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Moment de faiblesse [ PV Sarah Black ]

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Iris Prescott
Étudiante en Magie Avancée
Nombre de messages : 1093
Célébrité sur l'avatar : Hilarie Burton (c)rose adagio
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Mar 11 Jan - 22:56
    Citation :
    Chère Madeleine,
    Je ne sais pas si tu pourras lire cela un jour, ni si on se reverra, mais je veux que tu saches que je t’aime, je t’aime énormément. Tu es le rayon de soleil de ma vie, ce pourquoi je me lève chaque matin. Et pourtant, cela devient de plus en plus difficile. Poudlard est devenue une prison, un vrai chaos. Mais je fait de mon mieux pour tout arranger, après tout je suis Préfet, j’ai une certaine responsabilité. Il est temps que j’assume ce rôle aujourd’hui, tu ne crois pas ?

    J’espère que ce hibou va réussir à arriver chez nous, pas comme les autres qui sont tous revenus, et que tes grands parents te liront cette lettre. Bisous à eux. Bisous à toi. Je vous aime.

    Iris soupira. Elle plia soigneusement la lettre et l’attacha à la pate d’un hibou, un rescapé si on peut dire. C’était devenu pour elle rituel. Tous les matins, avant de descendre préparer le petit déjeuner avec plusieurs élèves, elle passait à la volière, écrivait une lettre et tentait de l’envoyer. Oui, elle essayait car systématiquement, le hibou revenait, à bout de force. Et elle reprenait la lettre, en écrivait une autre, abattue une fois de plus. Les larmes aux yeux, elle laissa partir l’animal, pas très convaincu. Pour quelles raisons cela marcherait cette fois ? Elle n’avait jamais reçu de réponse. Et elle commençait à avoir un sacré tas de lettres. A force, elle ne savait même plus quoi écrire. Au début, elle s’adressait à ses parents, en disant que tout allait bien, qu’elle s’en sortait. Après, elle a commençait à changer destinataire, et mettre le nom de sa fille et ses lettres se faisaient plus courtes. Hellson pourrait bien avoir pitié d’elle ? Mais elle en doutait, elle écrivait juste pour se défouler, sachant parfaitement que tous les matins, elle verrait dans la volière un hibou mort de fatigue à force d’avoir essayé de sortir de cette sorte de bulle géante.

    Une chose était sûre : Hellson avait réussi son coup mais avait déçu bien des gens. Iris, par exemple, qui trouvait certaines de ses idées intelligentes, avait définitivement changé d’avis et s’était rangée du côté de Dumbledore, son côté conservateur étant plus rassurant. Et au moins, il n’a pas fait de Poudlard un huis clos étouffant. Et elle n’était pas la seule à penser ainsi. A force de discuter avec un peu tout le monde pour s’assurer que tout allait pour le mieux, elle avait recueillit quelques avis, mitigés. Seuls quelques élèves insouciants croyaient encore dur comme fer que l’anarchie était la meilleure des solutions. Iris en avait marre de cette situation. Pour le moment, elle ne voyait que des inconvénients. Oh, peut être que plus tard, elle admettra que cet emprisonnement avait été bénéfique. Après tout, elle avait repris contact avec des tas de gens grâce à ses groupes de travail de la bibliothèque, à l’aide qu’elle apportait au cuisine … De même qu’une sorte de solidarité s’organisait dans tout Poudlard, permettant à des gens qui ne s’étaient jamais parlé à faire connaissance, car la situation s’y prêtait. Néanmoins, et pour le moment, le manque de sa fille prenait le dessus et elle en voulait à Hellson d’avoir provoqué tous ces évènements. Déjà, en temps normal, voir Madeleine une à deux fois par semaine selon l’humeur du directeur était difficile, mais là … La pauvre petite avait presque un an et avait passé très peu de temps avec sa mère. Iris ne voulait absolument pas être le genre de parent qui laisse leur enfant dans les mains d’une nourrice, mais ses parents avaient exigé qu’elle termine ses études, coûte que coûte, et qu’en échange, il s’occuperait de leur petite fille.

    Les larmes coulaient sur les joues d’Iris alors qu’elle regardait le hibou partir avec à sa patte la précieuse lettre. Il lui faudrait un moment pour se calmer, comme tous les matins. La journée, elle s’occuperait pour essayer de ne pas y penser et le soir, dans son lit, elle tenterait d’étouffer quelques sanglots afin de cacher sa détresse et de trouver le sommeil. Iris ne voulait pas qu’on la voit comme ça. Déjà, savoir qu’elle craquait tous les matins ferait plaisir à quelques idiots dans le genre d’Alice Sullivan et sa bande, pour qui être mère à seize ans était une abomination. Et puis, elle-même s’occupait des autres, essayait de montrer l’exemple, qu’il fallait être fort et que cet enfermement ne durerait pas. Même si ça, elle n’en était pas sûr. Si c’était le temps d’un mois, elle doutait qu’Hellson ait laissé un libre accès au parc. D’ailleurs, elle n’avait toujours pas compris pourquoi il n’avait pas simplement verrouiller les accès au château. D’après elle, il voulait montrer tout l’étendu de son pouvoir en créant une espèce de grande bulle allant de la forêt interdit et faisant le contour du parc. Il souhaitait montrer qu’il était quelqu’un. Pas un imbécile aux idéaux farfelues. En tout cas, c’est ce pourquoi elle le ferait.

    Elle fouilla dans son petit sac pour en sortir une boîte de nourriture pour hibou, comme elle le faisait tous les matins avant de partir. Les animaux n’étaient pas nombreux, tous partis avant que Poudlard devienne une prison. Un pressentiment peut être ? En tout cas, Iris tenait à leur apportait quelque chose à manger, au cas où il ne trouve rien par eux-mêmes. Et elle faisait la distribution chaque matin, histoire de ne pas les laisser mourir de fin … Et peut être de les encourager à se surpasser. En tout cas, depuis l’isolement du château, Iris avait pris de sacrés habitudes. Outre le fait d’essayer d’envoyer une lettre chaque matin, elle se levait tôt en vue de préparer le petit déjeuner d’un grand groupe d’élèves incapable de gérer un repas. Elle faisait ensuite une petite ronde, pour voir si tout allait bien, elle mangeait quelque chose avant de partir à la bibliothèque pour donner un ou deux cours, sa passion. Elle revenait plus tard dans les cuisines pour le repas de midi. Depuis qu’elle avait un enfant, elle avait appris à cuisiner grâce à sa mère et elle était donc assez douée. Evidemment, elle n’était pas systématiquement présente dans les cuisines, mais elle faisait de son mieux pour effectuer cette tâche au moins une fois par jour, ce qui était pour elle normale. Elle n’allait quand même pas vivre au dépens de quelqu’un alors qu’elle savait se débrouiller ! Non, il y avait trop d’élèves incapable de se nourrir sans provoquer une catastrophe pour se joindre à se groupe d’élèves dépendants des autres.

    Elle essaya de se calmer une fois de plus, grâce à divers exercices de respiration, quand elle entendit un bruit. Quelqu’un montait et ce n’était pas bon signe. Iris refusait qu’on la voit dans cette état. Du revers de sa manche, elle essuya ses joues, ravala ses larmes et respira un grand coup. Bon, cela se voyait toujours qu’elle avait pleuré, à cause de ses yeux rouges et gonflés, mais c’était humain après tout ? N’importe quel idiot pouvait comprendre que sa fille lui manquait ? Excepté ses ennemis, certes. Elle prépara alors sa baguette, tandis que se faufilait à l’entrée une jeune fille.
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