perçant du Saurien. Posant son sac à terre, il abandonnera a regret les livres qui l'alourdissait considérablement avant de sortir un T-shirt de rechange dans lequel il déchirera plusieurs bande et deux bouteille d'eau. L'une ira aux filles.

-Essayez d'en garder un peu pour après je n'en est pas d'autre.

Quand à la seconde bouteille, en dehors d'une gorgée qu'il s'attribuera, le reste ira tremper les bandes découpées juste avant et si les filles n'avaient pas comprit son manège, la lumière se fera lorsqu'il drapera un des masque improvisé devant son nez et ses bouche. Ce qui devrait les protéger bien que légèrement des inhalation de fumé. Tout cela fait alors qu'il écoutait la nouvelle venue lui expliquer comment elle était parvenue jusqu'à eux.

-Tu dis que la porte par laquelle tu es entrée, était à l'opposée de la notre?

Ce qui est complètement illogique. Comment serait elle arrivée dans la même pièce qu'eux en passant pas une porte en face de la leur, et puis Sam ne se souvenait pas avoir vu de porte à cet endroit.
Le regard fixé sur le rideaux de fumée, Sam tente d'assembler les information tout en surveillant une éventuelle apparition du gros écailleux qui tente de les transformer en viande à barbecue.


-Est ce que l'une de vous en saurait plus que moi sur les illusions par hasard.

Certes la magie pouvait faire, apparaître des image, voir même convaincre quelqu'un d'être ailleurs. Mais à ce point la? Parfois Sam se demandait s'il n'était pas réellement fou.
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Eden Swan
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Ven 14 Oct - 16:23
La personne qu’Eden avait percutée s’appelait Tess Jekelm et était en première année à Poufsouffle : puisque c’était une grande amie de sa cousine Stacy, il allait de soi qu’Eden connaissait le nom de la gamine, sa maison, son année, ainsi que le nom, la maison, l’année de ses frères et sœurs et c’était tout juste si le reste de sa famille n’y passait pas. Stacy avait tendance à être très bavarde à propos de ses amis (et de tout en général) et le pire, c’était qu’Eden l’écoutait. Elle avait vu Tess avec Stacy à de nombreuses reprises dans le château et n’eut donc aucun mal à la reconnaître, sans compter qu’Eden avait déjà eu l’occasion de proposer à Tess un petit tour de balai en sa compagnie au début de l’année. Il en avait résulté deux conclusions terrifiantes : si Tess et Stacy étaient toutes deux très douées pour faire du remue-ménage au château, elles étaient également bien parties pour être toutes deux douées sur un balai et risquaient donc également de faire du remue-ménage sur le terrain de Quidditch dans quelques années.
Alors que Tess lui enlaçait brusquement la taille sous le coup du soulagement, Eden mis à moment à comprendre comment elle avait fait pour se cogner le front contre une gamine d’une tête de moins qu’elle. Elle avait probablement dû courir le dos courbé pour atténuer l’effet de la fumée ou éviter des obstacles sans même s’en rendre compte.

- Nom d'un chaudron ! C'est l'Apocalypse ici ! s’écria Tess.

Presque aussitôt apparurent Sam et Alice. Cette dernière s’exclama :

« Qu'est-ce que tu fiches ici, toi ?
- Elle vide des citrouilles », rétorqua ironiquement Eden, considérant qu’il était plus ou moins évident que Tess avait fait la même chose qu’eux : explorer, peut-être même en les suivant. Connaissant Tess, c’était tout à fait plausible. Et qui plus est : on se fichait bien de la réponse à cette question pour le moment. « Autant pour l’esprit d’équipe », ajouta-t-elle à l’attention de Sam.

Elle n’avait pas eu le temps de répondre à sa provocation précédente, ayant été (légèrement) interrompue par l’arrivée de ce qu’elle pensait bel et bien être un dragon. Eden n’avait pas franchement l’esprit d’équipe, surtout pas avec Alice pour partenaire. La preuve : même au Quidditch, elle avait préféré le poste d’attrapeur à celui de poursuiveur pour n’avoir à s’occuper de rien ni personne à part du vif d’or. Même si, il fallait l’avouer, l’esprit d’équipe s’imposait dans cette situation. Elle ne pourrait probablement pas se débrouiller toute seule sur ce coup-là et de toute façon, elle sentait déjà se développer envers Tess ce stupide instinct protecteur qui faisait d’elle une cousine relativement responsable avec Elsie, Ariel et Stacy et qui ne lui laisserai pas d’autre choix que de faire attention à elle.

- Toi, comment t'a fait pour arriver ici ? interrogea Sam tout en vidant le contenu de son sac.

Il se débarrassa des livres qu’il contenait, sortit deux bouteilles d’eau et se confectionna des masques avec des bandes de tissu provenant d’un tee-shirt. Eden observa son manège d’un air incrédule. Jusque-là, elle pensait être une des seules élèves de Serpentard à se servir tout à la fois d’objets sorciers que moldus. Sam but une gorgée d’une des bouteilles et leur tendit l’autre. Qu’il s’en serve pour boire était logique, une règle de magie élémentaire était qu’aucun sortilège ne permettrait de vraiment les abreuver ou les rassasier. Mais pour tremper les bandes, il ne pensait même pas à l’Aguamenti alors qu’ils venaient tous de s’en servir à profusion pour essayer d’éteindre les flammes ? Toutefois, l’idée générale était très bonne. Elle attrapa la bouteille et la tendit à Tess pour qu’elle puisse boire si elle le voulait, lui passa également un masque improvisé et en prit un pour elle pour se couvrir le nez et la bouche.

-Tu dis que la porte par laquelle tu es entrée était à l'opposé de la nôtre ? fit Sam après le récit de Tess.
- Bien sûr. Ça serait tellement pas drôle, s’il n’y avait qu’une porte pour entrer alors qu’il n’y en a aucune pour sortir ! ironisa Eden, la voix étouffée par le masque.

La fumée lui piquait encore méchamment les yeux et elle ne semblait plus capable de parler sans entrecouper son discours d’une quinte de toux, mais l’astuce de Sam aidait tout de même. Maintenant, il fallait quand même sortir de cet endroit avant de finir totalement grillé ou asphyxié. Un morceau de haie enflammé vint s’écraser à leurs pieds et Eden l’éteignit d’un puissant coup d’Aguamenti, rendu d’autant plus efficace par la colère qui l’habitait toujours. Ils devaient trouver une solution. Vite.

- Est-ce que l'une de vous en saurait plus que moi sur les illusions par hasard ?
- Tu crois que c’est une illusion ? répondit Eden en haussant les sourcils. Il m’avait l’air bien réel, ce foutu dragon. Même si j’ai vu que ses yeux et le jet de flammes qui les accompagnait. Drôlement réussie, comme imitation. Mais je m’y connais pas spécialement en illusions, après.

Elle avait peut-être lu quelque part que plus grande était l’illusion, plus il y avait de chances de trouver un défaut dans la cuirasse, mais avec une fumée pareille, elle ne risquait pas d’apercevoir grand-chose de toute façon.

- Bon, inutile de rester là, non ? On devrait essayer de retrouver le mur qui fait le tour de la pièce et le longer en espérant trouver une sortie. On écarte tout ce qui se trouve sur notre chemin pour ne pas avoir de détour à faire. Quitte à agoniser ici, je préfère que ça soit en essayant de sortir plutôt qu’en restant plantée là.

Un poil mélodramatique, mais cela n’en était pas moins vrai. Elle guetta l’avis des autres, tout en sachant pertinemment qu’elle suivrait son propre plan s’ils le refusaient sans en trouver un meilleur.
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Tess Jekelm
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Dim 16 Oct - 14:17
« Qu'est-ce que tu fiches ici, toi ?
- Elle vide des citrouilles »

Tess éclata de rire, naturellement, ce qui lui valut par derrière une nouvelle quinte de toux. Elle ne comprit pas que si Eden avait répondu qu'elle était occupée à vider les citrouilles, c'était par pure provocation. Non, ça, Tess ne le voyait pas forcément et là, elle était surtout en train de s'éttouffer à force de rigoler. Elle en oublia même qu'elle se trouvait avec trois Serpentard, dans un labyrinthe où on dragon semblait vouloir leur peau. Enfin jusqu'à ce que Sam lui pose lui aussi une question, à peu près la même qu'Alice mais sur un ton plus pressant et peut être moins agressif que la blonde. Tess reprit donc ses esprits et expliqua, en gros, comment elle était arrivée ici.

- C'est une longue histoire je vous préviens. Mais je vais essayer de faire court parce que si on reste trop longtemps ici, on risque de finir carbonisé et j'ai pas envie que ce soit de ma faute. Donc, j'étais avec un ami Gryffondor, je me baladais et puis on vous as trouvé. J'ai décidé de vous suivre mais mon ami n'a pas voulu m'accompagner, bref.


Tess haussa les épaules. En tout cas, elle ne regrettait pas d'être venu. L'endroit était peut être effrayant, mais elle s'amusait bien, au moins. Surtout depuis qu'elle se sentait un peu plus en sécurité, avec ces trois Serpentard qu'elle connaissait plus ou moins bien.

- Ensuite, vous êtes arrivés dans cette sorte de bibliothèque. Et vous avez disparu d'un coup, en franchissant une porte. J'ai failli me faire prendre par votre amie, la préfete, et j'ai vu une autre porte à ce moment là, opposé à la votre, j'avais pas le choix et quand je suis entrée, je pouvais plus partir. Et après, je vous ai retrouvé et vous connaissez la suite. Voilà ce qu'il s'est passé.

La petite Poufsouffle était fière d'elle : jamais elle n'avait parlé aussi peu. A croire qu'elle faisait des progrès ! Pendant son monologue, elle avait été intrigué par les gestes de ce Sam. Elle ne comprenait pas son manège avec ses bouteilles d'eau et ses bouts de tissus … Il devait savoir ce qu'il faisait. Sam lui posa une dernière question mais Eden répondit à sa place. Tess acquissa alors.

- Oui, en face de la vôtre, j'ai eu de la chance. Mais si j'étais pas entrée, peut être que c'était la sortie … Doit y avoir d'autres portes je pense.

Tess récupéra une bouteille qu'Eden lui tendait ainsi qu'une bande de tissu trempée. Elle but deux bonnes gorgées – parler donner soif – et la tendit ensuite à Alice avec un grand sourire, comme à son habitude. Puis, elle observa les autres se servir des tissus comme des masques et elle comprit encore moins. Elle fronça les sourcils tout en attachant ce truc derrière sa tête.

- Dites, je vois pas à quoi ça va nous être utile ces machins … dit-elle d'une voix étouffée. C'est pas très pratique et puis pas très élégant non plus !

Elle fit une grimace qui ne se vit pas étant donné que le masque cachait sa bouche. Cependant, elle se rendit compte immédiatement qu'elle ne toussait plus comme avant … Mais ses yeux lui piquaient encore. Bon, c'était mieux que rien. Elle sortit de ses pensées lorsqu'un morceau de haie en feu atterrit juste à côté d'eux : heureusement qu'Eden était là ! Elle lança un magnifique sort et un impressionnant filet d'eau sortit de sa baguette. Tess fut émerveillée par l'habileté avec laquelle la jeune fille jeta ce sort et elle ne manqua pas l'occasion de lui le lui faire savoir.

- Wahou c'est super ! Comment t'arrives à faire ça ? Je veux savoir, tu m'apprendras ? En plus c'est vachement utile quand tu te retrouves dans un labyrinthe avec un dragon énervé !


Sam demanda ensuite si quelqu'un si connaissait en illusion. Donc il pensait que tout cela était faux ? Possible. Tess réfléchit alors. Poudlard pouvait se révéler dangereux, mais le directeur Dumbledore veillait à la sécurité de ses élèves et scellait tous les endroits auxquels les élèves n'avaient pas accès, à cause d'un risque élevé. Et, à sa connaissance, les trois Serpentard et la préfète de Serdaigle n'avaient pas eu à utiliser un sort pour entrer dans la tour puis dans la bibliothèque. Donc, le labyrinthe ne devait pas être dangereux. A moins, évidemment, qu'ils soient en réalité dans une salle normale et que tout soit une illusion qui avait pour but de les effrayer – un coup d'Hellson peut être ? Dans tous les cas, il ne risquait rien, pas vrai ? Sauf qu'Eden lui remit les idées en place en signalant que ce dragon avait l'air tellement vrai qu'il ne pouvait pas être une illusion. Tess savait juste que les illusions étaient très difficile à réaliser : sa grande sœur de Serdaigle, pourtant intelligente, n'y arrivait pas. Et ce n'était pas faute d'essayer.

- Je sais juste que faut être un génie pour créer des illusions. Ou être doué en magie en tout cas. Donc je pense comme Eden.

Tess sourit. Elle se sentait vraiment bien au milieu de ces trois Serpentard et faisait à peine attention aux provocations qu'ils se lançaient. Non, ça devait faire partie de leur relation : elle savait que certaines personnes ne pouvait pas avoir des relations normales, elles étaient obligés de se taquiner un peu. Les trois élèves devaient agir ainsi.

Eden proposa ensuite de retourner près de l'endroit où se trouvait une des deux portes, pour longer le mur. Pas bête. Non c'était très intelligent même. La petite Poufsouffle ne pouvait qu'approuver, encore une fois. Et de toute manière, elle n'avait pas d'autres idées.

- Moi j'te suis Eden ! Et t'inquiète pas, on finira bien par sortir, Poudlard est pas un endroit dangereux !

Tess ou l'optimisme incarné. Elle n'arrivait pas à penser qu'ils finiraient par mourir, c'était imaginable même. Pas avec trois personnes presque adultes à ses côtés. Non, c'était impossible !
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Jeu 27 Oct - 1:36
L'incendie continue de faire rage dans le labyrinthe pendant que le groupe composé d'Eden, de Sam, d'Alice et de Tess se débrouille tant bien que mal pour trouver une sortie parmi les flammes tout en surveillant du coin de l'œil les yeux rouges dans l'obscurité et la gueule qui pourrait s'ouvrir à tout bout de champ pour cracher à nouveau du feu. D'ailleurs, en parlant de ça, justement, voilà que des dents apparaissent, que la gueule s'ouvre de nouveau et... cette fois, ce ne sont pas des flammes qui sortent mais un énorme flash lumineux et aveuglant, qui fait disparaître totalement la pièce pendant une seconde avant de s'éteindre. Lorsque les élèves rouvrent les yeux, ils ne se trouvent plus dans le labyrinthe en feu mais sont de retour dans la vieille bibliothèque poussiéreuse de départ. Devant eux, il n'y a plus de porte mais un message qui flotte dans l'air en lettre scintillantes :

Citation :
Rappelez-vous que face à l'adversité, il n'y a rien de plus efficace que de s'unir et s'entraider, quelle que soit la maison à laquelle vous appartenez, votre âge, votre sang ou vos affinités. Une nouvelle ère est sur le point de commencer et il est grand temps que vous appreniez que l'union fait la force. Aucun dragon ne crache du feu dans un labyrinthe caché, vous venez juste d'être victimes d'une illusion afin de passer un petit test. A l'extérieur, le monde est complètement sans-dessus-dessous et avec les mangemorts qui rôdent, il faut savoir se défendre et surtout s'entraider pour y arriver. Ne comptez pas uniquement sur la magie : il faut connaître des méthodes moldues efficaces également car elles pourraient bien vous sauver la vie plus d'une fois. Laissez vos différents de côté et apprenez à vous serrer les coudes, tous sans exception, car je peux vous le dire : dans un futur proche, vous en aurez bien besoin.

Oswald Hellson

[Vous avez la possibilité de faire réagir vos personnages avant de clôturer le sujet, mais il peut aussi se finir de cette façon, c'est à vous de voir !]
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Alice Sullivan
Surveillante à Poudlard
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Mer 16 Nov - 19:46
L'esprit d'équipe... Sam en avait de bien bonnes. Pour Alice, il était hors de question de parler d'une notion aussi stupide que l'esprit d'équipe en sachant qu'il y avait Eden dans le groupe, sans parler d'une insignifiante petite Poufsouffle pot-de-colle de première année. Non, décidément non, il n'était pas question d'esprit d'équipe. Sauf que le feu continuait de prendre de l'ampleur et la fumée, épaisse, lui piquait les yeux et lui irritait la gorge. Elle s'efforça donc de ne pas assassiner la brune de répliques cinglantes, même si l'envie lui en prenait tout le temps : à la place, elle se contenta de la fusiller du regard. Elle tâcha d'ignorer royalement le gnome de première année et même si les agissements de Sam la laissèrent perplexe, elle décida néanmoins de l'écouter et de nouer le bout de tissu autour de sa bouche et de son nez comme il le leur avait montré. Ça ne payait pas de mine mais au moins, l'air se faisait un peu plus respirable... Un peu à peine, en fait. Alice suivit les échanges entre les trois autres membres du groupe et ne pu s'empêcher d'arborer un air blasé et méprisant à la fois en les entendant disserter au sujet de la nature de ce dragon : illusion ou pas illusion ? COMME si c'était le moment... Lorsque la petite Tess clama haut et fort qu'elle se joignait à Eden (quel choix lamentable), Alice retint un soupir et lui fit ensuite les gros yeux lorsqu'elle sortit cette énormité qui la laissa sans voix : Poudlard, PAS un endroit DANGEREUX ? Et c'était quoi, ça, alors ? Une petite promenade de santé dans un labyrinthe éclairé à la bougie ?

« Ce que tu peux être... »

Elle n'eut pas le temps de terminer sa phrase : du coin de l'œil, elle aperçut la gueule du dragon -si c'en était bien un- s'ouvrir dans l'obscurité. Elle retint son souffle par automatisme et comprit instantanément que c'était trop tard pour se jeter au sol. Sauf qu'en une fraction de seconde, un énorme flash de lumière éclata et lui fit violemment fermer les yeux tellement il était fort. Que se passait-il ? Est-ce que c'était comme ça qu'on mourrait ? Ou alors un sort venait-il d'être lancé, tuant ce foutu dragon et les sortant de ce fichu labyrinthe en feu ? Elle n'en savait absolument rien et n'osait pas esquisser un seul geste ou ouvrir les yeux, son rythme cardiaque s'étant considérablement accéléré en quelques secondes. Puis finalement, elle se décida à entrouvrir prudemment les yeux... avant de finir par les ouvrir pour de bon, figée de stupeur. Qu'est-ce que c'était que CA ? Pourquoi se retrouvait-elle à nouveau dans la petite bibliothèque poussiéreuse du départ ? Où était passé le labyrinthe, les flammes, la créature ? Elle tourna la tête, complètement stupéfaite, et constata que Sam, Eden et Tess étaient là aussi. Ils portaient tous encore leurs masques de fortune mais plus aucune odeur de fumée ne subsistait dans l'air. C'était comme si... absolument rien n'était arrivé. Ou que tout s'était déroulé dans leurs têtes, plutôt.

« Qu'est-ce que c'est que ce bordel ? »

Se reprenant peu à peu, Alice fronça les sourcils en tournant sur elle-même pour observer les alentours. Il n'y avait pas de traces de Pandora, ni même de qui que ce soit d'autre. Qui avait bien pu les sortir de là ? Elle n'eut pas le temps de s'interroger davantage qu'une chose attira son attention : à la place de la porte qui les avait menés plus tôt dans le labyrinthe piégé se trouvait des lettres scintillantes, étalées sur le mur. Elles formaient un court texte qui, après l'avoir lu, laissa à Alice un goût amer et contrarié dans la bouche. Hellson... Pour qui se prenait-il, ce con ? Il se croyait peut-être incroyablement malin ? Mais il n'était personne, PERSONNE à part un mage anarchiste complètement stupide et entêté qui s'éclatait à emmerder son monde. Pitoyable.

« Je rêve... »

D'un geste vif et agacé, elle arracha le tissu de son visage pour le laisser tomber à terre sans aucune considération. Puis elle ajouta d'une voix sarcastique :

« Et bien, voilà qui explique tout. »

Elle n'aimait pas ça. Pas ça du tout. C'était comme être le dindon de la farce, même si en l'occurrence ici, la farce était extrêmement de mauvais goût. Elle en avait vraiment sa claque de ce foutu Hellson.

« Ce type commence vraiment à devenir lourd... En tous cas, c'était bien une illusion au final. Tu avais raison quand tu disais que tu ne t'y connaissais pas, Eden, ajouta-t-elle d'une voix railleuse et grinçante. Sur ce, je ne vois plus aucune raison de m'attarder ici. Sam ? »

Elle lui fit signe de la tête pour qu'il vienne avec elle, tournant déjà les talons à moitié. Parce qu'il ne pouvait que venir, pas vrai ? Comme s'il allait rester avec cette gamine de Poufsouffle et surtout, cette saloperie d'Eden Swan... Quoique.



    Lay me down on thorns and roses
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Eden Swan
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Sam 28 Jan - 19:29
Apparemment, Tess trouvait encore le moyen d'être suffisamment détendue au sein de ce cauchemar pour s'extasier devant sa prestation magique, car elle lui demanda si elle pourrait lui apprendre plus tard, étant donné que c'était "vachement utile quand tu te retrouves dans un labyrinthe avec un dragon énervé".

"Après tout pourquoi pas, si on sort d'ici vivants..."

Eden avat peut-être une tendance grandissante à vouloir protéger Tess, elle ne se montrait pas pour le moins plus rassurante. Il était très difficile d'effacer sa nature cynique. Et puis, Tess avait-elle vraiment l'air d'avoir besoin d'être réconfortée ? C'était fou ce qu'elle pouvait lui faire penser à Stacy ; ces deux-là n'étaient pas amies pour rien, de toute évidence. C'étaient de vraies têtes brûlées (sans mauvais jeu de mots.) Quant à donner un petit cours privé, Eden réservat habituellement ce privilège à ses trois cousines, mais elle pouvait toujours faire une petite exception pour elle. Par la suite, Tess se rangea continuellement à son avis, un choix qu'Alice sembla trouver peu judicieux, même si elle devait complètement se ficher de ce que Tess pouvait bien penser. Lorsque la Poufsouffle avança que Poudlard n'était pas un endroit dangereux, Alice s'apprêta à exprimer son avis sur son optimisme un peu trop exacerbé pour l'occasion mais fut interrompue par la gueule du dragon, qui s'ouvrit à nouveau au dessus de leur tête. Eden leva sa baguette et cria :

"PROTEGO !"

Elle ne savait même plus si ce sort était réellement utile contre une attaque colossale de ce genre impliquant, à défaut de sortilèges, un vrai mur de flammes, mais c'était ça ou rien. Un bouclier irisé se dressa devant elle et engloba plus ou moins les quatre élèves présents (même si dans le cas d'Alice, elle ne l'avait vraiment pas fait exprès). Son intervention fut cependant des plus inutiles, car ce ne fut pas des flammes que cracha le dragon, mais une lumière aveuglante. Eden ferma les yeux et les abrita d'une main. Lorsqu'elle les rouvrit, son bouclier avait disparu. Ainsi que le dragon, les flammes, et même le labyrinthe tout entier. Ils se trouvaient dans la bibliothèque. Même la fumée s'était évaporée, comme s'ils n'avaient été victimes que d'une grave hallucination. Alice exprima sa pensée à haute voix :

« Qu'est-ce que c'est que ce bordel ? »

Eden avança d'un pas : sa vue se remettant progressivement du flash qui l'avait éblouie, elle discernait mantenant les lettres qui scintillaient dans l'air et qui formaient un message. Un message d'Hellson. Eden ôta son masque de fortune et jeta un oeil à la ronde, comme si la mage anarchiste était caché derrière une étagère et qu'il allait brusquement en sortir en criant "Bouh ! J'vous ai bien eu !"

Elle avait l'impression qu'il voyait et entendait tout, ce qui n'était pas très agréable. Tout ce qui venait de se passer n'était qu'une illusion, une masquarade, et son avis sur ce plan foireux était mitigé : d'un côté, elle se disait qu'Hellson avait ses raisons : jusque-là, il avait toujours fait dans le radical pour marquer les esprits et Eden comprenait ça, puisqu'elle savait que c'était plus ou moins la seule façon de faire comprendre aux gens à quel point on est sérieux. Et puis ses intentions n'étaient pas mauvaises : ne pas tenir compte des maisons, du sang, s'entraider, laissez les différends sur le bord de la route. Mais d'un autre côté, c'était aussi plus facile à dire qu'à faire, avec une fille aussi bornée qu'Alice en tant que partenaire. Sans compter qu'elle n'aimait pas trop qu'on se joue d'elle.

« Ce type commence vraiment à devenir lourd... En tous cas, c'était bien une illusion au final. Tu avais raison quand tu disais que tu ne t'y connaissais pas, Eden. »

L'intéressée n'eut aucun mal à saisir la raillerie et répliqua simplement d'un ton contemplatif :

" Ouais, j'ai toujours raison."

Elle n'était même plus d'humeur à emmerder convenablement Alice, toute à sa réflexion. Hellson l'intriguait désormais de plus en plus, et elle aurait vraiment aimé l'avoir en face d'elle pour mieux le cerner. Cela lui aurait peut-être permis de savoir si elle se trompait lourdement sur son compte et si ses idées correspondaient réellement à sa façon de penser et de voir les choses.

« Sur ce, je ne vois plus aucune raison de m'attarder ici. Sam ? »

Eden non plus n'en voyait pas (il y avait tout de même peu de chances qu'Hellson ne se trouve derrière une étagère). A l'origine, elle était venue ici pour avoir l'occasion de tirer dans les pattes d'Alice, ce qui était chose faite grâce à cet épouvantard providentiel. L'excursion de Sam l'avait ensuite rendue curieuse, mais son esprit aventurier était désormais retombé comme un soufflet. Elle avait eu sa dose d'adrénaline pour la journée. A côté d'un labyrinthe en flammes, même factice, l'exploration d'une bibliothèque poussièreuse lui semblait plutôt fade. Sam pouvait bien continuer s'il voulait, Eden, elle, décida de s'en aller.

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