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Merlin does what he wants, and men just what they can

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Mer 19 Jan - 8:33
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... Potter ❦ Parkinson,

« I thought I could fly, so why did I drown? »










1... 2... 3...
Une inspiration soulagée doublée d'un sourire malicieux.
4.. 5.. 6..
Le rythme, lent et prudent au départ, se faisait de plus en plus rapide, à croire que les joueurs auparavant sur leurs gardes prenaient à chaque fois de l’assurance, ne s’inquiétant plus des conséquences. La chance semblait être de leur côté… pour l’instant. Éphémère? Certainement.
7. 8. 9.
Les bouts de papiers cartonnés semblaient claquer étonnamment fort contre la table, tel les prémices de la menace qu'elles faisaient peser. Adrénaline. Les regards des joueurs se cherchèrent, brièvement, l’un tentant de découvrir une faille, une inquiétude chez l’autre, ou ne serait-ce qu'une hésitation. Pansy retint inconsciemment son souffle alors que sa main frôlait délicatement la surface encore à couvert, prête à être révélée, puis la retournait avec assurance. 10. Chance. Une fois de plus. Elle sourit d’un air espiègle, défiant son adversaire de réussir à faire mieux.

PANSY. « Stressé, Thompson? Tu peux encore abandonner tu sais. Ça t'évitera au moins de voir tes tactiques lamentables t'exploser au visage – au propre comme au figuré. »

Ses mots étaient vexants, mais prononcés avec un tel manque de dédain qu'ils ne pouvaient que passer pour ce qu'ils étaient en fait : une simple proposition. L'autre ne retint cependant pas un grognement signifiant qu'il comptait bien finir cette partie, et elle se contenta de hausser les épaules avec désinvolture. Ce n'était pas comme si voir roussir les cheveux de cet idiot ne serait pas un spectacle amusant, après tout. Elle se repencha sur le jeu, faisant mine de ne pas remarquer que le regard de son adversaire était probablement trop bien accroché à son chemisier pour qu'il se concentre pleinement sur ses propres cartes. Incapable de résister à une provocation, il se précipita pour une réplique irréfléchie et attrapa la carte suivante d'un geste sec. Ses doigts étaient moites, Pansy le voyait à la façon dont ils glissaient sur le papier lisse, s’entrechoquaient de façon pittoresque. Elle pouffa de rire et ne tarda pas à recevoir un regard noir en échange. Mais déjà, Thompson en revenait à ses dragons et rafermissait sa prise, enfin décidé. Son mouvement se stoppa, brièvement; il souffla bruyamment et… « BOUM ! »

Un bruit d’explosion retentit brusquement alentours, laissant la plupart des personnes présentes hébétées. Le temps sembla se suspendre un instant avant que l'euphorie ne se répande, et Pansy jeta sur la table le reste de son jeu en se redressant joyeusement.

PANSY. « On dirait bien que j'ai gagné. Donc toi, tu dégages. »

C'était le deal. Ce Serdaigle agaçant et trop sûr de lui se vautrait dans la salle commune des vert et argent depuis un trop long moment, sous prétexte qu'à présent qu'il avait tiré à sa petite-amie du moment le mot de passe de leur salle commune, rien ne l'empêchait d'en profiter un tant soit peu. Après tout cela faisait un peu plus d'une semaine que rien ni personne n'était plus soumis à l'habituel règlement... et il était légitime de craindre que la situation finisse par tourner rapidement à l'anarchie. Mais loin de se contenter de respecter les termes de son propre marché, le Serdaigle fronça les sourcils d'un air mécontent.

THOMPSON. « C'est ça oui, tu as sûrement passé ton temps à tricher tout au long de la soirée. Vous n'êtes bon qu'à ça de toute façon », cracha-t-il en lançant un regard à la ronde.

Pas sûr qu'insulter les Serpentards dans leur propre antre soit l'idée la plus brillante du siècle, et la tension constante qui régnait au château depuis un moment ne ferait rien pour arranger les choses. Le pire était peut-être qu'il ne s'agissait pas juste des Serpentards dans leur ensemble, mais des plus despotiques d'entre eux rassemblés en un bel ensemble : intransigeants, méprisants et intolérants à souhait. Il était d'ailleurs assez étonnant que les membres les plus en vue de cette petite communauté improvisée ne se soient pas encore chargés de jeter l'intrus dehors à coups de sorts et d'insultes, mais cela ne tarderait probablement pas.

PANSY. « Ne te sous-estime pas, répliqua-t-elle d'un timbre empreint d'une compassion horriblement fausse. Toi et moi savons bien que tu n'as besoin de personne pour te vautrer lamentablement. J'aurais peut-être envisagé de tricher si tu en valais un tant soit peu la peine, mais je n'ai même pas eu à me fatiguer autant. »

Le pire était peut-être que malgré l'aplomb dont elle faisait preuve pour faire de ses paroles d'indubitables certitudes, elle avait bel et bien triché. Et pas qu'une fois d'ailleurs. Mais objectivement – ou pas – c'était de la faute de Thompson : il avait oublié d'ajouter le devoir de loyauté à la longue liste de closes dont il avait balisé son défi. Si elle ne regrettait absolument pas ce coup en traître, c'était donc seulement parce qu'elle n'avait transgressé aucune des règles qu'il avait pris soin d'établir, et non à cause du fait qu'elle avait, de toute façon, toujours été mauvaise joueuse. Évidemment.
Pourtant, peu tentée à l'idée de subir sa présence plus longtemps et étrangement démoralisée à l'idée des potentiels règlements de comptes qui risquaient d'être enclenchés sous peu, Pansy choisit de mettre elle-même un terme aux hostilités sans attendre que la situation ne dégénère. Habituellement, être témoin d'un conflit lui semblait presque jouissif, mais les couloirs de Poudlard en débordaient tant ces derniers jours que cela perdait toute saveur à son goût.

PANSY. « Soit, tu n'as qu'à faire ce que tu veux le temps que tu le peux encore. Mais je ne pense pas qu'il soit très avisé de ta part de t'imposer là où tu n'es pas à ta place. Et je le dis pour toi. »

C'était vrai, elle se moquait bien des conséquences qui pouvaient résulter des stupides bravades du Serdaigle. Ce n'était même pas son genre de mettre les gens en garde sans rien attendre en retour – elle aurait plutôt dû continuer de l'agacer, histoire qu'il se braque et reste sur place suffisamment longtemps pour pousser tout le monde à bout et se faire obligeamment lyncher. La jeune fille se renfrogna face à son propre comportement, trop éloigné de la normale selon elle, et tourna les talons sans attendre de réaction de la part de Thompson.

Il y avait bien des choses dont elle avait horreur, et errer sans but dans le château en faisait partie. Après avoir profité tout son soul des vastes possibilités qu'offrait l'absence d'adulte, elle était parvenue à la conclusion que trop de liberté tuait la liberté, et que même quitter son dortoir à des heures indues pour déambuler impunément dans les tours n'avait finalement pas grand intérêt. Il fallait dire que Pansy était si peu habituée à évoluer dans un environnement permissif qu'elle ne savait pas trop quoi en faire : à la demeure familiale, il y a avait ces éternelles règles outrageusement strictes auxquelles se conformer n'était pas un choix mais une obligation; et Poudlard... eh bien, Poudlard était une école, avec un fonctionnement d'école, soit rien de si plaisant que certains le disaient. Le fait qu'à l'interminable liste de ses nouveaux droits se soit ajouté une quantité tout aussi longue d'obligations n'était pas non plus pour lui plaire, car qui disait libertés disant totale indépendance, et qui disait indépendance disait corvée. Corvée d'elfes de maison de surcroit : personne pour se charger de concocter ses repas avec soin avant de les lui emmener, personne pour se charger de son linge – elle en avait suffisamment pour ne pas devoir les porter plusieurs fois de suite pendant deux bons mois, mais ce n'était pas le sujet – personne pour récurer les lieux où elle était sensée évoluer à son aise. Un véritable choc pour elle qui avait toujours considéré ces choses-là comme un dû.

Sans qu'elle ne l'ait préméditation, les pas de Pansy le menèrent face aux portes de la bibliothèque. Elle s'y était rendue de façon assez régulière en dépit de l'absence de tout professeur, cours ou devoir, pour la bonne et simple raison que cette pièce était à peu près la seule à reste fidèle à elle-même : un lieu de travail plutôt qu'une arène de combat. L'ambiance y était plus relâchée que de coutume, et ce n'était pas franchement un mal – mrs. Pince n'était pas un personnage suffisamment agréable et appréciable pour être regretté. Au lieu de se résoudre à un silence forcé, les quelques élèves qui fréquentaient encore l'endroit se plaisaient désormais à rendre l'ambiance plus conviviale durant leurs heures de « travail ». Contre tout attente, un certain respect y régnait malgré tout, mais c'était sûrement dû au fait que le décor sobre et la multitude de hautes étagères qui comblaient la pièce semblaient plus propices aux chuchotements qu'aux cris. En entrant dans la pièce, Pansy se fit la réflexion que les cours que s'échinaient à donner à leur cadets certains des plus anciens élèves avaient aussi leur part à jouer dans ce miracle. Constat qui ne l'empêcha toutefois pas de prendre ses distances et de se détourner promptement de la ribambelle de gamins planchant plus ou moins studieusement sous la tutelle rigoureuse de Granger et de quelques autres. Non, Pansy ne s'abaisserait jamais à se joindre à ce ramassis de boursoufs arriérés.

Du moins était-ce sa résolution... jusqu'à ce qu'elle croise brièvement un regard vert. Potter l'avait fixée sans vraiment la voir, apparemment, mais elle avait arrêté son avancée sans le vouloir et dû prendre sur elle pour ne pas se vexer d'un manque d'intérêt si flagrant. Autrefois, il aurait peut-être pris la peine de la fusiller du regard pour lui permettre de mesurer correctement à quel point il la méprisait – et elle lui aurait volontiers rendu la pareille –, mais cela faisait déjà quelques temps qu'il avait l'air de s'appliquer à la néantiser. À croire qu'elle ne méritait même plus son mépris.
Pansy se dirigea vers un rayon au hasard, inexplicablement agacée tout d'un coup, et attrapa le premier livre qui lui tomba sous la main. Elle s'apprêtait à prendre place à une table aussi éloignée que possible du Gryffondor, mais bifurqua finalement pour s'arrêter à une autre – à proximité, tout le contraire de ce qu'elle avait voulu à la base, et déjà occupée par une élève par dessus le marché.

Elle ne rendit pas son sourire timide à la fille qui lui faisait face et prit seulement le temps de la fixer sans émotion jusqu'à ce qu'elle s'ôte de la tête toute idée erronée : qu'est-ce que c'était que ce sourire idiot et cet air de hibou éberlué? Elle n'avaient pas gardé les hypogriffes ensemble, aux dernières nouvelles! L'adolescente rougit légèrement et quitta la table pour – vraisemblablement – récupérer un quelconque livre un peu plus loin.

Pansy tenta de se plonger dans la lecture de son livre pour faire bonne échec, mais ses efforts restèrent vains : ses pensées restaient tournées vers Potter, et elle ne cessait de lui jeter quelques coups d'oeil à la dérobée. Quel crétin. Elle vérifia que celle dont elle partageait la table ne revenait pas, et tendit une main pour attraper un plume et un parchemin parmi les affaires étalées devant la chaise vide, pour se mettre à griffonner le papier sans enthousiasme.

Spoiler:
 

Sur un coup de tête, elle se mit à plier le bout de parchemin en origami pour le faire voler jusqu'à Potter. Mais un nouveau coup d'oeil en direction du brun l'arrêta : à la place, elle roula le papier en boule et ne réfléchit pas avant de l'expédier vers son destinataire tel un projectile. Bingo : Potter se l'était pris en plein front. S'il arrivait à faire mine de l'ignorer après ça, alors elle voulait bien ne plus s'appeler Parkinson.




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Mer 19 Jan - 16:25
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Il ne manquait plus que ça … Une Hermione bien décidé à l'accaparer pour l'après-midi ! Tout ce qu'il voulait, s'était se trouver une occupation pour le restant de la journée. Quelque chose d'intéressant, de ludique. Et quand elle lui avait demandé ce qu'il avait prévu pour l'après-midi, Harry n'avait pas vraiment penser à ÇA en lui répondant. Bon, ok, il avait décidé lui-même et en toute connaissance de cause d'aider les plus jeunes. Ok ! Mais il n'était pas prévu dans le contrat - qui n'existait pas, par ailleurs - de donner des cours ! Mais bon sang, il n'était qu'Harry Potter. Ce n'était pas lui le meilleur de sa promotion. Et ce n'était pas non plus un très bonne élève. Il était moyen. C'est tout. Alors pourquoi voulait-elle qu'IL vienne l'aider ? Franchement, en avait-elle véritablement besoin ? C'était elle qui connaissait tout sur tout. Pas lui ! Lui, il n'était bon qu'au Quidditch. Bien sur, l'argument « Mais tu es très bon en Défense contre les Force du Mal » fut imparable. Elle n'avait pas tord. Et elle le savait, c'est pourquoi elle l'avait utilisé. Cela avait marché, après tout. Il devait même reconnaître qu'il omettait de dire qu'il avait des capacités en sortilège de Défense. En faite, il avait juste l'énorme flemme de donner des cours. Faire régner l'ordre, tout ça, il y tenait. Mais bosser alors qu'il pouvait s'occuper de façon bien plus intéressante, ça non ! De plus, malgré ses ASPIC's, il ne s'en inquiétait pas vraiment. « Attendons d'abord de savoir si on peut sortir d'ici » lui disait-il lorsque sa meilleure amie lui faisait la morale. Harry n'avait jamais été un très grand bosseur. Il faisait le strict minimum et parvenait à conserver un niveau correct. Cela lui suffisait. Mais apparemment, la Préfète-en-Chef n'avait pas l'intention de le laisser se reposer sur ses lauriers. Et elle l'avait convaincu de l'aider. Bien entendu, le « Tu es Préfet Harry, c'est ton rôle ! » n'y était pas innocent, non plus. Pourquoi n'arrivait-il jamais à lui dire non ? Parce qu'il savait qu'elle avait raison, au fond, sans doute. Et aussi parce qu'elle était sa meilleure amie … Elle voulait bien faire.
Aussi, il l'avait suivit, non sans râler un peu. Il avait déjà aider Iris la veille accompagné de Jill. Vraiment, il avait la flemme de recommencer aujourd'hui. Mais les ateliers était quasis quotidien, alors, ils avaient besoin de monde. Pour faire face au nombres de jeunes intéressés. Génération bouquin, comme il s'amusait à les appeler. Mais ou était passé les jeunes insouciants et avide d'amusement ? Ce n'était pas comme-ça, dans sa première année. Si ?


« Aujourd'hui, on étudie le sortilège de lévitation, Harry. Un sort facile, ça ne devrait pas être trop difficile … ? » se moqua-t-elle.

« Ah-ah-ah … Très amusant Hermione ! » répliqua-t-il comme un gamin.

Il aurait du rester coucher. C'était maintenant certain !
Arrivé à la bibliothèque, aucun élève n'était encore présent. Mise à part les quelques Serdaigle qui parcouraient les rayons. Ah non ! Une Poufsouffle était assise à une table, là-bas. Ils étaient encore en avance. Étonnant, nan ?
Tout de suite, Hermione lui désigna les livres à aller chercher et les rayons dans lesquels ils étaient. Il se demanda un instant si elle connaissait leur emplacement par cœur, ou si elle l'avait noté quelque part. En même temps, c'était tellement Hermione toute cette organisation. Que ferait-il sans elle, honnêtement ? Combien de fois les avait-elle sortit, lui et Ron du pétrin lorsqu'ils avaient, une fois de plus oublier de faire leur devoir de Potion ou leur dissertation de Métamorphose ? Des centaines …


« Voilà ! Autre chose ? » demanda-t-il en lâchant sa pile de livre sur la table, de façon très peu discrète, il fallait l'avouer.

En même temps, maintenant que cette vieille bique de Mrs Pince n'était plus là, il n'allait pas se gêner ! Un des côté positif d'être enfermé dans Poudlard, sans adulte. Il commençait à en avoir marre des regards courroucés que la bibliothécaire lui lançait à chaque fois qu'Hermione le trainait là – parce qu'il n'y venait clairement pas souvent de son plein grès, préférant la salle commune à cette pièce trop silencieuse à son goût.
La Rouge-et-Or lui indiqua, que c'était parfait. Il ne restait plus qu'à attendre que tout le monde soit arrivé. Plusieurs premières années étaient déjà là. Et elle commençait déjà à expliquer le principe du cours à certain d'entre eux. Après un faible soupire, Harry entreprit de faire de même. Il allait falloir arrêter de râler pour rien. La vie, ça n'était pas une grande récréation ! Parfois, il fallait faire des concessions. Et penser aux autres, avant soi-même.
Bientôt, la séance à proprement parler commença. Les plus âgées qui jouaient le rôle de professeur cette après-midi là, expliquèrent le principe. Harry fit une jolie démonstration et les plus jeunes s'y essayèrent immédiatement.


« Wingaaaaardium Leviosa ! Accentue bien le ''a'', sinon ça ne fonctionnera pas. D'abord la prononciation, après, le sortilège. Ok ? » expliqua-t-il doucement à un petit Gryffondor au cours de la séance.

Il lui sourit et lère année – ou deuxième, il ne savait plus, avant de se rappeler que les 2ème année avait déjà étudier le sortilège de lévitation – répéta après lui. D'un signe de tête, Harry l'encouragea à continuer comme ça. Et à essayer le geste, ce coup-ci.
Quand tout le monde fut occuper à s'entrainer, l'Attrapeur des Rouge-et-Or s'assit à une table. Et se plu à laisser son esprit vagabonder. Il ne vit même pas la Serpentard pénétrer dans la pièce …
Il pensait à ses parents. Avec qui il ne pouvait plus communiquer. Il imaginait la panique de sa mère, quand elle avait apprit que ses trois enfants étaient enfermés dans Poudlard, livrés à eux-même. Nul doute qu'elle s'inquiétait énormément. Puis, il s'imagina la réaction de son père. Plus calme, plus réservé mais pas moins inquiet. Un plis soucieux sur le front, sans doute. Et une frénésie du travail décuplé pour tenter de remédier au sortilège d'Hellson. Tous les Aurors devaient être sur le coup. Ou une bonne partie, tandis que l'autre lutait contre les partisans de Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom. Tiens ! Parlons-en de ceux-là. Hellson ! Harry, qui jusqu'ici ne l'avait pas vraiment pris au sérieux, avait été surpris. Ce coup-ci, il faisait fort. L'histoire des salles commune avait déjà commencé à lui faire prendre conscience du pouvoir de ce type. Mais là, ça dépassait l'imaginaire ! Comment un seul homme pouvait-il isoler complètement une école entière ? Sans parler du fait qu'il avait miraculeusement - et de façon magistral - foutu tout adulte - ainsi que les elfes de maison - à la porte. Non, décidément, Harry n'en savait foutrement rien. Personne ne savait, et c'était le plus étrange. Même Ryan ne semblait pas être au courant. N'avait-il pas fait courir le bruit qu'il était le bras droit de cet anarchique d'Hellson … ?
Alors du coup, tout le monde s'organisait un peu comme il fallait. Les préfets&autres rassuraient les plus jeunes, organisaient les repas et les ateliers de travail. Les plus téméraires profitaient de l'absence des professeurs pour briser tous les interdits – bien qu'on ne puisse pas appeler des interdits, des actes qui ne sont plus soumis à des règles. Et les Serpentard faisaient le ménage dans leur salle commune. Ah, ça, ils s'imposaient ! Les plus jeunes se retrouvaient à la porte, ainsi que quelques autres, qui ne devaient pas leur convenir … Du coup, on devait récolter les bannis. Quelle bonne blague me direz-vous. Et pourtant, c'était ainsi. Harry avait bien envie de leur faire comprendre le fond de sa pensée, à ceux-là. A Malefoy et sa bande de Larbin ! Sullivan, Rogue ou même Watford et Winalver. Comme d'habitude, ils se prenaient tous pour le nombril du Monde. Et en l'occurrence, le nombril de Poudlard.
Harry en était là dans ces réflexions quand soudain, une vive douleur dans l'œil se fit ressentir.


« Aie ! » lâcha-t-il automatiquement en plaquant sa main sur son pauvre organe maltraité.

Mais qu'est-ce que c'était que ce truc qu'il venait de recevoir en plein dans la face ?!
Harry tendit la main, légèrement aveuglé, et attrapa l'objet du délit. Une boule de papier ? Il chercha alors le destinataire du charmant cadeau, et fut surpris de constater que Parkinson se trouvait là. Et qu'en plus, elle s'amusait à lui jeter des projectiles. Il la savait sournoise et perfide mais pas aussi puérile … Quoique ?
Elle semblait satisfaite d'elle-même et Harry lui jeta un regard assassin. Peut-être légèrement moins convainquant par le fait qu'il se trouvait toujours la main sur l'œil et celui-ci pleurant sans qu'il ne l'est voulu. Saleté de Serpentard !
Il s'empressa de dérouler le papier, qui à la base était un origami, en vue de la forme. Elle lui envoyait un message. Mais pourquoi lui jeter le parchemin ? Elle ne pouvait pas le faire léviter, comme tout le monde ?! Même les 1ère année savaient faire ça. La preuve, son petit Gryffondor venait de réussir … Un peu. D'ailleurs, celui-ci le regardait d'un œil étonné. Il ne devait pas avoir compris la raison du cri que son ainé venait de pousser … Hermione aussi le regardait d'un air bizarre. Il s'empressa de lâcher son œil et se plongea dans sa lecture, l'air de rien.
Quelques longues secondes plus tard, la Serpentard eu le droit à un nouveau regard. Mais ce coup-ci, accompagné d'un sourire légèrement narquois – très bonne imitation de Malefoy, sans aucun doute. Venait-elle de lui écrire ce qu'il croyait qu'elle venait de lui écrire ? Une mise au point. Se terminant par une sorte de révélation. Amusant ! Si elle y tenait !
Harry s'empressa d'aller prendre un rouleau de parchemin, de l'encre et une plume, à Hermione qui n'eut même pas le temps de demander ce qu'il faisait, car déjà, il était partit se rassoir. Il griffonna scrupuleusement ces mots:


Spoiler:
 

Puis, tout ceci déballé. Harry n'hésita pas à plier le parchemin. Il annota une inscription sur le dessus du pliage, au dos de sa lettre, et l'envoya à l'aide d'un Wingardium Leviosa. Le parchemin atterri pile en face de Parkinson, tout en douceur. Elle avait une vue plongeante sur ces mots: « Pour te montrer comment marche un sortilège de lévitation. Ne me remercie pas, ça me fait plaisir ! »
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Jeu 20 Jan - 7:09
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POTTER. « Aie ! »

La réaction ne s'était pas fait attendre très longtemps, et Pansy apprécia à sa juste valeur le regard furibond que lui envoya le Gryffondor après avoir douloureusement réceptionné son projectile. Mais cet éclat de voix ne manqua pas d'attirer l'attention des personnes présentes dans la pièce, parmi lesquelles Granger et un gamin haut comme trois pommes. Aussi Pansy choisit-elle de battre discrètement en retraite en se replongeant dans son livre tandis que Potter encaissait les coups d'oeil curieux qui se tournaient dans sa direction. Elle ne souhaitait vraiment pas être ouvertement associée à lui, ou éveiller en la miss Je-Sais-Tout de quelconques soupçons qui la pousseraient à se montrer plus attentive et, au bout du compte, à surprendre leur échange. Tenter de renouer le contact avec lui – de la façon la plus agréable qui soit, évidemment, car elle ne remettait aucunement en question son choix de méthode – était une chose... mais le faire au su et au vu de n'importe quel élève au risque d'entendre la nouvelle se propager ensuite dans les couloirs en était une autre! Pansy ne savait que trop bien avec quelle rapidité les rumeurs pouvaient s'égayer et enfler, entre les murs de Poudlard, pour se permettre de courir un tel risque.

Le raclement de la chaise face à elle l'avertit du retour de sa voisine de table, et Pansy tenta de se concentrer sur son livre pour faire bonne mesure... mais elle se heurta à un obstacle de choc. Elle commença par tourner le livre d'un geste qui se voulant nonchalant en remarquant qu’elle le tenait l'envers, et vérifia que personne n'avait été témoin de son manège. Aucune réaction. Potter gribouillait sur un parchemin, la Poufsouffle face à elle faisait mine d'étudier, et la ribambelle de mioches récitait des « Wingaaaardium léviooosa » consciencieux pour trainer leurs plumes d'un bout à l'autre de la bibliothèque. Mais alors que, rassurée, la Serpentard s'apprêtait à entamer sa lecture, le contenu, qu’elle découvrait enfin, lui tira un haussement de sourcil. « Philosophie du matérialiste : pourquoi les moldus préfèrent ne rien savoir ». Ouvrage du tristement célèbre Professeur Leufcock qui, elle ne le savait que trop bien, était utilisé par des 6ème année encours d'Étude des Moldus. Ce fut par pur effort de volonté qu'elle l'ouvrit malgré tout à une page au hasard, et parcourut sans le moindre enthousiasme les grandes lignes de l'un des chapitres. Il y était question de légendes moldues réduisant les sorciers et bien d'autres créatures réelles au rang de simples mythes, voire carrément d'élucubrations très prisées par les rêveurs, et une théorie appuyait l'idée que les sans-pouvoirs, confortablement installés dans leurs habitudes et leurs certitudes, avaient toutes les raisons du monde de préférer ignorer qu'une communauté dotée de pouvoirs cohabitait avec eux. En somme, cet ouvrage était tout simplement inutile et n'avait pas sa place dans la bibliothèque triée sur le volet de Poudlard. Pansy se promit de remédier à cette erreur dès qu'elle en aurait l'occasion – et qu'elle ne serait plus encerclée par les préfets de Gryffondor, accessoirement. Elle referma le bouquin inutile d'un geste sec en se rendant à l'évidence : il était loin d'être suffisamment passionnant pour empêcher son esprit de tourner et de retourner les mêmes inlassables questions.

Que se passerait-il si un échos de toute cette histoire parvenait jusqu'aux oreilles de ses condisciples? Il était évident qu'elle ne tarderait pas à faire face à leurs récriminations pour avoir frayé avec un Gryffon, un Potter de surcroit, à une époque où la moindre erreur risquait d'être récompensée par une exclusion pure et simple de sa propre salle commune. Au moins, elle pourrait toujours faire passer cet écart pour un banal échange de critiques acerbes, mais... d'une part, marcher sur des oeufs de Boullu tant que durerait l'absence des professeurs pour éviter d'attiser la colère des dictateurs auto-proclamés qui régissaient désormais la maison des vert et argent lui apparaissait comme une alternative peu satisfaisante. Et d'autre part, se conformer à la prudence qu'exigeait cette dictature mettrait nettement à mal ses chances de retrouver ce lien étrange qui l'avait unie à Potter l'espace de quelques mois.

Elle esquissa un sourire dérisoire en se faisant la réflexion que ce n'était définitivement pas une évolution à laquelle elle se serait attendue compte tenu de leur relation. De tous les élèves évoluant à l'intérieur du château, le rouge et or était de la dernier qu'elle aurait cru voir un jour fouiner dans ses affaires. Mais le pire demeurait sans doute la réaction qu'il avait eu. Il était tombé sur une lettre qui, aussi exagérée qu'elle ait pu lettre, n'en était pas moins compromettante. Et fort de ce qu'il y avait découvert... il n'avait pas choisi de l'utiliser contre son auteur en en révélant le contenu à la ronde, non. Il aurait été aisé de se contenter de révéler au premier venu ce qu'elle avait commis la folie de confier au papier mais, à la place, il s'était lancé dans un projet insensé supposé l'aider. Un projet supposé la pousser à remettre en question les idéaux auxquels adhérait la totalité de sa famille et de son entourage proche. Un projet supposé lui laisser entrevoir le goût de la liberté à laquelle elle semblait aspirer. Et cela les avait entrainés dans une drôle de correspondance où Potter tenait le rôle de conseiller, ni plus ni moins. Potter était un utopiste doublé d'un nigaud naïf, et elle avait pour une fois des raisons de s'en réjouir. Nul doute que si leurs rôles avaient été inversés et qu'elle avait détenu un tel pouvoir sur quelqu'un, Pansy n'aurait pas fait le même choix que lui. Elle savait à quel point les choses auraient pu tourner en sa défaveur; il fallait dire qu'elle ne s'était pas fait que des amis à Poudlard ces sept dernières années – c'était peu de le dire – et que, même si pousser les autres à bout lui semblait plus appréciable que de frayer avec le premier imbécile venu, il n'en demeurait pas moins qu'elle en connaissait plus d'un qui sauteraient sur la moindre occasion de réduire à néant sa réputation.

Qui savait s'il ne serait pas parvenu à ses fins à un moment ou à un autre? En sentant ses remarques se faire de moins en moins tâtonnantes, de plus en plus précises, elle s'était aperçue qu'il menaçait d'exercer une certaine influence sur elle. Or ce n'était pas ce qu'elle voulait. À la base, elle avait répondu à sa lettre inattendue pour le simple plaisir de se jouer de lui, sans jamais imaginer que ses mots puissent avoir un quelconque impact, et son erreur aurait pu lui coûter cher à long terme. C'était la raison pour laquelle elle s'était mise à chercher l'identité de celui tentait d'ébranler ses certitudes déjà un tantinet bancales. Et se rendre compte que derrière la silhouette floue de son « correspondant » ne se cachait nul autre que Harry Potter l'avait fait reculer de dix bons pas.

L'arrivée tout en douceur d'un morceau de parchemin face à elle interrompit là ses réflexions, et elle s'empressa de récupérer le le pliage en lévitation avant que quelqu'un d'autre ne le remarque.

À sa surface avait été griffonné une annotation : « Pour te montrer comment marche un sortilège de lévitation. Ne me remercie pas, ça me fait plaisir ! ». Ainsi, Potter n'avait pas trouvé à son goût sa prestation au lancer de missiles? Elle étouffa un rire, déjà satisfaite, et déplia la feuille de parchemin. La Poufsouffle face à elle lui la regarda curieusement, sans doute étonnée de la voir rire toute seule, et Pansy se ferma immédiatement en retrouvant son sérieux. Elle parcourut rapidement les reproches de Potter, avant de se rendre compte qu'il s'était finalement prêté au jeu. Le résultat n'était pas si éloigné de ce à quoi elle s'était attendue, mais elle ne put s'empêcher de se raidir perceptiblement au deux derniers points qu'il avait pris soin de souligner. D'abord parce que Drago avait toujours été pour elle un sujet, sensible, mais aussi, étrangement, parce que la hargne que mettait Potter dans ses mots renchérissait un peu trop bien la déception qu'il disait avoir ressentie. C'était pourtant la raison qui l'avait poussée à entamer ce jeu au départ.. alors pourquoi n'arrivait-elle pas à s'en satisfaire? Pourquoi était-elle là, à quémander ni plus ni moins l'attention de quelqu'un pour qui elle ne devait avoir aucun égard... Peut-être parce qu'il avait été le premier à faire ce geste. Aux yeux de beaucoup, elle n'était qu'une jolie surface creuse; mais cet idiot de Gryffondor avait voulu chercher plus loin. Et à présent... peut-être estimait-elle en avoir trop dit d'elle même, s'être trop dévoilée en dépit de ses mensonges, pour accepter qu'il recommence à la considérer comme si tout cela n'avait pas eu lieu. N'ayant plus de parchemin vierge sous la main, elle considéra avec hésitation la réserve de sa Poufsouffle de voisine. Cette dernière n'avait fait aucune remarque à propos du fait que l'une de ses plumes trônait désormais aux cotés de la brune, alors.. rien ne l'empêchait de pousser l'audace jusqu'à récupérer sous son nez de quoi écrire. Cette fois encore, l'étudiante ne souffla pas un mot, et Pansy n'attendit pas plus longtemps une quelconque réaction de sa part.


Spoiler:
 

La plume se détacha finalement du parchemin, et Pansy laissa passer quelques secondes de flottement avant de la reposer sur la table. Elle avait peut-être tort d'agir à ainsi. De se confier autant à Potter. Tout ça ne pouvait que mal se terminer. Elle vérifia suspicieusement qu'aucun regard n'était dirigé vers elle avant de tapoter le parchemin du bout de sa baguette et de l'emprisonner d'un sort; plutôt que de le faire léviter jusqu'à son destinataire et de risquer de se faire remarquer, elle employa le même sort pour le faire glisser au ras du sol. Une fois sa destination atteinte, elle fit remonter le long de la jambe de Potter son pliage en forme de serpent et ne stoppa le mouvement de sa baguette qu'une fois qu'il eut atteint son visage, pour le projeter de façon parfaitement inattendue contre ses lèvres. Lorsque le Gryffondor baisserait les yeux sur le corps du reptile en papier, il pourrait lire le mot que Pansy lui avait laissé avec un soin tout particulier : «DRAGO (puisqu'il s'agit pour toi du seul moyen d'assouvir tes désirs inavoués. Ne me remercie pas! Être attentionnée est dans ma nature) ». Malefoy par ci, Malefoy par là... peut-être cesserait-il de le mentionner à tort et à travers après cette petite blague.
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Dim 23 Jan - 16:35
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La Serpentard récupéra le parchemin et Harry la fixait, attendant sa réaction. Qui ne se fit pas attendre: Elle se mit à rire … Elle riait ! Elle osait rire !
Pourquoi riait-elle ?! Le fait qu'il se moque d'elle ouvertement - enfin, pas vraiment ouvertement puisqu'elle était la seule à lire sa missive -, était-il véritablement aussi drôle ? N'était-elle pas censé fulminer ? Argh ! Mais qu'est-ce qu'elle pouvait l'agacer ! D'abord, mademoiselle se permet de le bombarder - en manquant de lui crever un œil, en passant - avec une boule de papier. Puis, cette dite boulette contenait une ''lettre'' dans laquelle elle s'affairait à lui faisait des reproches. Le critiquait, lui et ses amis. Et lui expliquait en long, en large et en travers les raisons de son mépris à son égard. Comme-ci il avait besoin de ça, honnêtement. Il était déjà de méchante humeur, pas la peine d'en rajouter ! Remarque, au moins, il s'était défoulé sur son parchemin, en réponse à sa provocation. Un autre jour, peut-être aurait-il été plus clément. Remarque … Sans doute pas. C'était Parkinson, après tout.
Et puis, franchement, des deux, c'était elle qui avait décidé d'ignorer l'autre en première ! C'était elle qui avait stoppé leur correspondance. Aussi rapidement qu'elle avait commencé. Et maintenant, elle venait lui faire le reproche de la frustrer parce qu'il ne lui adressait plus la parole ! C'était le Monde à l'envers !

Bon, d'accord, il s'était VRAIMENT imposé dans la vie de Parkinson. Mais ne faisait-elle pas de même avec tout le monde ? C'est vrai quoi ! C'était elle la vipère qui fouinait partout en quête de ragot croustillant à divulguer à qui voulait l'entendre. Pour quelqu'un qui lui reprochait de se mêler de la vie des gens, elle pouvait se regarder. Elle n'était pas mieux dans son genre ! Bien sur, cela n'excusait pas son comportement. Oui, il avait dérober cette lettre. Oui, il l'avait lu. Oui, c'était moche, mais il n'avait pu s'en empêcher ! Il fallait qu'il se venge de toutes les crasses qu'elle lui avait faite. Et puis, ça le soulageait. C'était beaucoup trop beau. Son sac avait été là. A porté de main, au yeux de tous, dans la bibliothèque. Abandonné par sa propriétaire. A peine avait-il pénétré dans le lieu qu'il n'avait vu que ça. Pansy Parkinson poser son sac sur une table et partir parcourir les rayons, tranquillement. Que pouvait-il faire d'autre ? C'était vraiment trop tentant. Du coup, il avait fouillé ce sac. Sans vraiment savoir ce qu'il y cherchait. Peut-être s'attendait-il a trouver un détail compromettant sur la Serpentard. Ou bien un objet personnel particulièrement important pour elle. Quelque chose qu'il pouvait dérober, juste quelques temps, pour l'agacer. Mais il n'avait rien trouvé de tout ça. Il n'y avait que des rouleaux de parchemin, des plumes, de l'encre et autres matériels scolaire. Et puis, au fond, tout en fond, un parchemin plié. Juste un morceau de parchemin. Pourquoi y avoir prêter attention ? Un mystère. C'était peut-être le destin, ou bien un intuition. En tout cas, il l'avait attrapé, et le dépliant, il l'avait examiné furtivement. Tout de suite, il comprit que c'était une lettre. Sans aucun destinataire, pourtant. Juste une lettre dans laquelle elle exprimait son ressenti. Rapidement, il en avait fait le tour. Appréhendant légèrement de la voir revenir d'un moment à l'autre, s'y attendant quelque peu. Mais ce ne fut pas le cas. Et puis, sa lecture achevée, il avait placé la lettre dans sa poche en jetant des regards furtifs tout autour. Afin de s'assurer que personne ne l'avait surpris. Ensuite, il avait quitter la bibliothèque, oubliant momentanément la raison de sa présence en ce lieu.
Ce qu'il venait de découvrir le surprenait. Pire, cela le perturbait. C'était un peu comme-ci une de ses certitudes s'effondrait. Oh, bien sur, Parkinson ne tenait pas une grande place dans son existence. Ce n'était qu'une des nombreux Vert-et-Argent de cette école. Juste un peu plus dérangeante que la majorité. Il ne pouvait difficilement la supporter, mais elle restait une simple Serpentard à ses yeux. Cependant - il se devait de le reconnaître – le fait qu'elle adorait beaucoup trop Malefoy pour son bien l'agaçait encore plus. Qui aimait Malefoy risquait fort de déclencher la méfiance du Préfet. Le simple fait de savoir que son pire ennemi pouvait être apprécié suffisait à prouver qu'il détenait une part d'humanité que Harry préférait lui nier. Il était plus simple de faire comme-ci il n'était qu'un horrible Serpentard sans cœur. Ensuite, seconde raison qui le poussait à mépriser Parkinson prenait source à sa réputation de langue de vipère qui n'était plus à prouver. Bref, elle gênait ! Mais la découverte de cette lettre changeait tout. Non pas qu'elle ne soit plus la fille qu'il méprisait. Mais, ces révélations changeaient la donne. Il ne pouvait pas les ignorer. La demoiselle aussi avait ses doutes et ses peurs. Et il les comprenait trop bien pour ne pas y compatir. Bien entendu, on le prendrait pour un simplet de penser ainsi. On parlait de Pansy Parkinson là ! Qui serait assez stupide pour accorder du crédit à ses dires ? Mais Harry était certain, vraiment certain qu'elle avait écrit la vérité. Que ce n'était pas un mensonge. Tout était trop authentique. Ses sentiments étalés trop vrais, pour ne pas être pris au sérieux. Le sujet trop grave. De plus, cette lettre n'étant destiné à personne montrait bien qu'elle l'avait écrite pour elle-même. Pour faire le point. Ou soulager ses angoisses. Elle parlait de son avenir. De ce que son père prévoyait pour elle. De son potentiel futur de Mangemort. Elle expliquait ses envies de liberté. Ses peurs de ne pas avoir le choix. D'être soumise à quelqu'un. Son dégout de l'idée, même. Tout ça était beaucoup trop important pour qu'il l'oublie. Alors, il avait pris la décision de répondre à cette lettre. Après tout, que risquait-il ? Qu'elle ne lui réponde pas à son tour ? Et alors ? Qu'était-ce à côté de ce que pouvait représenter cette correspondance. Il voulait l'aider. Il pouvait l'aider ! Pas par charité, car il ne l'aimait pas et c'était une certitude, mais parce que tout le monde avait le droit à la liberté. La liberté de faire ses propres choix !
Et puis, un matin, il avait reçu une réponse. Au petit déjeuné. Il s'était fait violence pour ne pas regarder vers la table des Serpentard quand il avait compris qui en était le destinataire. Il ne s'était pas attendu à celle qu'elle accorde de l'importance à sa lettre. Il ne comprenait pas vraiment ses motivations, mais peut importait ! Elle avait répondu, alors tout n'était pas perdu. C'était ainsi que toute cette histoire avait commencé. S'il avait su …

Et maintenant, la correspondance continuait. Après s'être arrêté brusquement lorsque Parkinson avait découvert l'identité de son correspondant. Elle reprenait sur les chapeaux de roue. Mais de façon différente. Sans faux semblant. De façon plus sincère aussi bien que plus piquante. Bref, à croire que la situation était inévitable !
Afin de s'occuper en attendant la réponse de la Serpentard, Harry avait trouvé de quoi bosser. Quitte à passer son après-midi à la bibliothèque, autant en profiter pour étudier. Il avait pris la décision de mettre de côté ses études pendant tout le temps ou ils seraient enfermé dans le château. Mais parfois, une once de remords montrait le bout de son nez. Que dirait ses parents si il ratait ses ASPIC's ? Sans doute ne serait-il pas très fier … Bref, même si le manque de motivation se faisait ressentir, il n'avait pas mieux à faire. La Serpentard avait entreprit de répliquer après avoir chipé la plume de sa voisine, qu'elle n'avait pas l'air ni de connaître, ni d'apprécier plus que ça. Cette même Poufsouffle qu'il avait remarqué en entrant dans la pièce. Cependant, la Jaune-et-Noir ne disait rien. Tant mieux pour elle … Bref, Harry qui les observait de sa place depuis une bonne minute décida d'arrêter pour ne pas éveiller l'attention des autres. Et particulièrement de sa meilleure amie qui était des plus perspicace. Et observatrice. Si bien qu'il s'était levé pour la rejoindre.


« Tout va bien, ici ? » lui demanda-t-il, tout en s'adressant également aux 1ère années.

Ceux-ci hochèrent la tête en un ensemble avant de reprendre leur exercice. A ce stade de l'apprentissage, les ''professeurs'' n'avaient plus grand chose à faire. L'entrainement était la clef ! Hermione lui assura que tout était parfait puis repris son occupation non sans lui avoir sourit gentiment auparavant. Elle lisait. Harry en profita pour lui emprunter son manuel de Défense contre les Force du Mal qui trainait sur la table. Autant se motiver en choisissant la matière la plus intéressante, n'est-ce pas ? Puis, il retourna à sa place. Parkinson n'avait même pas levé le nez de son parchemin.
Il ouvrit alors le livre à la page 256, première page du chapitre sur les Basilic. Une des créatures les plus rare et les plus dangereuse au Monde. Ce qui expliquait que les élèves de Poudlard ne l'étudiait qu'en dernière année. Il était peu probable qu'il tombe un jour, par le plus heureux – ou malheureux- des hasard, sur une de ces créatures. C'était tout bonnement impossible. En toute logique. Les Basilics étaient interdit à la création. En effet, ils ne se reproduisaient pas, mais naissait d'un œuf de poulet couvé par un crapaud. En même temps, qui aurait l'idée de donner naissance à un Basilic ?! Il fallait être suicidaire. Surtout qu'en temps que reptile de l'ordre des Squamatas – c'est-à-dire la classe des Serpents – le Basilic n'obéissait qu'au Fourchelang. Et rare était les sorciers à savoir le parler. De plus, son regard était mortel pour quiconque le rencontrait. Ses crocs étaient venimeux et il était très difficile à héberger, pouvant mesurer jusque dans les 15 mètres. Bref, ce n'était pas une sinécure ! Harry commençait à prendre des notes afin de répondre à l'un des sujets de dissertation noté en bas de page par Hermione. Sans doute avait-elle fait des recherches sur les différentes problématiques pouvant être aborder sur la créature en devoir, afin de se préparer un programme de révision. Le préfet lui en fut reconnaissant de ne pas avoir à en chercher une lui-même. Il avait donc choisit la première, sans vraiment se donner la peine de lire les autres: « En quoi peut-on affirmer que le Basilic représente le symbole même de la Magie Noire en ce qui concerne les créatures magiques, de nos jours ? [50 centimètres de parchemin]». Il se donna tout de même le temps de s'imaginer Parkinson élever un Basilic dans son dortoir avant de s'y mettre sérieusement. L'idée le fit ricaner et c'est avec un sourire goguenard qu'il continua à écrire ses notes.
Il n'avait commencer qu'à écrire l'introduction de sa dissertation quand la réponse de Parkinson se fit ''annoncer''. Harry se raidit légèrement lorsqu'il sentit quelque chose monter le long de sa jambe. Un Serpent. Et si il en croyait son bon-sens naturel - pour peu qu'il existe – ce Serpent était de papier. Et envoyé par cette perfide Serpentard ! Il n'eut pas longtemps à attendre avant d'avoir confirmation. Les dents serrées, il sentit ''l'animal'' parcourir sa jambe avant de glisser le long de son torse pour, ensuite, venir percuter sa bouche. C'était sur maintenant, elle avait décidé de le défigurer. Les mots écris par Parkinson flottait devant ses yeux. Le prénom de son pire ennemi, suivit d'élucubrations les plus idiotes qui lui eut été donné d'entendre. Ou plus exactement, de lire. Il fit d'abord la tête la plus drôle qu'il eut été possible de voir sur son visage avant d'éclater littéralement de rire. Mais qu'était-elle aller imaginer encore ?!
Il s'empressa d'attraper le message en le froissant puis de le déplier. Il commença sa lecture.

Cette fille était vraiment malade, il n'y avait plus aucun doute. L'attaquer sur de probables … - Comment avait-elle tourné ça, au faite ? Ah oui ! - désirs inavoués envers Malefoy était tout simplement aberrant. N'avait-elle pas trouvé mieux pour l'atteindre ? Honnêtement, c'était pathétique ! La seule chose qu'elle avait réussi était de le faire rire – Et passablement dégouté, par ailleurs. Comme quoi, cela n'avait pas très bien marché. Cela dépendait la réaction qu'elle attendait … Et en plus de cette ineptie, elle avait encore proférer de nombreuses aberrations. La réponse ne se fit pas attendre:


Spoiler:
 

Encore une fois, Harry était satisfait de sa répartie. Il n'était peut-être pas le plus grand dans le maniement des mots, mais sur ce coup-là, il avait su les dire. Elle l'énervait à tout lui reprocher. Et elle l'énervait encore plus à reconnaître ses tords, et trouver ça normal. Laisser faire la fatalité sans agir n'avait jamais été dans sa nature. Et c'est l'impression qu'elle lui donnait. Laisse faire. Laisser faire son caractère, sans essayer d'être meilleure. Sans tenter de corriger ses défauts. Laisser faire son père, sans essayer de lui parler et lui dire ce qu'elle ressentait. Laisser faire le destin, sans essayer de le changer. Laisser faire, laisser faire, laisser faire … Il détestait vraiment ça. Lui, ses défauts, il les connaissait. Et il tentait de les arranger. Cependant, il n'avait pas conscience de tous ... Force en était de ses propres pensées. Avait-il le droit de la juger ainsi ? Pas le moins du Monde, et pourtant … Il le faisait, de façon inconsciente.
Fort de ses dernières pensées qu'il trouvait juste, Harry plia le parchemin afin d'en faite une forme à peu près sphérique. Puis, il l'envoya valser sur la table de la Serpentard. Bien entendu, un petit message l'attendait sur la boule de papier: « Trouves-toi quelqu'un d'autre pour ton fan club. Je ne suis pas intéressé ! »
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Mer 27 Avr - 5:00
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La tête que fit Potter au moment où le serpent de papier portant le doux prénom de Drago percuta ses lèvres fut… impayable. Parfaitement fière de l’effet de sa plaisanterie – avouons-le – de mauvais goût, Pansy masqua son amusement derrière la paume de sa main. Étrangement, le Gryffondor ne tarda pas lui non plus à éclater de rire et la jeune femme en ressenti un sentiment étrange : il était relativement déconcertant de se retrouver à rire avec quelqu’un alors qu’en temps normal, on faisait plutôt tout pour se moquer de cette personne. Elle s’était plutôt attendue à ce qu’il lui fasse une syncope ou s’étrangle de rage, à vrai dire, mais force était de constater qu’elle ne le connaissait pas si bien que ça (ce qui était somme toute assez normal, au fond). Pourtant cette réaction n’était pas plus déplaisante : comme quoi, il y avait bien quelques tarés sur terre capables de s’amuser de son humour atroce. Ou pas.

Toute à ses réflexions, elle avait à peine remarqué que son attitude avait attiré certains regards – sans doute les élèves l’entourant se demandaient-ils ce qui pouvait bien la satisfaire au point qu’elle en vienne à rire toute seule. Elle jeta un coup d’œil circulaire avant de battre des cils de façon théâtrale :

PANSY. « C’est dix galions, si vous tenez à m’admirer plus de deux secondes. Elle se tourna obligeamment vers un Serdaigle qui la lorgnait à travers les verres épais de ses lunettes, apparemment mécontent qu’elle trouble ainsi le calme de la salle de travail : Et cinq de plus pour les trolls de ton genre. Laisse tomber, je suis au-dessus de tes moyens. »

Elle prit la peine de le toiser avec arrogance pour le seul plaisir de voir ses traits se tordre d’indignation, puis se désintéressa de son sort… à l’instant même où on bout de parchemin roulé en boule atterrissait sous son nez. Elle leva un regard torve en direction de Potter à la vue du mot plié et replié sans soin – ne pouvait-il pas faire un minimum d’efforts? – et fit de son mieux pour ne montrer aucun empressement à le déplier. Elle suspendit toutefois son geste en apercevant la phrase inscrite sur le dessus : « Trouves-toi quelqu'un d'autre pour ton fan club. Je ne suis pas intéressé ! » – et haussa un sourcil suggestif accompagné d’un sourire de connivence à l’adresse du jeune homme, avec l’espoir de l’exaspérer encore un peu plus.

Spoiler:
 

A peine eut-elle plié le bout de parchemin pour l’expédier à son interlocuteur – sans fioritures cette fois – qu’elle le regrettait déjà. Cet échange n’avait rien des lettres qu’ils avaient échangées au tout début. D’un côté, le fait de lancer des pics à Potter et d’en recevoir de sa part avait un côté familier et rassurant – du moins était-ce bien moins « étrange » que l’idée de partager avec lui une discussion… plus civilisée. Mais d’un autre côté, sans même s’en rendre compte, le Gryffondor la confortait dans sa certitude : elle ne gagnerait rien à renier son camp. Rester neutre était objectivement impossible, mais ceux qui disaient agir pour le bien n’étaient guère mieux que les autres : derrière leurs beaux atours et leurs idéaux soit disant empreints de justice se cachaient une indéniable intransigeance. Pansy renifla avec dédain avant de laisser le rouge et or à sa lecture. Soudain, l’ambiance studieuse l’étouffait, l’affluence dans la pièce close de personnes qui la rebutaient en temps normal la dérangeait, et faire semblant d’étudier pour… pour quoi? Pour excuser sa petite correspondance avec Potter? – lui apparaissait comme une bêtise sans nom. Jusqu’à présent, et comme elle l’avait elle-même affirmé, elle estimait pouvoir assumer ce qu’elle lui avait permis d’apprendre à son propre sujet… mais le pourrait-elle encore longtemps? Et s’il mettait finalement de côté ses pseudos bons sentiments et parlait, en utilisant contre elle ce qu’elle lui avait écrit jusque-là? Jusqu’à présent, elle avait fait mine de ne pas s’inquiéter de ce risque, mais… Aller si loin avait été une preuve d’arrogance. En dire tant ne lui ressemblait pas, et aller ainsi à l’encontre de ses habitudes en étant persuadée de le faire en toute impunité n’avait rien d’un choix judicieux. Toute trace d’amusement avait déserté les traits de Pansy lorsqu’elle quitta sa chaise et sa table de « travail » pour se rendre dans les rayons de livres, son sac sous le bras cette fois (elle avait évité de le laisser trainer derrière elle, même dans l’enceinte d’un lieu généralement surveillé comme la bibliothèque, depuis qu’un certain curieux avait eu le culot d’y fourrer son nez).

Non, se dresser contre tout et tous n’avait jamais été son fort : n’était-ce pas ce qu’elle était depuis toujours? Formatée pour adopter les points de vue qui lui avaient été inculqués durant son enfance? Avec un sourire sans joie, elle admit intérieurement que c’était bel et bien le cas et se demanda vaguement si quelque chose pourrait un jour s’avérer suffisant pour lutter contre ça. Mais c’était improbable : Potter avait tenté le coup et avait échoué. Et elle ferait en sorte de ne plus commettre, désormais la même erreur qu’avec lui : il n’était pas question qu’elle se montre si transparente avec quiconque dorénavant, pas alors que les risques encourus étaient si importants.


Spoiler:
 
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Dim 24 Juil - 2:54
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Pourquoi le regardait-elle avec ce sourire suffisant ? Et c'était quoi ce haussement de sourcil ? Était-elle si amoureuse de son blond peroxydé qu'elle devait imiter les moindres de ses expressions. Aucune personnalité ! Elle était si agaçante, qu'il ne pu s'empêcher de la fusiller du regard. Ce qui était rageant avec Parkinson, c'est qu'elle lui faisait toujours irrémédiablement pensé à Malefoy parce qu'elle passait son temps collé à ces basques. Sans parlé de toutes les fois ou elle parlait de lui. Et franchement, ce n'était pas la joie. Surtout quand elle venait à insinuer une quelconque obsession à l'égard de l'Attrapeur des Serpentards. C'était tout de même pas de sa faute si il était toujours en travers de son chemin ! A croire qu'il ne pouvait pas passer une journée sans le croiser ou entendre parler de lui ...

Finalement, Parkinson se lança dans la rédaction de sa réponse et Harry en profita pour se replonger avec difficulté dans son devoir sur les Basilics. Mais pourquoi faisait-il ça déjà ? Ah oui, le remord. La peur de ne pas avoir ses ASPIC's et de décevoir ses parents. Oh et puis zut ! Ils n'étaient pas dans Poudlard, ils ne savaient pas ce qu'il vivait ! Non … Tu te donnes des excuses Harry, se reprit-il immédiatement. Aussi, il se remit au travail, essayant de s'intéresser aux populations de Basilics pratiquement disparues en Ecosse. Mais quel crapaud était assez idiot pour confondre un œuf de poule avec un des siens ?! Ils ne faisaient pas du tout la même taille ! Sérieux, ces bêtes-là étaient vraiment idiotes … Et les conséquences de leur esprits limités étaient bien trop dangereuses. Comment une poule et un crapaud pouvait donner naissance à une créature si immense et puissante qu'un basilic ? Après tout, une poule, ça picore et ça pond. Ça ne sait rien faire d'autre. Et un crapaud ? A part croate toute la journée, il servait à quoi ? A rien ! La magie faisait décidément de drôle de chose … Au bout d'un certain temps, il réussit de nouveau à se plonger pleinement dans son devoir. Le problème, c'est que Parkinson n'avait apparemment pas décidée de le laisser travailler en paix plus longtemps, car déjà il reçu sa réponse.
Après un bref soupir, Harry lâcha sa plume et abandonna sa phrase pour déplier le parchemin. Il ne contenait plus de message sur le dessus, ce coup-ci. En avait-elle marre ? Ou ne trouvait-elle pas de quoi répondre ? Ah … Si. Comme le démontrait sa première phrase. La suite commençait à ressembler à tout ce qu'il se disait depuis le début. Et elle le disait si bien, ils ne seraient sans doute jamais d'accord sur ces points. Cependant, il tiqua lorsqu'elle l'accusa d'être plein de préjugés, ainsi que Kaysa. Comment ça, ils se ressemblaient beaucoup sur ce point ?! Mais bien sur qu'ils n 'aiment pas les Serpentards, dans leur ensemble ! La majorité expliquait cette répulsion. Bien sur, ils n'étaient pas tous comme ça. Il lui accordait bien ça, mais ceux de son année à lui, elle ne pouvait le nier, ils étaient irrécupérables. Crabbe et Goyle en première ligne. Zabini, Malefoy, Parkinson elle-même et Watford également. Bon … Il devait avouer qu'il ne connaissait pas assez Wilnaver pour juger de son caractère. Mais, c'était l'ami de Sullivan. Il devait bien se ressembler un minimum pour s'entendre, non ? Et puis, à sa connaissance, il n'avait rien fait pour empêcher ses amis de martyriser les autres. Ou de jeter les premières années, qui n'avaient rien demandé, des cachots. Désolé, mais rien que pour ça, il pouvait au moins le considérer comme lâche. Comment ça, il était de mauvaise foi ? Mais absolument pas. Il était intimement convaincu que sa sœur et lui, avaient raison.
Il leva le nez du parchemin pour constater que Parkinson n'était plus à sa table. Seule la Poufsouffle étaient toujours assise. Et le sac de la Serpentard manquait à l'appel, également. Quoi ?! Elle lui répondait, et elle n'avait même pas le culot d'attendre sa réponse. Elle avait peur de ce qu'il allait lui dire ou quoi ?! Ou alors, elle en avait marre de débattre avec lui ? Comment osait-elle le laisser là, sans finir ce qu'ils avaient commencés ?


*Attends, calme-toi Harry. Elle est peut-être dans les rayons …* essaya-t-il de se convaincre, *Et elle emmène son sac avec elle pour chercher un livre ?*, il réfléchit un instant, *Oui, ok, c'est bizarre. Mais, en même temps, tu peux pas lui en vouloir de se méfier après que tu es fouillé dedans, en début d'année ...*, il sourit amusé, *Pas faux !*

Il prit le temps de finir la lecture du parchemin, puis, il quitta sa place afin de se rendre dans les rayons de la bibliothèque. Peut-être était-elle vraiment ici ? Elle avait intérêt parce que sinon, il la chercherait dans tout Poudlard pour lui dire le fond de sa pensée. Non mais ! On ne laisse pas un Potter, comment un idiot, sans lui avoir laissé la chance de répliquer à une accusation ! Sans vraiment savoir pourquoi, il était irrité à l'idée qu'elle est une fois de plus coupée court à leur échange. C'est d'un d'un pas vif, qu'il parcouru l'allée centrale en regardant des deux côtés pour retrouver Parkinson. Dans les dernier rayons, il finit par apercevoir la Serpentard de dos. Son sac au bras. Il sourit légèrement. Il trouvait amusant qu'elle l'emmène partout où elle allait, par sa faute.


« Je n'aurais pas fouillé dedans, tu sais. Plus besoin, maintenant ... » dit-il en s'approchant d'elle, espérant la surprendre, les mains dans les poches, le parchemin dans l'une d'elle.

Un sourire satisfait flottait sur ses lèvres. Bon, c'était puéril. Il l'admettait mais c'était tellement amusant qu'il ne put s'en empêcher. Il s'appuya sur le rayon, non loin d'elle. Peut-être qu'ils allaient se faire repérer. Que quelqu'un surprendrait Harry Potter de Gryffondor discuter tranquillement avec Pansy Parkinson de Serpentard, sans en venir aux mains. Ou plutôt, à la baguette. Peut-être même que Gossip Feather en entendrait parler. Mais, de toute façon, elle ne lirait jamais les parchemins qu'ils s'étaient écrits, donc elle ne saurait pas vraiment ce qui les liait. Ce qui lui fit penser, qu'il avait laissé les autres parchemins dans son sac, sur sa table. En espérant que personne ne fouillerait dedans. Ça serait un peu l'histoire de l'arroseur arrosé. De toute façon, qui voudrait fouiller dans son sac, à lui ?


« Je ne suis pas plein de préjugé. Ni fermé d'esprit. Et ma sœur, non plus. Nous ne sommes pas comme vous … Les Serpentards » dit-il de but en blanc après un long silence. « J'admets que je me méfie de la plupart d'entre vous. Mais je pense avoir mes raisons. Surtout dans notre année, quand on sait que les Serpentards de septième année sont tous des enfants de Mangemorts en puissance ! Tu es bien placé pour le savoir, pas vrai, Parkinson ? » l'accusa-t-il, il parlait bas pour qu'aucune oreille indiscrète ne puisse les entendre, « Oh, je sais ! Tu vas me dire que je n'ai aucune preuve de ce que j'avance. Mais, je m'en fiche. Toi-même, tu ne nies pas. Tout le monde le pense sans le dire. Et je fais confiance à mon instinct. C'est une certitude, c'est tout ! »

Il n'avait pas l'intention d'entamer un nouveau débat. Il comprenait bien qu'elle en avait assez de ce petit manège qu'ils étaient en train de jouer. Et lui aussi, il commençait à se lasser de cette discution stérile. Même si il était quand même venu la chercher jusqu'ici. Il voulait juste clore le débat convenablement. Et avoir le dernier mot aussi, sans doute. Ils étaient tous deux bien trop encrés dans leur certitude pour faire changer l'autre d'avis. Pas en une après-midi, en tout cas. Il était toujours persuadé qu'elle pouvait changer d'avis, sur son camp. Mais, il doutait d'y arriver seul. Il devait trouver quelque chose qui pencherait en sa faveur. Pas vraiment la sienne, mais celle de son camp. Et pour l'instant, il n'en avait aucune idée. Absolument aucune. Pourquoi lui y arriverait ? Il n'était qu'Harry Potter, un élève de septième année. Et même si son père était Auror et que l'ensemble de sa famille appartenait à l'Ordre, lui-même ne pouvait rien faire. Pas si il était enfermé ici, à Poudlard. Pas ce combat-ci. Parce que à Poudlard, c'était Hellson qui gênait. Vous-Savez-Qui ne pouvait atteindre personne ici.

« Alors, oui, je n'aime pas la majorité des Serpentards. Je n'ai pas dis tous, cependant. Il y a des exception partout. Que je n'ai pas encore rencontré, mais elles existent sans doute. Je me méfie, simplement de ceux que je ne connais pas. Quand à ce que je connais ... » conclue-t-il, « Je voulais juste éclaircir ceci avant de te laisser à tes activités -Qui, je ne doute pas, doivent être fort intéressante- J'ai comme l'impression que notre petite conversation t'agace. Alors, au plaisir, Parkinson ! »

Il fit demi-tour afin de repartir d'où il était venu. Se demanda déjà si cette conversation avait été utile. Si elle allait changer quelque chose. Ou si ils avaient tous deux perdus leur temps. Le seul mérite qu'il y trouvait, c'est que Parkinson avait enfin vidé son sac suite à la découverte de son correspondant. Et qu'ils avaient mis carte sur table. Plus de faux-semblants, cette fois-ci. Il allait tourner au coin du rayon quand il pensa à quelque chose. Il s'arrêta alors. Avant de lancer par dessus son épaule:

« Et au faite ! Qui te dis que je ne t'inviterais pas à crécher chez les Gryffondors si tes ''amis'' ... » les guillemets étaient parfaitement audible, « … venait à te jeter hors de tes quartiers ? » demanda-t-il avec un sourire en coin, « On me prendrait peut-être pour un fou. Mais après tout, un Serpent au milieu de la cage aux Lions ne peut pas vraiment se permettre de coups tordus, sans peur des représailles ... »

Puis, il reprit sa route. Qui disait qu'il était étroit d'esprit ?

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