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I may be a sinner, but you know my soul is yours

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Jeu 27 Jan - 6:57
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... Parkinson ❦ Malefoy,

« Dare to be stupid! We just wanna have fun »










PANSY. « C'est un plan par-fait, il ne peut que fonctionner! »

Ça, c'était la théorie; théorie facile que Pansy avait exposée avec un enthousiasme débordant à Drago deux semaines plus tôt. Elle y était allée en douceur, usant de détours qui auraient pu être qualifiés d'inutiles si elle n'avait pas été elle et Drago... eh bien, Drago. Pourquoi? Parce qu'il la connaissait, pardi! Pour le convaincre encore de marcher dans ses projets faramineux, Pansy était forcée de passer par toutes sortes de stratagèmes qui le pousseraient à se dire « intéressé » avant même de savoir de quoi il en retournait réellement. C'était une obligation depuis quelques temps déjà, et force était de constater qu'il devenait de plus en plus difficile à convaincre.

Cette fois-là, Pansy avait lancé l'offensive sur l'heure du repas en déblatérant ouvertement avec l'une de ses camarades au sujet du dernier article de Gossip Feather. À en croire ses « révélations », l'infernal trio de choc de Gryffodor semblait, pour l'heure, particulièrement occupé par de sombres histoires de coeur. La conversation avait tourné pendant un moment autour de paris concernant le temps que mettrait cet « O'Connor » avant de se rendre compte que Kaysa Potter était définitivement une plaie de l'humanité et de chercher un moyen de se débarrasser d'elle, ou encore la marge que se laisserait Black avant d'exprimer à haute voix son mécontentement et la façon dont O'Connor et lui règleraient leurs comptes... avant que ne soit lâchée une remarque plus importantes : comme il était dommage qu'il n'y ait, parmi les autres maisons, personne pour profiter de cette accalmie pour faire ravaler à ces rebuts de la société leurs plaisanteries agaçantes! Car c'était bien connu : Potter, Black et Lupin se plaisaient à mener la vie dure à ceux qu'ils choisissaient pour victimes de leurs farces – victimes dont les Serpentards avaient tendance à grossir presque constamment les rangs. Raison pour laquelle il était étonnant – inconcevable – que personne n'ait encore tenté de leur faire ravaler leur habituel culot. Et finalement, Pansy avait réussi à mener le conversation où elle le voulait. Il aurait été « franchement amusant » que ces trois-là se retrouvent soudain affublés d'attributs animaux. N'importe qui savait que le polynectar était déconseillé pour toute tentative de transformation animale, mais cette caractéristique précise s'appliquait à quelqu'un de bien intentionné – ce que Pansy n'était, avouons-le, franchement pas. Elle avait bien sûr pris soin de prendre Drago à témoin pour s'assurer qu'il avait bien entendu tout le raisonnement et que cette possibilité lui trottait désormais dans la tête. Rien n'assurait que le Serpentard avait réellement hoché la tête en signe d'approbation à son idée soit disant sans conséquences ou plutôt pour s'assurer qu'elle se taise, mais la concernée jubilait déjà : elle n'avait plus qu'à lui expliquer de quoi il en retournait réellement. Le soir même de cette fameuse journée, la jeune femme avait donc trainé jusqu'aux toilettes de Mimi Geignarde un Drago Malefoy quelque peu réticent. Elle avait affirmé avoir une « surprise » pour lui en prenant bien soin d'éviter de lâcher le moindre détail concernant la nature de la dite surprise – elle lui laissait le soin de s'imaginer ce qu'il voulait.
La préparation de la potion dont il était question était un travail de longue haleine; la seule idée de travailler dessus un mois durant – comme si les cours de potion n'étaient pas déjà suffisamment pénibles! – aurait probablement suffit à rebuter l'élève le plus motivé qui soit, Pansy comprise. Mais elle n'avait justement pas fait ce choix par hasard : elle était plutôt bien placée pour savoir que les couloirs du château étaient témoins de toutes sortes de trafics, et ce ne serait pas la première fois qu'elle s'en donnerait à cœur joie en s'y impliquant en tant qu'acheteuse. C'était ainsi qu'elle s'était procuré les instructions de la préparation – fiables ou non, telle était la question – ainsi qu'une petite partie des ingrédients, parmi lesquels les fameux chrysopes... dont la cuisson était déjà entamée La préparation ne durerait donc que deux semaines environ, soit le temps qu'il lui faudrait pour récupérer ce qu'il lui manquait encore. C'était donc à cette phase de son idée que Drago rentrait en scène : elle ne comptait pas se débrouiller seule pour mettre au point cette fichue potion. Mais lui, il était censé être un as en la matière – pas « censé », il l'était à coup sûr! Incroyablement brillant, épatant, et... hum, là n'était pas le sujet.

Mais il fallait encore que « l'occasion » de piller la réserve du professeur de potions se présente. Une autre difficulté en vue. La chance avait toutefois tourné en sa faveur, d'une façon qu'elle ne se serait même pas permis d'imaginer : une semaine après la mise en place de son projet, les professeurs se faisaient expédier tête la première hors du château. Elle s'était rapidement lassée de cet état de fait mais, sur le coup, Pansy s'était évidemment réjouie des possibilités que lui laissait leur disparition. Le fait était que l'absence de réglementation lui interdisait, en contre partie, l'accès aux repas des Gryffondors que visait son plan. Elle serait probablement forcée d'attendre que Hellson se lasse ou que quelqu'un mette la main sur un contre-sort pour mettre son idée à exécution. Mais plus que la finalité du projet, il fallait avouer que c'était la perspective de passer du temps seule à seul avec Drago qui faisaient la majeure partie de l'intéret de ces rencontres.

Quoi qu'il en soit, quelques minutes avant que le temps de macération du mélange – dont l'odeur déplaisante avait suffit à faire fuir de potentiels curieux depuis que Pansy l'avait planqué dans les toilettes de la Geignarde – arrive à son terme, la Serpentard avait demandé expressément au Sieur Malefoy de la retrouver « à l'endroit où il savait » – elle adorait faire mine de partager avec lui des secrets que les autres ne « pouvaient pas comprendre ». Elle l'attendait déjà à l'intérieur, et lui adressa un grand sourire à son arrivée. Ce fut d'ailleurs sans même s'en rendre compte qu'elle laissa rapidement glisser son regard sur lui, le détaillant par habitude. Depuis combien d'années réitérait-elle ce geste à chaque fois qu'il entrait dans son champ de vision? Pansy s'obligea à détourner les yeux pour ne rien exprimer du trouble qu'il ne manquait jamais d'éveiller en elle, et se concentra sur la mixture peu ragoutant à la surface de laquelle éclatait de temps à autres quelques bulles d'air. Une vue suffisamment déplaisante pour lui remettre les idées en place. Le tout n'avait duré que quelques secondes, mais lorsqu'elle se tourna de nouveau vers Drago, ce fut sans difficulté qu'elle parvint à soutenir son regard. Il n'était pas nécessaire de s'attarder en salutations inutiles : tous deux s'étaient croisés plusieurs fois au cours de la journée – bien que jamais assez longtemps au goût de la brunette.

PANSY. « J'ai juré à la Pleurnicheuse de service que Finch-Fletchey – tu sais, le beau g... (elle fronça les sourcils en se reprenant immédiatement, comme si de rien n'était) l'un de ces arriérés de Poufsouffles? je lui ai dit qu'il avait réussi à se procurer le mot de passe de la salle-de-bain des Préfets et comptait y faire un tour dans l'après-midi. On devrait avoir quelques minutes de tranquillité, comme ça. »

Elle récupéra deux fioles fermées qu'elle lui présenta ensuite :

PANSY. « J'ai nos deux derniers ingrédients! Un extrait de la bave du crapaud d'un élève de notre maison et... ça je n'ai aucune idée de ce que c'est, mais celui à qui je l'ai acheté m'a assuré qu'il l'avait prélevé récemment sur une bestiole qui se promenait à la lisière de la forêt interdite. Franchement, je ne comprendrai jamais ce qu'ont les autres à toujours vouloir se promener dans cet horrible endroit. Par contre... – elle lui fit signe d'approcher avant de désigner la potion, dont les 'glouglous' proprement écœurants ne cessaient de s'amplifier de façon assez inquiétante à mesure que le temps passait : Tu crois que cette... chose est vraiment sensée s'affoler autant? »

Et le terme n'avait pas été choisi à la légère : la bouillabaisse étrange, concocté à partir d'ingrédients d'instructions sorties de Merlin savait où, arborait une apparence « vivante »/visqueuse/furieuse – aucune mention n'étant à cocher, puisque chacune correspondait à la réalité – et semblait n'attendre que l'occasion de s'échapper du contenant qui la maintenait prisonnière. Pansy s'était penchée sur le dessus du récipient, et les vapeurs nauséabondes lui prirent à la gorge, déclenchant une toux interminable. Sous le coup de la surprise et d'un irrépressible besoin de s'éloigner de la source de son mal être, elle eut un geste malheureux qui déséquilibra le chaudron. Son premier réflexe fut de reculer précipitamment, ce qui aurait pu suffire : au pire, elle n'aurait dû avoir à se plaindre que de quelques gouttes éparses risquant d'abimer le tissu de son vêtement. Au lieu de quoi, la « chose » fut violemment projetée dans toutes les directions – Pansy aurait juré qu'elle s'était réellement « jetée sur elle », mais il n'y avait pas grand-monde pour lui demander son avis sur la question – et la moindre parcelle de son corps s'en trouva recouverte. En temps normal, sa première réaction aurait sans hésitation été de se tourner vers Drago; seulement elle n'eut même pas le temps de penser à le faire : un mal de tête aussi intense qu'inattendu lui vrilla la tempes à l'instant même où elle esquissa un geste. Ses membres étaient comme en proie à une flamme intérieure dévastatrice qui lui ôtait toute force. Par pur effort de volonté, elle se recroquevilla sur elle-même pour essayer en vain de contenir la douleur, et le sol vacilla sous elle alors qu'elle perdait connaissance.


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Drago Malefoy
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Dim 20 Mar - 12:25
Ennui. Il était en faveur du plan de Pansy, oui. Drago n’avait à vrai dire accepté de la suivre que pour deux choses, initialement : l’ennui terrible qui le prenait déjà avant le sortilège d’Hellson et la curiosité qu’elle avait su faire naître. Oh, elle était bien habile : elle avait compris qu’il suffisait de donner envie à Drago de connaitre ses projets pour qu’il s’en mêle, ne serait-ce qu’un minimum. Mais le Serpentard était tout aussi intelligent : et à force de la voir user des mêmes stratagèmes, il se laissait de moins en moins facilement avoir. Pauvre Pansy… Cette fois là pourtant, il s’était laissé tenter : le souvenir du jour où ces satanés membres du Trio l’avaient enfermé dans une salle de classe vide avec un sortilège qui l’empêchait de faire sauter la porte et qu’il avait mis du temps à défaire était encore bien trop cuisant pour qu’il ne se permette pas cette vengeance, aussi basse paraisse-t-elle. Il n’avait pas été très emballé au départ : il avait certes appuyé les dires de Pansy d’un air nonchalant, peu loquace ce jour là, contrarié par une chose qui avait vite disparu de son esprit, mais c’était plus pour la voir se taire que par réel assentiment – bien qu’il soit tout à fait d’accord avec elle, ces Gryffondors avaient besoin d’une leçon. S’il pouvait en profiter pour faire la même à l’aîné Potter, aussi… Et puis le soir même, elle l’avait fait venir dans les toilettes des filles, hantées par Mimi Geignarde, et lui avait exposé son plan. Mh, certes, il pouvait être très intéressant de voir Black, Potter et Lupin se débrouiller avec des attributs animaux : de quoi auraient-ils l’air avec cela ? Cependant et bien qu’il décida de la suivre, il ne fut pas sûr que ce soit une bonne idée : il ne connaissait pas la provenance de la plupart des ingrédients, il n’était même pas sûr que la recette soit bonne et prenne. Elle avait beau le lui assurer, il gardait une certaine réserve… Ils verraient bien, de toute façon. Tant qu’ils ne tuaient pas les membres du Trio… Quoi qu’il en dise et aussi dur paraisse-t-il, Drago ne se sentait pas capable d’avoir des morts sur la conscience.

Leurs rendez-vous complices semblaient réjouir Pansy au plus au point : il lui en fallait si peu, songeait Drago. N’ayant jamais éprouvé d’amour si profond envers quelqu’un, il ne pouvait pas comprendre pourquoi cela la réjouissait tant. Il ne s’agissait que d’une entrevue : pour lui, qu’ils se croisent dans la salle commune des Serpentards ou dans les toilettes de Mimi Geignarde – on ne faisait pas lieu plus romantique – était la même chose. Il ne comprenait vraiment pas, et ce n’était pas faute d’avoir essayé : mais au lieu de poser des questions à la principale concernée, de chercher à la prévenir du danger qu’il pourrait être pour elle, il profitait de cette affection surélevée que la demoiselle lui accordait, il tirait sur les cordes de son amour, ne se préparant même pas à ce qu’un jour, l’élastique cède et lui fasse un mal de chien. Oh, quelque part, il devait se douter qu’elle ne supporterait sûrement pas éternellement ses sautes d’humeurs, ses changements d’avis brusques. Peut-être même qu’il attendait, quelque part, qu’elle se révolte. Drago était un peu un chimiste en herbe : tout comme il adorait les potions, tenter de nouvelles mixtures dans la mesure du possible, il était follement intéressé par les cocktails explosifs relationnels qu’il pouvait provoquer… Tant qu’il n’était pas trop impliqué. C’était en partie pour cela que, sentimentalement parlant, il se juchait pratiquement systématiquement dans sa tour d’ivoire. Prendre de la distance, c’était une façon comme une autre d’éviter d’être blessé : malheureusement, et ce malgré tout ce qu’il pouvait prétendre, même Drago Malefoy ne parvenait pas à échapper à l’attachement. Ainsi, et bien qu’il donne souvent l’impression de se moquer d’elle, Drago souffrirait terriblement si Pansy l’abandonnait : paradoxalement, il l’y poussait presque, jouant avec les nerfs de cette pauvre jeune femme jusqu’à des stades parfois inimaginable. Mais elle restait malgré tout. Et bien qu’il n’en dise rien, le Prince sentait, au fond, que la présence sûre de cette beauté lui faisait du bien.

Quoi qu’il en soit, c’était l’air ennuyé que Drago avait hoché la tête lorsque Pansy lui avait demandé de la retrouver « là où il savait ». Drago n’était toujours pas très enchanté par cette histoire : normalement, la potion devait être finie aujourd’hui. Seulement… Cela avait duré bien trop peu de temps. Pansy avait pris soin de choisir les ingrédients déjà presque tous prêts, ce qui réduisait considérablement le temps de confection de la potion, mais augmentait le risque que les ingrédients soient mal préparés. Le blond était capable de faire preuve de patience, dans certains cas : la confection de potions en faisait partie. Il aurait préféré s’occuper de celle-ci de a à z, sans négliger aucune étape, pour être sûr que tout soit bien fait. Et honnêtement, fabriquer du polynectar était pour lui un véritable défi qu’il se ferait un plaisir de relever. Mais il n’avait pas non plus envie d’avoir l’air trop impliqué : il avait donc laissé Pansy faire comme elle le sentait, affichant cependant clairement sa désapprobation lorsqu’elle parlait des ingrédients prêts à l’emploi qu’elle avait acheté dans les couloirs du château. Les seuls ingrédients dont il était sûr était ceux qu’ils avaient récupérer chez leur cher professeur de potion, profitant du sortilège d’Hellson pour s’infiltrer dans sa réserve. Il avait cependant respecté les instructions que lui avait transmises Pansy à la lettre, ne sachant où elle se les était procurées mais persuadé qu’elle avait dû être prudente et vérifier ses informations, au moins un minimum. Non ?

Drago rejoignit donc la brunette assez rapidement, quoi que faisant mine de traîner malgré tout, comme pour se montrer moins intéressé qu’il ne l’était réellement ou pour souligner son indépendance, qui le poussait à contester toute directive venait d’autres élèves. Elle lui adressa tout de suite un grand sourire, alors que l’odeur nauséabonde de leur création prenait Drago à la gorge : pour cela au moins, il ne serait pas déçu d’en finir avec ces petites réunions dans les toilettes de Mimi… Il remarqua cependant le regard que Pansy posait sur lui et ne put s’empêcher de lui accorder un petit sourire en coin, à la fois délicieux et insupportable d’arrogance : elle ne se lassait donc jamais de contempler le blondinet dès qu’il entrait dans son champ de vision. Cela ne déplaisait fondamentalement pas à Drago : il avait ainsi le sentiment d’être important et, bien qu’il n’en doutait pas le moins du monde, d’être beau. Oh, elle n’était pas la seule à le regarder avec une pointe d’envie lorsqu’il passait : mais généralement, les autres filles essayaient de le cacher en connaissant son tempérament arrogant et son image monstrueuse ou finissaient par se faire à son physique, avantageux sans qu’il soit particulièrement exceptionnel. Observateur, il ne manquait jamais de remarquer le regard que la jeune fille lui lançait. Et puis elle détournait les yeux, un court instant, pour pouvoir le regarder convenablement par la suite : c’était un rituel presque habituel qui amusait beaucoup Drago, qui ne manquait jamais de le remarquer. Pansy parlait énormément, comme d’habitude : et bien qu’il ait l’air de n’accorder que peu d’attention à ses paroles, les yeux rivés sur leur potion. Il se fit la même réflexion que celle qui, sans qu’il l’avouât, était une personne très précieuse à ses yeux : l’aspect de cette chose était-il normal ? Il n’avait jamais eu l’occasion de faire du polynectar auparavant, et s’en était entièrement remis à Pansy de crainte de paraître trop impliqué, trop intéressé : brièvement, il se demanda si c’était vraiment une bonne idée. Il aurait dû en faire à sa guise et tout contrôler, peut-être. Mais c’était désormais fait, et il ne leur restait plus qu’à…

Par la barbe de Merlin ! Drago eut l’impression de voir la scène au ralenti sans être capable de faire le moindre geste. Pansy s’était penchée au dessus du chaudron et voilà que, dans un geste maladroit, elle le déséquilibra. A peine eut-il le temps de faire un pas en avant et de tendre le bras vers Pansy devant lui qui reculait, dans l’espoir de l’attirer à lui plus par reflexe qu’autre chose pour qu’elle ne soit pas touchée par cette potion étrange, effroyable de lenteur à son goût, que le temps repris son cours. Coupé dans son geste, il fut recouvert de cette… Chose… ignoble avant d’avoir eu le temps de faire quoi que ce soit d’autre que de tenter (vaguement) de se protéger le visage en plaçant son avant bras, celui qui n’était pas stupidement et inutilement tendu vers sa compagne d’infortune, devant ses yeux. Alors qu’il rabaissait légèrement son bras, il put voir que Pansy était tout aussi recouverte de potion que lui : il voulut jurer et la réprimander en bonne et due forme (« Tu as vu ce que tu as fait ? Mes vêtements ! Mon beau visage ! Pansy Parkinson, je vais te tuer ! ») mais n’en eut même pas le temps. Un mal de crâne abominable lui vrilla les tempes. Il plaqua ses mains contre celles-ci, comme si cela pouvait faire disparaître la douleur : il avait tellement mal… Il ne se rendait même pas compte qu’il se pliait peu à peu en deux. Lutter. Lutter contre la douleur. Lutter la force qui le faisait partir. Lutter contre cette peur qui venait de le saisir : il avait si mal qu’il avait l’impression qu’il était en train de mourir.

Noir.
Noir.
Lumière.

Drago ouvrit les yeux. Il fut tout d’abord soulagé : au moins, il n’était pas mort. Puis la surprise et un mauvais pressentiment : alors qu’il levait la main pour vérifier s’il était encore entier, il se rendit compte qu’il n’était plus couvert de cette chose. Deux choses l’une : soit il s’était retrouvé nettoyé par quelqu’un – option très vite oubliée vu qu’il reconnaissait le plafond des toilettes des filles… Qui lui paraissait étrangement lointain, effet secondaire peut-être qui touchait à ses perceptions – ou alors, son corps avait absorbé la potion. Et là, ce ne serait pas bon du tout. Il se redressa sur les coudes, malgré le léger mal de crâne qui persistait : et là, ce fut une colère brûlante qui s’empara de lui : les choses n’étaient pas NORMALES. Les lavabos étaient bien trop hauts pour que tout soit normal… Et il avait l’impression que la pièce était mille fois plus grande qu’auparavant. Et cette araignée aux longues pattes, là-bas… Elle était presque plus grande que lui ! Non, rien de tout cela n’était normal : et malgré sa colère, Drago fut assez intelligent pour comprendre ce qu’il s’était passé. Il ne savait pourquoi, il ne savait comment, mais voilà que cette potion qui s’était par mégarde versée sur lui – jetée sur lui ? – l’avait fait rapetisser. L’horreur ! Il ne pouvait y avoir trois mille raisons à cela : il se jugeait totalement hors de cause, ayant suivit les instructions à la lettre, étant toujours prudent et vérifiant toujours que l’association des ingrédients n’était pas censée être dangereuse. De ce fait, soit Pansy avait touché à la potion sans l’en informer et avait ainsi provoqué cette catastrophe, soit c’était les instructions elles-mêmes qui étaient erronées. Quoi qu'il en soit, c'était de sa faute à elle. Il se tourna donc vers la demoiselle, qu’il remarqua toujours inconsciente. Il se leva en un bond, accordant peu d’importance à sa migraine qui persistait : tout de suite il fonça sur elle pour vérifier qu’elle respirait encore. Bien heureusement, c’était le cas. Il était tombé à peu près au même instant qu’elle : il avait dû se réveiller un peu plus tôt pour plusieurs raisons. Il était plus grand qu’elle, plus lourd aussi, et un peu plus éloigné. Sans doute avait-il été légèrement moins touché par leur mixture. Il entreprit alors de la secouer par les épaules pour la secouer, assez délicatement toutefois pour ne pas lui faire de mal.

« Pansy ! Pansy ! »

Il maudit le soupçon d’inquiétude que l’on pouvait entendre dans sa voix. Car en effet, l’inquiétude se mêlait à la colère grondante qu’il sentait poindre. Il était ravi d’avoir la certitude qu’elle ne soit pas morte. Ainsi, il pourrait la tuer de ses mains.

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