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Les mots ne sont que des maux. - Kaysa

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Lun 7 Mar - 11:46
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C’est vrai, en ce moment, je dépends. J’étais en train d’exploser dans cette école. Parfois, on se dit ça peut être géniale de ne pas avoir cours pendant quelques temps, mais là j’en pouvais plus. J’avais besoin d’avoir des cours, oui de devenir un peu folle à étudier pendant des heures, même l’histoire de la magie me manquait, alors pour que l’histoire de la magie me manque, je dois avouer que ça devient dur. Violent même. C’est pour ça, qu’outre passait mon temps dans ma salle commune ou à la bibliothèque, j’avais décidé de venir m’isoler sous un arbre dans le parc. Lire, un peu de littérature moldu, oui, je reconnais bien ne pas être totalement normale, c’est vrai pour une sorcière, il y a des contes plus intéressant à lire, et pourtant, j’aimais toutes ces histoires romanesques ou même chevaleresques. J’avais alors passé la matinée, j’avais voulu écrire une lettre à mon père et ma mère, que je n’avais toujours pas terminé, mais qui était en cours.

Le parc avait au moins cet avantage d’être presque calme en ce début d’avril, ne te découvre pas d’un fil, mais en mai fais ce qu’il te plait. Tout le monde connait bien ce discours qu’on nous tient quand on est enfant et qu’on a envie de juste de mettre une jolie robe parce qu’il fait beau dehors. Oui certes, il fait beau, mais pas chaud, ou pas encore des température estivales comme on peut essayer de nous promettre tout le temps. C’est peut être pour ça que même pas vêtue de tout l’atirail d’hiver, j’avais encore un tee shirt à manches longues, et ce que les moldus appellent communément un jeans, avec des petites chaussures. Bon c’était sur, que pour les chaussures, on pourrait toujours revoir le truc, mais bien évidemment, j’étais habillée un peu plus chaud que certaine gloussasses de l’école. Oui pour moi c’était ça, les filles qui n’arrêtaient pas de glousser dès qu’elles apercevaient un joli garçon. Oui, bon d’accord, y en a des pas mal à Poudlard, je dis pas le contraire, OHH laissez moi donc tranquille, je suis encore bien jeune pour penser à ça, je n’ai que 14 ans.

Installée contre mon arbre, je contemplais de temps en temps les gens qui s’approchaient de moi, puis me replongeant dans ma lecture comme si rien d’autres pouvaient me passionner plus que ça. En quelques sortes c’était vrai. J’étais comme absorbée, en même temps quand tu as lu quatre fois l’Histoire de Poudlard, puis le manuel de métamorphose et enfin le livre de potion, je t’avouerai que tu n’as qu’une envie te plonger dans autre chose, au point que même le plus ennuyant des livres, devient intéressant. Je commençais doucement à trouver le temps long, oui je commençais à m’ennuyer, et je n’avais pas honte de dire que mes parents me manquaient, que je voulais rentrer chez moi, et quitter Poudlard pour avoir enfin un semblant de normalité. Tout partait un peu à volo ici, et je ne voulais que profiter un peu. Le souci, c’est qu’ici, tout semblait ne pas aller, et donc pour nous, on était entre les tensions qui commençaient juste à se créer, fermant les yeux deux minutes pour m’évader. Peut être qu’il finirait de trouver la solution nan ?
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Kaysa Potter
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Mar 8 Mar - 11:22
    Pour sa part, Kaysa revenait - encore une fois - de la forêt interdite. Elle n’était pas allée en profondeur, juste parcouru la lisière de la foret. Elle aimait se changer les idées en se baladant sous sa forme animagus, surtout quand les idées en question étaient des pensées négatives qu’elle aimerait bien chasser. Bref, elle revenait donc de la forêt quand elle aperçut la silhouette de sa sœur près du lac. Même à cette distance, elle reconnaissait sa petite sœur : une p’tit rouquine en train de lire un bouquin près du lac ? Il n’y avait pas beaucoup de possibilités pour que la Gryffondor se trompe. Un sourire se dessina sur les lèvres de la miss tandis qu’elle se dirigeait vers sa petite sœur.

    Ca faisait un p’tit moment qu’elles ne s’étaient pas retrouvées entre sœurs. A vrai dire, depuis que le château était sous huis clos, Kaysa avait toujours quelque chose à faire, même quand elle s’ennuyait. Et avait d’autres soucis en tête, du coup, elle ne pensait même pas à sa famille. Elle avait fait le même constat avec Harry lors de leur dernière discussion au sommet de la tour. Ca faisait très longtemps qu’ils ne s’étaient pas retrouvés en famille, tous les trois à discuter. Kaysa se rappelait des rares soirs d’été où aucun de leurs amis étaient présents. Ils étaient tous les trois allongés dans le parc de la maison à discuter de tout et de rien en regardant les étoiles. La dernière fois, Kaysa et Harry avait fini par exaspérer leur pauvre petite sœur à tout rapporter au Quidditch et ça avait fini en bataille de chatouilles.

    « Comment va ma petite sœur préférée ? » questionna la Gryffondor en déboulant telle une tornade dans le périmètre calme et silencieux de Cassandra. « Tu m’as l’air soucieuse… qu’est-ce qui te tracasse ? » questionna Kaysa plus sérieuse.

    Oui, la demoiselle pouvait être une pile électrique qui gesticule dans tous les sens et qui adore parler pour ne rien dire. Mais elle savait aussi quand il fallait être sérieux et attentif aux autres, et en l’occurrence, sa petite sœur avait l’air inquiète. Vu les conditions actuelles, beaucoup l’était que ce soit pour l’avenir, pour les cours, pour ce qui se passait à l’extérieur, savoir si on allait un jour sortir d‘ici,… Et c’était tout à fait compréhensible. Cassy était elle soucieuse pour la même chose ? Surement. Etrangement, la Gryffondor, elle, ne s’inquiétait pas pour ça à proprement parlé. Ces soucis majeurs étaient plutôt se nourrir, continuer à vivre en se débrouillant par soi même étant donné que les elfes de maison avaient eux aussi disparu, les pleines lunes à venir et elle laissait ses problèmes de cœur au placard. Ce n’était pas plus mal…

    La brunette s’assit face à la Serdaigle, attendant que cette dernière lui réponde. Cassy et elle avait beau être totalement différente et sa petite sœur adorait lui faire la leçon mais il n’en restait pas moins qu’elles étaient sœurs. Et pour Kaysa, la famille s’était ce qu’il y avait de plus importants, et si sa sœur n’allait pas bien, la brunette se faisait un devoir d’y remédier en bonne grande sœur qu’elle était.

    Elle sortit un paquet de chocogrenouille de son sac et le posa au milieu des deux jeunes filles. Vous devez vous demander comment la Gryffondor faisait pour toujours avoir des friandises sur elle. Que voulez vous ? La brunette se faisait un devoir d’avoir toujours de quoi grignoter sur elle et avec les cours en moins, elle avait beaucoup plus de place dans son sac. Car oui, la brunette prenait toujours son sac avec elle. Il y avait certaines choses qu’elle ne pouvait se permettre de laisser dans la salle commune des Gryffondor maintenant que tout le monde y avait accès comme la carte des maraudeurs. Kaysa attrapa une chocogrenouille et croqua dans le délicieux chocolat tandis qu’elle jetait un bref regard sur la carte, une qu’elle possédait déjà. Elle la posa donc sur le côté avec son sac sans y prêter plus d’attention. Il ne lui manquait que les cartes les plus rares, les cartes impossibles à trouver comme dans ces trucs moldus : des cartes à collectionner, certaines sont introuvables car rares. Bon, Kaysa n’avait toujours pas compris ce qu’ils trouvaient d’intéressants à collectionner des cartes qui ne bougeaient même pas mais bon… Si ça les amusait. Bref, vu la quantité de chocogrenouille qu’elle avait avalé depuis son enfance, pas étonnant que sa collection soit aussi rempli.



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Mar 8 Mar - 13:08
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Tornade Potter qui débarque près de moi pour s’asseoir juste en face, cette tornade, c’est en 5 lettres, la deuxième fille Potter, enfin la première, mais vu que je suis là la première à être arrivée, mais la seconde dans l’ordre généalogique… BREF, on s’en fiche, je disais juste que j’étais la première arrivée à cette place, et donc voilà. Ma grande sœur, donc, avait décidé de ramener la tornade avec elle, je ne savais pas d’où elle débarquait, mais son sourire et son air dynamique me donnait envie de sourire. Toujours pleine de joie de vivre, même si elle avait tendance à m’exaspérer, c’est vrai que j’aimais passer du temps avec mon frère et elle. Juste tous les trois pendant nos vacances, quand il n’y avait pas de va et vient à la maison. C’est vrai que les vacances d’été, c’était souvent très, très grande réunion, et puis il y avait des cris partout soit chez nous, soit chez les Lupins, ou bien les Black, ou bien les Pettigrew, ou bien en train de vagabonder. Les meilleurs amis venaient à la maison, où nous allions chez eux, sauf quand ma mère décidait qu’elle voulait nous voir tous les trois pendant au moins une journée. Et dans ce cas là, on était plus que les trois, et bien sur Sirius, ou bien Remus ne voulaient pas vraiment mettre la tigresse hors de ses gonds. Bref, dans ces jours d’été, on se retrouvait au centre du jardin et allongeait entre Harry et Kaysa, on parlait, la dernière s’était mal finie avec beaucoup de chatouilles, pour mon plus grand malheur, et pour leur plus grand bonheur, mais rien à faire, ma famille était la meilleure du monde.

Autant pour moi, je la regardais, et l’écoutais s’inquiéter pour moi, oui j’en avais un peu au dessus de la tête, j’avais qu’une envie c’était de rentrer chez moi, ou bien alors de voir les professeurs, le personnel et tout autour de moi, je donnerai n’importe quoi même pour voir revenir le maitre de potion, Severus Rogue, et repasser des heures à me prendre des remarques stupides. Bref, oui même les cours de potions me manquaient, enfin tout d’abord j’aimais cette matière, mais c’est vrai que le professeur n’aidait pas (mon nom de famille non plus pour être honnête). Alors, revenons donc rapidement aux sujets, et aux interrogations de ma sœur, j’haussais les épaules, en posant mon livre sur le côté, ce haussement d’épaule voulaient presque tout dire sur mon état d’esprit. Pas besoin de mentir à ma sœur, si bien, on avait été élevées ensemble, ce qui lui permettait aisément de dire ce que j’avais sur le cœur. Ou du moins de percevoir mon état d’esprit actuel.

    « Si ça va… C’est juste que… Bah, j’ai envie que ça redevienne normale à Poudlard, enfin, tu as compris quoi ? On ne va pas pouvoir rester longtemps comme ça, bien que les septièmes ou sixièmes années peuvent se débrouiller seuls, mais les premières années et les secondes années… »

J’avais essayé de lui faire comprendre ce qui n’allait pas, par ma maladresse, par les mots que je n’avais pas su choisir facilement, et pourtant, j’avais toujours essayé de faire comprendre la chose à ma grande sœur. Piquant un chocogrenouille, ma collection était loin d’être aussi complète que celle de mon frère ou de ma sœur, normale quand j’étais petite, j’avais tendance à leur donner toutes mes cartes, souci c’est que je ne donnais pas seulement les doubles, et donc j’avais pris un sacré retard sur les deux grands Potter. Mais je me rattrapais facilement, et hop encore un double, sauf quand c’était comme ça, je montrais la carte à ma sœur en lui demandant :

    « Tu l’as déjà celle là ? »


C’était un sorcier, du genre année avant JC, et qui était déjà inconnu depuis bien longtemps, mais il avait quand même marqué son temps. La preuve, il était aujourd’hui dans nos cartes de chocogrenouilles, à la fin des années nonante, autant dire que ce n’était pas négligeable, peut être, enfin, là où qu’il soit, il en avait je pense peu à faire, mais vraiment très peu à se préoccuper de tout cela.

Me concentrant à nouveau à ma sœur, je lui accordais désormais toute mon attention, mon livre à côté, exprès replié sur la page où j’en étais, non marque page chez moi ? Ca ne me connaissait pas du tout. Je n’aimais pas, et puis je les perdais tous. Oui, on peut être à la fois première de la classe et de son année, mais aussi une étourdie de première, je vous présente Cassandra Potter pour votre plaisir.
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Kaysa Potter
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Mar 8 Mar - 20:11
    Kaysa avait bien vu juste, sa petite sœur n’allait pas bien. Elle vivait mal la mise sous huis clos du château. Comme beaucoup d’élèves d’ailleurs. Notamment les plus jeunes. Les sixièmes et septièmes années n’avaient pas vraiment le temps d’y penser avec toutes les nouvelles tâches dont-ils devaient s’acquitter à présent qu’il n’y avait plus de personnel pour s’occuper de cela. Certains faisaient respecter l’ordre, d’autres essayer de maintenir un rythme assez continue au niveau scolaire, d’autre encore essayer de trouver une solution de l’intérieur pour briser le sortilège d’Hellson. C’est sur que s’ils devaient attendre après le ministère, ils n’étaient pas près de sortir. Dans tous les cas, même s’ils étaient préoccupés par la situation les élèves les plus âgés essayaient de trouver une solution, ils avaient un but et se sentaient pas inutiles. Mise à part les Serpentards qui attendaient tranquillement de voir comment allez évoluer la situation et en attendant prenez leurs aises dans le château. Mais passons. Alors que les plus jeunes n’avaient rien à faire, ils étaient livrés à eux même sans but particulier et ça en déboussolait plus d’un. Certes, il y avait des exceptions qui profitaient de ce temps libre pour s’amuser, découvrir le château et passer plus de temps avec leurs amis. Mais ça ne durait qu’un temps. C’est pour ça que la brunette essayait plus ou moins de trouver des occupations aux plus jeunes qui s’étaient rapprochés du Trio en organisant des petits déjeuners aux cuisines comme la dernière fois, ou un bon nettoyage de printemps de la salle commune des Gryffondor. Et de toute façon, il fallait bien prendre l’habitude de faire les choses par eux même vu qu’il n’y avait personne pour les faire à leur place.

    Kaysa acquiesça d’un signe de tête positive à la question suivante de sa petite sœur.

    « Oui, oui, je l’ai… prends là »

    D’empêche, Kaysa en digne descendante des maraudeurs ne pouvaient pas laisser cette situation s’installait trop longtemps dans le château. Après tout, le but principal de leurs blagues c’était bien de détendre l’atmosphère ! De faire rire les gens, de leur faire oublier l’espace d’un instant leur souci en les amusant. Certes, certaines des victimes de leur blague ne trouvaient pas ça amusant mais en général, les gens aimaient leurs blagues. Cela détendait l’atmosphère et ce, même si certains trouvaient cela complètement puéril. Seulement, dans le cas présent, une simple blague ne suffirait pas à détendre l’atmosphère et faire disparaitre leurs inquiétudes le temps de quelques heures. Il fallait qu’elle trouve quelque chose de plus ingénieux… La demoiselle venait de se fixer un nouveau but !

    Mais pour le moment, elle devait rassurer sa petite Cassy.

    « Je sais que cette situation est insupportable… Malheureusement, on ne peut rien faire de plus pour le moment. J’ai déjà essayé tous les passages secrets de Poudlard qui menaient à l’extérieur du château ainsi que la foret. Ils sont tous bloqués comme le reste du château. Des élèves de septièmes années essayent de lever le sortilège, en vain pour l’instant. Mais faut garder espoir, de toute façon, Hellson ne pourra pas nous garder ici indéfiniment. Il devra bien nous laisser sortir, je ne vois pas l’intérêt de nous garder enfermé comme des bêtes dans un enclos »

    Sauf s’il voulait faire pression sur le ministère. S’il voulait se servir des élèves comme monnaie d’échange pour du chantage. Kaysa n’avait jamais pensée à cette hypothèse. Il pouvait se servir d’eux pour obliger le ministère à accepter ses exigences. Des centaines d’élèves se trouvaient dans le château, le ministère ne pourrait pas résister longtemps avec un chantage pareil, pas avec tous les sorciers du monde magique qui avaient peur pour leurs enfants. Une chose était sure, la situation n’était pas prête de se débloquer pour le moment.

    « Le plus dur, c’est de ne pas avoir de nouvelles de l’extérieur. De ne pas savoir ce qui se passe derrière ses murs… »

    Comment allait leurs parents ? Leurs oncles et tantes ? Que se passait-il dehors ? Il ne fallait pas oublier qu’il y avait l’autre cinglé de Voldemort qui trainait de l’autre côté de ses murs… Eux, au moins, étaient à l’abri ici bien qu’ils étaient enfermés. Kaysa jeta un regard à sa sœur. Mouais, là, elle ne lui remontait pas vraiment le moral, bien au contraire. Elle lui donnait du souci en plus en abordant ce sujet. Bon, allez, il fallait faire redonner le sourire à sa p’tite Serdaigle de sœur. C’était la mission que c’était donné la Gryffondor aujourd’hui.

    « Le plus important, c’est qu’on est tous ensemble. Harry, toi, moi et tous nos cousins et nos amis. On n’est pas seul. Tous réunis, on est bien plus fort tu ne crois pas ? Et on est là pour se soutenir les uns les autres. » Ajouta la brunette avec un sourire rassurant « Et puis, faut voir le bon côté des choses, on a plus de cours pour le moment… Ce n’est pas géniale ça, des vacances supplémentaires. C’est sur que pour les fillettes trop studieuses dans ton genre, on ne doit plus savoir quoi faire de tout ce temps libre. Heureusement, tu as la chance d’avoir la meilleure des grandes sœurs. J’ai trouvé, j’vais enfin pouvoir t’initier aux blagues dignes de ce nom… Il est grand temps de refaire surgir ton côté maraudeur ma chère petite sœur. » Ajouta-t-elle sur un ton faussement triomphant et amusé

    Bien sur, la demoiselle taquinait sa sœur. Elle avait hâte de voir la tête de celle-ci face à sa proposition.



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Sam 12 Mar - 16:58
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Kaysa restait devant moi, elle me faisait en quelques sortes sourire, et rire. Même si souvent, nos quelques retrouvailles dans ce château se finissaient en dispute, même sans réellement le vouloir, c’est parce qu’on est trop différente. Mais d’après maman, rien à craindre, sous peu nous nous entendrons bien, après tout, elle avait bien fini par donner une chance à papa, et ils avaient fini par sortir ensemble, et à en avoir 3. Horreur, malheur pour les deux premiers, et moi la petite dernière, mais j’aimais beaucoup ma famille, et c’est ce qui me manquait, n’avoir aucune nouvelle. Je me rattachais donc à mon frère et à ma sœur, ainsi que l’ensemble de mes cousins et mes cousines. Enfin, revenons, là où nous en étions, un échange de carte de Chocó grenouille, et puis on remit le sujet sur la table. Je mis la carte dans ma poche. Tout en l’écoutant, à propos de la situation qui était en train de s’installer au château, je pensais que ça allait vite se lever. En me disant, qu’on ne pouvait pas.

Ce qu’elle m’annonçait n’avait guère tendance à me rassurer, les septièmes années étaient en train d’essayer de lever le sortilège, plus personne n’était là pour assurer notre sécurité. Enfin au moins, si l’ordre ne pouvait pas rentrer dans l’école, les Mangemorts non plus, c’est peut être la chose la plus rassurante que je me disais. On était alors à l’abri des forces du mal, mais je ne pouvais avoir aucunes nouvelles, et du haut de mes quatorze ans, j’avais besoin de mes proches, c’est nul à dire, et je passe pour une gamine, mais j’ai besoin. Peu importe, et même si ma sœur ne trouvait pas exactement les mots pour me consoler et m’aider, au moins, elle essayait et c’était déjà un grand effort venant de sa part. Alors, j’appréciais, et j’étais reconnaissante, c’était un ange, un ange horriblement turbulent ! Mais un ange tout de même. Et c’est ce que j’appréciais chez elle, ce qu’elle me donnait était toujours plus que ce que j’étais en mesure de lui offrir. C’est vrai que malgré mes représailles envers son comportement qui me semblait plutôt irresponsable et complètement enfantin, il est vrai, qu’au-delà de ça, ma sœur avait toujours su voir quand quelque chose n’allait pas, il ne fallait des mots quand on était sœurs, juste des signes, un petit air sur un visage, même un regard suffisait à dire que quelque chose clochait. Alors oui, je pouvais en vouloir à ma grande sœur pour des dizaines de choses, mais j’étais quand même reconnaissante envers son attention.

    « Peut être qu’ils ne peuvent pas nous garder longtemps comme ça, mais pour le moment j’ai l’impression qu’il a bien su trouver le truc pour nous laisser enfermer ici. Ca va bien deux semaines, mais là, je commence à suffoquer, je ne veux pas passer mes vacances d’été ici non plus. Même si j’aime beaucoup les études, je préfèrerai rentrer à la maison, plutôt que rester ici à rien faire. »

Elle mit l’accent sur ce qui me perturbait le plus, le manque d’information de l’extérieur, je n’avais même plus la notion du temps. Quel jour étions-nous ? Aucune idée, surement mardi, ou jeudi, ou samedi, bref, je ne savais presque pas. Enfin peu importe n’est ce pas ? Oui, exactement, la petite blague de ma sœur, eut le don de me faire sourire au moins, c’était une bonne chose n’est ce pas ? Oui, presque, enfin ce fut un petit rire nerveux quand même. Je fis une tête, faussement outrée par rapport à sa proposition et puis je réagis ensuite :

    « Heureusement, qu’il y a toi, Harry et compagnie, même vos courses dans les couloirs m’ont données envie de rire, pas longtemps, je me suis vite remise aux lectures ennuyantes et bassinantes que tu ne connais pas. N’importe quoi… Moi, les blagues ? C’est comme si tu disais à papa de s’intéresser à une bibliothèque. Ou bien à maman de rire aux blagues de papa et Sirius quand ils se mettent à la faire tourner bourrique. Si bien, tu n’y arriveras pas, je suis trop comme maman » dis-je avec un ton riant, et plein de joie, ça changeait du début.
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Kaysa Potter
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Lun 28 Mar - 20:27
    « Peut être qu’ils ne peuvent pas nous garder longtemps comme ça, mais pour le moment j’ai l’impression qu’il a bien su trouver le truc pour nous laisser enfermer ici. Ca va bien deux semaines, mais là, je commence à suffoquer, je ne veux pas passer mes vacances d’été ici non plus. Même si j’aime beaucoup les études, je préfèrerai rentrer à la maison, plutôt que rester ici à rien faire. »

    Kaysa acquiesça brièvement, signe qu’elle comprenait ce que voulait dire sa sœur. Venir à Poudlard quand tu sais que c’est pour un temps, c’est sympa. Mais y être enfermé de force sans aucune échappatoire et sans savoir quand la situation se débloquera, c’était plus flippant. Normal. Qui aurait envie de rester enfermé dans une école pendant les vacances ? Le problème venait aussi de là, sa petite sœur comme beaucoup de personnes dans le château voyait Poudlard comme une simple école où il faut bosser. Seulement, pour la Gryffondor, c’était bien plus que ça ! Poudlard s’était un énorme terrain de jeu avec de nombreuses cibles pour leurs blagues (même si ça faisait longtemps que le Trio n’en avait pas fait une), des multitudes de passages secrets et de mystères qui n’attendaient qu’à être percés. Partager de bons moments avec des amis que tu ne revois pas forcement une fois en vacances. Poudlard, ce n’était pas simplement une école avec des cours et c’est tout. Forcement, les élèves se retrouvaient perdus une fois les cours suspendus…

    « Cassy, il n’y a pas que les études à Poudlard. S’il n’y a plus de cours, profites en pour faire tout ce dont tu n’avais pas le temps… Et ne me dis pas qu’il y avait rien d’autres que les cours, tu finirais de m’achever » finit elle sur un ton amusé et faussement exaspéré

    Kaysa écouta sa sœur alors que cette dernière reprenait sur un ton un peu plus léger :

    « Heureusement, qu’il y a toi, Harry et compagnie, même vos courses dans les couloirs m’ont données envie de rire, pas longtemps, je me suis vite remise aux lectures ennuyantes et bassinantes que tu ne connais pas. N’importe quoi… Moi, les blagues ? C’est comme si tu disais à papa de s’intéresser à une bibliothèque. Ou bien à maman de rire aux blagues de papa et Sirius quand ils se mettent à la faire tourner bourrique. Si bien, tu n’y arriveras pas, je suis trop comme maman »

    Papa s’intéressait à une bibliothèque ? Mouais, c’était peu probable ou alors comme Kaysa s’était pour préparer une blague. Et oui, être allergique aux livres devaient être un gène héréditaire lui aussi. La brunette se mit à rire.

    « Ah ça, tu ressemble beaucoup trop à maman. Mais bon, ce n’est pas plus mal. Elle peut au moins être fière d’une de nous deux. » Déclara la demoiselle

    C’était bien connu, la relation entre Lily et Kaysa avait toujours été plus ou moins tendu. Pas que la demoiselle n’aime pas sa mère bien au contraire, elle l’aimait plus que tout. Mais les deux jeunes femmes n’avaient jamais réussi à se comprendre et à avoir cette complicité qui liait Cassy et Lily ou elle-même à James. Certes, sa mère s’inquiétait pour sa fille, qui ne le serait pas quand on sait le nombre incalculable de lettres que Poudlard avait envoyé à Mme Potter concernant le comportement de Kaysa. Mais ça n’empêchait pas la Gryffondor d’avoir pour autant de bonnes notes, du moins assez bonne pour ne pas avoir à s’inquiéter et un projet pour l’avenir. Enfin deux, il fallait qu’elle le définisse plus sérieusement mais vu la situation actuelle, ce n’était pas vraiment son problème principal.

    « J’ai laissé tombé depuis longtemps l’espoir que ton côté maraudeur face surface un jour. Heureusement, Stacy est là pour assurer la relève. » Ajouta-t-elle

    Stacy. Cette petite de première année à Poufsouffle qu’elle considérait comme une deuxième petite sœur à qui transmettre le flambeau. La blondinette lui rappelait elle-même quelques années plutôt : insouciante, débordant d’énergie et de curiosité.

    « Mais je t’aime malgré tout ma petite sœur préféré !! » rajouta Kaysa en fonçant sur Cassandra pour un câlin made in Kaysa, un câlin de ceux qui finissent par vous couper le souffle. « C’est décidé ! A partir d’aujourd’hui, tu va venir habiter dans la tour des Gryffondors, fais confiance à ta grande sœur, tu n’auras pas le temps de t’ennuyer ! On trouve toujours quelque chose à faire chez nous » termina Kaysa en relâchant enfin sa pauvre victime



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